- il y a 1 an
Ce jeudi 16 octobre, Florian Ielpo, responsable de la macroéconomie chez Lombard Odier IM, Jean-Louis Cussac, trader pour compte propre chez Perceval Finance Conseil, Adrien Henry, analyste marché chez Kepler Cheuvreux, Olivier de Royeres, gérant actions chez Montpensier Arbevel, et Pascal Seivy, directrice commerciale France du groupe Lombard Odier, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00BFM Business présente Good morning market. L'actualité économique et financière continue
00:08sur BFM Business. Etienne Braille dans un instant en ouverture des marchés européens. Mais avant on
00:13dit un mot quand même de TSMC qui a publié ses résultats plus 40% de bénéfices. C'est largement
00:17au delà des attentes plus de 12 milliards de profits là où le consensus s'attendait à environ 11
00:22milliards au troisième trimestre. Pour rappel TSMC c'est le plus grand fondeur de puces au monde. Ses
00:27clients sont Apple mais surtout Nvidia avec notamment et bien un groupe qui produit une
00:33bonne partie de ses cartes graphiques. Ça confirme la tendance que l'intelligence artificielle est sur
00:38un petit nuage. Ce titre TSMC gagne 40% depuis le début de l'année. Il y a une double cotation à
00:42Taïwan mais également du côté de Wall Street et vous avez une capitalisation boursière supérieure à
00:471000 milliards de dollars. Donc il faudra bien sûr suivre la réaction cet après-midi à 15h30 dans
00:52BFM. Ça ce sera pour les marchés américains tout à l'heure du côté des marchés européens. On a
00:56Nestlé d'abord avec cette annonce d'un plan de 16000 personnes. C'est beaucoup ? Oui c'est plus de 5%
01:01des effectifs. 16000 suppressions de postes dans les deux années à venir pour Nestlé. Un groupe qui
01:06est en difficulté en bourse moins 40% depuis 2022 puis également en difficulté depuis en fait la
01:12période Covid avec une forte inflation des prix alimentaires et puis Nestlé qui a vu des parts
01:16de marché reculer. Alors aujourd'hui vous avez une baisse du chiffre d'affaires qui se comprend également
01:20parce que vous avez des prix dans l'alimentaire qui baissent donc forcément ça a un impact.
01:24Néanmoins les volumes repartent à la hausse au troisième trimestre. Le consensus attendait à des
01:28volumes en hausse de 0,3 c'est plutôt une hausse de 1,5% et puis surtout un patron qui essaye d'imprimer
01:33sa marque puisque désormais c'est l'ancien patron de Nespresso qui est la tête de Nestlé qui donne le
01:38cap. Donc 16000 suppressions de postes, programme de réduction des coûts qui est bien est revu à la
01:42hausse pour les des prochains exercices. On verra dans un instant la réaction à la bourse de Zurich.
01:46Sur Pernod Ricard là, double guerre commerciale du côté de la Chine et du côté des Etats-Unis, ça fait mal au chiffre d'affaires.
01:52Et même désormais du côté de l'Inde puisque vous avez l'Inde qui est une politique très
01:55protectionniste et certains états qui ont revu à la hausse leur droit de douane. Ce qui fait qu'en Inde
02:00vous avez une maigre progression du chiffre d'affaires pour son premier trimestre, ça équivaut au troisième
02:06trimestre c'est Pernod Ricard. Un groupe qui ne voit pas de reprise avant l'année prochaine avec notamment un marché dans le
02:12Cognac qui est en souffrance. Alors la lueur d'espoir c'est quand même les deux Tifris puisque vous avez vu que ça y est en Chine et bien un accord a été
02:20ciselé ces dernières semaines et donc le groupe qui prévoit une reprise début 2026.
02:26L'ouverture du CAC 40, qu'est-ce que ça donne ?
02:29Plus 0,2% pour le CAC 40 à la porte des 8 100 points, 8 091 points. Nous sommes désormais à moins de 200 points du record touché en début d'année.
02:39Mais si vous regardez le CAC 40 dividendes réinvestis, donc le CAC 40 GR, nous sommes bel et bien sur un plus haut avec donc une hausse de 2% hier.
02:46Souvenez-vous LVMH avait gagné 12% à la clôture après la publication de ses résultats. Parmi les plus fortes hausses à l'ouverture,
02:52Schneider Electric plus 1% à 249 euros car vous avez l'un de ses concurrents ABB, c'est un acteur suisse qui a publié ses résultats ce matin
03:00et qu'il les revoit à la hausse et ce titre ABB gagne 2,5% à 60 francs suisses à Zurich.
03:07Danone gagne 1% là aussi après la publication de son rival Nestlé.
03:11A l'inverse, Bouygues qui a gagné 7% hier avec le dossier SFR cède 1,5%.
03:16Le secteur du luxe également prend un petit peu son souffle.
03:19Kering perd 1,5% à 308 euros quand Hermès cède 0,9% à 2 155 euros.
03:26Du côté des publications marquantes du jour française des jeux qui perd 3%, le groupe confirme ses résultats.
03:32Bon visiblement les analyses s'attendaient à mieux, moins 3% donc à 26,82 euros.
03:37Quand Pernod Ricard ouvre stable avec une hausse de 0,1% à 83,52 euros.
03:42Un dernier mot bien sûr sur Nestlé est à un titre qui est pour l'instant réservé
03:48dans le sens où il n'y a pas encore de cotation sur ce titre Nestlé.
03:52On vous donnera bien sûr la variation en temps voulu.
03:54On dit un mot du pétrole quand même avec cette pression américaine
03:58pour forcer l'Inde, la Chine, même le Japon à ne plus acheter de pétrole russe.
04:03Avec un marché qui est très important pour l'Inde dans le sens où aujourd'hui
04:06un tiers de ces importations de pétrole proviennent de Russie.
04:10C'était 2% avant la guerre en Ukraine.
04:12On voit comment le marché pétrolier a fortement bougé ces dernières années
04:16et comment la guerre en Ukraine a chamboulé les cartes.
04:19Donald Trump, hier soir, dans la Maison Blanche, qui face à des journalistes,
04:21dit ça y est, j'ai eu Naren Ramoudi, le Premier ministre indien, au téléphone.
04:24Il s'est engagé à ne plus acheter de pétrole russe.
04:27Oui, sauf que ce matin, dans un communiqué,
04:29le ministère des Affaires étrangères indien est bien plus prudent
04:32dans le sens où il dit la priorité, ça reste le prix, ça reste le consommateur.
04:36Et forcément, par rapport à cela, il y a des négociations qui vont jouer,
04:40sachant qu'on a encore des négociations qui sont en cours dans cette guerre commerciale
04:44sur les tarifs douaniers, sur les importations indiennes.
04:47Donc vous voyez, c'est un jeu intéressant qui se joue aujourd'hui désormais
04:50sur le marché du pétrole qui ne réagit pas beaucoup à cette nouvelle.
04:54Nous sommes sur une hausse de 0,8% à 62 dollars pour le Brent.
04:58Au sommaire de Good Morning Market.
04:59Nous reviendrons dans un instant sur le fait qu'on est toujours en plein shutdown
05:02et qu'il n'y a pas de statistiques aujourd'hui aux Etats-Unis.
05:04Figurez-vous qu'aujourd'hui, il y a 14h30,
05:06il devait y avoir la publication des chiffres de consommation.
05:09Eh bien, ce n'est pas le cas.
05:10On verra cela dans un instant avec les équipes de Lombard,
05:12Audi et IM et Florian Yelpo.
05:14Et puis en portefeuille, à 9h20, nous serons notamment
05:16avec les équipes de Kepler-Chevreux
05:17pour revenir sur la publication de Nestlé
05:20et sur cette séance folle hier du secteur du luxe
05:22avec donc pour rappel LVMH qui a gagné 12% en séance.
05:26Bonne émission à demain.
05:32C'est parti pour Good Morning Market.
05:36Je vous rappelle la tendance à la Bourse de Paris.
05:38Petite pause, moins 0,1% après une hausse de 2% hier, 8 067 points.
05:43Du côté des autres indices en Europe, c'est flat également
05:45avec un Eurostox 50 qui prend 0,1%.
05:48Et donc ça y est, Nestlé qui cote enfin du côté de Zurich
05:50qui prend 6% après la publication de ses résultats du troisième trimestre
05:55et donc cette annonce fracassante.
05:5716 000 suppressions de postes, un peu plus de 5% des effectifs.
06:00ABB, toujours à Zurich, perd désormais 0,9%
06:03après la publication de ses résultats.
06:05La tendance, nous verrons cela dans un instant avec Jean-Louis Cussac
06:08mais tout de suite, on va ensuite justement retrouver Florian Yelpo.
06:13Florian Yelpo qui nous attend depuis Lombard-Audier-IM
06:16en charge de la macroéconomie.
06:18Merci d'être avec nous Florian.
06:20Alors on devait parler des statistiques américaines
06:21qui étaient tant attendues aujourd'hui.
06:24Il devait notamment y avoir les prix à la production,
06:26les ventes au détail, mais sauf que faute de shutdown,
06:28il n'y a toujours pas de statistiques.
06:30Bon, le marché s'en accommode.
06:32Une nouvelle fois, quand on regarde l'obligataire
06:34mais aussi le marché actions,
06:35il arrive visiblement à vivre sans ces statistiques.
06:38Alors quand en normal, c'est des temps forts,
06:40c'est même des temps indispensables.
06:43Oui, ce sont des grands marqueurs du cycle économique.
06:47Bonjour à tous, bonjour Étienne.
06:48La bonne nouvelle, c'est qu'il nous reste encore quelques chiffres économiques
06:53qui sont publiés, notamment ceux publiés par les différentes antennes
06:56de la Réserve fédérale américaine.
06:58Donc la Banque centrale américaine produit elle-même ces statistiques.
07:01Elle ne produit malheureusement pas de statistiques liées notamment à l'inflation.
07:06En tout cas, l'indice des prix à la consommation n'est pas sondus.
07:10Néanmoins, ce chiffre-là nous a été assuré.
07:13Il nous a été assuré qu'il sera publié la semaine prochaine.
07:15Donc c'est une première bonne nouvelle.
07:17Là, l'une des deux grandes questions qui nous animent aujourd'hui,
07:19c'est celle de l'inflation aux États-Unis.
07:21Donc bonne nouvelle.
07:23On aura de l'information la semaine prochaine.
07:25Par contre, aujourd'hui, effectivement,
07:27on va devoir s'asseoir sur l'indice des prix à la production,
07:30les ventes de détails,
07:31mais également les demandes d'indemnisation au chômage
07:33qui font partie des marqueurs, semaine après semaine,
07:37de l'évolution du marché de l'emploi.
