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  • il y a 4 heures
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:0011h-13h, Christine Kelly et vous sur Europe 1.
00:04Karim Alloum.
00:05Jean-Luc Mélenchon, depuis plusieurs années,
00:08transforme toute crise en procès de la République.
00:12Et toute confrontation dans des manifs au procès de la police.
00:15Et il sait très bien que les médias le gênent beaucoup.
00:20Le gênent, pourquoi ils le gênent ?
00:22Parce que les médias sont là à raconter des...
00:24Certains médias.
00:25Voilà, certains, en général, bien sûr.
00:27Les médias sont là à donner des informations, à raconter ce qu'ils disent.
00:31Mais quand ils s'aiment...
00:32A raconter le réel.
00:33Absolument.
00:34Ils disent ce qu'il y a, un journaliste, ils font un reportage, ils disent ce qu'il y a.
00:36Donc ils ciblent les journalistes.
00:38Parce que chaque totalitaire, le premier inni d'un totalitaire,
00:42c'est la liberté d'expression.
00:44C'est ce que vous avez vécu en Algérie.
00:46Absolument.
00:46C'est-à-dire qu'aujourd'hui, si M. Mélenchon s'attaque aux médias,
00:49elle a un double objectif.
00:50Un, de le mettre au pas.
00:52Ça, leur faire peur.
00:54Parce qu'elle leur dit,
00:55« Si j'arrive au pouvoir où je participe à une coalition,
00:58la majorité d'entre eux vivent avec des subventions de l'État.
01:02Ils le savent.
01:03Le journal Monde, pour le citer,
01:05il touche presque 10 millions d'euros par année. »
01:08Vous avez vérifié ?
01:09Absolument.
01:10Il y a plusieurs journaux et plusieurs médias
01:11qui touchent de l'argent.
01:13Bien sûr.
01:14Et tout à l'honneur de la République d'aider les médias.
01:17Sans autorité de régulation.
01:21C'est quelque chose de bien.
01:22On a besoin d'avoir plusieurs médias.
01:25Mais M. Mélenchon, dans sa stratégie politique,
01:28elle est claire depuis plusieurs années.
01:31Il sait très bien qu'il ne gagnerait pas les élections présidentielles
01:33ni les législatives.
01:34Et donc, il profite de ce mouvement
01:38pour animer, pousser à des immeutes.
01:41Pour lui, le chaos politique ne peut que le servir.
01:44Parce qu'il sait très bien,
01:46il prépare les populations
01:48que si Mme Le Pen,
01:50je parle en condition,
01:51c'est les Français qui votent,
01:51si personne ne le sait,
01:52on attend le 2 mai au soir à 20h pour avoir le résultat.
01:55Si M. le Président de la République
01:57ne s'en va pas avant,
01:59mais c'est sa responsabilité.
02:00Le 2 mai, on aura un résultat.
02:01Et M. Mélenchon, il dit
02:03qu'on n'acceptera pas ce résultat.
02:06Donc nous allons basculer dans une guerre civile
02:07et il prépare les esprits,
02:09les consciences à cette situation.
02:12Je pense que c'est un homme dangereux,
02:14je pèse mes mots,
02:15parce qu'il s'attaque aux institutions de l'État,
02:18il s'attaque à la démocratie.
02:20Quand on s'attaque à la démocratie,
02:22c'est la fin.
02:23Alors moi, ce que je ne comprends pas,
02:25j'entends bien ce que vous dites
02:25et j'entends bien ce qu'a dit tout à l'heure Franck Alizieux,
02:27je vous donne la parole aussi,
02:28sur le fait que vous avez vécu, par exemple,
02:31ce basculement en Algérie, dans la guerre civile,
02:34et vous dites, Karim Maloum, en direct sur Ropin,
02:36que vous avez vu comment on s'attaque d'abord
02:39à la liberté d'expression.
02:40Moi, ce que je ne comprends pas,
02:42c'est que dans notre pays,
02:43qui est encore, je pense, une démocratie,
02:46personne n'empêche justement ce déroulement
02:49des événements qui permettent justement
02:52de museler la presse,
02:54museler les médias,
02:55museler la démocratie.
02:57Karim Maloum, en suite,
02:58deux choses, rapidement.
03:00Effectivement, les gens ne comprennent pas,
03:01Albert Camus l'a très bien expliqué.
