- il y a 2 mois
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accomagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Bonsoir à tous, je suis ravie de vous retrouver pour cette nouvelle saison sur BFM TV.
00:05On va passer toutes nos soirées du week-end ensemble de 21h évidemment jusqu'à minuit.
00:10A la une ce soir de BFM, grand soir, cette question, doit-on craindre un nouveau drame au Népal ?
00:16Une nouvelle catastrophe alors que ce soir la rupture d'une vaste retenue d'eau formée par la mer debout
00:22qui a totalement recouvert cette région de l'Himalaya est désormais redoutée, vous l'avez compris, au fil des heures.
00:28Le bilan des victimes ne cesse de s'alourdir, on est désormais à 600 personnes décédées et au moins 2500
00:37portées disparues.
00:39C'est le dernier chiffre, les derniers chiffres qui nous parviennent.
00:42La dernière information aussi évidemment ce soir, c'est que le Quai d'Orsay a décidé de donner des informations
00:49sur les ressortissants français.
00:51Nous serons dans un instant avec la ministre déléguée chargée de la francophonie et des Français de l'étranger.
00:57Et Léonore Carrois qui est là, en coulisses, elle peut venir s'installer.
01:01Madame la ministre, venez, venez vous installer autour de cette table.
01:06Bonsoir et bienvenue évidemment sur le plateau de BFM Grand Soir.
01:10Il va falloir que j'intègre ce nouveau nom, Thierry Arnault, BFM TV Grand Soir.
01:13Thierry Arnault qui était là.
01:14On vous a changé toutes nos habitudes.
01:15Oui, vous étiez à 20h devant l'entrée du studio alors que c'est bien 21h.
01:19Thierry Arnault, bonsoir.
01:20Nous sommes à Gaël Musquet, Boris Véliashev qui est architecte en expert en risque majeur.
01:27David Ducoin, bonsoir.
01:28Il est là.
01:29Expert Népal auprès de l'agence Tamera.
01:32Nous serons dans un instant avec nos équipes sur place aussi évidemment.
01:35Mais je vais donc commencer avec vous Madame la ministre.
01:38Bonsoir.
01:39Le Quai d'Orsay et vos équipes suivent évidemment attentivement la situation sur place au Népal.
01:46Que pouvez-vous nous dire ce soir sur les ressortissants français ?
01:50Absolument.
01:51Notre équipe, que ce soit notre ambassade au Népal, que nos différents relais suivent la situation de très près avec
01:59les autorités népalaises et aussi chinoises.
02:02Et ce que je peux vous dire c'est qu'à ce stade nous avons 4 Français qui sont portés
02:06disparus dont nous sommes sans nouvelles.
02:08Nous savons qu'il y avait dans la zone 80 Français.
02:11Parce que vous savez, les Français peuvent se signaler auprès des autorités françaises par le fil d'Ariane.
02:16Ce que d'ailleurs je recommande à chacun et chacune de faire lorsqu'ils se rendent à l'étranger.
02:20Donc nous savions qu'il y avait 80 Français dans la zone.
02:23Peut-être qu'il y en avait-il plus.
02:24Mais en tout cas, ceux dont nous connaissions la présence dans la zone.
02:28Et nous avons pu d'une façon ou d'une autre joindre les autres.
02:32Et donc nous sommes encore sans nouvelles de ces 4 personnes.
02:35Ça veut dire que ces 4 Français portés disparus, eux en l'occurrence, ils s'étaient signalés sur ce fil
02:41d'Ariane ?
02:42C'est-à-dire que nous savions qu'ils étaient dans cette zone à ce moment-là.
02:46Cela ne veut pas dire qu'ils sont aujourd'hui des victimes.
02:50Mais nous sommes encore en train de les chercher.
02:53Ce qu'il faut savoir c'est qu'il y a évidemment notre ambassade, notre poste consulaire.
02:57Nous avons des Français qui résident sur place.
03:00Mais nous avons surtout de très nombreux Français qui viennent en vacances dans la région.
03:05Je pense que certains autour de cette table sont évidemment au courant.
03:08Le nombre de Français établis de manière permanente, c'est environ 175 Français
03:12qui sont inscrits au registre consulaire au Népal.
03:15De manière permanente ?
