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  • il y a 4 semaines
Ce lundi 7 septembre, Florian Ielpo, en charge de la macroéconomie chez Lombard Odier IM, Romain Aumond, macroéconomiste et stratégiste chez Natixis Investment Managers, et Damien Dierickx, gérant chez Exane AM, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:10C'est parti pour Good Morning Market et une semaine cruciale sur les marchés avec la BCE jeudi, Oracle et
00:16Adobe jeudi également qui vont publier leurs résultats.
00:19Donc jeudi sera question de banque centrale, d'intelligence artificielle et puis ensuite vendredi vous aurez des données d'inflation.
00:25Nous parlerons de cette semaine chargée dans un instant avec Florian Yelpo de Lombard-Rodier IM et Romain Aumont de
00:31Natixis IM.
00:32En fin d'émission, Damien Dirix nous rejoindra de Hexan Asset Management pour faire un focus sur les potentiels de
00:38Airbus qui a revu cet été ses prévisions pour 2029,
00:42qui prévoit de racheter plus de 5 milliards d'actions sur les trois prochaines années et pourtant le titre ne
00:47fait pas grand chose depuis la publication de ses résultats semestriels,
00:50idem depuis le début de l'année. Est-ce que les investisseurs ont raison d'être aussi prudents sur Airbus,
00:55élément de réponse, à partir de 9h20 à 9h30 pour trouver leur closier.
01:00Pour les experts, bonjour Laure, on va peut-être parler du Portugal puisque vous avez vu Fitch qui vendredi ne
01:06met plus un A mais un A plus sur la dette publique du Portugal.
01:10Ça va nous faire de la concurrence à nous français. Effectivement, on va en parler avec nos experts dans une
01:14de meilleures.
01:15On va aussi beaucoup parler de l'Allemagne avec cette victoire historique de l'AFD. Quelles conséquences sur la politique
01:20en Europe ?
01:21On sera avec André Lodruc-Pietry, président de Jedi, avec Hervé Novelli, initiateur du Cercle des entrepreneurs engagés et ancien
01:27député.
01:27Avec lui, on parlera d'épargne salariale. Est-ce qu'il faut aller piocher dans l'épargne salariale ? Est
01:31-ce que c'est là qu'est l'inégalité entre les salariés des grandes boîtes et des petites boîtes ?
01:35Et puis on sera avec Alexandra Roulet, économiste, enseignante à l'INSEAD. Rendez-vous donc dans une meilleure.
01:429h30, 10h30, donc les experts avec leur closier. En attendant, il est 9h et c'est le Flash Info avec
01:47Léo Dumas.
01:53Et donc à la une, ce succès fracassant de l'AFD en Saxe-en-Alte, la plus grande victoire électorale
02:00pour l'extrême droite dans le pays depuis la Seconde Guerre mondiale,
02:03l'alternative pour l'Allemagne, qui a obtenu autour de 44% des voix dans ce lande à l'est
02:08du pays,
02:09qui se situe largement devant les chrétiens démocrates du chancelier Friedrich Merz.
02:15Alors on vous retrouve Luc-André à Berlin pour BFM Business. C'est clairement un séisme politique ce matin chez
02:19vous.
02:21Nous avons écrit une page d'histoire. Voilà les mots d'Ulrich Zygmonde, le chef de file de l'AFD,
02:27après l'annonce de sa victoire hier soir.
02:29Comme vous le rappeliez, pour la première fois depuis 1945, l'extrême droite est en capacité de gouverner Outre-Rhin.
02:34Le chancelier Merz était arrivé au pouvoir avec la promesse de diviser le score de l'AFD par deux.
02:39Et en Saxe-en-Alte, c'est l'exact inverse qui s'est produit avec des conservateurs qui ont fondu
02:43de plus de moitié.
02:45Clairement, la politique du chancelier et ses promesses non tenues ont pesé sur ce scrutin régional.
02:5187% des votants se sont dit, selon un sondage sorti des UUN, insatisfait de la politique du gouvernement fédéral.
02:58Dans l'est de l'Allemagne, où les revenus et les patrimoines sont plus faibles que la moyenne nationale,
03:02les coupes annoncées dans le système de santé et de retraite passent mal.
03:06L'AFD a su aussi exploiter le scepticisme local envers l'immigration
03:10et un sentiment de déclassement de ce territoire périphérique
03:13et a la mentalité un peu frondeuse.
03:15En Saxe-en-Alte, la population est plus vieille qu'ailleurs.
03:18Il est difficile à la campagne de trouver des services publics, un bar ou un cabinet médical.
03:23Désormais, l'AFD a la possibilité d'utiliser la Saxe-en-Alte comme un laboratoire pour sa politique radicale.
03:28Il est question de reconduite à la frontière en masse,
03:31de pousser la main d'oeuvre étrangère à quitter la région,
03:33de supprimer la radio-télévision publique
03:35ou d'assécher les ressources financières de toutes les associations ne partageant pas les idées de l'AFD.
03:399h02 en France, bientôt le budget 2027.
03:42Et la piste du jour pour le gouvernement, c'est de taxer l'épargne salariale.
03:47Selon les échos, l'idée c'est de s'attaquer à la niche sociale
03:49sur les primes de participation, d'intéressement et les abondements
03:53et donc de les soumettre à des cotisations quand elles dépassent 3 000 euros par an.
03:58Autre scénario dans ce projet.
03:59Créer une contribution d'assurance maladie au-delà de 3 000 euros également.
04:04Contribution qui là serait partagée entre les salariés et les employeurs.
04:07Et puis tension toujours maximale ce matin dans le détroit d'Hormuz
04:11après des attaques mutuelles sur des pétroliers ce week-end entre Américains et Iraniens.
