Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 jours
Ce lundi 24 août, retrouvez le replay de la tribune politique sur BFM Business

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Good Morning Business sur BFM Business
00:03Voilà, et la tribune politique tous les lundis et mercredis, c'est avec vous Anne-Sora Dubois
00:08et ce matin nous comptons un nouveau candidat dans la course à 2027.
00:12Oui absolument, la fin d'un faux suspens, c'est effectivement l'arrivée de Raphaël Glucksmann
00:18dans le jeu des candidats à la présidentielle après les écolos, les communistes, les socialistes,
00:21probablement François Hollande et surtout Jean-Luc Mélenchon
00:23et comme souvent la gauche aborde donc ce tournant présidentiel des Unis.
00:28Alors il a quand même tendu des mains hier soir Raphaël Glucksmann
00:31aux communistes justement sur la réindustrialisation, aux écologistes qui ont eu raison avant tout le monde
00:35après l'été de canicule et d'incendie qu'on a connu.
00:37A François Hollande, je lui tends la main comme à tous les autres, on a connu nettement plus chaleureux
00:42et avec cet anaphore comme un mantra, tout le monde sera utile, réformé, refonder la gauche,
00:47refuser l'esprit de défaite mais bref on a compris, c'est pas gagné, il lui faudra du monde derrière
00:49lui.
00:50Vous allez me dire qu'il a assez peu parlé de Jean-Luc Mélenchon, c'est vrai.
00:53Et pour cause, si c'est frais avec François Hollande, c'est glacial avec le leader de la France Insoumise.
00:58S'il y en a la primaire de la gauche, Raphaël Glucksmann affirme qu'il n'y aura jamais de
01:03mains tendues à Mélenchon.
01:04Ça veut dire déjà qu'il n'a pas réussi à se mettre d'accord avec le parti socialiste
01:07pour que ce soit un accord avant la tenue de la primaire, ce non-accord avec Jean-Luc Mélenchon.
01:13Alors de son côté, le leader de la France Insoumise ne considère même pas Raphaël Glucksmann,
01:18il tenait meeting hier, il ne l'a pas mentionné ou quasi pas.
01:22Tant pis, contrairement à lui, Raphaël Glucksmann a décidé d'engager un face-à-face avec Jean-Luc Mélenchon.
01:27C'est pas facile quand l'autre ne vous regarde pas mais tant pis, il y va quand même.
01:30Alors il est allé hier soir à la provocation en le qualifiant de cette gauche qui se prosterne devant les
01:34dictateurs
01:35et qui prononce mal exprès, sous-entendu, les non-juifs dans les meetings.
01:39En clair, antisémite, ça cogne sans trembler.
01:41Nouveau mantra, il ne faut pas avoir peur de Jean-Luc Mélenchon.
01:44J'ai compté cinq itérations hier soir.
01:48Vraiment, la gauche que représente Raphaël Glucksmann n'a pas peur de Jean-Luc Mélenchon.
01:52Elle est terrifiée, vous voulez dire.
01:53Non seulement il est le premier dans les sondages à gauche,
01:56mais aujourd'hui, il est capable de se qualifier pour le second tour.
02:00C'est même le seul en capacité de se qualifier au second tour
02:04pour un face-à-face avec le Rassemblement National, en tout cas à gauche.
02:07Et vous voyez, c'est ça la difficulté de Raphaël Glucksmann et du reste de la gauche,
02:11socialistes, écologistes et communistes compris, quel que soit leur programme.
02:14Ceux ne sont pas des révolutionnaires.
02:16Et ça, ça compte aujourd'hui dans le paysage politique.
02:19L'écologie, taxer les grands héritages, faire payer le travail.
02:22Ça, c'est une gauche qu'on connaît déjà.
02:24Ça a été un avantage quand on parlait de gauche de gouvernement.
02:27Aujourd'hui, c'est presque un handicap parce que ce sont des mots qu'on entend trop souvent,
02:32sans changer les bases de notre économie, l'appartenance à l'Europe,
02:35en tenant compte du déficit.