03:03La démocratie et la liberté,
03:05c'est très fragile.
03:06C'est pas un acte.
03:08C'est très, très...
03:08Le totalitarisme, c'est puissant.
03:10Ils peuvent maintenir, c'est la guerre,
03:11c'est les militaires, les policiers, les gendars.
03:12La démocratie, c'est la liberté.
03:14Donc, la démocratie est fragile.
03:15Donc, les démocrates qui ne veulent pas la protéger,
03:18ils seront broyés.
03:19Et M. Mélenchon profite,
03:21comme d'autres totalitaires,
03:22Mais vous qui avez été en Algérie,
03:23qui doit protéger la démocratie ?
03:25Les démocrates.
03:26Mais ils sont où, les démocrates ?
03:27Ils doivent se battre.
03:28Ils doivent se rassembler.
03:29L'essentiel de l'élection présidentielle,
03:31parce qu'on a un député,
03:33l'enjeu principal de l'élection présidentielle,
03:35c'est de défendre la République et la démocratie.
03:38Rien d'autre.
03:38On est d'accord avec ça,
03:40Karim Allomand, direct sur un peu.
03:41Franck Alizio, député Rennes-les-Bouches-du-Rome.
03:44La démocratie, c'est un écosystème.
03:45C'est-à-dire qu'elle est principalement,
03:47en effet, défendue par tous les citoyens,
03:48bien évidemment.
03:49Mais les médias et les responsables politiques
03:51ont une responsabilité particulière.
03:53C'est pour ça que, lorsque, encore une fois,
03:56un journal de référence comme Le Monde,
03:58donne une fausse information.
04:00Vérifiez dans les heures qui viennent.
04:01Je le rappelle, tout à l'heure, vous le disiez,
04:03pour être encore plus précis,
04:04Le Monde touche près de 8 millions d'aides publiques chaque année,
04:08chiffre de 2024,
04:09et le groupe, Le Monde,
04:10ça c'est pour le journal Le Monde,
04:11et le groupe Le Monde,
04:12c'est 15 millions chaque année.
04:14Donc quand vous avez de l'argent public,
04:16de l'aide publique, de l'aide publique,
04:18de l'État, tout à fait.
04:20Ça veut dire que vous avez une responsabilité.
04:22Cette responsabilité, là, on attend quoi ?
04:25Fort logiquement, le Rassemblement National
04:27et tous ceux qui ont été montrés du doigt,
04:29qui ont été victimes de cette façon-là,
04:31c'est d'avoir un démenti,
04:33d'avoir des excuses publiques,
04:34et responsabilité des politiques aussi.
04:37Manon Aubry qui dit,
04:38il y a quelques jours de ça,
04:40dans la foulée,
04:41Marine Le Pen a du sang sur les mains,
04:43et on attend les excuses publiques de Manon Aubry.
04:45On attend les excuses publiques,
04:47parce qu'aujourd'hui,
04:47ce n'est pas Marine Le Pen qui a du sang sur les mains,
04:49ce sont les collaborateurs de M. Raphaël Arnaud
04:52qui, eux, ont du sang sur les mains.
04:53Parce que là, il y a eu un mort, voilà.
04:56Donc, la démocratie, ça se défend,
04:58il faut que chacun soit responsable,
05:00et que le monde d'un côté,
05:02et des élus, des députés,
05:03malheureusement, d'extrême-gauche, de l'autre,
05:07et de tels procédés, encore une fois,
05:09ce sont des procédés antidémocratiques,
05:11qui sont des menaces sur la démocratie,
05:13des menaces sur le véritable État de droit.
05:15Franck Alizio, député RN des Bouches de Rhône,
05:18en direct sur Amoribucot.
05:19Oui, non, mais, c'est intéressant.
05:22Effectivement, on attend des excuses
05:23de la part de tous ces responsables politiques,
05:25et même de la part du monde.
05:27Je note que ce matin,
05:28un journaliste de frontières
05:29est allé devant la rédaction du Monde,
05:31a tendu le micro à des journalistes
05:32qui rentraient dans leur rédaction,
05:34évidemment, de manière un peu,
05:35j'allais dire, taquine,
05:36pour aller leur demander une réaction,
05:39et des excuses publiques.
05:40Je ne suis pas d'accord avec vous,
05:41avec le côté taquin.
