00:04Bonjour à tous, bon début d'après-midi, donc effectivement, pour vous permettre de vous récupérer un peu,
00:13prendre le temps, je vais vous montrer un montage vidéo qui va durer à peu près 20 minutes,
00:18mais que je vais introduire dans un premier temps.
00:21Mon intervention porte sur les fonds audiovisuels liés aux politiques de la ville
00:28conservées dans les fonds des archives nationales, et c'est une manière aussi de montrer que les archives filmiques ou
00:35orales
00:36apportent aussi une autre dimension complémentaire aux archives textuelles qui ont été présentées ce matin
00:44par mes collègues, notamment Boris Labiduri et Vanessa Solosi.
00:49Et je reprendrai peut-être aussi ce que disait Annie Fourcault sur l'intérêt d'utiliser des archives pour autre
00:55chose
00:56pour ce qu'elles ont été produites.
00:59Les films, les extraits de films que je vais vous montrer proviennent tous de la Cinémathèque, du ministère de la
01:05Reconstruction et de l'Urbanisme.
01:07Certains de ces films sont vraiment directement liés à la politique de la ville,
01:12et d'autres peuvent être interprétés dans ce cadre-là, et des archives orales également.
01:18Donc le premier extrait de film, c'est un extrait du film La Maison des Français, qui date de 1979,
01:28et qui est une production du ministère de l'Environnement et du Cadre de Vie.
01:34C'est un film très intéressant dont les archives nationales conservent trois versions différentes,
01:39une version courte de 29 minutes, une version destinée à la télévision de 52 minutes,
01:45et puis la version de 59 minutes que nous avions présentée justement avec Annie Fourcault au Rendez-vous d'Histoire
01:52de Loire en 2024,
01:54qui est la version complète, qui est accompagnée par un commentaire de Jacques Barraud, secrétaire d'État au logement.
02:02Et ce film, et un autre des films que je vais vous montrer, fait partie de la campagne 1000 jours
02:08pour l'architecture,
02:09qui était organisée par le ministère de l'Équipement, sous le mandat de Michel Dornano.
02:14Cette campagne 1000 jours pour l'architecture était composée d'une série d'événements,
02:22de débats, d'expositions et des projections de films à travers tout le pays.
02:27Et ce film s'inscrit dans cette campagne-là.
02:31Le deuxième extrait de film, ce sont des courts extraits,
02:35s'intitule « Quand les habitants ont des idées, tout peut changer ».
02:40Il a été réalisé entre 79 et 81 par Hubert Knapp,
02:46mais aussi en collaboration avec la Société coopérative ouvrière de Roubaix,
02:51et produit par le plan construction au PHLM de Roubaix.
02:55C'est un film qui témoigne d'une expérience participative des habitants du quartier de l'Almagard à Roubaix.
03:07Puis, nous écouterons un extrait d'un entretien d'un animateur du quartier des Minguettes à Vénitieux,
03:17qui a été réalisé dans le cadre d'une campagne nationale,
03:21« Ville et mémoire, les archives de la politique de la ville »,
03:24qui avait été lancée par la délégation interministérielle à la ville,
03:30que Vanessa Solosi vous a présentée ce matin,
03:33auquel est associée la Direction nationale des Archives de France.
03:37Cette campagne a été réalisée à la fois à Vénitieux et à Marseille.
03:42Et nous sommes en train de...
03:44Elle est arrivée depuis un certain temps aux Archives nationales,
03:47mais ce sont des fichiers numériques qui sont en train de constituer un versement numérique
03:52qui va intégrer notre plateforme d'archivage numérique.
03:56Puis, nous retournerons un petit peu au cinéma pour voir un extrait d'un film qui s'intitule « Les
04:01femmes et l'habitat »,
04:02un film de 1980,
04:04qui a également été réalisé dans le cadre de la campagne « Mille jours pour l'architecture ».
04:09C'est un film qui recueille les témoignages de femmes sur leur habitat
04:13dans trois lieux distincts.
04:17Les HLM, qui s'appellent les Olympiades, dans le 13e arrondissement de Paris,
04:24des habitations dans la ville de Meaux,
04:26et l'extrait que nous allons voir se passe dans la ville nouvelle de Sergy-Pontoise.
