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  • il y a 4 semaines
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Europe 1, Christine Kelly et vous.
00:03Europe 1, vous écoutez Christine Kelly et vous désormais de 11h à 13h sur Europe 1.
00:08Christine, on vous retrouve avec Gabriel Cluzel, Karim Maloum et votre invitée,
00:11Memona Interman, grand reporter et ex-membre du CSA,
00:14et nos auditeurs qui peuvent réagir au standard Europe 1.
00:17Il vous appelle au 01 80 20 39 21, Christine.
00:20Oui, Memona Interman, vous êtes dans le studio d'Europe 1.
00:23Merci infiniment pour votre présence,
00:25puisque vous avez une expérience incroyable sur le terrain d'Europe 1,
00:29une expérience incroyable au CSA.
00:31Vous connaissez là tout ce qui est juridique en matière d'audiovisuel.
00:35Comment réagissez-vous ?
00:36Comment réagissez-vous, puisque vous avez été au CSA aujourd'hui,
00:39l'ARCOM qui doit assurer, je cite,
00:42loi du 30 septembre 86 article 13,
00:45le respect de l'expression pluraliste des courants de pensée et d'opinion.
00:49Lorsque la loi de 86 article 43 11,
00:52dit spécialement pour le service public que Radio France doit assurer
00:56l'honnêteté, l'indépendance, le pluralisme de l'information.
00:59Que dites-vous aujourd'hui, Memona Interman ?
01:02Christine Kelly, vous avez absolument,
01:03et d'abord merci pour votre invitation,
01:04vous avez absolument raison de placer le sujet sur le plan de la loi.
01:08La loi de 1986 qui régit l'audiovisuel,
01:11et particulièrement l'audiovisuel public.
01:13Sortie de cette polémique,
01:14simplement c'est difficile de s'en abstraire totalement.
01:17Moi je ne suis pas surprise,
01:19par ce qui s'est passé là,
01:20à Radio France et singulièrement à France Inter.
01:23Jusqu'à présent, France Inter se planquait
01:26derrière un rideau d'apparence,
01:28en faisant valoir les grands principes, etc.
01:30Là, France Inter s'immisce directement,
01:34carrément, sur le champ de la campagne électorale,
01:36en faisant sienne,
01:38ce que Mélenchon, LFI,
01:41mais aussi les écologistes proposent,
01:43c'est-à-dire faire de la désobéissance.
01:45Donc, en ciblant un journaliste
01:48qui est reconnu pour ses qualités,
01:50ses qualités professionnelles éminentes,
01:52en ciblant ce journaliste,
01:53on cible toute la France
01:56qui ne pense pas comme France Inter.
01:59Bon, ce n'est pas tout le personnel
02:01de la radio publique qui s'est prononcé,
02:03mais néanmoins,
02:04ceux qui se sont prononcés
02:06portent l'opprobre sur toute la société Radio France.
02:09Notamment par la motion de défiance
02:12à l'égard de Sibylle Veil et de Céline Pigalle,
02:14la directrice de France Inter,
02:16la patronne de Radio France,
02:17mais aussi en ciblant la France
02:19qui n'est pas au garde-à-vous
02:22devant ces gens qui pensent
02:23que la radio publique,
02:24ça leur appartient.
02:26Et ça appartient au français.
02:27Mais bien entendu que ça appartient au français.
02:29Depuis la suppression de la contribution
02:31à l'audiovisuel public,
02:32dans ce qu'on appelait la redevance,
02:33l'audiovisuel est financé notamment
02:36par la TVA,
02:37mais aussi par une partie
02:38de nos autres impôts.
02:39Comment peuvent-ils se prévaloir
02:42de la juste cause
02:43d'être dans le camp du bien
02:45en foulant au pied des principes
02:48mais tellement évidents
02:49pour tous ceux qui nous écoutent
02:51ou qui ne nous écoutent pas ?
02:52Et c'est un sujet qui est très grave.
02:54Parce que ça veut dire qu'aujourd'hui,
02:55les syndicats à Radio France...
02:57Moi j'étais syndiquée
02:58quand j'étais à France Télé.
02:59Et vous savez où ?
03:00J'étais syndiquée à la CGT
03:02pour avoir la paix.
03:03Ah oui.
03:03Pour avoir la paix.
03:04Donc je les connais bien ces gens-là.
03:05Oui.
03:05Je les connais très bien.
03:07Il y a eux
03:09et le reste de la France.
03:10Qui fait la loi à Radio France ?
03:11Ce sont les syndicats.
03:12Moi je me souviens très bien
03:13que lorsque nous étions,
03:15vous avez évidemment bien connu
03:16le CSA,
03:17moi aussi,
03:18et on sait très bien
03:19le poids des syndicats.
03:20J'espère,
03:21un,
03:22que l'ARCOM va faire très attention.