04:15Teheran menace d'une réponse plus intense et prévient qu'il va déclarer une nouvelle zone interdite
04:21dans les prochains jours dans le détroit.
04:23Elle commencera sur la ligne du blocus de la marine américaine
04:26et comprendra des secteurs du Golfe, détaillant aux responsables
04:29alors que le gouvernement iranien a aussi annoncé une hausse des prix de l'essence dans le pays
04:35sur fonds de blocus Amérique.
04:36Et ces tensions dans le détroit d'Hormuz ont une répercussion directe ce matin sur les prix de l'énergie.
04:41Le baril de Bren prend plus de 1% à 97 dollars.
04:44Le WTI, le baril américain, est à 92 dollars.
04:48Lui aussi, ce WTI gagne plus de 1% ce matin.
04:51Le pétrole qui continue de grimper alors que la semaine passée, il a pris plus de 9%.
04:55C'était sa plus forte hausse depuis juillet dernier.
04:58Néanmoins, le marché actions tient.
04:59Le CAC 40 est parfaitement stable ce matin à l'ouverture.
05:02L'Eurostock 50 de son côté prend 0,1%.
05:05A noter que les volumes d'échange devraient être assez faibles aujourd'hui
05:08dans le sens où il n'y a pas de séance aux Etats-Unis.
05:10C'est la fête du travail.
05:12Pas de séance donc à Wall Street.
05:14Du côté des valeurs à suivre ce matin,
05:15Siler Luxottica qui d'après le FT, remanie sa direction
05:18après le départ du fils du fondateur.
05:21C'était il y a quelques jours de cela.
05:23Et puis du côté de la Suisse,
05:25vous avez Novartis qui a annoncé vendredi
05:29que son médicament expérimental
05:31qui visait notamment à réduire le risque d'infractus
05:34n'a pas montré les signes escomptés.
05:36Le marché vend très clairement la nouvelle.
05:38Le titre Novartis perd un peu plus de 3% ce matin à la bourse de Zurich.
05:44En ce qui concerne les taux,
05:45forcément qui dit remonter des matières premières,
05:47d'y remonter du marché obligataire.
05:50Le 10 ans français prend 2 points de base à 4,22.
05:53Le 10 ans américain de son côté s'échange à 4,78.
05:58Le 10 ans américain qui est fermé aujourd'hui.
06:00Tout comme donc le marché actions.
06:02Très courte pause, on se retrouve dans un instant
06:04avec Florian Hielpau de Lombard-Rodier IM
06:07et Romain Aumont de Natixis IM
06:10pour notre morning meeting.
06:11A tout de suite.
06:24C'est parti pour Good Morning Market.
06:26Nous sommes ensemble jusqu'à 9h30
06:27et puis ensuite vous retrouverez les experts avec leur closier.
06:30Pour débuter cette émission,
06:31deux invités en plateau.
06:32Florian Hielpau.
06:33Bonjour Florian.
06:34Bonjour à tous.
06:35Merci de nous accompagner ce matin.
06:36Vous êtes en charge de la macroéconomie
06:38chez Lombard-Rodier IM
06:39et avec vous Romain Aumont,
06:41macroéconomiste et stratégique chez Natixis IM.
06:43Bonjour Romain.
06:44Merci également d'être avec nous ce matin.
06:46Semaine importante, oui,
06:47où il sera question d'intelligence artificielle,
06:49de BCE, mais également d'inflation américaine.
06:53Juste avant ça, revenons quand même
06:55sur deux éléments vendredi soir.
06:57L'emploi américain et puis également Fitch.
07:00On aura l'occasion d'en dire un mot
07:01qui n'a pas abaissé la note d'un pays,
07:04mais qui pour une fois a relevé la note du Portugal.
07:07En l'occurrence, le Portugal qui est passé de A à A+.
07:11Qu'est-ce que ça vous évoque, ça, aujourd'hui,
07:14Florian Hielpau ?
07:15Le fait que Fitch revoit une note de crédit,
07:18en l'occurrence le Portugal.
07:20Avant de se parler, on regardait justement ces taux.
07:22Le 10 ans portugais est à 3,69.
07:25Le 10 ans français est à 4,22,
07:28alors que les deux sont A+.
07:29On a envie de dire, tout est dit.
07:30Le marché avait déjà très clairement anticipé.
07:32Il n'a pas besoin de regarder une grille de Fitch
07:33pour mettre un prix à la dette publique.
07:35Absolument.
07:36Contempler les ratings des agences,
07:39c'est généralement contempler le passé.
07:41Elles arrivent toujours après le fait
07:43que le marché ait commencé à donner un prix
07:45à la dérive fiscale.
07:46Ce qui est très intéressant en termes d'ordre de grandeur
07:49avec les écarts de taux que vous décriviez,
07:52Étienne, c'est de comprendre un peu
07:53cette mécanique de la consolidation.
07:56Globalement, on va devoir payer 2 à 3 points de spread en plus
07:59sur ces taux pour 1% de dette en plus non anticipé.
08:02C'est à peu près ça l'ordre de grandeur,
08:04enfin les grands estimés.
08:05Et on le voit assez bien.
08:06On a un pays qui se dirige vers une amélioration
08:09de son ratio de dette sur PIB.
08:10Il y avait qui va peut-être faire à peu près
08:12un écart de 10% avec la France.
08:14Eh bien, vous faites à peu près 10 fois 3,
08:1510 fois 4, 10 fois 5.
08:16Allez, on est à peu près dans ces ordres de grandeur-là
08:18et vous arrivez à l'écart de taux entre France et Portugal.
08:22Aujourd'hui, la consolidation fiscale,
08:23c'est réellement une problématique.
08:25C'est une problématique outre-manche,
08:26c'est une problématique en Europe.
08:28Et les marchés sont en fait très focalisés sur ce sujet-là.