04:37Enfin, pour compléter un peu les propos de Boris Labiduri ce matin,
04:42vous allez voir un extrait d'un film qui s'intitule « Banlieue 89 »,
04:46où l'architecte Roland Castro présentera justement ce projet de cette campagne « Banlieue 89 ».
04:58Je ne vais pas en dire plus.
04:59Je pense que vous découvrirez ce film qui est assez particulier,
05:03qui comprend à la fois des témoignages d'architectes
05:08et aussi des témoignages d'habitants, des fêtes organisées en banlieue.
05:14Et encore un autre film qui s'intitule « Vivre la mixité »,
05:18qui a été réalisé par l'agence d'urbanisme de la communauté urbaine de Lyon.
05:23C'est un des documents du visuel introductif au comité consultatif d'urbanisme
05:28qui s'est tenu le 25 mars 1994 à Lyon sur le thème
05:32« Quel habitat demain, mixité, équilibre et réponse à l'urgence ? »
05:39Et enfin, nous terminerons pour un extrait d'un autre entretien oral
05:42de Françoise Salas, qui a été menée par Marie-Claude Blanc-Challéard
05:49et Thibaut Tellier, qui nous fera l'honneur de conclure cette journée d'études.
05:55C'est un entretien d'une chef d'opération Sonakotra.
05:59Et ce qui est intéressant, c'est que Françoise Salas a intégré la Sonakotra en 1966.
06:05Donc vraiment au moment des prémices des politiques de la ville,
06:09elle revient justement sur ses premières années.
06:12Enfin, je voulais juste vous indiquer que tous les films n'ont pas la même qualité à l'image.
06:19Certains, ce sont des pellicules 16 mm qui ont été numérisées.
06:24Mais les femmes et l'habitat, par exemple, sont une numérisation
06:28faite à partir de cassettes humatiques.
06:31La qualité est assez mauvaise.
06:33Mais les archives nationales ont dans leur fond aussi des copies 16 mm.
06:38Et notre projet de l'année prochaine, c'est justement d'avoir une meilleure
06:42copie numérisation de ce film,
06:44qui, je pense, pourrait intéresser beaucoup de chercheurs ici présents.
06:47Et enfin, pour conclure, je pense que la question se posera
06:52sur les moyens de consultation, d'accès à ces films.
06:55Sachez que les instruments de recherche sont en ligne
06:58et que si vous souhaitez regarder ces films,
07:01nous n'avons pas de plateforme de diffusion.
07:03Ces films se consultent comme les autres archives papiers
07:07dans notre salle de lecture.
07:09Et pour cela, il faut écrire une adresse e-mail.
07:13On ne peut pas commander les films comme on commanderait
07:16un carton d'archives papiers.
07:18Il faut écrire un e-mail à la mission archives audiovisuelles.
07:25L'adresse, vous pouvez vous communiquer.
07:28C'est mav.an.gouv.fr
07:32ou vous adresser à un des collègues responsables
07:35de fonds des archives nationales qui vous orienteront vers nous.
07:39Merci beaucoup.
07:40Place à la projection.
07:48Merci.
07:50Merci.
08:32Mes parents habitaient en Italie, c'était pendant la guerre.
08:35Et ils sont venus donc en France pour trouver du boulot,
08:37enfin pour vivre, quoi.
08:39Oui.
08:39Bon, alors ils n'ont pas tellement choisi.
08:41Oui.
08:42C'est sûr.
08:42Ils ont pris ce qui se trouvait.
08:44C'est sûr.
08:45Et au départ, est-ce qu'ils ont été heureux de trouver ça ?
08:48Je pense, oui, parce que partir de rien
08:50et puis se retrouver quand même dans une sorte de chez-soi,
08:54oui, je crois que...
08:56Il faut dire aussi qu'à l'époque, c'était ça ou c'était quoi ?
09:00Des appartements vénus, souvent des taudis, non ?
09:03C'était ça ou la rue, quoi.
09:05Oui.
09:09Et maintenant, est-ce que leur point de vue a changé ?
09:12Non, disons qu'ils ne peuvent pas changer de point de vue,
09:15vu qu'ils sont arrivés ici, ils ont trouvé cette maison,
09:17enfin cette maison, ce HLM.