03:23Il ne s'agit pas
03:24d'une simple question
03:25d'édition,
03:27d'éditorialistes,
03:28de choix éditoriaux.
03:29Il s'agit du pluralisme
03:31et vous avez mis le doigt
03:33sur ce sujet
03:33sur lequel vous avez
03:34beaucoup travaillé,
03:35chère Christine Kelly.
03:35Vous connaissez parfaitement
03:36ce sujet.
03:37Absolument.
03:37Mais parfaitement.
03:38On s'est battu pour le pluralisme
03:39dans l'audiovisuel français.
03:42Absolument.
03:42Dans tout l'audiovisuel français.
03:44Les autres chaînes le respectent,
03:45les autres radios le respectent.
03:47Pourquoi Radio France,
03:48Service Public,
03:48ne respectent pas la loi ?
03:51Alors,
03:51à l'ARCOM,
03:52de se positionner
03:54sur ce sujet
03:55qui est un sujet fondamental,
03:56qui est un sujet
03:57qui concerne
03:58la démocratie.
04:00Ce sujet-là
04:00est complètement mis de côté,
04:01mais il s'agit de la démocratie,
04:03mes amis.
04:04Ne pensez pas
04:05qu'il s'agit
04:05d'un petit sujet
04:07de coterie
04:08entre la radio,
04:08la télé,
04:09des gens qui se chamaillent.
04:10Non.
04:10Il s'agit là
04:12de la représentation
04:13de nos voix,
04:14de ce que nous avons
04:16dans le cœur,
04:16de ce que nous cherchons
04:18à savoir,
04:18sur ce que la France
04:19doit être,
04:20c'est-à-dire
04:21donner la parole
04:22de façon équitable,
04:23et c'est la loi
04:24qui le précise,
04:25à chacun d'entre nous.
04:27Et il ne s'agit pas
04:28de faire de Radio France
04:29le porte-étendard
04:30de Mélenchon
04:31pendant cette campagne électorale.
04:32J'espère que Mme Veil,
04:33et j'étais là
04:34au moment de sa désignation
04:35en 2018,
04:37j'espère que Sibyl Veil,
04:38la patronne de Radio France,
04:39ne va pas reculer,
04:40j'espère que Céline Pigalle,
04:42la directrice de France Inter,
04:43ne va pas reculer.
04:44Chère Christine,
04:45donnez-moi encore deux secondes
04:46quelque chose
04:46pour préciser
04:47ce qui me tient à cœur.
04:48c'est qu'il faut dire
04:50qu'en l'espace
04:50de quelques jours,
04:52France Inter s'est singularisé
04:53d'une façon
04:53qui est vraiment ignoble.
04:54Il y a cette affaire,
04:55et il y a aussi
04:57cette façon
04:58de clouer au pilori,
05:00mais de la manière
05:01la plus abjecte,
05:02un député de la République,
05:03je suis désolé,
05:04est traité,
05:05Jean-Philippe Tanguy,
05:06de rat,
05:07de le mettre
05:08comme ça au coin,
05:09en fonction de ses orientations
05:11sexuelles supposées,
05:12ou avérées,
05:13moi ce n'est pas du tout
05:13mon sujet,
05:14mais vraiment pas,
05:15par un pseudo-humoriste,
05:17que va faire l'ARCOM ?
05:18Imaginez une seconde
05:20que Europe 1
05:21ou que CNews
05:22traite un élu de rat,
05:25que ferait l'ARCOM ?
05:26Mais tout le monde
05:26serait en première ligne
05:28que ferait l'ARCOM ?
05:28Et moi je dis effectivement
05:30comme vous Mémona Interman,
05:31on connaît très bien
05:31les textes juridiques
05:33qui régissent l'audiovisuel,
05:34l'État a donné
05:35le pouvoir à l'ARCOM
05:37pour faire respecter la loi.
05:38La loi n'est pas respectée,
05:40c'est clair et net.
05:41La loi demande
05:44aux services publics
05:45de ne pas inciter
05:46à la haine,
05:47de respecter le pluralisme,
05:51de respecter justement
05:52toutes les opinions,
05:53de ne pas...
05:54Radio France a été...
05:55France Inter a été
05:56mise en demeure
05:57pour avoir mis
05:5770% du RN la nuit.
06:00Comment se fait-il
06:01que sur la première radio
06:02de France,
06:03payée par les Français,
06:04on puisse mettre
06:05le premier parti de France
06:06la nuit ?
06:07Personne ne fait rien ?
06:08C'est c'est news
06:09qui a des...
06:10qui a des amendes financières.
06:14La seule chaîne
06:15de l'histoire
06:15de l'audiovisuel français,
06:17tenez-vous bien,
06:17qui a des amendes financières,
06:18c'est c'est news.
06:19Aucune chaîne,
06:20aucune radio
06:21de l'histoire
06:22de l'audiovisuel français
06:23n'a eu des amendes
06:24à part c'est news,
06:25mais ceux qui ne respectent pas
06:27le pluralisme
06:27des amendes.
