Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 an
Ce jeudi 11 septembre, les raisons des critiques envers Ursula von der Leyen, et l'investissement des entreprises dans l'intelligence artificielle qui se fait moindre, ont été abordés par Jean-Marc Daniel, éditorialiste BFM Business, Ludovic Desautez, directeur délégué de la rédaction de La Tribune, et Stéphane van Huffel, président de SVH Conseil, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00On partit des experts toujours en direct sur BFM Business, tous les jours de 10h à 11h avec Ludovic de Sauté, avec Jean-Marc Daniel, avec Stéphane von Uffel.
00:10Merci à mes trois experts du jour d'être là pour parler Europe, pour parler du discours sur l'état de l'Union, le traditionnel discours sur l'état de l'Union
00:18qui est prononcé chaque début septembre par le ou la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
00:26Un discours d'une heure et demie hier, évidemment très teinté, régalien, défense après l'intrusion de ces drones russes dans le ciel polonais,
00:37mais un discours qui visait aussi à consolider son socle commun qui va des sociodémocrates à la droite modérée.
00:45Tiens, tiens, ça nous rappelle une petite situation en France.
00:49Vous l'avez écouté Ludovic de Sauté, qu'avez-vous pensé de son discours ?
00:52Mais a-t-elle répondu aux attentes économiques, si je puis dire, car elle est très très critiquée depuis quelques mois sur le manque de résultats ?
01:01Écoutez, vous savez, ça nous est tous arrivé, on rentre dans une salle de cinéma, on s'assoit et au bout de dix minutes, on sent que le film, ça va être compliqué.
01:10Moi, c'est un peu le sentiment que j'ai eu hier en écoutant l'heure, Ursula von der Leyen, et désolé de le présenter comme ça.
01:17Non, mais c'est-à-dire qu'en fait, il y a quelque chose, et ça dépasse la personne, c'est aussi la fonction, comment est structurée Bruxelles et autres,
01:25mais on ne va pas personnaliser le débat et juste être dans une logique d'incarnation.
01:30Il y a quelque chose qui ne va plus, il y a quelque chose qui ne va pas.
01:32C'est comme si on restait toujours au stade de la lettre de motivation, et qu'on n'allait pas plus loin que ça dans ce débat-là.
01:40Il y a des enjeux qui sont forts, qui sont posés sur l'Europe.
01:44Von der Leyen a esquissé pas mal d'intentions sur le logement, sur la voiture, mais la voiture, c'est l'automobile, la Grande Réunion est demain,
01:51sur l'omnibus, des choses comme ça.
01:54Mais on sort de là, sans avoir de cap clair de conviction, et on sort de là sur une Europe qui paraît quand même,
02:01au plan politique, de plus en plus affaiblie, parce que de toute façon, la négociation avec Donald Trump,
02:05les fameux 15% de cet été, ont été perçus par une large partie des citoyens européens,
02:12mais aussi des acteurs économiques, comme le fait que l'Europe a surtout mis un genou à terre.
02:15Comme une humiliation.
02:16Comme une humiliation.
02:17Le mot est prononcé très régulièrement.
02:18Là-dessus, il n'y a pas d'impulsion, il n'y a pas de grand soie, il n'y a pas une volonté, il n'y a pas de signal.
02:26Il y a presque une forme de François Bayrou, en fait, si je devais boucler la boucle.
02:33Il va falloir une rupture, et un Sébastien Lecornu à la tête de la Commission européenne, Jean-Marc Daniel.
02:37Comment vous l'avez trouvé ?
02:39Moi, je fais partie des gens qui la défendent.
02:41Je pense qu'effectivement, on parle beaucoup de ce qui s'est passé avec Donald Trump.
02:45Pour moi, ça a prouvé que Donald Trump était un mufle, mais pas grand-chose d'autre.
02:50Encore une fois, sur les droits de douane, c'est sa souveraineté de Donald Trump.
02:54C'est lui qui fixe les droits de douane.
02:56Jusqu'à preuve du contraire, les impôts dans un pays sont votés par le Parlement.
03:00Les droits de douane, c'est des impôts.
03:01Ça ne se négocie pas.
03:02Enfin, c'est une négociation de continent à continent, quand même, Jean-Marc.
03:05Donc, on a accepté que nos produits augmentent de 15% et que, côté américain, ce soit zéro.
03:10Oui, ça veut dire qu'on voit l'inégalité.
03:12Oui, on a préservé le consommateur français, européen, alors que le consommateur américain va en prendre plein la gueule pour continuer à parler un peu vulgairement.
03:20Un peu les entreprises exportatrices européennes aussi.
03:23Oui, mais encore une fois, quand on dégage 250 milliards d'excédents extérieurs et qu'une partie de cet excédent extérieur, ce n'est pas des biens.
03:29C'est le fait qu'on est détenteur de la dette publique américaine et on n'est pas touché par les droits de douane dans ces cas-là.
03:34Donc, vous nous dites que l'accord commercial UE-US est un accord correct.
03:41Non, c'est un accord qui est inexistant, qui n'a pas d'importance.
03:44Le véritable important, c'est le moment où les élections de mid-terme vont obliger Donald Trump,
03:49qui est en train de ramasser 300 milliards de dollars sur les contribuables américains par les droits de douane,
03:53alors qu'ils en payent 120 milliards avant, et va être obligé de reculer.
03:57Donc, il va reculer, il n'y a pas de...
04:00Il se tire une balle dans le pied.
04:01Il est en train de se tirer une balle dans le pied.
04:03Et donc, encore une fois, son comportement en Écosse,
04:06enfin, les gens dire qu'il a dominé, encore une fois, c'est un mufle.
04:11Et c'est...
