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Gillian Tilly, cheffe de projet valorisation et conservation des archives de la politique de la ville
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00:04J'interviens pour ma part au nom du comité d'histoire de la politique de la ville,
00:08pour lequel je travaille depuis septembre,
00:10et j'aimerais aujourd'hui, dans le cadre de cette journée,
00:13interroger la manière dont se construit et se conserve la mémoire d'une politique publique complexe et éclatée.
00:19Celle de la politique de la ville.
00:20Donc ça a été dit précédemment, les documents, les témoignages,
00:23les archives sont produits par une multitude d'acteurs et se retrouvent souvent éparpillés,
00:27en raison principalement des différentes échelles de production desquelles ils proviennent,
00:30ce qui favorise leur fragilité.
00:32Le comité d'histoire de la politique de la ville a parmi ses missions celle d'identifier ses sources,
00:37de les contextualiser et de contribuer à leur valorisation,
00:40sans se substituer aux structures archivistiques officielles.
00:43Cela nous invite à nous poser la question suivante,
00:46de quelle façon, au pluriel, un comité d'histoire peut-il être utile aux archivistes,
00:50aux détenteurs d'archives, aux chercheurs,
00:52ou bien encore aux professionnels du milieu de la politique de la ville ?
00:56Donc cette intervention va se décliner en trois temps.
00:59Je vais revenir d'abord sur les origines et les missions des comités d'histoire,
01:02ainsi que sur la relation particulière qu'ils entretiennent avec la mémoire et les archives.
01:06Ensuite, nous allons voir plus précisément les rôles que le comité d'histoire de la politique de la ville
01:10peut avoir auprès de ces dernières, en explorant ses fonctions et les enjeux de ses actions.
01:15Et enfin, je vais vous présenter à cette occasion une plateforme numérique
01:19sur laquelle travaille le comité et qui vise à répondre aux besoins
01:22et aux problématiques propres de la politique de la ville.
01:26Pour revenir d'abord aux origines de ces comités,
01:29en 1998, Florence Descamps établit un premier état de l'art des comités d'histoire en France
01:33et périodise ce qu'elle appelle le mouvement des comités d'histoire,
01:37en distinguant trois générations.
01:38La première génération de comités d'histoire, qui apparaît dans les années 70,
01:42avec la création du premier comité d'histoire ministérielle,
01:45donc celui de la Sécurité sociale, en 1973,
01:48et la commission permanente d'histoire de l'éducation installée en 1972.
01:52Cette première vague est caractérisée par la naissance de structures pionnières,
01:56souvent ministérielles ou proches de l'État,
01:58centrées sur la constitution et la sauvegarde d'archives,
02:00y compris archives orales, et sur la production d'un savoir institutionnel
02:04qui cherche à légitimer l'action publique.
02:06La deuxième génération de comités survient 20 ans plus tard,
02:09dans les années 80-90, s'étend jusqu'aux années 2000,
02:12elle est marquée par la prolifération et l'institutionnalisation des comités,
02:16par leur structuration et par l'élargissement de leurs missions,
02:19parmi lesquelles on retrouve l'aide à la recherche,
02:21des publications, la valorisation des fonds,
02:24l'organisation de colloques ou encore le soutien à la formation
02:26auprès des jeunes chercheurs.
02:28Florence Descamps analyse cette phase comme étant celle où les comités
02:30deviennent des acteurs réguliers de la production historique.
02:34Parallèlement aux ministères et institutions d'État,
02:37ce sont aussi les entreprises qui s'emparent de leur histoire
02:39et bénéficient de cette conjoncture prometteuse,
02:42les entreprises comme les administrations expriment des questionnements similaires
02:45sur leurs identités respectives.
02:47A la fin des années 90, au moment où Florence Descamps établit ce constat,
02:51elle note également le désintérêt des historiens
02:53pour les questions ministérielles et administratives.
02:56Donc, ce sont les anciens fonctionnaires de ces mêmes administrations
02:59qui vont prendre le relais et se lancer dans l'écriture de leur propre histoire.
