00:00Bonjour Bertrand, on est ravis de vous retrouver pour cette première de la saison sur BFM Business, dans BFM Bourse.
00:07On peut d'abord peut-être démarrer par le secteur automobile, Antoine le disait, Stellantis, encore une séance compliquée.
00:11Peut-être pas de la faute de Stellantis lui-même, mais d'un autre acteur, un acteur allemand.
00:15On va voir ce titre Stellantis effectivement aujourd'hui, très compliqué, qui sur 6 mois perd 31% Stellantis, sur
00:23un an moins 45%.
00:24Et en fait, les mauvaises nouvelles aujourd'hui viennent de Volkswagen, l'acteur allemand Volkswagen.
00:27Dans une communication interne, son directeur général a indiqué que Volkswagen serait dans une situation, je cite, plus que critique.
00:35UBS renouvelle son conseil à vendre, par ailleurs sur Renault.
00:39Comment est-ce que vous regardez l'état de ce secteur ? Est Volkswagen dans un état plus que critique,
00:43d'après son directeur général ?
00:47Oui, non, malheureusement, les mois se succèdent et se ressemblent sur le secteur automobile.
00:53C'est compliqué pour tous les constructeurs, il n'y en a pas un véritablement qui arrive à être très
00:57bien.
00:57Vous citiez Volkswagen avec la publication BMW, je regardais les chiffres, on sera sur la troisième année de déclin consécutif
01:03de chiffres à l'affaire.
01:05Donc voilà, après le schéma, on le connaît, les raisons, il y a une concurrence chinoise en Chine, mais aussi
01:13en Europe qui est très forte.
01:15Il y a eu des investissements énormes sur l'électrification et des abandons de ces mêmes investissements.
01:19Ça, c'était les nouvelles qu'on avait plus tôt sur avril et sur mai. De manière générale, une faible
01:25croissance sur le secteur, une concurrence.
01:27Et puis, boursièrement parlant, là-dessus, viennent se rajouter le sujet des droits de douane potentiels aux États-Unis par
01:34Donald Trump,
01:34qui a d'ailleurs les augmenté de 50% pour tous ceux qui venaient du Canada.
01:37Donc en fait, ça fait quand même beaucoup pour un seul et même secteur.
01:41Donc non, dans les constructeurs, il y en a vraiment... Il y en a un seul qui se distingue.
01:45Mais voilà, Antoine parlait du luxe tout à l'heure. Voilà, c'est Ferrari.
01:48Donc Ferrari qui, effectivement, lui, est en train de se retourner.
01:53Tout le secteur s'était complètement retourné à partir de mai 2024.
01:55Ferrari était celle qui avait tenu le plus longtemps et qui, jusque février 2025, avait continué à faire de la
02:02croissance.
02:03Donc là, on retrouve à peu près ces niveaux de cours-là.
02:08Alors que tous les constructeurs sont en train de faire des niveaux plus bas.
02:11Ferrari revient sur à peu près ces niveaux de l'an dernier.
02:15Donc voilà, c'est la seule dans cet univers.
02:19Alors après, si on peut aller chercher du côté des équipementiers, nous, on aime bien un dossier comme Nokian Renkat.
02:24Donc c'est les Finlandais qui avaient le malheur d'avoir une usine en Russie.
02:28Donc forcément, qu'ils l'ont perdue, entre guillemets.
02:30Et donc là, qu'ils viennent d'en reconstruire une en roue marine qui commence à rentrer en production.
02:34Donc là, forcément, on retrouve du cash flow, on retrouve du chiffre à l'affaire, on retrouve de la marge.
02:39Et donc ça, c'est les notions qui soutiennent bien cet acteur-là.
02:43Donc le Nokian Renkat.
02:45Voilà, secteur automobile quand même en grande difficulté sur les marchés financiers.
02:49Il y a à noter qu'aux Etats-Unis, Tesla perd 2,5.
02:51On a un rappel massif de quasiment 3 millions de voitures Tesla en Chine pour des motifs de sécurité liés
02:56aux poignées de secours.
02:57En fait, les autorités chinoises pointent la conception des poignées mécaniques intérieures de secours dans les Tesla.
03:02Leur teinte identique à celle de l'habitacle perturberait leur identification rapide en cas d'urgence.
