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00:00Europe 1, la France bouge, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayac.
00:06Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans la France bouge, bienvenue dans l'émission des innovations des entrepreneurs et
00:10des audacieux.
00:11Nous sommes ensemble jusqu'à 21h30 sur Europe 1.
00:14Diana N. Goma et ses audiences sont à la préparation de l'émission.
00:17Christophe Pirot en régie et chaque soir un coach expérimenté qui donne des conseils.
00:23Ce soir c'est Fabrice Marcella, le directeur de la banque des start-up chez LCL.
00:27Bonsoir Fabrice.
00:28Bonsoir Elisabeth.
00:29Vous avez des enfants ?
00:30Oui j'en ai deux.
00:31Les crèches ou pas crèches ?
00:32Elles sont grandes mais j'aurais aimé connaître la start-up de ce soir en 2003 mais elle n'existait
00:37pas encore.
00:38Ce soir, vous l'avez peut-être deviné, ce soir c'est trouver une place en crèche pour des milliers
00:41de parents.
00:42C'est souvent un parcours du combattant.
00:44Un entrepreneur a eu l'idée visionnaire il y a 25 ans de se lancer dans la crèche inter-entreprise.
00:49Il dirige aujourd'hui 15 000 personnes.
00:51Il concilie croissance, dénatalité, pénurie de personnel, qualité d'accueil des tout-petits.
00:56Le nom de cette entreprise, c'est Les Petits Chaperons Rouges.
01:00Bonsoir Jean-Emmanuel Rodokanaki.
01:02Bonsoir Elisabeth.
01:03Bienvenue dans la France Bouge.
01:03Vous êtes le fondateur et PDG du groupe Grandir, Les Petits Chaperons Rouges.
01:08Parfaitement.
01:08Vous allez nous raconter tout ça dans quelques minutes.
01:12Chaque soir dans la France Bouge, une start-up.
01:14Ce soir, il y en a deux.
01:15La première permet de rendre visibles des places de crèche disponibles, même si c'est un jour par semaine ou
01:21deux jours.
01:21Ça s'appelle Babyly.
01:23Bonsoir Nicolas Lauru.
01:24Bonsoir Elisabeth.
01:25Bienvenue dans la France Bouge.
01:26Merci beaucoup.
01:26Vous allez être coachée par Fabrice justement.
01:28Donc Fabrice, ça vous a inspiré, le mot pour Babyly ?
01:30Le mot pour Babyly, sérénité.
01:32Pourquoi ?
01:33Parce qu'en fait, cette start-up m'aurait permis moins d'incertitudes dans mon organisation il y a 20
01:38ans maintenant.
01:39Ok, chouette.
01:41Mais elle n'existait pas parce que cette start-up, elle a 8 ans, c'est ça ?
01:448 ans.
01:45Oui, déjà ?
01:46Si on enlève le temps de projet, de réflexion, de quelques plantages.
01:49Une petite dizaine d'années.
01:50Oui, parce qu'entreprendre, c'est aussi se planter.
01:52On va en parler.
01:53Et puis, dans cette France Bouge, il y a un coup de cœur ce soir.
01:57C'est la deuxième start-up.
01:59Elle s'appelle Amak.
02:00Amak, ce sont des couches lavables.
02:04Lavables.
02:04Héloïse Rouy, bonsoir.
02:06Bonsoir, Elisabeth.
02:07Vous êtes co-dirigeante de Amak, H-A-M-A-C.
02:11Vous aussi, vous allez pitcher, vous êtes notre coup de cœur de ce soir.
02:13Allez, la France Bouge, c'est parti.
02:15Nous sommes ensemble jusqu'à 21h30 sur Europe 1.
02:18Europe 1.
02:1920h30, 21h30, Elisabeth Assayac.
02:22Elle pleure.
02:22Oui, chaque fois que je la recouche.
02:24Elle a peut-être soif.
02:25Mais non, c'est d'un qui la travaille.
02:27Essayez de la recoucher, on va chanter.
02:31Au clair de la lune, mon ami Pierrot, prête-moi ta plume pour écrire un mot.
02:45Ma chandelle est morte, je n'ai plus de feu.