03:16De manière permanente.
03:17Les 4 Français portés disparus dont vous nous parlez, ils ont été identifiés ?
03:23Oui, nous avons leur identité.
03:25Nous savons qu'ils se sont signalés comme étant dans la région.
03:28Et donc en ce moment, nous travaillons évidemment avec les autorités pour permettre de les identifier.
03:32Ils étaient ensemble ? C'était un groupe ?
03:34À ce stade, je ne peux pas vous donner plus d'informations, y compris par respect pour les familles.
03:39Mais ce que je peux vous dire, c'est que nous sommes pleinement mobilisés
03:42pour pouvoir avoir des nouvelles plus concrètes.
03:44Et puis l'autre message peut-être à faire passer ce soir.
03:47Ça veut dire quoi pleinement mobiliser ?
03:48Comment se fait le lien entre vos équipes et les autorités locales sur place ?
03:52Comment ça marche ?
03:53C'est un lien permanent.
03:54C'est l'avantage d'avoir une diplomatie qui est aussi présente aux quatre coins du monde.
03:58C'est-à-dire que quand vous avez une ambassade, nous avons une nouvelle ambassadrice d'ailleurs qui vient d
04:02'arriver,
04:03elle est en contact avec les autorités qui sont en ce moment même en train de justement mener ces opérations
04:11pour identifier les personnes et chercher les survivants de cette catastrophe d'une ampleur inimaginable.
04:19Vous avez tous vu les images qui sont terribles.
04:22Aujourd'hui, on a un bilan qui est évidemment provisoire, qui nous est remonté d'ailleurs de la part des
04:27autorités népalaises et chinoises.
04:30Donc 550 morts environ, un peu plus au Népal, 5 en Chine.
04:34Et donc, s'il y a un suivi permanent pour justement l'identification des ressortissants des différents pays.
04:41Vous voulez évidemment rester discrète et prudente sur l'identité de ces quatre Français portés disparus.
04:48Vous êtes en lien avec les familles, à l'heure qu'il est.
04:51Est-ce que vous pouvez simplement nous dire s'ils étaient des touristes, qu'ils étaient partis faire du trek,
04:55qu'ils étaient des humanitaires ?
04:57Non, vraiment, à ce stade et par, encore une fois, respect pour les familles et puis parce que nous avons
05:02encore un bilan qui est tout à fait provisoire
05:04parce que nous sommes dans l'attente d'informations qui sont mises à jour de manière régulière.
05:11Je n'en dirai pas plus.
05:13Les 76 autres, eux, ils ont été identifiés, contactés ?
05:19Identifiés, contactés directement ou indirectement.
05:22Mais là encore, il faut être extrêmement prudent avec les chiffres parce que ce sont des chiffres qui, en fait,
05:26sont sur la base du volontariat.
05:28Et c'est pour ça que nous essayons de faire en sorte que les Français prennent ce réflexe de s
05:32'inscrire sur le fil d'Ariane,
05:33de se signaler, même lorsqu'ils vont en Allemagne, même lorsqu'ils vont à côté.
05:38Vous avez des feux de forêt, des incendies, donc ça peut arriver n'importe où.
05:41Donc c'est très important pour nous de savoir lorsque nous avons des ressortissants.
05:44Maintenant, il peut y avoir d'autres Français dont nous connaîtrions l'existence et la présence sur place plus tard.
05:51Précisément, quel message vous voulez faire passer à ce sujet-là ?
05:53Imaginons que des familles nous regardent et leurs proches étaient dans cette région au moment du drame
05:58sans peut-être s'être signalés sur ce fil Ariane.
06:02Quel message faire passer ?
06:04Et surtout, quelle est la procédure à suivre ?
06:06Alors, la procédure à suivre avant un déplacement et avant une catastrophe, c'est évidemment de s'inscrire sur le
06:12fil d'Ariane.
06:12Ça prend deux minutes, etc.
06:13Mais aujourd'hui, face à cette tragédie...
06:15Face à cette urgence...
06:16Exactement.
06:17Il faut qu'ils contactent les services du Quai d'Orsay, l'ambassade de France à Katmandou
06:22et évidemment, le centre de crise et de soutien.
06:27Ce sont des numéros qui sont publics et qui sont disponibles.
