00:0016h, 18h, Pascal Proulx et vous sur Europe 1.
00:03On est passé du petit chat à Molière, le petit chat est mort comme vous le savez.
00:07C'est dommage mais quoi, nous sommes tous mortels.
00:09Écoutez Bruno Retailleau qui est sorti de l'Elysée, candidat LR à l'élection présidentielle.
00:14Comment il a vécu ce moment ?
00:16Cette vie chère, malheureusement, elle risque de continuer.
00:20Mais ce que je veux simplement dire, c'est précisément parce que les conséquences risquent d'être durables,
00:26on ne peut pas tout subir, on ne peut pas rester sans ne rien faire et je pense qu'on
00:31doit pouvoir agir.
00:32J'ai mis sur la table un certain nombre de propositions, propositions notamment sur le carburant
00:37pour faire en sorte qu'on puisse récupérer 8,50 euros par litre,
00:42notamment en annulant pour le moment les certificats d'économie d'énergie.
00:47C'est 8,50 euros par litre et en revoyant les tarifs notamment
00:53et le barème kilométrique pour l'impôt sur le revenu.
00:57C'est important parce qu'en réalité, l'augmentation d'énergie frappe les classes moyennes.
01:02Et moi, je veux être le candidat des classes moyennes.
01:04Vous pouvez résumer ce qu'il a dit ?
01:06Ce n'est pas bien.
01:08Parce que quand il y a des chiffres, c'est un peu compliqué pour nous, c'est vrai.
01:11Les 8,50 euros, c'était pourquoi les 8,50 euros ?
01:14Alors, c'est une taxe sur le litre, mais j'ai eu du mal à suivre aussi.
01:18Je ne suis pas un expert, pour être honnête.
01:20Vous imaginez les gens qui...
01:21C'est une émission d'information.
01:23Les gens qui nous écoutent, ils se disent, mais ils ont entendu
01:26et j'ai vu que votre attention n'était pas au top.
01:30Et vous, Serge Guérin, qui est sociologue, je le rappelle, Serge, il n'est pas venu pour ce sujet,
01:35mais vous avez compris ce que vous voulez dire, monsieur Retailleau ?
01:37Pas tout à fait, parce que le chiffre de 8,50 euros me paraissait...
01:39Mais oui, c'est énorme pour le litre.
01:40Le prix du litre, il n'est pas celui-là.
01:44Je pensais que vous aviez compris, c'est pour ça que je vous ai posé.
01:46La responsabilité, souvent, dans ce cas-là, c'est l'émetteur.
01:49Je pense qu'effectivement.
01:50On donnera une deuxième chance à monsieur Retailleau.
01:52Jordan Bardella, qu'est-ce qu'il dit après la réunion à l'Elysée ?
01:55La situation est grave et préoccupante.
01:58Elle est grave sur le plan international,
02:00avec la fermeture d'un deuxième détroit
02:04qui va impacter les importations de pétrole.
02:07Et évidemment, le coût des carburants pour nos compatriotes est préoccupant,
02:11parce que le gouvernement ne semble pas avoir pris la mesure
02:15des souffrances qui sont celles aujourd'hui de la France du travail et des millions d'automobilistes.
02:20Et donc, nous sommes sans surprise venus avec Éric Ciotti demander au président de la République
02:25d'accepter une baisse des taxes sur les carburants.
02:2950% du prix à la pompe sont des taxes.
02:32Et avec un litre à, je le déplore, mais peut-être dans quelques jours 3 euros,
02:38il est évident que les Français ne pourront pas suivre
02:42et que si on ne prend pas des mesures maintenant pour soulager le pouvoir d'achat de nos compatriotes
02:46et notamment abaisser la fiscalité,
02:48c'est non seulement les recettes de TVA dans leur intégralité sur les carburants qui vont s'effondrer,
02:53parce que dans quelques jours, malheureusement,
02:55plus personne ne pourra mettre de l'essence dans son véhicule.
02:58À 16h38, Jordan Bardella sur l'antenne d'Europe 1.
03:01Et puis, une dernière réaction, on ne peut pas tous les passer, bien sûr.
03:04Roland Lescure a parlé, Sylvain Maillard a parlé.
03:07Il y avait également Fabien Roussel qui a parlé, Éric Ciotti.
03:11Écoutons, Ségolène Roya, candidate à la primaire socialiste sur France Info,
03:15sur un retour possible des Gilets jaunes.
03:17Elle n'était pas conviée, bien sûr, Madame Royal à l'Élysée.
03:20Elle n'est pas chef de parti.
