- il y a 16 minutes
Avec Gilles Ganzmann, Noémie Halioua, Matthieu Baccialone, Gilbert Azoulay
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NewsTranscription
00:00On poursuit nos débats avec Noémie Alliwa, Mathieu Bachelon et Gilbert Azoulay.
00:06On va parler de cette première visite officielle d'un pape à Paris depuis Benoît XVI.
00:11Ça remonte à 2008. Léon XIV se dirige actuellement vers l'Elysée.
00:18Il y a beaucoup de ferveurs. Un million de personnes inscrites à Paris, Lourdes et Metz.
00:23Jusqu'à 600 000 personnes annoncées pour la messe de la Concorde demain.
00:27Est-ce que c'est le signe d'un véritable retour de la foi ou l'attachement des Français à
00:32une histoire, à un patrimoine, à une figure morale ?
00:36A vous de le dire. N'hésitez pas à venir nous en parler. 0800 26 300 300.
00:40Qu'est-ce que vous évoque cette visite du pape ?
00:44Qu'est-ce qu'ils sont venus chercher, à votre avis, Gilles Azoulay, les Français ?
00:49C'est vrai qu'il y a un engouement clair.
00:52D'abord, il y a plein de baptêmes. Vous avez vu, il y a un nombre de baptêmes.
00:55Je n'ai jamais égalé, mais en tout cas, il y en a beaucoup.
00:5813 000 baptêmes d'adultes en 2026, plus de 8 000 d'adolescents en 2026.
01:02Moi, j'ai un chiffre de 25 000, autour de plus de 20 000.
01:05La Conférence des évêques.
01:07J'ai écouté une de la mauvaise radio ce matin.
01:09Vous ne devez pas être fûte de radio, probablement.
01:12Non, mais ce que je constate d'abord, à chaque fois que le pape est venu,
01:16à chaque fois, on parle de ferveur, de mobilisation.
01:19Je rappelle que les JMJ, à l'époque, avaient rassemblé beaucoup de gens.
01:22Donc, que le pape génère une ferveur aussi forte dans un pays catholique comme la France,
01:29ça me sent tout à fait logique.
01:30Et puis, au moment où il n'y a plus beaucoup de choses où se raccrocher,
01:33de valeurs auxquelles se raccrocher, dans un contexte quand même bien pourri,
01:38économique, géopolitique, écologique, whatever, j'en passe et des meilleurs,
01:43c'est une façon de s'accrocher à quelqu'un qui a un message assez positif.
01:46Et puis moi, quand j'ai entendu que c'était un pape américain,
01:48je me suis dit, enfin un pape un peu rock'n'roll.
01:50Avec des origines françaises, on appelle l'Orlande.
01:52Oui, en prochain année péruvienne, donc il est un peu mainstream.
01:54Mais ce n'était pas Benoît XVI.
01:56Non, bien sûr.
01:57Mais, comment dirais-je, il semble plus ouvert.
02:02Et puis, peut-être qu'on a besoin de ça en ce moment,
02:04parce que ce n'est pas facile, évidemment.
02:06Et si Emmanuel Macron l'accueille, il a tout fait pour l'avoir.
02:09Parce que vous savez, comme ce n'est pas une visite politique,
02:11mais c'est une visite...
02:12Apostolique.
02:13Voilà, ça a été compliqué de l'avoir à ses côtés.
02:16Mais en tout cas, ça démontre en tout cas que les françaises s'attachaient
02:20à leur origine, à leur racine judéo-chrétienne.
02:24Et ça, ce n'est pas plus mal dans un monde où on le veut absolument très très ouvert.
02:28Moi, j'ai le sentiment, vous dites, oui,
02:31quand un pape vient, ça crée de l'engouement nécessairement.
02:35Mais de mémoire, je n'ai pas l'impression que Benoît XVI ait créé autant d'engouement en 2008.
02:39Bon, j'ai un vague souvenir.
02:41Là, il y avait un sondage au Doxa pour le Figaro au Backbone ce matin.
02:4582% des français qui apprécient ce pape.
02:49Il a l'air de bénéficier d'un capital sympathie clair.
02:53C'est un pape intéressant.
02:55Alors, tous les pape s'intéressent aux grands enjeux de l'époque.
02:57Mais n'oubliez pas que le pape, l'un de ses premiers,
02:59je me souviens d'un de ses premiers discours,
03:01il évoquait la question de l'intelligence artificielle.
03:03C'est vrai.
03:04Donc déjà, il appelait à développer, à défendre l'humanisme face à l'intelligence artificielle
03:08qu'on se rend compte de plus en plus à mesure que les jours passent,
03:11qui va être la grande question, la grande problématique,
03:14peut-être du siècle, peut-être des dix siècles qui viennent,
03:17tellement que c'est en train de tout bouleverser, c'est vertigineux.
03:21Donc déjà, c'est un pape qui, je trouve,
03:23s'intéresse à des problématiques extrêmement intéressantes.
03:26Et puis, je crois qu'au-delà de la question religieuse,
03:29il y a vraiment la question culturelle.
03:30Je suis convaincue que parmi ces millions de personnes
03:35qui ont décidé de participer d'une façon ou d'une autre à ces célébrations,
03:39il n'y a pas forcément que des gens très religieux,
03:41mais beaucoup de Français qui se disent, au fond,
03:44c'est un grand homme, c'est à la fois un homme politique, bien sûr,
03:49et le chef de l'église apostolique, qui est là, qui est à Paris.
03:53Et c'est un événement historique, quoi qu'il arrive.
03:55Moi-même, cet après-midi, j'ai l'intention de me mêler dans la foule
03:59pour aller à Montparnasse, parce qu'avec sa papa mobile,
04:02il va traverser deux kilomètres et demi avec la papa mobile.
04:05Ah oui, j'en vais me mettre dans la foule, moi j'adore ce genre d'événement.
04:08Parce que vous voyez aussi l'effervescence autour de vous,
04:10qui, je crois, va au-delà, bien sûr, de la question purement, strictement religieuse.
04:15D'abord, c'est un événement français, parce que c'est toute la France.
04:17D'abord, vous allez entendre beaucoup parler français ces prochains jours.
04:20Rien que cette phrase, elle fait plaisir, quand même.
04:22Oui, bien sûr.
04:23Il parlait plus français, des papes.
04:25Non, non, mais c'est ce qu'il a dit.
04:27Oui, oui, mais ce que je veux dire, c'est qu'il n'est pas différent des autres papes.
04:31Non, mais ça va placer la France au cœur du monde, et pour des belles choses,
04:34pas toujours pour la critique de la France, le déclassement.
04:38On en parle, on poursuit ce débat dans quelques instants,
04:40on se retrouve sur Sud Radio, et vous, n'hésitez pas,
04:42qu'est-ce que vous évoque cette visite ?
04:45Est-ce que cette ferveur annonce un retour de la foi,
04:48ou seulement le succès, finalement, d'un événement exceptionnel ?
04:51Et puis, c'est aussi l'attachement à la France chrétienne, peut-être,
04:54sans croire ni pratiquer.
04:55On va en parler dans quelques instants.
04:58Sud Radio.
05:01Parlons vrai.
05:0210h midi, Sud Radio.
05:04À vous de le dire, Stéphanie Demiru.
05:07À vous de le dire avec mes invités du vendredi,
05:09Noémie Allioua, Mathieu Bachelonnet et Gilbert Azoulay.
05:13On commente, évidemment, avec vous la visite du pape.
05:17N'hésitez pas à venir nous dire ce que vous en pensez.
05:200800 26 300.
05:23Parce qu'on voit clairement qu'il y a une ferveur,
05:25un million de personnes inscrites à Paris, Lourdes et Metz.
05:28Est-ce que c'est un retour à la foi, vraiment,
05:31ou un attachement des Français à leur histoire,
05:34aux racines chrétiennes de la France ?
05:36En tout cas, il se passe quelque chose, clairement.
05:39Bonjour, Véronique.
05:41Bonjour, Stéphanie.
05:42Bonjour à tous.
05:43Soyez la bienvenue sur l'antenne de Sud Radio.
05:46Vous nous appelez de Montpellier.
05:48Vous allez la suivre, vous, de loin,
05:50puisque j'imagine que vous êtes à Montpellier,
05:52là, en ce moment même.
05:54Cette visite du pape, elle vous évoque quoi ?
05:57Écoutez, moi, je suis vraiment très contente
05:59que le pape vienne nous rendre visite.
06:02On est un pays chrétien, on est attaché à notre religion.
06:07C'est le moment de le dire et de le faire entendre.
06:12Donc, moi, je suis vraiment très, très contente
06:15et je suis catholique, chrétienne, catholique.
06:19Je pratique pas tous les dimanches,
06:22mais quand j'ai besoin d'être concentrée,
06:24je vais à la messe et ça m'apporte beaucoup.
06:27C'est intéressant, Véronique, ce que vous nous dites,
06:29parce que vous dites, oui, moi, je suis catholique
06:31et c'est le moment de faire entendre notre religion.
06:34Alors, j'imagine que c'est peut-être pas le cas
06:36de tous les Français.
06:37Il y a plein de non-pratiquants,
06:38même de non-catholiques qui ont envie d'aller voir le pape.
06:41Mais vous, c'est le moment de faire entendre cette religion.
06:45Vous trouvez qu'elle n'est pas assez entendue,
06:48la religion catholique en France ?
06:50Oui, je trouve qu'elle n'est pas assez entendue.
06:52On ne revendique pas assez nos racines
06:55et notre religion.