08:32Une croissance qui est au rendez-vous.
08:33Au Portugal, je voyais au deuxième trimestre, 0,8%.
08:36Croissance en cumulé cette année qui devrait dépasser les 2%.
08:40Ça aussi, forcément, ça rentre en compte
08:42pour une agence de notation pour essayer
08:45de mettre un petit peu des perspectives.
08:47Oui, absolument.
08:48Ce qu'il faut bien comprendre,
08:49c'est que plus le potentiel de croissance...
08:51Changer le potentiel de croissance d'une économie,
08:53ça peut coûter cher à l'économie.
08:55Et c'est ce qu'a connu le Portugal en partie.
08:58C'est ce qu'ont connu la Grèce.
08:59Il ne faut pas non plus rêver de ces exemples-là.
09:02Il y a beaucoup de douleurs sociales et économiques
09:05derrière tout ça.
09:06Mais, effectivement, une fois sur les rails,
09:08une fois que les politiques d'investissement sont en place,
09:10eh bien, on voit une amélioration de la croissance.
09:12Et qui dit plus de croissance,
09:14dit plus de revenus fiscaux également.
09:15Mais il y a également consolidation budgétaire
09:19derrière cet exercice.
09:20Voilà donc pour ce cas de Fitch qui a donc revu
09:24vendredi soir la note du Portugal de A à A+.
09:27Vendredi, il y avait également la publication
09:30des données d'emploi aux États-Unis.
09:33Qu'est-ce que vous retenez, Romain Aumont,
09:35de ces données de l'emploi,
09:36qui ont une nouvelle fois surpris à la hausse ?
09:38Alors, d'une façon triviale, j'ai un peu envie de vous dire,
09:41est-ce que ce sont les économistes qui se sont plantés,
09:43dans le sens où il y a eu trois fois plus de créations
09:44de postes que prévues,
09:45ou est-ce qu'une nouvelle fois,
09:46ce sont les données de l'emploi qui sont très erratiques ?
09:50Ou, une nouvelle fois, je me souviens,
09:52sur ce plateau, avec vous notamment, messieurs,
09:54on a remis en cause la crédibilité
09:56de ces données de l'emploi.
09:57Et une nouvelle fois, la vendredi,
09:59il y a eu des mises à jour,
10:00des données de juin et de juillet.
10:02On observe une certaine volatilité
10:03sur les données de l'emploi,
10:05comme vous le soulignez.
10:05Et ça, c'est...
10:06Alors, le signal est assez positif.
10:08On a quand même un consensus qui est battu.
10:10Néanmoins, quand on regarde, finalement,
10:12la trajectoire depuis les trois derniers mois,
10:14on est quand même sur un rythme
10:15de sous-création d'emplois aux États-Unis.
10:19Donc, on accepte,
10:21ou du moins, on accueille ce chiffre
10:23avec, finalement, un bon sentiment.
10:27Néanmoins, nous, ce sur quoi on s'arrête
10:29dans ce rapport sur l'emploi,
10:30c'est, premièrement, un taux de participation
10:32qui reste quand même structurellement très faible.
10:35On a énormément de ménages américains
10:38qui ont quitté le marché de l'emploi
10:41outre-Atlantique.
10:42Et on s'arrête sur une très bonne nouvelle,
10:44à notre sens,
10:45une décélération continue, finalement,
10:47des salaires.
10:48Et donc, pour nous, c'est un signe
10:50qui nous laisse croire
10:52qu'on pourrait voir une décélération progressive,
10:55encore une fois,
10:56de l'inflation sous-jacente aux États-Unis,
10:57ce qui donnerait, finalement,
10:58les coûts des franches à la Réserve fédérale
11:00pour ne pas rentrer dans un cycle
11:02de resserrement trop rapide aux États-Unis.
11:04Mais qu'est-ce qui vous permet de dire ça,
11:06dans le sens où on a, quand même,
11:07une inflation des salaires,
11:08alors c'est une moyenne,
11:09de plus de 3 % au mois d'août
11:12par rapport à l'an dernier.
11:14On est, quand même, sur une inflation salariale
11:15qui est toujours présente.
11:17Certes, elle ralentit,
11:18mais elle est toujours là.
11:19Elle est toujours là,
11:19mais si vous regardez, finalement,
11:21la productivité qui a aussi été publiée
11:23il y a de cela une semaine,
11:25vous voyez que, finalement,
11:26la productivité suit un rythme
11:27de l'ordre de 1,5 %.
11:29Et quand on regarde, finalement,
11:31un accroissement des salaires à 3 %,
11:33vous pouvez vous dire que, finalement,
11:35vous avez 2 % d'inflation
11:37qui est ancrée dans la cible des ménages
11:40et vous avez, finalement,
11:411 % de productivité, voire plus,
11:44qui vient, finalement, donner, encore une fois,
11:47de l'espace à la réserve fédérale
11:49pour attendre un quelconque mouvement
11:53dans son resserrement.
11:54Quand on regarde, Florian Hielpau,
11:56les secteurs qui créent des emplois
11:58et, à l'inverse, qui détruisent des emplois,
12:01c'est à nouveau frappant de voir
12:02comment le secteur de la santé,
12:04le secteur du social,
12:05continue encore et toujours
12:07de tirer cette dynamique de l'emploi.
12:09Est-ce que ce n'est pas un petit peu
12:10le point négatif,
12:10ou, en tout cas, à préciser,
12:12pour prendre du recul sur ce chiffre global,
12:14donc, des 156 000, 160 000 créations de postes
12:17le mois dernier ?
12:18On a même une progression
12:19du nombre d'emplois publics, également,
12:22ce qui, ça faisait un petit peu de temps
12:23qu'on n'avait pas vu, justement.