03:03On peut donc considérer que le développement de l'histoire d'entreprise
03:05dans le secteur privé et la création de comités d'histoire dans l'administration
03:09ont été parallèlement deux formes de réponses à une même demande d'histoire
03:12dans les organisations, avec aujourd'hui, et ce depuis les années 2000,
03:17une tentative vertueuse de s'approcher au mieux des méthodes scientifiques.
03:20Ces années 2000, justement, elles ouvrent la voie à cette troisième génération
03:24de comités qui est marquée par une professionnalisation des pratiques
03:27d'histoire orale et patrimoniale, un déploiement des usages mémoriels
03:31et une attention accrue pour la diffusion, la médiation et la recherche de partenariats.
03:35On peut tout à fait se demander si aujourd'hui, nous sommes arrivés,
03:3925 ans plus tard, à la quatrième génération de comités d'histoire.
03:42Quelles sont alors les caractéristiques qui différencient cette quatrième génération
03:46des premières identifiées par Florence Descamps ?
03:48Et quels sont les nouveaux grands enjeux auxquels font face
03:50les comités d'histoire aujourd'hui ?
03:52Pour répondre à ces questions, on peut se tourner vers l'ouvrage de Guy Tuillier,
03:56publié en 2000 et appelé « L'histoire en 2050 »,
03:59dans lequel il consacre un chapitre au comité d'histoire.
04:01Il dresse une liste de leurs fonctions en distinguant celles qu'il observait alors
04:05de celles qu'il projetait et recommandait pour les décennies à venir.
04:09Parmi ces fonctions, on a celle d'innovation, sur laquelle nous reviendrons tout à l'heure,
04:13celle d'accumulation et d'inventaire, ou bien encore celle d'édition et d'information.
04:17Nous sommes aujourd'hui donc à mi-parcours de cette projection,
04:20ce qui permet de mesurer ce qui s'est confirmé, ce qui a évolué
04:23et ce qu'il reste encore à inventer.
04:25De son côté, en 2014, Florence Descamps revient sur les missions associées
04:28au comité d'histoire et propose un bilan dans lequel elle met en avant
04:32plusieurs éléments structurants.
04:33La volonté portée par ces comités d'histoire de s'inscrire dans la durée,
04:36la mise en place d'une spécialisation sectorielle relativement bien bordée,
04:40l'acceptation de prendre l'institution pour objet d'étude
04:43et la capacité à répondre à la demande sociale formulée
04:46en matière de mémoire et d'histoire.
04:48Florence Descamps nous rappelle aussi l'existence d'un risque permanent,
04:52celui d'une dérive corporative.
04:53Elle ajoute cependant que ce risque peut être maîtrisé
04:56à condition d'adopter une méthode rigoureuse
04:59et de maintenir une distance critique vis-à-vis de l'institution
05:02ou du sujet étudié.
05:03Cette vigilance méthodologique fait partie intégrante
05:06des missions des comités d'histoire.
05:08Ces derniers, et plus particulièrement ceux de quatrième génération,
05:11ont développé une forme d'ingénierie patrimoniale et historique
05:14destinée à répondre à une pluralité de besoins.
05:17Parmi ces besoins, on retrouve préserver des traces,
05:20documenter des pratiques, accompagner les commémorations,
05:22mais aussi produire des connaissances nouvelles sur l'évolution,
05:25en l'occurrence des politiques publiques.
05:27Ils ont conçu et conçoivent encore des outils,
05:30des programmes d'enquête et des démarches de collecte
05:32capables de saisir la dimension à la fois administrative,
05:35sociale et humaine des institutions qu'ils étudient.
05:38La création des comités d'histoire apparaît
05:40comme une réponse institutionnalisée.
05:42Face aux besoins croissants en matière de mémoire et d'histoire,
05:46ces besoins ont été exprimés à la fois par les organisations elles-mêmes,
05:49par les milieux académiques et par le public.
05:51Le but de ces comités d'histoire, c'est de se situer à l'articulation
05:54de ces demandes, de contribuer à structurer le récit institutionnel,
05:58mais aussi d'ouvrir des espaces d'analyse et de réflexion.
