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  • il y a 1 semaine
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00La suite de cette émission, on va continuer, si je puis dire, avec des fortes têtes dans cette émission.
00:06C'est le premier duel ce soir avec cette question.
00:10Quel candidat, véritablement, pour incarner la voix des oubliés, la voix de la France populaire,
00:14la voix des dépossédés, comme l'a souvent dit et écrit Christophe Guilloui ?
00:19Quel sera ce bulletin de vote des dépossédés qui peut encore d'ailleurs secouer la campagne à ce sujet ?
00:25Deux fortes têtes. Je peux vous présenter ainsi ?
00:28Oui, Charles Consigny, vous l'acceptez. Merci d'être là avec nous ce soir.
00:31Merci à vous d'être là.
00:32Bonsoir, Karim Bouamran.
00:34Bonsoir, madame Abrouk.
00:34C'est un plaisir de vous recevoir. Vous êtes maire socialiste de Saint-Ouen, candidat directement à l'élection présidentielle.
00:41Je trouve que cette question de savoir qui peut encore incarner, je dis les classes populaires,
00:47c'est sans doute pas la bonne définition, mais cette France des dépossédés, sa France des oubliés, des invisibles,
00:52vous pensez l'incarner vous-même ?
00:55En tant que maire, je pense incarner parce qu'en plus d'un déclassement national, il y a un déclassement
01:00générationnel.
01:01On le voit sur la catégorie des jeunes, on le voit sur une bonne partie du fait que l'ascenseur
01:08républicain est totalement bloqué.
01:09On le voit tous les jours en tant que maire sur les questions de logement, sur les questions de sécurité,
01:12sur les questions de protection, sur les questions aussi de démocratisation de l'excellence.
01:16Est-ce qu'aujourd'hui, lorsqu'on est issu d'une classe populaire, c'est-à-dire ouvrier, agriculteur, classe
01:21moyenne et même moyenne supérieure,
01:23est-ce qu'on peut se dire qu'en tant que jeune, on vivra mieux que nos parents et que
01:26nos grands-parents ?
01:27Le logement a quasiment doublé en l'espace des 15-20 dernières années, alors que les prix du travail sont
01:34de plus en plus limités.
01:35Donc, il y a un vrai sujet. Dans les années 70, lorsqu'on était issu des classes populaires, Mme Mabrouk,
01:40il nous fallait 15 ans, une personne comme moi par exemple, issu d'un milieu populaire, pour doubler son pouvoir
01:46d'achat.
01:46Aujourd'hui, il ne faut pas 10 ans, 20 ans, 30 ans, il faut 80 ans.
01:50Donc, le travail ne répond plus à l'espoir républicain.
01:54Donc, à la question, est-ce qu'aujourd'hui, il faut une incarnation de l'élan, de l'espoir populaire
02:00?
02:00Oui, mais malheureusement, ce qui est absent du débat présidentiel, c'est les sujets qui font sens dans ce qu
02:09'on appelle l'espoir républicain.
02:11Est-ce que la gauche, est-ce que les socialistes incarnent encore justement ce vote populaire, cette France des invisibles
02:17?
02:17Moi, je ne crois pas du tout. Je pense que la France des invisibles, justement,
02:23elle subit malheureusement les résultats de nombreuses années durant lesquelles on paye un système socialiste en France.
02:32Je pense que la France des classes populaires, elle paye le fait que le travail n'est plus rémunéré parce
02:37qu'il est trop taxé.
02:39Elle paye le fait qu'il faut payer les retraites à 60 ans.
02:43J'ai vu que François Hollande, qui sera peut-être votre candidat, si ce n'est pas vous, Raphaël Glucksmann,
02:49s'enorgueillissait d'avoir, sous son quinquennat, occasionné le départ de plusieurs centaines de milliers de Français à la retraite
02:57à 60 ans,
02:57estimant que c'était une bonne nouvelle. Sauf que les actifs, ça, ils le payent aujourd'hui.
03:01Donc, je ne pense pas que la gauche actuelle, en tout cas la gauche dite modérée, parvienne à convaincre les
03:10classes populaires.
03:10Ce qu'on voit malheureusement, et ce qui est bien sûr difficile pour elles, c'est que c'est plutôt
03:14le Rassemblement national, en réalité,
03:15et qui parle à ces classes populaires parce qu'il y a d'autres aspects qui les intéressent,
03:21et notamment les questions de sécurité et puis le sentiment de déclassement.
03:24Ce que je partage, en revanche, avec ce qui vient d'être dit par Karim Boamran,
03:28c'est le fait que la France, aujourd'hui, est un pays, finalement, qui s'est beaucoup morcelé
03:33et dans lequel la mobilité sociale a un peu disparu.
03:37On a l'impression, maintenant, que chacun est, en quelque sorte, scotché dans sa classe sociale
03:42et que ça devient difficile d'en sortir, même en travaillant.
03:46Mais, je pense, malgré tout, que ce n'est pas avec le système socialiste qu'on pourra changer cette...
03:52M. Boamran pense être, et se veut être, je ne dirais pas l'homme providentiel, mais le recours à gauche.
03:58Vous le voyez ainsi ?