12:24On est loin du Dodge.
12:25Exactement.
12:26Alors, attention,
12:26ils sont sur une trajectoire, disons,
12:29avant intérêt, quand même intéressante.
12:31Mais néanmoins, effectivement,
12:32on voit prospérer, en fait,
12:35l'industrie des services,
12:37l'intégralité de l'industrie des services.
12:39Il faut lire ces chiffres-là
12:40à l'aune de lire.
12:42Vous parliez de productivité précédemment.
12:43Évidemment, c'est la grande inquiétude
12:45que l'IA vienne rebattre les cartes
12:47du marché de l'emploi aux Etats-Unis
12:48et, du coup, qu'on voit
12:50un nombre d'embauches qui décroît.
12:51Ce n'est pas le cas.
12:52Simplement,
12:53le taux de croissance des emplois,
12:56il est plus faible que d'habitude.
12:57Alors que d'habitude,
12:58il est plus faible que notre habitude,
12:59parce qu'on est des enfants des années 2010.
13:01Dans les années 2010,
13:02l'emploi, c'était 200 000,
13:04300 000 créations d'emplois
13:05et c'était la normalité.
13:07Aujourd'hui, on est bien en deçà
13:08de ces chiffres-là,
13:09mais ces chiffres-là, en fait,
13:10ils nous rappellent simplement
13:11la décennie d'avant.
13:12Et la différence entre
13:13la décennie 2010 et la décennie 2000,
13:15c'est la productivité.
13:17Décennie 2000,
13:18vous aviez à peu près 90 %
13:20de progression de la production
13:22qui venait de la productivité
13:23et non pas de l'augmentation
13:25du nombre de travailleurs.
13:26Eh bien, en ce moment,
13:27on a exactement le même pattern,
13:29alors qu'on vient d'une époque
13:30où on était 50-50,
13:3150 % productivité,
13:3250 % création d'emplois.
13:34Donc, vous voyez,
13:35ce sont des chiffres,
13:36quand même,
13:36qui sont assez intéressants
13:37d'un point de vue de la désinflation
13:39et je pense que c'est
13:40ce que beaucoup de gens
13:40ont retenu, en fait,
13:41de ce rapport sur l'emploi.
13:42Et ce n'est pas trop tôt,
13:43quand même,
13:44pour parler de désinflation
13:45parce que cette désinflation,
13:46pour l'instant,
13:46elle est quand même légère.
13:49Il faudra attendre
13:50d'avoir plusieurs données mensuelles
13:52avant de s'en assurer.
13:53Quand on regarde encore
13:54d'un mois sur l'autre,
13:55en ce qui concerne les salaires,
13:56on est toujours sur une progression,
13:570,3 %.
13:59Je pense que Romain et moi,
14:00cette semaine, vendredi,
14:01on risque d'être un petit peu occupés
14:02avec la publication
14:04du chiffre de l'inflation
14:06aux États-Unis.
14:06Mais c'est quoi ce chiffre attendu ?
14:08On est encore sur 2,5 %
14:10d'inflation cœur,
14:11plus de 3 % d'inflation globale.
14:13Ça veut dire quoi ?
14:14Ça veut dire que le gros de l'inflation,
14:15il est encore et toujours énergétique.
14:17Donc, est-ce que c'est le mandat ?
14:18Là, c'était les salaires.
14:190,3, c'est le salaire.
14:21J'entends bien.
14:22Derrière, il faut voir la réalité.
14:23Comment ces salaires vont se transformer,
14:26en fait,
14:26en inflation réelle ?
14:28Et est-ce qu'on va arriver à...
14:30Est-ce qu'on va continuer
14:30à être au-dessus de la cible
14:31de la Banque centrale américaine ?
14:33Simplement, ce qu'on est en train de dire,
14:34c'est que l'inflation cœur,
14:35elle reste désespérément basse
14:37au vu du choc inflationniste,
14:39du choc énergétique
14:40auquel on est confronté.
14:41Et c'est ça qui nous interroge.
14:42Et notre réponse la plus claire,
14:44c'est de dire,
14:44c'est la productivité,
14:46cette espèce de masse noire
14:47qu'on ne voit pas
14:47dans l'univers économique
14:48et qui pourtant est bien là.
14:50En tout cas,
14:50depuis la publication de ces chiffres,
14:52Romain Aumont,
14:53le marché anticipe
14:55d'une façon un peu plus forte
14:56le fait que la Fed
14:57va remonter ses taux.
14:59Avant la publication de ces chiffres,
15:00on était peu ou prou à 50-50.
15:02Depuis, le marché pense
15:03à hauteur de 58%
15:05que oui,
15:06la Fed va relever ses taux
15:07dans 10 jours.
15:08Comment vous vous placez
15:08aujourd'hui chez Natixi CM
15:10sur cette réunion
15:11très attendue du 16 septembre ?
15:13Alors, on a cherché
15:14dans les discours
15:16des différents gouverneurs
15:17de banques centrales régionales,
15:19notamment M. Waller,
15:20notamment M. Barr,
15:23qui est en chef
15:24de la supervision bancaire.
15:25Et finalement,
15:25ce que nous disent
15:26ces deux personnes,
15:28c'est que globalement,
15:29premièrement,
15:30la forward guidance
15:31n'est pas morte.
15:32Il nous explique que globalement,
15:33conditionnellement,
15:34à la publication du chiffre
15:35d'inflation de vendredi,
15:37on aura finalement
15:38une décision
15:38de la part du FOMC
15:39qui sera finalement
15:40retranscrite également
15:41dans le Summary
15:43of Economic Projection,
15:44donc finalement
15:45cette somme des vues
15:46des membres du FOMC.
