- il y a 11 minutes
Avec Pascal Bataille, Philippe Coy, Benoit Perrin
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00:00On parle des sujets qui font commenter, qui vous font commenter, donc les sujets qui font parler la France ce
00:06matin.
00:07Après les manifestations lycéennes, un nouveau rendez-vous se prépare samedi 17 octobre contre la vie chère en général.
00:15Des organisations de jeunes appellent à rejoindre les Gilets jaunes.
00:18La CGT a déjà confirmé son soutien hier, salaire, pension, prix, service public.
00:24Les revendications dépassent désormais l'école. Alors est-ce que c'est colère ?
00:27Elles peuvent donc se rejoindre, faire reculer le gouvernement.
00:31Est-ce que c'est souhaitable qu'il y ait un grand mouvement national ?
00:35Ou est-ce qu'il vaut mieux attendre finalement les urnes en avril prochain ?
00:39A vous de le dire, 0826 300, je me tourne vers l'économiste Benoît Perrin.
00:45C'est vrai Benoît ?
00:46Bon, on se dit, la colère est légitime, les Français en ont ras-le-bol de payer, d'avoir une
00:52vie chère,
00:53plus les moyens de joindre les deux bouts.
00:55Et dans le même temps, c'est vrai que la facture s'amoncèle en termes de dettes publiques.
00:59Et on voit que ce genre de mouvement, parfois, occasionne des millions de dégâts.
01:05Alors qu'est-ce qu'il faut faire, selon vous ?
01:07Alors c'est vrai que la situation est compliquée, parce que vous l'avez très bien dit,
01:09les revendications sont légitimes.
01:11C'est-à-dire qu'il y a des revendications de pouvoir d'achat,
01:13il y a des revendications pour étudier dans de meilleures conditions.
01:16Qui peut être opposé à ces revendications ?
01:19Encore une fois, on ne peut plus légitimes quand on voit l'appauvrissement des Français.
01:22En revanche, ce qui me semble être plutôt inquiétant,
01:25c'est les solutions qui sont prônées par ceux qui souhaitent organiser ces manifestations.
01:30C'est-à-dire que sur le carburant, il me semble tout à fait logique qu'on se tourne vers
01:34l'État,
01:34parce qu'encore une fois, il faut rappeler que sur le carburant, vous avez 50% de taxes,
01:37sur l'électricité, vous avez 30% de taxes, sur votre facture de gaz, vous avez 30% de taxes.
01:42Eh bien, plutôt que de se tourner vers l'État,
01:43les manifestants demandent des blocages des prix, demandent des nouvelles taxes sur le super profit.
01:47Donc ça ne me semble pas être la bonne solution.
01:49Côté lycéen, c'est la même histoire.
01:50Alors, plutôt que d'être obsédé par la question du niveau scolaire,
01:54qui me semble-t-il devrait être la première de revendication des enfants.
01:59En disant, mais attendez, vous nous, aujourd'hui, notre niveau s'effondre.
02:03On voit bien que dans tous les classements internationaux,
02:04on va être à peu près 25e,
02:06quels que soient les classements, que ce soit les maths, que ce soit le français,
02:08enfin bref, quelles que soient les matières,
02:10le niveau s'effondre.
02:11Et en fait, quelle est la revendication majeure des lycéens ?
02:16C'est d'avoir encore plus d'argent.
02:18Il y a une question de moyens.
02:20Franchement, il y a objectivement une question de moyens.
02:22Mais néanmoins, à côté de cette question de moyens,
02:24je pense que la question des méthodes...
02:25Des bâtiments.
02:26Exactement.
02:26C'est pour ça que, notamment, encore une fois,
02:28il y a certainement des bâtiments à rénover.
02:32Il y a un vrai problème de structure.
02:34Il est évident, je crois que vraiment, il faudrait être aveugle pour ne pas le voir.
02:37En revanche, encore une fois, le sujet de la méthode d'enseignement
02:41devrait être, et de la discipline,
02:43devrait être deux sujets qui devraient faire la une des revendications de ces étudiants.
02:47Et en fait, malheureusement, on voit encore une fois,
02:49comme d'ailleurs s'est terminé l'épisode des gilets jaunes il y a quelques années,
02:53ça se termine en fait par simplement un chèque.
02:55En fait, on calme les gens en faisant un chèque.
02:57Les gilets jaunes, c'était entre 14 et 17 milliards.
03:00Le mouvement s'est essoufflé.
03:01Et en fait, très concrètement, on ne sait pas exactement à quoi servit cet argent.
03:04Ce qui est certain, c'est que ça n'a pas apaisé la colère.