07:38C'est la deuxième grande question.
07:40Est-ce que l'emploi américain va bien ?
07:41Donc il y a une forme de confusion qui peut entourer aujourd'hui l'économie américaine.
07:48Cette confusion intervient finalement peut-être à un bon moment
07:51parce que justement, vous le commentiez,
07:53on est en train de découvrir les résultats des entreprises
07:56et notamment avec ce qu'on appelle les forward guidance,
07:59donc les prévisions, les anticipations auxquelles elles se livrent.
08:02Et ça, c'est une source d'information qui vient compenser en partie
08:06le manque de chiffres économiques publiés notamment
08:09par le bureau Of Labor Statistics.
08:11Nous en reparlerons tout au long de l'émission
08:12et une nouvelle fois, l'intelligence artificielle sort son épingle du jeu
08:16avec cette publication marquante ce matin de TSMC
08:18qui annonce un bénéfice en hausse de près de 40% au troisième trimestre.
08:22C'est bien au-delà des attentes.
08:24Par contre, on a des statistiques en Chine, Florian Yelpo,
08:27et là, malheureusement, vous avez une tendance qui est tout autre
08:30dans le sens où s'il y a une forte inflation aux États-Unis,
08:33du côté de la Chine, c'est une déflation.
08:35C'est-à-dire qu'il n'y a pas d'inflation,
08:36c'est une inflation qui est négative une nouvelle fois.
08:39Alors effectivement, on est à moins 2,3% de progression des prix
08:43sur les prix à la production sur une année
08:45et on est à moins 0,3% de progression des prix
08:48sur l'indice des prix à la consommation.
08:51Donc, vous le disiez, on peut parler d'une forme de déflation.
08:55La déflation, c'est un phénomène qui inquiète toujours,
08:57surtout les États très endettés.
08:59On rappelle que la Chine a une dette agrégée globale
09:02qui est assez importante aujourd'hui.
09:04Maintenant, est-ce qu'il y a réellement besoin de s'en inquiéter ?
09:09Les indices actions chinois disent le contraire.
09:12Ont-ils raison ?
09:14Ce à quoi on assiste cette année,
09:16c'est une période en Chine surprenante
09:18de croissance au-dessus de son potentiel.
09:21En tout cas, ce sont les estimés du Fonds monétaire international.
09:24Le FMI estime également que l'an prochain,
09:28on aura une nouvelle année de croissance chinoise
09:30au-dessus de son potentiel à nouveau.
09:32Donc ça, ce sont des phénomènes qui vont venir combattre la déflation.
09:35On serait aux États-Unis,
09:37on nous parlerait d'une inflation à zéro
09:39et d'une économie qui croit au-dessus de son potentiel.
09:41On parlerait très naturellement d'économie boucle d'or,
09:44on parlerait de période Goldilocks
09:46et les marchés actions s'en accommoderaient bien volontiers,
09:50ils seraient très contents de cette performance-là.
09:52Le point de repère, c'est 2017.
09:54En 2017, on a eu exactement ce genre de période-là.
09:58Donc gardons en tête qu'on a une forme de pessimisme
10:01qui entoure la Chine.
10:02Évidemment, la déflation, ça n'est pas un marqueur,
10:05ça n'encourage pas l'optimisme,
10:06mais dans l'ensemble, la situation en termes de croissance chinoise,
10:09elle reste bonne.
10:10D'autant plus qu'il pourrait y avoir des bonnes surprises
10:12la semaine prochaine,
10:13avec notamment les politiques chinoises
10:16qui vont se réunir pendant une semaine
10:17pour donner le cap sur les prochaines années
10:20d'un point de vue macroéconomique,
10:21en termes de croissance notamment.
10:24Exactement.
10:24Ce qui est particulièrement intéressant avec cette économie,
10:27c'est que non seulement elle croit au-dessus de son potentiel,
10:29mais en plus, on a une forme de visibilité
10:31sur ce qui est en train de s'y passer,
10:33sur les priorités notamment en termes d'investissement.
10:36Imaginez à quel point on pourrait rêver
10:37d'une situation équivalente en Europe.
10:40On parlera peut-être un petit peu d'Europe tout à l'heure.
10:41Mais la Chine a ce grand avantage
10:44de donner en tout cas aux investisseurs
10:47une forme de visibilité.
10:48Et ce qu'on attend de ce conclave,
10:51c'est l'indication que le gouvernement,
10:55contrairement à ce qui s'est passé il y a une dizaine d'années,
10:58n'est pas mal à l'aise face à la progression
11:00du marché actions chinois.
11:02Je vous rappelle que les actions chinoises
11:03sont peut-être le top performer,
11:05le meilleur performer de l'année 2025,
11:08en dépit de la guerre commerciale
11:10qui peut encore animer l'évolution des marchés
11:14ces derniers jours.
11:14Avec un Hong 5 qui gagne plus de 25%
11:16depuis le début de l'année.
11:18Alors peut-être des bonnes surprises
11:19la semaine prochaine du côté de la Chine
11:20et peut-être également des bonnes nouvelles en Europe.
11:22Alors c'est vrai que l'Europe peine toujours
11:24à convaincre avec ces statistiques,
11:26mais un point bas a peut-être été touché.
11:28Je ne sais pas, comment vous regardez la situation,
11:30Florian Yelpo, par rapport aux différentes statistiques
11:32en Europe et cette forme de pessimisme aujourd'hui ?
11:36Alors il est difficile de convaincre les investisseurs
11:39que la zone euro va bien, va mieux,
11:41enregistre en 2025 une forme de reprise.
11:44Pourtant, les chiffres des ventes de détails
11:46qu'on a eus il y a deux semaines étaient plutôt bons.
11:49Aux alentours de 1% de progression des ventes de détails
11:53sur une année roulante, ce qui est plutôt bien
11:54dans une économie qui n'a pas une forte croissance économique.
11:58On a eu hier l'indice de la progression de la production industrielle
12:03qui elle-même s'établit autour de 1%.
12:05Donc dans l'ensemble, on a une progression à la fois
12:08de la production industrielle et une progression de la consommation
12:11et la combinaison des deux donne l'image d'une zone économique
12:16qui est en forme de reprise.
12:18Cette zone économique, elle abrite également des indices actions
12:20qui ont des valorisations qui sont relativement faibles,
12:23relativement basses.
12:24Et pour nous, c'est une indication de croissance décente,
12:31pas de problème d'inflation et une consommation
12:34qui elle-même tient la route, mélangée avec des valorisations faibles.
12:39C'est ce qu'on appelle un investment case.
12:41Il y a des raisons de penser que les actions européennes
12:45pourraient continuer à progresser.
12:46L'allocation, nous en reparlerons dans une demi-heure,
12:49avec notamment nos deux invités,
12:50pour regarder comment vous, téléspectateurs, auditeurs de BFM Business,
12:55vous pouvez positionner vos portefeuilles pour cette fin d'année.
12:58Mais juste avant, on va rejoindre Jean-Louis Cussac
13:00qui nous attend depuis Perceval Finance Conseil.
13:02Merci beaucoup, Florian Elpeau, de nous avoir accompagnés ce matin.
13:06Jean-Louis Cussac, trader pour compte propre
13:08chez Perceval Finance Conseil.
13:09Merci d'être avec nous.
13:10Plus 2% hier pour le CAC 40.
13:12Le CAC 40, dividende réinvesti, qui a même touché un record historique.
13:16Et bon, là, on souffle un petit peu après cette hausse de 12%,
13:19pour rappel quand même des LVMH hier soir.
13:24Oui, elle est redevenue la plus grosse pondération du CAC 40.
13:28Là, elle doit être autour de 8,1 devant Steiner,
13:33qui était auparavant la première pondération.
13:35C'est toujours la même chose sur les marchés.
13:41Ça monte, ça baisse, on fait beaucoup de surplaces.
13:44Et puis tout d'un coup, il y a un mouvement violent,
13:47comme vendredi en fin de séance à Paris,
13:51avec les déclarations de Donald Trump.
13:54Après, on reste dans les craintes qui recommencent.
13:59Et puis là, ça s'est vraiment calmé.
14:02On se dit que les tensions se sont apaisées.
14:05que tout le monde de Powell pense que les taux vont faire baisser les taux,
14:11vont baisser les taux.
14:13Les marchés en profitent, le SP remonte.
14:16Donc du coup, en Europe, on remonte.
14:18Bon, mais c'est toujours le même thème.
14:20C'est toujours les mêmes craintes.
14:22C'est toujours la même chose.
14:24Et ce matin, l'idée reste d'acheter.
14:27Et ce qui est important de noter,
14:28c'est que depuis des semaines, des mois même,
14:30on a toujours un sens qui est prioritairement à l'achat.
14:34Donc si vous voulez, on travaille une position acheteuse sur le fond.
14:38On peut ou pas l'optimiser.
14:40Moi, quand je propose là, sur votre antenne,
14:42des niveaux d'intervention à Traday.
14:44Bon, ben là, par exemple, aujourd'hui,
14:46moi, je m'étais placé vers 8 025 au plus bas.
14:50Bon, alors on est monté avant.
14:51Alors peut-être que je vais commencer à payer un peu,
14:54peut-être à partir de 8 045, par exemple.
14:59Mais à chaque fois qu'on achète, et pas toujours bien,
15:02on finit par avoir raison, si vous voulez,
15:04si ce n'est pas dans la minute qui suit,
15:06ou dans l'heure, ou dans la journée,
15:08ben c'est le lendemain, comme ce matin.
15:10Moi, j'ai acheté hier soir.
15:11Ben, ce matin, j'ai pu revendre.
15:14Mais c'est vrai que c'est toujours, toujours
15:17d'une régularité de métronome.
15:19Et le fond, si vous voulez, reste de l'espoir.
15:24Les marchés sont hyper résilients.
15:27Il y a une forte volatilité implicite, entre guillemets,
15:29enfin forte, du fait que la volatilité constatée
15:33n'est pas non plus phénoménale.
15:35On est autour de 17, pratiquement,
15:38sur l'échéance décembre.
15:40Donc, pour les marchés européens, c'est pas mal.
15:43Donc, il y a une méfiance.
15:45Il y a ce qui entraîne des acteurs
15:48qui sont protégés,
15:50donc pas vendeurs potentiels.
15:52Et vous avez constaté qu'il n'y a jamais eu
15:55d'effet domino à la baisse,
15:57parce que, justement,
15:59il n'y a pas besoin de vendre.
16:00Il y a tous les...
16:01Comme vendredi soir,
16:02on a eu des liquidations de position
16:04des spéculateurs.