04:12Ils n'ont pas tout à fait la même carreur tous les deux.
04:14Je ne défend absolument pas Donald Trump.
04:18Mais ce que je vis, c'est finalement la façon dont Ursula von der Leyen explique les choses.
04:23Parce qu'il y a, dans son discours dont on parlait en Raphaël,
04:27quand elle revient sur les 15%, parce qu'elle est revenue dessus,
04:29elle dit qu'on a échappé à la guerre commerciale.
04:32Mais il y a un moment aussi où l'Europe doit savoir sortir des crocs.
04:35C'est-à-dire, on voit aujourd'hui que la Chine a réussi à faire,
04:39sur les terres rares, sur d'autres éléments.
04:41Là, aujourd'hui, quel était le risque absolu de guerre commerciale ?
04:45Elle était nul, en fait.
04:46Oui, mais qu'est-ce qu'elle aurait pu faire ?
04:48Elle se fait partie en disant, je ne suis pas d'accord,
04:49et on aurait pris 30% de droits de douane.
04:51Et encore une fois, tout ça n'a pas de sens.
04:53Elle pourrait faire comme la Chine, et dire,
04:55les îles ont des droits de douane,
04:57et non, on tiendra autant de temps qu'il le faudra.
04:59Oui, mais la Chine, quand on regarde l'évolution de son commerce extérieur,
05:02elle est en train d'être obligée de se réorienter.
05:04Quand on regarde les comptes extérieurs de la Chine,
05:06nous verrons la Chine entre les mains du FMI,
05:09au rythme à lequel la Chine est en train de voir son économie se dégrader.
05:13Donc, je pense qu'il y a beaucoup, effectivement, de raisonnements de court terme.
05:17Alors, en revanche, je pense que sur l'Europe,
05:19moi, ce qui me frappe, c'est d'abord le fait qu'on ne connaît qu'elle.
05:21Il y a un président du Conseil européen,
05:24je vous mets au défi de dire qui c'est.
05:26Il y a un ministre des Affaires étrangères européen,
05:28on ne sait pas qui c'est.
05:30Il y a un commissaire européen qui est chargé de la négociation commerciale,
05:33on ne sait pas qui c'est.
05:35Et donc, c'est quand même elle qui incarne l'Europe,
05:38donc elle s'est imposée dans un contexte où,
05:40alors, vous le disiez,
05:42effectivement, on a l'impression qu'on n'a nommé que des incapables.
05:45– C'est vrai que l'Europe, quel numéro ?
05:47On a une figure qui existe.
05:49C'est son second mandat, aussi, à la tête de la Commission.
05:52– Ce qui me frappe, c'est que les grands pays n'ont pas jugé bon
05:56de nommer des gens extrêmement brillants et extrêmement qualifiés
05:58pour être membre de la Commission,
06:00et pour être le président.
06:02On a nommé un ancien Premier ministre portugais
06:04à la tête du Conseil européen.
06:07Encore une fois, personne ne sait qui c'est.
06:09La deuxième remarque que je ferais,
06:10c'est que, c'est Jean Monnet qui le disait,
06:12l'Europe, c'est une bicyclette.
06:14C'est-à-dire, pour avancer,
06:15il faut en permanence avoir un problème.
06:17– Elle sera la somme des solutions
06:19aux problèmes qu'elle aura rencontrés.
06:20– Voilà, on a un problème,
06:21et à ce moment-là, face à ce problème,
06:23effectivement, les pays se mettent d'accord et avancent,
06:26et donc, il faut trouver la bonne bicyclette.
06:28Et donc, Jean Monnet disait,
06:30la CED, ça a été une erreur.
06:31On n'avait pas trouvé la bonne bicyclette,
06:33on a voulu...
06:33Donc, il faut trouver la bonne bicyclette.
06:35Je pense que l'erreur, en ce moment,
06:37c'est de croire que la bonne bicyclette,
06:39c'est le rapport Draghi.
06:40C'est-à-dire que...
06:42– Tout le monde ne jure que par ça.
06:43– Oui, justement, c'est pour ça
06:44qu'on est en train d'aller dans le mur,
06:45parce que je maintiens
06:46que ce qu'il faut construire,
06:49ce n'est pas réindustrialiser l'Europe,
06:50c'est préparer la silver économie en Europe.
06:53Mon obsession, je maintiens,
06:54c'est que nous sommes en train de devenir vieux.
06:57Et donc, parler de réindustrialiser
06:59une maison de retraite,
07:01c'est de l'incantation,
07:02et c'est de l'incantation criminelle.
07:04– À l'époque de l'intelligence artificielle.
07:05– Exactement.
07:06– C'est de l'incantation criminelle.
07:09Et donc, ce qu'il faut préparer...
07:10– Oui, je suis...
07:11– Et donc, il faut préparer, effectivement,
07:13nos investissements à l'étranger,
07:16le passage à l'intelligence artificielle,
07:20et la préparation, effectivement...
07:23– Et vous voulez transformer l'Europe
07:24en un EHPAD gigantesque numérisé.
07:26– C'est pas que je veux.
07:27– C'est pas que je veux.
07:29– C'est quand même une perspective...
07:30– C'est peu réjouissante.
07:32– Mais nous, ce serait une Europe de rentiers.
07:34– C'est pas que c'est les autres.
07:35– C'est ça qu'il est en train de...
07:36– Oui, absolument.
07:37– C'est ça qu'il n'ose pas au nez.
07:39– Si je peux juste me permettre.
07:40D'abord, personne n'attaque, en tout cas,
07:43je pense pas que ce soit le cas de Ludovic.
07:44On n'attaque pas Ursula von der Leyen
07:46à titre personnel, on la connaît pas.
