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  • il y a 26 minutes
Avec Frédéric Fougerat, Gilles Platret, Mehdy Raïche

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##DEBATS_AVDLD-2026-10-05##

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News
Transcription
00:0010h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:04Sud Radio, à vous de le dire, et c'est l'heure de nos débats.
00:07J'accueille, je réaccueille Frédéric Fougera, président du Tenken Paris,
00:11auteur de C'est de la Com 60 Idées, reçu aux éditions Bréal.
00:14Bonjour Frédéric.
00:15Bonjour Stéphanie.
00:16Gilles Latte, maire de Châlons-sur-Saône.
00:19Bonjour.
00:20Bonjour Gilles Tétré.
00:21Et Mehdi Reis, toujours avec nous, analyste politique.
00:24On va évidemment parler de cette colère, c'est plus de la colère,
00:27c'est de la fureur lycéenne et étudiante.
00:30Je ne sais pas si vous avez vu encore les images ce matin inquiétantes
00:33d'un lycée attaqué à Paris.
00:35Les images étaient vraiment terrorisantes.
00:38Il y avait un feu, des élèves à l'intérieur,
00:40ils ont pu enfin être évacués.
00:43Mais enfin, ça va mal se finir cette affaire si ça continue.
00:47Je vous propose d'écouter le ministre de l'Enseignement au supérieur,
00:50Philippe Baptiste, qui était sur Sud Radio ce matin.
00:52Il craint un embrasement national.
00:53Alors, demain, embrasement au niveau national,
00:57enfin sur lycéens plus étudiants,
01:00oui, je le crains évidemment,
01:01mais c'est comme tout le monde, je suis vigilant.
01:04Je suis aussi vigilant au fait qu'on voit qu'on a depuis quelques jours,
01:10à côté des étudiants et à côté des lycéens aussi,
01:14des casseurs, des black blocs et des casseurs,
01:16qui s'infiltrent dans le mouvement,
01:19qui sont en général très très très violents,
01:21et ce qui pose évidemment, pour les forces de l'ordre,
01:25des difficultés supplémentaires.
01:27Gilles Platré, c'est vrai qu'il y a de quoi s'inquiéter.
01:30On a eu pas mal d'événements dramatiques,
01:33ce spray à Marseille,
01:35une passante aspergée par un des...
01:39Alors, ce ne sont plus des jeunes,
01:40ce sont des délinquants à ce niveau-là,
01:42tous mineurs évidemment.
01:44Vous, votre réponse ?
01:45C'est une réponse du terrain,
01:47puisque Châlons, avec plusieurs lycées,
01:50est concerné de la même façon.
01:51Alors, peut-être que les scènes de violence,
01:52heureusement, sont moins marquées que ce que j'ai pu voir ailleurs,
01:56avec pratiquement maintenant,
01:57avec les incendies de ce matin,
01:58une trentaine d'établissements scolaires incendiés,
02:01totalement ou partiellement,
02:02depuis le début du mouvement.
02:04Et puis, un nombre d'agressions absolument faramineux,
02:08notamment des agressions gratuites.
02:09Vous avez cité cette pauvre femme,
02:10qui essayait simplement d'éviter qu'un abri de bus soit cassé,
02:14et qui s'est pris au visage un spray enflammé.
02:18Moi, je voudrais simplement dire,
02:19parce que ça, je le conteste au terrain,
02:20je peux parfaitement dire que, oui,
02:22les éléments les plus durs ne sont pas des lycéens,
02:25parce que quand vous serrez un individu de 22 ans,
02:28soit vraiment il est naze,
02:29et il a retapé 15 fois sa seconde,
02:32soit ce n'est pas un lycéen.
02:34Donc, ce n'est pas un lycéen.
02:34Il y a beaucoup de mineurs.
02:35Oui, alors moi, je vous donne le compte-rendu local,
02:38puisque sur Châlons, on a été confronté à ça.
02:40En tout cas, à 22 ans,
02:41vous êtes sûr que ce n'est pas quelqu'un qui est au lycée,
02:42et ce sont des éléments.
02:44Alors, il y a deux éléments que je voudrais aussi corroborer,
02:47parce qu'on l'a vu sur le terrain de la même façon.
02:49Vous avez, très concrètement,
02:51des éléments politiques et politico-religieux
02:54qui sont derrière les lycéens.
02:56En gros, je vais le dire autrement,
02:58pour ce qui me concerne,
03:00LFI, d'un côté,
03:01des leaders LFI qui sont là pour remonter les troupes,
03:03et des leaders d'un pseudo-syndicat de femmes musulmanes
03:06qui s'appelle Libawat à Châlons,
03:08qui est lié à l'Alliance citoyenne de Grenoble,
03:09qui était là également.
03:10Donc, il y a une espèce de cocktail d'étonnant
03:12dont la mèche est allumée
03:14par des gens qui ne sont pas des lycéens,
03:16qui sont là pour faire de la politique,
03:17parce que des islamistes font de la politique aussi,
03:19même si c'est sous couvert de la religion.
03:21Et donc, oui, ce mouvement est très dur,
03:22parce que derrière, on voit bien ce que ça engrange.
03:25Ce n'est pas la colère lycéenne,
03:26elle peut être justifiée d'ailleurs,
03:27on peut discuter du fond,
03:29mais ce qui, aujourd'hui, nous pose soucis
03:33et peut demain déclencher
03:35de véritables émeutes et un embrasement,
03:38c'est précisément que ce mouvement
03:39n'est pas ce mouvement.
03:40Ce mouvement est le prétexte à des agitations
03:43qui sont très clairement à l'oeuvre sur le terrain.
03:45Ça, je peux en attester
03:46avec l'exemple de ma commune,
03:48et puis en regardant évidemment ce qui se passe ailleurs,
03:49ce qu'a pu dire aussi le ministre de l'Intérieur.
03:51Donc, oui, nous sommes sur un enjeu insyroxyadal.
03:53Et puis là, on est quand même à 20 à 30 millions de dégâts.
03:58On va parler d'ailleurs de Sébastien Lecornu
04:00qui propose d'ailleurs d'avancer Noël le 27 octobre
04:03au Sénat anti-casseurs.
04:04Est-ce que c'est suffisant ou pas ?
04:06Mais on va prendre un auditeur,
04:07puisqu'on entend la cloche en général,
04:09c'est quand un auditeur n'est pas d'accord
04:10avec ce qu'il entend en studio.
04:12Bonjour Julien, vous nous appelez de Viri-Châtillon
04:15dans le 91.
04:15Oui, bonjour, bonjour, tout à fait.
04:17Non, c'est pas que je ne suis pas d'accord sur le fond,
04:19c'est plutôt un problème de forme, on va dire.
04:22C'est que moi, ce qu'il faut aussi prendre en compte,
04:24c'est que les étudiants se plaignent de bâtiments dégradés.
04:28Mais ils oublient un petit peu trop facilement,
04:31et j'en témoigne parce que j'ai été ce genre d'élève,
04:34que si les bâtiments sont dégradés,
04:36c'est aussi parce que les étudiants
04:39ne se comportent pas de manière respectueuse
04:41envers le bâtiment.
04:43J'ai été un de ces salmômes qui casse les choses
04:45parce qu'il a eu une mauvaise note,
04:47parce qu'il a eu une remontrance,
04:48et par vengeance, il va prendre un caillou,
04:50il va jeter un caillou dans une fenêtre,
04:51il va forcer une fenêtre pour pouvoir s'échapper du collège
04:55et être inscrit dans le collège,
04:57alors qu'en fait, il n'est plus dans le collège.
04:58Enfin, j'ai fait partie de ces enfants-là
05:00qui font des centaines de petites insolubilités
05:03qui, en soi, ne sont pas très graves,
05:05c'est des petites sommes,
05:06mais pour cumuler à force de devoir tout réparer derrière,
05:09ça fait des grosses sommes,
05:11et c'est ces grosses sommes-là qui font
05:12que, arrivé au mois de décembre,
05:13on n'a plus d'argent pour payer le gaz,
05:14parce qu'en plus, il y a un contexte derrière
05:16qui fait que le gaz a augmenté de 40%,
05:19Donc, on voulait regarder avec vos yeux d'adulte,
05:22vous, l'enfant, un petit peu turbulent, manifestement,
05:25vous portez un jugement ?
05:27Parce que vous venez quand même d'entendre
05:29Gilles Plattret qui nous explique
05:31que, clairement, un chalon sur Saône,
05:34il constate une forme d'instrumentalisation,
05:36notamment de la part d'LFI
05:37et de certains mouvements islamistes.
05:39Oui, mais en plus,
05:41c'est une instrumentalisation
05:42qui est à mauvais tranchant,
05:44parce que quand on voit ce qui se passe,
05:45les agressions,
05:47les lance-flammes dans la figure des gens dans la rue,
05:49les ratonnades sur des policiers,
05:54tout ça, ça donne le jeu du Front National.