02:36Bref, c'est une gauche raisonnable.
02:38Là où Jean-Luc Mélenchon, lui, il a choisi la radicalité.
02:41Ce n'est pas le cas de Jean-Luc Mélenchon.
02:43Eh bien non, la radicalité brute, extrême, sans phare, sans complexe.
02:46En économie, tenait rien que cette proposition qui a fait énormément débat ces derniers jours.
02:51Proposition quasi utopique.
02:52Mettre une partie de notre dette au frigo.
02:54Vous en parliez ce matin dans cette matinale.
02:56Allez, plus de taux d'intérêt, plus de dette française.
02:58En tout cas, on en basse d'une grande partie.
03:00Voilà, on annule le découvert, les agios.
03:01On remet les compteurs quasi à zéro.
03:03Tant pis pour les banques.
03:04Tant pis pour l'Europe.
03:05Jean-Luc Mélenchon, il sait que ça choque.
03:07Tant pis.
03:08Il y va quand même.
03:08Même sur les mots, il est plus radical.
03:10Il accuse les autres de mensonges, d'être haineux, stupides.
03:14Aujourd'hui, dans le paysage politique, personne ne se permet ça autant que lui.
03:17Et souvent, ça laisse ses adversaires parfaitement bouche bée.
03:20Et c'est la radicalité qui marche en ce moment ?
03:22Eh oui, et on le voit bien, pas seulement sur les programmes.
03:25C'est une température globale aussi à droite.
03:28Tous veulent se positionner par rapport à Marine Le Pen.
03:30Et à côté de ces deux bêtes fauves de la politique,
03:32Le Pen et Mélenchon, tous ceux qui sont un petit peu plus
03:35raisonnables, un peu plus pondérés, un peu plus tempérés,
03:37ils ont du mal, effectivement,
03:39à émerger, même médiatiquement.
03:41Vous voyez bien, on reprend les citations
03:43de Marine Le Pen, on reprend les citations de Jean-Luc Mélenchon.
03:45Et les autres, ils ont du mal à passer le mur du son.
03:47Alors, ça ne veut pas dire que le programme de Jean-Luc Mélenchon
03:49est applicable. Non, certainement pas.
03:52Il plongerait probablement le pays
03:53dans un cafarnum industriel,
03:55commercial et même diplomatique.
03:57Mais c'est ça que veut Jean-Luc Mélenchon.
03:59Un grand basculement, peut-être même un logo
04:00La France Insoumise sur la porte du studio de BFM Business.
04:03Allez, bon courage en attendant.
04:04Ce n'est pas forcément ce que les Français veulent pour l'instant,
04:06mais c'est ce qu'ils veulent entendre.
04:08Et c'est bien le problème de ces compétiteurs à gauche.
04:11Et c'est ce qui rend le pari de Raphaël Glucksmann
04:13très ambitieux.
04:13Alors, combien de candidats ? Quel programme pour la suite ?
04:15Alors, Ségolène Royal, Philippe Brun, Jérôme Gage,
04:18Karim Bouambran et donc Raphaël Glucksmann
04:19pour la primaire qui doit avoir lieu à l'automne.
04:22Hors primaire, Bernard Cazeneuve,
04:24sans doute François Hollande chez les écologistes Delphine Bateau,
04:27Marine Tondelier.
04:28Et chez chacun, cette question,
04:29faut-il ou non tendre la main
04:31à Jean-Luc Mélenchon ?
04:32Faut-il se rapprocher du favori à gauche ?
04:34Plonger ou non dans la radicalité ?
04:37L'utopie ou la défaite ?
04:39Merci Anne-Sora Dubois
04:41pour cette tribune politique.
04:44On vous retrouve mercredi.
04:45Donc lundi et mercredi,
04:46ce sont des rendez-vous qu'il ne faut pas rater.
04:48Demain, Soazie Kéméneur de la tribune.
04:50Dimanche sera à votre place.
04:52ainsi que jeudi.
Commentaires

Recommandations