03:59Bon, moi, vous savez, j'ai du respect pour les hommes politiques et les femmes politiques.
04:04C'est devenu très difficile de faire de la politique.
04:07Et même si le niveau a globalement baissé parce que c'est devenu trop difficile de faire de la politique,
04:13j'ai du respect pour ceux qui s'engagent, pour tous les candidats.
04:17Vous receviez hier Natacha Polony...
04:19Non, mais je vous pose action sur M. Boamran, qui est un parcours particulier.
04:22Je ne pense pas, je ne sais pas vous faire injure, pour l'instant, pour moi,
04:26le candidat de la gauche dite modérée, ce sera soit Glucksmann, soit Hollande.
04:30Le seul qui arrive un peu à challenger Glucksmann, c'est Hollande.
04:35Je pense qu'aucun des deux ne parviendra à s'imposer vraiment face à Mélenchon.
04:39C'est mon pronostic, ça peut changer.
04:41Et vous, bon, c'est une candidature, très bien.
04:43Sans vouloir vous offenser, je pense que vous visez peut-être un peu haut.
04:48J'ai cru lire que vous vous compariez à Barack Obama.
04:52C'est bien d'avoir des grands rêves.
04:54Mais il faut aussi être un peu pragmatique.
04:57Peut-être que c'est ce qui vous manque à titre personnel.
05:00Je ne me compare pas à Barack Obama.
05:02Je ne sais pas d'où vient cette comparaison.
05:03Et quand vous parlez de pragmatisme, monsieur,
05:06lorsque vous êtes en responsabilité, comme je le suis depuis plusieurs années,
05:09dans une ville comme la mienne, vous êtes rompu au pragmatisme.
05:13Moi, ma rentrée, ce n'était pas dans les plateaux télé.
05:15C'était devant les écoles publiques pour m'assurer que, un, il n'y avait pas de fermeture de classe.
05:25Ce n'est pas le cas.
05:26C'est un rendez-vous avec la directrice en charge du service éducation du département,
05:32ce qu'on appelle la DAZEN, pour nous assurer qu'il y a un effectif adéquat avec la demande
05:37pour assurer les familles porteuses dont les enfants sont porteurs de handicap.
05:41C'est m'assurer que l'été s'est bien passé.
05:45C'est préparer le séminaire pour protéger nos enfants.
05:49Il y a trois enfants par classe qui se font agresser sexuellement,
05:51170 000 enfants par an.
05:53Donc, c'est ça, le pragmatisme.
05:54C'est être rompu à la réalité.
05:57Ensuite, quand vous évoquez le fait que vous voyez d'autres candidats,
06:02et vous avez parlé de classe populaire.
06:04Vous savez, ce qu'on signe, madame Mabrouk,
06:06lorsqu'on est issu d'un milieu populaire, fils d'ouvrier comme le mien,
06:10c'est l'histoire de notre vie, ça.
06:11Nous dire que ce n'est pas possible.
06:13C'est l'histoire de notre vie de nous dire que c'est de plus en plus compliqué.
06:17Moi, jamais...
06:18Entre maires et présidents de la République, il y a un petit gap quand même.
06:20Est-ce que vous m'autorisez de finir mon propos, M. Consilier ?
06:23Oui, mais c'est un débat.
06:24Si on ne fait que des monologues, ça ne va pas être très intéressant.
06:26Bon, alors allez-y.
06:27Je vois comment vous avez été éduqués, mais allez-y.
06:29Non, parce que moi, je vous écoute.
06:32J'essaie de faire vis-à-vis notre échange.
06:34Je me permets d'autres échanges pour les sélection.
06:36Ce n'est pas une élection, c'est une interruption, mais allez-y.
06:38Non, non, mais je vous dis juste qu'entre maires de Saint-Ouen,
06:41ce qui est tout à fait honorable et tout à fait respectable,
06:44je vous soutiens là-dessus à 1000%,
06:46et président de la République française,
06:48il y a juste un petit espace.
06:51C'est juste ce que je dis.
06:52Donc, c'est un peu rapide de dire,
06:53on m'a toujours dit non parce que je viens d'un milieu populaire.
06:56Il est très intéressant de se consigner,
06:57parce qu'il a été candidat dans les Évelynes
06:59et il a fait un score dont tout le monde connaît.
07:01On le rappelle souvent.
07:02Non, mais je suis très fier.
07:08Et effectivement, vous savez à quel point,
07:10non pas que c'est compliqué,
07:12mais ce qu'exige le fait d'être candidat,
07:14c'est-à-dire beaucoup d'humilité.
07:16Tout à fait.
07:16Et une élection n'est jamais jouée à l'avance.
07:19Donc, est-ce qu'Édouard Philippe,
07:22on l'avait fait ce procès avant qu'il soit Premier ministre ?
07:24Comment ça ?
07:25Il était maire du Havre.
07:27Le Havre est plus importante.
07:29Ah bon ? En quoi ?
07:30Il y a le port du Havre, un des premiers ports de France.
07:33Et Jean Castex ?
07:34Édouard Philippe, il a un long parcours, typiquement.
07:36Et Jean Castex ?
07:36Et Jean Castex ?