03:06Et donc, le gouvernement, et j'ai très peur de ça,
03:09pour apaiser en quelque sorte les manifestations,
03:12qu'est-ce qu'ils vont faire ?
03:13Ils vont à nouveau sortir le carnet de chèques.
03:15Et le carnet de chèques, comme on le sait,
03:17puisque la France n'a plus les moyens,
03:18en fait, c'est de la dette supplémentaire et du déficit supplémentaire.
03:22Donc, pour dire une chose autrement,
03:23il faut probablement mettre de l'argent dans des secteurs importants
03:27et l'éducation en est un.
03:28Mais parallèlement à ça, il faut qu'on arrive à faire des économies à côté.
03:31Sinon, on va encore dégrader notre déficit.
03:33Philippe Coye.
03:34Écoutez, je suis d'accord avec Benoît.
03:36Les revendications, elles sont certainement légitimes.
03:38Elles doivent être fondées.
03:40Elles sont anciennes,
03:41pour que ce soit les étudiants, les lycéens.
03:45Il y a un vrai malaise latent.
03:48Pour autant, est-ce que 17 octobre est un jour utile pour notre pays,
03:54pour nos emmerdes ?
03:55Excusez-moi de le dire,
03:56mais je pense que les auditeurs se retrouvent là aussi,
03:59puisque nous sommes sur une succession de crises,
04:02que ce soit dans le milieu scolaire,
04:05que ce soit dans le milieu professionnel,
04:06que ce soit nous, citoyennes du quotidien.
04:09C'est des crises quotidiennes, successives,
04:12qui affaiblissent notre pays, notre pouvoir d'achat,
04:14notre dégradation aussi personnelle dans cette société,
04:18puisqu'il y a de la frustration par la baisse du pouvoir d'achat,
04:22et d'aller manifester.
04:25C'est ambigu, parce qu'on est à quelques,
04:27et vous l'avez rappelé, semaines, mois,
04:28d'une élection présidentielle.
04:31Nous avons un Parlement aujourd'hui qui est inopérant,
04:33parce qu'il est tellement éclaté.
04:36Il n'y aura pas de solution dans le budget,
04:39il n'y aura pas de bon budget.
04:40Il faut un budget, mais ça ne sera pas le bon,
04:42en tous les cas.
04:43Et est-ce qu'aujourd'hui, bloquer le pays,
04:46rajouter de l'anxiété ?
04:47Moi, je le vois à travers mes clients,
04:49il y a une nervosité, une anxiété,
04:52une peur du lendemain, quotidienne.
04:54Et je suis plutôt à voir le verre à moitié vide.
04:57En même temps, ils ont peut-être envie
04:58de mettre la pression aux futurs candidats.
05:01Alors, si les futurs candidats,
05:04s'ils sont aussi nombreux,
05:05n'ont pas compris dans quelle situation
05:07se trouvent notre pays et les Français,
05:10je les invite à venir plus régulièrement
05:12dans nos établissements,
05:13le bar tabac du coin,
05:14c'est le Parlement du peuple,
05:15ils vont vite avoir la température.
05:17C'est-à-dire qu'ils ont compris,
05:18mais ils n'ont pas tout à fait
05:19les mêmes solutions.
05:20Écoutez, Sébastien Chenu,
05:22justement, vice-président du RN,
05:24ce matin sur Sud Radio,
05:25il comprend la colère,
05:26mais il n'appelle pas à manifester
05:28le 17 octobre.
05:30Comment ne pas entendre
05:30la souffrance des Français ?
05:32Maintenant, ce gouvernement...
05:32Vous les soutenez ?
05:33Je soutiens les Français qui viennent dire...
05:35Mais vous ne les appelez pas ?
05:35Non, on n'a jamais fait ça.
05:36Parce que nous,
05:37on n'est pas une centrale syndicale.
05:38On peut soutenir des mots d'ordre,
05:40on peut soutenir des revendications,
05:42on peut les comprendre,
05:43mais on n'est pas là
05:44pour organiser des manifestations.
05:47En sorte que mon pays aille moins bien,
05:48j'essaie de trouver des solutions
05:49pour que le pays aille mieux.
05:50La crainte, c'est que la France bascule
05:52ou dans une crise sécuritaire
05:54avec un mouvement immétrisable
05:57qui soit confronté aux forces de l'ordre
06:00et qui mette à feu et à sang le pays.
06:02Ça, c'est la première des choses.
06:03Mais la deuxième chose,
06:04c'est qu'on envoie des signaux terribles
06:06vu l'état financier du pays au marché
06:09et que les investisseurs étrangers
06:13se disent qu'on ne peut plus travailler
06:14avec la France.