06:58Je pense que c'est avec des événements comme ça
07:01qu'on peut rassembler les gens
07:04et c'est d'ailleurs le but de la chrétienté,
07:08c'est rassembler, partager.
07:11Oui, on est un peu trop discret, peut-être,
07:14vous dites, en France, sur l'aspect religion
07:18et particulièrement sur l'aspect religion catholique ?
07:21J'ai l'impression que pendant des années,
07:25ce n'était pas dans les mœurs
07:29d'avoir une religion.
07:31Et je pense qu'aujourd'hui,
07:33on se réveille parce qu'on a besoin de l'affirmer,
07:37besoin d'affirmer nos racines.
07:40Qu'est-ce qu'on pourrait faire de plus ?
07:41C'est aussi ça, parce qu'on ne va pas rappacher
07:43toute la journée qu'on est un pays judéo-chrétien.
07:46Je pense que vous réagissez, pardonnez-moi,
07:48je vous réagissez par rapport à cette ambiance
07:52un peu autour de la montée de l'islamisme et tout ça
07:55qui fait qu'en contrepoint, on voit moins nos origines.
07:59C'est plutôt ça que je vois.
08:01Et là, vous avez peut-être raison, effectivement.
08:02Véronique ?
08:03Peut-être aussi, mais moi, dans mon esprit,
08:06c'est juste comme je vous l'ai dit,
08:07moi, je suis pratiquante,
08:09mais pas tous les dimanches.
08:11Mais je trouve que ça fait du bien
08:13de retourner à la messe,
08:15entendre des bonnes paroles
08:16et justement les appliquer
08:19parce que c'est le but de la religion.
08:21Donc, je pense aussi,
08:24on avait plus de gens qui pratiquaient
08:26la religion chrétienne,
08:28le monde serait un peu plus doux.
08:31Merci beaucoup, Véronique,
08:32d'avoir apporté votre point de vue sur Sud Radio.
08:35C'est vraiment intéressant, ce que nous dit Véronique,
08:37parce qu'il y a plein de choses, Mathieu Batchelon.
08:39Il y a plein de choses avec lesquelles
08:40je ne suis pas du tout d'accord.
08:41Oui, bon, on aurait dû la garder.
08:43Peut-être qu'elle peut encore vous répondre.
08:45En fait, je suis assez mal à l'aise
08:46avec une partie de son propos.
08:48C'est-à-dire que je respecte, évidemment,
08:49les gens qui ont la foi.
08:50La foi, c'est une affaire assez personnelle
08:54et quand elle dit qu'elle aime aller à la messe,
08:57je peux comprendre
08:58et j'essaye de me comprendre,
08:59quel que soit le culte,
09:00le rapport que la personne a
09:02et évidemment, les réponses que cela peut apporter
09:05à des réponses sur lesquelles nous n'avons...
09:08des questions sur lesquelles nous n'avons pas de réponse
09:10dans un monde purement matérialiste.
09:12En revanche, là où je suis plus...
09:15réservé.
09:16réservé, c'est lorsqu'elle dit premièrement
09:17qu'il faudrait que si tout le monde avait une religion
09:20et elle dit que si tout le monde était chrétien,
09:22ça irait mieux dans le monde.
09:24bon, il suffit de regarder un petit peu l'histoire
09:26et voir que lorsque l'Europe était chrétienne,
09:29ça n'empêchait pas les royaumes de se déchirer entre eux,
09:31de faire des guerres et qu'il y ait des millions de morts.
09:35Deuxièmement, lorsqu'elle dit qu'il faudrait que la religion soit plus présente,
09:39je rappelle quand même qu'il y a un cadre en France
09:42qui est le cadre de la République française,
09:44que la laïcité est une chose qui est constitutionnelle
09:47et qui est importante
09:48et que les manifestations religieuses,
09:51évidemment, sont protégées.
09:55Chacun peut pratiquer un culte ou ne pas le pratiquer.
09:58Mais le propos qui était le sein de dire
10:00en gros, on n'est pas assez chrétien,
10:02la France irait mieux si tout le monde allait à la messe...
10:04Je raccourcis en son propos, mais c'est...
10:06Mais c'est vrai que Véronique nous exprimait aussi
10:08un sentiment que j'ai entendu chez beaucoup de catholiques en France,
10:12une forme de catholique bashing, vous voyez,
10:15qu'on portait peut-être plus d'attention aux autres religions
10:18pour les raisons qu'on connaît, politiques, de l'actualité,
10:22et que les chrétiens étaient peut-être en retrait,
10:25notamment dans l'espace médiatique.
10:26Moi, pour le coup, je vais être sur une ligne
10:27qui est une ligne peut-être ringarde,
10:29mais qui est la ligne, je pense,
10:30qui est la ligne de...
10:32Oui, on peut dire laïcard, Troisième République, ce qu'on veut.
10:36N'ouvrons pas à la boîte de Pandore
10:38des concurrences entre les religions.
10:40C'est-à-dire, vous voyez,
10:40on n'entend pas assez un tel,
10:42donc il va falloir mettre plus un tel en avant, machin.
10:44Enfin, voilà.
10:44Je pense qu'à un moment, elle a parlé en disant
10:46on est là pour rassembler,
10:49et je pense qu'au contraire,
10:51le fait de faire monter
10:53et de concurrencer les religions, les communautés,
10:55je pense que ça fait tout sauf rassembler.
10:57Elle a lancé le débat, Véronique.
10:59Oui, Noémie.
10:59Alors, il y a plusieurs choses,
11:00j'aimerais vous répondre aussi,
11:01et par ailleurs, peut-être défendre Véronique
11:03d'une certaine façon dans ses propos.
11:05D'abord, elle commence par expliquer,
11:07évidemment, qu'elle, ça lui fait du bien
11:09de voir ce retour du religieux,
11:11et c'est vrai que, vous avez raison,
11:13les religions ont été mortifères,
11:15mais les idéologies anti-religieuses
11:16ont aussi été mortifères.
11:18Et là, je vous renvoie au propos
11:19de Nicolas Sarkozy, ce matin, sur CNews,
11:21qui a dit quelque chose d'intéressant.
11:22Il a dit, regardez, le XXe siècle,
11:24c'était le nazisme,
11:25c'était la technologie,
11:27c'était le communisme,
11:28tout un tas d'idéologies
11:29qui se disaient, justement,
11:30s'opposaient à Dieu
11:32et qui ont été extrêmement mortifères
11:34et qui ont causé des millions de morts.
11:36Donc, les idéologies anti-religieuses
11:37sont aussi mortifères, quelque part.
11:39Et la laïcité républicaine
11:40n'est pas une idéologie anti-religieuse.
11:42Là, on va rentrer dans le vif du sujet.
11:43On ne peut pas faire un lien.
11:44Je sais, vous ne le faites pas, d'ailleurs,
11:46le point d'égalité entre les deux.
11:46Je pense profondément sur cette idée
11:48de la République,
11:49parce que je me considère,
11:50et j'ai grandi intellectuellement
11:51dans la sacralisation de la République,
11:53et j'ai longtemps pensé, au fond,
11:56que c'est l'idéal républicain
11:57qui nous permettrait de sauver
11:59ce qui reste de commun et de faire société.
12:01C'est dommage que vous parliez au passé.
12:04Ça me fait de la peine.
12:05J'en reviens parce que
12:08je crois que, malheureusement,
12:09il y avait un livre de Pierre Manant
12:11qui est paru il y a dix ans
12:12qui disait ça,
12:12et ce livre m'avait scandalisé.
12:14Mais dix ans plus tard,
12:16je pense qu'il a raison.
12:17On ne s'en sortira pas.
12:18L'idéal républicain n'est pas suffisamment fort
12:20pour tenir le coup d'une société
12:22qui, à ce point, est divisée.
12:23Nous avons besoin de quelque chose de plus.
12:25Et je crois...
12:27Je suis désolée.
12:31Je pense que la République
12:32n'est pas suffisamment forte
12:34pour tenir le coup.
12:35Elle n'est pas suffisamment solide.
12:36Aujourd'hui,
12:37c'est un idéal auquel j'ai cru,
12:40auquel je crois encore d'une certaine façon,
12:41mais qui n'est pas suffisamment solide,
12:43encore une fois,
12:44pour tenir les deux bouts de la société
12:46dans une société qui, effectivement,
12:48est travaillée par une forme radicale
12:50de l'islam,
12:50qui existe,
12:51qui s'impose,
12:52qui est, d'une certaine façon,
12:53dans l'agressivité au sein de la société.
12:55Il va falloir quelque chose de plus
12:57pour nous rassembler.
12:58Et peut-être que la République
12:59n'est pas suffisante.
13:00Mathieu, on le s'enfre.
13:01Une seconde,
13:02juste pour répondre à Noémie,
13:03est-ce que vous ne pensez pas, Noémie,
13:04que ce n'est pas justement
13:05parce qu'il y a eu trop de renoncements
13:07et que cet idéal républicain,
13:09en fait,
13:09on n'a pas différents décideurs,
13:13y compris des élus locaux,
13:14on fait trop d'accommodements
13:15vis-à-vis de la laïcité,
13:16on n'a pas osé, justement,
13:18défendre cette laïcité
13:19et défendre les principes de la République
13:21qu'on en est là aujourd'hui.
13:23Je veux dire,
13:23ce n'est pas la République
13:23qui...
13:24Les principes qui ne sont pas assez forts,
13:26c'est une partie de la classe politique
13:27qui n'a pas défendu et n'a pas...
13:30Le problème,
13:31c'est qu'il y a une interprétation très large
13:33dans l'idée de la laïcité.