03:07Oui, il faut que les poignées à l'intérieur n'aient pas la même couleur que le reste de l
03:09'habitacle.
03:10Sinon, ça ne passe pas en Chine.
03:11Et donc, rappel de véhicule, ce n'est pas rien.
03:133 millions sur ce marché chinois qui constitue le deuxième marché mondial pour Tesla.
03:17Le titre perd 2,5 en ce moment à Wall Street.
03:19Les autres secteurs, vous l'avez cité rapidement, Antoine aussi, le secteur du luxe, lui, surperforme aujourd'hui avec, c
03:25'est vrai, Richemont.
03:25Des commentaires positifs en plus des analystes d'Odo BHF qui jugent la valo de Richemont toujours attractive malgré sa
03:31récente progression.
03:32Richemont, en ce moment, le titre gagne 1,5%.
03:35Plus 1,5, c'est quand même pas mal dans une séance de baisse, Bertrand.
03:41Oui, Richemont, donc, qui avait signé son grand retour.
03:43Enfin, pareil, dans les acteurs du luxe, pareil, c'est la Bérezina pour à peu près tous les grands noms,
03:48notamment les Français.
03:50C'est véritablement compliqué.
03:52Richemont avait signé son retour en grâce.
03:53C'était au tout début de l'été.
03:55Et donc, là, on a des niveaux de valorisation.
03:57Richemont se paye à peu près dans ces niveaux de valorisation.
04:01Donc, en fait, malgré le parcours qu'elle a eu, on n'est pas sur des valeurs qui deviennent chères.
04:05Mais surtout, ce qui est intéressant, c'est que les analystes, en fait, au fur et à mesure, ont profité
04:09de l'été pour republier et donc apporter du momentum positif sur ce dossier-là.
04:14Quelle valeur, cet été, vous avez le plus agréablement surpris quand on regarde les très nombreuses publications ?
04:19Alors, il y en aura cette semaine aussi.
04:20On aura FH, Pernod Ricard aussi, puis Nvidia aux Etats-Unis.
04:23Mais dans ces publications qui ont émaillé l'été, que nos auditeurs n'ont peut-être pas toutes suivies, laquelle
04:27vous avez le plus ?
04:27Allez, éblouis, Bertrand.
04:31Il y en a deux que j'ai bien aimées.
04:33C'est Publicis et SAP.
04:34Alors, c'est des configurations assez similaires, boursièrement parlant.
04:37C'est-à-dire, c'est les dossiers qui ont arrêté leur tendance baissière et qui sont en train de
04:40repartir dans une tendance de hausse.
04:42Donc, Publicis, il y a eu des acquisitions qui ont continué à rendre encore plus pertinent leur modèle.
04:46On est de moins en moins une boîte de...
04:48Enfin, c'est toujours de la pub, mais c'est quand même avec un segment très techno,
04:52donc qui lui permet de faire la différence et qui lui permet d'ajouter des points de croissance supplémentaires versus
04:56tous ses concurrents.
04:59Donc là, voilà, au fur et à mesure, je pense que Publicis et SAP, qui étaient un peu les victimes
05:03de l'intelligence artificielle,
05:04tout le monde se disait qu'on allait pouvoir se passer de ces acteurs-là.
05:08Eh bien, en fait, non, ça, ça revient.
05:10Et donc, SAP, là, on a retrouvé de la visibilité, une croissance plus forte qu'attendue, en tous les cas
05:15bien supérieure aux attentes.
05:16Et donc, globalement, ça leur a permis de repartir.
05:18C'est les dossiers, en termes de valorisation, qui se payent dans leur prix moyen historique.
05:23Donc, voilà, on n'a pas d'excès ni à la hausse là-dessus.
05:26Par contre, on voit que sur le momentum, là aussi, les analystes continuent à remettre des perspectives plus hautes sur
05:32le chiffre d'affaires,
05:33sur la marge et, évidemment, sur les bénéfices par action.
05:36Donc, ces deux dossiers-là, c'est des configurations assez similaires.
05:40Publicis, c'est un peu plus « mur », entre guillemets, que SAP, qui est parti un petit peu derrière.
05:44Mais voilà, ça, c'est deux dossiers qui nous plaisent bien.
05:47Merci. Bertrand Lamiel avec nous depuis Ports-en-Paris.
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