07:47– Non, on cherche à avoir les résultats.
07:48– Et Jean-Marc dit quelque chose de très juste.
07:50On ne connaît qu'elle.
07:51Pourquoi ?
07:51Parce qu'en fait, je pense qu'elle est loin
07:53d'être incompétente.
07:54C'est pas du tout ce qu'on dit.
07:55Elle est politicienne.
07:56Donc, elle a fait en sorte, justement,
07:57d'équilibrer son pouvoir, entre guillemets,
08:00et son second mandat
08:01autour du fait de sa personne unique.
08:04C'est ça, en fait, le gros problème encore.
08:05Mais pas pour les bonnes raisons.
08:07Je reviens sur mon raisonnement de tout à l'heure.
08:08C'est pas quelqu'un qui, face à Donald Trump,
08:10a fait le poids.
08:11Est-ce qu'elle a eu raison ou pas raison ?
08:12Je vais pas faire d'amalgame,
08:14parce qu'attention,
08:15les conséquences n'ont pas été les mêmes.
08:16Mais une fois de plus, on a cette sensation,
08:18et moi, je l'entends quand je rencontre
08:19des gens au quotidien,
08:21on se fait un Munich de 38, quoi.
08:22C'est-à-dire qu'elle serait revenue
08:23avec ses 15%.
08:24Alors, pour ceux qui savent,
08:25c'est la négociation de la paix
08:26entre les Anglais et les Français
08:27et Adolf Hitler.
08:29Et Daladier qui descend.
08:31Raphaël, vous avez bien compris
08:32ce que je veux dire.
08:33Vous revenez en disant
08:34on a négocié le moins pire
08:37et on gagne du temps.
08:38C'est ce que disait Jean-Marc.
08:40On laisse Trump au mid-term
08:41se prendre le Sénat sur le dos
08:43et les représentants sur le dos.
08:45Non, là, les revenus,
08:47en bougeant le papier,
08:48en disant chouette, on a la paix.
08:49C'est ce qu'ils ont fait.
08:50L'erreur fondamentale,
08:51et Jean-Berlin s'en est jamais remis,
08:52Premier ministre anglais,
08:53c'est qu'il s'est dit
08:54on l'a trop ouvert,
08:55pardonnez-moi le terme.
08:56C'est ça la sensation.
08:58C'est-à-dire que nous,
08:58les chefs d'entreprise français,
09:00et je pense que c'est les mêmes
09:00pour les Allemands,
09:01les Italiens, les Hollandais,
09:02je ne parle même pas des Hollandais
09:03parce qu'eux, ils sont triple A,
09:04donc en plus, ça les agace.
09:06C'est qu'on revient en disant
09:08c'est super, c'est super, victoire.
09:09On a de la visibilité, enfin.
09:11On aurait pu avoir 30.
09:12Et Jean-Marc a raison.
09:14Les Américains n'ont pas vu
09:15ce qui va leur arriver dans les dents.
09:17C'est ce que moi je soutiens
09:18et Jean-Marc soutient aussi.
09:19C'est plutôt le consommateur américain
09:20qui va payer tout ça.
09:21Mais en attendant,
09:22le message que je vous envoyais
09:23aux exportateurs français,
09:24et je reviens là-dessus,
09:26aux entrepreneurs français,
09:27et on a par exemple
09:28un exemple, Mistral,
09:29l'intelligence artificielle
09:30franco-européenne.
09:31Il vient de signer un accord
09:32avec ASML,
09:33un investissement d'un milliard et demi.
09:35C'est typiquement le modèle
09:36que Jean-Marc défend.
09:37C'est pour ça que je me permets
09:38de faire une remarque
09:38parce que de dire
09:39oui, d'accord,
09:40c'est pas grave,
09:40les 15% c'est finalement
09:41les Américains qui payent.
09:43Oui, sauf que vous envoyez
09:44à Mistral
09:44qui est en train
09:44de prendre des parts de marché énormes,
09:46un message que
09:46à l'international,
09:48l'Europe,
09:48elle sera pas derrière vous.
09:50Et c'est ça qui m'embête un peu.
09:51Et on fait la même erreur,
09:52sans rentrer dans la géopolitique,
09:53avec M. Poutine.
09:54Parce qu'à partir du moment
09:55où vous avez des drones
09:56qui rentrent dans le ciel polonais,
09:58ils rentrent dans le ciel européen.
09:59Et je trouve que la réponse hier
10:01a été extrêmement mitigée.
10:03Je dis pas qu'il faut appuyer
10:04sur le bouton,
10:05mais il y a un moment donné,
10:06il faut dire à M. Poutine,
10:06parce qu'il fait que ça,
10:07il teste.
10:08Et M. Trump fait la même chose.
10:09Ils viennent, ils testent,
10:10on s'écrase.
10:10Et l'Europe ne réagit pas.
10:11Et pour rebondir
10:12sur ce qu'il vient de dire,
10:14c'est vraiment...
10:15Enfin, c'est le cœur
10:16de ce que je signifiais tout à l'heure.
10:18C'est-à-dire qu'il y a
10:19une notion d'attitude aujourd'hui.
10:20C'est-à-dire que,
10:21très clairement,
10:22l'Europe,
10:23sur des séquences multiples
10:24sur lesquelles on voit bien
10:25les tests,
10:26vous savez,
10:26c'est comme quand le médecin
10:27vous met le doigt
10:27et là, ça vous fait mal.
10:29C'est-à-dire que ça soit
10:29sur le commercial,
10:30que ça soit sur le militaire,
10:32que ça soit sur la voiture électrique,
10:34que ça soit dans plein de domaines,
10:36l'Europe, aujourd'hui,
10:37a du mal,
10:38voire ne le fait pas,
10:39à exister,
10:40à montrer le point dur.