06:16Ce qui est dommage, en effet,
06:17c'est qu'on a toujours peur
06:18d'une crise sécuritaire
06:19quand il y a des manifestations.
06:20Ça, ce n'est pas normal, en effet,
06:22parce que les manifestations,
06:23aujourd'hui,
06:23elles sont instrumentalisées
06:25par une partie,
06:26notamment de l'extrême-gauche,
06:28j'assume mes propos.
06:29Elles sont violentes, surtout.
06:30Et puis, avec certains black box
06:32qui s'infiltrent.
06:33Donc, c'est dommage
06:34qu'on ne puisse pas manifester
06:35et afficher des revendications légitimes
06:38parce qu'elles bataillent.
06:38Oui, parce qu'en soi,
06:40j'entends ce que dit Philippe,
06:42et je suis souscrit en grande partie,
06:44mais en soi, c'est plutôt légitime
06:46et, je dirais même souhaitable
06:48que les Français puissent s'exprimer
06:50dans des manifestations.
06:52Premièrement.
06:53Deuxièmement, moi, je préfère,
06:54à la limite,
06:54qu'ils le fassent tous ensemble
06:56dans une sorte d'expression
06:58mesurée, mais réelle et franche
07:01de leur colère,
07:02de leur mal-être aujourd'hui.
07:03Ça se finit mal.
07:03Un samedi plutôt qu'un jour de semaine,
07:06etc.,
07:06où ça bloque moins le pays,
07:08par définition,
07:09et si possible,
07:10si possible,
07:11dans le calme,
07:13parce qu'effectivement,
07:15là aussi,
07:15on a ce souci aujourd'hui
07:17qu'on ne se contente plus
07:19de manifester.
07:20On est débordé
07:21de tous les côtés
07:22par des gens
07:23qui sont là juste
07:23pour casser.
07:24Et moi, je ne crois pas
07:25à l'instrumentalisation
07:28sur le plan de la violence
07:31par les partis de gauche,
07:33on va dire,
07:34qui en sont accusés.
07:35Oui, je ne pense pas
07:36que ce soit les fils,
07:37personnellement,
07:38c'est mon opinion,
07:39qui aujourd'hui
07:41créent la violence
07:42dans les manifestations
07:44ou autour des manifestations.
07:46Je pense que cette violence-là,
07:47elle est malheureusement
07:49intrinsèque à,
07:50on en parlait sur d'autres sujets
07:52juste avant,
07:52elle est intrinsèque
07:53à notre société
07:54et qu'il y a des gens,
07:55il y a toute une part
07:56de la population aujourd'hui
07:57qui saisit la moindre
07:59occasion
08:00pour exprimer, eux,
08:02une sorte de haine,
08:03de colère viscérale
08:05par de la casse
08:06et ils n'ont rien à faire,
08:07eux,
08:08des revendications légitimes
08:09des lycéens.
08:10Et je reviens sur ce que disait Benoît
08:12tout à l'heure,
08:13il y a quand même
08:14dans les revendications
08:14des lycéens,
08:15il faut les entendre,
08:16une demande de professeurs
08:18et je souscris tout à fait
08:21à ce que vous dites.
08:22Il y en a 3 000
08:22qui sont sortis du chapeau,
08:24vous avez vu ?
08:24Oui, mais comme ça,
08:25on se demande
08:26où ils les ont inventés.
08:28Mais aujourd'hui,
08:29à 100% d'accord
08:30quand vous dites
08:31que ce qui manque avant tout
08:33dans l'éducation nationale,
08:34c'est de la qualité
08:35de l'enseignement,
08:36c'est de revoir des méthodes
08:37qu'on a tellement fait évoluer
08:39au bénéfice
08:40de réformes successives
08:42parce que chaque pédiste
08:43veut sa réforme,
08:44etc.
08:44qu'on n'y comprend plus rien
08:46et qu'aujourd'hui,
08:46nos enfants sont mal enseignés.
08:48Il faut le dire clairement
08:49et ce n'est pas une mise en cause
08:51des professeurs,
08:52c'est une mise en cause
08:52des méthodes,
08:53c'est une mise en cause
08:54aussi des moyens
08:55et du manque de discipline.
08:57Mais quand un lycéen me dit
08:59« moi, j'ai besoin
09:00d'un professeur
09:01en face de moi »,
09:01je ne peux pas lui dire
09:02qu'il a tort
09:04et je ne peux pas lui dire
09:05que...
09:05Alors, sur les 70 000 contributions,
09:09la grande majorité,
09:10c'était sur les emplois du temps.