07:37Non, mais là, on ne parle pas du poste de Matignon.
07:39Non, mais je parle de Jean Castex.
07:41Jean Castex était maire d'une ville de 10 000, 15 000 habitants
07:45et il a été propulsé Premier ministre.
07:47On l'a fait ce débat ?
07:48On l'a dit ?
07:48Mais là, je ne vous parle pas de Matignon, M. Bois-Moran.
07:51Je vous parle d'accédo pour votre fonction.
07:53Encore une fois, vous avez le droit d'être candidat.
07:54De toute façon, tout le monde est candidat.
07:55Je termine mon propos.
07:57Donc, la question, c'est quoi ?
07:58Et c'est là où c'est le conservatisme franco-français.
08:01C'est-à-dire que si jamais vous ne l'avez pas fait 50 milliards de fois,
08:04vous ne pouvez pas le faire.
08:05C'est comme ça qu'ils l'ont fait, quel résultat ?
08:06C'est comme ça qu'en termes...
08:09Non, mais vous êtes dans votre rôle.
08:10Vous n'avez pas le droit.
08:11Bah, merci.
08:12Vous êtes autoproclamé capacité à...
08:16Non, mais on voit bien...
08:17La singularité de cette élection, c'est que tout le monde est candidat.
08:20Non, mais là où ça me fait sourire, c'est toujours cette capacité à vouloir,
08:25non pas infantiliser, mais à s'autoproclamer comme annonciateur de
08:29« Vous, vous êtes légitime, vous n'êtes pas légitime ».
08:31Est-ce que vous avez mis mon propos ?
08:32Donc, madame Abouk, l'histoire, c'est quoi ?
08:34C'est qu'aujourd'hui, la question, c'est quelle est la personne
08:40qui sera en capacité à apporter la meilleure offre politique,
08:45le meilleur projet politique pour les Françaises et les Français
08:48sur les questions de quotidienneté, sur les questions de défense,
08:51sur les questions d'IA et la meilleure incarnation.
08:54C'est aussi simple que ça.
08:55Je pose la question différemment de Charles Consigné.
08:57Il y a un gap entre être maire.
08:59Dans ces cas-là, analysons le CV de chacune et chacun et vous verrez.
09:06Est-ce que toutes celles et ceux qui sont en lice ont déjà été présents de la République,
09:11à l'exception de François Hollande, s'il est candidat ?
09:14Non, mais d'ailleurs, justement, vous remarquerez.
09:16Moi, encore une fois, de toute façon, je ne suis pas là, effectivement,
09:19pour dire qu'il y a le droit de l'État.
09:20On dirait que vous y voyez une forme de mépris.
09:22Je ne veux pas une forme de mépris.
09:23Pour moi, c'est...
09:24Et n'y voilà aucune agression verbale.
09:26C'est le degré zéro de l'analyse politique.
09:28Vous partez du principe que si ça n'a pas été fait avant,
09:30vous ne pouvez pas le faire.
09:32Donc, dans ces cas-là, c'est typique mentalité conservatrice.
09:37On n'arrive pas à innover.
09:39Et je revois dans l'intervention de M. Consigné
09:43exactement l'ADN du MEDEF.
09:44C'est-à-dire, si vous n'êtes pas dans les sondages à plus de 10,
09:48vous ne pouvez pas...
09:50Vous n'existez pas.
09:52Mais ce n'est pas le MEDEF qui va me dire si j'existe politiquement ou pas.
09:55C'est que derrière, vous ne pouvez pas participer.
09:57Comme Ségolène Royal ne pouvait pas participer.
10:00Comme David Lissnard ne pouvait pas participer.
10:02Et ça, c'est une mentalité.
10:04Parlez-moi de l'anglicisme.
10:05Old school.
10:06C'est...
10:06Si jamais tu n'as jamais eu...
10:09Si jamais...
10:09Si jamais...
10:10En sénécole.
10:11Si jamais tu n'as jamais...
10:12Si jamais tu ne l'as jamais fait,
10:14tu ne peux pas le faire.
10:15Mais c'est admirable.
10:16Et c'est ça.
10:17À entendre ces messieurs,
10:18quand vous êtes issus d'un milieu populaire,
10:20vous ne pouvez pas...
10:21Mais au contraire.
10:22Mais au contraire, je viens de vous dire que je déplorais le fait...
10:25Qu'il n'y ait plus de mobilité sociale dans ce pays.
10:28Simplement...
10:29Elle doit prévaloir en politique aussi.
10:30On a l'impression...
10:31Elle doit prévaloir en politique aussi.
10:32Là, vous utilisez beaucoup d'anglicisme, etc.
10:35Non, elle n'est pas du tout.
10:36Old school.
10:36On nous renvoyait...
10:37Non, mais plusieurs fois.
10:38Quand ?
10:39Là, dans le débat, je n'ai pas...
10:40Excusez-moi, je ne prends pas...
10:41On note tous vos propos.
10:43Vous devriez.
10:44Ça vous émuterait de dire des ineptiques.
10:45On a l'impression que c'est Karim l'Américain
10:47qui vient nous expliquer à nous...
10:49Je ne suis pas Américain, je suis Français.