02:51Vous êtes bien sur Europe 1.
02:52Cet extrait de trois hommes et un couffin est indémodable.
02:56On sourit tous dans ce studio parce que ce soir, la France bouge.
03:00Elle bouge dans le domaine de la petite enfance.
03:03Ce secteur de la petite enfance et des crèches en France s'est transformé en un marché économique
03:08qui pèse de 1,5 à 2 milliards d'euros.
03:11Ça a été marqué par l'essor des acteurs privés.
03:13On en parle ce soir avec un acteur majeur, le PDG du groupe Grandir, les petits chaperons rouges,
03:19Jean-Emmanuel Rodokanaki.
03:23En route vers les trophées de l'avenir, Europe 1, LCL.
03:27Oui, parce que pendant tout l'automne, les trophées de l'avenir, Europe 1, LCL,
03:30vous allez découvrir au fur et à mesure les entreprises candidates pour ces trophées.
03:34Résultat, début décembre sur l'antenne d'Europe 1.
03:37Ce soir, on est avec vous, Jean-Emmanuel Rodokanaki.
03:39Vous êtes le PDG, le fondateur du groupe Grandir, les petits chaperons rouges.
03:43Je vous laisse pitcher en une minute votre boîte.
03:46Et puis ensuite, on va vous poser des petites questions.
03:49Êtes-vous prêt ?
03:49Parfaitement.
03:50Allez, on vous écoute.
03:51C'est à vous, une minute.
03:51Écoutez, c'est une belle histoire, une belle aventure depuis 25 ans déjà.
03:56Une belle histoire de croissance qui est née d'un besoin tout simple.
04:00C'est permettre et offrir aux familles en France des places de crèche de qualité
04:05avec un environnement qui soit sécurisé, bienveillant, hautement pédagogique
04:10où les enfants, les parents et les professionnels de la petite enfance
04:14puissent tout simplement apprendre, grandir et s'épanouir ensemble.
04:18Et l'idée de départ, c'était ça, tout simplement.
04:21C'est devenu une entreprise à mission.
04:22Et avec quatre valeurs fondamentales, c'est que la performance et la pérennité économique
04:28dans notre secteur doit être là pour servir l'innovation sociale,
04:35pour pouvoir investir dans l'excellence éducative
04:38et pour pouvoir avoir un véritable impact sociétal.
04:41Et c'est ça qui nous guide maintenant depuis 25 ans.
04:43Le groupe a bien grandi, vous l'avez dit, 15 000 salariés,
04:461 200 crèches et écoles maternelles et summer camps,
04:49puisqu'on nous sommes aujourd'hui présents en France, Allemagne, Angleterre,
04:53Canada, Etats-Unis et même en Inde.
04:55Même en Inde.
04:56Merci Jean-Emmanuel Rodokanaki, fondateur et PDG du groupe Grandir et les Tiches à peu rongrouches.
05:00Vous tombez bien parce que face à cette baisse de la natalité,
05:03là l'exécutif lance un plan d'urgence de 90 millions d'euros pour sauver les crèches.
05:10C'est quand même paradoxal quand on sait qu'on est en pleine dénatalité.
05:14Alors, on est en pleine dénatalité.
05:16Il faut faire en sorte que cette dénatalité ne soit pas une excuse,
05:20malgré les comptes publics, bien évidemment, qui sont compliqués.
05:23Aujourd'hui en France, ça n'échappe à personne.
05:25Mais faire en sorte que cette dénatalité ne soit pas une excuse
05:28pour qu'il y ait moins de moyens dans des secteurs qui sont clés pour l'avenir du pays,
05:31pour la croissance du pays.
05:32Et faire des enfants, faire en sorte qu'on ait des familles qui soient heureuses,
05:38qui soient sereines en France sur tous les territoires,
05:40pas simplement dans les grandes villes, mais à la campagne,
05:42dans les villes de taille moyenne, dans les villages, etc.
05:45C'est juste clé pour la cohésion sociale.
05:47Et donc, ce qu'on demande aujourd'hui de manière très simple,
05:50c'est oui, il y a un geste, il y a un plan d'urgence pour la petite enfance.