05:57D'autant plus que c'est d'autant plus triste et criminel
05:59que moi, je ne regarde pas du tout ces news,
06:01je ne regarde que sur les réseaux sociaux,
06:03mais tout ce que je vois,
06:04malheureusement,
06:04c'est toujours des gens issus de l'immigration
06:06et ça a encore retombé sur l'immigration
06:08qui, dans la grande majorité,
06:10n'y a absolument pour rien.
06:11Mais malheureusement,
06:12les faits sont les faits.
06:13Ce qu'on voit, c'est à l'image.
06:14C'est ce qu'on voit à l'image.
06:15Il n'y a pas de retouches,
06:15il n'y a pas de triches,
06:16il n'y a pas de fake news.
06:17Là, c'est le vrai, c'est le concret.
06:19C'est les propres criminels
06:20qui diffusent leurs crimes en direct.
06:23C'est ça qui est absurde.
06:24C'est à se demander pour qui ils roulent.
06:26C'est vraiment...
06:27Oui, oui.
06:28De toute façon,
06:28les policiers,
06:29ça a été documenté.
06:30D'ailleurs, il y a deux jeunes
06:31qui ont été mis en examen.
06:33Ça s'est produit à la Ciota.
06:35Médhi Raich,
06:35quand vous entendez,
06:36Julien, c'est intéressant
06:37ce qu'il nous dit.
06:39Alors, c'est vrai
06:39qu'il y a les images de télévision,
06:41des chaînes d'info,
06:41mais il y a aussi les réseaux sociaux.
06:42J'entendais quelque chose
06:43d'extrêmement intéressant ce matin.
06:46C'était un reportage,
06:47je crois, dans Le Parisien.
06:49Les parents avaient les images
06:50des policiers frappés
06:51et les lycéens,
06:53leurs enfants,
06:54eux, avaient...
06:54Les lycéens,
06:55vous voyez,
06:56un peu houspillés par la police.
06:57Donc ça, c'est un vrai sujet aussi.
06:58Les réseaux sociaux
07:00qui ont un rôle délétère
07:01dans ce type de mouvement
07:03très inflammable,
07:03de Médhi Raich.
07:04Alors, ils ont un rôle délétère,
07:05mais ils sont autant acteurs
07:06que vecteurs d'information.
07:08C'est-à-dire que...
07:09Là, pour le coup,
07:10c'est très générationnel,
07:11mais les jeunes vont plutôt
07:12s'informer sur Twitter,
07:13sur TikTok,
07:14beaucoup TikTok.
07:15Donc, il y a...
07:17Effectivement,
07:18on va plutôt montrer
07:18les choses violentes
07:19sur les réseaux sociaux
07:20et c'est ce que les jeunes
07:21vont consommer,
07:22alors qu'il y a un autre mode
07:23de consommation
07:23qui est beaucoup plus adulte.
07:24On va plutôt regarder
07:25les chaînes d'information
07:25ou directement à la presse.
07:27Ça fait effectivement deux prises,
07:28mais c'est deux choses
07:29qui ne sont pas conciliables.
07:29Là, effectivement,
07:31on est plus sur un choix,
07:34un mode de consommation
07:36des personnes.
07:38Sur la jeunesse,
07:39je pense que le mouvement,
07:41c'est...
07:41Sa violence a été instrumentalisée.
07:43Les revendications lycéennes,
07:44aujourd'hui,
07:45je ne sais plus véritablement
07:46ce qu'elles sont.
07:47Je pense que si vous demandez
07:48aux gens qui regardent la télé
07:49ou les jeunes
07:50qui regardent effectivement
07:50les réseaux sociaux
07:52et qui voient
07:52les effets de violence,
07:54je pense que plus personne
07:55ne sait véritablement
07:56ce qu'est ce mouvement.
07:58Il a été noyé.
07:59Là, effectivement,
07:59il y a une forme
08:00d'instrumentalisation
08:00et il n'y a pas l'enjeu.
08:01Il y a effectivement
08:02les filles.
08:03Il y a effectivement
08:03au niveau local,
08:04momentanément,
08:04des personnes qui sont
08:05plutôt proches de réseaux
08:06qu'on peut qualifier
08:07d'islamistes.
08:07C'est vrai.
08:08Mais cette instrumentalisation
08:09a totalement tué le mouvement.
08:11Quand le ministre de l'Éducation
08:12dit demain que ça peut s'enflammer,
08:14oui.
08:15Pour le coup,
08:15il a parfaitement raison.
08:16Je ne sais pas
08:16si ce serait le cas.
08:17Je ne suis pas madame Armin.
08:18Attendez,
08:18quand vous avez des...
08:20Je ne sais qu'il y aura...
08:21Aller au-delà.
08:21Mais ça va forcément
08:22aller au-delà.
08:23On sait qu'il y a une grève
08:24chez les fonctionnaires.
08:25On sait qu'il y a des syndicats
08:26et des cheminots
08:27qui veulent rejoindre.
08:29Par exemple,
08:29on a beaucoup parlé
08:30à un moment
08:30de révolution permanente
08:31de syndicats
08:32ou de mouvements politiques
08:33de la sorte
08:33qui vont forcément
08:34s'y joindre.
08:35On sait que ça peut être
08:36un cocktail explosif
08:37et détonnant.
08:37Donc oui,
08:38demain,
08:38c'est une journée
08:38particulièrement à risque.
08:39Frédéric Fougera.
08:40Sur les réseaux sociaux,
08:41avec les réseaux sociaux,
08:42chacun est devenu
08:43son propre média.
08:44Et avec les algorithmes
08:45des réseaux sociaux,
08:46pour ce que...
08:47en fait,
08:50chacun est redirigé
08:51vers ce qu'il a envie
08:52de consulter,
08:53de voir.
08:54Ce qui est terrible.
08:54Et donc,
08:55il n'y a pas d'information.
08:56En fait,
08:56il y a juste la réception
08:58d'une propagande réclamée.
09:00Et pour rejoindre
09:01ce que disait Gilles
09:01et également rejoindre
09:02ce que disait notre auditeur,
09:04quand un lycéen
09:05demande plus de moyens
09:06pour ses études
09:06et qu'il met le feu
09:07à son lycée,
09:09soit il ment.
09:10Je ne pense pas
09:10que les lycéens
09:11soient des menteurs,
09:12soit il est stupide.
09:13Je ne suis pas certain
09:14que...
09:14Je n'imagine pas
09:15que les lycéens
09:16soient stupides.
09:16Soit ils sont peut-être
09:17manipulés.
09:18C'est ce qui a été
09:18plus que sous-entendu,
09:20ça me paraît évident.
09:21Donc,
09:21avant de mobiliser
09:23de nouveaux moyens
09:23pour soutenir les lycées,
09:24en fait,
09:25il faudrait peut-être aussi
09:25que les lycéens
09:26mobilisent leur intelligence
09:27à moins que l'intention
09:29soit différente.
09:30Et là,
09:30je pose la question
09:31mais je pense qu'on y a déjà
09:32en partie répondu.
09:33En tout cas,
09:33il y a quelques réponses
09:34de la part du gouvernement.
09:36Sébastien Lecornu
09:36qui veut avancer une loi.
09:38Elle sera présentée
09:39dès le 27 octobre
09:40devant le Sénat,
09:40loi anticasseur.
09:41Est-ce que c'est suffisant
09:42ou pas ?
09:42Il tient à ce que les amendes
09:43soient effectivement payées
09:45avec éventuellement
09:46un prélèvement
09:47à la source
09:47des allocations familiales.
09:48Bonne ou bonne raison,
09:49je sens que j'y ai
09:50pas très envie de réagir
09:52mais dans quelques instants,
09:53vous cherchez tout de suite.
09:54Prenez votre élan.
09:57Sud Radio
10:0010h midi,
10:01Sud Radio,
10:02à vous de le dire,
10:03Stéphanie Demiru.
10:04À vous de le dire
10:05avec ce lundi Frédéric Fougera,
10:07Gilles Plâtré,
10:08Mehdi Raich.
10:09On parle évidemment
10:09de cette mobilisation
10:11étudiante et lycéenne
10:13dont le ministre
10:14de l'Enseignement supérieur
10:15craint qu'elle s'embrase
10:17au niveau national.
10:18C'est vrai que le climat
10:19est difficile.
10:20Un professeur asperger
10:21descend.
10:22Une garde à vue
10:22a été prolongée
10:23ce matin du mineur.
10:24On a vu
10:25le lycée Vauclin
10:26à Paris
10:28être incendié
10:28ce matin
10:29avec des élèves
10:29à l'intérieur.
10:30Heureusement,
10:30ils ont pu
10:31être évacués.
10:32Gilles Plâtré,
10:33vous souhaitiez réagir
10:34parce que c'est vrai
10:34que le gouvernement
10:35lui tente quand même
10:36d'essayer
10:36d'apporter quelques réponses.
10:38Il y a eu une vague
10:39réforme de Parcoursup
10:41qui est dans les tuyaux
10:43mais on sait
10:43que ça va être compliqué.