10:50Non, oui, mais vous faites plein de...
10:51Et ce n'est pas Karim, c'est monsieur le candidat.
10:54Oui, mais vous voyez, c'est une expression.
10:55Non, mais je vous le dis.
10:56Non, mais c'est une expression.
10:57Quand on dit un tel l'Américain...
10:59Je ne sais pas.
10:59C'est une expression du langage courant.
11:01Ce n'est pas grave.
11:02Toujours est-il que...
11:03Moi, je serais ravi pour vous
11:04si vous êtes demain le candidat de la gauche.
11:07Très bien, il n'y a pas de problème.
11:09Débattons sur le fond.
11:09On me demande...
11:10Madame Abouk me demande
11:11si je pense que vous avez une chance.
11:12Je vous donne simplement ma réponse.
11:14C'est tout.
11:14Et je constate simplement
11:15que la singularité de cette élection, quand même,
11:17c'est qu'il y a quasiment plus
11:19de responsables politiques
11:20qui sont candidats à la présidentielle
11:22que de responsables politiques
11:23qui ne le sont pas.
11:24Avouez que c'est juste une nouveauté.
11:25Mais c'est l'écume des choses,
11:27je vous l'accorde.
11:28Point de convergence.
11:28Ça n'a pas grand intérêt.
11:30Non, non, point de convergence sur votre propos.
11:31Effectivement, il y a énormément de candidats
11:33parce qu'effectivement,
11:34je pense qu'on est dans une situation
11:36assez historique
11:36en termes de 5e République,
11:38comme nous l'avons été en 2022,
11:41où les deux partis républicains,
11:43démocratiques, historiques
11:44qui dictaient la vie politique
11:45étaient en dessous de 5.
11:46Et je pense qu'aujourd'hui,
11:48aujourd'hui,
11:49aujourd'hui,
11:49les sondages du 1er septembre,
11:51du 2 septembre
11:52ne seront pas
11:53les sondages du Manaride.
11:54Bien sûr, absolument.
11:54Donc, il peut se passer
11:55beaucoup de choses.
11:55Tout à fait.
11:56Je peux poser la question différemment
11:57parce que Charles Consigny a raison
12:00et ça nous interroge.
12:01Et je pense qu'il nous regarde également.
12:03La situation est,
12:04je ne sais pas,
12:05très difficile en France.
12:06La dette,
12:07déclassement,
12:08beaucoup de Français
12:09qui attendent véritablement
12:10un chamboule-tout,
12:11une rupture,
12:12qui en ont marre
12:13de toutes les promesses
12:13qui ne sont jamais tenues.
12:15Donc, la question,
12:16c'est une telle offre pléthorique
12:18face à une situation
12:20aussi difficile.
12:21Vous voyez, c'est ça.
12:22Il y a une forme de distorsion.
12:24Comment vous l'expliquez ?
12:25C'est-à-dire que tout le monde
12:25pense qu'il est capable,
12:26demain,
12:27de résoudre la situation
12:27de la dette,
12:28le déclassement économique,
12:29l'insécurité culturelle.
12:31C'est ça,
12:31ce qui nous intéresse.
12:32C'est comme les gens
12:32qui pensent pouvoir
12:33faire atterrir un avion.
12:34Vous savez,
12:35la moitié des hommes
12:36pensent que s'ils se mettent
12:37dans le cockpit d'un Boeing,
12:38ils savent le faire atterrir.
12:41Voilà,
12:41c'est la confiance en soi.
12:43Et il y a une partie de pilote.
12:45Mais vous avez vu
12:45cette espèce de suffisance
12:48dans le fait que
12:49why not ?
12:50Et après,
12:51vous parlez d'anglicisme.
12:52Donc,
12:52le sujet n'est pas celui-ci,
12:56madame Mabrouk.
12:56C'était une question.
12:57Le sujet,
12:57c'est qu'au bout d'un moment,
12:58il y a des responsables politiques
12:59qui se disent,
13:01en fonction de leur projet,
13:02de leur vision,
13:02est-ce qu'ils sont
13:03en capacité
13:04à pouvoir fédérer,
13:05mobiliser
13:06pour améliorer concrètement
13:07la vie des gens
13:07sur des questions
13:08de sécurité ?
13:09Démanteler les narcotraffiques,
13:10c'est une vraie question.
13:12Améliorer la condition
13:13de nos jeunes
13:13en termes de logement.
13:15Améliorer la condition
13:16de nos jeunes
13:17en termes de qualité.
13:18La moitié
13:18des personnes
13:20qui sont
13:20au resto du cœur
13:22sont des personnes
13:23qui ont moins de 25 ans.
13:25Donner la possibilité
13:26aux Français
13:27de se soigner,
13:2886% des armes.
13:29Et vous êtes un maire
13:30aux prises avec la réalité.
13:31Je suis un responsable politique.
13:33Oui, mais un élu de terrain,
13:34et ça fait une différence
13:35parfois avec d'autres responsables,
13:37c'est une évidence.