13:34Souvenez-vous de l'Observatoire de la laïcité
13:36qui a d'ailleurs été mis en place,
13:37souvenez-vous,
13:38par Emmanuel Macron
13:38et qui était en fait extrêmement...
13:41Qui a été dissous par Emmanuel Macron
13:42et qui a été mis en place avant.
13:45Et qui promettait une laïcité dite ouverte.
13:48Donc, vous avez en plus différentes laïcités
13:50qui, entre elles, ne sont pas d'accord.
13:52Qu'est-ce que la laïcité,
13:53à quel point est-ce que, par exemple,
13:54le fait qu'une mère accompagnatrice
13:56porte un foulard,
13:56est-ce que c'est pour ou contre la laïcité ?
13:58Vous voyez bien que ça ouvre la porte de Pandore
14:00au débat.
14:00Et c'est bien qu'il y ait plusieurs points de vue.
14:02Mais à un moment donné,
14:03il faut une ligne directrice
14:05pour tracer les grandes lignes d'un pays.
14:08Non, non, Gilbert,
14:08je vais vous donner enfin la parole.
14:09Mais ce qu'elle expliquait, Véronique,
14:11ce que j'ai ressenti dans ses propos,
14:12c'est que ça fait du bien.
14:14Elle ne l'a pas prononcé, attention,
14:15mais une sorte de fierté chrétienne aussi.
14:19Pour une fois, on va pouvoir parler
14:20de chrétiennité, de catholicisme,
14:22et pas toujours peut-être que des problèmes
14:25autour des religions,
14:27peut-être de l'islam, en effet,
14:30qui posent questions par moment
14:31dans le débat actuel.
14:33Oui, mais ce que disait Mathieu,
14:34c'est quelque chose de personnel
14:35et qu'il doit vivre à titre personnel.
14:36Et ça, je le soutiendrai à fond
14:38et on fait ce qu'on veut
14:39quand on fait dans la porte de sa maison.
14:40Mais moi, je reviendrai sur ce que vous avez dit
14:41qui est finalement très important.
14:43C'est le catholicisme bashing.
14:45Oui.
14:45Et ça, je le retrouve...
14:46Tu parles de république.
14:47Moi, quand j'ai vu le comportement
14:49de certains partis,
14:50pour ne pas les nommer,
14:51sur le drapeau français,
14:53je me suis dit, mais où on va ?
14:55Comment ça ?
14:55Je veux dire, il manifestait,
14:57il y avait un drapeau français,
14:58on allait le déchirer.
15:00Quand on met le drapeau français,
15:01aujourd'hui, on est d'extrême droite.
15:03Ce que je veux dire, c'est que...
15:04Premier postulat.
15:05Oh, si, Mathieu.
15:05Tu sais très bien ce que je veux dire, Mathieu,
15:07et tu vas être très bien de qui je parle.
15:07Mais attendez, il y a un maire qui...
15:09Attendez, j'essaie parler, Gilbert.
15:11Et donc, cette absence de respect,
15:14c'est un peu ce bashing dont vous parlez.
15:17On sacrifie un peu toutes ces...
15:18On se moque un peu.
15:19Oui, on se moque un peu,
15:20on ne respecte pas.
15:21Et c'est vrai que c'est très difficile
15:22de faire société,
15:23quand les emblèmes,
15:24comme le drapeau,
15:25sont plus respectés,
15:27de s'entendre,
15:28de s'écouter,
15:29de se respecter.
15:30Ce qui serait un des premiers enseignements,
15:32d'ailleurs, de la religion.
15:34Respecte-toi comme tu respectes les autres,
15:36respecte les autres comme tu te respectes.
15:37Donc, ça serait vraiment élémentaire.
15:40Oui, Mathieu, rapidement.
15:41Non, non.
15:43Non, mais pour le coup,
15:44je suis assez d'accord avec ce qu'a dit Gilbert.
15:46Sauf que, pour le coup,
15:47la question du drapeau...
15:48Enfin, Gilbert n'est pas allé jusqu'au bout de son propos.
15:51On voit très bien que ce n'est pas l'ensemble
15:52de la société française qui va accuser...
15:54Enfin, c'est...
15:55Disons-le, c'est la France insoumise
15:56plus une partie de l'extrême-gauche
15:57qui, de toute manière,
15:58voit des fascistes partout.
16:00Avec eux, le fasciste commence...
16:01Fabien Roussel est fasciste, déjà.
16:03Donc, le fasciste commence déjà au Parti communiste.
16:05Donc, du coup, la réduction,
16:06le point Godwin est très rapide avec eux, quand même.
16:08Vous n'êtes pas d'accord avec ça ?
16:08Même, regardez les buffets français,
16:10vous savez, le canon français...
16:12Oui, le canon français,
16:13ce n'est pas non plus le plus formidable de ce qui se passe.
16:15Il y a cette petite musique, vous voyez.
16:17Je suis d'accord avec toi.
16:18Non, mais le canon français, c'est...
16:19On a une tradition, bien sûr,
16:20de bouffard de curé
16:20qui est justement héritière de cette république
16:23qui a voulu, à un moment donné,
16:25faire rentrer le dieu à la maison.
16:27Mais d'abord, le dieu des chrétiens
16:28qui, à un moment donné, a été...
16:30Non, je vous rappelle que...
16:32La réduction de Charlie Hebdo
16:33s'est fait dessiner pour...
16:34La laïcité, la république,
16:37a été très dure avec le christianisme.
16:38Elle est beaucoup moins avec les autres religions.
16:40Il faut le dire.
16:41Et aujourd'hui, ce kato-bashing existe.
16:43Juste un mot sur ce que disait Véronique,
16:45si on a le temps.
16:45Rapidement, parce qu'on se retrouve
16:47dans quelques instants.
16:48C'est l'heure de marquer une petite pause.
16:49Allez-y.
16:50Bon, alors, vous savez quoi ?
16:51Vous nous le dites après votre mot.
16:53Noémie, on se retrouve dans quelques instants.
16:55Et vous, n'hésitez pas.
16:560800 26 300 300...
16:58Est-ce qu'il y a une forme de fierté chrétienne
17:00que vous ressentez
17:01avec cette visite du pape
17:03qui nous dit qu'il veut apporter la paix
17:05et qu'on va entendre beaucoup parler français
17:08ces prochains temps dans le monde ?
17:09A tout de suite sur Sud Radio.
17:11Sud Radio.
17:1310h30, Sud Radio.
17:15A vous de le dire, Stéphanie Demiru.
17:17A vous de le dire, avec aujourd'hui Noémie...
17:21Pardon, Noémie, Alivea.
17:23Mathieu Batchelon et Gilbert Azoulay.
17:25On parle de la visite du pape,
17:28de cette ferveur,
17:29le pape Léon XIV,
17:30qui arrive en ce moment même
17:32au palais de l'Elysée.
17:34C'est vrai qu'il y a beaucoup d'engouement.
17:37Un million de Français
17:38qui vont assister à une messe,
17:41à une visite,
17:42à Paris, à Lourdes, à Metz.
17:45Vous, est-ce que ça vous rend fière,
17:47cette visite ?
17:48Est-ce qu'on peut, on se dire,
17:50attacher à la France chrétienne,
17:51sans croire ni pratiquer ?
17:52Bonjour Hervé.
17:54Oui, bonjour.
17:55Vous nous êtes de Paris.
17:56Alors, vous allez peut-être, vous,
17:58suivre l'itinéraire du pape,
18:00cet après-midi ?
18:01Oui, parce que je suis libre.
18:02Je peux le suivre sans problème, bien sûr.
18:04Oui, et alors, vous, vous êtes...
18:06Qu'est-ce que vous ressentez
18:07par rapport à cette visite ?
18:08Attendez, je n'ai pas entendu.
18:10Qu'est-ce que vous ressentez, vous,
18:11par rapport à cette visite ?
18:12Ah bah écoutez, non mais c'est vrai
18:14que c'est à la fois rationnel et irrationnel,
18:17puisque c'est une visite pastorale
18:20et donc il y a un mouvement.
18:22C'est vrai, en France,
18:24on dirait de re-christianisation,
18:26en tout cas d'intérêt pour ce qu'est
18:29l'Église catholique et les racines
18:30chrétiennes de la France,
18:31parce qu'on peut dire tout ce qu'on veut,
18:33mais réellement, si vous voulez,
18:35on a forcément des racines,
18:37on a forcément une histoire,
18:38et si vous voulez,
18:39je vois là pour l'instant un mouvement
18:41qui a voulu nier les racines de la France,
18:44qui existe toujours,
18:45qui veut nier les racines chrétiennes
18:47de la France,
18:47et qui se trouve pris à contre-feu.
18:51Quand vous dites un mouvement
18:52qui veut nier les racines chrétiennes
18:54de la France,
18:55vous faites allusion à quoi,
18:57précisément ?
18:58Écoutez,
19:01notamment, si vous voulez,
19:02aux forces politiques,
19:03je dirais,
19:04de l'extrême-gauche,
19:05qui est plutôt tournée vers l'islam,
19:09voire l'islamisme,
19:10parce qu'ils ne font pas la différence,
19:11malheureusement.
19:11mais, donc,
19:13c'est vrai que,
19:16c'est assez étonnant
19:17de voir,
19:18c'est des forces politiques
19:19qui sont ancrées
19:20dans la réalité historique,
19:22et qui nient,
19:23alors je comprends très bien
19:24qu'on puisse être anticlérical,
19:25mais, pour l'instant,
19:27ce qui menace la République,
19:29ce n'est pas l'Église catholique.