15:47Nous, on considère
15:48qu'encore une fois,
15:50étant donné la dynamique
15:51sur les salaires
15:52qu'on a observés,
15:52il y a peu de chances
15:53de voir un effet
15:55de second tour
15:55dans l'inflation sous-jacente.
15:58Et à partir de là,
15:58la Réserve fédérale
15:59ne devrait pas,
16:00en septembre,
16:01bouger son taux directeur.
16:03Le marché, finalement,
16:04anticipe une hausse pleine
16:06à octobre.
16:07Et d'ici octobre,
16:08on verra si, globalement,
16:09notre scénario tient
16:10concernant l'absence
16:11des faits de second tour
16:12dans l'inflation sous-jacente.
16:14Vous partagez ce point de vue,
16:15Florian-Liel-Poche
16:16et Laurent Rodier-Iyem ?
16:17Alors, notre vue
16:17est un petit peu différente.
16:18C'est-à-dire,
16:19comme je vous le disais
16:20la semaine passée,
16:20on pense qu'il y aurait
16:21une hausse de taux en septembre.
16:22On entend évidemment
16:23ces arguments.
16:23Simplement,
16:24on est aussi conscients
16:25que, ben voilà,
16:26l'heure tourne.
16:26Ça fait un petit bout de temps
16:27que l'inflation n'a pas été
16:29ramenée vers son objectif.
16:30Et puis, surtout,
16:30au sein du Conseil,
16:32tous les directeurs
16:33de FED régionales
16:35qui sont aujourd'hui
16:36des votants
16:37vont partir
16:38à la fin de l'année.
16:39Et eux,
16:39ils sont très hauts.
16:40Eux, ils sont très remontés
16:41contre l'inflation.
16:42Ils souhaitent observer,
16:43ils souhaitent voir
16:44une hausse de taux.
16:44Je pense notamment
16:45à Kashkari
16:45qui a bien retourné sa veste
16:47justement de très dauve
16:48à très haute.
16:49Donc, il y a aujourd'hui
16:50dans le collège des votants
16:52suffisamment de présence
16:53pour faire basculer.
16:54Mais en vrai,
16:54quand on regarde
16:55les anticipations,
16:56on est sur 1,50-50.
16:58On est sur vraiment
16:59un jet de pièce.
17:00Notre vue,
17:00c'est que ce jet de pièce,
17:01il vaut mieux que ça tombe
17:02du côté pile ce coup-ci
17:03pour faire une hausse préhentive
17:04et puis ensuite
17:06ramener un petit peu,
17:07si vous voulez,
17:07l'équilibre des forces
17:08en faveur des détenteurs
17:10d'obligations.
17:10Et surtout que ces anticipations
17:12vont encore tanguer
17:13donc vendredi
17:14à 14h30
17:14puisque bien sûr,
17:15la Fed va regarder
17:17avec beaucoup d'intention
17:18ce chiffre d'inflation.
17:20Il nous reste un peu
17:21moins de trois minutes
17:21pour boucler la boucle
17:22avec la BCE.
17:23Là, c'est très clair.
17:25Le marché anticipe
17:26à 98, voire même 100%,
17:27une hausse de taux
17:29dès ce jeudi.
17:30Qu'est-ce que vous attendez
17:31de cette réunion
17:32en dehors de cette hausse de taux ?
17:34J'imagine que les journalistes
17:36vont poser des questions
17:37à Christine Lagarde
17:38sur les tensions obligataires
17:39en Europe
17:40que compte faire la BCE
17:41par rapport à ça
17:42mais aussi peut-être
17:43sur l'AFD,
17:43sur d'autres sujets.
17:45Il sera peut-être là
17:45plutôt le sujet,
17:47en dehors de la décision taux,
17:48non ?
17:48Oui, je ne suis pas persuadé.
17:50Je pense que le sujet
17:51de l'inflation,
17:52c'est quand même
17:52ce qui préoccupe
17:53beaucoup les marchés
17:53et l'ancrage
17:54des anticipations d'inflation.
17:55Je pense que ça reste
17:56encore le sujet principal,
17:57le sujet préféré
17:58de la BCE
17:59et quand on écoute
18:00justement Nagel,
18:01Schnabel,
18:02tous les ténors
18:03des hausses de taux,
18:05la partie politique
18:06les intéresse
18:07beaucoup moins,
18:07la partie fiscale
18:08les intéresse beaucoup moins
18:09que la partie inflation
18:10qui les inquiète beaucoup.
18:11Mais l'Europe
18:11est remarquablement
18:13dans une position symétrique
18:14par rapport à l'AFED,
18:15c'est-à-dire qu'on a aussi
18:162,5% d'inflation cœur
18:17et plus de 3%
18:18d'inflation headline.
18:19Ça n'est que
18:19le prix de l'énergie.
18:21En attendant,
18:22le spread
18:22entre la France
18:23et l'Allemagne
18:24est à 87 points.
18:26On est sur des plus hauts
18:27de fin 2024.
18:29C'est un sujet
18:30ou pas,
18:31Florian Hielpau ?
18:31Pas pour l'instant ?
18:32Elle va remettre ça
18:33plus tard ?
18:34C'est un sujet
18:34et ce sera le sujet
18:35de la France politique
18:36de l'an prochain.
18:37Mais aussi de la BCE
18:38d'une certaine façon.
18:39Elle est garante
18:40de la stabilité financière.
18:41Il ne faudrait pas
18:41que les taux longs
18:43dérapent trop français
18:44par rapport aux voisins
18:46européens, non ?
18:46Oui, absolument.
18:47Mais la formation
18:48de la prime,
18:49la reformation
18:49de la prime de terme,
18:50ce qu'on appelle
18:50la prime de terme,
18:51c'est-à-dire le fait
18:52que les taux longs
18:52soient plus élevés
18:53que ce qu'on peut
18:53anticiper de la BCE
18:54globalement
18:55sur les 10 prochaines années.