06:28Nous avons Vincent
06:28qui nous appelle de Bordeaux.
06:30Vincent, bonjour.
06:31Comment vous réagissez
06:32ce matin en direct
06:32sur Europe 1 ?
06:34Bonjour mesdames.
06:35Alors, je réagis,
06:37je vais essayer
06:37de rester calme,
06:38mais c'est des sujets
06:40qui me mettent en colère,
06:41qui m'énervent profondément.
06:43Moi, Charles Sapin,
06:44très honnêtement,
06:45si je viens de regarder
06:46son parcours
06:46en une fraction de seconde,
06:47je suis allé sur son link
06:48et j'ai regardé.
06:505 ans, le Figaro,
06:514 ans, le point.
06:53Et là,
06:54il vient d'intégrer
06:55pour une chronique
06:55une fois par semaine,
06:572 minutes 30,
06:58sur lequel,
06:59la semaine dernière,
07:00il nous parle de la dette.
07:022 minutes 30.
07:03Et là, on a quoi ?
07:04On a des journalistes
07:05de France Inter.
07:06Moi, très honnêtement,
07:07je suis contribuable
07:08comme tous les Français.
07:09Mais moi,
07:09on ne va pas demander mon avis
07:10pour financer France Inter.
07:11Moi non plus.
07:13Voilà, j'entends bien.
07:14Et donc là,
07:14ils veulent se mettre en grève.
07:15Mais il faut les virer.
07:16Enfin, je ne veux pas faire
07:17midi à 14 heures,
07:18il faut les virer,
07:18ces gens-là,
07:19qu'ils soient journalistes,
07:20éditorialistes,
07:20mais qu'ils respectent la loi.
07:22Qu'ils respectent la loi.
07:24Exactement, je suis d'accord.
07:25On n'est plus dans un état de droit
07:26parce que moi, j'entends
07:27la justice,
07:28tout fonctionne.
07:28Il n'y a rien qui fonctionne.
07:29Voilà.
07:30Donc moi,
07:31le journaliste,
07:32il est journaliste
07:32qui fait son métier,
07:34qui nous transmettent
07:35des informations,
07:36qu'on lui laisse la liberté
07:38parce que c'est aussi
07:38une question de liberté
07:40que vous défendez,
07:41que je défends
07:41et que tout le monde
07:42devrait défendre.
07:43Donc moi,
07:44je considère que ça suffit.
07:45Il va falloir arrêter là
07:46d'avoir des éléments,
07:47des électrons
07:48qui ont pris la place
07:49à France Inter,
07:50qui sont à France Inter,
07:51qu'on finance
07:53involontairement.
07:54Et après,
07:54on nous explique,
07:55on va prendre la une
07:56des médias
07:57pour nous expliquer
07:58que c'est eux
07:58qui font la loi.
07:59Pour nous expliquer
08:00que c'est eux
08:00qui font la loi.
08:01Merci beaucoup Vincent
08:01pour ce coup de gueule
08:02que vous nous appelez
08:03de Bordeaux
08:04qui est somme toute
08:05tout à fait légitime.
08:07Moi, lorsque je vois
08:08délibération de l'ARCOM
08:09du 17 juillet 2024,
08:10l'ARCOM doit rechercher
08:11un éventuel déséquilibre
08:13manifeste et durable.
08:14Ça existe là
08:16sur Radio France.
08:17La mise en demeure
08:18de Radio France
08:19du 10 juin 2026,
08:20le principe devient
08:21extrêmement concret.
08:22Le Conseil d'État
08:22et l'ARCOM
08:23considèrent comme maîtres
08:24artificiellement
08:25une formation politique
08:26essentiellement la nuit
08:27quand l'audience
08:28est très faible
08:28ne permet pas
08:29de respecter
08:30le pluralisme.
08:31C'est clair,
08:32c'est net,
08:33Radio France
08:33ne respecte pas
08:34la loi,
08:35ne respecte pas
08:36le pluralisme,
08:37ne respecte pas
08:37la constitution française
08:39et pourtant
08:40les syndicats,
08:41ce sont eux
08:41qui font la loi.
08:42On marque une pause,
08:43on revient sur Europe 1
08:44avec César
08:45qui nous appelle
08:45du Pays Basque,
08:46avec Mémone Interman
08:47qui était au CSA
08:49aujourd'hui,
08:49ARCOM,
08:50avec Gabriel Cluzel
08:51qui est remonté,
08:52avec Karim Malum
08:52qui est passé
08:53chez le coiffeur.
08:55Quelle chute !
08:57Et comme Vincent
08:58et César,
08:59vous pouvez aussi réagir,
09:00vous avez la parole
09:01en appelant Christine Kelly
09:03au standard Europe 1.
09:04C'est le 01 80 20 39 21.
09:07A tout de suite
09:07sur Europe 1.

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