10:41Et honnêtement,
10:42hier,
10:43sur la vente d'Alarien,
10:44j'espérais d'elle
10:46certains points durs
10:47dans le discours.
10:49Elle a juste signifié,
10:51mais c'est pour ça
10:52que je parle de l'aide
10:52de motivation,
10:53de dire, oui,
10:54l'Europe restera intransigeante
10:55sur le climat
10:56et le numérique.
10:58OK, on va voir,
10:59mais c'est des intentions.
11:00Je vous trouve sévère, Ludovic,
11:01je vous coupe,
11:01mais simplement.
11:02Elle a promis de simplifier
11:03la vie des entreprises
11:04avec le paquet omnibus
11:05de réduction des charges
11:06administratives,
11:07d'aller sur l'euro numérique,
11:08la création d'un 28e régime
11:11consistant à instaurer
11:13un code européen
11:14de droit des affaires,
11:15d'accélérer sur l'union bancaire,
11:17d'une feuille de route
11:18pour le marché unique
11:19en 2028.
11:19Bon,
11:20il y a des promesses.
11:21Il y a des promesses.
11:23Et il y a des parlements nationaux.
11:25Je reviens sur ce qu'a dit Jean-Marc,
11:27parce que je ne voudrais pas
11:27enterrer quand même
11:28le rapport de Raghi,
11:29comme Jean-Marc vient de le faire,
11:30en pouf pouf,
11:31hop,
11:31et tête à mis.
11:33Je suis d'accord
11:36sur la remarque
11:37sur l'industrie
11:37qui probablement,
11:39si on mise tout
11:40sur la réindustrialisation,
11:41on se trompe
11:42par rapport au sens du vent.
11:44Après,
11:44le rapport de Raghi
11:45n'est pas construit
11:45que là-dessus.
11:46Il y a les marchés de capitaux,
11:47il y a d'autres...
11:48400 propositions
11:49dans le rapport de Raghi.
11:49Il y a une partie
11:50du rapport de Raghi
11:51qui n'est pas dans l'air du temps,
11:53dans le sens de l'histoire,
11:54notamment lié
11:55au choc démographique européen.
11:57C'est une réalité.
11:58En revanche,
11:58il y a des armes aujourd'hui
12:00qui manquent
12:00à commencer par les marchés
12:02de capitaux.
12:02Honnêtement,
12:03qui est un enjeu
12:04assez fondamental.
12:06Peu importe
12:07si on a financé
12:07une silver economy
12:08de l'IA
12:09ou de l'industrie,
12:10ce qui serait probablement
12:11une fuite en avant,
12:12il y a un moment,
12:13il va falloir s'y mettre.
12:14Juste, effectivement,
12:15pour en dire là-dessus,
12:16d'abord,
12:17concernant la défense
12:19et tout ça,
12:20ce n'est pas la compétence
12:20de Ursula von der Leyen.
12:22C'est la compétence
12:22des États, bien sûr.
12:23Et je rappelle quand même
12:24le vote de 54,
12:25alors c'était il y a longtemps,
12:26mais le vote de 54
12:27sur la CED,
12:28la conclusion
12:29qu'il y en avait été
12:29à l'époque,
12:30communauté européenne
12:31de la défense
12:32et qu'effectivement,
12:33ce n'était pas
12:34la bonne piste,
12:35ce n'était pas
12:35un des enjeux
12:36que l'Europe allait assumer
12:38et donc à l'époque,
12:39on s'appuyait sur l'OTAN,
12:40le véritable enjeu,
12:40c'est effectivement.
12:42Oui, oui,
12:42c'est de voir
12:43comment on va gérer
12:43le problème de l'OTAN
12:44et comment,
12:45encore une fois,
12:46est-ce qu'on va régler
12:47le problème
12:48de doctrine militaire ?
12:49Je reviens à ce que je disais
12:50sur le cornu,
12:51la seule idée
12:52qu'il va falloir
12:52augmenter les crédits
12:53n'est pas une idée
12:54qui est en soi acceptable.
12:55Il faut dire,
12:55mais pourquoi ?
13:00Dans la doctrine,
13:04c'est ce qu'expliquait Stéphane,
13:05justement,
13:05je vais l'éclairer
13:06par un autre,
13:07moi,
13:07qui m'a marqué,
13:08c'est anecdotique,
13:09mais ça ne l'est pas,
13:10c'est ce qui est arrivé
13:11à l'avion du Ursula von der Leyen
13:13il y a des dizaines de jours
13:14avec le brouillage GPS,
13:16où quand même,
13:16le lendemain,
13:16c'est de dire,
13:17on ne va pas faire d'enquête
13:18parce qu'on sait d'où ça vient,
13:19mais en fait,
13:20quand on agit comme ça,
13:21on ne pèse pas.
13:23Ça a été très bizarre
13:24parce qu'on a commencé
13:25par dire que c'était les Russes
13:26et que c'est vrai
13:26que le lendemain,
13:27c'est normal,
13:29c'est normal,
13:29pas tout ça en même temps,
13:31pas tout ça en même temps,
13:31Jean-Marc Daniel.
13:32Ça prouve bien que
13:33l'idée d'augmenter,
13:36effectivement,
13:36les crédits
13:37et de produire davantage de chars
13:38et de se dire,
13:39on va augmenter,
13:40effectivement,
13:41le nombre d'avions
13:42et tout ça,
13:42on voit bien qu'avec GPS,
13:45on arrive à perturber
13:46le fonctionnement d'un pays.
13:47En contre,
13:48pour l'ordre central,
13:48imaginez une scène
13:49sur l'avion de Donald Trump.