06:32Se contacter, nous alerter sur d'éventuels membres de leur famille.
06:36Pardon, mais c'est important.
06:37On peut les trouver facilement, ces numéros, sur le Quai d'Orsay ?
06:40Oui, absolument.
06:40Sur le site du Quai d'Orsay ?
06:41Je peux vous le trouver d'ailleurs.
06:42Vous n'avez pas beaucoup de réseau sur votre plateau, mais je vais vous le donner.
06:46On va demander aussi à nos équipes en régie d'afficher ces numéros à l'antenne parce que c'est
06:50important.
06:51Tout à fait, et c'est important de le faire parce que ça nous permettra de continuer à faire ce
06:57suivi,
06:57que ce soit par nos conseillers, nos diplomates qui sont sur place,
07:04que par un réseau formidable et que j'aimerais remercier et saluer de Français volontaires.
07:10Vous savez, il y a 3 millions de Français qui vivent à travers le monde.
07:13Nombreux d'entre eux décident d'être volontaires, de devenir îlotiers, chefs d'îlot.
07:16Donc ils sont dans des régions parfois reculées et ils sont au service de nos compatriotes.
07:21C'est pareil pour les consuls honoraires.
07:22Ils sont parfois loin des capitales et ils sont au service de nos compatriotes lorsque ceux-ci sont en vacances
07:28et se trouvent face à des situations difficiles.
07:30Donc en fait, on a un réseau extrêmement solidaire, extrêmement puissant, un maillage territorial très fort,
07:35composé notamment de Français de l'étranger.
07:36Donc pour être très concrète, si des familles nous regardent ce soir et sont sans nouvelles de leurs proches
07:44qui seraient dans la région, contactez le Quai d'Orsay et nous allons évidemment faire le nécessaire auprès des autorités.
07:49Vous parliez de collaboration. Est-ce qu'il est prévu d'envoyer des moyens, du matériel, des hommes, un don
07:57?
07:57Alors la France se tient à disposition aujourd'hui des autorités népalaises.
08:01Je pense que cela prend quelques jours d'organiser justement cette proposition d'aide.
08:05D'ailleurs, nous l'avons vu, ça n'a rien à voir en termes de proportion,
08:08mais lorsque la France était affectée par des feux de forêt absolument, disons, très importants,
08:15nous avons eu de très nombreux pays qui nous ont proposé leur aide.
08:17Ça a pris quelques jours d'identifier lesquels, à quel niveau, de coordonner tout cela.
08:22Et pour l'instant d'ailleurs, le Népal dit, nous n'avons pas besoin de l'aide internationale
08:27parce que nous sommes déjà à pied d'œuvre sur le terrain
08:31et finalement l'organisation de cette aide rendrait la tâche plus compliquée à ce stade.
08:34Ce qu'ils disent pour être tout à fait précis à Lys, c'est qu'ils n'ont pas besoin
08:37d'équipe de secours supplémentaire.
08:39L'aide internationale est la bienvenue, qu'il s'agisse du soutien financier, du soutien matériel.
08:44Donc de ce point de vue-là, ils n'ont pas besoin d'hommes en plus.
08:47Et ils donnent cette réponse.
08:48Qui peut être étonné ?
08:49Oui, ils donnent cette réponse parce qu'ils expliquent que d'abord, ils considèrent qu'à ce stade,
08:52ils ont suffisamment de moyens humains disponibles.
08:55Deux, ils soulignent le fait que ce terrain est un terrain tellement particulier
08:59qu'ils ont besoin de pouvoir déployer des gens qui le connaissent ce terrain,
09:03qui le connaissent très bien et qui donc seront plus efficaces dans les opérations de secours.
09:07Et enfin, ils n'ont pas nécessairement un très bon souvenir de la précédente tragédie qui avait frappé le pays,
09:12le tremblement de terre de 2015.
09:14À ce moment-là, ils avaient ouvert les bras en grand, si l'on peut dire, aux équipes de secours
09:18internationales.
09:19Ils étaient venus de plus d'une trentaine de pays,
09:21à tel point qu'il y avait une sorte d'engorgement, un peu de cafouillage dans l'organisation du commandement.