19:31Oui, c'est sûr.
19:32Bon, ça fait réagir,
19:33ça fait réagir.
19:34Bon, Mathieu,
19:35vous êtes décidément celui
19:36qui n'est pas d'accord.
19:37Je vais vous appeler,
19:37M. Nondon, ce matin.
19:38Il en froid, moi je suis contente.
19:39Je salue notre auditeur
19:40dont j'ai oublié le prénom.
19:41Hervé.
19:42Bonjour, Hervé.
19:44Moi, si vous me permettez,
19:45je voudrais juste apporter
19:46une petite réflexion,
19:48enfin, à votre propos.
19:51Déjà, je pense qu'il ne faut pas
19:53réduire le spectre politique
19:54à l'extrême-gauche.
19:56C'est leur faire peut-être
19:57un peu trop d'honneur.
19:58Et de dire qu'aussi,
19:59je pense qu'il est du devoir
20:01des responsables politiques
20:02de ne pas tomber
20:03dans l'essentialisation
20:04et de ne pas considérer
20:08les Français
20:09comme appartenant
20:10à une communauté
20:11ou appartenant
20:11à une religion.
20:12C'est justement
20:13ce que vous reprochez
20:13à l'extrême-gauche
20:14avec l'islam,
20:16à juste titre.
20:16Donc, je pense
20:17qu'il est nécessaire
20:18de considérer
20:19les Français
20:20comme des citoyens.
20:22Et la deuxième chose
20:23que je voulais vous dire,
20:24c'est que je ne pense pas
20:25qu'on puisse,
20:26là aussi,
20:27dire que l'islam
20:28en soi
20:29est une menace.
20:30Qu'on dise
20:30que l'islamisme
20:31est une menace,
20:32que l'islam politique
20:34est une menace.
20:34est une menace.
20:35C'est pas la différence
20:36entre l'islamisme
20:37et l'islamisme.
20:37Là, oui,
20:38je pense que notre auditeur
20:39a raison.
20:40Ils le font,
20:41d'ailleurs,
20:41pour des questions
20:43de tambouille électorale
20:44et de clientélisme.
20:45Mais je pense
20:46qu'il faut vraiment
20:46être prudent là-dessus.
20:48Et on ne peut pas dire
20:50que les politiques français
20:52refusent les racines
20:54chrétiennes de la France,
20:55étant donné qu'elles existent
20:59historiquement,
20:59mais qu'on ne peut pas
21:00nier aussi
21:01l'héritage républicain
21:02qui existe quand même
21:03depuis des centaines d'années
21:04et qui a consacré,
21:06je l'aurais dit,
21:07la laïcité
21:07et la neutralité
21:08de l'État
21:09comme principes fondamentaux
21:10qui, je le répète,
21:11je pense,
21:13permettent de vivre,
21:15je ne vais pas dire
21:16le terme de vivre ensemble
21:17que je déteste,
21:18mais parler plutôt
21:18de concorde nationale
21:19qui permet cette concorde nationale.
21:22Je crois que tout le monde
21:23voit la concorde nationale
21:24parce que je ne sais pas
21:24si vous avez écouté Macron,
21:27Mélenchon, pardon,
21:28qui disait...
21:30Mélenchon qui disait
21:31qu'il était tout à fait pour
21:32et pas du tout opposé
21:34à la visite du Pâques.
21:35On est dans un pays
21:36judéo-chrétien
21:37et comme s'ils avaient mis
21:38un peu d'eau dans leur vin
21:39sur cette visite
21:40pour ne surtout pas s'opposer...
21:41Jean-Luc Mélenchon...
21:42Jean-Luc Mélenchon...
21:45Je pense que le pape
21:45ça se fait en contre-courant
21:46avec l'opinion publique.
21:47Et derrière,
21:48il y avait Bagayoko
21:49sur quelle chaîne
21:50qui était interviewée
21:51qui va recevoir...
21:51Qui aura la chance,
21:52le maire de Saint-Mieux.
21:53Qui va le voir
21:54et qui est resté
21:55sur un discours assez lisse,
21:57la paix dans le monde,
21:59le respect des peuples,
22:00la paix...
22:01Enfin, vraiment...
22:03Donc, c'est...
22:05Comment dirais-je ?
22:07Ils acceptent cette idée
22:08quand même
22:08qu'on est dans un pays judéo-chrétien
22:09et si ça peut faire
22:10un peu un changement
22:11dans leur mindset
22:12qui était vraiment mortifère...
22:13Moi, je ne suis pas d'accord
22:14avec ça.
22:15Je pense qu'ils le font
22:16parce qu'ils sont
22:17dans une logique clientéliste
22:19et ils voient la France
22:20comme des segments communautaires.
22:22Ils ont une vision
22:22assez anglo-saxonne, en fait.
22:24Donc, on va parler...
22:25On va parler aux musulmans,
22:26ensuite, on va parler aux chrétiens.
22:27Donc, j'ai eu Balibagayoko
22:29qui a fait en disant
22:30oui, nous sommes là
22:32pour protéger...
22:33En utilisant un terme
22:34de laïcité ouverte.
22:36Déjà, généralement,
22:37quand on met un adjectif
22:38derrière la laïcité,
22:38ce n'est pas bon signe.
22:40Herdé, vous en pensez quoi
22:42lorsque les réponses
22:43qu'ont apporté
22:45Mathieu et Gilbert ?
22:46Non, mais ils parlent
22:48comme si j'étais
22:49très, très, très naïf.
22:51Ils me parlent de citoyens.
22:52C'est-à-dire que c'est vrai
22:53que la République existe,
22:54mais la République aussi
22:55a porté fer
22:56contre l'Église catholique.
22:57C'est simplement
22:59le reconnaître.
23:01Et d'autre part,
23:02on est quand même...
23:05C'est vrai qu'on est républicain,
23:07mais on est français.
23:07C'est-à-dire que moi,
23:08je ne mange pas républicain,
23:09je mange français.
23:10Il y a des mœurs françaises,
23:12il y a une histoire française.
23:13Et si vous voulez,
23:14moi, je vois bien que...
23:16Évidemment, pour l'instant,
23:17Jean-Luc Mélenchon,
23:18il est dans la campagne électorale,
23:20donc il va essayer de rameuter,
23:21il va essayer d'adoucir son image.
23:23Enfin, il ne faut pas être naïf,
23:24vous savez très bien
23:24ce qu'il pense de l'Église catholique.
23:27C'est vrai,
23:28ce qu'on veut,
23:28là, on peut dire,
23:28c'est vraiment un laïcard.
23:31Donc, il avait des arguments
23:32qui portaient le fer
23:33contre l'islam,
23:35en particulier.
23:36Et là,
23:36il est complètement retourné.
23:38Il est devenu carrément
23:39un curé, en fait.
23:41On n'exagère rien.
23:42Mais il n'est plus du tout laïcard,
23:43c'est bien ce que je dis.
23:43Il n'est plus du tout laïcard,
23:44mais y compris avec toutes les religions,
23:46en fait.
23:46Il a complètement changé de paradigme.
23:49Merci Hervé,
23:49en tout cas.
23:51Un dernier mot, peut-être ?
23:52Oui, c'est intéressant de voir
23:53qu'il y a quand même,
23:54au niveau politique,
23:55et c'est assez rare,
23:56globalement,
23:57un consensus
23:57autour de la visite
23:59du peuple en France.
23:59Oui, c'est vrai, personne,
24:00qui se risquerait à critiquer.
24:01C'est vrai.
24:02C'est assez rare,
24:03parce que généralement,
24:04il y a toujours
24:05un distinguo gauche-droite
24:06à un moment donné
24:07qui s'impose.
24:08Là, on n'a pas entendu
24:09Fabien Roussel,
24:09j'imagine que les communistes
24:10vont quand même sortir
24:11leur carte du jeu,
24:12parce que c'est quand même
24:12un petit peu leur slogan.
24:14Le président du PRG,
24:15Guillaume Lacroix,
24:16le président du PRG,
24:17a quand même tenu
24:19le drapeau de l'économiste.
24:22Le verbe de l'Energie
24:23a un grand parti.
24:26Mais globalement,
24:26il y a un consensus
24:27de gauche à droite.
24:28Et juste pour revenir
24:29sur peut-être
24:30une interprétation
24:30de tout ce dont on est
24:31en train de vivre,
24:33c'est cette idée.
24:34Il faut regarder,
24:35peut-être,
24:36sortir un peu la focale
24:37et regarder le contexte
24:38dans lequel intervient
24:39cette visite.
24:40C'est une période
24:41dans laquelle on nous promet
24:42toutes les crises.
24:43La crise écologique,
24:44la crise économique,
24:46la crise démographique.
24:48On nous promet
24:48la décadence de l'Occident
24:50et la faim qui approche.
24:52Et dans ce contexte-là,
24:53disons-le,
24:53extrêmement anxiogène,
24:55il y a quelqu'un,
24:56quelque part,
24:57un homme qui porte
24:58une parole d'espoir.
24:59Et donc,
25:00si vous voulez,
25:00bien sûr que cette visite
25:02intervient aussi
25:03comme peut-être
25:03une bouffée d'oxygène
25:05pour tout un chacun,
25:06d'ailleurs,
25:06quelles que soient
25:06ses croyances
25:07et sa religion,
25:08qui fait du bien.
25:09Absolument.
25:09Et le pape
25:11Emmanuel Macron
25:12sont actuellement
25:12en tête à tête
25:13à l'Elysée.