18:56Cette prime-là,
18:57elle reflète effectivement
18:58un dérapage fiscal
18:59globalisé
18:59à une grande partie
19:01des acteurs de l'Europe.
19:02Simplement,
19:02la BCE doit regarder
19:03l'intégralité de l'Europe
19:04et pas uniquement
19:05le cas de l'Allemagne
19:06ou le cas de la France.
19:07Pour le coup,
19:07le cas de l'Allemagne
19:08contrebalance quasiment
19:09parfaitement
19:10le cas français globalement.
19:12Donc, c'est une perspective
19:13d'ensemble
19:13qu'elle doit avoir
19:14et pas une perspective
19:16idiosyncratique
19:16parce que la France
19:17est une idiosyncrasie
19:18au sein de la zone euro.
19:19Et puis,
19:20la grande question
19:20en dehors de cette hausse
19:22de taux,
19:22Romain Aumont,
19:23c'est est-ce qu'il y en aura
19:24d'autres ?
19:25Aujourd'hui,
19:25quand on regarde
19:25les anticipations du marché,
19:27pour lui,
19:28oui,
19:28il y aura encore
19:29d'autres hausses de taux,
19:30notamment en décembre.
19:31Le marché anticipe
19:32encore deux hausses de taux
19:33en décembre
19:33et une au second semestre
19:352027.
19:36Nous,
19:36on considère
19:36que cette hausse de taux
19:37de septembre
19:39doit être la dernière
19:40parce que finalement,
19:41on fait face
19:41à une restriction financière
19:43que l'on n'a même pas vue
19:44lorsqu'on avait
19:44le choc au plus haut
19:46de la crise en 2022
19:47et que la Banque Centrale Européenne
19:49doit se lancer
19:49dans une clarification
19:52concernant
19:53son orientation politique
19:54future,
19:55finalement.
19:55Et on considère
19:56que ça peut être
19:57la dernière hausse
19:57et qu'on fasse face
20:01à une dovish hike,
20:03donc à une
20:03dernière hausse,
20:04une hausse accommodante
20:05qui signalerait au marché
20:07et bien notre cycle
20:08de resserrement monétaire
20:09est terminé
20:09et ça,
20:10on l'observera
20:11nécessairement,
20:12sans doute,
20:12dans les projections
20:13du staff
20:14de la BCE
20:15qui normalement
20:17devrait rendre
20:18plus asymétrique
20:19le risque inflationniste
20:20à la hausse
20:20comme à la baisse
20:21et donc signaler
20:22finalement
20:22une fin
20:24de resserrement monétaire
20:25du côté de Francfort.
20:26Merci à tous les deux
20:28de nous avoir accompagnés
20:29ce matin.
20:29Romain Haumont,
20:30macroéconomiste
20:31et stratégique
20:31chez Natixis IM
20:32et Florian Yelpo
20:33en charge
20:34de la macroéconomie
20:35chez Lombard
20:36au DIM
20:36pour évoquer
20:37cette semaine importante
20:39qui nous attend
20:39sur les marchés
20:40avec notamment
20:41la BCE,
20:42ça sera jeudi après-midi.
20:43En attendant,
20:43nous sommes lundi,
20:457 septembre,
20:45il est 9h20
20:46et on va parler
20:47d'Airbus
20:47et son potentiel
20:48en bourse.
20:53On va regarder un petit peu
20:55ce titre Airbus
20:56qui ne fait pas grand-chose
20:57depuis le début de l'année
20:58voire même
20:58depuis fin juillet.
20:59Fin juillet,
21:00le groupe avait revu
21:01à la hausse
21:02ses prévisions
21:02pour 2029
21:03et au-delà.
21:04Le titre était en hausse
21:06et puis depuis
21:07c'est un petit peu dégonflé.
21:08Bonjour Damien Dirix.
21:09Bonjour Etienne.
21:10Damien Dirix,
21:10vous êtes gérant
21:11chez Exxon Asset Management.
21:12Oui,
21:13on va prendre
21:135-6 minutes
21:14pour regarder
21:15un petit peu
21:15le potentiel boursier
21:17d'Airbus
21:18qui serait sur le papier
21:20a du potentiel
21:21sur le fait
21:22que vous avez
21:23un groupe
21:23qui se mouille
21:24sur du rachat d'actions,
21:25sur son cash flow,
21:27sur également
21:27sa marge opérationnelle
21:29pour 2029
21:30et au-delà.
21:30Mais comme je le disais
21:31en préambule,
21:31le marché est sceptique.
21:33Alors est-ce qu'il est
21:34vraiment sceptique ?
21:34C'est-à-dire qu'on est
21:35dans un environnement
21:36qui est un peu compliqué
21:38comme vos camarades
21:39et mes camarades
21:40passèrent l'expliquer.
21:41Moi je trouve
21:41qu'il s'est passé
21:42quand même quelque chose
21:43d'assez important
21:45à Farnborough
21:46effectivement.
21:46Donc à Farnborough
21:47comme vous l'avez dit
21:48tout à l'heure,
21:49Airbus s'est engagé,
21:50c'est quelque chose
21:51qu'ils n'avaient pas fait
21:51depuis très longtemps,
21:53depuis avant le Covid
21:54en fait,
21:54donc on est
21:55plus de 6 ans maintenant,
21:57où ils prennent
21:58des engagements chiffrés.