06:01Ce récit, ou cette mémoire telle que la travaillent les comités d'histoire,
06:04n'est jamais un bloc homogène.
06:06Elle s'appuie sur des traces hétéroclites,
06:08produites par une multitude d'acteurs,
06:09et circule à travers des supports qui ne relèvent pas toujours
06:11des archives institutionnelles.
06:13Pour reprendre les mots de Florence Descamps toujours,
06:15la mission d'un comité d'histoire consiste donc à se faire l'interface
06:19entre le besoin de mémoire et la production de l'histoire,
06:22et surtout transformer la dynamique commémorative en un levier
06:25pour acclimater de façon durable une démarche historique professionnelle
06:28dans une grande organisation.
06:31Le comité d'histoire de la politique de la ville bénéficie d'une composition tripartite,
06:35une composante institutionnelle, une composante scientifique,
06:38et une composante intégrant les anciens acteurs ou responsables
06:41de la politique de la ville.
06:42Il a la particularité de ne pas être le comité d'une institution,
06:48mais celui d'une politique publique.
06:49Il s'adresse donc à plusieurs institutions très diverses,
06:52aussi bien dans leur taille, leur statut, leur fonctionnement,
06:54pour lesquelles le public, lui aussi, est très varié.
06:57Comme l'a signalé Thibaut Télé dans un article très récent
07:00pour la revue Histoire urbaine,
07:01le comité d'histoire, et en l'occurrence de l'histoire politique de la ville,
07:04doit jouer un rôle d'aiguillon,
07:06notamment en interpellant directement les archivistes.
07:08Il souligne, je cite,
07:10la nécessité de préparer le terrain des historiens de demain,
07:12de sensibiliser des services versants,
07:14d'identifier des lieux où se sont élaborées les idées
07:16et projets concernant la politique de la ville,
07:19enfin la nécessité de pallier les lacunes
07:21des chantiers archivistiques qui touchent cette histoire.
07:24Le comité d'histoire de la politique de la ville
07:26se doit donc d'assurer en partie
07:27la collecte et le repérage des documents
07:29produits par les acteurs publics et associatifs,
07:32en s'intéressant particulièrement aux archives susceptibles
07:34de disparaître ou de rester inaccessibles,
07:36de contribuer à la mise en valeur de ces sources,
07:38en facilitant leur compréhension
07:40et leur utilisation pour les chercheurs,
07:42praticiens ou partenaires institutionnels,
07:44et enfin d'assurer les missions de conseil et de médiation
07:47en accompagnant les services producteurs d'archives
07:49dans la préservation et la valorisation de leurs fonds.
07:57Donc si la dispersion d'un fonds entre plusieurs institutions
08:00de conservation reste monnaie courante,
08:02le statut des archives de la politique de la ville est particulier.
08:05Il a fortement évolué ces dernières années,
08:07rendant peut-être plus difficile encore la prise en compte
08:09de ses origines plurithématiques,
08:11origines dues à ces différents portages institutionnels
08:13qui eux-mêmes ont contribué à un éparpillement des sources.
08:16La politique de la ville génère des archives très diversifiées
08:19qui concernent l'habitat, l'urbanisme, la prévention,
08:22la cohésion sociale, etc., tout en impliquant
08:24une multiplicité d'acteurs à différentes échelles,
08:26acteurs qui produisent, au fil de leurs activités,
08:28une documentation variée.
08:30Et c'est pourquoi, toujours dans ce même article
08:31pour la revue Histoire urbaine,
08:33Thibaut Tellier rappelle qu'il est nécessaire
08:34d'identifier les lieux où sont élaborées les idées
08:36qui marquent et qui constituent la politique de la ville.
08:40La multiplicité de ces archives rend en effet difficile
08:43l'identification exhaustive des fonds,
08:46en particulier lorsque les archives sont détenues
08:48par des acteurs qui sont sortis du circuit institutionnel
08:51pour lequel ils ont parfois travaillé.