25:14Bon,
25:15il doit s'en réjouir
25:15Emmanuel Macron
25:16parce qu'il a essayé
25:18de prévoir
25:19pas mal d'événements
25:19avec le pape.
25:20Ça a été à chaque fois
25:21refusé.
25:22D'ailleurs,
25:22vous avez vu,
25:23Gilles Boulot
25:23et Caroline Roux
25:24ne l'ont pas beaucoup
25:25interrogé sur cette visite.
25:26Il a essayé
25:27de placer un petit truc
25:28à l'intérieur.
25:28J'ai découvert
25:29à cette occasion,
25:29je ne sais pas tout,
25:30mais qu'il s'est converti
25:32à 12 ans,
25:32Emmanuel Macron.
25:33Et c'est une démarche
25:34personnelle.
25:35Alors,
25:35en regardant un peu
25:36sa bio,
25:36je me suis renseigné
25:37parce que quand j'ai eu
25:38cette info,
25:38évidemment,
25:38j'ai fait mon travail.
25:39Et c'est quelque chose,
25:41il s'est opposé à son père,
25:42qui n'était pas d'accord.
25:43Et comme il était athée,
25:45enfin,
25:45il n'avait pas de religion,
25:45il avait tenu
25:46à être baptisé
25:47à l'âge de 12 ans.
25:48Donc voilà,
25:49il y a peut-être
25:49un lien aussi.
25:50On en parlera
25:51d'Emmanuel Macron
25:52dans cette transition
25:54tout à l'heure
25:54puisque hier,
25:55vous l'avez peut-être suivi,
25:57vous faisiez partie
25:58peut-être des 8,6 millions,
26:00c'est beaucoup quand même
26:00de téléspectateurs
26:01pour cette interview
26:03d'Emmanuel Macron
26:04aux 20h de TF1
26:06et France 2.
26:07Venez nous dire
26:07ce que vous en avez pensé.
26:080,826,
26:09300,
26:09300,
26:10Manu,
26:10au standard,
26:11comme chaque jour.
26:12A tout de suite
26:12sur Sud Radio.
26:14Sud Radio.
26:1610h midi,
26:17Sud Radio,
26:18à vous de le dire,
26:19Stéphanie Demiru.
26:20Je veux dire
26:21avec mes invités
26:22du vendredi,
26:23Noémie,
26:23Alua,
26:24Mathieu Batchaloné
26:25et Gilbert Azoulay.
26:26Dans quelques instants,
26:27on va parler
26:27d'Emmanuel Macron.
26:29Emmanuel Macron
26:29qui a quand même
26:30rassemblé 8,6 millions
26:32de téléspectateurs
26:33pour ses interviews
26:34sur TF1
26:34et France 2
26:35qui a intéressé
26:36par rassembler.
26:37Peut-être était-il
26:38curieux de savoir
26:39si oui ou non,
26:40il y avait des attaques
26:41russes dans l'air
26:42comme l'avait dit
26:43la CIA.
26:45Ils attendaient
26:45les annonces.
26:46C'est moi
26:46finir ma phrase.
26:48Gilles Organzman
26:48n'est pas là
26:49pour me couper
26:49et vous me coupez
26:50du coup.
26:51Non, non, évidemment
26:52avec le pendant
26:54de l'essence
26:55et du carburant
26:56même si je pense
26:57sincèrement
26:57mon cher Mathieu
26:58que les Français
26:58n'en attendaient
26:59pas grand-chose.
27:00En tout cas,
27:01Emmanuel Macron,
27:02là, il est en train
27:02de s'entretenir
27:03en tête à tête
27:03avec le pape.
27:04C'est quand même
27:05l'actualité
27:06de la journée.
27:07Léon 14
27:08qui est arrivé
27:08ce matin
27:09sur le sol français
27:11accueilli
27:12donc à l'Elysée
27:13en ce moment même.
27:14on retrouve
27:14Estelle Solari
27:16reporter Sud Radio
27:17qui se trouve
27:18près de l'église
27:19Notre-Dame des Champs
27:20à Paris
27:21où le pape Léon
27:21est attendu
27:22dans l'après-midi
27:23ma chère Estelle.
27:25Et oui,
27:25exactement.
27:26Anglais,
27:27italien,
27:27espagnol,
27:28allemand,
27:29les fidèles
27:29devant Notre-Dame des Champs
27:30viennent du monde entier.
27:32J'ai rencontré
27:32notamment cette
27:33laotienne
27:34chapeau de paille
27:35sur la tête.
27:35Elle s'appelle Camille
27:36et a fait le trajet
27:37jusqu'à Paris.
27:38Elle a récemment
27:39trouvé refuge
27:40en la fois.
27:41J'ai bien évidemment
27:42été à la rencontre
27:43des bénévoles
27:44comme Emmanuel
27:44de la paroisse
27:45du Saint-Esprit
27:46du 12e arrondissement.
27:47Elle était venue
27:48pour cette journée
27:50exceptionnelle
27:51remplie d'amour
27:51et de foi
27:52avec son amie Barbara
27:54de la paroisse
27:55Saint-Louis de Versailles.
27:56Je les ai repérées
27:57avec leur t-shirt jaune
27:58typique des bénévoles.
28:00Evelyne,
28:01elle,
28:01une autre française
28:02a pris le métro
28:03à Saint-Cloud
28:04avec sa fille.
28:05Elles sont ici
28:05depuis 7h ce matin
28:07et l'émotion
28:08était tellement forte
28:09qu'Evelyne
28:09perdait ses mots
28:10au micro de Sud Radio.
28:12Et puis,
28:13dans toutes les langues,
28:13espérance,
28:14c'est le mot
28:15qui revient
28:15sur la bouche
28:16de tous les fidèles
28:17et le moins
28:17qu'on puisse dire,
28:18Stéphanie,
28:19c'est que tous les chemins
28:20mènent ta partie
28:20aujourd'hui.
28:22C'est joli,
28:24Mandie,
28:24merci Estelle
28:25Solari en direct
28:26pour Sud Radio.
28:27J'ai bossé
28:27le dossier,
28:29j'étais très intéressé,
28:30vous savez qui paye ?
28:31Pour la visite du pain ?
28:33Parce que je me suis
28:34intéressé,
28:35ça coûte 27 millions d'euros
28:36qui est prise en charge
28:37par le...
28:38Le diocèse ?
28:38Oui.
28:40Et la partie sécurité
28:41est prise en charge
28:42par l'État.
28:43Donc là,
28:44je ne veux pas faire
28:44un appel au don
28:45parce qu'ils cherchent
28:46encore des thunes.
28:48Ils ont dit,
28:49donc ils sont à la recherche
28:50encore de quelques millions.
28:52Mais c'est assez intéressant
28:53de voir que...
28:54Parce que ça évite
28:54tous les reproches,
28:55vous voyez ce qu'on pourrait dire.
28:56Est-ce que l'État
28:56doit se mêler
28:57de ses visites ?
28:58C'est une visite apostolique.
29:01Et le fait que le diocèse
29:04s'exprime en disant
29:04« Non, c'est nous
29:06qui prenons en charge
29:06les choses »,
29:07je trouve ça très bien.
29:08Et puis figurez-vous aussi
29:09qu'il y a des retombées
29:09économiques pour la France
29:11puisque tous les hôtels
29:12affichent complet,
29:14les restaurants,
29:15c'est une bonne opération.
29:16entre ça et Céline Dion,
29:18c'est en même temps en plus.
29:19C'est bien, c'est bien.
29:20Écoutez, un peu de positivisme,
29:22mais content quand même.
29:23Justement, si je peux
29:23en fait juste être positif
29:24et je vais être d'accord
29:25avec Noémie
29:25sur ce qu'elle a dit tout à l'heure.
29:27Il y va d'accord avec moi,
29:28c'est un grand moment.
29:28Sur le pape,
29:29je pense que Noémie a raison
29:31de dire qu'il y a
29:34un besoin de hauteur
29:38et je me dis
29:38qu'il y a quand même
29:42un contraste assez saisissant
29:44entre le pape,
29:44le message du pape,
29:45quel qu'il soit,
29:47avec bien évidemment
29:48des choses qui peuvent être contestées,
29:49mais le niveau d'argumentation,
29:51le niveau de réflexion,
29:52la hauteur
29:53et la classe politique française.
29:55Vous avez raison.
29:57Je pense qu'il y a aussi
29:58un besoin
29:59de la part des Français
30:00d'avoir une personnalité
30:02qui va parler de grands sujets
30:05de manière désintéressée
30:07en ouvrant des débats,
30:08en n'apportant pas forcément
30:09des réponses
30:10parce que c'est le propre aussi
30:11des leaders spirituels,
30:13c'est-à-dire
30:14de ne pas forcément apporter de réponse.
30:15C'est de créer
30:17les conditions
30:17de la réflexion de chacun,
30:18qu'il soit fidèle ou pas.
30:20Et voilà,
30:21on est très loin
30:24des débats...
30:25Je suis en train de réveiller
30:27mon esprit de contradiction là.
30:29Je pensais qu'on allait être d'accord,
30:30en fait, pas du tout.
30:31Tu veux remettre les bises
30:32au milieu du village.
30:33Il faut toujours essayer
30:34de réfléchir
30:36à des arguments
30:37qui vont aussi apporter
30:40de l'eau
30:41à ce moulin du débat.
30:43Il y aura évidemment
30:44des grands sujets,
30:44on s'attend au cours
30:45de ces grands discours,
30:47évidemment,
30:47des grands sujets consensuels.
30:50Le pape, par définition,
30:51va défendre la paix dans le monde,
30:53la fin des guerres,
30:54la fin de la souffrance,
30:55etc.