13:38Ça donne la possibilité
13:39à pouvoir échanger
13:40avec des personnes comme vous
13:41sur des éléments concrets
13:42parce qu'un point de convergence
13:43comme vous évoquez
13:44dans votre introduction,
13:45c'est le fait
13:47qu'on soit en rupture
13:48avec les classes populaires.
13:50Pourquoi on a été en rupture
13:51avec les classes populaires ?
13:51C'est qu'ils ont pas.
13:53La gauche.
13:54La gauche.
13:55Les socialistes en particulier.
13:56Les socialistes en particulier
13:57parce que pendant longtemps,
13:58et c'est le parti que j'aime,
13:59c'est mon parti,
13:59j'étais encore à Blois
14:00ce week-end
14:01avec de nombreuses militantes
14:02et de nombreuses militantes,
14:03c'est parce que,
14:05justement,
14:05il y a eu cette espèce
14:06de suffisance,
14:08cette espèce d'oubli,
14:09et le fait que...
14:11Vous avez évoqué un mot,
14:12Mme Mabrouk,
14:13qui est terrible.
14:14Terriblement.
14:15C'est le mépris.
14:16Et le mépris,
14:17c'est qu'on part du principe
14:18que parce que vous vivez
14:20à un endroit,
14:21vous êtes assigné
14:22à résidence intellectuelle,
14:24assigné à résidence territoriale,
14:25assigné à résidence sociale.
14:27sociale.
14:28C'est exactement ce que fait
14:29désormais le parti
14:30de Jean-Luc Mélenchon,
14:32puissance 30.
14:33Et donc,
14:33moi,
14:33je pense qu'à gauche,
14:35on peut être progressiste,
14:36on peut réconcilier
14:37l'entrepreneuriat,
14:39notamment les PME,
14:40avec les salariés.
14:41On peut ne pas tomber
14:43dans des démagogies,
14:45notamment sur les questions
14:46de déficit,
14:47parce qu'aujourd'hui,
14:48si on n'arrive pas
14:48à financer notre budget,
14:50si on n'arrive pas
14:51à porter une politique pérenne,
14:53on n'arrivera pas
14:54à sauver notre État-providence.
14:56Parce que moi,
14:57je pense que
14:58le quand on veut,
14:59on peut,
15:00ce n'est pas vrai.
15:01Nous sommes,
15:02en tout cas,
15:02moi,
15:02je suis un produit
15:03de la République,
15:04et le produit de la République,
15:05et c'est ce qui fait
15:05que je suis fier
15:06d'être français,
15:07et je ne me compare
15:08à aucun responsable
15:10politique américain.
15:10C'est une référence
15:11dans le Parisien.
15:12C'était Thierry Vell,
15:13c'était un hebdomadaire allemand.
15:16Il y a pire
15:17comme comparaison.
15:18Ouais,
15:19je vous l'accorde.
15:19Je vous le concède.
15:21Il y a pire.
15:21Mais ça renvoie toujours
15:23à cette espèce
15:24d'essentialisme
15:25et de démonétisation
15:27du fait qu'on peut être
15:28responsable politique.
15:29C'est vous qui êtes accusé,
15:30Charles,
15:30qui vous n'est décentialisé.
15:31Non, non, moi, pas du tout.
15:32Non, non, je ne veux pas
15:34accusé par tout ça,
15:35si vous voulez.
15:36Caricaturé.
15:36Non, mais je pense simplement
15:38que,
15:39je ne sais pas comment vous dire,
15:40vous dites que,
15:41enfin bon,
15:41je ne veux pas être désobligeant,
15:43mais,
15:44je pense franchement,
15:45non, non,
15:46mais je ne veux pas
15:46être désobligeant,
15:47mais,
15:48effectivement,
15:49la question de Sonia Mabouk,
15:50elle a du sens,
15:51c'est-à-dire que,
15:53moi, ce qui m'intéresse,
15:55c'est le fond,
15:55même si ce n'est pas très détaillé,
15:57votre programme,
15:57dans ce que vous énoncez,
16:00ça reste des phrases,
16:01en gros,
16:01tout le monde est d'accord,
16:02c'est-à-dire,
16:03pour qu'il y ait moins de pauvreté,
16:04pour que les jeunes aillent mieux,
16:06une fois qu'on a dit ça,
16:07ce n'est pas très précis.
16:09Moi, ce que je constate,
16:10c'est que la France,
16:10aujourd'hui,
16:11les Français sont devenus
16:13le 25e peuple
16:14le plus riche du monde.
16:15Alors, on peut trouver
16:16que c'est bien
16:17d'être 25e.
16:18Il n'y a pas si longtemps,
16:19on se berçait d'illusions
16:21en se disant qu'on était
16:22la 7e puissance mondiale,
16:23ce qui, déjà,
16:23était plus terrible
16:24par rapport à
16:25à peine quelques décennies avant.
16:27Aujourd'hui,
16:27on est 25e.
16:28Il y a 24 peuples
16:29qui ont un meilleur niveau de vie
16:32que la France.
16:32Et les États-Unis,
16:34que, quand même,
16:34vous aimez bien,
16:35vous avez fait votre premier déplacement
16:36à New York,
16:37c'est quand même,
16:37vous dites que vous ne comparez pas à Obama,
16:39mais vous auriez pu aller en Lauser,
16:40vous êtes allé à New York.
