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  • il y a 6 jours
Ce lundi 24 août, Bertrand Lamielle, directeur général de Portzamparc Gestion, s'est penché sur le secteur automobile européen toujours sous pression, la valorisation toujours attractive pour Richemont, ainsi que le bilan des publications de résultats de la période estivale, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00Bonjour Bertrand, on est ravis de vous retrouver pour cette première de la saison sur BFM Business, dans BFM Bourse.
00:07On peut d'abord peut-être démarrer par le secteur automobile, Antoine le disait, Stellantis, encore une séance compliquée.
00:11Peut-être pas de la faute de Stellantis lui-même, mais d'un autre acteur, un acteur allemand.
00:15On va voir ce titre Stellantis effectivement aujourd'hui, très compliqué, qui sur 6 mois perd 31% Stellantis, sur
00:23un an moins 45%.
00:24Et en fait, les mauvaises nouvelles aujourd'hui viennent de Volkswagen, l'acteur allemand Volkswagen.
00:27Dans une communication interne, son directeur général a indiqué que Volkswagen serait dans une situation, je cite, plus que critique.
00:35UBS renouvelle son conseil à vendre, par ailleurs sur Renault.
00:39Comment est-ce que vous regardez l'état de ce secteur ? Est Volkswagen dans un état plus que critique,
00:43d'après son directeur général ?
00:47Oui, non, malheureusement, les mois se succèdent et se ressemblent sur le secteur automobile.
00:53C'est compliqué pour tous les constructeurs, il n'y en a pas un véritablement qui arrive à être très
00:57bien.
00:57Vous citiez Volkswagen avec la publication BMW, je regardais les chiffres, on sera sur la troisième année de déclin consécutif
01:03de chiffres à l'affaire.
01:05Donc voilà, après le schéma, on le connaît, les raisons, il y a une concurrence chinoise en Chine, mais aussi
01:13en Europe qui est très forte.
01:15Il y a eu des investissements énormes sur l'électrification et des abandons de ces mêmes investissements.
01:19Ça, c'était les nouvelles qu'on avait plus tôt sur avril et sur mai. De manière générale, une faible
01:25croissance sur le secteur, une concurrence.
01:27Et puis, boursièrement parlant, là-dessus, viennent se rajouter le sujet des droits de douane potentiels aux États-Unis par
01:34Donald Trump,
01:34qui a d'ailleurs les augmenté de 50% pour tous ceux qui venaient du Canada.
01:37Donc en fait, ça fait quand même beaucoup pour un seul et même secteur.
01:41Donc non, dans les constructeurs, il y en a vraiment... Il y en a un seul qui se distingue.
01:45Mais voilà, Antoine parlait du luxe tout à l'heure. Voilà, c'est Ferrari.
01:48Donc Ferrari qui, effectivement, lui, est en train de se retourner.
01:53Tout le secteur s'était complètement retourné à partir de mai 2024.
01:55Ferrari était celle qui avait tenu le plus longtemps et qui, jusque février 2025, avait continué à faire de la
02:02croissance.
02:03Donc là, on retrouve à peu près ces niveaux de cours-là.
02:08Alors que tous les constructeurs sont en train de faire des niveaux plus bas.
02:11Ferrari revient sur à peu près ces niveaux de l'an dernier.
02:15Donc voilà, c'est la seule dans cet univers.
02:19Alors après, si on peut aller chercher du côté des équipementiers, nous, on aime bien un dossier comme Nokian Renkat.
02:24Donc c'est les Finlandais qui avaient le malheur d'avoir une usine en Russie.
02:28Donc forcément, qu'ils l'ont perdue, entre guillemets.
02:30Et donc là, qu'ils viennent d'en reconstruire une en roue marine qui commence à rentrer en production.
02:34Donc là, forcément, on retrouve du cash flow, on retrouve du chiffre à l'affaire, on retrouve de la marge.
02:39Et donc ça, c'est les notions qui soutiennent bien cet acteur-là.
02:43Donc le Nokian Renkat.
02:45Voilà, secteur automobile quand même en grande difficulté sur les marchés financiers.
02:49Il y a à noter qu'aux Etats-Unis, Tesla perd 2,5.
02:51On a un rappel massif de quasiment 3 millions de voitures Tesla en Chine pour des motifs de sécurité liés
02:56aux poignées de secours.
02:57En fait, les autorités chinoises pointent la conception des poignées mécaniques intérieures de secours dans les Tesla.