09:27Parfois, disait-on à l'époque, un peu de concurrence entre les différentes équipes qui avaient déployées.
09:31Bref, du point de vue népalais, ce n'était pas nécessairement un modèle qu'il fallait reproduire une dizaine d
09:36'années plus tard.
09:37David Ducoy, un expert Népal auprès de l'agence Tamera, précisément,
09:40vous étiez sur place dans la région en 2015.
09:44Oui, j'étais à 30 kilomètres de l'épicentre avec un groupe de 10 trekkers.
09:50Et effectivement, ça a été un grand moment.
09:51Mais j'ai vu toutes ces équipes qui venaient...
09:53Bon, c'était assez étonnant de voir les Japonais et les Chinois se donner la main et se partaient.
09:57C'était assez étonnant de voir toutes ces nationalités qui, a priori, ne s'aiment pas trop et qui se
10:01donnaient la main.
10:02Ce que j'ai remarqué, puisque j'étais après dans des camions avec des moines pour porter des secours,
10:06c'était surtout les maîtres chiens, en fait, pour sortir les gens des décombres.
10:10Et ça, c'est une urgence dans les premiers jours.
10:12Et là où je suis surpris, c'est que je doute que le Népal ait autant de maîtres chiens qui
10:17sont arrivés à l'époque.
10:18Il y a quand même quelques dizaines de personnes qui ont été sauvées grâce à tous ces maîtres chiens qui
10:22venaient de l'étranger.
10:23Vous êtes spécialiste des trekkers au Népal.
10:25Vous allez nous dire, évidemment, nous raconter comment vous avez réagi quand vous avez vu ces images.
10:29Mais juste pour rester sur cette information qui est donnée par le Quai d'Orsay aujourd'hui,
10:34donc quatre Français à ce stade portaient disparus.
10:38Il faisait partie de ces 80 personnes qui s'étaient donc signalées sur cette plateforme
10:44qui permet, en fait, de signaler lorsqu'on voyage pour, d'une certaine manière, se mettre en sécurité, se file
10:50Ariane.
10:50Mais il est probable qu'il y ait d'autres Français qui se soient trouvés sur zone au moment du
10:55drame.
10:55Il y en a beaucoup de Français qui sont là, à cette période-là de l'année, pour faire du
11:00trek au Népal.
11:00Est-ce qu'on a un chiffre sur le nombre de Français qui vont dans cette région chaque année ?
11:05Alors, il y a à peu près 25 000 Français, je crois, par an, qui viennent au Népal faire du
11:10trekking.
11:11Mais les saisons sont surtout octobre-novembre, qui est la grosse saison, et puis mars-avril.
11:15Donc en juillet-août, ce sont surtout des touristes, parce qu'on ne peut pas trop randonner.
11:19En revanche, on peut tout à fait visiter les villes de Pokhara, de Katmandou, et aller au Tibet.
11:23Parce que là, on était sur la route du Tibet, pour certains pèlerinages, ou du tourisme.
11:29Donc, heureusement qu'on n'était pas dans cette saison touristique,
11:31parce qu'on aurait eu beaucoup, beaucoup plus de Français, d'étrangers, de concernés.
11:36Même si les quelques Français qui peuvent randonner en ce moment-là-bas,
11:39et qui ne sont pas inscrits sur le fil d'Ariane, sont dans des zones,
11:42s'ils sont en train de randonner, qui ne sont pas touchés.
11:45Vous en avez eu, vous ?
11:46Des Français qui sont sur zone, mais qui n'ont pas été touchés,
11:50parce qu'ils étaient suffisamment à distance, vous en avez eu ces derniers jours ?
11:53Alors actuellement, on a seulement deux personnes au Népal en ce moment,
11:57qui font une grande traversée d'ouest en est, de 1500 km sans transfert.
12:03Donc là, ils sont à quelques centaines, ils sont partis le 1er août,
12:06ils arrivent le 12 décembre de l'autre côté,
12:08et ils ne sont que dans la région du Dolpo, qui est très très loin.
12:10On les contacte régulièrement par téléphone satellite,
12:13ils ont aussi une balise GPS, on a tout un suivi.
12:16On sait qu'on va avoir des problèmes pour cette partie-là d'itinéraire,
12:20qui va effectivement changer pour les agences.