16:42Eh bien,
16:42aux États-Unis,
16:43aujourd'hui,
16:44ils nous mettent
16:44une longueur d'avance
16:46dont on ne se remettra pas.
16:47C'est ça, la réalité.
16:48C'est que les Français
16:50sont au même niveau de vie
16:52que le plus pauvre
16:53des États américains,
16:54qui est le Mississippi.
16:56On est plus pauvres
16:57que les Américains
16:57les plus pauvres.
16:58Et après,
16:59on a encore des gens à gauche
17:00qui viennent nous expliquer
17:01que le problème,
17:03c'est qu'il n'y a peut-être
17:04pas suffisamment d'impôts,
17:06qu'il n'y a peut-être pas
17:07suffisamment de dépenses publiques,
17:08qu'il faut encore
17:09aller plus loin là-dedans,
17:11que leur ennemi,
17:11c'est Elon Musk.
17:12Ça, c'est ce qu'a dit
17:13Raphaël Glucksmann.
17:14Elon Musk qui,
17:15bientôt,
17:16va pouvoir racheter la France.
17:18S'il continue comme ça,
17:19je grossis le trait,
17:20mais à peine.
17:21Donc moi,
17:22que ce soit vous le candidat,
17:23que ce soit Hollande,
17:25que ce soit Glucksmann,
17:26que ce soit tous ces gens-là,
17:27je suis désolé.
17:28Le problème,
17:29c'est que vous êtes quand même
17:30sur des solutions
17:31qui, moi,
17:32effectivement,
17:33entre la gravité des enjeux
17:35auxquels la France
17:35va répondre,
17:36qui en gros sont existentiels,
17:37c'est-à-dire,
17:38est-ce que la France
17:38va rester un pays
17:40à peu près riche,
17:42à peu près dans la compétition ?
17:43Est-ce qu'elle va continuer
17:44à exister tout court ?
17:46Ou est-ce qu'elle va se faire
17:47totalement bouffer
17:48par ses retraites,
17:51son immigration non contrôlée,
17:53ses dépenses publiques
17:54totalement délirantes
17:55et la domination totale
17:56dont elle fera l'objet
17:57par les Américains
17:58et les Chinois ?
17:59Moi,
17:59c'est ça qui m'intéresse.
18:00Et je suis désolé de dire
18:01que j'ai regardé un peu
18:03votre programme
18:03avant de venir.
18:04Honnêtement,
18:04je n'ai pas trouvé
18:05une mesure précise,
18:06mais bon.
18:07Et j'ai regardé
18:09dans l'ensemble
18:09ce que propose la gauche.
18:11Elle est en décalage
18:12avec les exigences.
18:13Et d'ailleurs,
18:13ça vaut quasiment
18:14pour toute la classe politique.
18:16Moi,
18:16c'est ça qui m'interpelle
18:17à huit mois du scrutin.
18:18Et je suis d'accord,
18:19il y aura sans doute
18:19des surprises.
18:20Vous avez lu quoi
18:21de mon programme ?
18:22J'ai lu ce que j'ai pu trouver
18:23sur Internet.
18:24sur le logement,
18:25vous avez vu
18:26ce qu'on propose
18:26sur le logement ?
18:27C'est l'occasion
18:27de présenter
18:28une mesure fort.
18:29C'est l'occasion de le dire
18:29parce que, honnêtement,
18:31M. Wamran,
18:31très honnêtement,
18:32je n'ai pas pu noter
18:33une mesure de votre programme.
18:35J'ai trouvé
18:36le feu, ça brûle
18:37et l'eau, ça mouille.
18:37Honnêtement.
18:38Mais si vous avez
18:39des mesures précises,
18:40ça m'intéresse tout à fait.
18:41Alors,
18:42c'est très compliqué,
18:43Mme Mabrouk,
18:43de débattre
18:44avec ce genre d'individu
18:46parce qu'il mente.
18:48Ce genre d'individu,
18:49c'est encore plus
18:54en plus,
18:54il se permet
18:55des jugements de valeur.
18:56C'est pas un jugement.
18:57Vous pouvez dire
19:00le logement.
19:01Sur le logement.
19:02Allez-y.
19:02Une proposition phare.
19:03Sur le logement.
19:05Première proposition
19:05qu'on a faite sur le logement,
19:06c'est de baisser la TVA
19:07pour baisser les prix.
19:08Parce que,
19:09comme je l'évoquais,
19:09les premières victimes collatérales,
19:11ce sont les jeunes
19:12et le logement
19:13représente plus de 50%
19:14dans un budget famille
19:16ou dans un budget.
19:17Je le vois en tant que maire,
19:19si on n'arrive pas
19:19à baisser le prix
19:20au mat de carré,
19:21on n'arrivera pas à régler.
19:22Vous savez combien
19:23il manque de logement en France ?
19:24Je ne vais pas répondre
19:25à vos questions de cours.
19:26Je vous en prie.
19:27Des questions de cours.
19:28Je ne suis pas là
19:29pour répondre
19:29à mes questions de cours.
19:30Vous nous parlez de programmes,
19:32vous nous parlez de vision
19:35et vous ressassez la même chose.
