00:00C'est tant mieux, j'irai même jusqu'à dire, mais je ne suis pas certain que ça me plaise
00:04à tout le monde,
00:05que j'aurais aimé qu'il parle plus tôt dans cette famille.
00:10J'aurais aimé, parce qu'on parle de l'aide sociale en force, on en parlera tout à l'heure,
00:14que fait ce garçon si depuis des semaines il est harcelé ?
00:19On ne découvre pas ça sur une vidéo au moment où son petit garçon est mort.
00:23Excusez-moi, mais je voudrais quand même à un moment donné que ça, ça émerge aussi d'une partie de
00:28l'affaire.
00:28Une fois que j'ai dit ça, une fois que j'ai dit...
00:29Le temps, vraiment, il faut quand même reposer les faits.
00:31Oui, c'est important, je pose la question.
00:32Le temps est extrêmement court dans tout ce qui se passe.
00:34Non, non, mais je parle d'avant, je parle d'avant.
00:36Sur la famille, je pense que c'est un peu déplacé.
00:39Je parle d'avant, c'est-à-dire quand on a un petit garçon...
00:41C'est une famille qui est très combative.
00:42Oui, oui, oui, non, mais je voudrais quand même, si vous voulez, que...
00:46Et je viendrais après à ma partie la plus importante, mais ça c'est un sujet qui est pour moi
00:50très important.
00:51En tout cas, ce qui est clair...
00:52Effectivement, nous avons des responsabilités, mais chacun d'entre nous, quand on a une vraie famille, a aussi la responsabilité
00:57première de protéger nos enfants.
00:59C'est un point, c'est un point.
01:00Ce qui est clair, ce qui est très clair dans cette affaire, c'est que ce qui était présenté à
01:03cette famille comme un remède aux difficultés qu'il leur rencontrait, la ZEU...
01:07C'est une faillite, c'est une faillite, et c'est avéré être le mal qui a causé la perte
01:14de l'eau.
01:15Une fois que j'ai dit ça, je pense qu'on est face à un moment de rupture qui se
01:20multiplie.
01:20C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on va basculer dans un système qui doit, vous l'avez dit, éviter
01:25qu'une fois qu'on a dit ça, on aille se faire, si vous voulez, la police et la justice
01:29soi-même.
01:29Parce que, si vous voulez, quelqu'un qui, même comme moi, peut réfléchir de temps en temps, a l'occasion
01:35de le faire, a une liberté pour pouvoir le faire, à la fois économique, sociale, ce que vous voulez.
01:40Si ce genre de choses... J'ai un garçon qui a 18 ans qui s'appelle Louis. 18 ans.
01:44Je ne lui souhaite pas, et il va, il est Paris, de nuit, de jour, il se promène, il vit
01:49dans cette ville comme de manière libre aussi.
01:51Je ne lui souhaite pas de croiser, et vous avez raison de le dire, ça peut arriver à tout moment.
01:55Ce n'est pas parce qu'on s'est installé pendant six mois, un an dans une relation de ce
01:58type.
01:58Parfois, on ne le sait même pas. C'est pour ça que je précise que les parents, parfois, ne savent
02:01pas que les enfants eux-mêmes sont pris dans cette tenaille, si vous voulez.
02:05On ne peut pas le savoir, c'est terrifiant. Donc, il faut être très vigilant.
02:08Et derrière, je le dis, croisez une meute de ce type. Vous pouvez le faire tous les jours. Il faut
02:12que ça s'arrête.
02:12Et moi, si ça m'arrivait, je ne sais pas quelle réaction je aurais.
02:16Est-ce que je serai aussi sage que cette famille-là ? Est-ce que je serai dans la situation
02:21où on voit, dans d'autres pays, les choses immédiatement se régler, collectivement ?
02:25On va dans des zones et on va faire la police soi-même et la justice soi-même.
02:29Je me pose la question. Il faut absolument...
02:30La confiance dans les institutions et la justice.
02:32C'est un point essentiel.
02:34Vous parliez de pacte social, c'est un pacte républicain.
02:37Aujourd'hui, là, on fait face à une réalité.
02:39La réalité, c'est qu'un garçon a été tué et surtout filmé par ses agresseurs et ses assassins.
02:45Et qu'ensuite, ils ont diffusé les images.
02:46On a basculé dans un autre monde.