08:53Par ailleurs, beaucoup de ces détenteurs d'archives
08:55n'ont même pas conscience de l'intérêt historique
08:57ou patrimonial de leurs documents,
08:59ce qui augmente un risque important de perte de sources potentielles.
09:02Cette situation invite à réfléchir à la position que peut
09:05et que doit adopter le Comité d'Histoire de la politique de la ville
09:08face à ce constat.
09:09Ce rôle, quel serait-il ?
09:11Un rôle d'abord d'accompagnateur, de médiateur,
09:14en soutien aux détenteurs d'archives,
09:15afin de faciliter l'identification, la conservation
09:18et la valorisation de ces sources existantes.
09:21Ce rôle peut se construire autour de plusieurs actions,
09:24aider au repérage des fonds,
09:25orienter vers les services d'archives compétents,
09:27faciliter le dialogue entre les acteurs et les archivistes,
09:30et enfin contribuer à la mise en valeur
09:31et à la diffusion des mémoires et des archives.
09:34L'action du Comité resterait ainsi complémentaire
09:37au travail des archivistes
09:38et à celui des institutions culturelles.
09:40Le Comité ne se substitue pas au service d'archives
09:42pour la conservation officielle.
09:44Il n'assume pas non plus tout seul
09:45la responsabilité de la sélection
09:47ou de la classification des documents.
09:49Son action prend forme grâce à un travail parallèle
09:51en partenariat avec les archivistes.
09:54Au début des années 2000,
09:55Guy Tuilly insistait sur le caractère expérimental
09:58des Comités d'Histoire,
09:59en faisant explicitement référence d'abord aux archives orales.
10:02En 2004, la DIV et la Direction des Archives de France
10:04mènent le programme Archive orale de la politique de la ville,
10:07dont le but était de constituer des sources
10:09à partir d'un acte de remémoration demandé à des témoins.
10:12A l'origine, le constat suivant,
10:14un difficile repérage des archives de la politique de la ville
10:17très éclaté au plan géographique et très divers.
10:19A compter de 2005,
10:21Michel Didier, actuel président du Comité d'Histoire
10:23de la politique de la ville,
10:25dirige ce programme expérimental
10:26sur les archives orales qui concernent plusieurs villes de France.
10:29A partir de 2013,
10:31il lance un programme d'entretien filmé
10:32intitulé « Les grands témoins de la politique de la ville »
10:35dans le cadre d'un partenariat avec le réseau Canopé.
10:38A cette occasion,
10:3920 entretiens ont été réalisés avec d'anciens hauts fonctionnaires,
10:41des acteurs associatifs
10:42ou bien encore des architectes jusqu'en 2022,
10:45date à laquelle le Comité d'Histoire
10:47prend pleinement le relais
10:48en exploitant ces entretiens filmés
10:50pour les valoriser à partir de teasers
10:51disponibles sur la chaîne YouTube du Comité.
10:54Une série d'entretiens qui se poursuit toujours aujourd'hui.
10:57Parallèlement à ce premier projet archivistique,
10:59le Comité s'est également lancé
11:00dans la réalisation d'une plateforme numérique
11:03nommée Scopa,
11:03dont le but premier était de répondre
11:06aux problèmes de dispersion des sources
11:07par la création de cet outil.
11:10Alors, Scopa intervient dans un contexte particulier,
11:25un difficile repérage des archives
11:26de la politique de la ville,
11:28accompagné d'importants changements
11:29survenus ces dernières années
11:30dans le milieu archivistique,
11:32notamment une extension massive des archives,
11:34extension quantitative, typologique,
11:36mais aussi en termes d'accessibilité.
11:38La numérisation et la dématérialisation
11:41à grande échelle
11:42ont également contribué à ces changements
11:44en transformant la manière
11:45dont sont constitués les fonds
11:47et dont on perçoit et on utilise les archives.
11:49Dans ce contexte,
11:50Scopa se présente comme une tentative de réponse
11:52structurée à ces problématiques.
