- il y a 1 semaine
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accomagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Nous sommes en direct évidemment dans BFM TV, BFM au grand soir et chacun se met en place, notamment Bruno
00:06Jeudy.
00:06Dites donc Bruno, vous êtes un petit peu en retard, éditorialiste politique BFM TV.
00:12Vous étiez pas très loin.
00:13Très loin, il a le journal bouclé.
00:16Exactement, ça va, je sais, la Tribune Dimanche évidemment, directeur délégué de la Tribune Dimanche, Bernard Sanales est toujours avec
00:23nous.
00:23Bonsoir Bernard, Olivier Babot et CIS, président de l'Institut Sapiens, Thierry Arnaud et Prisca Tevenot.
00:28Bonsoir Prisca, bienvenue sur ce plateau député ensemble pour la République des Hauts-de-Seine.
00:33Ne vous inquiétez pas, Julien Oudoul sera là dans quelques secondes pour vous faire face, si je puis dire.
00:39Il est lui aussi en retard.
00:40On va commencer Bernard Sanales avec ce sondage important, dernier sondage élable pour BFM TV en vue de la présidentielle
00:48qui nous intéresse d'autant plus que Jordan Bardella fait ce soir sa rentrée politique sur BFM TV.
00:53Il dit beaucoup de choses sur l'immigration, le programme économique du Rassemblement national, la réforme des retraites.
00:59Et ce qui ressort de ce sondage ce soir, Bernard, encore une fois, c'est que Marine Le Pen est
01:05en tête,
01:06notamment au premier et second tour, quelles que soient les configurations.
01:09Oui, tout à fait. Elle est en tête et nettement en tête.
01:12Dans la première hypothèse qui devrait s'afficher, celle où elle serait opposée à Edouard Philippe,
01:17le score de Marine Le Pen est le double estimé de celui d'Edouard Philippe.
01:21Donc on le voit bien, l'avance est nette.
01:23Elle n'a pas souffert, pas eu de conséquences de sa condamnation en appel.
01:27Ça, c'est quand même intéressant à noter.
01:29Elle n'a pas souffert non plus de sa diète médiatique habituelle chez elle pendant l'été.
01:34Mais ce qu'il faut noter plus largement, c'est que la droite radicale ou l'extrême droite dépasse,
01:38quand on totalise les trois candidatures de Marine Le Pen, Éric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan,
01:44dépasse les quatre électeurs sur dix, 41%.
01:46C'est évidemment un chiffre très important.
01:48Deuxième point qu'on peut noter, c'est l'entrée en campagne plutôt réussie pour Raphaël Glucksmann.
01:53Il progresse légèrement.
01:55Il serait maintenant un point et demi.
01:58Il est entre 11,5 et 14.
02:00Mais ce qui compte évidemment quand on lance une campagne, c'est de savoir si ce début de dynamique existe.
02:05Alors elle profite à Raphaël Glucksmann.
02:07Pas assez encore pour rivaliser avec Jean-Luc Mélenchon, mais assez pour le talonner.
02:11Ça peut être important dans le débat sur la primaire pour Raphaël Glucksmann de montrer que lui peut rivaliser peut
02:17-être demain
02:18avec Jean-Luc Mélenchon pour la seconde place.
02:20Et puis troisième point, c'est évidemment ce qui concerne le bloc central.
02:24Édouard Philippe stabilise sa deuxième place.
02:26Non pas qu'il progresse beaucoup.
02:28Il progresse de 0,5% dans cette hypothèse que nous voyons actuellement à l'écran.
02:3317%, c'est loin d'assurer un ticket qualificatif.
02:36Mais en tout cas, c'est assez pour l'instant pour distancer au moment où nous parlons Gabriel Attal et
02:41Bruno Retailleau.
02:42On va parler dans un instant du second temps.
02:44Mais peut-être Bruno, un mot sur le regard que vous portez sur ce dernier sondage.
02:49Et là, qu'est-ce que vous retenez ?
02:51Qu'est-ce qui pour vous est le plus marquant ?
02:53L'archi-domination de Marine Le Pen.
02:55Je pense que, de mémoire, et j'ai quelques campagnes présidentielles à mon actif,
03:01on a rarement vu une favorite à plus de 33% en tête depuis maintenant plusieurs mois.
03:09Très largement, le double des voix.
03:11Je pense que c'est même inédit.
03:13Vous voyez, même dans l'époque où des candidats surmontent très loin,
03:16les Valéry Giscard d'Estaing, les François Mitterrand, qui étaient au-dessus de 30% largement.
03:20Mais en même temps, le deuxième était toujours quand même assez près du premier.
03:23Là, ce n'est pas du tout le cas.