03:21Il y a un risque et ça serait inadmissible de déclencher ce risque
03:25et le gouvernement serait le seul responsable.
03:28On n'a pas le droit de faire ça dans un contexte de fragilité économique et de peur sociale.
03:33Donc moi, ce que je demande au gouvernement et au président de la République,
03:36c'est de calmer le jeu, de faire en sorte de reconduire tranquillement le budget,
03:40de regarder ce qu'on peut récupérer effectivement sur les aides économiques,
03:44les 160 milliards d'aides économiques aux entreprises
03:46qui ont distribué des dividendes.
03:48C'est sans les brutaliser.
03:50Il ne s'agit pas de faire peur non plus aux entreprises.
03:52C'est juste du bon sens.
03:54C'est extraordinaire que ce soit des entreprises qui soient ciblées par Madame Royal.
03:58On pourrait cibler, et on le dit régulièrement sur cette antenne,
04:01l'argent, les prestations sociales qui sont déjà données aux étrangers.
04:06Je sais que c'est peut-être une mesure qui serait difficile
04:10et qui toucherait bien sûr notamment des étudiants étrangers,
04:14mais il faut quand même une hiérarchie.
04:17Donc si tu veux faire des économies dans les prestations sociales,
04:20plutôt que de taxer les retraités,
04:22sans doute faut-il d'abord s'occuper des prestations sociales
04:26que tu donnes aux étrangers.
04:28Je citais les étudiants étrangers.
04:31Un étudiant étranger qui vient en France,
04:32il va avoir des prestations sociales.
04:34Il se trouve, et je vous en ai parfois parlé,
04:36un étudiant qui est proche de moi,
04:38qui est en Roumanie aujourd'hui,
04:41qui fait sa deuxième année de médecine,
04:43le gouvernement roumain ne lui donne pas d'argent.
04:46Hélas !
04:47Il est 16h40, on va marquer une pause
04:49et on est avec Franck qui est transporteur.
04:51On peut dire bonjour à Franck ?
04:53Oui ?
04:54Non, vous voulez marquer une pause tout de suite ?
04:55Non, je dis bonjour à Franck.
04:56C'est Olivier Dacé ?
04:59C'est une nouvelle émission.
05:00Il faut vous dire une chose,
05:01Laurent Tessier n'est pas là.
05:03Ah voilà, on est perdu.
05:04D'abord, on est un peu perdu,
05:06mais la nature ayant horreur du vide,
05:10Olivier Guénec souhaite bouter hors du studio Laurent Tessier.
05:15C'est une sorte de guerre des générations larvées
05:18qui me choque.
05:19C'est pas bien.
05:21Et on me dit que Laurent Tessier,
05:23qui était parti pour le moment,
05:25est en train de faire demi-tour.
05:30Il nous écoute.
05:32Parce que vous savez,
05:34les jeunes,
05:35tu laisses ton siège
05:36et t'es pas sûr de le retrouver.
05:38Bien sûr.
05:39Dans l'entreprise,
05:40la concurrence,
05:41et vous avez,
05:41tiens ça c'est intéressant,
05:42vous avez beaucoup travaillé dans les entreprises,
05:44il y a beaucoup de concurrence,
05:45les gens s'aiment dans les entreprises,
05:46comment ça se passe ?
05:47Parce que nous on s'aime tous.
05:48Oui, vous, il y a une super ambiance.
05:49Il y a certaines entreprises,
05:50oui c'est vrai,
05:51chez vous,
05:52les entreprises,
05:52ça dépend,
05:53c'est comme vous le disiez tout à l'heure,
05:54c'est des êtres humains,
05:55et donc il y a des gens chouettes,
05:56des gens moins chouettes,
05:56et il y a,
05:57est-ce que,
05:58tout en haut,
05:58est-ce qu'on est capable de donner une culture
06:00et une envie globale,
06:01ou pas ?
06:02Et c'est très très largement
06:05la responsabilité du management.
06:06Il y a des gens qui savent fédérer,
06:08il y a des gens qui savent moins fédérer,
06:09voire même qui défédèrent.
06:10C'est comme dans les familles,
06:10les enfants sont à l'image du chef de famille
06:12ou des parents.
06:14Il y a une expression,
06:14puisqu'on parlait des chats,
06:15les chats ne font pas des chiens,
06:16ou l'inverse.
06:17Il y a un petit truc avec ça quand même.
06:19On dit souvent,
06:20les chats ne font pas des chiens.
06:21Il est rare qu'on dise,
06:22les chiens ne font pas des chats.