09:11J'ai regardé exactement,
09:13ce n'était pas forcément
09:14sur les professeurs,
09:15c'était sur les emplois du temps.
09:16Les emplois du temps chargés,
09:18peut-être,
09:18mais la vie...
09:19Ce n'est pas que chargé,
09:20c'est quand, par exemple,
09:20ils ont trois heures de pause
09:22entre deux cours
09:23où ils sont désheurés.
09:24Vous n'avez pas eu ça, vous ?
09:25Voilà, on a tous donné ça,
09:26pardon, mais...
09:27Non, mais là,
09:28c'est un peu vieux rembattant,
09:29mais j'ai 46 ans,
09:30quand j'étais à l'issage,
09:31on avait déjà des problèmes
09:32de calendrier,
09:33il y avait des trous,
09:34ce n'est pas pour toi
09:34qu'on allait manifester
09:36ou qu'on allait...
09:37Non, mais il y avait
09:38des structures...
09:38Enfin, je suis un peu plus âgé que vous,
09:40mais il y avait des structures
09:42de permanence,
09:42il y avait des choses,
09:43il y avait des lieux,
09:45des foyers où on pouvait
09:46jouer au baby-foot,
09:47j'en sais rien.
09:48Je vais vous dire,
09:49à mon avis,
09:49il y avait surtout des gens
09:50qui nous disaient
09:51qu'il ne faut pas casser.
09:52Et le sujet d'aujourd'hui,
09:53c'est qu'il n'y a plus personne
09:54qui leur dit qu'il ne faut pas casser.
09:55C'est ça le problème.
09:56Donc, j'ai rien par an,
09:58il y a l'autorité parentale
09:59et puis il y a la responsabilité politique.
10:01Quand vous avez des responsables politiques
10:02qui refusent de condamner
10:03des violences,
10:04des dégradations
10:05qu'on va tous payer,
10:06enfin, tous les gens qui bossent
10:07vont payer tout ça,
10:08eh bien, c'est gênant.
10:09Et je trouve qu'effectivement,
10:10c'est là où, me semble-t-il,
10:12il y a un vrai sujet
10:12entre les adultes et les enfants.
10:14Le rôle de l'adulte,
10:15c'est de jouer son rôle d'adulte.
10:17Et le rôle d'adulte,
10:18par définition,
10:19c'est de mettre des cadres.
10:19Et là, je pense qu'une partie
10:22des responsables politiques
10:23refuse, en fait,
10:24de mettre des cadres.
10:28Légitime, c'est pour ça que c'est pas...
10:29On va pas jeter le bébé
10:30avec l'eau du bain.
10:31Ce serait grotesque.
10:32En revanche,
10:33condamner les violences,
10:34ça me semble être
10:35une attitude d'adulte.
10:36Et malheureusement,
10:37trop peu de responsables politiques
10:39condamnent ces violences.
10:39Si oui, je vous donne la parole
10:41dans quelques instants.
10:42Tout de suite,
10:43on marque une pause,
10:43on se retrouve.
10:44Et vous, qu'est-ce que vous en pensez ?
10:46Est-ce que vous iriez
10:47manifester le 17 octobre
10:48avec les lycéens
10:49contre la vie chère ?
10:51Est-ce que c'est une bonne idée
10:51ou est-ce qu'il vaut mieux
10:52attendre la sanction des urnes
10:54en 2027 ?
10:56A vous de le dire,
10:570 826 300 300.
10:59Manu au standard.
10:59A vous de le dire
11:00avec mes trois débatteurs du jour.
11:02Pascal Bataille,
11:03Philippe Coye,
11:03Benoît Perrin.
11:04Est-ce qu'il est souhaitable
11:05d'aller manifester le 17 octobre
11:07pour rejoindre les lycéens ?
11:10Manifestation contre
11:10le pouvoir d'achat la vie chère,
11:12l'inflation.
11:13Vous êtes nombreux peut-être
11:14à penser que c'est utile.
11:15Il y a ceux qui pensent
11:16au contraire
11:17qu'il faut peut-être
11:18attendre le verdict des urnes.
11:20Je vais vous donner la parole,
11:21Philippe Coye,
11:21mais on va écouter Olivier
11:23qui nous appelle
11:24de Bordeaux.
11:24Bonjour Olivier.
11:26Bonjour à tous.
11:27Merci de m'accueillir.
11:28Avec plaisir.
11:29Est-ce que vous allez participer,
11:30vous, à une éventuelle...
11:32Enfin, une éventuelle...