10:45Et puis,
10:45cette loi anti-casseur,
10:46il faut que les parents
10:47payent vraiment
10:49quitte à aller chercher
10:50l'argent à la source,
10:51c'est-à-dire
10:51dans les allocations familiales.
10:52Vous,
10:52en tant que maire,
10:54vous connaissez bien le terrain,
10:55quelle est votre réponse
10:56par rapport à ça ?
10:57Alors,
10:58d'abord,
10:58j'aurais juste dire
10:59que je donne
11:00totalement raison
11:00à Mehdi
11:01sur le rôle
11:03absolument incontournable
11:04des réseaux sociaux
11:05et notamment TikTok
11:06en l'occurrence.
11:07Moi,
11:07j'ai une capture d'écran
11:08d'un compte TikTok
11:09concernant Chalon.
11:10C'était mercredi
11:12de la semaine dernière.
11:13Voilà ce qui est écrit.
11:14Jeudi,
11:14c'est pas des lols.
11:16Ramenez toute arme possible
11:17et restez branchés
11:18devant le lycée.
11:19X que je ne citerai pas.
11:20Voilà,
11:21donc ça veut dire
11:21qu'on est effectivement...
11:23Olivier Vial
11:24du Centre de Recherche Universitaire
11:26parlait de gamisation
11:27en réalité des émeutes.
11:28C'est-à-dire,
11:29en gros,
11:29il faut scorer
11:30donc c'est celui
11:31qui va être
11:32le plus fort
11:32sur les réseaux.
11:33Alors,
11:33la réponse gouvernementale,
11:34elle m'a fait bondir
11:35parce que si vous voulez,
11:36à chaque fois
11:37qu'on a un souci,
11:38au lieu de le régler
11:39en profondeur,
11:40on annonce
11:40une nouvelle loi.
11:41C'est une maladie française.
11:42Combien de fois
11:43un gouvernement
11:44a-t-il pris la parole
11:45pour dire
11:46nous allons faire voter
11:47une loi anti-casseur ?
11:48Combien de fois
11:49depuis 2005
11:50et les grandes émeutes
11:51qu'on connaît ?
11:51Elles existent déjà en plus.
11:52Non, mais on a déjà
11:53des dispositifs.
11:54Alors, je ne dis pas
11:54qu'il ne faut pas les durcir
11:55parce que je pense
11:56que face à ces délinquances
11:57souvent juvéniles,
11:58moi j'ai cité
11:58ceux qui étaient plus au lycée
11:59mais vous avez raison
12:00de rappeler que parfois
12:01ce sont des mineurs
12:02qui se rendent responsables
12:03de ces faits
12:04voire de ces crimes
12:05quand on incendie
12:06un lycée
12:06avec des ailes dedans
12:07on est de registres
12:08de criminels.
12:09Donc simplement,
12:10on a déjà
12:11des dispositifs qui existent.
12:12Je pense que la justice
12:13a compris que
12:15en tout cas
12:15les premières mesures
12:16qui ont été prises
12:16me semblent
12:17des mesures de justice
12:19C'est pas quelle justice ?
12:20Le syndicat de la magistrature
12:21accuse le gouvernement
12:22de réprimer la jeunesse
12:23pour la faire taire.
12:24Au-delà de ces considérations
12:25totalement politiciennes
12:27ça interroge complètement
12:28mais je vois aussi
12:28des juges
12:29qui prennent leur responsabilité
12:30qui appliquent la loi
12:31notamment lorsque
12:32des policiers
12:32ont été roués de coups
12:33comme on l'a vu
12:34sur des images et ailleurs.
12:35Simplement,
12:36je pense que le problème
12:37est un problème de fond
12:38aujourd'hui
12:39nous sommes sur une situation
12:41insurrectionnelle
12:41les lycées sont
12:42l'excuse
12:43le mouvement lycéen
12:44et l'excuse
12:45pour allumer la mèche
12:46mais nous sommes
12:47sur une France
12:48qui s'est délité
12:49depuis des années
12:49et des années
12:50donc on peut faire
12:51de la gesticulation
12:52gouvernementale
12:52M. Le Corneux
12:53ne peut pas faire autre chose
12:54de toute façon
12:54il n'a peut-être même
12:55pas de majorité
12:56pour la voter
12:56mais il parle
12:57il a le magistère
12:58le ministère de la parole
13:00et donc le vrai problème
13:02c'est un problème de fond
13:02c'est que notre société
13:03est complètement éclatée
13:05désagrégée
13:06et qu'hélas
13:06nous subissons les conséquences
13:08de décennies d'incurie
13:09et finalement
13:10de rupture de l'unité nationale.
13:12Bonjour Sabrina
13:12Bonjour
13:14Vous nous appelez
13:15de Nogaro
13:17Oui
13:18Vous avez des enfants
13:19demain il y a
13:21une journée nationale
13:22de mobilisation
13:23est-ce que vous êtes inquiète
13:24Sabrina ?
13:26Alors mes enfants
13:27sont interdits
13:28de faire grève
13:28à cause de
13:29de la dangerité
13:31que c'est dangereux
13:32Ah oui
13:34Vous leur interdisez
13:35vous avez peur
13:36pour eux
13:37Voilà
13:38j'ai peur pour mes enfants
13:39alors que
13:41que je connais mes enfants
13:42qu'il n'y a pas de soucis
13:44il y en a un
13:45sur un lycée
13:46à Montmartin
13:47et justement
13:48il y a eu des poubelles
13:49cramées
13:50mais il y en a un
13:51sur risque
13:52et il n'y a pas eu
13:53aucun
13:54il n'y a eu aucun
13:55débordement
13:57et je pense que
13:58moi je ne suis pas d'accord
14:00que les enfants
14:02cassent
14:03mais je suis aussi
14:04pour qu'ils améliorent
14:06leurs conditions
14:07parce que j'ai mon grand
14:08sans matière principale
14:10qui compte pour le bac
14:11et bien
14:12il n'a pas de prof
14:14depuis le début de l'année
14:15Oui oui
14:15ça ça arrive
14:16et effectivement
14:17c'est l'une des revendications
14:18absolument légitimes
14:20des lycéens
14:21Donc vos enfants
14:22ont envie de manifester
14:23en revanche ?
14:25Mon petit oui
14:2715 ans
14:28Mon grand
14:31il suit le mouvement
14:32il dit qu'il s'en fout un peu
14:34mais bon
14:34si le prof il n'est pas là
14:35il n'est pas là
14:36mais enfin
14:36à la fin
14:37il va lui manquer
14:38quelques heures de cours
14:38quand même
14:40Et ça c'est effectivement
14:41l'un des points
14:42qui est légitime
14:43mais comme on le disait
14:44avec Mehdi Raich tout à l'heure
14:45qui est noyé
14:46par cet amas de violences
14:48Frédéric ?
14:49Oui sur le remplacement
14:50des enseignants
14:51j'ai une anecdote
14:53qui me revient
14:53il y a 25 ans
14:55j'étais vice-président
14:56du groupe Védior
14:57aujourd'hui
14:58Randstadt
14:58et nous rencontrions déjà
15:01ces questions
15:02et ces problèmes
15:02de remplacement des enseignants
15:03et ce groupe
15:04présent dans plein de pays européens
15:06dans ce groupe
15:08nous voyons qu'en Grande-Bretagne
15:09ce problème n'existait pas
15:11puisque dès qu'un professeur
15:12est absent
15:13dans l'heure qui suit
15:13il est remplacé
15:14par un intérimaire
15:15et nous faisions la promotion
15:17auprès du gouvernement
15:18de l'époque
15:18de ce système
15:19qui permettait d'avoir
15:20100%
15:21d'enseignants
15:23dans les classes
15:24mais pourquoi ça n'existe pas
15:25en France ?