13:51Honnêtement.
13:52Amuse-toi.
13:54Imaginez les suites.
13:55qui oserait le faire ?
13:58Qui oserait le faire ?
13:59Oui, absolument,
14:00mais le véritable enjeu,
14:01je ne sais pas.
14:01Ce n'est pas qui ose le faire,
14:03c'est est-ce que face à ça,
14:04le fait d'augmenter
14:05le budget militaire
14:06en y consacrant
14:07de l'avantage de chars,
14:08de l'avantage d'avions,
14:09est-ce que c'est la bonne réponse ?
14:10Ce n'est pas ce qu'on a dit,
14:11Jean-Marc.
14:11Oui,
14:11et donc ce que je maintiens,
14:13c'est que face à la menace,
14:14la menace n'a pas été
14:15suffisamment théorisée
14:16et identifiée
14:17pour fonder
14:18l'augmentation du budget
14:19qui restera de toute façon,
14:20quoi qu'il arrive,
14:21en dessous de celui des Etats-Unis.
14:22La menace,
14:23Jean-Marc,
14:23elle est très claire,
14:23elle est sur le front Est,
14:25Vladimir Poutine.
14:27La Russie est un océan
14:28avec des marées hautes
14:28et des marées basses
14:29au cours de l'histoire.
14:30Bon,
14:30là,
14:30on est plutôt sur une marée ascendante,
14:32si je puis dire,
14:32et puis de l'autre côté,
14:33Donald Trump qui dit
14:34vous payez pour votre défense,
14:36j'en ai marre de payer pour vous.
14:38C'est aussi une occasion
14:39pour l'Europe
14:40de se renforcer
14:41en termes de chômage.
14:43de la CED
14:43dont parlait Jean-Marc,
14:45parce qu'il ne faut pas oublier
14:45que ce n'est pas les Européens
14:47qui ont fait échouer
14:48finalement cette communauté de défense.
14:50Même les Américains.
14:50Le Gaulle n'était pas super fan.
14:52On est d'accord.
14:53Mais les Américains,
14:53derrière,
14:54tiraient encore les ficelles
14:54à cette époque-là.
14:55Il ne faut pas oublier
14:55le plan Marshall,
14:56il était encore en place.
14:58Donc ça ne les arrangeait pas.
14:59Que finalement,
14:59on dépend de l'OTAN,
15:01c'était important aussi.
15:02Ça donnait à l'époque
15:02un niveau de négociation
15:04que Donald Trump
15:05a maintenant
15:05avec ses barrières bronnières.
15:06Je caricature évidemment.
15:08mais Jean-Marc,
15:09je ne dis pas
15:10que Van der Leyen
15:11ou l'Europe
15:12allaient pouvoir
15:13aujourd'hui tout de suite
15:13d'appuyer sur un bouton budgétaire
15:15pour contrer
15:16l'industrie américaine,
15:17contrer l'intelligence
15:18artificielle américaine.
15:19Non.
15:20C'est aussi une posture.
15:21Moi, je suis en train
15:22de parler de ça
15:22et je sais qu'en ce moment,
15:24il y a beaucoup de gens
15:25qui aimeraient peut-être
15:26avoir un peu ça.
15:27Parce que le seul avantage,
15:28pardonnez-moi,
15:29je vais me faire taper
15:29sur les doigts sur Twitter,
15:31enfin sur X, pardon,
15:32que peut avoir des gens
15:33comme Donald Trump
15:33aussi mufles
15:34et aussi M. Poutine,
15:36c'est qu'en fait,
15:38ils rassurent
15:39leur population
15:39parce que les types
15:40au moins ont une volonté.
15:42Vous voyez ce que je veux dire ?
15:42Ce n'est pas la bonne volonté
15:44selon moi,
15:44ce n'est pas la bonne image
15:45mais au moins,
15:46ce sont des gens
15:46qui rassurent les gens.
15:48On a l'air des belles alphas là,
15:49c'est ce que vous nous racontez
15:50Stéphane Van Uffel.
15:52Il faut les big guys.
15:52Je dis ça parce que
15:53je vois mon voisin
15:54qui a un bouquin sur Napoléon.
15:56Non, non, mais c'est important.
15:57C'est important.
15:58Les Français sont bon d'apartistes,
15:59il ne faut pas l'oublier.
15:59Il y a un désir d'autorité
16:00Les Français sont bon d'apartistes,
16:01ils ont besoin d'avoir des chefs.
16:03On n'a pas de chef, quoi.
16:04Compléter le raisonnement
16:05avec deux remarques.
16:06La première remarque,
16:06encore une fois,
16:07les États-Unis,
16:08c'est les deux tiers
16:09du déficit extérieur mondial.
16:12Quand vous avez
16:13la négociation avec le Japon
16:17et donc sur les plans commerciales
16:19où ça s'est mal passé
16:20soi-disant pour le Japon
16:22et les Japonais
16:26ont fait valoir
16:27que ce n'était peut-être
16:28pas la peine
16:28de leur tomber dessus
16:29parce qu'ils avaient
16:30un déficit commercial
16:31maintenant d'environ
16:31100 milliards de dollars.
16:33Quelle a été la réaction
16:34du secrétaire au Trésor
16:35de Scott Besant ?
16:36Il a dit oui,
16:37sauf que c'est 100 milliards de dollars,
16:39c'est moi qui les paie.
16:40Pourquoi ?
16:41Parce que le jour
16:42où vous annoncez
16:42que vous avez 100 milliards de dollars
16:44de déficit commercial,
16:45je viens de faire un chèque
16:47au nom du Trésor américain
16:48pour la Banque centrale du Japon
16:49de 100 milliards de dollars.
