00:00On entre, messieurs, dans la data room.
00:09C'est votre buffet de data à volonté, chaque jour à 17h35, juste avant la clôture.
00:15Vous avez chacun une minute pour présenter une data forte.
00:17François Laurent, êtes-vous prêt ?
00:18Oui, on est prêt.
00:19François, votre chiffre, votre data, 18%.
00:2218%, c'est le taux d'épargne des ménages français.
00:25En fait, pourquoi est-ce que j'aime bien ce chiffre ?
00:28En fait, c'est la capacité de financement de l'économie française.
00:33Vous avez 18%, le taux d'épargne, c'est 2 à 3 points au-dessus du niveau avant Covid.
00:40Ça veut dire quoi ?
00:41Si aujourd'hui, on commence à s'inquiéter, notamment sur la sostenibilité de la dette française
00:45et sur la crédibilité de la dette publique française,
00:50ça ne va pas enlever toutes les inquiétudes,
00:53mais on sait quand même qu'en France, il y a de l'épargne,
00:55contrairement à la Grèce, si vous voulez, en 2010,
00:59où vous aviez un pays qui était totalement dépendant des financements étrangers.
01:04La France n'est pas dans cette situation.
01:06Même si on peut avoir un consommateur des ménages qui sont riches,
01:11un État endetté, je trouve quand même que la capacité d'épargne des Français
01:15est un amortisseur en cas de période difficile ou en cas de crise.
01:20Après, on ne conseille pas forcément de tout mettre sur le fonds euro pour financer la dette.
01:24Il y a plein d'autres investissements peut-être plus rentables,
01:27mais c'est vrai, il y a beaucoup d'épargne en France, plus qu'avant le Covid.
01:31Absolument, 3 à 3 points au-dessus de la période, la moyenne.
01:35Déjà avant Covid, les Français étaient les champions de l'épargne,
01:37mais là encore plus, donc on est passé de 15% de taux d'épargne en France à 18%
01:41désormais.
01:42Ça veut dire que oui, la France est endettée, mais il y a de l'épargne.
01:45C'est un peu comme si vous aviez une sécheresse importante en surface,
01:48mais les nappes phréatiques bien pleines juste en dessous.
01:50Ce qui encourage la France à ne rien faire, à ne pas faire d'efforts malheureusement.
01:53Et oui, c'est l'effet boomerang.
01:56Vous vous êtes montré généreux, François, avec cette data.
01:59À vous Laurent, votre chiffre, 42%.
02:0242% c'est le poids des émissions du secteur technologique et intelligence artificielle
02:08dans le marché de l'investment grade américain depuis le début de l'année.
02:13Historiquement, on est plutôt à 5-10% pour le secteur,
02:15donc on est sur des ratios de x3, x4.
02:17Ça montre ce qu'on disait tout à l'heure, l'appétit des indices.
02:21Mais ça montre aussi à quel point cette technologie est très intensive en capital.
02:25Et ça montre qu'on commence à avoir un problème
02:28qu'on a sur le marché d'action qu'on connaît depuis un moment,
02:30qui est le phénomène de concentration des indices.
02:33On commence à arriver à la même chose sur le marché obligataire.
02:35Et donc ça pourrait être une des raisons d'un essoufflement ou d'un ralentissement
02:40sur les prochains trimestres de cette croissance.
02:43Merci à tous les deux de nous avoir accompagnés.
02:45Laurent Chauder, j'étais à nos côtés.
02:47Aujourd'hui pour BDL Capital Management et François Dossou pour CNAIM.
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