09:19Ils ont vécu là-dedans, puis ma foi, maintenant,
09:21ils ne veulent plus en bouger.
09:22Ils ont tellement chié que...
09:24Ils en ont marre.
09:25Ils n'ont pas envie de tout recommencer.
09:26Vous meurriez un jour ?
09:29Sûrement, oui.
09:31Vous habiterez là ?
09:32Non.
09:34Vous fuirez ?
09:35Oui.
09:37Pour aller où ?
09:38Oui, dit.
09:39La campagne auprès de la nature,
09:41enfin autour, avec la nature autour de moi.
09:58Trop de films, trop d'articles de presse
10:00ont dépeint les grands ensembles
10:01comme étant des cités pourrissoires
10:03engendrant la délinquance.
10:06À étudier de près les statistiques,
10:08il ne semble pas que la révolte des jeunes
10:10prenne ici des formes plus violentes qu'ailleurs.
10:13Mais sur un plan purement poétique,
10:16il est vrai que le désespoir
10:18a bien trouvé son décor.
10:38Le mal était fait partout.
10:40Pas seulement en France,
10:42mais dans tout le monde industrialisé.
10:45Car emporté par la même croissance économique,
10:47contraint de faire face sur tous les fronts
10:50à une formidable mutation de leur société,
10:53tous ces pays ont appliqué
10:54des solutions strictement industrielles
10:56à des problèmes infiniment complexes
10:59parce qu'humains.
11:01Aujourd'hui, le monde essoufflé
11:03connaît une pause dont il faut savoir profiter.
11:06Ayant franchi le cap des grandes urgences,
11:09conscient des erreurs à ne plus commettre,
11:12architectes, entrepreneurs et décideurs
11:14doivent repenser tout le problème du logement.
11:17Mais la population ne doit pas rester absente
11:20d'un débat qui la concerne.
11:22Elle a le devoir de s'informer,
11:24d'exprimer ses goûts, ses besoins,
11:26ses idées.
11:27Seule une grande réflexion collective
11:30permettra de construire demain
11:32de meilleures maisons pour les Français.
11:43Le constat du passé n'est pas brillant, monsieur le ministre.
11:47Oh, c'est une page de notre histoire,
11:49de l'habitat, ça n'est pas la seule.
11:51On aurait pu voir aussi des Français
11:54dans des immeubles, d'ailleurs.
11:55On en a vu d'autres qui sont plus heureux,
11:58qui n'ont pas les mêmes problèmes,
12:01qui en ont d'autres d'ailleurs,
12:02mais pas de la même gravité.
12:06Mais je crois que c'était nécessaire.
12:08Ça fait partie de la vérité.
12:10Et c'est vrai qu'on a été pris à l'improviste.
12:14Bon, mais ce qui compte, c'est l'avenir,
12:15je pense, pour vous, non ?
12:17Ben oui, mais c'est d'ailleurs pour ça
12:18qu'on a vu ces images.
12:19C'est pour engager une consultation.
12:24Enfin, moi, j'aime mieux un dialogue.
12:42Mais on peut faire autre chose.
12:44On peut réaliser un habitat
12:46plus adapté à une certaine qualité de vie.
12:49À Sergipontoise, ville nouvelle,
12:51l'espace a été aménagé différemment.
12:53Les ensembles ont une dimension plus humaine.
12:56Les enfants peuvent circuler librement,
12:58jouer tranquillement.
13:00Même les femmes semblent s'y sentir mieux.
13:03C'est le cas de Mme Huck,
13:04qui vivait auparavant en Guyen,
13:06petite ville pourtant très paisible.
13:09Je trouve que ça, c'est peut-être une grande ville,
13:11mais en fait, ça fait quand même village,
13:13malgré tout, parce qu'on a beaucoup de contacts
13:16avec les gens.
13:17On a besoin d'un service,
13:18on sait qu'il y a quelqu'un côté.
13:20Il y a une vie, même les enfants,
13:22d'ailleurs, entre eux, sont beaucoup,
13:24une très grande entente.
13:26Ils jouent ensemble, ça, vraiment.
13:33Le paysage qui vous entoure, ça vous plaît ?