30:55Ce n'est pas forcément consensuel.
30:57Mais, c'est relativement consensuel.
30:59L'accueil des migrants,
31:00je ne suis pas sûr
31:00que ce soit très consensuel
31:02en France aujourd'hui.
31:03N'oubliez pas pourquoi
31:04le pape n'a pas voulu
31:06se rendre à l'église de Notre-Dame
31:07avec le président de la République.
31:09C'est parce que le pape,
31:10évidemment,
31:10on le comprend
31:11parce que c'est dans
31:12la doctrine de l'église,
31:13s'oppose à cette fameuse loi
31:14qui a été votée en France,
31:16très soutenue
31:16par le président de la République
31:17sur la fin de vie.
31:18Et je mettrai une petite pièce,
31:19pas une grande main,
31:20mais une petite pièce
31:21sur l'idée quand même
31:22qui va quand même évoquer
31:23cette question,
31:23l'air de rien,
31:25comme ça très rapidement
31:26au cours de l'un des discours
31:27qui va...
31:29Donc, la question politique
31:30va réapparaître.
31:31Mais c'est ce que c'était
31:32mon point d'hier
31:33et Jean-Pierre Denis
31:34qui était là avec nous
31:34n'était pas d'accord avec moi
31:35mais c'est forcément
31:37un homme politique
31:38de certaine manière.
31:39Il peut l'évoquer
31:39mais la République
31:40n'a pas non plus
31:41le président de la République
31:42n'a pas...
31:42En même temps, les amis,
31:44vous aimez bien parler
31:45en même temps
31:46depuis ce matin.
31:47Je vous pose la question, Mathieu,
31:48vous pensez qu'il n'évoquera pas
31:49du tout ce fameux sujet
31:51sur la fin de vie ?
31:51Non, je n'ai pas dit
31:51qu'il ne l'évoquerait pas.
31:52Il peut l'évoquer.
31:54Et d'ailleurs,
31:54il a tout à fait le droit
31:55de l'évoquer.
31:55Enfin, je veux dire...
31:56Ah bah oui, bien sûr.
31:57Enfin, il est dans son rôle.
31:59Après, je ne pense pas que...
32:01Je ne suis pas sûr que...
32:05Sur la séquence Notre-Dame,
32:06on a entendu un peu
32:07tout et son contraire.
32:08Non, mais de toute façon,
32:09la question de la fin de vie
32:10est présente.
32:10Vous savez que l'Elysée
32:11a dit que c'est une question de...
32:12Oui, non, mais vous savez
32:12que l'Elysée dit...
32:13Le journal La Croix
32:14qui a révélé ses informations
32:14est généralement
32:15assez bien informé.
32:16Mais l'Elysée a dit
32:16que c'était un problème
32:17d'agenda,
32:18de question de sécurité.
32:20le contraire.
32:21Mathieu, être naïf.
32:22Je ne sais pas si je suis naïf,
32:24mais je pense que le pape
32:24peut effectivement évoquer
32:26la fin de vie.
32:27Ça ne veut pas dire
32:27pour autant que c'est
32:28un désaveu pour Emmanuel Macron.
32:29Il y a aussi la visite
32:30d'un centre de migrants
32:31ce matin.
32:33Mais je ne vois pas encore
32:33que c'est un désaveu
32:34pour cette loi.
32:34Demain.
32:35Il y a plein de gens en France
32:36qui attendaient cette loi
32:37et qui ne sont pas forcément catholiques.
32:40Les citoyens,
32:41les électeurs français,
32:42y compris les catholiques d'ailleurs,
32:43ne sont pas forcément suspendus
32:45aux paroles du pape
32:46sur ce sujet.
32:46Et tant mieux d'ailleurs.
32:47Comme l'homosexualité
32:48puisque c'est un sujet
32:49sur lequel les papes
32:50ont toujours été interpellés.
32:52Et ce n'est pas parce que
32:54il les approuve
32:55ou il approuve d'ailleurs
32:56que les gens se détournent
32:58ou quoi.
32:59Il y a plein de sujets
33:00sur lesquels je suis tout à fait d'accord.
33:02On peut évoquer,
33:02on peut être en désaccord
33:03sur certains sujets.
33:04Mais la paix dans le monde,
33:05je pense que ça mettra
33:06tout le monde d'accord.
33:07Et puis ces sujets
33:08un peu transversaux.
33:09L'immigration peut-être
33:10un peu moins,
33:11c'était le point.
33:13Il va y avoir un centre de migrants.
33:14On sait combien il est difficile
33:15aujourd'hui
33:16de gérer l'immigration massive,
33:18les questions d'assimilation,
33:19d'intégration.
33:20C'est aussi renvoyé
33:21devant leurs responsabilités
33:22les pays qui font ça.
33:23Parce qu'évidemment,
33:24on n'en parle pas
33:25parce qu'on a une culpabilité
33:27chevillée au corps.
33:28On parle toujours de l'accueil.
33:29Mais on ne sait jamais,
33:30il faut un jour se poser la question
33:32pourquoi ces gens partent ?
33:33Pourquoi ces gens quittent leur pays ?
33:35Pourquoi on les laisse partir ?
33:36Pourquoi on favorise même parfois
33:37leur départ vers les...
33:39l'Europe ?
33:40Ça, c'est à mon avis
33:41le cœur du problème.
33:42Et si ça peut permettre
33:44de l'aborder,
33:45tant mieux.
33:45Est-ce que vous voulez parler
33:46d'Emmanuel Macron quand même
33:48un petit peu ou non ?
33:49Ça fait ma troisième tentative ?
33:51Non, mais c'est vrai
33:52qu'on a envie de parler du pape.
33:54C'est beaucoup plus positif.
33:56Non, parce que c'est vrai
33:57qu'il n'y a pas eu
33:58de grande solution miracle.
33:59On n'attendait pas des masses.
34:02On va commencer par écouter
34:03Emmanuel Macron
34:04qui s'exprimait évidemment
34:05sur la question du carburant,
34:07comment faire face
34:08à cette flambée
34:09des prix de l'essence.
34:11Écoutez.
34:11Et donc, moi, ma priorité,
34:12c'est vraiment de baisser les prix.
34:14Et donc, pour baisser les prix,
34:15on doit régler ces sujets.
34:16D'abord, éviter les sur-accidents.
34:18Je pense que notre intérêt,
34:19c'est plutôt de baisser les prix
34:20avant de baisser les taxes.
34:21Parce que sinon,
34:21on ferait payer aux contribuables français
34:23les conséquences de la géopolitique.
34:25Il faut plutôt essayer
34:25de se mobiliser.
34:26La France a une grande diplomatie.
34:27On pèse et on est présent
34:29dans cette région.
34:29Donc, on peut avoir des résultats.
34:31On a la présidence du G7.
34:32Donc, il faut d'abord faire ça.
34:33Mais non, le gouvernement
34:34ne reste pas les bras ballants.
34:35Il agit.
34:36Bon, il agit.
34:37Pas de bras ballants.
34:38Mais enfin, pas de baisse de taxes non plus.
34:40Vous avez vu Gabriel Attal
34:41ce matin, c'était intéressant.
34:42Il est aussi pour les aides ciblées
34:45et pas pour la baisse des taxes.
34:47Ce n'est pas très populaire
34:47en ce moment, ce discours.
34:49Ce n'est pas populaire.
34:50C'est sûr que c'est, par exemple,
34:51très différent de ce que propose
34:52le Rassemblement National
34:53qui appelle à baisser les taxes
34:55comme ça a été d'ailleurs le cas
34:56dans beaucoup de pays en Europe
34:57qui a été une mesure de protection
34:59de la population
35:00qui, on le sait, a besoin
35:01de sa voiture pour travailler.
35:03Ce n'est pas un luxe
35:04d'avoir de l'essence dans sa voiture.
35:05Et donc, dans une situation
35:08aussi grave que celle
35:10à laquelle nous assistons,
35:12l'État doit prendre des décisions
35:15disons protectionnistes.
35:16Ce qui est intéressant
35:17dans le discours d'Emmanuel Macron,
35:18c'est qu'en fait,
35:20on a vu qu'il a insisté
35:21comme la dernière fois d'ailleurs,
35:23comme au cours de son discours précédent,
35:24sur les crises internationales.
35:26Il insiste à chaque fois
35:27pour expliquer qu'au fond,
35:28tout ça n'est pas de son fait.
35:29Alors, il n'a pas tort,
35:30le détroit d'Ormose
35:31et la guerre entre la guerre
35:33Iran-États-Unis
35:34et la guerre Russie-Ukraine.
35:37Effectivement,
35:37il y a un contexte international
35:38qui raréfie le pétrole
35:40et qui nous mène
35:41dans cette situation.
35:42Mais évidemment,
35:43il a quand même assez facilement
35:44et assez rapidement
35:45balayé d'un revers de main
35:47toutes les possibilités
35:49que peut faire la France.
35:52C'est-à-dire qu'il signe
35:53d'une certaine façon
35:54déresponsabilisé.
35:55Il a insisté vraiment
35:56sur les crises internationales,
35:58sur le fait effectivement
35:59que le détroit d'Ormose,
36:00il y a 20% du pétrole mondial
36:01qui passe par là.
36:02D'ailleurs,
36:03la France est assez peu dépendante
36:04du détroit d'Ormose
36:04et c'est là où il a un peu malolé.
36:05Il a insisté là-dessus.
36:06Il a quand même bien insisté là-dessus.
36:07Il est sûr qu'il a insisté.