03:24Donc, on est vraiment dans une situation inédite.
03:26Où là, vraiment, ça, c'est le premier point.
03:29Le deuxième point, c'est qu'une semaine après ce début de campagne très chahutée,
03:35qui démarre très très fort,
03:37finalement, Jean-Luc Mélenchon, certes, est assez haut.
03:42Mais on a eu l'impression toute la semaine qu'il était qualifié pour le deuxième tour.
03:45Ce n'est pas le cas.
03:48Troisièmement, Edouard Philippe n'est pas dans les choux.
03:50Il est plutôt toujours à peu près deuxième.
03:53Alors, c'est un début de campagne.
03:54Il faut être prudent.
03:56Et après, j'ajouterais quand même qu'il y a des candidats qui me paraissent patinés.
03:59Gabriel Attal quand même, qui ne progresse pas autant, sans doute, qu'il l'avait espéré.
04:03Bruno Rotaillot, ça devient un peu compliqué quand vous êtes entre 6 et 8 en début de campagne.
04:08Et que la précédente candidature LR s'est terminée sous les 5, il regarde plutôt de ce côté-là que
04:13devant.
04:14Donc ça, c'est assez difficile.
04:15Et juste pour, j'allais dire, un petit candidat dont on teste, David Lissnard, c'est la première fois.
04:20Oui.
04:21Il est entre 3 et 3,5.
04:22Ça veut dire qu'il y a du potentiel sur cette candidature qu'il n'y a pas.
04:25Par exemple, chez Dominique de Vipin, qu'on teste déjà depuis de nombreux mois et qui, lui, est plutôt autour
04:30de 2.
04:30Alors, tout ça, évidemment, c'est des marges d'erreur.
04:32Mais ça veut dire quand même qu'il y a un candidat, j'allais dire, dans la catégorie des petits,
04:35qui, à mon avis, a quand même un potentiel supérieur aux autres.
04:38Et il peut y avoir d'autres surprises.
04:39Et puis surtout, de nouveaux candidats.
04:41Oui, c'est ça.
04:42Je ne vous ai pas parlé de François Hollande, qui vraiment, pour le coup, lui, il est là, tous ses
04:46partisans vous appellent et vous disent
04:47« Mais comment vous pouvez expliquer que Gluspan soit aussi haut et Hollande aussi bas ? »
04:53C'est un mystère.
04:53Ça ne marche pas.
04:54Moi, je crois toujours que les anciens présidents, ça ne marche pas.
04:58François Barouin qui laisse planer le doute, ça, c'est quelque chose qu'il faut...
05:03Vous voulez que je dise ma pensée ?
05:05Oui.
05:06Je le connais très bien.
05:07Je pense que, pour l'instant, François Barouin est davantage un regret qu'un candidat d'avenir.
05:13On verra s'il va vraiment jusqu'au bout.
05:14Il a plutôt été trop vélitère jusqu'à présent pour vraiment croire que ça va se faire.
05:18On parlera des enseignements de ce premier tour, notamment de votre candidat Prisca Thévenot, Gabriel Attal,
05:24qui connaît quelques difficultés.
05:26C'est ce que dit ce sondage.
05:27Mais d'abord, que dit le sondage sur le second tour ?
05:29On ne le dira jamais assez.
05:32On regarde évidemment les seconds tours avec toujours beaucoup de prudence.
05:35Mais il nous donne une indication sur les dynamiques.
05:37Bruno évoquait effectivement l'avance de Marine Le Pen au premier tour.
05:40Je parlais tout à l'heure de ce bloc de la droite radicale d'extrême droite qui démarre à plus
05:44de 40%.
05:44Très logiquement, ça se traduit dans les hypothèses que l'on mesure au second tour,
05:48avec une victoire donnée possible dans tous les cas de figure pour Marine Le Pen.
05:52Un écart le plus serré face à Édouard Philippe, 52,5, 47,5.
05:56C'est un écart qui se creuse encore un tout petit peu, mais qui se creuse quand même.
06:00C'est toujours les mouvements qu'il faut regarder dans les sondages qui sont loin de l'élection.
06:05Et puis, un écart maximal entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, 30,5, 69,5.
06:10On observe que pour l'instant...
06:13Donc l'écart n'a jamais été aussi grand lors d'un test second tour entre Jean-Luc Mélenchon et
06:19Marine Le Pen.
06:19Tout à fait. Et notamment parce que, pour l'instant, évidemment, ça peut changer dans une dynamique de campagne.
06:27Pour l'instant, un électeur sur deux du centre ou du parti socialiste disent qu'il ne s'abstiendrait.
06:33Est-ce que c'est le cas si le RN est aux portes du pouvoir ? Peut-être pas.