05:42Non, mais ce qu'on peut se doter...
05:44C'est leur métier, c'est son journaliste.
05:45Bien sûr.
05:45Ce que je veux dire, c'est que si demain,
05:47demain, vous aviez des journalistes de Mediapart
05:49qui venaient en bas de la rédaction d'Europe 1
05:51et qui venaient vous tendre le micro,
05:52ça vous agacerait, c'est normal.
05:54Et qu'est-ce qu'ils ont eu,
05:55les journalistes de frontières ?
05:56En tous les cas, en face,
05:57ils ont eu des doigts d'honneur,
05:58un homme, apparemment,
05:59qui travaille au monde,
06:00enfin, qui sort du bâtiment,
06:01et qui va même frapper le caméraman.
06:04Donc, vous voyez la violence.
06:05Et moi, ce que je me dis,
06:05c'est que si Valeurs Actuelles,
06:07le magazine pour lequel je travaille,
06:08ou même Europe 1,
06:09avaient sorti une information similaire,
06:11c'était trompé,
06:11ça aurait fait un tollé.
06:13Et il y en aurait eu tout l'écosystème de gauche
06:15qui aurait dit,
06:15mais vous voyez,
06:16c'est les médias de Bolloré,
06:18ou c'est les médias d'extrême droite,
06:20même sans se tromper,
06:21il y a des tollés.
06:21Et qui aurait appelé la censure, etc.
06:22Et ce serait pris un procès d'intention énorme.
06:25Et il y aurait eu encore des appels à l'ARCOM
06:27pour censurer CNews,
06:28exactement,
06:28pour faire fermer la chaîne.
06:29Et vous voyez,
06:30on voit une sorte de deux poids, deux mesures,
06:31c'est ça qui m'agace.
06:32Et j'ai l'impression que,
06:33parce que c'est le monde,
06:34parce que c'est cette espèce de vieille institution
06:36un peu poussiéreuse de gauche,
06:37eh bien,
06:38voilà,
06:38eux,
06:39ils l'ont fait,
06:39ils ont eu tort,
06:40mais avec des bons sentiments,
06:41mais en faisant bien le métier,
06:42donc finalement,
06:43c'est pas grave.
06:43Et ça,
06:44moi,
06:44ça me choque en tant que journaliste.
06:45Et puis,
06:45tant qu'on peut taper sur un ensemble national,
06:47qu'on agresse à des journalistes,
06:48quelles que soient la laine éditoriale,
06:51les journalistes sont là,
06:52à faire leur boulot.
06:53Les journalistes de CNews
06:53sont beaucoup plus agressifs
06:54que tous les autres,
06:55d'ailleurs.
06:55Je donne...
06:56Bien sûr.
06:56Écoute,
06:57je vais vous dire moi...
06:57Alors,
06:58on va faire juste dire
07:00une petite parenthèse
07:01que moi,
07:02je donne aussi mon avis là-dessus.
07:04Au départ,
07:06si on avait,
07:07si tous les médias,
07:09si tout l'audiovisuel,
07:11s'était élevé
07:13contre les premières attaques
07:15contre CNews,
07:16aujourd'hui,
07:16les autres ne seraient pas attaqués.
07:18Lorsqu'on voit comment...
07:20Non,
07:20mais c'est vrai.
07:21on a...
07:22Ça commence toujours comme ça.
07:24On commence...
07:24Là,
07:25on a vu,
07:25pendant le 17 octobre,
07:27on a vu,
07:28M6 attaquer,
07:29BFM attaquer,
07:30CNews attaquer...
07:30Attendez,
07:30CNews,
07:31c'est les locaux.
07:32Ce ne sont pas les journaux.
07:33Des journaux.
07:34Pour dire...
07:34Devant les locaux.
07:36Pour dire à quel point,
07:37comme disait Karim Maloum,
07:38la liberté,
07:40il faut se battre pour la liberté
07:42tous les jours.
07:43Mètre carré par mètre carré.
07:45Chaque jour,
07:45dans un instant,
07:46quand elle a les yeux réagis,
07:47et Karim Maloum réagit.
07:49Tout de suite.
07:50Ah d'accord.
07:50Tout de suite.
07:51Avec Christine Kelly sur Europe 1,
07:52vous réagissez au 0-1-80-20-39-21,
07:56le numéro n'est pas surtaxé.

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