15:26parce que depuis au moins
15:2725 ans
15:28nous avons des syndicats
15:29qui s'opposent absolument
15:30à cette possibilité
15:32donc c'est-à-dire qu'en fait
15:33on fait un corporatisme
15:35contre l'intérêt
15:36des étudiants
15:36des élèves
15:37et puis ensuite
15:38on vient soutenir
15:39ou pousser les élèves
15:40à manifester
15:41contre des décisions
15:42qu'on a soi-même
15:43alimentées
15:44donc ça existe
15:45et on rappelle quand même
15:46qu'Emmanuel Macron
15:47avait promis un professeur
15:48devant chaque classe
15:49c'est possible
15:50ça existe d'avoir
15:51un remplaçant
15:51dans l'heure
15:52qui suit
15:53ça existe dans certains pays
15:54il faut juste être
15:55un petit peu plus ouvert d'esprit
15:57malheureusement
15:57vous n'avez pas tort
15:58de le souligner
15:59d'autant plus
15:59que le gouvernement
16:00a annoncé
16:01qu'il voulait
16:011600 suppressions de postes
16:03au niveau des professeurs
16:04et quand on prend
16:05la géographie
16:07des lycées
16:08on voit que c'est
16:09très mal réparti
16:10les professeurs
16:10et des professeurs
16:11où il y a très peu d'élèves
16:12finalement face à eux
16:13et dans des grandes villes
16:14on voit qu'ils sont 35
16:15ou 40 par classe
16:16et là ça devient
16:17totalement intonable
16:18pour un professeur
16:19de faire cours
16:19donc il y a ce problème là
16:21il y a un problème de fond
16:21je reviens aussi
16:22sur ce qu'a dit Gilles
16:23parce qu'à mon sens
16:24c'est le cœur
16:26Pagansman
16:29Gilles Platré
16:30c'est le cœur du sujet
16:32sur le sentiment
16:33de déliation
16:35et je suis parfaitement d'accord
16:36on voit d'ailleurs
16:37Mathilde Panot
16:37elle l'a dit
16:38il y a très peu de temps
16:38elle a dit
16:39le projet de loi
16:40Casser-Payer
16:41est une arme de répression
16:42massive
16:42contre toutes les manifestations
16:43donc on voit
16:44qu'il y a un effet
16:45d'instrumentalisation
16:46mais moi ce qui m'intéresse
16:47c'est de dire
16:48que la loi ne peut pas tout
16:50quand on voit des jeunes
16:51qui brûlent des poubelles
16:52par exemple
16:53normalement
16:54si vous avez une norme
16:55de civilité
16:55vous n'allez pas brûler
16:56la poubelle
16:57dire qu'aujourd'hui
16:58on se dit que le seul moyen
17:00de faire en sorte
17:00que ça n'arrive pas
17:01c'est la loi
17:02et la loi ne peut pas
17:03remplacer la civilité
17:04et la civilité
17:05ne le fait plus aujourd'hui
17:07et pour moi
17:07le problème il est là
17:08donc c'est pas juste
17:08un problème d'éducation
17:09parce qu'on dit
17:09oui les parents
17:10n'éduquent pas
17:11c'est leurs enfants
17:11je pense que l'école
17:12ça fait très longtemps
17:13qu'elle a arrêté son rôle
17:13de passer des normes
17:14je pense que l'institution
17:16comme la famille
17:16ne passe plus les normes
17:18et ce côté filiation
17:19lui n'existe plus
17:20donc pour moi
17:21le coeur du sujet
17:22c'est vraiment
17:23le lien social
17:24qui n'existe plus
17:25et on devient
17:26vers une société
17:27qui est plus en plus
17:27atomisée
17:28vous avez évidemment raison
17:29mais enfin quand vous avez
17:3020 à 30 millions
17:31de dégâts
17:32qui paye
17:32parce que là
17:33les caisses sont vides
17:35moi j'aime bien
17:36ce que fait le préfet
17:37des Hauts-de-Seine
17:37monsieur Brugère
17:39Alexandre Brugère
17:39qui convoque
17:41les parents
17:41avec les enfants
17:43ça c'est
17:44c'est quelque chose
17:45que vous faites
17:46vous achetons sur zone
17:46par exemple
17:47on le fait
17:48on essaie
17:48en fait pas
17:48là en l'occurrence
17:49c'est plus compliqué
17:50là on est sur du
17:51du maintien de l'ordre
17:52donc c'est essentiellement
17:53la police nationale
17:54qui a la main
17:56même si la municipale
17:57elle-même
17:57peut arrêter
17:59et c'est arrivé
17:59sur quelques individus
18:00nous on avait mis en place
18:01il y a quelques années
18:03un conseil
18:04des droits et devoirs
18:05c'est-à-dire que
18:05quand on sentait qu'un enfant
18:06mais c'est avant les meutes
18:07quand on sentait qu'un enfant
18:08milieu scolaire
18:09multipliait les incivilités
18:10un peu comme notre auditeur
18:11c'est-à-dire
18:12je casse une vitre
18:13etc.
18:13parce que je ne suis pas content
18:14on convoquait
18:15bien souvent
18:15je le dis
18:16on convoquait les parents
18:17on n'avait que les mamans
18:19les pères
18:20totalement absents
18:21totalement absents
18:22que les mamans qui venaient
18:23qui étaient la plupart du temps
18:24d'ailleurs
18:24souvent désemparées
18:25moi j'ai des mamans
18:26qui ont craqué en larmes
18:27parce qu'elles ont appris
18:28par notre bouche
18:29ce que faisait l'enfant
18:30et la vraie question
18:32c'est
18:32est-ce que cette leçon de morale
18:33qu'on faisait d'ailleurs
18:33à une vingtaine
18:34avec des institutions
18:36prévention judiciaire
18:36de la jeunesse
18:37éducation nationale
18:38mairie
18:38police etc.
18:40est-ce que ça avait
18:40vraiment un effet
18:41je n'en sais rien
18:41ça avait un effet
18:41sur la maman
18:42parce qu'elle-même
18:43était dépassée
18:45elle était très sincère
18:46enfin moi j'ai plein
18:47d'exemples en thème
18:47est-ce que le gamin
18:48par ailleurs
18:50était retourné
18:51par cet épisode
18:52je ne crois pas
18:52c'est pour ça que les allocations
18:54familiales
18:54c'est la mesure de bon sens
18:55c'est une pression
18:56de la société
18:57mais souvent ce sont
18:58des mamans seules
18:59c'est une pression
19:00de la société
19:00c'est-à-dire que la société
19:01aujourd'hui hélas
19:02est tellement fragmentée
19:03qu'elle n'arrive plus
19:04à imposer d'elle-même
19:05pas forcément que la norme
19:06mais d'elle-même
19:07la norme
19:07et le respect de la norme
19:09et ça c'est un travail
19:10qui hélas a commencé
19:11il y a très très longtemps
19:12ce n'est pas aujourd'hui
19:13la nouveauté
19:13vous restez avec moi
19:14on poursuit nos débats
19:16dans quelques instants
19:16on parlera aussi
19:17de cette étude assez inquiétante
19:19des restos du coeur
19:191 français sur 10
19:20qui risque de tomber
19:21dans la précarité alimentaire
19:22on en est là en France
19:23et Gabriel Attal
19:25qui lui propose
19:25une grande coalition
19:26du centre
19:27bon c'est
19:29même pas en rêve
19:29elle dit
19:30on a dit à gauche
19:32on en parle
19:33dans quelques instants
19:34avec vous
19:35Sud Radio
19:38Parlons vrai
19:38Carf
19:4010h midi
19:41Sud Radio
19:42à vous de le dire
19:43Stéphanie Demiru
19:44à vous de le dire
19:45avec Frédéric Fougera
19:46Gilles Plâtré
19:47Mehdi
19:48Raich
19:49on parle maintenant
19:50de cette étude inquiétante
19:52ce rapport inquiétant
19:531 français sur 10
19:54qui pourrait avoir besoin
19:55des restos du coeur
19:57dans les 10 prochaines années
19:58c'est donc le constat
19:59de cette étude publiée ce matin
20:01réalisée par 5 économistes
20:03sur quand même
20:045 millions et demi
20:05de personnes
20:06la précarité
20:08qui gagne du terrain
20:08donc le nombre
20:09de personnes accueillies
20:10par exemple
20:11écoutez
20:11par les restos du coeur
20:12augmentés de 37%
20:14en 7 ans
20:15celui des personnes
20:16sans arbris
20:17et en situation
20:18de logement précaire
20:19de 62%
20:20Gilles Plâtré
20:21j'imagine que vous voyez ça
20:22vous aussi sur le terrain
20:24ce sont des chiffres
20:26qui font froid dans le dos
20:27je confirme
20:28et en fait
20:29on avait eu
20:29alors la précarité
20:31existe évidemment
20:31depuis longtemps
20:32il y a eu une rupture
20:33très nette après le Covid
20:34c'est-à-dire que
20:35le Covid
20:36a entraîné
20:37un grand nombre
20:38de familles
20:39dans une grande précarité
20:40c'était des familles
20:41qui arrivaient
20:42par des petits boulots
20:43à survivre
20:44parfois
20:45un peu de travail
20:46alors je n'en fais pas
20:47la promotion
20:47mais un peu de travail
20:48non déclaré
20:49parfois en rond des services
20:49etc
20:50le Covid évidemment
20:51a coupé tout ça
20:52et on a vu
20:53moi je peux en attester
20:54là aussi dans ma commune
20:54c'est un peu mon prisme
20:55c'est aussi le reflet du terrain
20:57on a vu arriver effectivement
20:59des familles
20:59beaucoup plus démunies
21:00la nouveauté
21:01et je pense que l'étude
21:02qui vient d'être présentée
21:03a le mérite
21:04de le mettre
21:05sous les yeux de chacun
21:06c'est que
21:07ce mouvement