16:51Ce sont les intérêts
16:52que paient les États-Unis
16:53à la Banque centrale du Japon.
16:55Pas au Japon,
16:55à la Banque centrale du Japon.
16:57Donc c'est l'État japonais
16:59qui achète de la dette américaine.
17:00C'est la Banque centrale.
17:01La Banque centrale,
17:02c'est pas l'État.
17:03C'est la Banque centrale.
17:04Parce que l'État japonais,
17:05il n'a pas les moyens
17:06d'acheter crocs.
17:08Donc, ce que dit Scott Besant,
17:11c'est que ce que dit
17:12l'administration Trump,
17:13ce que constate l'administration Trump
17:15dans ce délire...
17:16C'est un jeu à somme nulle ?
17:17Non, c'est qu'ils sont totalement
17:18entre les mains de l'étranger.
17:20C'est-à-dire qu'ils ont
17:21un déficit colossal,
17:23ils ont un pays
17:23qui n'arrive pas
17:24à satisfaire ses besoins.
17:26Oui, mais ils ont
17:26la plus grande armée du monde.
17:28Oui, mais justement,
17:30on revient au Moyen-Âge.
17:32Oui, ce que dit Donald Trump,
17:34c'est qu'effectivement,
17:35ils ont la plus grande armée du monde,
17:36mais depuis Nixon,
17:38ils n'arrêtent pas de dire
17:38qu'ils sont des mercenaires gratuits.
17:41Nixon l'avait déjà dit
17:42aux Européens,
17:44nous sommes des mercenaires,
17:45on est là,
17:46on vous protège,
17:48mais vous ne payez rien.
17:50Et donc, nous sommes
17:50des mercenaires gratuits.
17:52Donc, c'est pas Trump,
17:53c'est pas de nos fonds.
17:54Il leur permet d'imposer
17:55leurs conditions au monde entier
17:56quand même aussi...
17:57Et de vente du McDonald's partout.
17:58Voilà.
17:59Je caricature.
18:00Encore une fois,
18:03ces dollars qui sont partout,
18:05ils servent à quoi ?
18:06Ils sont entre les mains
18:07de gens qui, effectivement,
18:08ont acheté leurs usines,
18:09ont acheté leur terrain,
18:10ont acheté Manhattan.
18:12Donc, je pense que
18:13le véritable problème
18:14des États-Unis,
18:14Trump l'a bien identifié,
18:16c'est qu'ils ont perdu
18:16leur souveraineté.
18:18C'est une armée de mercenaires
18:19qui n'a même pas les moyens
18:20de rafabiliser
18:21son statut de mercenaire.
18:23Et c'est ça,
18:23son vrai enjeu de Trump.
18:25Et c'est là qu'il faut réagir.
18:26C'est là qu'il faut se poser
18:27la question.
18:27Jean-Marc,
18:28jusqu'où on peut,
18:29effectivement,
18:29l'utiliser sans payer ?
18:31Jean-Marc,
18:31j'ajoute une autre chose
18:32parce qu'il faut le dire,
18:33c'est qu'ils sont en train
18:34aussi d'apprendre
18:34à ne plus être
18:35le premier mondial.
18:36Oui.
18:36C'est juste ça.
18:37En tout cas,
18:37il y a la concurrence.
18:38Enfin, ils sont quand même
18:38encore en plus.
18:39Non, non, non,
18:39mais ils sont en train
18:40de l'apprendre.
18:41Ils sont en concurrence
18:41avec un pays
18:42qui va perdre
18:42la moitié de sa population
18:43d'ici la fin du siècle.
18:45Là, on rentre
18:45dans une période
18:46de cohabitation.
18:46Non, mais ça s'apprend aussi.
18:48Oui, oui.
18:49Là où je reconnais
18:50une chose,
18:51c'est qu'ils disent
18:52qu'ils sont devenus
18:52la propriété des Allemands,
18:55des Japonais et des Chinois.
18:56La différence
18:56entre les Allemands,
18:57les Japonais d'un côté
18:58et les Chinois de l'autre,
18:59c'est que les Allemands
19:00et les Japonais
19:01sont des vassaux,
19:02alors que les Chinois
19:03sont des ennemis.
19:04Et là aussi,
19:05Trump, par rapport à Nixon,
19:06son grand discours,
19:07c'est de dire
19:07Nixon,
19:09il avait repéré
19:11que ces gens
19:12qui étaient en train
19:12de l'acheter,
19:13c'était des gens
19:14qui refusaient
19:14de payer les mercenaires,
19:15alors que maintenant,
19:17les gens qui sont
19:17en train de l'acheter
19:18sont des gens
19:19qui sont les adversaires
19:20de ces mercenaires.
19:21Oui, mais ils achètent
19:22de la dette,
19:22ils n'achètent pas du capital.
19:23C'est ça.
19:24Ils sont créanciers,
19:25ils ne sont pas propriétaires.
19:26Allez, il y a un dernier point.
19:27Ursula von der Leyen,
19:29un tour de table.
19:30Oui ou non ?
19:30Stéphane Monifel adore.
19:32Jean-Marc Gagnel
19:32défend la présidente
19:34de la commission.
19:34Elle a été très bonne.
19:36Elle a été très bonne.
19:36Plus de vie que de cité.
19:38Des actes.
19:39Moins de paroles,
19:39davantage d'actes.
19:40Dernier sujet,
19:41c'est la une
19:42de la tribune
19:43aujourd'hui.
19:45Vous la voyez
19:45qui va s'afficher
19:47pour ceux qui nous regardent
19:48en direct
19:48à la télé.
19:50Cette une,
19:50c'est les entreprises
19:51américaines
19:53qui investissent
19:55moins
19:55dans l'intelligence
19:56artificielle.