05:52C'est bien ça !
05:53C'est bien, et en même temps, malheureusement, ce n'est pas suffisant.
05:55Pour une raison très simple, c'est que ça reste, ce geste-là,
06:00et cette année, concrètement, de moitié inférieure à la hausse de l'inflation.
06:04Donc, les gestionnaires de crèche ne sont pas des magiciens,
06:07et à un moment donné, il faut à minimum que les prestations de services,
06:11ce que payent les familles, ce que donne la caisse d'allocations familiales,
06:13qui est un partenaire très important dans le secteur,
06:16matchent au moins l'inflation.
06:18Sinon, les gens n'y arrivent pas.
06:19Donc, c'est ça, aujourd'hui, qui est essentiel pour pérenniser le secteur,
06:23pour que la qualité soit au rendez-vous,
06:25pour que les jeunes aient envie de faire ce beau métier,
06:27et que derrière, on relance la natalité.
06:29Alors, justement, il faut que la qualité soit au rendez-vous.
06:32On va revenir un petit peu, vous, sur votre parcours,
06:34Jean-Emmanuel Rodokanaki.
06:35Les petits chaperons rouges, ça fait 25 ans.
06:37Vous étiez très précurseur, parce que vous l'avez fondé.
06:40Il y a 25 ans, on se posait moins de questions sur les places en crèche,
06:43c'était un peu une fatalité.
06:44Soit on avait de la chance, on avait une place,
06:47soit on n'en avait pas, et puis c'était comme ça, et on se débrouillait.
06:49Le système des grands-parents, on arrêtait de travailler,
06:51enfin, c'était compliqué.
06:53J'ai eu la chance de commencer ma carrière aux Etats-Unis
06:55dans le secteur de la santé,
06:57et un jour, j'ai rencontré une entreprise à Boston
06:59qui avait été le pionnier aux Etats-Unis des crèches d'entreprise.
07:02Et on était en 1999.
07:04Et je me suis dit que ce modèle était génial,
07:06qu'il fallait l'importer d'une manière ou d'une autre en France.
07:09On avait à l'époque 800 000 familles en liste d'attente
07:12pour une place en crèche.
07:13On avait un besoin de plus en plus fort
07:15de concilier vie familiale et vie professionnelle.
07:18Donc les ingrédients étaient là.
07:19Je suis rentré en France en 2000.
07:21J'ai mis 2-3 ans à convaincre le gouvernement
07:24de faire passer une loi
07:25qui est passée en avril 2003,
07:27qui est la Conférence de la Famille,
07:28qui a autorisé le secteur privé et marchand
07:30à ouvrir et à gérer des crèches
07:32au même titre que le secteur associatif
07:34à partir du moment où, bien évidemment,
07:36tout le monde respecte les mêmes règles du jeu,
07:38les mêmes normes, etc.
07:38Les mêmes normes, le même cadre, la même loi, le même diplôme.
07:41Ça veut dire que sans vous, Jean-Emmanuel Rodokanaki,
07:44ce serait seulement et uniquement des crèches publiques
07:47à disposition des familles.
07:48Je pense que le secteur aurait bougé.
07:50Non, mais vous avez fait en sorte de changer la donne.
07:54Les petits chaperonges ont été clairement le pionnier sur le secteur.
07:57Maintenant, ça nous oblige.
07:58Ça nous fait porter une vraie responsabilité.
08:00Et on doit continuer à innover.
08:02On a aujourd'hui 800 crèches en France.
08:04Donc, on est capable, dans l'ensemble des grands bassins d'emploi,
08:08d'offrir une solution, non pas de garde,
08:11parce qu'on ne garde pas les enfants.
08:12On les accueille et on les éveille.
08:13Une solution d'accueil et d'éveil à toutes les familles
08:17à moins de 10 minutes de leur domicile.
08:19Et ça, c'est clé.
08:19Et vous y parvenez ?
08:20Globalement, oui.
08:21On a à peu près 25 000 familles inscrites cette année.
08:2525 000 familles inscrites cette année.
08:28En France.
08:28Donc, c'est l'entreprise qui paye ?