21:08est en train de recommencer
21:10notamment sur la question
21:11évidemment
21:12de la perte de port d'achat
21:13vis-à-vis des moyens
21:14de transport
21:14et de l'essence
21:15ça c'est très net
21:16moi je peux vous dire
21:17par exemple
21:18que sur Chalon
21:18on a mis en place
21:20depuis 2019
21:20des aides facultatives
21:22pour des personnes
21:22qui n'arrivent plus
21:24à avoir assez d'argent
21:25à la fin du mois
21:26pour le nécessaire
21:26c'est-à-dire manger
21:28et les produits d'hygiène
21:30les plus alimentaires
21:31pour certaines oui
21:32en fait
21:33vous savez ce qu'on fait
21:34on calcule
21:35ce qu'on appelle
21:35le reste à vivre
21:36on prend les revenus
21:37quels qu'ils soient
21:38on retire ce qui est incompressible
21:39c'est-à-dire le chauffage
21:41le loyer
21:42les déplacements
21:43quand il y a besoin
21:44d'avoir son véhicule
21:45pour travailler
21:46et il nous reste
21:47le reste à vivre
21:48et souvent ce reste à vivre
21:49est insuffisant
21:50lorsqu'arrive
21:50la troisième décade du mois
21:52donc on a augmenté
21:53ces aides
21:54de pratiquement moitié
21:55en un an
21:56c'est vous donner
21:57juste du volume
21:58que ça peut représenter
21:59donc oui
22:00il y a une dégradation
22:01le rapport des restos
22:02le montre très bien
22:03et je le dis très honnêtement
22:05ça nous on l'a fait volontairement
22:06mais je crains
22:08et je ne suis pas un promoteur
22:10de l'assistanat
22:10je veux simplement
22:11qu'on aide des personnes
22:12qui vraiment
22:13objectivement
22:13font tout pour s'en sortir
22:15et n'y parviennent pas
22:16aujourd'hui
22:16on voit bien
22:17qu'en réalité
22:18nos dispositifs
22:18restent un peu justes
22:19pour arriver
22:20à sortir du fossé
22:22ces personnes
22:23qui veulent s'en sortir
22:24qui pour certaines
22:25bossent
22:26mais face
22:27avec des revenus
22:28très faibles
22:30face à des enjeux
22:32aussi forts
22:32que l'explosion
22:33du prix de l'essence
22:34n'y arrive plus du tout
22:35le problème
22:35ce n'est pas les dispositifs
22:36c'est que le travail
22:37devrait payer mieux
22:38c'est pas normal
22:39qu'on arrive au resto du coeur
22:40quand on travaille
22:42vous avez raison
22:42vous est-ce que vous avez
22:44qui nous écoutez
22:45est-ce que vous avez le sentiment
22:46que n'importe quand
22:48finalement votre vie
22:49peut basculer
22:50n'hésitez pas à venir
22:51nous en parler
22:510 826 300 300
22:53Frédéric Fougera
22:54une tristesse absolue
22:56d'entendre ça quand même
22:56je réagis à ce que vous disiez
22:58Stéphanie
22:58ce qui n'est pas possible
22:59ce qui n'est pas normal
23:00c'est que le travail
23:01ne paie pas
23:02il y a une expression
23:04qui m'est absolument insupportable
23:05c'est travailleur pauvre
23:06comment on peut être
23:07un travailleur
23:08et être pauvre
23:09c'est absolument inconcevable
23:10il y a des gens
23:11qui travaillent
23:11et qui par exemple
23:12dorment dans leur voiture
23:13parce qu'ils ne peuvent pas
23:14c'est absolument inconcevable
23:15on a eu un artisan
23:16l'autre jour
23:17qui nous disait
23:18demander à mon patron
23:19des aides sur le carburant
23:21je dors dans ma voiture
23:21et il le cachait à tout le monde
23:23et il ne voyait même pas
23:24ses enfants le voir
23:25donc il y a vraiment
23:26quelque chose qui ne va pas
23:27et pour moi
23:28le quelque chose qui ne va pas
23:29c'est notamment
23:30le fait de ne pas
23:32rémunérer suffisamment
23:33les personnes
23:34moi je suis vraiment
23:35de ceux qui sont partisans
23:36de supprimer
23:37toutes ces allocations
23:38ces aides de rentrée
23:39ces chèques essence
23:40ces chèques énergie
23:41pas les annuler
23:42pour pénaliser les personnes
23:43les annuler
23:44parce qu'en face
23:45on devrait donner
23:46verser des salaires
23:47pour avoir tout le système
23:48rapport au travail
23:50qui est fait
23:51par les uns
23:52et par les autres
23:52et tout ça
23:53ça passe aussi
23:54par le fait
23:55de certainement
23:56moins taxer
23:56moins charger
23:57les salaires
23:58moins taxer
23:59les entreprises
23:59parce qu'en fait
24:00c'est tout un système
24:00où on prend beaucoup trop
24:02pour après finalement
24:03redistribuer
24:03comme si on tenait les gens
24:05grâce à des petits chèques
24:06il faut tirer la nappe
24:07et tout recommencer à zéro
24:08il y a un grand coup de balai
24:09et puis l'entretien des allocations
24:11enfin les allocations
24:12entretiennent la pauvreté
24:13les gens en sont
24:14de plus en plus dépendants
24:15et ils ne sortent jamais
24:16de la pauvreté
24:17c'est un effet très connu
24:19en économie
24:20mais moi ce qui m'a intéressé
24:22dans le rapport
24:23c'est
24:25ils nous cassent un peu
24:26l'idée de la pauvreté fixe
24:27c'est-à-dire qu'on pense
24:28souvent à la pauvreté
24:28comme quelque chose
24:29c'est statutaire
24:30vous ne sortez jamais
24:31de la pauvreté
24:31alors qu'on voit
24:32que là c'est un parcours
24:33de pauvreté
24:35la durée moyenne du recours
24:36est de 18 mois
24:37la majorité en sort
24:39mais 14%
24:40il reste plus de 3 ans
24:41c'est une accumulation
24:42de précarité
24:42précarité du logement
24:43précarité au niveau des salaires
24:45et il y a aussi
24:45des victimes invisibles
24:46dont on ne parle pas
24:47c'est les enfants
24:47il y a beaucoup
24:48les familles monoparentales
24:49ou les familles
24:50qui se séparent
24:53et ce sont les enfants
24:54qui ne sont pas
24:55comptabilisés dedans
24:56qui sont les premières
24:57victimes de la pauvreté
24:58Ophélie
24:58vous nous appelez
24:59de Aignan
25:01soyez la bienvenue
25:02sur l'antenne
25:03je suis de radio
25:05je vous entends
25:07pas très bien
25:08oui ça y est
25:09on vous a récupéré
25:10Ophélie
25:11pardon
25:12oui et bien moi
25:13effectivement
25:14j'ai une fille
25:16qui a 17 ans
25:17et du coup
25:19moi je travaille
25:23mais pas à temps complet
25:24j'ai que 104 heures
25:25par mois
25:27ce qui pour le moment
25:29me convient
25:30parce que je tiens
25:31à m'occuper de ma fille
25:32comme il se doit
25:33à faire mon rôle
25:34de maman
25:34mais effectivement
25:36avec ce peu d'heures
25:37c'est compliqué
25:38de tout prendre en charge
25:41alors moi
25:42je suis bénéficiaire
25:43du panier alimentaire
25:44auprès de la maison
25:45de solidarité
25:49qui se trouve
25:50à 15 kilomètres
25:51de chez moi
25:51voilà
25:52parce que les restos
25:53du coeur
25:54malheureusement
25:54c'est
25:55c'est un horaire
25:57qui convient pas
25:58du tout
25:59à mes horaires
26:00de travail
26:00voilà
26:01et donc du coup
26:03effectivement
26:03j'ai des aides
26:05encore heureux
26:06j'ai l'APL
26:07et j'ai un petit complément
26:10d'activité
26:11du travail
26:11mais est-ce que
26:12Ophélie
26:12vous préférez pas
26:14être mieux payée
26:15et ne pas être obligée
26:16d'avoir recours
26:17à la maison
26:18des solidarités
26:18si vous aviez le choix
26:20carrément
26:22en même temps
26:23si j'ai fait
26:23cette demande
26:24c'est parce que
26:25j'ai une copine
26:26qui m'a
26:27je dirais la pauvre
26:28presque harcelée
26:29parce que
26:29je n'osais pas
26:30faire cette demande
26:32parce que
26:33j'avais envie
26:34de m'en sortir seule
26:35mais effectivement
26:36je n'arrivais pas
26:38à joindre les deux bouts
26:39et j'ai fini
26:40par me résigner
26:42à accepter
26:43ce qu'elle me disait
26:44et heureusement
26:46qu'elle a été là
26:46pour me
26:49pour insister
26:50que je fasse
26:51cette demande
26:53Merci Ophélie
26:54merci
26:54ce témoignage
26:55c'est différent
26:59hélas
26:59je reconnais
27:01dans les propos
27:02qui viennent d'être tenus
27:03la situation
27:04que
27:04moi je peux voir
27:05dans ma propre commune
27:06c'est-à-dire
27:07effectivement
27:07des personnes
27:08qui
27:08et c'est tout à son honneur
27:09de vouloir consacrer
27:10un peu de temps
27:11à ses enfants
27:12elle est à 24h par semaine
27:13donc ça veut dire
27:14que le mercredi
27:14je l'imagine
27:15est libérée
27:16pour pouvoir
27:17s'occuper de sa fille
27:18et hélas
27:20voilà
27:20là on est dans une situation
27:21qui
27:21il y a quelques années
27:22n'aurait pas nécessité
27:25le fait
27:25qu'elle aille
27:27demander
27:27et elle a bien raison
27:28de le faire
27:29là-dessus
27:29il ne faut pas avoir honte
27:30même si c'est compliqué
27:30je le comprends
27:31parfaitement psychologiquement