16:06Quand New York, comme ça, perd 200 points,
16:08ben, évidemment,
16:09ça tape sur la table,
16:10et puis tout le monde s'échappe.
16:11Mais depuis, on s'est repris.
16:14Et les résultats sont plutôt pas mal dans l'ensemble.
16:18La Sartorius, aujourd'hui, progresse fortement.
16:21Les chiffres sont bons.
16:22Les perspectives semblent bonnes également.
16:24Donc, le titre remonte.
16:25Mais elle avait déclenché un signal d'achat auparavant.
16:28Vous voyez, on a des confirmations
16:29de situation technique et graphique
16:31qui étaient favorables et qui montent.
16:32Et quand elle ne sait pas que ce n'est pas favorable,
16:34elle baisse comme par hasard.
16:36Il y a quand même une anticipation des investisseurs
16:40qui est extrêmement bonne.
16:43Parce qu'il y a une hyper sélection, on va dire,
16:46à la base.
16:47Personne n'achète n'importe quoi.
16:50Et c'est pour ça que les marchés sont aussi résilients
16:52que ce que l'on peut observer actuellement.
16:55Vous restez avec nous, Jean-Luc Cussac.
16:56On vous retrouvera dans une dizaine de minutes
16:57pour parler des options.
16:59Comment, aujourd'hui, dans ce contexte de marché,
17:00utiliser les options ?
17:01Réponse avec vous aux alentours de 9h30.
17:04Juste avant, je vous redonne la tendance
17:05à la Bourse de Paris.
17:06Moins 0,15%, 8 064 points.
17:09Avec donc le secteur du luxe qui souffle un petit peu
17:11après la forte séance d'hier.
17:13Du côté des publications d'entreprise,
17:15vous parliez de Sartorius.
17:16Le titre est en effet en hausse de plus de 11% à 206 euros.
17:19A l'inverse, FDJ perd 4% à 26,52 euros.
17:23Les publications d'entreprise, on en parle tout de suite
17:25avec les équipes de Kepler-Chevreux.
17:29Et plus précisément, Andrien Henry,
17:31qui est avec nous, analyste marché
17:33et responsable de la recherche dédiée
17:35à la gestion de patrimoine chez Kepler-Chevreux.
17:37Bonjour, Andrien Henry.
17:38Bonjour, Etienne.
17:38Merci d'être avec nous ce matin.
17:40Dans un instant, on va parler de Pernod Ricard,
17:42mais également de publicisme.
17:43Et juste avant, quand même,
17:44un mot de LVMH qui a gagné 12% hier,
17:47qui a emmené l'ensemble de ses concurrents,
17:49que ce soit Kering Hermès à Paris,
17:51mais aussi d'autres acteurs italiens
17:53qui ont gagné du terrain,
17:55à l'image notamment de Monclerc,
17:57est-ce que pour vous,
17:58la hausse de 1% du chiffre d'affaires en organique
18:01au troisième trimestre valait ces fameux 12% de progression hier ?
18:06On va dire oui.
18:08Et effectivement, il y a eu un vent d'optimisme
18:11sur l'ensemble du secteur.
18:12L'idée, c'est surtout de revenir sur les attentes
18:17qui sont assez importantes
18:18et de se dire de ne pas manquer le moment
18:20où le marché va vraiment se retourner.
18:22Donc effectivement, en croissance organique,
18:25on a juste pris 1%,
18:26mais le consensus s'attendait effectivement à moins 1%.
18:29Mais surtout, en fait,
18:30toutes les divisions ont bien performé.
18:35C'est mieux que les attentes au niveau géographique aussi,
18:37sauf en Europe.
18:38Donc je pense que ça va,
18:41il faut prendre aussi en compte
18:42la dernière Fashion Week à Paris,
18:45qui a été vraiment très bien accueillie
18:47par le public,
18:49tous les derniers directeurs artistiques
18:51qui sont arrivés,
18:51notamment chez Dior.
18:53Donc une petite annonce peut effectivement
18:56avoir un effet un peu plus déculpé,
18:58entre guillemets.
18:59On l'a vu sur Kering,
19:00le titre a extrêmement bien progressé
19:02depuis plusieurs mois maintenant.
19:04On est toujours très en dessous des niveaux des piques.
19:09Mais on sent que les investisseurs
19:10sont prêts à revenir.
19:12Alors sur LVMH,
19:13je mettrais quand même
19:14un point d'attention particulier
19:16sur le quatrième trimestre,
19:17parce qu'on a une base de comparaison
19:19par rapport à l'année dernière
19:20qui est assez défavorable.
19:22C'est-à-dire qu'en gros,
19:23le quatrième trimestre 2024
19:25avait une croissance supérieure
19:26à celle du troisième trimestre,
19:28ce qui fait qu'on est sur une base de comparaison
19:30qu'on dit défavorable.
19:31C'est-à-dire qu'en gros,
19:32les niveaux de croissance seront plus difficiles à battre,
19:34ou en tout cas plus difficiles à dépasser
19:36pour le quatrième trimestre,
19:38le dernier trimestre,
19:39donc qui sera publié en février prochain.
19:41Et certainement, il faut faire aussi attention
19:43au niveau de rentabilité du groupe
19:44sur l'ensemble de l'année,
19:46parce que les effets de change négatifs
19:47liés à la dépréciation du dollar
19:49sont aussi un élément qu'il faudra garder.
19:51En tout cas, le pire est derrière nous,
19:52ça c'est évident.
19:54Et puis voilà, 2026,
19:55quel est ce rythme de reprise ?
19:57C'est un secteur qui laisse personne indifférent,
19:59qui a bien sûr une place très importante
20:02dans les portefeuilles,
20:03ce secteur du luxe.
20:04Aujourd'hui, chez Kepler-Chevreux,
20:05c'est quoi les valeurs favorites dans le luxe ?
20:08Alors nous, on préférait Kering.
20:10Ça fait plusieurs mois, effectivement,
20:11qu'on a tendance à préférer Kering,
20:13justement pour jouer cette histoire de redressement,
20:16cette histoire de redressement,
20:18notamment de sa marque principale.
20:19Malgré les 50% en ligne droite,
20:21là, depuis le printemps,
20:21c'est pas trop tard.
20:23Comme je vous dis, effectivement,
20:24on craint un petit peu sur la fin d'année
20:26que les attentes soient trop élevées
20:27sur LVMH.
20:28Non, sur Kering, oui.
20:29Oui, tout à fait.
20:30Et donc, du coup,
20:31vu que nos deux acteurs forts,
20:33pour nous, c'est LVMH et Kering.
20:34Ça, c'est évident.
20:35Mais on a tendance à privilégier aujourd'hui
20:37parce qu'on a encore un marché
20:38qui est nettement à neutre
20:40en termes d'opinion sur Kering.
20:42On voit les brokers américains
20:44ont commencé à changer leur idée là-dessus.
20:45Mais l'histoire n'est certainement pas terminée.
20:49Et puis, attention, effectivement,
20:50à cette fin d'année sur LVMH
20:51qui pourrait décevoir.
20:53Mais en tout cas,
20:53c'est nos deux valeurs qu'on pousse.
20:55On pense qu'effectivement,
20:55dans un rythme de croissance
20:56où la croissance reprend,
20:58c'est plutôt ces acteurs-là
20:59qu'il faudra privilégier
21:00par rapport à un Hermès.
21:01Alors, si la mode et maroquinerie
21:02tirent la croissance,
21:04c'est plus compliqué
21:04pour les vins et spiritueux
21:06avec des taxes douanières
21:08qui pèsent sur cette activité,
21:10avec bien sûr l'activité
21:12en Amérique du Nord
21:13qui est toujours déprimée.
21:14Idem en Chine.
21:15L'exemple du jour,
21:15c'est Pernod Ricard
21:16qui annonce ce matin
21:17à 7h30
21:18un chiffre d'affaires en recul
21:19de 14% au premier trimestre.
21:21Pour eux, c'est le premier trimestre,
21:23mais ça équivaut au troisième trimestre.
21:25Avec notamment une demande en Chine
21:26qui est toujours à tonne.
21:27Là, c'est l'inverse
21:28de ce que dit hier LVMH.
21:30Oui, parce qu'ils ne sont pas
21:31sur les mêmes marchés.
21:32Enfin, sur les mêmes marchés.
21:33En tout cas,
21:34ils ne vendent pas les mêmes choses.
21:35C'est-à-dire que LVMH
21:35mettait en avant notamment
21:36la progression,
21:38la reprise du champagne
21:39aux Etats-Unis.
21:40Sinon, Pernod Ricard
21:41n'est pas forcément exposé.
21:42Et lui, au contraire,
21:43met toujours une demande
21:44assez à tonne
21:45du côté des Etats-Unis.
21:47Par contre, en Chine,
21:48effectivement,
21:48ils sont toujours en difficulté,
21:50notamment dans le cognac.
21:52Donc, effectivement,
21:52on n'a pas de changement,
21:53même si c'est un nouvel exercice
21:55pour Pernod Ricard,
21:55on n'a pas un changement
21:56de tendance à avérer
21:57entre les deux trimestres.
21:59Et en fait,
22:00les attentes
22:02et vraiment les attentes
22:04du marché sont surtout
22:05sur le deuxième semestre
22:06de Pernod Ricard,
22:06c'est-à-dire à partir
22:08de l'année prochaine
22:08pour voir justement
22:10l'atteinte de ce point bas
22:12au niveau de la demande
22:13pour pouvoir enfin voir
22:15une première reprise
22:16effectivement au niveau
22:17des ventes
22:19et de la demande
22:20dans ces deux marchés phares
22:21que sont les Etats-Unis
22:22et la Chine, effectivement.
22:23Titre qui progresse
22:24de 0,9% ce matin.
22:26On est toujours
22:27sur des plus bas
22:28historiques ou presque.
22:3083 euros
22:31sur ce titre
22:32de Pernod Ricard.
22:33Est-ce qu'il faut rattraper
22:34ce couteau qui tombe ?
22:36Nous, on pense qu'effectivement,
22:37on a plutôt une opinion positive
22:38sur Pernod Ricard.
22:39On s'attend effectivement
22:43ce point bas,
22:44il est proche selon nous
22:45ou il est voire déjà passé
22:46et on pense que
22:47le pire est derrière nous
22:49sur Pernod
22:49et donc on aura tendance
22:51effectivement plutôt
22:51à privilégier ce titre
22:53aujourd'hui.
22:53Autre publication
22:54aujourd'hui, c'est Nestlé.