11:33Non, elle aura lieu
11:33la mobilisation du 17 octobre ?
11:35Oui, je vais participer.
11:37En fait, moi,
11:37j'ai participé aussi
11:38à celle d'avant
11:40pour encadrer
11:42nos enfants, là,
11:43qui se font violenter.
11:44Donc, pour essayer
11:45de faire un petit peu
11:46le barrage
11:46entre la violence
11:48de l'État
11:49contre nos gamins, quoi.
11:51Parce que c'est quand même
11:53extrêmement violent
11:54de traiter
11:56les mineurs
11:56de cette façon.
11:57Déjà, ça l'était
11:58avec les gilets jaunes,
11:59mais là, c'est carrément...
12:00C'est vrai qu'il y a aussi
12:01des casseurs
12:02qui cassent
12:03dans ces manifestations,
12:05Olivier.
12:05Vous avez vu
12:06que dans les casseurs,
12:07il y a des policiers
12:08qui ont été interpellés
12:09récemment,
12:09notamment par
12:11Anthony Smith,
12:12et ça a été reconnu
12:13par le procureur.
12:13Oui, bien sûr,
12:14des deux côtés.
12:15Il y a eu des centaines
12:16d'interpellations
12:17aussi du côté des élèves.
12:18On est dans une stratégie
12:20pour discréditer un mouvement
12:22et c'est très inquiétant.
12:23C'est une vieille pratique,
12:25mais qu'on utilise
12:26les policiers
12:26pour casser.
12:27Déjà qu'ils n'ont pas
12:28de bonne réputation
12:29par ce qu'on leur fait faire.
12:30Moi, je suis pour
12:32la police nationale
12:33quant à des républicaines,
12:34mais ça, c'est des méthodes
12:35que je retrouve.
12:36Je ne suis pas d'accord
12:37pour que des policiers
12:39se déguisent en casseurs
12:40pour discréditer un mouvement.
12:41La colère du peuple
12:42est légitime,
12:43elle doit s'exprimer
12:44dans la rue.
12:45Là, il y a une convergence.
12:46Je pense qu'on est
12:46sur une fin de règne
12:48et que ça va être
12:49extrêmement violent
12:50parce que ça donne
12:51l'impression finalement
12:52que Macron ne veut pas
12:53lâcher le pouvoir.
12:54On a l'impression
12:55d'avoir un monarque
12:57qui ne se remet pas
12:58en question.
12:59Donc, je pense que...
13:00Il y a des élections
13:01en avril.
13:02Bon, il a été
13:03démocratiquement élu,
13:04c'est vrai.
13:05Vous souhaiteriez, vous,
13:06finalement,
13:06qu'il quitte le pouvoir
13:07avant, c'est ça ?
13:08Avant l'élection ?
13:09Non, on n'est plus
13:10assez après.
13:11Honnêtement, là,
13:13on souhaiterait surtout
13:14qu'il arrête
13:15de déborner nos gamins.
13:17Ça, c'est déjà pas mal.
13:18On n'en est même plus
13:19à exiger qu'il s'en aille avant.
13:21Enfin, moi,
13:21je n'en suis pas là
13:22parce que je sais que ça...
13:24Ce qui m'inquiète plutôt,
13:25c'est qu'il déclenche
13:25un article 16
13:26et qu'il provoque le chaos
13:27dans ce pays
13:28avant de partir
13:28parce qu'il ne veut pas
13:29quitter le pouvoir.
13:30Mais ça,
13:31on n'en est pas encore là.
13:32Oui, on n'en est pas encore là,
13:33peut-être.
13:34Mais sinon, non,
13:35moi, je veux des élections
13:36démocratiques.
13:36Ça changera un petit peu.
13:41Mais rentrer dans un régime
13:42autoritaire
13:43à tendance fascisante,
13:45ce n'est pas la France.
13:46Bon, ça n'engage que vous,
13:47Olivier.
13:48On voit chose, Olivier,
13:49vous ne pouvez pas dire
13:50que la police
13:52se transforme en black bloc.
13:54Vous n'en avez pas la preuve.
13:55Il y en a qui se sont fait
13:56attraper, monsieur.
13:58Renseignez-vous.
13:59Anthony Smith,
14:00ça a été filmé.
14:01On voit un policier...
14:02Dans les manifs étudiantes, là,
14:03ou au moment des Gilets jaunes ?
14:04Non, non, non, là, là, là.
14:05Dans les manifs étudiantes, là,
14:07et dans les manifs gilets jaunes.
14:08Alors, en fait,
14:09c'est une vieille pratique.