11:54Il s'agit d'une plateforme numérique
11:56dédiée à l'histoire de la politique de la ville
11:57et à ses archives,
11:59conçue pour offrir un espace commun
12:00où convergent des sources produites
12:02par des acteurs variés,
12:03des ressources documentaires,
12:04des outils et des contenus de valorisation.
12:07Alors, concrètement,
12:08Scopa cherche à rendre visibles
12:09ces matériaux qu'on a souvent jugés éparpillés,
12:12à faciliter surtout leur repérage
12:14et leur compréhension,
12:15et à instaurer un langage partagé
12:17entre archivistes, chercheurs,
12:18services producteurs et praticiens.
12:20Scopa n'a pas vocation
12:21à se substituer aux dépôts d'archives existants,
12:24mais à proposer une interface intermédiaire
12:26capable d'articuler
12:27et de connecter des fonds dispersés,
12:29d'accompagner également leurs usages
12:31et de soutenir la circulation des savoirs
12:33dans un environnement
12:34où les pratiques documentaires et archivistiques
12:36se transforment et évoluent rapidement.
12:38La particularité de Scopa,
12:40c'est qu'elle ne se limite pas
12:41à référencer les archives existantes,
12:42puisque ce n'est pas son objectif premier,
12:44et elle leur apporte et leur fournit
12:46un contexte historique.
12:48La base de données documentaires
12:49qui constitue la plateforme
12:50est composée de quatre types
12:53de fiches contextuelles.
12:55Les dispositifs,
12:56qui sont les ensembles de mesures,
12:57de programmes ou d'instruments
12:58mis en œuvre pour atteindre
12:59un objectif spécifique
13:00dans le cadre de la politique de la ville.
13:02Vous retrouverez par exemple
13:03une fiche banlieue 89,
13:05HVS, ZUS, etc.
13:07Les organismes et instances publiques,
13:09qui renvoient aux structures administratives,
13:11consultatives ou d'observations pérennes
13:13chargées de piloter, de coordonner
13:14ou d'orienter la politique de la ville,
13:17avec par exemple une fiche sur la DIV,
13:18l'ONPV, l'ANRU, etc.
13:21Les moments clés,
13:22qui sont les événements,
13:23les réformes ou les moments institutionnels
13:24marquants,
13:25qui ont constitué une étape
13:26de structuration de la politique de la ville,
13:28avec la marche contre le racisme
13:29et de l'égalité,
13:30le colloque de Dourdan,
13:33les auteurs et les autrices également,
13:35ainsi que les mouvements collectifs
13:36de type association,
13:38qui concernent les individus,
13:40les groupes et les organisations
13:41qui ont joué un rôle structurant
13:42ou symbolique dans la politique de la ville.
13:44Par exemple, une fiche sur Robert Lyon,
13:46Yves Daug, dont on a parlé tout à l'heure aussi,
13:49une fiche sur les chefs de projets politiques
13:50de la ville,
13:51l'association SOF Avenir Minguette, etc.
13:55Donc, SCOPA doit faire preuve
13:56d'une grande vigilance
13:56en choisissant attentivement
13:58les fiches intégrées
13:58et en utilisant un vocabulaire étayé
14:01qui ne se limiterait pas
14:02à retranscrire seulement
14:03une histoire administrative et institutionnelle,
14:05mais bien une histoire plus inclusive,
14:07sensible des approches historiographiques
14:08des plus récentes.
14:09En parallèle des fiches contextuelles
14:11pour lesquelles je détaillerai
14:12le conduit un tout petit peu plus bas,
14:13on retrouve des fiches textes réglementaires
14:15et rapports qui ne sont autres
14:17que les décrets, les circulaires,
14:19les lois ayant construit
14:20la politique de la ville.
14:21Chaque fiche contextuelle est associée
14:23à une ou plusieurs fiches textes réglementaires
14:25correspondantes.
14:26Et toutes ces fiches s'articulent entre elles
14:28à partir de trois logiques corrélatives.
14:30Donc, le premier lien qui est chronologique.