27:32mais demander
27:33de l'aide
27:34de la collectivité
27:34mais il y a quelques années
27:36on aurait
27:36parce qu'il y a eu l'inflation
27:37parce que le pouvoir d'achat
27:38a été laminé entre temps
27:40il a été laminé
27:41par la crise énergétique
27:42qui a subi le Covid
27:43il est laminé aujourd'hui
27:44par les problèmes
27:45liés
27:45aux tarifs
27:47du baril
27:48etc
27:49donc oui
27:50il y a une dégradation
27:50je veux juste
27:53sans être catastrophiste
27:55qu'on reconnaisse bien
27:57qu'aujourd'hui
27:58les personnes
27:58les plus fragiles
27:59sont beaucoup plus fragiles
28:00qu'elles l'étaient
28:01il y a quelques années
28:01c'est une réalité
28:02c'est une évidence
28:03Frédéric Fougera
28:06après un élu de terrain
28:07il n'y a rien à rajouter
28:08tout a été dit
28:10il va falloir effectivement
28:11mettre tout à plat
28:12vous le disiez
28:13et ces personnes
28:14qu'on a régulièrement
28:15sur notre antenne
28:17c'est vrai que
28:17vous le soulignez
28:18il y a beaucoup de honte
28:20et c'est normal
28:20quand on travaille
28:22à quel moment
28:22on se dit qu'il est logique
28:23d'aller au resto du coeur
28:24et de demander
28:26de l'aide
28:26les gens se disent
28:27qu'ils ne devraient pas y aller
28:28et donc se crée
28:29un sentiment d'honte
28:31on parle beaucoup
28:31de la pauvreté
28:32mais il y a aussi
28:32tout ce qui est
28:33les politiques de mon recours
28:34c'est-à-dire que
28:34les personnes ne vont pas
28:35y aller précisément
28:36parce qu'elles ont honte
28:37et elles se mettent
28:37dans des situations
28:38qui sont d'autant plus difficiles
28:40donc c'est de la pauvreté
28:41il faut aussi voir ça
28:42comme un système
28:42tout à l'heure
28:43on parlait de système
28:44mais c'est vrai
28:44la pauvreté
28:45c'est lorsque vous y entrez
28:47la manière d'en sortir
28:48je pense que certaines personnes
28:49n'en sortent jamais
28:51et c'est à la fois
28:54pour les enfants
28:54moi ce qui m'intéresse
28:56ce n'est pas juste
28:56la situation des parents
28:57c'est vraiment celle des enfants
28:58ce sont les personnes
28:59qu'on ne voit pas
29:00dans la pauvreté
29:01elles ne sont pas comptabilisées
29:03et lorsque vous êtes
29:03dans la pauvreté
29:05vous êtes en décalage
29:06par rapport au reste
29:07de la société
29:07vous êtes de moins en moins présent
29:09en fait c'est
29:11c'est un engrenage
29:12c'est un engrenage
29:13et je ne vois véritablement
29:14les personnes qui rentrent
29:15dans ce système-là
29:16je ne sais pas comment
29:16elles font pour s'en sortir
29:17et s'il n'y a pas l'aide
29:18de la collectivité
29:19et qu'il n'y a pas
29:20le recours à la collectivité
29:21ça devient véritablement pénible
29:23et en fait je pense
29:24que ce sont des situations
29:24humainement horribles
29:25en fait ce que Mehdi souligne
29:27c'est quelque chose
29:28auquel on est confronté
29:29dans les centres communaux
29:30d'action sociale en particulier
29:31c'est repérer les personnes
29:33qui ont besoin d'aide
29:36et en fait on développe deux choses
29:37une politique d'aide
29:39pour les personnes
29:39qui vraiment ne s'en sortent pas
29:40mais une politique
29:42qu'on appelle
29:42alors c'est un peu un barbarisme
29:43mais l'aller vers
29:45c'est-à-dire comment est-ce qu'on va
29:46vers les personnes
29:47qui ont besoin de nous
29:48qui ont besoin de la collectivité
29:49et qui n'osent pas
29:50ou qui sont tellement isolées
29:52isolées dans leurs difficultés
29:54dans leurs galères quotidiennes
29:55ne font pas
29:56ne poussent pas la porte
29:57or notre rôle aussi
29:59c'est pas de faire le bonheur
29:59des gens malgré eux
30:00mais c'est simplement
30:01de porter secours
30:02à des personnes
30:02qui en ont réellement besoin
30:04et on parle pas là
30:05de dépenses extravagantes
30:06on parle du nécessaire
30:08donc en fait
30:08c'est mettre les personnes
30:10dans les radars
30:11de nos dispositifs
30:12c'est aussi important
30:13que d'aider la personne
30:14qui en a besoin
30:15vous colmatez les brèches
30:16si j'ose dire
30:17mais il va falloir revoir
30:18tout le système
30:18et c'est certainement
30:19les grands enjeux
30:20c'est ce qu'on attendra
30:22de la présidentielle
30:23la fiscalité dont parlait Frédéric
30:24tout à l'heure
30:24sur les travailleurs pauvres
30:25il faut absolument avoir
30:26la fiscalité en France
30:27je crois qu'il va falloir régler
30:28le problème
30:29on en parlera d'ailleurs
30:30de la présidentielle
30:31dans quelques instants
30:32je pense que vous croyez
30:33encore à une grande coalition
30:34allant de la gauche
30:35à la droite
30:36je vois que Gilles Plâtré sourit
30:38ça veut tout dire
30:39en tout cas
30:40c'est le pari de Gabriel Attal
30:41il veut un vrai
30:42et large rassemblement
30:43de la gauche sociale-démocrate
30:46à la droite républicaine
30:47autrement dit
30:48quel est le point commun
30:49entre Raphaël Glucksmann
30:50et Bruno Retailleux
30:52je vous laisse méditer
30:52on sort pas dans quelques instants
30:54et vous n'hésitez pas
30:55vous en pensez quoi vous
30:570826 300 300
31:0010h midi
31:01Sud Radio
31:02à vous de le dire
31:03Stéphanie Demiru
31:05à vous de le dire
31:06avec ce lundi
31:07Frédéric Fougera
31:08Gilles Plâtré
31:09Mehdi
31:10Raich
31:10est-ce que vous croyez
31:12à une grande coalition
31:14coalition
31:15Jean-Jean-Jean
31:16on perd mes mots
31:16allant de la gauche
31:18à la droite
31:18pour 2027
31:19en gros
31:20un vrai et large rassemblement
31:22de Raphaël Glucksmann
31:23à la droite républicaine
31:25de Bruno Retailleux
31:26en tout cas
31:26c'est ce que propose
31:27dans le Parisien
31:29Gabriel Attal
31:30même pas en rêve
31:31lui répond
31:32notamment Yannick Jadot
31:34Boris Vallaud
31:35lui dénonce
31:36un coup de com'
31:36Bruno Retailleux
31:38lui ce sera sans nous
31:39bon
31:39c'est pas gagné
31:41cette affaire
31:41ah
31:42déjà un auditeur
31:43qui est pas d'accord
31:44Bruno Retailleux
31:45tout à l'heure
31:47bonjour
31:48bonjour
31:48Abdellac
31:49vous nous appelez
31:50Monde Marsan
31:50Monde Marsan
31:51oui
31:52il est belle ville
31:53alors
31:54est-ce que
31:54vous y croyez
31:55vous à cette coalition
31:57écoutez
31:58moi la seule préoccupation
31:59c'est dommage
32:00j'adore mon pays
32:00j'adore la politique
32:01j'aurais aimé
32:02qu'il y ait des discours
32:03et qu'on puisse voter
32:04pour la droite
32:05ou la gauche républicaine
32:06aujourd'hui
32:07on est obligé de s'en rendre compte
32:08si on en croit les sondages
32:09qu'on va devoir choisir
32:11entre l'extrême droite
32:12et l'extrême gauche
32:12c'est vraiment le pire
32:14des cauchemars
32:14à 56 ans
32:15qu'on puisse me mettre
32:16sous le nez
32:17et moi
32:18toutes les coalitions
32:19sont bonnes à prendre
32:20à partir du moment
32:21où on prend pas les extrêmes
32:23et je trouve que
32:24c'est totalement immature
32:25de la part des gens
32:27qui rejettent
32:27comme Yannick Jadot
32:28et d'autres
32:28parce que
32:29quand on se retrouve
32:30au second tour
32:30et choisir
32:31entre la peste
32:32et le choléra
32:34franchement
32:34il n'y a rien de pire
32:35pour notre pays
32:36c'est un pays extraordinaire
32:37la France
32:37et les français
32:39franchement
32:39j'ai envie de pleurer
32:40ça me rend fou
32:41c'est avant
32:42que ça se prépare
32:43qu'on doit avoir
32:44cette indulgence
32:45cette intelligence
32:46ce choix
32:47de se faire violence
32:48et se dire
32:48oui
32:48on passera pas
32:49toutes nos idées
32:50on va essayer
32:51d'être conciliants
32:51les uns avec les autres
32:52mais les valeurs républicaines
32:54putain
32:54c'est de la France
32:55dont on parle
32:55on n'est pas en train
32:56de choisir
32:57un mouvement
32:58chez les talibans
32:59en Afghanistan
32:59là non
33:00non du tout
33:01on parle de la France
33:02donc vous êtes sur la ligne
33:02de Attal
33:05qui dit
33:05alors lui en l'occurrence
33:06il nomme l'ennemi commun
33:08le rassemblement national
33:10mais pour vous
33:11tout est bon
33:12enfin on a vu
33:12que ça marchait pas
33:13des masses quand même
33:14pardonnez-moi
33:15Abdelhak
33:16vous avez vu
33:16le budget
33:17comme c'est compliqué
33:18entre ce bloc central
33:20je ne sais pas
33:21ce qu'on a en commun
33:23Raphaël Glucksmann
33:23et Bruno Retailleau
33:24qu'est-ce que vous en pensez ?