36:08Il insiste.
36:08On comprend,
36:09si vous voulez,
36:10l'intérêt politique
36:11d'insister sur les crises internationales
36:12parce que c'est une façon de dire
36:14nous ne pouvons rien faire.
36:15Il veut envoyer des soldats
36:16en Arabie Saoudite.
36:17Oui,
36:17pour protéger en fait
36:18l'acheminement du pétrole.
36:20Il a dit des moyens militaires.
36:21Ce n'est pas une bonne idée ça,
36:22selon vous ?
36:22C'est plutôt une bonne idée.
36:23On va voir si ça peut fonctionner.
36:25Alors évidemment,
36:25j'espère qu'on n'est jamais
36:27à l'abri d'un risque,
36:29d'un accident
36:29si on commence à perdre
36:30des hommes sur le terrain.
36:31D'ailleurs,
36:32Jean-Luc Mélenchon
36:32demande un vote de l'Assemblée
36:35pour autoriser ce départ
36:36alors que pour le moment,
36:38il n'est pas obligé Emmanuel Macron.
36:40Il n'est pas rentré dans les détails.
36:41Vous avez vu,
36:42le journaliste lui a posé la question.
36:43Gilles Boulot,
36:44est-ce qu'on parle par exemple
36:45de Rafale ?
36:46Quel type de moyens militaires ?
36:47Il n'est pas rentré dans les détails.
36:49Il faudra voir vraiment
36:50ce qui sera mis en place.
36:51Mais effectivement,
36:51c'est l'une des mesures
36:52qui a été annoncée
36:53par le président hier.
36:54Encore une fois,
36:55je trouve qu'il se défausse
36:56un petit peu facilement
36:58en insistant
36:58de cette façon-là
36:59sur la question internationale.
37:01J'en parlais avec une amie
37:03sénatrice hier.
37:04Je lui ai dit
37:04qu'elle s'en a pensé.
37:04Elle me dit
37:05que ça ne servait à rien.
37:06C'est vrai que moi,
37:07quand j'ai fini,
37:07je me suis dit
37:07qu'au fond,
37:13c'est vrai qu'en plus,
37:15il y a beaucoup de stress
37:16de parler des crises.
37:18Alors, il faut en parler.
37:18Il ne faut pas évacuer
37:19le problème d'un revers de main
37:21sur les attaques russes
37:22et tout cela.
37:24Mais en même temps,
37:26ça ne servait pas à grand-chose
37:27puisqu'il n'y a pas eu d'annonce.
37:28En plus, sur les taxes,
37:30ce n'est pas possible d'agir
37:31puisque de toute façon,
37:32on cherche 54 milliards d'économies.
37:33Donc, si tu retires
37:34de l'argent de l'essence...
37:35On en parle dans quelques instants.
37:37Est-ce que ça ne servait à rien ?
37:38Qu'est-ce que vous en pensez,
37:39vous 0, 826, 300, 300 ?
37:41A vous de le dire
37:42dans quelques instants
37:43sur Sud Radio.
37:45Sud Radio.
37:4810h midi, Sud Radio.
37:50A vous de le dire,
37:51Stéphanie Demiru.
37:52A vous de le dire
37:53avec aujourd'hui Noémie Alioua,
37:55Mathieu Bachelon
37:56et Gilbert Azoulay.
37:58On continue de parler
38:00d'Emmanuel Macron.
38:018,6 millions de téléspectateurs.
38:03Alors, je ne sais pas
38:04ce qu'ils en attendaient,
38:05les téléspectateurs.
38:06Il n'y a pas eu d'annonce,
38:07c'est vrai.
38:08Emmanuel Macron,
38:09donc, il ne souhaite pas...
38:11Bon, il ne sait pas vraiment
38:12prononcer de manière radicale,
38:13mais on sent qu'il n'a pas envie
38:14de baisser les taxes
38:15sur le carburant.
38:17Il préfère des aides ciblées.
38:19Et effectivement,
38:20l'envoi de soldats
38:21en Arabie Saoudite
38:22pour protéger
38:24plutôt l'acheminement
38:25du carburant,
38:26en tout cas du pétrole.
38:27Et puis,
38:28la question de la menace russe.
38:30Alors, est-ce qu'il en fait trop ?
38:31Est-ce qu'il n'en fait pas assez ?
38:32C'est toujours l'éternel débat.
38:34Je vous propose de l'écouter
38:35sur cette partie,
38:36le Président de la République.
38:36La Russie considère
38:38que l'Europe,
38:39c'est la profondeur stratégique
38:40de l'Ukraine.
38:41Que parce que les Européens
38:42aident les Ukrainiens,
38:43eh bien,
38:44que les Ukrainiens
38:44sont en train, en effet,
38:45de viser des raffineries,
38:47des sites sensibles en Russie
38:48pour qu'ils arrêtent la guerre.
38:49Eh bien,
38:50que l'Europe peut être visée.
38:51Ça fait des années
38:52qu'on est attaqués.
38:53On est attaqués
38:53sur le plan informationnel,
38:55avec des fausses informations
38:56qui sont circulées.
38:57On a été attaqués
38:58sur le plan cyber.
38:58Durant ma première campagne,
39:00j'avais fait l'objet
39:00d'une attaque cyber
39:02qui a été attribuée
39:03par nos services à la Russie.
39:04Elles se sont intensifiées
39:06ces dernières années.
39:07Alors, c'est vrai
39:07que beaucoup reprochent
39:09Emmanuel Macron
39:09d'agiter les peurs.
39:12Il a écarté l'idée
39:14que la CIA avait prévenu
39:16les pays,
39:16dont la France,
39:17d'une attaque russe
39:19sur la France.
39:20Mais il n'empêche,
39:21il pointe ses menaces.
39:22Alors, votre regard dessus,
39:24Mathieu ?
39:25Moi, je n'ai pas trouvé
39:25qu'il agitait particulièrement
39:27les peurs.
39:27Au contraire,
39:28j'ai trouvé qu'il était
39:28assez mesuré.
39:29On en parlait tout à l'heure
39:30sur la question de la CIA,
39:32selon deux choses.
39:32Il n'a pas voulu,
39:33au contraire,
39:33céder à la panique.
39:36Vous savez,
39:36sur les sujets internationaux,
39:38je suis toujours très prudent
39:38parce que je pense
39:39qu'autant,
39:40et là, je dis
39:41pour quel que soit
39:42le président de la République,
39:43autant sur les sujets
39:43de politique intérieure,
39:44on peut vraiment
39:45aller sur des débats.
39:48Et c'est le but
39:49de la démocratie
39:50sur des sujets
39:50qui sont comme ça,
39:51n'étant pas dans
39:52les petits papiers
39:52et n'ayant pas
39:54des informations
39:54que d'ailleurs,
39:55en tant que citoyen de base,
39:55je n'ai pas à connaître,
39:56j'aurais tendance,
39:57peut-être naïvement,
39:58à tort,
39:58à faire confiance
39:59au président de la République
40:00et qu'il n'est pas seul
40:02et à tous les services
40:03et tous les services
40:05français,
40:06qu'ils soient les services
40:06de renseignement,
40:07les services,
40:08je leur fais assez confiance
40:10sur la façon
40:10dont ils gèrent
40:11ce genre de...
40:12C'est vrai que les partis
40:12étaient sortis un peu sonnés
40:13de l'Élysée
40:14avec les renseignements
40:15pour leur donner...
40:16y compris des gens
40:17qu'on ne peut pas suspecter
40:18de macronisme
40:19comme Marine Tondelier
40:20qui ont dit
40:21que sur les sujets internationaux...
40:22Non, mais il n'est pas d'accord
40:23du tout,
40:23elle a le dobbin dans la tête.
40:25C'est intéressant,
40:25on parlait tout à l'heure
40:26du consensus
40:26des partis de gauche
40:28comme de droite
40:29sur la visite du pape.
40:30Là, sur cette question
40:31de la Russie,
40:32on voit bien
40:32qu'il y a quand même
40:33différents points de vue
40:33qui s'expriment
40:34et notamment sur la façon
40:36dont on utilise
40:37l'argent européen
40:38dans une période de dizaine,
40:39dans une période
40:39où on sait qu'on est
40:40à l'os économiquement.
40:42Est-ce qu'il faut continuer
40:43à investir massivement
40:44des milliards
40:44pour soutenir l'Ukraine ?
40:46Il y a quand même un sujet...
40:47En tout cas,
40:49vous savez,
40:49il y a des sujets
40:50sur lesquels on a
40:50des points de vue extrêmement clairs,
40:51il y a des sujets
40:51sur lesquels on doute.
40:54Donc moi, je me permets
40:54de douter sur certains sujets.
40:55Je vais vous donner
40:56les deux points de vue
40:56et vous ferez votre propre avis.
40:58Il y a ceux qui considèrent
40:59vraiment qu'effectivement
41:01Emmanuel Macron
41:01instrumentalise
41:02cette question de la Russie
41:03justement pour éteindre
41:03les sujets intérieurs.
41:05Et dans ce cas-là,
41:06il fait de la guerre
41:06avec la Russie,
41:07l'alpha et l'oméga
41:08de l'avenir de l'Europe.
41:10Pour lui,
41:10l'Europe est en danger,
41:12ce n'est pas simplement
41:12l'Ukraine.
41:13L'Ukraine est à l'avant-poste
41:14de la défense européenne
41:15après l'Ukraine.