12:22Ça va être une nouvelle fois le Langtang qui est touché,
12:25après le tremblement de terre où le village avait disparu.
12:27Il y a donc moins de Français, a priori, dans cette zone,
12:30à cette période-là de l'année.
12:32Est-ce que vous redoutez malgré tout, Madame la Ministre,
12:35est-ce qu'on se prépare à ça parmi vos équipes ?
12:38Que ce bilan de 4 Français portés disparus s'alourdisse au fil des heures,
12:43parce que finalement la présence des Français se révèle plus importante ?
12:47C'est très difficile de vous répondre,
12:49parce qu'en réalité nous on fait tout un travail de pédagogie
12:51pour que les Français prennent ce réflexe.
12:53Et d'ailleurs on a réussi à obtenir que certaines compagnies de téléphone,
12:57lorsqu'elles vous envoient le message, le SMS,
12:59vous disant que vous êtes arrivé dans un pays étranger,
13:01vous recommandent de vous inscrire sur le fil d'Ariane.
13:03Lors de chacun de mes passages, disons à la télévision,
13:07je le rappelle, je sais que vous êtes de nombreux à le relayer,
13:10de plus en plus nombreux,
13:11donc je pense que c'est une habitude qui se prend,
13:13mais beaucoup de Français ne le font pas,
13:14soit parce que justement ils ont l'habitude de ce type de voyage,
13:17soit parce qu'ils oublient de le faire, etc.
13:19Donc rien n'est exclu,
13:21mais en réalité cela fait déjà plusieurs jours
13:25que nous sommes dans cette situation,
13:26les personnes ont pu contacter les autorités,
13:29c'est d'ailleurs la démarche normale à suivre,
13:31contacter les autorités locales et les autorités le Quai d'Orsay.
13:36Donc nous restons relativement optimistes sur le fait qu'il n'y ait pas davantage de Français.
13:40Maintenant, moi j'aimerais juste dire un mot,
13:42et je voudrais réagir à ce que vous disiez, monsieur.
13:45C'est très important lorsque l'on fait des voyages un peu d'aventure,
13:49qui sont tout à fait extraordinaires,
13:52avec des paysages formidables,
13:53de le faire dans des bonnes conditions,
13:55de le faire avec des agences,
13:56de le faire de manière préparée, avec des moyens de localisation.
13:59Certains de nos compatriotes, surtout avec des vidéos qui peuvent circuler dans des réseaux sociaux,
14:04se rendent dans des zones dangereuses.
14:06Parfois ils le font sans même le savoir,
14:07et donc c'est pour ça que le message est de prendre des assurances,
14:11de s'assurer aussi du lieu où l'on va en vacances,
14:14et évidemment d'avoir ce réflexe du fil d'Ariane,
14:16qui nous permet nous de réagir,
14:18soit d'envoyer des informations,
14:19soit de savoir où sont nos compatriotes
14:21pour pouvoir mener à bien les opérations de secours.
14:23– Dernière question, parmi les 76 autres personnes
14:27qui s'étaient signalées sur ce fil d'Ariane,
14:29qui se trouvaient dans la région,
14:31aujourd'hui identifiées, contactées,
14:33est-ce qu'il y a des blessés ?
14:34Est-ce qu'il y a des gens qui se sont retrouvés
14:38face à cette tragédie, de près ou de loin ?
14:41– Pas à ma connaissance.
14:42Encore une fois, ce sont des choses qui sont suivies,
14:44alors moi je fais un suivi disons,
14:46avec le poste et avec notre centre de crise,
14:48qui est lui-même évidemment en contact avec le poste en permanence,
14:51donc à ce stade je n'ai pas le détail,
14:53mais une fois de plus je n'ai pas d'informations
14:55allant dans ce sens-là.
14:56– Merci beaucoup Madame la Ministre
14:58d'avoir été avec nous ce soir,
15:00et je rappelle ce chiffre que vous nous donnez,
15:034 Français portés disparus,
15:05on s'intéresse aux ressortissants français
15:07de par votre présence,
15:08mais il faut rappeler ce bilan et ces chiffres terribles,
15:11on est à 600 personnes tuées,
15:13et toujours 2500 portés disparus.
15:16– Sous-titrage ST' 501