14:10Après, ce qui est scandaleux,
14:12c'est que l'État soit encore
14:12dans ce genre de stratégie.
14:14Ce n'est pas un truc extraordinaire.
14:15Non, mais Olivier,
14:16on ne peut pas vous laisser dire
14:17que l'État est dans...
14:18Non, non, non,
14:19parce qu'il y a l'IGPN,
14:21on ne peut pas, effectivement,
14:22vous laisser dire ça.
14:23Écoutez, sur 32 éborgnés,
14:24l'IGPN n'a condamné personne.
14:26Il faut arrêter, maintenant.
14:27Tout le monde sait
14:27comment fonctionne l'IGPN.
14:29On a un problème,
14:31aujourd'hui,
14:31avec la doctrine de l'État
14:34par rapport aux policiers.
14:35Et ce n'est pas rendre service
14:36à nos policiers,
14:37à notre police nationale.
14:38On a un vrai problème.
14:39pour le regarder en face.
14:39Philippe Coil veut vous répondre, Olivier.
14:42J'entends,
14:42et ces débordements
14:44sont condamnables,
14:46mais ce que je n'entends pas
14:47dans vos propos,
14:49c'est aussi la sanction
14:50de ceux qui cassent,
14:52qui brûlent nos écoles.
14:53Nos enfants ont besoin
14:54de lieux apaisés
14:55et de qualité pour travailler.
14:57Et je ne vous entends pas
14:58vous exprimer sur ce point-là.
15:01Regardez la fac de Nantes,
15:02regardez le collège tout neuf.
15:03Il avait 10 ans.
15:05Il a coûté des millions d'euros
15:06qui a été incendié.
15:07A Bordeaux,
15:08vous avez des établissements
15:09qui ont été abîmés.
15:12Chez moi,
15:12à Pau également.
15:13Et je voudrais aussi
15:14qu'il y ait de l'équité
15:16dans les propos.
15:17Peut-être que la police,
15:19et certainement,
15:19la preuve a été faite,
15:21que la police a eu
15:23certains actes répréhensibles.
15:24Il y a eu 36 enquêtes,
15:25un DGP.
15:26Il faut aussi se dire
15:27que s'ils répondent comme cela,
15:29c'est qu'ils sont attaqués.
15:30Ils ne chargent pas,
15:31et je ne suis pas là
15:32pour défendre l'autorité
15:33de la police
15:34et des forces de l'ordre,
15:35mais ils ne chargent pas
15:36par hasard.
15:37C'est parce qu'ils sont agressés.
15:39Quand vous tirez
15:40aux mortiers
15:41sur les forces de l'ordre
15:42ou sur les enseignants,
15:43il y a quand même là aussi
15:44une dérive
15:44qui est condamnable.
15:46Olivier.
15:47Alors,
15:47on ne parle pas
15:48de la même chose.
15:49Moi,
15:49je suis d'accord avec vous.
15:50Il faut condamner la casse.
15:52Moi,
15:52je ne suis pas d'accord
15:53pour qu'on brûle les lycées,
15:54qu'on soit bien d'accord
15:55sur le sujet.
15:56Moi,
15:57je ne dis pas
15:57qu'il faut laisser
15:59les gamins faire n'importe quoi
16:00quand ils font n'importe quoi.
16:01Ce que je suis en train
16:02de vous dire,
16:03c'est que parmi les casseurs,
16:04aujourd'hui,
16:05il y a une doctrine d'État
16:06qui envoie des policiers
16:07déguisés en casseurs
16:08qui se sont écranés.
16:09Non,
16:10mais Olivier,
16:11vous ne pouvez pas dire
16:12que la doctrine de l'État,
16:13vous en tant que journaliste,
16:14vous devriez...
16:15Non,
16:15mais attendez,
16:16excusez-moi,
16:17mais ne m'apprenez pas
16:18mon travail
16:19et non,
16:20je ne vais pas...
16:20Je suis désolée.
16:21Vous êtes en train de me dire
16:22que vous ne pouvez pas dire
16:23au nom de quoi
16:24je ne pourrais pas dire
16:25que vous ne me dites pas
16:26que je ne fais pas mon travail
16:26parce que je ne relaie pas
16:27le fait que la doctrine d'État,
16:29ça soit d'envoyer
16:31des flics camouflés.
16:32Enfin,
16:32voyons.
16:33Ne me dites pas
16:33que je ne peux pas le dire.
16:34Il y a un producteur
16:34qui a reconnu
16:35que la personne
16:36qui s'était filmée précisément
16:38en train de lancer
16:38des cailloux au CRS
16:39et de provoquer des CRS
16:41pour qu'il charge,
16:42comme le disait monsieur
16:42peut-être justement,
16:44était un policier.