22:56Alors là, ça se passe
22:56beaucoup mieux
22:57avec une valeur
22:58qui gagne désormais
22:597% à Zurich
23:00avec pour rappel
23:01Nestlé qui a publié
23:02une croissance
23:03de ses volumes
23:04au troisième trimestre
23:05supérieur aux attentes
23:06et puis dans le même temps,
23:07ce n'était pas forcément attendu
23:08un groupe qui annonce
23:0916 000 suppressions de postes
23:11dont 12 000 cadres
23:12dans les deux prochaines années.
23:1482 francs-suisses
23:15pour ce titre Nestlé
23:16qui est néanmoins
23:17flat depuis le début
23:18de l'année,
23:19plus 1%
23:19malgré la hausse
23:21de 7% du jour.
23:22Autre publication
23:23importante aujourd'hui,
23:24c'est ABB
23:25qui est stable à Zurich
23:26malgré un groupe
23:27qui se montre optimiste
23:29pour cette année
23:29qui revoit à la hausse
23:30ses perspectives.
23:32Ça avait porté
23:32son concurrent
23:33Schneider Electric
23:34tout à l'heure
23:34à l'ouverture
23:35de la Bourse de Paris.
23:36Une publication
23:37qui a marqué la semaine
23:38également Adrien
23:39Publicis.
23:40C'était avec LVMH
23:42le premier groupe du CAC 40
23:43à dévoiler son chiffre d'affaires.
23:45Là aussi,
23:45Publicis est un petit peu
23:46boudé en Bourse.
23:48C'est un titre
23:48qui n'arrive pas
23:50à convaincre
23:50avec l'intelligence artificielle.
23:52Tout à fait.
23:53C'est la principale menace
23:56qui peut y avoir
23:57sur le titre.
23:58Mais justement,
23:58nous, on pense
23:59qu'elle est un peu exagérée.
24:00Le titre, effectivement,
24:01a publié lundi.
24:03On a vu une séance...
24:04Enfin, mardi,
24:05on a vu une séance
24:05où le titre a pris 2%.
24:07A fini en, finalement,
24:08en baisse de moins 1%.
24:09Donc, on voit
24:09qu'il y a une certaine
24:10pression négative.
24:11Même s'il y a un effet
24:11de rattrapage hier
24:12parce que le titre
24:13a progressé de plus 5%.
24:14Donc, les deux chiffres
24:17à savoir sur Publicis,
24:18c'est 60%.
24:1960% d'exposition
24:21aux Etats-Unis,
24:2260% d'exposition
24:23dans les agences médias.
24:25Je rappelle que c'est devenu
24:25en fait le premier groupe
24:26de publicité en 2024
24:27dans le monde,
24:28devant WPP
24:29et devant l'américain Omnicom.
24:31Donc, il y a une position
24:33de leader, déjà,
24:34qui est incontestée.
24:35Une deuxième chose,
24:36c'est qu'ils ont réussi
24:37à mettre en place
24:38au sein des équipes,
24:39au sein des agences médias,
24:41la transformation,
24:42entre guillemets,
24:43du numérique
24:43et l'utilisation
24:44des technologies
24:45qui leur a permis
24:46de gagner
24:46de nombreux nouveaux contrats.
24:48Et donc,
24:48cette position, en fait,
24:49dominante,
24:50elle se reflète
24:51dans les chiffres.
24:52C'est la troisième fois
24:52que Publicis relève
24:53ses objectifs
24:56pour 2025.
24:57Donc, on voit quand même
24:57que le groupe dépasse
24:59les attentes
24:59et arrive à faire
25:015-6% de croissance organique
25:02encore cette année.
25:04Et on pense que
25:042026,
25:05c'est encore une année
25:06où les gains de contrat
25:07vont soutenir la croissance.
25:08Et puis,
25:09on a d'autres événements
25:10qu'on n'a pas du tout
25:11eu en 2025,
25:12mais des événements
25:13médiatiques,
25:15comme par exemple
25:16l'élection aux Etats-Unis
25:17des mi-termes.
25:18C'est des éléments
25:19qui soutiennent
25:20le secteur des médias
25:21ou des événements sportifs,
25:22Coupe du Monde,
25:23de football.
25:24Mais comment expliquer
25:25que malgré tous ces arguments,
25:26le titre perd 17%
25:28depuis le début de l'année ?
25:31Il y a une pression négative
25:33sur l'ensemble
25:34du secteur des médias
25:34parce qu'effectivement,
25:35quand les annonceurs réduisent,
25:37quand vous avez des difficultés
25:38sur le secteur automobile,
25:39par exemple,
25:40eh bien,
25:41typiquement,
25:42on vend moins de voitures,
25:42donc on va faire moins de publicité
25:43aussi pour les voitures.
25:44Le secteur des voitures,
25:46c'est une grosse partie
25:47des budgets des annonceurs.
25:49Donc,
25:49il y a une pression négative
25:51sur l'ensemble
25:51du secteur des médias.
25:52Ce n'est pas comme si WPP
25:53avait fait plus 30 cette année.
25:55Donc,
25:55ce n'est pas seulement Publicis,
25:57mais effectivement,
25:58la menace qui pèse
26:00sur l'ensemble du secteur
26:01qui est lié
26:02à l'intelligence artificielle,
26:03on pense que
26:04quand il va y avoir
26:05un retournement,
26:06en tout cas,
26:07cette pression négative
26:08quand elle va s'apaiser,
26:10eh bien,
26:11Publicis sera,
26:12savons-nous,
26:13vraiment l'acteur à jouer
26:14au sein du secteur.
26:15En attendant,
26:16les valeurs
26:16qui arrivent à convaincre
26:17dans l'intelligence artificielle,
26:19ce sont les fabricants de puces.
26:20Vous avez vu ce matin,
26:21TSMC,
26:22qui a annoncé
26:23un bénéfice en hausse
26:24de 40%,
26:25au-delà des 12 milliards de dollars.
26:27C'était un milliard de plus
26:28qu'attendu.
26:29Il faudra bien sursuivre.
26:30La réaction en bourse
26:31à Wall Street
26:32à 15h30
26:33dans BFM Bourse.
26:34Merci beaucoup,
26:35Adrien Henry,
26:35de nous avoir accompagnés
26:36ce matin
26:36pour faire un tour d'horizon
26:38sur le secteur du luxe,
26:39sur Pernod Ricard
26:39et donc sur Publicis.
26:40Je rappelle que vous êtes
26:41analyste de marché
26:42et responsable de la recherche
26:43dédiée à la gestion de patrimoine
26:45chez Kepler Chevreux.
26:46Très courte pause,
26:47on se retrouve dans un instant.
26:49On sera avec Jean-Louis Tussac
26:50pour parler des options
26:51et puis ensuite,
26:51nous parlerons d'allocations,
26:53comment arbitrer vos portefeuilles
26:54en pleine saison
26:55de résultats trimestriels.
26:56Ce sera Pascal Séville
26:57pour Lombard Rodier
26:58qui sera avec nous
26:59ainsi que les équipes
27:01de notamment
27:02de Montpensier,
27:04Arbevel
27:04et Olivier Deroyer,
27:06gérant action
27:06qui nous fera un petit bilan
27:08de ses premières publications
27:09d'entreprise.
27:10On se retrouve dans un instant.
27:11A tout de suite.
27:17Deuxième partie de Good Morning Market
27:20dans un instant.
27:20Pascal Séville
27:21et Olivier Deroyer
27:22seront avec nous.
27:22Nous parlerons
27:23des résultats d'entreprise
27:25avec une saison
27:25qui bat son plein
27:26que ce soit en Europe
27:27mais aussi aux Etats-Unis.
27:28La tendance à la Bourse de Paris,
27:29ça respire
27:30après les 2% d'hier.
27:31Le CAC 47, 0,14%
27:33à la porte des 8060 points,
27:358059 points précisément.
27:37Les cours du pétrole
27:38en légère hausse,
27:39plus 0,7%
27:40quand l'on se dort
27:40et au-delà des 4200 dollars.
27:43Tout de suite,
27:43on parle d'options
27:44comme chaque jeudi
27:44dans Good Morning Market.
27:47On parle d'options
27:48ce matin avec
27:49Jean-Louis Cussac,
27:50trader pour Compte Propre
27:51chez Perceval Finance Conseil.
27:52Merci d'être avec nous
27:53Jean-Louis.
27:54Les options que vous pratiquez
27:56au quotidien
27:56et avec vous,
27:57on va regarder
27:58justement comment utiliser
27:59ces options
28:00dans un contexte
28:01de marché
28:02où on a
28:03des mouvements
28:04comme vous l'avez souligné
28:05il y a une demi-heure
28:05assez forte
28:06sur certaines valeurs
28:07voire même parfois
28:08sur les indices
28:08au niveau de la séance
28:10de vendredi.
28:11Comment aujourd'hui
28:12les options
28:13peuvent être utilisées
28:14Jean-Louis Cussac
28:15pour un auditeur,
28:15téléspectateur
28:16de BFM Business ?
28:18Avant de se lancer
28:21sur le marché des options,
28:22c'est vrai qu'il y a
28:23plusieurs choses importantes
28:24à savoir,
28:25c'est-à-dire connaître
28:26les règles du jeu.
28:27Si vous vous intéressez
28:27au CAC 40,
28:28elle fonctionne
28:28d'une certaine manière.
28:30Vous vous intéressez
28:30au SP500,
28:31elle fonctionne
28:32d'une autre manière.
28:33Alors il y a évidemment
28:34de très très très
28:34grandes similitudes.
28:36Mais par exemple,
28:37la référence,
28:38le sous-jacent
28:39sur le CAC 40,
28:41sur les marchés européens,
28:42c'est le cash,
28:43c'est l'indice CAC 40.
28:44Sur le SP500,
28:45c'est le futur.
28:46Donc vous voyez,
28:47c'est déjà
28:47une première petite différence.
28:50Il y a vraiment
28:51des choses importantes
28:52à maîtriser,
28:53c'est cette notion
28:53de couverture.
28:55À partir du moment
28:55où vous achetez une option,
28:57vous prenez,
28:58vous payez votre risque
28:59et une fois que c'est payé,
29:01c'est payé.
29:01Donc vous pouvez perdre
29:02ce que vous avez investi
29:03par contre.
29:04Mais si vous vendez
29:05à découvert une option,
29:07eh bien à ce moment-là,
29:08il y a cette notion
29:08de couverture
29:09qui va évoluer.
29:11Donc il faut être conscient
29:12au départ
29:13de plusieurs choses,
29:15c'est-à-dire
29:15de combien pourrait évoluer
29:17cette couverture
29:18et est-ce que j'ai
29:19les moyens
29:19de faire face
29:20parce que même
29:22à toute chose
29:23qu'elle part ailleurs,
29:24cette couverture
29:24peut être très,
29:27enfin,
29:27peut bouger fortement
29:28parce qu'elle dépend
29:30de la volatilité
29:31du marché,
29:32implicite.