19:57Alors, ça peut
19:58surprendre
19:59le coup de frein
20:00dans les entreprises.
20:01C'est votre une,
20:02Ludovic,
20:02ce matin.
20:04À l'heure où
20:04Misral vient de lever
20:05un milliard et demi
20:06avec
20:07SML
20:08où on ne parle
20:08que de ça,
20:09de partout
20:10l'arrivée
20:10de l'intelligence
20:10artificielle.
20:11C'est quoi la dynamique là ?
20:12Qu'est-ce que vous avez trouvé ?
20:13La dynamique,
20:15finalement la dynamique,
20:16le point de départ,
20:17c'est une étude
20:18qui est menée
20:18régulièrement
20:19par le Bureau
20:20d'Oscensement
20:21américain.
20:21C'est une grosse étude.
20:22C'est 200 000 entreprises
20:23américaines
20:24qui sont suivies,
20:25on va dire,
20:26je vais les traduire
20:26en langage français
20:27sur à la fois
20:28les grands comptes,
20:28les grandes entreprises,
20:30les entreprises
20:31de taille intermédiaire
20:32et les petites.
20:33On dit
20:33où vous en êtes
20:34sur l'usage
20:35de l'IA
20:35pour accompagner
20:37soit vos services,
20:38soit vos produits.
20:39Et là,
20:39ce que cette étude
20:41a démontré
20:42au cours de l'été,
20:43c'est que pour la première fois,
20:45il y a un ralentissement
20:46au niveau
20:47des grandes entreprises
20:48et des entreprises
20:49de taille intermédiaire
20:50de la réponse spontanée
20:52en disant
20:52sur l'usage
20:53de l'IA
20:54pour accompagner
20:55soit le développement
20:56de nouveaux services,
20:57soit de nouveaux produits.
20:58Comment elle l'explique ?
20:59Alors,
20:59on l'explique.
21:00C'est peut-être digéré
21:01un peu déjà.
21:02Il peut y avoir un phénomène
21:02saisonnier.
21:04L'économie américaine
21:06envoie des signaux
21:06assez contradictoires
21:07en ce moment.
21:08On va tous observer
21:09la Fed
21:10dans les jours
21:11qui viennent
21:11et autres.
21:12Mais derrière ça,
21:13et c'est le point
21:14d'intention,
21:15c'est qu'on sait
21:16très bien
21:17qu'aujourd'hui
21:17on vit dans une bulle
21:18IA en bourse.
21:20Oracle a encore
21:21démontré hier
21:22quand on voit
21:22une capitalisation
21:23qui s'envole
21:26de 250 milliards
21:27de dollars
21:27en une journée.
21:29Vous parliez
21:30combien de dollars
21:30sur le PIB de la Grèce ?
21:31250 milliards de dollars.
21:33C'est le PIB de la Grèce.
21:34Oracle,
21:35hier,
21:35en capi boursière,
21:36fait le PIB de la Grèce.
21:37Donc en évolution.
21:39Donc l'attention,
21:41on le sait tous,
21:42on le sait tous
21:43quand on suivait marché,
21:44c'est qu'on sait
21:44qu'on est entré
21:46dans une surévaluation
21:47de la bulle IA.
21:48On a vu
21:49l'énorme crispation
21:51quand Nvidia
21:51a publié ses résultats
21:53il y a une dizaine de jours.
21:54Maintenant,
21:54quand Nvidia
21:55publie ses résultats,
21:56c'est quelque chose
21:57qui est plus suivi
21:57que la keynote d'Apple,
21:58quasiment.
21:59Tout le monde
21:59retient sa respiration.
22:01Donc,
22:02tout le monde
22:02est en train
22:03de chercher
22:03les signaux faibles
22:04pour savoir
22:04à quel moment
22:05le ballon
22:07va se dégonfler.
22:08Et là,
22:10c'est la première fois
22:11qu'il y a un signal
22:11en disant
22:12sur les entreprises,
22:13attention,
22:14parce qu'on lève le pied,
22:15on lève le pied
22:16nécessairement
22:17pour les effets
22:19dont parlait Jean-Marc,
22:20parce que
22:21les entreprises américaines
22:22rentrent aussi
22:23dans une période
22:23d'incertitude,
22:24baissent l'investissement
22:25et ça,
22:26c'est un premier facteur
22:27et c'est une réalité.
22:28C'est-à-dire qu'on est
22:28dans un climat
22:29qui fait que les investissements
22:31sont de plus en plus pilotés
22:32sur lequel il y a des arbitrages,
22:33mais par ailleurs,
22:34il y a aussi
22:35ce qu'apporte l'IA.
22:36C'est-à-dire que l'IA,
22:37ce n'est pas quelque chose
22:37où on branche en entreprise
22:39et le vendredi,
22:40on dit,
22:40écoutez les amis,
22:41on met de l'IA
22:42et le lundi,
22:43il y a une idée qui arrive.
22:43Il faut le temps
22:44de la digérer.
22:44Il faut le digérer,
22:45il faut l'accompagner,
22:46il faut faire entrer
22:47de l'expertise
22:48et puis il y a un peu
22:49une usine à fantasmes derrière
22:51et là,
22:51les entreprises,
22:52mais on a les signaux
22:53qui arrivent un peu de partout,
22:54on rentre dans une étape
22:55un peu de maturité
22:56autour de l'IA.
22:57C'est-à-dire que ça consolide
22:58un petit peu
22:59à la fois dans les usages
23:00mais aussi dans les infrastructures.
23:02Donc voilà,
23:03ça c'est la vigilance
23:04et à quel moment le signaux ?