16:45Le policier,
16:45il n'était pas
16:46dans une démarche perso.
16:47Ils sont plusieurs comme ça.
16:49C'est une doctrine d'État.
16:50C'est scandaleux.
16:51Et moi,
16:51je suis désolé,
16:52je le dénonce
16:53et c'est le rôle
16:53des journalistes
16:54de le dénoncer aussi.
16:55Après,
16:55vous,
16:56vous n'avez peut-être pas vu
16:56cet épisode,
16:57mais c'est un fait.
16:58Il est manifeste.
17:00Et moi,
17:00je pense que je vais reprendre
17:01à ce que disait
17:02votre collègue sur le plateau.
17:04Si on dénonce un côté,
17:08les gamins pour des casseurs
17:09quand il y a aussi
17:10une doctrine policière
17:12pour casse-t-il dans les pays.
17:12Et ni tous les policiers
17:13pour des époux.
17:14Voilà.
17:14Absolument.
17:15C'est ça.
17:15Et il y a eu 36 enquêtes,
17:16je le rappelle,
17:17ouvertes par l'IGPN
17:18depuis le début du mouvement.
17:19Merci Olivier,
17:20en tout cas,
17:20d'être intervenu
17:22sur l'antenne de Sud Radio.
17:23C'est sûr qu'on voit
17:24que le débat est quand même
17:25passionné.
17:26La bonne nouvelle,
17:27c'est qu'il y a des auditeurs
17:28de gauche sur Sud Radio.
17:29Moi, je trouve
17:29que c'est une super bonne nouvelle.
17:33Bon.
17:34Sud Radio,
17:35c'est la radio des territoires
17:36avec tout cela.
17:38Je le disais
17:39sans aucune ironie.
17:40Alors,
17:41de l'argent,
17:41puisque ces lycéens,
17:43en l'occurrence,
17:44demandent 10 milliards
17:45et puis les Français
17:45demandent de l'argent.
17:48Eh bien,
17:48vous avez vu ce rapport
17:49hier publié
17:50par le gouvernement
17:51qui met des chiffres
17:53justement sur la question
17:55des pensions de retraite
17:56et de l'éducation.
17:57Ça concerne,
17:57je vais retomber sur mes pattes,
17:59c'est que les pensions
18:00absorbent 32%
18:02du budget prévu
18:03pour l'éducation nationale.
18:04Les pensions de retraite,
18:0630% à l'intérieur
18:08et environ 13%
18:09pour l'ensemble
18:09des ministères.
18:10En gros,
18:11Benoît Perrin,
18:11je me tourne vers vous,
18:12vous allez nous expliquer ça
18:13parce que dans la fonction publique,
18:15ça veut dire
18:16qu'il y a moins
18:16d'un cotisant
18:17pour un retraité,
18:20donc l'État doit
18:21compléter
18:21le financement
18:22des pensions.
18:23Ça limite forcément
18:24les moyens disponibles
18:25pour les services publics,
18:27mais ça ne veut pas
18:28forcément dire
18:29que les fonctionnaires,
18:29eux,
18:30sont mieux traités.
18:32Alors effectivement,
18:33là,
18:33le rapport montre
18:34quelque chose
18:35d'assez intéressant
18:36que seuls
18:36quelques spécialistes
18:37savaient,
18:38et maintenant,
18:38c'est vraiment
18:38au vu au sud
18:39de tout le monde.
18:40Le sujet est assez simple
18:41finalement,
18:42les retraites des fonctionnaires,
18:43en question de par la loi,
18:44elles doivent être équilibrées.
18:45Voilà,
18:45c'est comme ça.
18:46Donc du coup,
18:47comme vous l'avez dit,
18:48il y a un problème
18:49de ratio
18:50entre le nombre
18:51d'actifs
18:51et le nombre
18:52de retraités fonctionnaires,
18:53c'est globalement
18:53un pour un.
18:54Alors que dans le privé,
18:56c'est 1,5 actif
18:57pour un retraité.
18:58Eh bien,
18:59comme il y a un trou,
19:00eh bien,
19:01qu'est-ce qu'ils font ?
19:02L'État doit aller chercher
19:03de l'argent
19:03un peu partout.
19:04Et quelle est l'astuce
19:05qu'ils ont trouvée
19:06pour réduire ce déficit
19:07entre le nombre
19:08de cotisants
19:08et le nombre
19:09de retraités fonctionnaires ?
19:10Eh bien,
19:11ils ont mis en place
19:11ce qu'on appelle
19:12des surcotisations.