29:33Donc vous voyez,
29:34vous avez volatilité historique,
29:35c'est le passé,
29:36volatilité implicite,
29:37c'est ce qu'on redoute
29:38en gros des cours à venir,
29:40enfin,
29:40de l'évolution à venir.
29:41et cette couverture
29:43peut sensiblement évoluer.
29:46Donc ça,
29:46c'est des choses importantes.
29:48Règle du jeu,
29:49couverture,
29:51volatilité implicite,
29:52c'est des mots
29:52qu'il faut maîtriser,
29:54on va dire.
29:55Alors là,
29:56aujourd'hui,
29:56on a des marchés erratiques
29:57et quand vous achetez,
30:00par exemple,
30:01un sous-jacent,
30:02que ce soit une action,
30:04un indice,
30:04parfois,
30:06je pense que tout le monde même,
30:08a eu cette sensation
30:09d'être pris dans une lessiveuse,
30:11c'est-à-dire que,
30:11mais qu'est-ce qui se passe ?
30:13Ça monte,
30:13ça baisse,
30:14mais ils sont fous,
30:16c'est n'importe quoi,
30:17etc.
30:17Bon,
30:17ok.
30:18Donc,
30:19les options,
30:20en fait,
30:21vous apportent
30:22une certaine sérénité.
30:24Si vous achetez l'option,
30:27vous allez fermer
30:28ce risque
30:28du sous-jacent,
30:29éventuellement,
30:30ou vous allez vous dire,
30:32moi,
30:32je choisis un sens,
30:34j'ai investi
30:35une certaine somme
30:36et si j'ai tort,
30:38je ne perdrai
30:39que ce que j'ai investi
30:41et ça peut représenter
30:421,
30:432,
30:443%
30:44du vôtre capital
30:45dédié à cela,
30:47ça peut monter
30:48jusqu'à,
30:49pourquoi pas,
30:495,
30:4910,
30:5015%
30:50si on ne parlait
30:53que de la poche
30:54option,
30:55mais en tout cas,
30:56vous êtes sur un.
30:57Moi,
30:57ce que je dis souvent,
30:58c'est le sous-jacent
31:00est difficile à aborder.
31:02Alors,
31:02ça peut être un contrat à terme,
31:03ça peut être une action
31:04parce qu'on travaille
31:06le prix.
31:08Le prix,
31:09il bouge beaucoup,
31:10parfois,
31:11et c'est perturbant.
31:13Donc,
31:13je dis souvent,
31:14le sous-jacent,
31:16enfin,
31:16le futur,
31:17par exemple,
31:17sur un indice,
31:18sur un indice CAC 40
31:19ou SP500,
31:21il est facile à aborder
31:22parce qu'on l'achète,
31:23on le vend.
31:24Bon,
31:25et puis c'est simple.
31:26Mais difficile à travailler
31:28alors que l'option,
31:30elle est difficile à aborder
31:31parce qu'il y a quand même
31:32beaucoup de choses à connaître,
31:34mais beaucoup plus facile
31:35à travailler,
31:37facile,
31:38surtout sur le plan psychologique.
31:41Et c'est vrai que les options,
31:41on a été créées pour
31:42trois choses importantes,
31:46trois raisons importantes.
31:47c'est couvrir un actif financier
31:50et bien ensuite,
31:52booster une performance
31:55et ça veut dire
31:57qu'on va jouer,
31:58entre guillemets,
31:59avec une petite somme
32:01qui représente,
32:03si vous voulez,
32:03un dixième,
32:04un vingtième
32:05de la valeur du sous-jacent.
32:07Donc,
32:08avec peu,
32:09on peut faire beaucoup.
32:11Et la dernière chose,
32:12c'est rémunérer
32:13un actif financier.
32:14c'est-à-dire,
32:14j'ai le sous-jacent,
32:17alors je touche des dividendes,
32:18par exemple,
32:19mais de temps en temps,
32:20je peux vendre l'option.
32:23Ça,
32:24c'est la manière
32:25la plus simple,
32:26la moins risquée
32:27puisque vous possédez
32:28l'actif sous-jacent.
32:30Avec donc,
32:31en rappel,
32:31le prix,
32:32le temps,
32:32la volatilité.
32:33Ça,
32:33c'est vraiment trois choses
32:34à retenir,
32:35Jean-Louis Cussac.
32:37Voilà.
32:37Ça,
32:37c'est vraiment important.
32:40Il faut bien maîtriser
32:40cet aspect des choses
32:42et penser que l'option,
32:44en fait,
32:44c'est un actif
32:46qui se dévalorise
32:47avec le temps.
32:49Et tout est calculé.
32:50On a des méthodes
32:52de calcul
32:53qui nous permettent
32:53de savoir
32:55au prorata temporis
32:56de combien
32:57va baisser l'option.
33:00On dit que l'option,
33:01si vous voulez,
33:01va perdre.
33:03Imaginons,
33:03vous prenez aujourd'hui
33:04une échéance sur décembre,
33:06eh bien,
33:07elle va perdre
33:07les deux tiers
33:08de sa valeur
33:09dans le dernier tiers
33:11de temps.
33:12Vous voyez,
33:12cette relation
33:13est très simple.
33:15Mais c'est pour vous donner
33:16une idée
33:16que le temps,
33:19évidemment,
33:19va faire
33:21que les probabilités
33:22qu'un scénario
33:24que l'on a espéré
33:26se réalise,
33:28elles diminuent,
33:28les probas.
33:29Donc,
33:30l'option,
33:31le droit de faire quelque chose
33:32va,
33:33que ce soit à l'achat
33:33ou à la vente,
33:34ce droit
33:35va diminuer
33:37en termes de valeur.
33:38actuellement,
33:39vous avez des marchés
33:40très particuliers,
33:43c'est vrai,
33:44très erratiques,
33:44qui sont constamment
33:47sous la menace
33:48d'une déclaration
33:49de,
33:49en ce moment,
33:50c'est Trump,
33:51qui,
33:51on l'a vu vendredi encore,
33:53alors vendredi,
33:54il agite le chiffon rouge,
33:55le marché plonge
33:56avec des accélérations
33:59violentes
33:59en fin de séance
34:00parce que,
34:01si vous voulez,
34:02les options,
34:03la spéculation
34:04a un impact
34:05très important
34:06sur le comportement
34:07du marché.
34:08Parfois,
34:08vous vous dites,
34:09mais il n'y a aucune logique.
34:11Si,
34:11il y a une logique.
34:12Le problème,
34:12ce n'est pas une logique fondamentale,
34:13c'est une logique technique.
34:15Si les conséquences,
34:16les effets collatéraux
34:17d'une vente,
34:19par exemple,
34:19de poutes,
34:20fait que vous êtes acheteur
34:21potentiellement.
34:22Donc,
34:22si le marché dévisse,
34:23comme vendredi,
34:24tous ces gens
34:25qui ont vendu des poutes,
34:27ils doivent vendre
34:28ce qu'ils vont
34:29probablement acheter
34:31à l'échéance du soir
34:32parce qu'aux États-Unis,
34:34vous avez une activité
34:37gigantesque
34:38sur les options
34:39et notamment
34:40sur les options
34:41très,
34:42très,
34:42très,
34:42très court terme,
34:43c'est-à-dire jour,
34:45J plus 1,
34:46J plus 2,
34:46J plus 3,
34:47vous avez énormément
34:48d'activités.
34:50Et donc,
34:51l'impact
34:52sur le comportement
34:54du marché
34:54peut surprendre.
34:57Si vous voulez
34:57bien analyser
34:58et comprendre
35:00ce qui se passe
35:00sur un marché,
35:02il faut intégrer
35:04votre compréhension,
35:05enfin,
35:06les options,
35:06vous ne pouvez pas
35:07laisser les options
35:09de côté.
35:09Vous savez,
35:10les options en Europe
35:11elles ont commencé
35:11en 87,
35:12aux États-Unis
35:12en 74
35:13et depuis,
35:14ça n'a cessé
35:14de prendre de l'ampleur.
35:16Et l'impact
35:17est extrêmement important
35:19et cette logique
35:20que vous ne comprenez pas,
35:22il y en a une,
35:23mais c'est une logique
35:24technique.
35:26Alors après,
35:26si vous voulez
35:29apprendre les options,
35:29moi je fais,
35:30oui,
35:31alors pour les options
35:33on peut très bien
35:34aller sur
35:36Tchad GPT
35:36et lui demander
35:37un cours d'option.
35:38Ok, très bien.
35:39Mais il y a quand même
35:39des subtilités
35:40qui ne pourront pas,
35:42que vous ne pourrez pas avoir,
35:43c'est l'interprétation
35:45de la volatilité implicite.
35:47C'est-à-dire que
35:47si vous êtes
35:48quelqu'un
35:49qui a observé
35:50cette volatilité implicite,
35:51que vous savez
35:51vous en servir,
35:53que vous savez
35:53interpréter
35:54sa hausse,
35:57sa baisse,
35:58sa manière
35:58d'évoluer
36:00en fonction
36:00de le marché
36:01monte,
36:01normalement le marché
36:02monte,
36:02la volatilité implicite
36:03baisse.
36:04Mais parfois
36:04ce n'est pas le cas
36:05comme actuellement.
36:06Donc pourquoi,
36:06comment, etc.
36:07C'est compliqué
36:08d'en parler
36:08en 5 minutes
36:09bien évidemment.
36:09Et on aura bien sûr
36:10l'occasion d'en reparler.
36:10C'est passionnant.
36:11Oui.
36:12On en reparlera
36:13dans les prochaines émissions.
36:14Et je vous invite
36:14donc à étudier ça.
36:16On est pris par le temps.
36:16Merci de nous avoir
36:17partagé ces clés de compréhension.
36:18Jean-Louis Cussac,
36:19avec Perceval Finance Conseil
36:20pour se focus
36:20sur les options
36:21que nous faisons
36:22chaque jeudi
36:23sur BFM Business.
36:24Je vous rappelle
36:25la tendance à Paris,
36:26moins 0,2%,
36:278059 points
36:28pour le CAC 40.
36:298h40,
36:29c'est l'heure
36:29du face-à-face.
36:32Deux visions de marché
36:33ce matin.
36:34Pascal Sévy,
36:34directrice commerciale
36:35France du groupe
36:36Lombard-Rodier
36:36et Olivier de Royer,
36:38gérant action
36:38chez Montpensier Arbevel.
36:40Bonjour à tous les deux.
36:41Bonjour.
36:41Merci d'avoir répondu
36:42à la belle de BFM Business.