13:35Ça vous correspond ?
13:36Ça me plaît, parce que déjà,
13:37nous, on a mis beaucoup de végétation,
13:38alors automatiquement, j'ouvre ma fenêtre,
13:40j'ai des fleurs, j'ai des arbres.
13:43La ranga, je n'avais pas ça.
13:44J'avais la rue, et puis c'était tout.
13:56Moi, je me sens bien dans ma maison.
13:58C'est-à-dire que ma maison, c'est important pour moi,
14:00donc on essaye de faire tout pour s'y sentir bien.
14:02Moi, je me sens très bien.
14:04Quand vous sortez de votre maison,
14:05vous circulez un peu dans Sergi-Pontoine.
14:07Ça vous plaît ?
14:08Moi, ça ne me déplaît pas.
14:10Je me promène.
14:12Non, ça ne me déplaît pas du tout.
14:14Et pour les enfants, vous trouvez que c'est bien ?
14:16Pour les enfants, ils sont rois ici.
14:18Il n'y a pas de problème.
14:18Ils sortent de la maison, il n'y a pas de voiture,
14:20il n'y a rien.
14:21Ils peuvent faire toute la vie nouvelle
14:22avec des passerelles,
14:23donc automatiquement, aucun danger pour eux.
14:26Et puis, tous les enfants, c'est pareil.
14:28Ils sont intéressés.
14:29Moi, ma fille avait trois ans.
14:30Maintenant, elle en a presque neuf.
14:32Elle a fréquenté tous ses petits copains,
14:34tous les grands dix.
14:34C'est vraiment, je trouve, au point de vue enfant,
14:37c'est l'idéal.
15:31Sous-titrage Société Radio-Canada
15:34Sous-titrage Société Radio-Canada
15:46Sous-titrage Société Radio-Canada
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20:09Sous-titrage Société Radio-Canada
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20:19dans la mission qui était celle de la Sona Cotra
20:24qui était de construire du logement
20:26pour les travailleurs immigrés et leurs familles.
20:30Eh bien, des terrains pour construire aussi.
20:34Parce qu'en fait, les filiales se sont faites
20:37sur les opérations d'aménagement urbain au départ.
20:49Dans ce pays, la toile d'araignée napoléonienne,
20:55tout le monde est dedans.
20:56On la voit à la carte du chemin de fer.
20:58Toutes les villes françaises sont faites sur la carte du chemin de fer.
21:00On est toujours pris dans une maille comme ça.
21:03Et brusquement, on se dit, chaque commune peut se dire
21:07je participe à autre chose que d'être pris dans le réseau
21:10de la toile d'araignée, de la carte du chemin de fer.
21:12Je peux être, moi, la plus importante.
21:14Il y a une espèce de grande déclaration d'indépendance des villes
21:17qui s'appelle Mont-Lévi-Termain.
21:24Ça fait deux ans que j'habite en banlieue.
21:26Ça va faire un an que je travaille ici en donnant des cours d'alpha
21:29et je compte y rester et progresser dans ce sens.
21:41Je franchis le grillage de ma dernière cage
22:13Ce soir, c'est important qu'on mette en valeur aussi ce qui se fait.
22:16sur l'avant-lieu, c'est-à-dire les gens, comment ils vivent, comment ils communiquent,
22:19les galères qu'ils ont, les problèmes qu'ils ont, mais ce n'est pas souvent que des problèmes.
22:22C'est aussi toute une vie, toute une joie.
22:24Et puis, c'est ça l'avant-lieu pour moi.
22:36Voilà.
22:38Après, j'ai été expatrié.
22:42Je suis allé travailler en mercenaire dans le quartier des Maguettes, qui s'appelle le quartier Léo-Lagranche.
22:53Il y a un centre d'animation qui est le terrain d'aventure.
22:56Donc, je pense que c'est ça.
23:02Donc, terrain d'aventure, je vais dire 3.
23:051, 2, 3, c'est ça.
23:08Et ça, c'était en 89.
23:11Et en fait, le terrain d'aventure, c'était un espace de jeu où les enfants pouvaient jouer librement.