19:37Première question
19:38au niveau du logement,
19:38on avait des propositions concrètes.
19:41Au niveau...
19:42Mais alors,
19:42qu'est-ce que c'est la proposition ?
19:43C'est la baisse de la TVA.
19:44La baisse de la TVA.
19:45Monsieur, regardez,
19:45on peut faire le catalogue.
19:47C'est quand même intéressant.
19:49La sécurité,
19:49lutte contre le narcotrafic,
19:51lutte contre le narcotrafic,
19:52lutte contre le narcotrafic,
19:54la méthode,
19:55dite méthode Saint-Ouen,
19:57mettre autour de la table
19:58à chaque fois la justice,
20:00le ministère de l'Intérieur,
20:01les moyens techniques,
20:03les caméras,
20:04les moyens humains,
20:05police municipale,
20:05police nationale,
20:06travailler sur le réaménagement,
20:08le temps long court,
20:09en termes de réaménagement,
20:11de végétalisation,
20:12et surtout travailler directement
20:13avec les parents d'élèves.
20:14Végétalisation ?
20:15Dans la lutte contre
20:16les narcotrafic ?
20:17Le beau,
20:17le beau.
20:18Parce que derrière,
20:19il y a plusieurs temps.
20:20Il faut une rose face au narcotrafic ?
20:21Vous allez dire que je caricature.
20:24Un peu.
20:24Mais la question est légitime.
20:26Quand vous démentez un trafic,
20:27le message que vous dévoyez
20:28Mme Mabrouk au dealer,
20:30c'est que d'une part,
20:31un,
20:32la justice fait son travail,
20:34c'est-à-dire que
20:34les dealers sont arrêtés.
20:36Ensuite,
20:37l'endroit,
20:38quand vous analysez
20:39les deals,
20:40les deals,
20:40les deals,
20:43Arrêtez,
20:43la justice fait son travail.
20:45La police arrête
20:46et la police juge.
20:47Ensuite,
20:48il faut changer d'environnement
20:49qui,
20:50plus l'environnement
20:51est déliquescent
20:52et délabré,
20:53plus ça favorise le deal.
20:54Donc,
20:55on l'a vu à Saint-Ouen,
20:56cette pointe de deal,
20:57démantelée.
20:58Donc,
20:58lutte contre le narcotrafic.
20:59Vous voulez dire déplacée ?
21:01Absolument pas.
21:01J'ai démantelée.
21:02Démantelée complètement.
21:03Démantelée.
21:03Les points de deal à Saint-Ouen,
21:04contrairement à d'autres...
21:05Non, non,
21:06mais c'est intéressant
21:06à d'autres endroits en France
21:08parce que la plupart
21:08sont déplacés
21:09parfois devant les écoles.
21:11Le ministre Laurent Nunez,
21:11ministre de l'Intérieur,
21:12l'a évoqué
21:13à plusieurs reprises.
21:14La méthode Saint-Ouen
21:15a été reprise
21:17par plusieurs parlementaires,
21:19plusieurs sénateurs
21:19et ça a donné lieu
21:20à un rapport.
21:21Je vous invite
21:21à y consacrer
21:23un peu de temps.
21:24Donc,
21:24proposition en termes
21:25de lutte contre le narcotrafic
21:26qui est la sécurité
21:27une des premières interrogations,
21:30une des premières préoccupations
21:32des Françaises
21:32et des Français.
21:33Et contrairement
21:34aux années 90,
21:36le narcotrafic
21:37ne phagocyte plus
21:38uniquement
21:39les zones métropolitaines
21:41et urbaines
21:42mais touche également
21:43les zones rurales
21:44parce que contrairement
21:44à ce que vous avez évoqué,
21:46je ne suis peut-être pas allé
21:47en Lauserre,
21:47mais je suis allé
21:47dans les Cévennes,
21:48je suis allé en Côte d'Armor,
21:50je suis allé en Picardie,
21:51je suis allé dans le Vaucluse
21:54et je vous parlais
22:00de déplacement
22:00en région.
22:01Je vous dis,
22:01ce n'est pas majeur.
22:03Donc,
22:04vous voyez bien
22:04que la préoccupation
22:06de la quotidienneté
22:07des Français
22:07avec les propositions
22:08qu'on vient de faire
22:08en termes de narcotrafic
22:09et de sécurité.
22:10On n'a pas de doute.
22:11Je parle de Président
22:12de la République
22:12et je parle de lutte
22:14contre les déserts médicaux
22:15parce que
22:16quand on est en métropole
22:18et quand on a un hôpital
22:20à moins de 2 km
22:21malgré le temps
22:23relativement long
22:23au niveau des urgences
22:25pour avoir un rendez-vous
22:26chez le pédiatre,
22:28le cancérologue
22:28en région,
22:30c'est de plus en plus compliqué.
22:32Donc,
22:33les propositions
22:34très concrètes.
22:35Elles sont là
22:35pour quelle vision ?
22:36Pardonnez-moi
22:37et je ne vous pose pas
22:38une question
22:38sur un slogan politique.
22:40J'ai entendu ce matin
22:41sur notre antenne
22:42Ségolène Royal.