06:24Je ne sais pas en fait.
06:26Mais en fait,
06:26on pourrait le dire.
06:28Je ne vois pas trop.
06:28L'émission animée en bonne quand même.
06:29On pourrait le dire.
06:30On pourrait le dire.
06:31Je ne sais pas quelle est la logique.
06:32Est-ce qu'on peut réécouter Alizé ?
06:35Parce que moi,
06:35j'aime beaucoup Alizé,
06:36ça me met en joie.
06:37C'est pas ma faute.
06:39C'est l'hymne d'Emmanuel Macron.
06:41C'est pas ma faute.
06:45Il a la marseillaise,
06:46dans les soirées officielles,
06:48bien sûr,
06:49et dans les soirées plus officieuses,
06:51c'est pas ma faute.
06:52C'est son hymne officieux.
06:54C'est pas ma faute.
06:55Alizé.
06:57Vous pensez que ça le fait rire
06:58s'il entend ce que vous dites ?
06:59D'abord,
07:00il n'entend personne.
07:01Il n'écoute personne non plus.
07:03Donc,
07:04est-ce que ça le fait rire ?
07:07Pourquoi il entend ce genre de commentaire ?
07:08Je me pose la question parfois.
07:10Je pense que
07:11ça ne le fait pas rire,
07:13mais il est aveuglé,
07:15sourd à la réalité,
07:17hélas.
07:19Et c'est ça qui agace.
07:20Quand tout à l'heure,
07:21il explique que
07:22la situation pour la France
07:24est due à l'international,
07:26comme si ce n'était que l'international,
07:28c'est agaçant.
07:28Il y a une part de responsabilité,
07:30évidemment,
07:31de ces neuf années Macron.
07:33Bien sûr,
07:33donc c'est un peu agaçant.
07:35Mais c'est ainsi.
07:37Et donc,
07:37on ne dit pas bonjour à Franck,
07:38alors ?
07:38Ah ben si,
07:39on ne dit pas bonjour à Franck.
07:40Voilà,
07:40ben voilà.
07:41Bonjour Franck.
07:42Bonjour, bonjour.
07:43Comment ça va ?
07:44Vous êtes transporteur.
07:45C'est ça.
07:46Vous transportez quoi ?
07:47Des marchandises générales.
07:49En fait,
07:50des marchandises générales ?
07:51Oui,
07:52ça veut dire de tout et de rien.
07:54Écoutez,
07:54alors,
07:55donc c'est parfait.
07:56Si vous voulez,
07:57là,
07:57dans mon camion actuellement,
07:58j'ai 132 cercueils.
08:01Voilà,
08:01ça vous va ?
08:01132 cercueils ?
08:03Oui.
08:03Il y a des gens dedans ?
08:05Non.
08:06Non.
08:06Arrêtez.
08:07Vous avez fait l'école de rire ?
08:08Non,
08:08non,
08:09non.
08:11132 cercueils ?
08:11C'est beaucoup.
08:12Eh oui.
08:12Mais il y a une promotion.
08:13Mais ça se transforme,
08:14ça se fabrique.
08:15Arrêtez.
08:15Il y a une promotion,
08:17il y a quelqu'un qui va...
08:18Mais non,
08:19monsieur pro,
08:20il y a 2000 morts par jour en France.
08:21Mais vous allez les donner à qui,
08:23ces 132 cercueils ?
08:24Je les amène à un endroit
08:25et après,
08:26ça sera ramené chez les pompes funèbres,
08:27ils seront équipés,
08:28puis utilisés.
08:30Donc,
08:30c'est des marchandises générales.
08:32Et c'est des cercueils en bois
08:34ou parce que maintenant,
08:34il y a des cercueils en bois ?
08:35non,
08:35en bois,
08:36en bois,
08:36en bois,
08:37en bois,
08:37en bois.
08:39Écoutez,
08:39c'est gay votre métier,
08:41dites-moi.
08:41Non,
08:41c'est un travail comme un autre,
08:42c'est de la marchandise.
08:44Tout se transporte.
08:45Mais non,
08:45mais vous avez parfaitement raison,
08:46tout se transporte.
08:48Il est 16h44,
08:49vous m'avez un peu refroidant,
08:50si j'ose dire,
08:51et on va marquer une pause.
08:52Et comme Franck,
08:53vous pouvez nous appeler,
08:54vous réagissez au 01-90-20-30-91
08:56pour échanger avec Pascal Praud
08:58au Standard Europe 1.
08:59Sous-titrage Société Radio-Canada
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