21:59C'est quelque chose
22:00qui était attendu
22:01depuis très longtemps
22:01par le marché
22:02et ils l'ont enfin fait
22:03et moi je pense
22:04que c'est un signal
22:04assez marquant
22:06pour la société
22:07parce qu'en fait
22:08on a eu
22:09pendant,
22:10je vous dis
22:10depuis le Covid,
22:11on a eu une série
22:12de mauvaises nouvelles
22:13finalement
22:14dans un business
22:16qui est florissant
22:17quand même,
22:17la demande
22:18est toujours très forte,
22:19vous le voyez
22:20même avec les prix
22:21du fuel
22:21qu'on voit aujourd'hui,
22:22la demande
22:24de vol,
22:25de trafic aérien
22:26effectivement
22:26elle a un petit peu
22:27ralenti
22:28mais on reste
22:29quand même
22:30à des niveaux
22:30très élevés,
22:32il y a quand même
22:32100 millions de gens
22:33qui sont dans un avion
22:33par jour
22:35autour du globe
22:38et cette demande
22:39est là
22:40malheureusement
22:40en fait
22:41Airbus a du mal
22:42et Boeing aussi
22:43ont du mal
22:44à pouvoir
22:46la faire suivre
22:47pourquoi ?
22:47parce qu'on a eu
22:48une supply chain
22:48qui a été complètement
22:49cassée par le Covid
22:51puis
22:52alors qu'elle était
22:53en train de redémarrer
22:54l'inflation
22:54a mis une deuxième couche
22:58à toute cette supply chain
22:59qui s'est retrouvée
23:00prise à la gorge
23:01par les hausses
23:01les hausses de coût
23:04et pour terminer
23:05on a eu
23:06des gros problèmes
23:07d'approvisionnement
23:08de ce qui compte
23:09un peu quand même
23:09pour un avion
23:10c'est le moteur
23:10on a eu un souci
23:12quand même assez important
23:13chez Pratt et Whitney
23:15du GTF
23:16il y a quand même
23:16toujours une grosse partie
23:18de la flotte
23:18aujourd'hui
23:19de ces avions
23:21équipés en GTF
23:22qui sont au sol
23:23parce qu'il faut les réparer
23:25et donc on a eu
23:26un problème
23:26dans l'approvisionnement
23:27ce qui fait
23:27qu'effectivement
23:28Airbus n'a pas pu délivrer
23:29la croissance
23:30qu'il espérait pouvoir délivrer
23:31on a depuis longtemps
23:33je parle de ça
23:33avant le Covid
23:34on avait en tête
23:3570 avions livrés par mois
23:37au Covid
23:38on était à 58
23:38pour vous faire très simple
23:40comme ça
23:40c'est très simple
23:422019
23:42c'est le pic
23:43de livraison
23:45d'Airbus
23:45863 avions
23:46l'année dernière
23:47on en a livré
23:48793
23:49donc vous voyez
23:50toutes ces années
23:51qui sont passées
23:51on n'a toujours pas réussi
23:52à retrouver le pic
23:53et ils vivent
23:531000 appareils pour 2030
23:55et là ça y est
23:55ils prennent l'engagement
23:57ce qui me paraît important
23:59c'est qu'en fait
23:59les nuages
24:00sont en train
24:01de partir
24:03si vous voulez
24:03on a enfin
24:04une éclaircie
24:06qui arrive
24:06et comme cette éclaircie
24:08ils sont capables
24:09de nous dire aujourd'hui
24:10on pense qu'on va pouvoir faire
24:12les 70 avions
24:13entre 70 et 75
24:15à fin 2027
24:17Airbus A320
24:17les A350
24:19on va doubler
24:20on va passer
24:20à 12 par mois
24:21d'ici 2028
24:23et donc
24:23on peut prendre
24:24cet engagement
24:25aujourd'hui
24:25de l'année dernière
24:26on a fait 7 milliards d'euros
24:28des résultats
24:29c'est ce qu'ils faisaient
24:30en 2019 aussi
24:31et là on va accélérer
24:33très nettement
24:33puisqu'on va arriver
24:34à 12 milliards
24:35entre 12 et 13
24:36c'est quand même
24:36il faut le noter
24:37c'est quand même
24:3720% de croissance
24:38par an
24:38des bénéfices
24:40d'ici 2029
24:41en 3 ans
24:41dans des moments troubles
24:42comme en ce moment
24:43le marché
24:43les investisseurs
24:44les gérants
24:45comme vous
24:45aiment bien avoir
24:46des titres
24:46où il y a de la visibilité
24:47là sur le papier
24:48il y a de la visibilité
24:49il y a énormément de visibilité
24:50et pourtant
24:51le titre est à 0
24:53depuis le 1er janvier
24:54sur un an
24:55on est à plus 6
24:56qu'est-ce qui fait
24:57qu'aujourd'hui
24:58ce titre
24:59il n'arrive pas
25:00à décoller
25:01sans mauvais jeu de mots
25:01mais quand vous regardez
25:02Safran
25:03moi j'entends souvent
25:04dire oui Safran
25:05c'est cher
25:05ça monte
25:05mais il y a de la visibilité
25:06là j'ai envie de vous dire
25:07il y a de la visibilité aussi
25:08pourquoi par exemple
25:09ça ne fonctionne pas
25:09parce que justement
25:10cette visibilité
25:12n'a pas pu être convertie
25:13en croissance
25:13encore une fois
25:14on n'a pas réussi
25:15à dépasser aujourd'hui
25:17les chiffres que l'on avait
25:18en 2019
25:19nombre de sociétés
25:20aujourd'hui
25:21que vous couvrez
25:21dont vous parlez
25:22tous les jours
25:22où on est largement
25:24au-dessus
25:24de ce qu'on faisait
25:25avant le Covid
25:26aujourd'hui malheureusement
25:27à cause de tout
25:28ce qu'on s'est dit avant
25:30Airbus était à la peine
25:31de pouvoir suivre