23:04Le sujet sur l'emploi aussi,
23:06l'emploi qu'on surveille
23:07aux Etats-Unis
23:07et qui va pousser peut-être
23:08à davantage de baisse
23:10de taux à la Fed,
23:12détruit des emplois
23:13chez les diplômés
23:14dorénavant l'IA.
23:16Les courbes sont absolument
23:17précaires.
23:17Il y a un vrai sujet social,
23:19alors c'est pas qu'aux Etats-Unis,
23:21c'est partout dans le monde,
23:21il y a un ralentissement
23:22de toute façon
23:23de cette euphorie
23:24dans l'intégration fondamentale.
23:27Donc ça,
23:27je partage parfaitement l'élément.
23:29Après,
23:29c'est un ralentissement
23:30de l'investissement.
23:31Je ne connais pas
23:32les chiffres en détail,
23:33ça ne veut pas dire
23:33qu'ils arrêtent d'investir.
23:34Il faut que les gens
23:35comprennent bien que...
23:36Non, c'est pas un coût de...
23:36Voilà,
23:37ils investissent moins.
23:38Ça continue à monter,
23:39ça continue à augmenter
23:40et ils continuent à avoir
23:41une réappétence.
23:41Mais tout de même
23:41une première depuis 2023.
23:43C'est pas un coût d'arrêt,
23:43c'est un coût de frein.
23:44C'est un coût de frein.
23:44Et donc ce coût de frein
23:45veut dire quoi ?
23:46Ça veut dire que ça y est,
23:47on prend conscience
23:47à un moment donné
23:48de ce que ça veut dire
23:49d'intégrer des services d'IA
23:50dans une entreprise de service
23:51qui par essence même
23:53a des humains
23:54qui font ce service,
23:55y compris des diplômés
23:57comme vous le disiez.
23:58Et socialement,
23:59on le voit,
23:59ça pose un peu de problème.
24:00Alors moi aux Etats-Unis
24:01qu'en France évidemment
24:02parce que le droit social
24:03n'est pas le même,
24:04mais c'est des technologies
24:05qu'il faut savoir intégrer.
24:07En revanche,
24:07il ne faut pas croire
24:08que ça va s'arrêter
24:09parce qu'il va se passer
24:11énormément de choses.
24:12Et le choumpétérien
24:13que je suis pense
24:14qu'à un moment donné,
24:16s'il y a bien un pays
24:16qui va s'adapter
24:17plus vite que le vieux continent,
24:19ce seront les Etats-Unis
24:20pour remplacer finalement
24:21ces anciens emplois
24:22par de nouveaux emplois
24:23et ce que j'espère
24:25qu'on pourra faire aussi en Europe.
24:26Est-ce qu'on va mettre
24:26de l'IA dans les EHPAD
24:27en Europe ?
24:28Il y aura forcément d'IA.
24:30Il y a tout un tas
24:31de débats parmi les économistes
24:32sur le fait de savoir,
24:33donc pour parler de choumpéter,
24:35est-ce que c'est une invention
24:36ou une innovation ?
24:37Une innovation,
24:38c'est ce qui améliore la situation.
24:39Une invention,
24:40c'est une impasse technologique
24:42qui fascine les ingénieurs
24:43mais qui ne correspond pas
24:45aux besoins de l'économie.
24:46Et il y a de plus en plus
24:47d'économistes américains
24:48qui disent que c'est une invention,
24:49c'est un truc,
24:50c'est un peu paradoxe de solo,
24:52c'est-à-dire que vous allez voir
24:53l'IA partout
24:53mais vous n'allez pas voir
24:54l'amélioration,
24:55notamment des gains de productivité.
24:57Et alors le deuxième travaux
24:58que je trouve intéressant,
24:59c'est les travaux sur
25:00qui seront les luddites
25:01de cette...
25:02Oui.
25:02Les luddites,
25:03c'est les gens qui se révoltent
25:04contre l'apport
25:05de nouvelles technologies.
25:06Et qui détruisent
25:07l'outil de production
25:08à un moment.
25:09Pour se protéger.
25:10Et alors ils disent
25:10que les luddites
25:11de l'agriculture,
25:12ça a été les chevaux,
25:13ils ont été assez passifs.
25:14Ils se sont laissés faire
25:15sans trop de réaction.
25:17Ils ont laissé l'automobile
25:18pour leur...
25:18Les luddites
25:20de la révolution industrielle,
25:21ça a été des ouvriers.
25:22On a réussi
25:23à leur raconter des sornettes
25:24en leur disant
25:25l'avenir est socialiste
25:26donc ils faisaient
25:26des manifestations
25:27et puis ils se laissaient...
25:28Droits de grève.
25:29Les luddites
25:30de l'intelligence artificielle,
25:31ça va être des intellectuels.
25:33Et alors là,
25:34l'intellectuel,
25:34lui, il va faire chier.
25:35On parle aussi
25:36d'une expression assez vulgaire.
25:37Le philosophe.
25:38La guerre des luddites.
25:40Suivez notre regard.
25:41La guerre des luddites
25:42est déclarée.
25:43Ce sera le mot de la fin.
25:44Merci à tous les trois.
25:46Stéphane Van Uffel,
25:46Jean-Marc Daniel,
25:47Ludovic de Sauté.
25:50Merci à vous
25:51de nous avoir écoutés.
25:52On se retrouve demain
25:53de 10h à 11h
25:54comme tous les jours
25:54en direct sur BFM Business.
25:56Vous avez rendez-vous
25:56avec Antoine Larigaudry
25:57pour Tout pour investir.
25:59Restez avec nous.
26:00Moi, je vous dis
26:00bonne journée.
26:01A demain.

Recommandations