36:44Avec une saison
36:44de résultats
36:45qui bat son plein
36:46ce matin
36:47et puis surtout
36:48depuis le début de la semaine
36:49Olivier de Royer.
36:50On a longuement parlé
36:51depuis hier
36:52de LVMH
36:53qui a donc gagné 12%.
36:54Ce matin,
36:55il y a Nestlé
36:55qui a publié ses résultats,
36:56Pernod Ricard.
36:57En tout cas,
36:57c'est deux titres
36:58qui sont bien orientés.
36:59Si on doit faire aujourd'hui
37:01un premier constat
37:02de ces résultats d'entreprise,
37:03que retenez-vous
37:04aujourd'hui
37:05chez Montpensier Arbevel
37:06Olivier de Royer ?
37:06Pour l'instant,
37:07c'est pas mal.
37:08Pour l'instant,
37:08on a un peu
37:09les très belles valeurs
37:10de la cote de croissance
37:11mais des valeurs
37:12qui avaient quand même
37:12pas mal déçues
37:13boursièrement
37:14ces derniers mois.
37:15On a de la consommation
37:16et sur la consommation,
37:17on sait que les consommateurs
37:18européens,
37:18ils épargnent
37:19parce qu'ils sont quand même
37:19pas très confiants
37:20dans le contexte politique.
37:21Les Américains,
37:22il y a le sujet
37:22des droits de douane
37:23même s'ils ont quand même
37:24un effet richesse marché
37:25qui est important.
37:26Mais globalement,
37:26par rapport à des attentes
37:28assez basses,
37:29je pense que c'est quand même
37:30une constance
37:30pour cette saison de résultats
37:31parce que les attentes
37:32ont été assez abaissées.
37:33Donc par rapport
37:33à des attentes basses,
37:34en fait,
37:34on a plutôt des bonnes surprises.
37:36LVMH hier,
37:37c'était pas spectaculaire.
37:38On ne va pas dire
37:38que c'était fantastique.
37:39On a une croissance organique
37:40tout juste positive.
37:41C'était un peu mieux que prévu.
37:42Mais c'est la théorie
37:42du point d'inflexion.
37:43La réaction est spectaculaire
37:44parce qu'enfin,
37:45on a un point d'inflexion.
37:46On a l'impression
37:46qu'on a marqué un point bas.
37:48L'année prochaine,
37:48on n'attend que 3%
37:49de croissance organique,
37:50ce qui est très peu
37:51par rapport au standard
37:52d'LVMH.
37:53On a des effets de base
37:54début d'année
37:55qui vont être très faciles.
37:55Donc on se dit
37:56que peut-être on commence
37:56à rentrer dans un cycle
37:57un peu plus de bonnes surprises,
37:59même si la valorisation
38:00reste quand même assez élevée.
38:01Ce matin,
38:02sur Nestlé,
38:03ce qu'on peut faire
38:03comme constat,
38:04c'est que c'est encore
38:04pas mal du tout.
38:05C'est-à-dire 4,3%
38:07de croissance interne.
38:08On attendait 3,7%.
38:09Là-dessus,
38:10il vient se rajouter
38:10avec le nouveau management.
38:12Vous avez peut-être suivi
38:13le scandale
38:13qu'il y a eu chez Nestlé
38:14qui a débouché
38:16sur le départ
38:16du directeur général.
38:17Donc le nouveau management
38:18qui rajoute 500 millions
38:19de cost-cutting,
38:20donc tout ça,
38:20de réduction de coût,
38:21donc tout ça va
38:22dans le bon sens
38:23et permet à des titres
38:24qui ne sont pas très chers
38:25de rebondir.
38:26Si on regarde Pernod Ricard,
38:28je dois dire que le marché
38:28est quand même un peu généreux
38:29parce qu'on est quand même
38:30sur une décroissance organique
38:32qui dépasse les 7%.
38:33Et quand même,
38:34par rapport à LVMHIR,
38:35LVMHIR nous avait rassurés
38:37sur la partie spiritueuse,
38:38je dirais.
38:39Il y avait vraiment
38:40une bonne surprise.
38:41Là, bon,
38:42moins 7,
38:42c'est quand même pas terrible.
38:43Donc là,
38:44le marché est peut-être
38:44plutôt un peu généreux.
38:46Mais dans l'ensemble,
38:47ASML,
38:48qui est quand même
38:48le leader de la tech en Europe,
38:50peut-être le seul champion
38:51absolu mondial européen,
38:53c'était bien aussi.
38:54Donc on voit quand même
38:54ces belles entreprises européennes
38:55qui commencent par nous rassurer.
38:57Et en effet,
38:58c'est arbitré en bourse,
38:58plus 2% pour Pernod Ricard,
39:00c'est la plus forte hausse
39:00du CAC 40
39:01quand à Zurich,
39:02Nestlé gagne désormais
39:03un peu plus de 8%.
39:04Alors vous avez parlé
39:05de ASML,
39:06Olivier Droyer,
39:06c'est vrai que ASML
39:07a été porté par le marché
39:08de l'intelligence artificielle,
39:10ça se voit encore ce matin
39:11avec TSMC,
39:12plus 40% pour le bénéfice.
39:14Quand vous regardez
39:15la situation aux Etats-Unis,
39:16Pascal Sévy,
39:17les attentes de BPA,
39:18elles sont surtout
39:18très axées
39:19sur ces valeurs tech.
39:21Oui,
39:21ça reste axé
39:21sur ces valeurs tech
39:22et les attentes
39:23sont extrêmement fortes.
39:24Donc là,
39:24il ne va vraiment
39:25pas falloir décevoir.
39:26On a des marchés
39:27qui sont assez nerveux.
39:28Globalement,
39:29le consensus attend
39:30une croissance des bénéfices
39:31par action autour de 7%.
39:32Nous,
39:33on est même un tout petit peu
39:33plus optimistes
39:34sur les attentes autour de 8%.
39:35Mais vous voyez
39:36sur des titres comme Nvidia,
39:37évidemment,
39:38qui va être incontournable
39:39dans cette saison de résultats,
39:40les attentes,
39:41c'est sur du 54%
39:42de croissance des bénéfices.
39:44Donc dans un marché nerveux
39:45avec en effet
39:45des valorisations
39:46qui sont assez tendues,
39:48chaque chiffre va compter
39:49et là,
39:49franchement,
39:50il ne va pas falloir décevoir.
39:51Bon,
39:51sur l'Europe,
39:52il y a eu effectivement
39:54pour le moment
39:54un bon début de saison.
39:56Le consensus attend
39:57plutôt quand même
39:58une croissance,
39:59revue légèrement à la baisse,
40:01croissance des bénéfices
40:01par action.
40:02Mais de nouveau,
40:03dans un marché nerveux,
40:04on l'a vu notamment
40:05sur Ferrari
40:06qui a eu quand même
40:08un petit accident de parcours,
40:10la perspective
40:10qui n'était pas si mauvaise
40:12que ça
40:12et qui était plus
40:12en fait de remettre
40:13un peu les attentes
40:15des investisseurs
40:16dans quelque chose
40:17de plus raisonnable,
40:18ça a été très fortement sanctionné.
40:20Donc oui,
40:21marché nerveux,
40:21valorisation tendue
40:22et dans ce contexte-là,
40:24les bonnes nouvelles
40:25sont très bien saluées
40:26par le marché
40:26et les mauvaises,
40:27en revanche,
40:28sont très fortement sanctionnées.
40:29Avec Ferrari
40:30qui, pour rappel,
40:30a perdu 15%
40:31la semaine dernière
40:32quand LVMH a gagné 10%.
40:34Comment vous faites
40:35dans vos maisons respectives
40:35ou les lieux droillères
40:36pour voir des titres
40:38en portefeuille
40:38qui peuvent comme ça
40:39gagner 10%
40:40sur une publication ?
40:41Ce n'est pas évident
40:42quand même de gérer
40:42cette volatilité ?
40:43Non,
40:44ce n'est pas évident
40:44mais je pense qu'il faut avoir
40:45vraiment en tête
40:46les fondamentaux,
40:47être capable de profiter
40:48dans les deux sens
40:49de surréaction boursière,
40:51c'est-à-dire qu'effectivement
40:52comprendre un peu
40:53le contexte,
40:54c'est vrai qu'il faut
40:54analyser bien
40:56les attentes de résultats,
40:59là où sont positionnés
40:59les investisseurs,
41:01mais ça,
41:01c'est du court terme.
41:02Mais après,
41:02il faut aussi prendre
41:03un peu de recul
41:04et être capable aussi
41:04d'être un peu contrariant
41:05sur certaines réactions.
41:07Bon,
41:07l'histoire de Ferrari,
41:08c'est quand même un CMD
41:08qui donne une vision longue.
41:10Alors,
41:10les CMD,
41:11donc les journées investisseurs,
41:11capital market day,
41:12moi personnellement,
41:15j'évite les capital market day
41:16trois fois sur quatre
41:16parce que finalement,
41:17il faut bien comprendre,
41:18vous êtes une entreprise,
41:18vous dites,
41:19je me projette dans un plan
41:20cinq ans.
41:21Bon,
41:22il se passe plein de choses
41:22dans le monde,
41:23vous ne savez pas ce qui peut
41:23se passer dans les cinq
41:24prochaines années
41:24et vous n'avez pas intérêt
41:25à décevoir.
41:26Donc,
41:26en général,
41:27vous êtes quand même
41:27plutôt prudent
41:27et puis finalement,
41:28si après,
41:29les fondamentaux justifient
41:30que ce soit mieux
41:30que prévu,
41:31vous battez les attentes.
41:33C'est un peu le jeu.
41:33Donc,
41:33ça veut dire que quand vous savez
41:34qu'il y a une journée
41:35investisseur à capital market day,
41:37trois fois sur quatre,
41:38il y a des exceptions,
41:39mais trois fois sur quatre,
41:40il vaut mieux se méfier
41:40et peut-être parfois
41:41être un peu contrariant derrière.
41:43Voir parfois,
41:43quand vous êtes trop optimiste,
41:44on vous dit,
41:44non mais vous êtes déconnecté
41:45de la réalité.
41:46Donc,
41:46c'est un entre-deux.
41:47Non,
41:47mais vouloir donner des objectifs
41:48comme ça à cinq ans
41:49dans un monde aussi volatile
41:50et aussi incertain,
41:51c'est un exercice compliqué quand même.
41:52Et c'est un exercice compliqué
41:53même lors de la publication
41:54de ces résultats
41:55avec bien sûr les analystes
41:56qui à chaque fois
41:57essayent de titiller
41:58les directions financières.