23:16On peut dire, comme dans la réflexion pédagogique des plaies de Robinson,
23:23libérer des espaces urbains pour les enfants qui leur permettent de vivre des aventures personnelles ou collectives,
23:31à l'abri des regards des adultes, parce que le centre était sain d'une barrière de bois,
23:37avec un joli parc, je ne sais pas quoi, je crois que ça faisait peut-être un hectare, je ne
23:41sais plus.
23:41Et puis, très rapidement, on s'est rendu compte que cet espace de jeu ne permettait pas d'accueillir des
23:46petits.
23:46On avait beaucoup de petits, dans des conditions de sécurité suffisantes.
23:51Donc, la ville de Vénitieux a aménagé la maison de l'enfance Louis Pergot,
23:56je crois que c'est dans les années 91, qui se trouve ici, dans la cité scolaire Pergot.
24:16Au terrasse du Tonquin, on trouve effectivement du logement social, on trouve des HLM,
24:23on trouve des ILN, c'est-à-dire des immeubles à loyer normal,
24:26et on trouve aussi, sur les 320 logements, il y a donc des ILN, il y a des HLM,
24:33plus deux immeubles qui sont en copropriété, et cela, dès le départ, c'est-à-dire dès 1978,
24:38l'ensemble des terrasses du Tonquin trouve un peu cette mixité HLM, ILN, écopropriété.
24:46Comment se traduit dans le quotidien cette mixité aux terrasses du Tonquin ?
24:50Alors, aux terrasses du Tonquin, il faut dire quand même qu'on vit dans une certaine harmonie.
24:55Il n'y a pas de gros problèmes, de gros difficultés, ni relationnelles entre les gens,
25:02ni de ce qu'on appelle les problèmes de voisinage.
25:05Et je crois que l'activité et l'action de l'association permanente,
25:10c'est de veiller à ce qu'il y ait un bon voisinage entre les habitants des terrasses du Tonquin,
25:16et d'essayer d'aplanir les difficultés qui peuvent surgir là ou là.
25:20Dans les deux tours d'HLM que nous avons, c'est là où nous avons les gens qui se plaignent
25:27le plus.
25:27C'est une vraie dégradation au niveau de l'ascenseur, au niveau des bandes de jeunes qui sont en bas,
25:33qui empêchent des fois un peu la sortie des gens.
25:35Bon, c'est vrai, c'est un constat qu'on fait, mais on le constate,
25:40ce n'est pas spécialement comme vous m'avez posé la question,
25:45parce que c'est des enfants de familles maghrébines, etc.
25:49Mais parce que ce sont des enfants, je dirais les enfants des autres immeubles,
25:55ils viennent pour rencontrer leurs copains,
25:58parce qu'il se trouve que les familles qui sont dans les HLM
26:01accueillent plus facilement les autres copains qui viennent des autres immeubles que l'inverse.
26:07Dans les autres, on a un peu, je dirais, le sentiment un peu de les rejeter,
26:12et que par contre, dans les HLM, c'est-à-dire les familles qui habitent ces HLM,
26:18ils sont beaucoup plus accueillants pour les enfants des autres immeubles.
26:24Pensez-vous que le mélange de familles différentes
26:27soit un acte de solidarité pour les plus en difficulté ?
26:31Je crois que c'est un acte de solidarité.
26:34C'est aussi une façon de lutter contre l'exclusion,
26:37et qu'il faudrait voir un peu, je crois, dans cet acte de solidarité,
26:41une richesse humaine qui peut être formidable,
26:43parce qu'avec des familles qui ont des difficultés,
26:47on peut apprendre beaucoup de choses de la vie.
26:50Merci.
26:52Merci.
26:52Merci.
26:53Merci.
26:53Merci.
26:53Merci.
26:54Merci.
26:54Merci.
26:55Merci.
26:55Merci.
26:55Merci.
26:56Merci.
26:56Merci.
26:56Merci.
26:57Merci.
26:57Merci.
26:58Merci.
26:58Merci.
26:58Merci.
26:58Merci.
26:58Merci.
26:58Merci.
26:58Merci.
26:59Merci.
26:59Merci.
26:59Merci.
26:59Merci.
26:59Merci.
26:59Merci.
26:59Merci.
26:59Merci.
26:59Merci.
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