25:32cette demande
25:33qui est là
25:33il n'y a aucun doute
25:34donc c'est ça
25:34qui est très intéressant
25:35pour un gérant
25:36effectivement
25:36c'est ce carnet de commandes
25:38qui est gigantesque
25:38aujourd'hui
25:39vous voulez un nouvel avion
25:40vous voulez aller commander
25:41chez Airbus
25:42là on va parler
25:43au-delà de 2030
25:44mais il faut livrer
25:45en temps et en heure
25:45il faut livrer en temps
25:46et en heure
25:47je vous rappelle
25:47il faut assembler
25:48entre 2 et 3 millions
25:50de pièces par avion
25:51donc c'est une machine
25:53extrêmement complexe
25:55extrêmement bien huilée
25:56justement
25:57nos amis d'Airbus
25:58ont voulu jouer
26:00la croissance
26:01et on dit
26:01nous on vise quand même
26:02entre 70 et 75 avions par mois
26:05je parle toujours
26:05des A320
26:06et là
26:08ça veut dire
26:08qu'il faut qu'on ait
26:09des gens pour les faire
26:10on va croître
26:11on est à 58 par mois
26:12aujourd'hui
26:13monter à 70
26:14c'est 29% de plus
26:15il faut des gens
26:15pour le faire
26:16on a mis 1 milliard d'euros
26:17sur la table
26:18de coût
26:19de surcoût finalement
26:22en avance de phase
26:23avant cette croissance
26:24donc on va avoir
26:24une accélération
26:25des résultats
26:25qui devraient arriver
26:26avec ces livraisons
26:27et on voit
26:28on a eu un difficile
26:29premier trimestre
26:30et on voit une accélération
26:32en ce moment
26:32des livraisons
26:33et un deuxième semestre
26:34qui devrait le confirmer
26:36ce qui a plombé
26:37la rentabilité
26:38ces derniers mois
26:39c'est également
26:40l'activité spatiale
26:42chez Airbus
26:42est-ce que là-dessus
26:43vous êtes un peu plus
26:45confiant
26:45est-ce que vous vous dites
26:46bon ils vont améliorer
26:47les choses
26:47ou au pire
26:48ils vont se délaisser
26:49de cette activité
26:49ce qui est possible
26:50ce qui est très intéressant
26:52c'est qu'aujourd'hui
26:55ce secteur de l'aérospatiale
26:57il est au coeur
26:58de l'innovation
26:59depuis toujours
27:00on fête aujourd'hui
27:02cette année
27:03les 50 ans
27:04du Concorde
27:06du premier vol du Concorde
27:07les gens qui ont une calvitie
27:09plus connaissante
27:10comme moi
27:10s'en souviendront
27:10c'est
27:12en fait
27:12c'est l'ancêtre
27:13aujourd'hui
27:14d'Airbus
27:16c'est Sud Aviation
27:17c'est ceux qui ont créé
27:18le Concorde
27:18et en même temps
27:19c'est la création
27:20d'Ariane
27:20et Ariane
27:22aujourd'hui
27:22on a un projet
27:24qui est extrêmement intéressant
27:25qui s'appelle Bromo
27:26alors il est en cours
27:27d'inspection
27:28par l'Union Européenne
27:29c'est une fusion
27:30à trois
27:31entre Leonardo
27:32Thales
27:33et Airbus
27:34qui vont
27:35potentiellement
27:36mettre en commun
27:37leurs activités spatiales
27:38de satellite
27:40et on voyait bien
27:41qu'aujourd'hui
27:41la course mondiale
27:42je parle de la Chine
27:43je parle des Etats-Unis
27:44et de la puissance
27:45des Starlink
27:46et autres
27:47grands joueurs
27:48ça se joue là
27:49la défense
27:50ça se joue là aussi
27:51et donc on a un projet
27:52extrêmement intéressant
27:53et extrêmement créateur
27:55de valeur
27:55qui pourrait voir le jour
27:57encore une fois
27:58on attend
27:59d'ici cet automne
28:00la validation
28:01par
28:02sans dégrader
28:03trop la rentabilité
28:04absolument pas
28:04justement au contraire
28:05puisqu'on était sur des activités
28:06où en fait
28:07chacun dans son coin
28:08Thales, Leonardo, Airbus
28:10font exactement
28:11la même R&D
28:13pour finir avec
28:14à se battre
28:15tous les trois
28:16sur le même marché
28:17Merci Damien Dirix
28:18de nous avoir fait
28:19un focus ce matin
28:20sur Airbus
28:21on l'a compris
28:21vous êtes donc convaincu
28:23de ce plan stratégique
28:24qui a été dévoilé
28:25il y a un peu plus
28:26d'un mois
28:26maintenant je rappelle
28:27que vous êtes gérant
28:29chez Exxan
28:29Asset Management
28:31dans un instant
28:32vous retrouvez
28:32leur closier
28:33pour les experts
28:34la séance
28:35ça sera bien sûr
28:36à suivre cet après-midi
28:37on va au Say Today
28:37avec Antoine Larigauderie
28:38à partir de 15h30
28:39ah bah non
28:40il n'y aura pas de séance
28:41aujourd'hui à Wall Street
28:42vous voyez l'habitude
28:42retour des cotations
28:44demain aux Etats-Unis
28:45en attendant
28:45le CAC 40
28:46est en très légère baisse
28:470,16%
28:48quand le DAX
28:49à Francfort
28:50perd 0,2%
28:51et l'Eurostock 50
28:52de son côté
28:52est quasiment stable
28:53vous voyez en l'absence
28:54des investisseurs américains
28:55il faudra s'attendre
28:56à une séance
28:56un petit peu poussive
28:57aujourd'hui
28:57on se retrouve demain
28:58à 9h
28:59très bonne journée
29:01Good Morning Market
29:02sur BFM Business
29:04BFM Business
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