14:33Alors, il s'agit de comprendre
14:34comment la politique de la ville
14:35a évolué au fil du temps,
14:36comment ces dispositifs se sont transformés,
14:39la manière dont ils ont pu muter,
14:41comment ces instances ont vu
14:42leurs fonctions évoluer,
14:43parfois jusqu'à disparaître.
14:44Et enfin, comment ces principaux acteurs
14:46et actrices ont contribué
14:47à cet ensemble à travers des moments clés,
14:49des moments fondateurs
14:50qui eux-mêmes ont participé
14:52à construire cette histoire.
14:53Scopa doit pouvoir mettre en exergue
14:54cette dimension évolutive.
14:56Par exemple, la fiche contextuelle
14:57sur la dive devra être reliée
14:59à ses organismes précédents,
15:01comme la CNDSQ ou la CNPD.
15:04Le dispositif ville, vie et vacances,
15:05quant à lui, sera relié
15:06à l'opération prévention été,
15:08et ainsi de suite.
15:09La politique de la ville
15:10et son histoire étant très complexe,
15:11il est difficile de rendre compte
15:13avec exhaustivité
15:14de tous les changements
15:14qui les composent.
15:16Le deuxième lien, lui,
15:17il est conceptuel
15:18et repose sur un thésaurus
15:20qui doit encore à ce jour
15:21être construit,
15:22un thésaurus de la politique
15:23de la ville.
15:24Alors, pour rappel,
15:24un thésaurus,
15:25c'est un réseau sémantique contrôlé
15:26qui intègre des relations hiérarchiques,
15:29des relations associatives
15:30et des relations d'équivalence.
15:31Il permet la recherche sémantique,
15:33la navigation transversale
15:35et l'interopérabilité.
15:36Un thésaurus intégré
15:37dans une plateforme telle que Scopa
15:39permettra de passer
15:40à une logique de réseau sémantique,
15:41les concepts étant reliés
15:42entre eux
15:43par plusieurs types de relations.
15:44Les termes préférentiels,
15:46liés à des termes associés
15:47qui seront des points d'accès élargis,
15:49serviront à créer
15:50des liens transversaux
15:51dans la navigation
15:52tout en favorisant
15:53une recherche sémantique
15:54et enrichie.
15:55Ce mécanisme garantit
15:56une recherche cohérente,
15:57il évite la dispersion des résultats
15:59et offre une navigation structurée
16:01entre des notions proches.
16:02Enfin, le troisième lien
16:04qui suit cette fois
16:05une logique éditoriale,
16:06il s'agit de connecter,
16:08de relier certaines fiches
16:09entre elles
16:09afin d'orienter l'utilisateur,
16:11de lui proposer
16:12un circuit de découverte,
16:13une balade
16:14dans laquelle il pourra
16:15retrouver des sujets similaires.
16:16Par exemple, ici,
16:17pour la fiche contextuelle
16:18banlieue 89,
16:19nous pouvons décider
16:20de proposer à l'utilisateur
16:21de se rendre
16:22sur les fiches associées
16:23Assis Debron,
16:24Roland Castro
16:25et Grand Ensemble
16:25afin d'élargir son regard,
16:27de compléter les informations
16:28dont il aurait besoin
16:29ou tout simplement
16:30de satisfaire sa curiosité.
16:32C'est un lien
16:33qui lui aussi
16:33est très important
16:34au même titre
16:35que le lien conceptuel
16:35puisqu'il permet à Scopa
16:36de prendre position,
16:38d'affirmer son identité
16:39mais aussi de rendre compte
16:40des dernières avancées historiographiques
16:42et de mettre davantage
16:43en avant
16:43des événements
16:44parfois minimisés
16:44ou bien encore
16:45des personnalités oubliées.
16:48Et j'arrive
16:48à la troisième partie
16:49sur la fin,
16:50une petite démonstration.
16:51Il faut bien garder en tête
16:52en mémoire
16:53que c'est un exemple
16:54et que c'est toujours
16:55en cours de construction.