33:25vous savez
33:25ce sera
33:26c'est les valeurs républicaines
33:27avant tout
33:28on sait très bien
33:28qu'on est dans le merdier
33:29il faut qu'on en sorte
33:30tous ensemble
33:31oui c'est bien résumé
33:32tous ensemble
33:32c'est sans les extrêmes
33:34donc il faut trouver
33:36des solutions
33:36des compromis
33:37c'est ça l'intelligence
33:38c'est ça de faire la politique
33:40c'est organiser les débats
33:41discuter
33:41et en sortir le meilleur
33:43de ce qui va
33:44pour l'avenir de notre pays
33:45c'est ça qu'on doit regarder
33:46le reste
33:47c'est les petites personnes
33:48moi je ne supporte pas
33:49Bruno Retailleau
33:50voilà
33:50il est trop à l'extrême droite
33:52pour moi
33:52je ne supporte pas
33:53Attal
33:54parce que c'est une girouette
33:55mais j'ai envie
33:56d'un putain de compromis
33:57je suis prêt à voter
33:57pour quelqu'un
33:58qui soit de droite
33:59ou de gauche
33:59mais pas pour les extrêmes
34:00s'il vous plaît
34:01bon écoutez
34:02c'était en tout cas
34:02c'est intéressant
34:03comme opinion
34:04Gilles Platret
34:06c'est vrai que
34:07bon
34:08beaucoup de français
34:10s'épouvantent
34:11d'un éventuel
34:12deuxième tour
34:13on les entend ici
34:13ou là
34:14à droite à gauche
34:14entre le RN
34:15et Mélenchon
34:16puis bon
34:16Abdelha qui nous dit
34:18pourquoi pas
34:19il faut être intelligent
34:20c'est vrai que
34:21c'est difficilement
34:22réalisable peut-être
34:23mais pourquoi pas
34:24il y a eu un moment
34:26indépendamment de la déclaration
34:27de monsieur Attal
34:27ce week-end
34:28il y a eu un moment
34:29assez savoureux
34:30je pense que c'était
34:30dans la semaine
34:31je l'ai vu en tout cas
34:32ce week-end
34:32sur les réseaux
34:33c'est monsieur Attal
34:35allant ou devant
34:35des seniors
34:37dans un EHPAD
34:37je crois
34:38et
34:40c'est plus que des seniors
34:41alors
34:42c'était des seniors plus
34:44mais j'ai trouvé
34:45que c'était très intéressant
34:46parce que finalement
34:47vous savez
34:48avec l'âge parfois
34:48on perd quelques filtres
34:49donc on pose des questions
34:50directes
34:51et du coup
34:51c'était frappé
34:52par la sincérité
34:53sauf les réponses
34:55de monsieur Attal
34:55parce que notamment
34:56ce brave monsieur
34:58qui dit
34:58mais finalement
34:59monsieur Attal
35:00vous êtes de droite
35:00ou de gauche
35:01et là on part
35:02dans une péroraison
35:03qui dure de longues
35:04et interminables minutes
35:06pour finalement
35:06ne pas répondre
35:08donc en fait
35:09ce que monsieur Attal
35:10nous propose
35:10et je le dis
35:19c'est exactement
35:21au mot près
35:22du macronisme
35:23c'est-à-dire
35:23le dépassement
35:24des clivages
35:25au profit
35:26d'un bloc central
35:26qui n'a plus
35:27d'identité commune
35:28qui ne mène plus
35:29de politique franche
35:30qui n'a même plus
35:31à défendre
35:31sinon des places
35:32à conserver
35:32et je crois
35:33que c'est le pire
35:34du pire
35:35monsieur Macron
35:36alors c'est pas le seul
35:37il s'est passé
35:37beaucoup de choses
35:38avant monsieur Macron
35:38ne l'oublions pas
35:39y compris ceux qui voudraient
35:41le faire ou pour revenir
35:41la bouche en coeur
35:42je pense à monsieur Hollande
35:43mais il n'en reste pas moins
35:45qu'en dix ans
35:46avoir massacré
35:47l'idée même
35:48que la vie politique
35:49pouvait s'organiser
35:52favorisant l'alternance
35:53entre la gauche
35:53et la droite
35:53ça nous a amené aussi
35:54à un renforcement
35:55comme jamais
35:56des extrêmes
35:56donc on voit bien
35:58qu'en réalité
35:58ça n'est pas la bonne solution
35:59monsieur Attal
36:00essaye de se faire
36:01la mauvaise part
36:02de sondage
36:03et qu'il ne va pas y parvenir
36:04c'est sa seule chance
36:06mais en tout cas
36:06c'est la pire des solutions
36:07à mes yeux
36:08on ne peut pas avoir
36:09un bloc
36:10qui confondit
36:11ça veut dire
36:11qu'il n'y a plus de conviction
36:12dans ce pays
36:12et ça c'est pire que tout
36:13Mélis Reich
36:14oui je rejoins l'analyse de Gilles
36:16en fait je le dirais différemment
36:18ce que dit l'auditeur
36:19ça s'entend parfaitement
36:20alors ce qu'il dit
36:21je vais voir
36:21à l'extrême gauche
36:22mais en fait
36:23c'est pas comprendre
36:23ce qu'a été Emmanuel Macron
36:24lorsqu'Emmanuel Macron
36:25est arrivé
36:25c'était quelque part
36:26un atomisateur
36:27de la vie politique
36:29il faut bien comprendre
36:30que la cinquième réponse
36:31fonctionne sur l'alternance politique
36:33lorsqu'il a vidé
36:33de substances
36:34les LR et LPS
36:35il a fait en sorte
36:36de monter ce que nous
36:37on appellerait les extrêmes
36:37donc Rassemblement National
36:38et LFI
36:39si vous faites en sorte
36:41encore un immense centre
36:42qui englobe toujours
36:43la gauche
36:43ou la gauche
36:44la social-démocratie
36:45et les LR
36:46ou du moins ce qui reste des LR
36:48il n'y a plus
36:49d'alternance politique
36:49donc vous n'allez faire
36:51que rendre le phénomène
36:52renforcer les extrêmes
36:53qui deviendront
36:53la seule alternance politique
36:55donc en fait
36:55il n'y a pas le choix
36:56il faut avoir des convictions fortes
36:57et il faut absolument
36:58et là pour le coup
36:59c'est un autre problème
37:00qui est lié à la scène
37:01l'élection présidentielle
37:02c'est l'incarnation
37:03aujourd'hui on n'a pas de candidat
37:05qui incarne suffisamment
37:07cette sensibilité politique
37:09cette autorité politique
37:10qu'on pourra voir
37:11comme à droite
37:11il faut absolument du débat
37:13et dernier point
37:14lorsqu'on a fait
37:15la dernière élection présidentielle
37:16il n'y a pas eu de débat
37:17il n'y a pas eu de débat
37:18de second tour
37:19et là on est en train
37:20de payer tout ça
37:21et la situation
37:22la configuration politique
37:23que l'on a actuellement
37:24elle découle de ce problème là
37:25Frédéric
37:26je rejoins Mehdi
37:26sur le fait que
37:27quelque part
37:28on nous ait volé
37:29la dernière élection présidentielle
37:30et qu'on le paye
37:33toujours aujourd'hui
37:34en revanche
37:34je ne suis pas d'accord
37:35avec Gilles
37:35pour qui j'ai beaucoup d'estime
37:37mais je ne suis pas certain
37:39qu'on soit obligé
37:40d'être soit de droite
37:41soit de gauche
37:41et que c'est ça
37:42qui signifie avoir des convictions
37:44parce que pour moi
37:45ça veut dire que
37:46dans un camp
37:46tout le monde a raison
37:47et dans l'autre camp
37:48tout le monde a tort
37:49donc ça c'est pour
37:51d'aborder
37:52la chose politique
37:53maintenant pour la proposition
37:55de Gabriel Attal
37:57je trouvais très intéressant
37:58le propos
37:59de notre auditeur
38:01assurément
38:01cette proposition
38:02elle arrive beaucoup trop tôt
38:04assurément
38:05c'est plutôt
38:05un coup de communication
38:06pour tenter
38:07de réexister
38:08dans une campagne
38:09où il comprend