22:42Elle, elle dit
22:43moi je serai la candidate
22:44en somme de la France tranquille.
22:46Elle estime que la France
22:47a été brutalisée
22:48par du fait
22:50qu'il y a eu
22:51les conséquences
22:52et la manière
22:52avec laquelle
22:52on a traité les Gilets jaunes.
22:54Par la réforme des retraites.
22:55Elle estime que c'est
22:56une brutalisation
22:57également des Français
22:58par tout ce qui s'est passé.
22:59Elle, c'est la France tranquille
23:01et Karim Boimbrun
23:02c'est quelle France ?
23:03Humaine et forte.
23:04Humaine parce que
23:05effectivement
23:05aujourd'hui
23:08expliquer à
23:09une personne
23:10issue des classes populaires
23:11des classes moyennes
23:12que son enfant
23:13ses enfants
23:14ne vivront moins bien
23:16qu'eux-mêmes
23:17c'est le déclassement
23:18c'est le désespoir
23:19et en même temps
23:20la France forte
23:21c'est le respect de l'autorité
23:22c'est le civisme
23:23c'est l'amour de la patrie
23:24qu'on ne doit pas laisser
23:27à l'extrême droite
23:28et c'est aussi
23:29l'amour de la république
23:31dans les écoles à Saint-Ouen
23:32la levée de drapeau
23:33vous n'avez pas été choquée
23:35par ce qu'a dit Éric Ciotti
23:36la Marseillaise et d'autres
23:38ce sont des symboles
23:38qui pour vous ne fleurent pas
23:40bon je ne sais quel
23:42conservatisme plus
23:43moi j'en parle dans mon livre
23:44qui sortira au mois de novembre
23:45la Marseillaise
23:47l'uniforme
23:48et l'amour du drapeau
23:50en revanche
23:51ce que fait Éric Ciotti
23:52lorsqu'il dit cela
23:53il le dit pour
23:55stigmatiser
23:55une partie des français
23:57qui est considérée
23:57comme des sous-français
23:58alors que moi
23:59quand je parle du drapeau
24:01quand je parle du drapeau
24:03bleu blanc rouge
24:04quand je parle de l'uniforme
24:05et quand je parle
24:06de la Marseillaise
24:07c'est parce qu'aujourd'hui
24:08qu'on soit en Lauserre
24:10qu'on soit à Mayotte
24:11ou qu'on soit en Seine-Saint-Denis
24:13ce qui fait sens
24:14c'est l'amour de la patrie
24:15et c'est liberté, égalité, fraternité
24:17et démocratie sociale
24:18vous citez Ségolène Royal
24:20j'ai l'impression
24:20d'être de retour en 2007
24:22si vous voulez
24:23c'est très bien
24:24tout ce que vous dites
24:25monsieur Boimrad
24:25mais honnêtement
24:26c'est un peu court
24:27pour une présidentielle
24:28je vous le dis
24:29comme je le pense
24:30vous avez pensé
24:30que c'est un jugement de valeur
24:31mais dans ce que vous dites
24:33il n'y a rien
24:33je suis désolé de vous le dire
24:35je ne sais même pas
24:35si vous vous en rendez compte
24:37on dirait
24:37une intelligence artificielle
24:40à qui on demanderait
24:41fais-moi une liste
24:42de belles valeurs
24:44avec lesquelles
24:45tout le monde serait d'accord
24:46et donc là
24:47bah oui
24:47alors on est tous pour
24:48effectivement
24:49tout ce que vous venez de dire
24:50mais ça manque quand même
24:52de concret
24:52et moi ce que je vois
24:53c'est que
24:53la France est
24:55en gros
24:56au bord de la faillite
24:57ce qu'explique
24:58en off
24:59les experts
25:00les économistes
25:01les patrons
25:01etc
25:02c'est que
25:03il ne va pas se passer
25:04très longtemps
25:04avant que ce soit
25:05la banque centrale européenne
25:06et le fonds monétaire international
25:07qui prennent les rênes
25:09qui prennent les rênes
25:10de notre pays
25:11ils espèrent même
25:12que ça se fasse
25:13sous le règne de Marine Le Pen
25:14en se disant
25:15ça passera mieux
25:16auprès des français
25:16reconnaissez que ce n'est pas
25:17la responsabilité directe
25:19de M. Bois
25:19c'est la responsabilité
25:21des dépenses publiques
25:22surtout
25:22c'est la responsabilité
25:23et moi ce que j'entends
25:25techniquement
25:26ce que vient de dire
25:27M. Consigny
25:27est inexact
25:29mais on pourra débattre
25:31sur le plan économique
25:32si vous voulez
25:32dans ce que j'entends
25:33c'est très bien
25:34mais vous dites que
25:35c'est intéressant
25:36moi je vous propose
25:37de revenir à la sortie
25:38de votre livre
25:39on a toujours entendu
25:40cette gauche
25:41qui essaie d'être pragmatique
25:42et M. Consigny
25:45c'est que voilà
25:45il y a un moment donné
25:47vu l'état du pays
25:49ce qui le menace
25:51c'est pas juste
25:52avec des bons sentiments
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