03:02Leur teinte identique à celle de l'habitacle perturberait leur identification rapide en cas d'urgence.
03:07Oui, il faut que les poignées à l'intérieur n'aient pas la même couleur que le reste de l
03:09'habitacle.
03:10Sinon, ça ne passe pas en Chine.
03:11Et donc, rappel de véhicule, ce n'est pas rien.
03:133 millions sur ce marché chinois qui constitue le deuxième marché mondial pour Tesla.
03:17Le titre perd 2,5 en ce moment à Wall Street.
03:19Les autres secteurs, vous l'avez cité rapidement, Antoine aussi, le secteur du luxe, lui, surperforme aujourd'hui avec, c
03:25'est vrai, Richemont.
03:25Des commentaires positifs en plus des analystes d'Odo BHF qui jugent la valo de Richemont toujours attractive malgré sa
03:31récente progression.
03:32Richemont, en ce moment, le titre gagne 1,5%.
03:35Plus 1,5, c'est quand même pas mal dans une séance de baisse, Bertrand.
03:41Oui, Richemont, donc, qui avait signé son grand retour.
03:43Enfin, pareil, dans les acteurs du luxe, pareil, c'est la Bérezina pour à peu près tous les grands noms,
03:48notamment les Français.
03:50C'est véritablement compliqué.
03:52Richemont avait signé son retour en grâce.
03:53C'était au tout début de l'été.
03:55Et donc, là, on a des niveaux de valorisation.
03:57Richemont se paye à peu près dans ces niveaux de valorisation.
04:01Donc, en fait, malgré le parcours qu'elle a eu, on n'est pas sur des valeurs qui deviennent chères.
04:05Mais surtout, ce qui est intéressant, c'est que les analystes, en fait, au fur et à mesure, ont profité
04:09de l'été pour republier et donc apporter du momentum positif sur ce dossier-là.
04:14Quelle valeur, cet été, vous avez le plus agréablement surpris quand on regarde les très nombreuses publications ?
04:19Alors, il y en aura cette semaine aussi.
04:20On aura FH, Pernod Ricard aussi, puis Nvidia aux Etats-Unis.
04:23Mais dans ces publications qui ont émaillé l'été, que nos auditeurs n'ont peut-être pas toutes suivies, laquelle
04:27vous avez le plus ?
04:27Allez, éblouis, Bertrand.
04:31Il y en a deux que j'ai bien aimées.
04:33C'est Publicis et SAP.
04:34Alors, c'est des configurations assez similaires, boursièrement parlant.
04:37C'est-à-dire, c'est les dossiers qui ont arrêté leur tendance baissière et qui sont en train de
04:40repartir dans une tendance de hausse.
04:42Donc, Publicis, il y a eu des acquisitions qui ont continué à rendre encore plus pertinent leur modèle.
04:46On est de moins en moins une boîte de...
04:48Enfin, c'est toujours de la pub, mais c'est quand même avec un segment très techno,
04:52donc qui lui permet de faire la différence et qui lui permet d'ajouter des points de croissance supplémentaires versus
04:56tous ses concurrents.
04:59Donc là, voilà, au fur et à mesure, je pense que Publicis et SAP, qui étaient un peu les victimes
05:03de l'intelligence artificielle,
05:04tout le monde se disait qu'on allait pouvoir se passer de ces acteurs-là.
05:08Eh bien, en fait, non, ça, ça revient.
05:10Et donc, SAP, là, on a retrouvé de la visibilité, une croissance plus forte qu'attendue, en tous les cas
05:15bien supérieure aux attentes.
05:16Et donc, globalement, ça leur a permis de repartir.
05:18C'est les dossiers, en termes de valorisation, qui se payent dans leur prix moyen historique.
05:23Donc, voilà, on n'a pas d'excès ni à la hausse là-dessus.
05:26Par contre, on voit que sur le momentum, là aussi, les analystes continuent à remettre des perspectives plus hautes sur
05:32le chiffre d'affaires,
05:33sur la marge et, évidemment, sur les bénéfices par action.
05:36Donc, ces deux dossiers-là, c'est des configurations assez similaires.
05:40Publicis, c'est un peu plus « mur », entre guillemets, que SAP, qui est parti un petit peu derrière.
05:44Mais voilà, ça, c'est deux dossiers qui nous plaisent bien.
05:47Merci. Bertrand Lamiel avec nous depuis Ports-en-Paris.
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