42:01Alors,
42:01dans le même temps,
42:01le marché à Wall Street
42:03aujourd'hui,
42:03il est certes porté
42:04par ses résultats,
42:05on l'a vu aux Etats-Unis
42:06avec le secteur bancaire,
42:07mais il est également porté
42:08par ses anticipations
42:09de baisse de taux.
42:10C'est l'obsession
42:10depuis des semaines,
42:12des mois maintenant,
42:12aujourd'hui.
42:14Comment vous regardez ça
42:15aujourd'hui,
42:15Pascal Séville,
42:16ces baisses de taux
42:17tant attendues de la Fed ?
42:18Tant attendues
42:19et en train d'arriver quand même.
42:21Oui,
42:21dans 15 jours sûrement.
42:23Absolument.
42:23Nous,
42:23on attend encore
42:24deux baisses de taux
42:25d'ici la fin de l'année.
42:26C'est à peu près,
42:27c'est assez raisonnable
42:28comme vu.
42:31chose des marchés à action,
42:33de l'impact aussi
42:34sur l'euro-dollar,
42:35c'est est-ce que la Fed
42:36va accélérer le mouvement
42:37ou pas ?
42:38Et il y a énormément
42:39de débats autour de ça.
42:41Pour rappel,
42:41le mandat de Powell
42:42s'arrête en mai 2026,
42:44donc là,
42:44ça va être quand même
42:44un moment très important
42:46de savoir
42:46comment ça va être renouvelé,
42:49qui va choisir
42:49à ce moment-là,
42:50enfin qui va être choisi.
42:51Et c'est tout le débat
42:53autour de l'indépendance
42:54de la Fed.
42:55Et je rappelle,
42:55dans une période
42:56de shutdown
42:56où la Fed navigue
42:58un petit peu à vue,
42:59ça complexifie encore
43:00les prévisions.
43:01Mais la grande question
43:02va être,
43:03si la Fed accélère,
43:04ça peut être plutôt favorable
43:06quand même pour le marché,
43:07tout en ayant quand même
43:08un impact sur le dollar
43:09qui aujourd'hui
43:10se stabilise
43:11aux alentours des 1,16.
43:13Mais fort de tous ces constats,
43:14nous on le voit plutôt
43:15à 1,22 à horizon 12 mois,
43:17donc un dollar
43:17qui va continuer
43:18de se déprécier.
43:19Et ce n'est pas parce que
43:20la Fed est dans une trajectoire
43:21à peu près régulière,
43:23mais parce qu'elle pourrait
43:24accélérer le mouvement.
43:25Et notamment,
43:27tout va dépendre aussi
43:27de comment l'économie américaine
43:29se projette
43:30sur cette période à venir.
43:31mais un ralentissement
43:32un peu plus marqué
43:33et un marché de l'emploi
43:34qui est quand même
43:35assez à taux aujourd'hui
43:36d'Ixit,
43:37Jérôme Powell lui-même,
43:38peut avoir vraiment
43:39un impact
43:39sur les baisses de taux.
43:41Dans un instant,
43:42on va parler
43:42de ces impacts
43:44des devises,
43:44parce que vous parlez
43:45d'un potentiel euro-dollar
43:46au-delà des 1,20,
43:47c'est un impact
43:47pour les sociétés,
43:48mais bien sûr
43:49pour les portefeuilles,
43:50on le voit bien,
43:51avec notamment
43:51la performance
43:52de Wall Street
43:53en euros.
43:54du côté
43:55de Montpensier
43:56Arbevel,
43:57est-ce que vous trouvez
43:58qu'aujourd'hui,
43:59ces attentes
44:00sont un peu trop fortes
44:00par rapport
44:01à ces anticipations
44:02de baisse de taux
44:02ou pas ?
44:03À court terme,
44:04on a un Powell
44:04qui est quand même
44:05plus consensuel
44:05qu'il n'a été.
44:06Peut-être qu'il n'a pas
44:07envie de trouver
44:07un bras de fer politique,
44:08etc.
44:09Il constate,
44:09il y a eu quand même
44:10900 000 emplois
44:11qui ont été effacés
44:11en fin d'été.
44:12Là, tout d'un coup,
44:13hop,
44:13ils ont disparu.
44:14Maintenant,
44:15on n'a plus de statistiques.
44:16Maintenant,
44:16l'avantage,
44:17c'est que quand il n'y a
44:18pas de données,
44:18il n'y a pas de mauvaises données.
44:19Ça peut être aussi
44:20un point positif.
44:21Mais la Fed dit
44:22qu'elle a quand même
44:23des données par ailleurs.
44:24C'est ce que nous a dit
44:24Jérôme Powell avant-hier.
44:26Maintenant,
44:27globalement,
44:27il est plutôt dans une approche
44:28un peu plus consensuelle
44:29qu'il n'a été.
44:30Il y a ce mandat sur l'emploi.
44:32Il voit bien que l'emploi
44:33s'affaisse.
44:34Je pense que les deux baisses
44:35de taux qui sont attendues
44:36jusqu'à la fin de l'année,
44:37elles seront délivrées
44:37sans aucun problème
44:38et avec un discours
44:39qui va faire moins de vagues
44:41que ce qu'il a pu faire.
44:43Je pense que la vraie question
44:43va se poser plus tôt en 2026
44:45puisque là,
44:45on attend encore
44:46trois baisses de taux finalement
44:47et quand même,
44:48ce n'est pas certain
44:49que ça arrive
44:49puisque l'inflation reste
44:50sur des niveaux
44:51relativement élevés.
44:52Il faudra surveiller aussi
44:53les bras de fer
44:54entre Trump et la Fed.
44:56On a la Cour suprême
44:57qui va examiner
44:59le sujet à Lisa Cook.
45:00Vous savez que Donald Trump
45:01veut remplacer
45:02par quelqu'un de plus favorable
45:03à partir, je crois,
45:04du mois de janvier 2026.
45:06Donc là,
45:07on peut rentrer
45:07dans une période
45:08où peut-être
45:09les anticipations
45:10seront un peu
45:11plus compliquées,
45:12plus challenging,
45:13sauf affaissements supplémentaires
45:15de l'économie américaine
45:16à délivrer.
45:17Donc,
45:18sur la période
45:18de fin d'année,
45:19je pense qu'on peut être
45:19assez serein
45:20sur le fait
45:21que la Fed délivre
45:22ce qui est attendu
45:22mais il faudra en reparler
45:23les prochaines.
45:24Avec,
45:25vous l'avez souligné,
45:26un contexte qui invite
45:26à la prudence,
45:27notamment quand vous regardez
45:28le Nasdaq
45:29qui prend plus de 15%
45:30depuis le début de l'année
45:31et certaines mégatech
45:32qui ont pris 50%
45:33en ligne droite
45:34depuis le mois d'avril.
45:36En termes d'allocations,
45:37comment ça se passe aujourd'hui
45:38Pascal Chevy
45:39chez Lombard-Rodier ?
45:40Alors,
45:41pour parler un tout petit peu
45:43des actions,
45:44pour vous donner
45:45une référence
45:46sur un profil équilibré
45:47qui parle à peu près
45:47à tout le monde,
45:48on a investi
45:49à hauteur de 46%,
45:50donc pour nous,
45:51c'est globalement
45:52qu'on est positif.
45:53Après,
45:54sur les Etats-Unis,
45:55typiquement,
45:55on est sous-pondérés
45:56maintenant depuis
45:57quelques temps
45:57parce que justement,
45:59il y a un contexte
46:00de valorisation,
46:00parce qu'il y a un contexte
46:01de guerre commerciale,
46:03parce qu'il y a un contexte
46:03de ralentissement.
46:04Sur l'Europe,
46:05on est neutre,
46:06donc ce n'est pas là-dessus
46:06tellement qu'on va compenser.
46:08En revanche,
46:09tout ce contexte-là
46:09et notamment le dollar
46:11plus faible
46:11nous a donné des opportunités
46:13d'aller surpondérer
46:14des zones comme
46:15notamment les pays émergents
46:16qui étaient très en retard
46:17dans les allocations.
46:19Donc,
46:19c'est un contexte
46:20dans lequel on essaye
46:21de réallouer au mieux
46:22pour profiter des opportunités
46:24qui,
46:24pour le moment,
46:25nous a plutôt bien réussi.
46:26Les pays qu'on aime bien aussi,
46:28on aime bien le Japon
46:28pour un pays
46:31qui est en train de sortir
46:32d'une période
46:34extrêmement longue
46:34en fait de déflation
46:36aujourd'hui
46:36qui est en train
46:37d'avoir une politique
46:38plutôt d'expansion budgétaire.
46:39Donc ça,
46:39c'est intéressant.
46:40Et puis la Suisse,
46:41écoutez,
46:42en tant que banque suisse,
46:43mais surtout
46:43parce qu'il y a des valeurs
46:44qui nous intéressent là-bas,
46:45notamment le secteur pharma.
46:47C'est aussi un pays
46:48sur lequel on se surpondère
46:49plus tôt.
46:50Donc voilà,
46:50ce que je dirais,
46:51c'est globalement,
46:51on est positif
46:52avec quand même
46:54une allocation
46:55qu'on répartit
46:56entre les zones géographiques
46:57et les secteurs
46:57pour en intensifier certains.
46:5946% action,
47:00le reste c'est quoi ?
47:01C'est de l'obligation ?
47:02Sur les obligations,
47:02on va être à 38.
47:03On est globalement neutre.
47:05En un mot,
47:06on aime là encore
47:06la dette émergente
47:07parce que le rendement
47:08est vraiment intéressant
47:09par rapport à sa moyenne historique
47:11et le dollar faible
47:12aussi favorise tout ça.
47:14Attention,
47:14dette émergente,
47:15libérez-les
47:16en devise forte
47:17et on souspondère
47:18les souverains.
47:19Et ensuite,
47:20sur le reste de l'allocation,
47:21on a une poche
47:22de 10%
47:22en fonds alternatifs
47:24qui est une très bonne
47:24diversification à avoir
47:26dans des marchés
47:27assez volatiles.
47:28Donc typiquement,
47:28c'est quoi du fonds alternatifs ?
47:29Des hedge funds en fait,
47:30donc ils vont jouer
47:31des event-driven,
47:33etc.
47:33Et qui vont jouer
47:34une décorrélation
47:34par rapport aux classes
47:35d'actifs traditionnelles.
47:37L'or est toujours présent
47:39dans nos portefeuilles
47:39depuis un bon moment.
47:40On a 4% encore aujourd'hui.
47:42Je ne vous cache pas
47:43qu'on écrète de temps en temps
47:44pour récupérer
47:45notre plus-value
47:45et on est toujours
47:46très positif sur l'or
47:48qu'on voit à 4 600 dollars
47:49l'once à 12 mois.
