00:00Terrible, je dirais, actualité dramatique, mais qui malheureusement se répète.
00:04Et en fait, le coup de colère que nous, on pousse, c'est aussi pour ça d'ailleurs qu'on
00:08va manifester le 30 juin
00:10par rapport aux moyens qui sont donnés à la police et à la justice.
00:14C'est que nous, ça fait des années qu'on alerte sur la problématique, notamment des mineurs,
00:19de plus en plus violents, de plus en plus jeunes, parce que nous sommes un peu le baromètre de la
00:23société.
00:23Et en fait, j'ai dit hier ou avant-hier sur l'antenne d'Europe 1 que c'était la
00:28bombe à retardement
00:29qui est en train de nous exploser à la figure et on n'est plus dans le tic-tac.
00:32Vous voyez ce que je veux dire ?
00:34Et puis de l'autre côté, vous avez la justice, c'est un peu comme le hamster qui tourne dans
00:37sa roue,
00:37qui a l'impression de faire des kilomètres et qui en fait fait du surplace en disant que tout va
00:40bien,
00:40on n'a jamais été aussi ferme.
00:41Mais non, ce n'est pas ça.
00:42La réalité des chiffres, elle est assez terrible.
00:45Toutes les statistiques du ministère de l'Intérieur sur les violences, notamment avec les mineurs auteurs.
00:50Et puis n'oublions pas aussi les mineurs victimes dans le cadre des violences sexuelles
00:53qui ont explosé en 9 ans de temps.
00:55Et puis de l'autre côté, la réponse pénale, ou par exemple pour les mineurs,
01:00c'est 116 000 condamnations et c'est 2 600 pour la prison ferme
01:03et pratiquement 8 000 pour du sursis total.
01:06Donc c'est ça en fait la réalité de la réponse de la société.
01:10Après, il ne faut pas s'étonner que chaque mois, on ait des alertes dramatiques,
01:15des constats dramatiques avec des assassinats, parce que là, la qualification, elle va être refaite,
01:21mais c'est un assassinat et on tend des guet-apens.
01:24Et pire, c'est la mise en scène maintenant que l'on voit à tous les étages.
01:27On la voit à la finale de la Ligue des champions, par exemple,
01:31où on met en scène, on met en musique quand on tire au mortier d'artifice sur les policiers.
01:35C'est la mise en scène avec le jeune Louis sur le fait d'abord de filmer le lynchage
01:41et puis après de filmer quand ils reviennent sur place pour filmer alors qu'il est en train de baigner
01:45dans une mare de sang.
01:46C'est, enfin je veux dire, dans l'auto-censure, la désinhibition à la violence,
01:50le caractère, je dirais, presque addictif à l'ultra-violence, il est terrible.
01:56Et moi, j'aimerais aussi que maintenant, peut-être on sanctionne de manière plus ferme,
02:00aussi ceux qui s'amusent à diffuser des images de crimes et des délits.
02:03Parce que ça, c'est prévu d'ailleurs dans le Code pénal.
02:05Et là aussi, il faudrait que ce soit quasiment une circonstance aggravante.
02:08C'est de dire que, attention, maintenant, là, lorsque vous vous amusez à diffuser,
02:13parce que pour eux, c'est de l'amusement. Et c'est ça qui est terrible.
02:16Vous vous rendez compte un peu des éléments de langage qu'on utilise de l'amusement
02:19alors qu'on parle d'un assassinat.
02:21Vous parlez des auteurs, là, parce que sur les réseaux sociaux, parfois...