16:57Vous arrivez ici
16:57sur la page
16:58de présentation
16:59de Scopa,
17:00vous avez une barre
17:01de recherche,
17:01un accès direct
17:02à la base de données,
17:03des explications
17:04sur le principe
17:05de Scopa,
17:06une frise chronologique
17:07également
17:07qui sera accessible
17:08et puis le Thésaurus
17:10dont je vous ai parlé
17:10qui sera accessible
17:12avec une version
17:13en arborescence.
17:16Ici,
17:17c'est un exemple
17:18si vous avez tapé
17:19dans la barre
17:20de recherche banlieue,
17:21vous avez des fiches
17:22qui ont pu être indexées
17:24avec ce terme préférentiel
17:25qui vont apparaître.
17:26Encore une fois,
17:27ce n'est qu'un exemple,
17:27là je vous en ai mis 4
17:28qui pourraient ressortir
17:30et notamment
17:31banlieue 89
17:32qui nous intéresse ici
17:33pour l'exemple.
17:34Quand vous cliquez dessus,
17:34vous avez accès
17:35à un premier exemple
17:37à quelques lignes
17:38qui vous permettent
17:39de résumer
17:39le contenu de la fiche
17:42jusqu'au moment
17:43où vous pouvez
17:44cliquer dessus.
17:45Alors,
17:45il me semblait
17:46qu'on pouvait zoomer
17:46peut-être
17:48pour que je puisse
17:48vous montrer.
17:54Non,
17:55bon,
17:55tant pis.
17:57Il va falloir faire preuve
17:58un petit peu d'imagination.
18:00Donc,
18:00la fiche que vous avez
18:01devant vous,
18:02elle est composée
18:02de plusieurs rubriques
18:04assez essentielles
18:05avec les dates extrêmes,
18:06la définition
18:07de banlieue 89
18:08ici en l'occurrence.
18:09Vous aurez aussi
18:10accès à une note historique
18:12qui sera largement complétée.
18:14Et puis,
18:14vous voyez en bas
18:15ici les fiches
18:17associées
18:17dont je vous parlais
18:18à l'instant
18:18qui vont être reliées
18:19avec la fiche
18:20banlieue 89.
18:22Et juste à côté,
18:22vous avez ici
18:23deux onglets
18:23qui sont importants,
18:24les sources,
18:25les archives
18:26et les ressources documentaires.
18:27Des onglets
18:28qui visent
18:29à être complétés
18:29au fur et à mesure
18:30avec de la documentation
18:31en ligne,
18:32mais également
18:33en lien
18:33avec les archives
18:34puisque Scopa,
18:35chaque fiche contextuelle
18:37de Scopa
18:37devra renvoyer,
18:39devra référencer
18:40les archives,
18:41les fonds
18:42qui concernent
18:43la fiche en question.
18:46Et voilà.
18:47Pour conclure,
18:48le comité d'histoire
18:49de la politique
18:49de la ville
18:49peut intervenir
18:50comme médiateur
18:51entre mémoire dispersée
18:52et exigence scientifique.
18:54Il repère,
18:55contextualise
18:55et valorise
18:56des traces produites
18:56par une multitude
18:57d'acteurs
18:58sans se substituer
18:59aux services d'archives.
19:00Face à l'éclatement
19:01des sources
19:01et aux transformations
19:02des pratiques documentaires,
19:03il soutient la recherche,
19:05accompagne les détenteurs
19:05de documents,
19:06structure des récits pluriels
19:07et prépare le terrain
19:08pour les historiens
19:09de demain.
19:10Scopa s'inscrit
19:11dans cette logique.
19:12c'est un outil conçu
19:13pour relier des sources
19:14et parses,
19:15offrir un cadre commun
19:16d'interprétation
19:16et faciliter la circulation
19:18des savoirs
19:19entre archivistes,
19:19chercheurs et professionnels
19:21de la politique de la ville.
19:22de la ville.
19:22C'est un outil connu,
19:27qui se déroule,
19:27c'est un outil conçu,
19:30qui se déroule.
19:30Sous-titrage FR ?
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