47:50Donc voilà,
47:51ça reste une classe d'actifs
47:52assez incontournable pour nous
47:54avec encore des banques centrales
47:55qui sont des acheteuses
47:56massives du métal jaune.
47:58Et le reste ensuite,
48:00c'est complété
48:00par une petite poche
48:01qui nous reste en cash
48:02et qu'on redéploie
48:03en fonction des opportunités.
48:05En fonction des opportunités.
48:06Les opportunités,
48:07elles sont où aujourd'hui,
48:08Olivier Droyer ?
48:09Moi, je vais plus me concentrer
48:10peut-être sur la partie action.
48:12Les opportunités,
48:13vous avez cité un peu la santé,
48:14je pense que c'est quand même
48:15une vraie opportunité
48:15puisque c'était un secteur
48:16qui était tombé à 9%
48:19il y a 10 jours dans le S&P.
48:21C'est-à-dire que 98% du temps,
48:23le poids est plus important
48:24dans le S&P.
48:24Pourtant,
48:25quand on regarde
48:25le deuxième trimestre,
48:26c'était le deuxième secteur
48:27en termes de proportion
48:28de résultats au-dessus des attentes
48:30et de révision en hausse.
48:31Donc,
48:31il y avait quand même
48:32un peu une déconnexion
48:33qui était liée aux craintes
48:35sur les réformes
48:35de Donald Trump.
48:36Et il y a eu un rebond
48:37quand même déjà significatif
48:38effectivement,
48:39il y a 8 jours
48:40parce qu'il y a eu
48:41ce premier accord
48:41entre Donald Trump
48:42et Pfizer.
48:43Et en fait,
48:44les baisses de prix
48:44des médicaments
48:45restent cantonnées
48:46à un canal de distribution
48:47aux États-Unis
48:48pour les nécessiteux
48:49et pour les gens
48:50qui ont des maladies sévères
48:52et qui n'ont pas
48:53une assurance privée.
48:54Et c'est le Medicaid
48:55et ça,
48:55c'est seulement 6%
48:56du chiffre d'affaires
48:57finalement des pharmas
48:58et ce n'est pas très rentable
48:59parce qu'il y a déjà
49:00des prix qui sont assez bas.
49:01Donc,
49:01il y a eu beaucoup
49:01d'effets d'annonce
49:02comme toujours avec Trump
49:03mais effectivement,
49:04derrière,
49:05peu d'impact
49:05sur les résultats
49:06des entreprises.
49:07On voit encore ce matin
49:08un résultat dont on n'a pas parlé,
49:09c'est Sartorius Tedim
49:10qui a une montre
49:1112%
49:12ce matin
49:14avec un peu un retour
49:15à la normale
49:16sur cette belle société
49:17de croissance.
49:17Donc,
49:18on voit quand même
49:18que le secteur de la santé
49:19il est capable de délivrer
49:20et qu'aujourd'hui
49:21les craintes politiques
49:22sont en train
49:22d'un peu de s'évanouir.
49:24Pour le reste,
49:25évidemment,
49:25les marchés ont été
49:26largement tirés par la tech.
49:27Ça reste la tech américaine
49:29qui dirige tout.
49:29Donc,
49:30tant qu'on est confiant sur ça,
49:32les marchés continueront
49:33à bien se comporter.
49:34D'ici la fin de l'année,
49:35on n'a pas trop de raison
49:36d'en douter
49:37quand on garde
49:38les attentes de bénéfices
49:39par rapport aux investissements
49:40qui ont été annoncés.
49:41Simplement,
49:42si on garde un peu
49:42la même rentabilité
49:44des investissements,
49:45on devrait encore
49:46être capable
49:46de battre les attentes.
49:47La question de bulles
49:48ou pas bulles
49:49elle est quand même pertinente
49:49et peut-être
49:50elle peut se reposer
49:51dans un horizon 2026
49:53puisqu'effectivement
49:54on a des valorisations
49:55qui sont quand même
49:55proches des déos historiques.
49:56Donc,
49:57il faut toujours avoir
49:57de la tech
49:58mais tant que la musique joue.
49:59La santé est une opportunité.
50:01Un secteur comme la construction
50:03je dirais aujourd'hui,
50:04c'est pas bon
50:05mais c'est peut-être
50:06trop cher pour être ignoré.
50:07C'est-à-dire que finalement
50:08on a quand même
50:09un secteur sur lequel
50:09on est quand même
50:10sur un point bas en Europe
50:11et quand on garde
50:12les Etats-Unis,
50:13les derniers chiffres
50:14sont pas bons
50:14mais les mortgages ont quand même
50:16perdu 80 points de base
50:17sur l'été
50:17et donc peut-être que finalement
50:18si on continue
50:19avec un peu de baisse de taux
50:20de la fête
50:21on peut gagner encore
50:2120 ou 30 points de base
50:22sur les mortgages
50:23on peut retrouver quand même
50:24une dynamique plus intéressante
50:26peut-être
50:26à partir de l'automne prochain.
50:28Les pétrolières peut-être ?
50:29Hier Total a revu à la hausse
50:30ses objectifs
50:31de marge de raffinage.
50:33Elles étaient meilleures
50:33qu'attendues au troisième trimestre.
50:35Ça peut être un moyen
50:35de jouer le rebond du pétrole.
50:37Oui,
50:37mais enfin on a quand même
50:38un baril à 62 dollars
50:39donc c'est quand même pas non plus
50:40des niveaux extraordinaires.
50:42Il va peut-être falloir envisager
50:43aussi quelques coupes
50:43d'investissement
50:44chez les majeurs pétrolières.
50:46La prime de risque géopolitique
50:47se réduit
50:48le tout dans un contexte
50:49de production extrêmement forte
50:51avec le PEP
50:51qui a quand même plusieurs fois
50:52révisé en hausse
50:53ses objectifs
50:53donc pas sûr.
50:55Pas sûr.
50:56Du côté de Lombard-Rodier
50:57groupe,
50:58Pascal Séville
50:59alors là c'est vrai
50:59que vous avez parlé
51:00des valeurs de la santé
51:00en Suisse
51:01il y a de quoi faire
51:02en plus là on va tomber
51:03dans la période
51:06des résultats d'entreprise
51:06donc ça sera une période
51:07très forte
51:08par rapport à cela.
51:09Absolument
51:10et il y a un autre secteur
51:11aussi qu'on aime bien
51:12vous avez parlé des pétrolières
51:13dans ce qu'on appelle
51:15le service aux collectivités
51:16mais plus spécifiquement
51:17je peux vous citer
51:18deux valeurs
51:19pour illustrer ce propos
51:20on aime bien
51:21Iberdrola par exemple
51:22donc dans les énergies
51:24en fait
51:24Iberdrola
51:25joue l'électrification
51:27qui est aujourd'hui
51:28assez massive
51:29la demande en électrification
51:30dans le monde
51:31elle est vraiment massive
51:31il y a beaucoup de besoins
51:33à ce niveau là
51:33donc c'est une entreprise
51:34qui est très bien positionnée
51:35pour jouer ça
51:36et puis il y a un autre fait
51:37qui n'est pas spécialement nouveau
51:39mais qui est complètement
51:40au cœur de l'actualité
51:41c'est en fait
51:41tout le financement énergétique
51:43qui est lié
51:43au serveur
51:44autour de l'intelligence artificielle
51:46donc il y a des entreprises
51:47comme Nexterra
51:48en fait
51:48qui fournissent
51:49de l'énergie
51:50à ces entreprises
51:51et pour vous donner
51:52un ordre d'idée
51:52sur les récents deals
51:54qu'il y a eu
51:54dans le domaine de l'IA
51:55notamment avec OpenAI
51:56c'est des deals
51:58qui vont générer
51:58des besoins
51:59de 10 gigawatts
52:00en fait
52:01on ne se rend pas compte
52:01mais c'est colossal
52:02et des entreprises
52:03comme Nexterra
52:04qui vont aller faire
52:05la fourniture en énergie
52:07donc ça c'est des secteurs
52:08qui nous plaisent bien
52:09donc ça sort des pétrolières
52:10en effet
52:11mais ça nous paraît
52:12bien positionnés
52:13dans ce contexte-là
52:14L'intelligence artificielle
52:15il y en sera bien sûr
52:16question avec TSMC
52:18qui est attendu
52:18au tournant tout à l'heure
52:19à 15h30
52:20après la publication
52:21de ses résultats ce matin
52:22et un bénéfice en hausse
52:23de 40%
52:24au troisième trimestre
52:25merci beaucoup
52:26Pascal Sébille
52:26nous a raccompagné ce matin
52:27directrice commerciale France
52:28de groupe Lombard
52:30Audier
52:31et Olivier Droyer
52:32gérant action
52:32chez Montpensier
52:33Arbevel
52:34je vous rappelle la tendance
52:35à la Bourse de Paris
52:36le CAC 40 souffle un petit peu
52:37même s'il essaye
52:38de se reprendre
52:40avec une hausse
52:40de 0,15%
52:41après avoir ouvert
52:42en très légère baisse
52:438089 points
52:45avec Pernod Ricard
52:46Essilor
52:46et Stellantis
52:47qui signent
52:48les trois plus fortes hausses
52:49ce matin
52:49dans un instant
52:50il sera 10h
52:51et comme chaque jour
52:51vous retrouvez
52:53Raphaël Legendre
52:54pour les experts
52:54bonjour Raphaël
52:55oui bonjour Etienne
52:56avec aujourd'hui au menu
52:57le budget encore et toujours
52:58en ce moment même
52:59on a les discussions
53:00autour de la motion de censure
53:01du RN
53:03et de la France insoumise
53:05à ce que Sébastien Lecornu
53:06la passera très certainement
53:07mais ensuite
53:08ce sera
53:08la foire à la saucisse
53:09comme aime le dire Emmanuel Macron
53:11un déluge d'impôts
53:12prévu dans la discussion budgétaire
53:14on parlera aussi
53:15de la vente de SFR
53:17quels enjeux
53:17derrière l'opération
53:19et puis
53:20cet investissement
53:22de Stellantis
53:2313 milliards
53:23historiques
53:24aux Etats-Unis
53:25pendant que
53:27Washington
53:27met lui
53:28la pression
53:28sur le Japon
53:30et l'Inde
53:30pour ne plus acheter
53:32de pétrole russe
53:33voilà le programme
53:34les experts
53:3410h-11h
53:35et puis ensuite
53:35vous retrouvez
53:36Antoine Harigaudry
53:37pour Tout pour investir
53:37très bonne journée
53:38Good Morning Market
53:41sur BFM Business
53:43Sous-titrage Société Radio-Canada
53:45Sous-titrage Société Radio-Canada