08:31À chaque fois, ce sont des crèches inter-entreprises
08:33ou vous avez réussi à sortir aussi de ce giron de l'entreprise ?
08:36Ce sont majoritairement des...
08:37Vous avez deux modèles.
08:38Vous avez un, majoritairement des crèches inter-entreprises
08:41où l'employeur, quelle que soit sa taille,
08:43on travaille avec 100 des premiers,
08:45500 plus gros groupes employeurs dans le monde.
08:48Mais on travaille aussi en France avec à peu près 1 000 TPE et PME,
08:52avec 130 villes en délégation de services publics
08:55et avec une bonne douzaine d'hôpitaux.
08:58Donc, quel que soit l'employeur,
09:00on va offrir sous ce format inter-entreprise
09:03une place en crèche pour leurs salariés.
09:05Et le salarié va choisir la crèche qui lui convient le mieux
09:07dans notre maillage territorial de 800 établissements.
09:10Ça, c'est le premier modèle.
09:11Et le deuxième modèle,
09:13c'est ce partenariat public-privé au cœur des territoires,
09:15en délégation de services publics,
09:17avec les collectivités,
09:18puisqu'on gère les structures petite enfance
09:21de plus de 120 villes en France aujourd'hui.
09:22Donc, vous travaillez aussi avec les communes ?
09:24Mais bien sûr.
09:24C'est le secteur de la santé, de l'éducation,
09:27de la petite enfance, du grand âge,
09:29ne peut se concevoir, à mon sens,
09:31que dans le cadre d'une parfaite complémentarité
09:33publique-privé.
09:34Il faut arrêter de se faire la guerre.
09:37En réalité, l'avenir pour le pays,
09:39c'est la complémentarité.
09:40Chacun apporte autour de table sa pierre à l'édifice.
09:43Chacun a des compétences que l'autre n'a pas.
09:45Et il faut jouer là-dessus.
09:46Parce qu'au final, c'est le même bien commun,
09:48c'est le même intérêt général.
09:50Et une fois qu'on dépose nos enfants à la crèche,
09:53donc la crèche, c'est quoi ?
09:54C'est deux mois et demi, trois mois,
09:55jusqu'à l'âge de trois ans, c'est ça ?
09:56Jusqu'à trois ans.
09:57Là, donc, je dis une fois qu'on les dépose.
09:59D'abord, comment on accepte une famille,
10:02pas l'autre ?
10:03Quels sont les critères pour avoir sa place en crèche ?
10:05Alors, c'est des critères extrêmement sociaux
10:07qui sont les mêmes aujourd'hui
10:08que dans n'importe quelle collectivité.
10:11Non, mais quand on est dans une entreprise,
10:13cela va de soi ?
10:14La priorité est aux salariés ?
10:15Oui, il n'y a aucun sujet.
10:16Dans les pays anglo-saxons,
10:18vous pouvez avoir, parfois,
10:20chez certains employeurs,
10:22une décision qui se fait plus au mérite.
10:24Heureusement, ça n'existe pas.
10:25J'ai eu des bons résultats,
10:26je peux garder, je peux m'occuper de votre enfant.
10:29Et en tout cas, même nous,
10:29dans les pays anglo-saxons,
10:30on n'applique pas cette règle-là.
10:33Donc, forcément,
10:34c'est des critères qualitatifs
10:36de la même manière
10:37que la gestion d'une liste d'attente
10:38dans une collectivité pour une place en crèche.
10:40Une fois qu'on dépose nos enfants,
10:42comment être rassuré ?
10:43Parce que là, avec les violences du périscolaire,
10:45on a tout le monde
10:47à un seuil d'alerte et d'alarme
10:49beaucoup plus élevé qu'auparavant.
10:51Comment vous, vous garantissez,
10:53avant l'éducation,
10:55avant apprendre à grandir,
10:56à s'épanouir,
10:57comment vous garantissez leur sécurité aux enfants ?
11:00C'est la question majeure.
11:02Les deux secteurs sont très différents.
11:04La petite enfance,
11:05c'est sous la tutelle du ministère de la Famille.
11:08C'est cinq diplômes d'État
11:09pour y accéder
11:10et rien d'autre.