41:16Et là, effectivement,
41:17il y a des informations
41:17qui vont dans ce sens,
41:19qui considèrent
41:19que quoi qu'il arrive,
41:21Vladimir Potim
41:21ne s'arrêtera pas
41:22à l'Ukraine,
41:23qu'il ira jusqu'aux pays baltes,
41:24qu'il y a des pays
41:25qui sont en danger
41:26aujourd'hui en Europe
41:27et que l'OTAN,
41:28d'une façon ou d'une autre,
41:28va devoir intervenir.
41:29En bref,
41:30nous sommes à la veille
41:30d'une guerre,
41:32je ne vais pas dire mondiale,
41:33mais en tout cas
41:33d'une...
41:35possiblement
41:35d'un conflit
41:37beaucoup plus large,
41:38potentiellement.
41:38Donc, il y a ce point de vue-là.
41:40Et il y a un autre point de vue
41:41qui considère au contraire
41:42que ce n'est pas
41:44dans l'intérêt de la France
41:45que de défendre l'Ukraine
41:47parce que c'est bien
41:48l'Ukraine dont il s'agit.
41:49Vous en revenez d'ailleurs
41:50d'Ukraine ?
41:50Absolument,
41:51j'étais en Ukraine,
41:52je suis tombée bien malade là-bas,
41:53c'est un...
41:54je ne sais pas,
41:55un pays qui ne m'a pas réussi.
41:56Déjà, le trajet pour y aller,
41:58il faut être bien accroché
41:59parce que vous vous imaginez bien
42:00qu'il n'y a pas d'aéroport
42:01en Ukraine qui est ouvert,
42:03il n'y a pas d'avion,
42:04donc pour y aller,
42:05il faut...
42:05Il n'y a pas d'avion ?
42:06Il n'y a pas d'avion,
42:07évidemment,
42:07parce que vous avez
42:08messieurs les russes
42:08et les drones,
42:09donc en fait,
42:10il faut s'arrêter
42:13dans un pays européen,
42:15moi je me suis arrêté
42:15en Moldavie,
42:16ensuite vous faites
42:16dix heures de route,
42:17en l'occurrence,
42:18moi c'était avec un chauffeur
42:18un peu dingo
42:19qui met la musique à fond,
42:20les routes sont complètement
42:21déglinguées,
42:22il faut imaginer
42:22vous arrêter aux frontières,
42:24alors j'ai découvert
42:24qu'il fallait sortir
42:25des billets aux frontières,
42:26moi je ne connaissais pas,
42:27tout le monde était au courant,
42:28mais voilà,
42:29c'est la corruption
42:29que...
42:30L'Ukraine n'est pas imputée
42:31pour un tournoi,
42:33mais voilà,
42:34moi j'ai découvert
42:35la corruption
42:35à ce moment-là
42:36parce que vous tirez
42:38des billets,
42:38vous attendez aux frontières,
42:40tout est très...
42:41c'est une aventure
42:42d'aller là-bas,
42:43mais pour tout vous dire,
42:44voilà,
42:44je crois en tout cas
42:45que ces deux points de vue
42:46existent,
42:47est-ce qu'aujourd'hui
42:48défendre l'Ukraine
42:48c'est défendre l'Europe
42:49ou est-ce que défendre l'Ukraine
42:50c'est simplement mettre
42:51la France et l'Europe
42:52en danger,
42:53ces deux points de vue
42:54je ne me positionne pas
42:55parce que c'est un sujet
42:56qui est très obligé.
42:57Nénie,
42:57alors tu seras plus affûtée
42:59que moi,
42:59mais moi ce que j'entends
43:00quand même avec
43:02quelques amis bien informés
43:03c'est que la Russie
43:04ne se porte pas bien du tout,
43:06elle n'a pas du tout intérêt
43:07à rentrer dans un conflit général.
43:10Un ancien ambassadeur
43:11me disait
43:12un million de jeunes
43:12sont partis
43:13de Russes
43:14parce que
43:14quand ils ont appelé
43:18les militaires
43:19les réservistes
43:20mais il fallait les appeler
43:21et donc un million de jeunes
43:22sont partis,
43:23économiquement c'est quand même
43:24très très compliqué là-bas
43:25et les moyens
43:27ils ne sont pas illimités
43:28pour attaquer
43:29à la fois la Pologne
43:30parce que tu parlais
43:30des pays baltes
43:31mais on parle de la Pologne également
43:32on parle de déstabilisation
43:34de toute cette zone
43:35dans plusieurs pays
43:36donc je ne vois pas
43:38au moment
43:39selon les informations
43:40dont on dispose
43:41certes ils veulent foutre la merde
43:43ça c'est une certitude
43:44avec des moyens
43:45dans le bureau des légendes
43:46ils en parlaient déjà
43:47quand ils regardaient la série
43:47sur la déstabilisation
43:49mais je n'imagine pas
43:50la Russie en capacité
43:51de le faire réellement
43:52mais c'est une question
43:52que je vous soumets
43:53Alors pour aller dans votre sens
43:54effectivement ça fait 4 ans
43:55qu'ils essaient
43:56ne serait-ce que de conquérir le Donbass
43:58ils n'arrivent pas
43:58donc d'un point de vue
43:59strictement de la guerre
44:00on voit bien qu'ils n'arrivent pas
44:01à avancer dans leurs objectifs
44:02par contre
44:03d'un point de vue économique
44:04ça fonctionne très bien
44:05ils ont mis toute leur économie
44:06en mode guerre
44:08ça fait travailler
44:09l'industrie
44:09l'industrie travaille
44:10pour la guerre
44:11et donc économiquement
44:13ils ne s'en sortent pas
44:13les amis restent 2 minutes
44:14et j'avais quand même promis
44:15qu'on parlerait de Teddy Riner
44:17donc
44:18leur linge tourne
44:19non mais il reste 2 minutes
44:21donc vous n'allez pas
44:22pouvoir tous parler
44:23Teddy Riner
44:24qui se dit angoissé
44:25par la montée
44:25de l'extrême droite
44:27sur Stade 2
44:28il déclare
44:29ce qui m'angoisse
44:29c'est la tournure
44:30que prend le pays
44:30non ce qui m'angoisse
44:31c'est plus la tournure
44:33que prend le pays
44:34ça m'angoisse
44:35même moi sportif de haut niveau
44:36c'est à dire ?
44:37ça m'angoisse
44:37de voir
44:39tout ça
44:40la montée des extrêmes
44:42ça me fait flipper
44:43ouais
44:43des extrêmes
44:43des deux extrêmes
44:45de l'extrême droite
44:46bon bah évidemment
44:47voler de bois vert
44:48sur les réseaux sociaux
44:49insulter
44:50viser par des messages racistes
44:52le parquet de Paris
44:52qui ouvre une enquête
44:54c'est toujours la même question
44:55qu'on pose souvent ici
44:56est-ce qu'un sportif
44:56doit se contenter
44:57de gagner des médailles
44:58ou comme tout citoyen
45:00il a le droit de s'engager
45:01sans être la cible
45:03de tous les haters
45:04des réseaux sociaux
45:05ce n'est pas un perdre
45:06de l'année
45:07Teddy Riner
45:07il veut même se présenter
45:09je crois il l'avait dit
45:10Teddy Riner
45:11il n'a pas refugé
45:11l'argent de Balkany
45:12quand il était à Levallois
45:14non non
45:16attention à la diffamation
45:18il était rémunéré
45:20par la mairie de Levallois
45:21sous le toit
45:22il a même été entendu
45:23parce que c'est pas
45:24une affaire qui est connue
45:25c'est pas moi qui dis ça
45:26je dis simplement
45:27c'est que
45:28c'est vrai que pour les sportifs
45:29moi j'ai eu de la peine
45:30pour Léon Marchand
45:30quand il a simplement dit
45:31je ne veux pas m'en mêler
45:33pour Estéban Lepaul
45:35Estéban Lepaul
45:35le pauvre qui dit
45:36j'aime le maillot
45:37et j'aime le drapeau français
45:38il s'est fait oxyre
45:40donc moi Teddy Riner
45:41j'ai envie de lui dire
45:42Teddy
45:42t'es un mec formidable
45:43sympa
45:45agréable
45:45tu représentes la France
45:47c'est des chantiers
45:48sur des sujets
45:48sur lesquels
45:49à mon avis
45:49il ne vaut mieux pas aller
45:50parce que de toute façon
45:51ça ne plaira à personne
45:52il n'y a que des coups à prendre
45:54bon
45:56petite Mathieu
45:57la France
45:57c'est fatiguant
45:58en fait
45:58la France a une capacité
46:00à créer des polémiques
46:01et à créer
46:02surtout de la division
46:03entre les gens
46:04toujours sur des sujets
46:05comme ça
46:06c'est beaucoup
46:07les réseaux sociaux
46:08à partir du moment où on s'engage
46:09il faut s'attendre aussi
46:12à susciter
46:14des oppositions
46:14il y aura des gens
46:15qui seront d'accord avec vous
46:16des gens qui ne seront pas d'accord avec vous
46:17si vous ne voulez pas susciter des oppositions
46:19vous ne vous engagez pas
46:20regardez Léon Marchand
46:21il s'est tué
46:22il s'en est quand même pris
46:35moi mon sujet c'est le sport
46:36et je crois qu'il a bien raison
46:38il a bien raison
46:38merci à tous les trois
46:39les premiers matchs
46:41ce soir
46:41j'espère que vous allez le suivre
46:43merci à tous
46:44on se retrouve lundi
46:47nous à 10h
46:47jusqu'à midi
46:48et puis là c'est André Bercoff
46:50dans tous ses états
46:51ce vendredi
46:52merci à tous
46:53prenez soin de vous