38:10bien qu'il traîne
38:11c'est plutôt mauvais
38:12signe
38:13parce que ça fait
38:14tamboui cuisine politicienne
38:15et de ça
38:17je crois que là
38:17les français
38:17ont des réponses
38:19ils ne veulent pas
38:20de la cuisine
38:22en fait
38:22il fallait
38:23qu'elle puisse
38:24s'est éprouvé
38:25après les législatives
38:26où les français
38:26n'ont pas donné
38:27de majorité
38:27au pays
38:28c'était le moment
38:29de montrer
38:30que les gens
38:30étaient capables
38:31pour l'intérêt du pays
38:33sauf que
38:34nous ne sommes pas
38:35en France
38:35capables de travailler
38:36pour l'intérêt
38:37de notre pays
38:38on travaille d'abord
38:38pour notre intérêt
38:40personnel
38:40l'intérêt de nous faire
38:43réunir
38:43et n'est pas allemand
38:44qui veut
38:44on n'a pas du tout
38:45une culture
38:45peut-être que le sujet
38:47se présentera
38:48pour sauver les meubles
38:49peut-être pour freiner
38:50une dynamique présidentielle
38:52après le second tour
38:53en vue des législatives
38:54en tout cas
38:54c'est assurément
38:54beaucoup trop
38:55en attendant
38:55c'est un peu
38:57anachronique
38:57parce que vous avez
38:57les primaires PS
38:59eux essayent déjà
39:01de trouver un candidat
39:03chez eux
39:03je ne sais pas
39:04si vous avez suivi
39:05le dernier débat
39:06hier
39:06c'était cocasse
39:07alors on sent
39:07que Raphaël Glucksmann
39:08et Ségolène Royal
39:09ne vont pas partir
39:10tout de suite
39:11ensemble
39:12écoutez un extrait
39:13j'ai l'habitude
39:14vous savez
39:15des agressions
39:15verbales
39:16pendant mes campagnes
39:17électorales
39:18mais venant de vous
39:19ça m'a particulièrement
39:21choqué
39:21parce que c'est une agression
39:23en plus à connotation
39:24sexuelle
39:25quand vous entendez
39:27je fais la danse du ventre
39:28pour obtenir des postes
39:29et vous l'avez répété
39:30plusieurs fois
39:31bon alors ça
39:32c'est un petit moment
39:33un peu tendu
39:35qui a quand même
39:36pris quelques minutes
39:37la place d'armes
39:38c'était long
39:39Ségolène Royal
39:40et Glucksmann
39:42ça vous inspire quoi ?
39:44je ne suis pas suspect
39:45de soutenir
39:45monsieur Glucksmann
39:46mais je trouvais
39:47que l'attaque
39:47de Ségolène Royal
39:48n'était pas digne
39:50enfin voilà
39:51trouver un argument
39:52sexiste
39:53dans le fait
39:53qu'il ait employé
39:54une expression
39:55qu'on peut parfaitement
39:55employer pour les hommes
39:56comme pour les femmes
39:57c'était quand même
39:58un peu tiré par les cheveux
39:59alors oui
40:00ils ne vont pas partir
40:01ensemble
40:01sauf peut-être
40:02en Algérie
40:03le pays
40:04qui a toutes les faveurs
40:05de Madame Royal
40:05comme il nous l'a encore
40:06démontré
40:07piteusement ce matin
40:08en défendant
40:09et en refusant
40:11d'un régime
40:11d'être autoritaire
40:12alors même que nous avons
40:13un de nos compatriotes
40:14qui pourrit
40:14dans les jôles
40:15de monsieur Théboune
40:16donc voilà
40:17je pense que Madame Royal
40:18encore une fois
40:19je ne veux pas rentrer
40:19dans la primaire
40:21vous imaginez
40:21là je serai un peu
40:22un contre-emploi
40:23et puis comme moi
40:24je suis pour une division
40:25entre la gauche et la droite
40:26donc je laisse chacun
40:27mener le débat
40:28ce qui est important
40:29c'est la dialectique
40:29entre les arguments
40:31c'est-à-dire qu'on a
40:31la science infuse
40:32contre les autres
40:33mais je trouve que la dialectique
40:34elle permet l'alternance
40:35elle permet la démocratie
40:37non là franchement
40:38Madame Royal
40:39là
40:40si elle l'a dit
40:41monsieur Glussmann
40:42de lui faire
40:43un vilain procès
40:44on peut lui en faire
40:45un aujourd'hui
40:45mais ce n'est pas
40:46sur son genre
40:47c'est sur ses idées
40:49et notamment
40:49cette défense
40:50d'un régime dictatorial
40:53Mehdi Raich
40:53de toute façon
40:55je l'ai dit hors antenne
40:56pour moi
40:56c'est la primaire du PS
40:57c'est la primaire
40:58avant le débat
40:59face à Saint-François Hollande
41:00quand il y a du PS
41:01aujourd'hui
41:02son existence
41:03son espace politique
41:04je ne vois pas
41:04véritablement
41:05ce qu'il peut faire
41:06d'autant plus que
41:07et tout le monde l'a compris
41:08dans l'espace politique
41:09et même médiatiquement
41:10et ça se rend
41:11dans tous les sondages
41:13aujourd'hui la gauche
41:14elle est essentiellement
41:15représentée par Jean-Luc Mélenchon
41:17tout le reste de la gauche
41:18est assujettif
41:21la primaire c'est une manière d'exister
41:23et Olivier Faure
41:25je crois que c'est Olivier Faure
41:26ou Jérôme Gatch
41:27qui l'a précisé hier
41:29dans cette campagne
41:30dans cette primaire
41:31n'ont fait que de parler
41:32de Jean-Luc Mélenchon
41:32l'acteur principal du film
41:33face à face
41:34avec Valérie Mérès
41:36comment faut-il réinsérer
41:38un criminel
41:38peut-on réinsérer un criminel
41:39très beau film
41:40avec une Valérie Mérès
41:42époustouflante
41:42on l'a connu
41:43voilà
41:44donc des sujets
41:44que des sujets d'actualité
41:45parfait
41:46on attend manifestement
41:48pour votre petit coup de coeur
41:50mon cher Frédéric Fougera
41:51puisque
41:52petit problème technique
41:53la publicité ne part pas
41:54donc allez-y
41:55je vous en prie
41:55faites-vous plaisir
41:56c'est mon jour de chance
41:57c'est mon jour de chance
41:58non mais c'est le jour de chance
41:59des seniors
42:00puisqu'on en parlait à l'instant
42:01je voulais mettre juste
42:02en lumière un événement
42:03qui aura lieu lundi prochain
42:04à Paris au Palais des Glaces
42:05ça s'appelle
42:05les révélations de l'expérience
42:07en France
42:07on aime beaucoup mettre en avant
42:09les talents
42:10de les moins de 30 ans
42:11les moins de 40 ans
42:12on fait plein de cassement
42:12on parle jamais des seniors
42:13on parle jamais des personnes
42:15expérimentées
42:15et à l'heure de l'intelligence artificielle
42:18avoir de l'expérience
42:19c'est une vraie valeur
42:20c'est pas le passé dépassé
42:21de l'entreprise
42:21c'est la valeur réelle
42:24la valeur
42:24une valeur essentielle
42:25professionnelle
42:26c'est de l'intelligence réelle
42:27donc voilà
42:28une initiative
42:29sur ce registre
42:30je vois souvent
42:30je vois souvent des artisans
42:32où il y a marqué
42:33maison fondée en 2010
42:34ou en 1999
42:35moi c'était 1850
42:371833
42:38vous voyez donc
42:39maintenant on a 10 ans
42:39on est porteur d'un patrimoine
42:41exceptionnel
42:42parce qu'on a 10 ans d'ancienneté
42:43Bon bonne émission Perico
42:44merci à tous les trois
42:45Frédéric Fougera
42:46Gilles Petret
42:46et Mehdi
42:47Raïch nous on se retrouve demain
42:48à 10h
42:49pour à vous de le dire
42:50Sud Radio
42:52Sous-titrage Société Radio
42:52Sous-titrage Société Radio
42:52Sous-titrage Société Radio
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