06:37Et ça nous donne effectivement une indication sur le flou, le trouble qu'auraient ces électeurs
06:44si le second tour opposait Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon.
06:48Thierry, Olivier Babot, qu'est-ce que vous retenez, vous, de ce sondage ?
06:52La première chose, c'est qu'on est effectivement dans la situation inédite que décrivait Bruno.
06:5634% au premier tour pour Marine Le Pen d'attention de vote.
06:59Elle était à 23% en 2022.
07:02C'est 4 millions de voix potentiellement en plus pour Marine Le Pen.
07:05C'est la percée de cette droite radicale que décrivait Bernard.
07:10Elle totalise, vous disiez Bernard, 41%.
07:12C'était 32% en 2022.
07:14Ça veut dire qu'elle a quasiment gagné 10 points.
07:16Ça, c'est véritablement spectaculaire.
07:18Et ensuite, je crois que ce qu'il faut surtout retenir de la suite,
07:21c'est qu'on est quand même dans une grosse incertitude sur l'ordre d'arrivée des numéros 2, 3
07:28et même 4 dans une certaine mesure.
07:30Puisque suivant les scénarios élaborés par Bernard, on constate que dans plusieurs des cas, on est dans la marge d
07:37'erreur.
07:37Donc, c'est véritablement très serré encore, très indécis.
07:41Et évidemment, une des conclusions politiques majeures qui n'est pas du tout surprenante, Alice,
07:46c'est que ça envoie évidemment le message à ces candidats du Bloc central qu'ils n'ont un espoir
07:51sérieux d'être au deuxième tour
07:54qu'à condition de pouvoir réaliser l'union.
07:58Évidemment, la question qu'il aurait posée, elle l'est posée depuis des semaines.
08:01Ils le savent et ça va être à eux de déterminer les conditions, le moment et qui évidemment va devoir
08:07céder la place.
08:08Mais ce que ce sondage confirme, c'est qu'ils vont être dans l'obligation de le faire.
08:14– Julien Oudoul nous rejoint. – Bonsoir.
08:16– Député de Lyon et porte-parole du Rassemblement national, lui aussi en retard.
08:19– Quand ça, lui aussi en retard. – Vous êtes venu en ski de fond ou quoi ?
08:22Ça, c'est facile. – En surf peut-être.
08:25– Vous allez évidemment nous dire ce que vous pensez de ce sondage, des scores,
08:29de la nette avance de Marine Le Pen.
08:31Mais Olivier Babaud, je ne suis pas venue vers vous.
08:33Vous, qu'est-ce que vous retenez du premier, du second tour ?
08:36Vous aussi, ce qui vous marque ce soir encore, c'est cette nette avance de Marine Le Pen.
08:39Quelles que soient les configurations ?
08:41– Oui, alors on n'est évidemment qu'au début de l'odyssée de la présidentielle
08:44et donc on n'est pas encore en Ithac, n'est-ce pas ?
08:46Il y aura encore beaucoup, beaucoup évidemment d'aventures.
08:49Mais enfin, le scénario, voire très vraisemblable aujourd'hui,
08:52c'est une élection de Marine Le Pen en 2027.
08:55Quel est le point le moins robuste aujourd'hui de la position du Rassemblement national ?
09:01Ce n'est pas les questions sur l'immigration,
09:02puisqu'il y a en fait une assez grande majorité de Français qui sont pour.
09:05C'est en fait l'économie.
09:06Et donc, c'est là où il va y avoir des tribulations pendant l'année,
09:10il va y avoir des annonces, il va y avoir des arbitrages qui vont être compliqués
09:13parce qu'il y a toujours une tension entre la rigueur qui est affichée,
09:17alors certes, des volontés de simplification, ça on peut toujours le dire,
09:19et d'économie, on peut le dire avant, c'est facile à dire,
09:22et puis les annonces qui sont des annonces plutôt généreuses socialement,
09:25mais qui sont contradictoires avec les objectifs de rigueur.
09:27Et donc, il va y avoir un moment où il y aura une sorte de moment de vérité
09:31et d'explication qui pourrait créer peut-être un peu plus de friction avec l'électorat.
09:37Et c'est peut-être là qu'il y a donc un peu plus de fragilité à mon sens.
09:39Prisca Thévenot, une réaction quand même, effectivement, à ce qui ressort de ce sondage.
09:45Il n'y a pas une configuration où Marine Le Pen ne gagne pas.
09:49Est-ce que vous considérez que vous, votre camp, vous avez malgré tout une responsabilité
09:53dans cette constante qui ressort ces dernières semaines de ces sondages en vue de la présidentielle ?