11:12C'est des enfants de zéro à trois ans.
11:14Et c'est un certificat d'honorabilité
11:17que la haute commissaire à l'enfance,
11:20Sarah Ellery,
11:21s'est battue et a mis en place
11:23il y a maintenant deux ans,
11:24qui a permis de contrôler
11:25un million de personnes.
11:27Et il y en a eu sept...
11:28Personnes qui travaillent au sein des crèches.
11:30Qui travaillaient dans le champ de l'enfance,
11:32en partie en crèche,
11:33et beaucoup dans l'aide sociale à l'enfance,
11:35dans les foyers.
11:36Et sur ce million de personnes,
11:38il y en a sept mille qui ont été rejetées.
11:400,7%.
11:40Ça, c'est les chiffres de cette semaine
11:43de la haute commissaire à l'enfance.
11:45La grande majorité
11:46était dans les foyers d'un à l'enfance.
11:48Donc pour ces adolescents-là,
11:49c'est la double peine en réalité.
11:51Parce que dans ces foyers,
11:52non seulement ils ne sont pas avec leurs parents,
11:53mais pour ça,
11:53il y a des preuves de maltraitance.
11:55Il y a une toute petite partie
11:55dans les crèches.
11:57Et aujourd'hui,
11:57vous n'avez pas le droit
11:59de mettre les pieds dans une crèche en France,
12:02de commencer votre première heure de travail,
12:03le premier jour de travail,
12:05si vous n'avez pas votre certificat d'honorabilité,
12:07qui va vérifier le casier judiciaire numéro 3,
12:10le casier judiciaire numéro 2,
12:11et le casier sur les violences
12:13et les actes sexuels faits aux enfants.
12:15Donc il y a une vérification.
12:17Tout est bien scruté, bien regardé.
12:21Ce n'était pas le cas avant.
12:22Moi, ça me paraît ahurissant.
12:23Alors avant, en France,
12:24pour les crèches,
12:25vous aviez l'accès pour l'employeur
12:27au casier numéro 3.
12:28Donc là,
12:28on est allé beaucoup plus loin.
12:30Maintenant,
12:30si je compare malheureusement
12:31avec ce qui se passe sur le périscolaire,
12:34on a deux tutelles qui ne sont pas les mêmes.
12:36Ministère de l'Éducation nationale,
12:38Ministère Vie Associative,
12:39Jeunesse et Sport,
12:40avec leurs propres critères de sélection.
12:43Et ça,
12:43c'est quelque chose qu'on peut regretter.
12:44C'est qu'à un moment donné,
12:45ces deux administrations ne soient pas dites
12:46qu'il est peut-être temps
12:47qu'on applique aussi
12:48le certificat d'honorabilité.
12:49Il est temps d'avoir les mêmes critères.
12:51Il y a des trous dans la raquette.
12:51Mais surtout,
12:52vous êtes sur des enfants
12:53de 4, 5 à 15 ans
12:56et dans un centre de loisirs,
12:58dans une colonie de vacances,
13:00il y a zéro diplôme obligatoire.
13:03Il n'y a pas de diplôme d'État obligatoire
13:04pour exercer.
13:05Il n'y a parfois pas de CV.
13:07Il n'y a pas de lettre de candidature.
13:09Donc, voilà,
13:10c'est la porte ouverte malheureusement
13:11à ces excès qu'on a aujourd'hui.
13:12Il faudrait uniformiser
13:13ce fameux certificat d'honorabilité.
13:16Bien sûr.
13:16C'était avec nous
13:17autour de la table
13:18de la France Bouche,
13:18Jean-Emmanuel Rodokanaki.
13:20C'est passionnant.
13:21Et donc, on va continuer à en parler
13:24de ce secteur de la petite enfance
13:26des solutions qui existent en France.
13:28Et on va découvrir aussi
13:29une start-up,
13:30les places en crèche
13:31qui sont libres sur une appli.
13:32Ça s'appelle Babyly.
13:33On se retrouve dans un instant sur Europe.
13:34On se retrouve dans un instant sur hmm.
13:34Et là, on va aller au sein de la petite enfance.

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