09:57On a une responsabilité, c'est celle d'agir et de faire campagne sur le terrain, sur le fond des
10:02idées.
10:02Et c'est ce que nous avons fait avec Gabriel Attal tout au long de l'été,
10:05depuis qu'il a été déclaré candidat et décidé candidat par notre famille politique.
10:10On l'a vu sur tous les départements, sur un certain nombre de sujets extrêmement prégnants.
10:15J'espère qu'on pourra y revenir, notamment sur les enjeux climatiques,
10:18sur le sujet de la gestion de l'eau, sur le sujet aussi de l'école,
10:23puisque souvenez-nous quand même que nous sommes à la veille de la rentrée scolaire.
10:26C'est un sujet quand même très important pour notre pays.
10:28On regarde un certain nombre de choses qu'il faut faire pour l'éducation de nos enfants
10:31et pour l'avenir de notre pays.
10:33Et puis récemment, sur le débat sur la REF avec les milieux économiques et les familles monoparentales.
10:38Mais pour l'instant, ça ne prend pas, il marque le pas.
10:41Et en plus, ce qui ressort de ce sondage, c'est qu'il n'élargit pas au-delà de son
10:45camp.
10:46Écoutez, là c'est un sondage, je le regarde, avec la force et la responsabilité que je dois avoir.
10:50C'est tout à fait normal.
10:51Je pourrais vous citer les deux derniers sondages qui sont sortis aussi,
10:54où effectivement, ils progressent, il y a une dynamique.
10:57Maintenant, je le dis comme je l'ai dit sur les deux derniers.
11:01Après, on peut s'amuser à faire sondage par sondage.
11:03Franchement, même dans deux semaines, on va se recontredire par rapport à ce qu'on dit aujourd'hui.
11:07Et dans trois mois, encore une fois.
11:09Moi, ce n'est pas ma 25e campagne des présidentielles, mais j'en ai déjà fait deux.
11:13Et je peux vous dire que même sur la dernière campagne des présidentielles,
11:16souvenez-vous à la même période, où un peu plus tard, on disait Valérie Pécresse au second tour,
11:20puis Éric Zemmour au second tour, puis et puis et puis.
11:23C'est important de le regarder, c'est extrêmement important de le prendre en considération.
11:27Pour moi, le fait important de tous ces sondages qu'on voit depuis quelques temps,
11:30c'est effectivement la position du Rassemblement National et de Marine Le Pen,
11:33qui arrivent gagnant au second tour.
11:35Vous dites quoi à Julien Oudoul ?
11:37Ok, fair enough, bravo, mais nous, on réussira.
11:40Non, mais on réussira.
11:42C'est pas son genre.
11:42On réussira à inverser la donne en faisant campagne, proposition, contre-proposition, c'est ce que vous lui dites ?
11:50Tout à fait. Et moi, ce que j'attends, mais de M. Oudoul, comme de l'ensemble des représentants du
11:54Rassemblement National,
11:55comme de la France Insoumise aussi, parce que n'oublions pas qu'on a quand même aussi Jean-Luc Mélenchon
11:58en embuscade,
11:59et ça, il faut quand même le noter aussi, c'est d'aller sur le fond, le fond des idées,
12:03et pas simplement faire des coups d'annonce sur les plateaux télé pour aller voter exactement et précisément à l
12:08'inverse à l'Assemblée Nationale.
12:09Parce que ce qu'on oublie en permanence de dire, c'est le Rassemblement National, on n'a pas essayé,
12:13on n'a pas essayé.
12:14C'est faux. Ils sont plus de 122 à l'Assemblée Nationale, si on les compte, eux, et leurs amis
12:18et leurs alliés d'Éric Ciotti.
12:19Et quand ils font alliance avec la LFI dans l'hémicycle, notamment sur les périodes budgétaires, c'est la majorité
12:25absolue qu'ils ont,
12:25et c'est un cataclysme fiscal. Et donc ça, il faudra qu'ils puissent en répondre.
12:29On a déjà eu ce débat, M. Oudoul, il y a presque une semaine, je pense qu'on va avoir
12:33rendez-vous assez souvent,
12:34mais il va falloir qu'on puisse en parler, non pas simplement pour une joute verbale entre nous,
12:37mais pour éclairer le débat dans cette campagne présidentielle que les Français attendent.
12:41Parce que c'est ça aussi que le sondage montre, c'est que les Français sont maintenant majoritairement intéressés
12:47à cette campagne présidentielle qui commence pleinement, où effectivement pas tous les candidats sont peut-être déclarés,
12:52mais en tout cas une majorité le sont, et ils veulent un débat de fond, un débat présidentiel.
12:56On n'est pas présidentiel, pardon.
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