19:14Surcotisation,
19:14c'est très simple,
19:14ça veut simplement dire
19:15que l'État employeur
19:17paie des cotisations patronales
19:19qui sont exorbitantes,
19:20très importantes,
19:21aux alentours de 80%,
19:22quand dans le privé,
19:24c'est 17%.
19:25Donc ça,
19:26c'est le premier point,
19:26c'est-à-dire qu'en fait,
19:27ce rapport montre
19:28qu'il y a d'énormes déficits
19:31dans la retraite
19:32des fonctionnaires.
19:33Les déficits
19:34dont on nous parle
19:34depuis le début
19:35sont en fait
19:35beaucoup plus importants.
19:36Et deuxième élément,
19:37c'est comme il n'y a pas
19:38de caisse dédiée
19:39pour payer les retraites
19:40des fonctionnaires,
19:40eh bien,
19:41qu'est-ce qu'on fait ?
19:41On va piocher de l'argent
19:43dans chacun des ministères.
19:44Et qu'est-ce qu'on apprend
19:45via ce rapport ?
19:46Vous l'avez dit,
19:47que dans l'éducation nationale,
19:4830% du budget
19:49de l'éducation nationale
19:50en fait sert à payer
19:51les retraites des fonctionnaires.
19:53C'est à peu près 25 milliards.
19:56Au ministère de l'Intérieur,
19:57à peu près 30% du budget
19:58sert à payer
19:59les fonctionnaires retraités.
20:01Et enfin,
20:01dans le budget de la justice,
20:0220% du budget de la justice
20:04sert à payer
20:04les fonctionnaires retraités.
20:05Est-ce qu'il y a une solution
20:06à ça ?
20:07Donc, le sujet,
20:08c'est effectivement
20:08de se dire,
20:09d'abord,
20:10un pourquoi.
20:10Il faut expliquer
20:11très simplement pourquoi.
20:12Pourquoi, en fait,
20:13il y a un tel problème
20:14de financement ?
20:15C'est-à-dire que vous avez
20:16un nombre d'agents publics
20:17qui augmente.
20:18Donc, vous allez vous dire,
20:18je ne comprends pas.
20:19Il y a de plus en plus
20:20d'agents publics
20:21et pour autant,
20:22il y a un grave déficit.
20:23C'est très simple.
20:23C'est parce qu'en fait,
20:24vous avez plus d'agents publics
20:25mais vous avez de moins en moins
20:26de fonctionnaires.
20:27C'est-à-dire que l'État
20:28recrute beaucoup plus
20:29de contractuels
20:30que de fonctionnaires
20:31depuis un certain nombre d'années
20:33et les contractuels
20:35ne cotisent pas,
20:36évidemment,
20:36à la retraite des fonctionnaires.
20:38Et donc,
20:38vous avez en fait
20:38ce problème démographique
20:40qui est extrêmement important.
20:42Et que faire ?
20:43Un, d'abord,
20:44faire la transparence
20:45sur les retraites,
20:46des fonctionnaires,
20:47ce qui a été fait.
20:48Et deuxièmement,
20:49la réponse la plus importante,
20:51c'est évidemment
20:52qu'on soit de plus en plus
20:53nombreux à travailler
20:54parce que si on n'est pas
20:55assez nombreux à travailler,
20:56vous allez avoir
20:56des déficits des fonctionnaires
20:57et du régime général
20:59qui va continuer à s'aggraver
21:00parce que le régime général
21:02est aussi en déficit
21:03non pas par des surcotisations
21:05mais par des impôts
21:06qui sont injectés
21:08dans les pensions
21:08qui fait que très globalement,
21:10aujourd'hui,
21:10vous avez seulement
21:12deux tiers des pensions
21:13qui sont assurées
21:13par des cotisations,
21:14le reste c'est de l'impôt.
21:15Ou peut-être réformer,
21:17rapprocher le public et le privé.
21:18On en parle dans quelques instants
21:20avec vous et vous,
21:20qu'en pensez-vous ?
21:210-826-300-300.
21:28A vous de le dire
21:29avec aujourd'hui
21:29Pascal Bataille,
21:31Philippe Coyer,
21:32Benoît Perrin.
21:33On apprend hier
21:34puisque c'est la première fois
21:35que Bercy publie
21:36officiellement ses chiffres.
21:37On le savait un peu,
21:38c'était un secret de polichinelle
21:40mais on lisait des articles
21:41ici ou là.
21:42Là, c'est officiel
21:43un tiers du budget
21:43de l'éducation nationale
21:45sert à payer
21:46les retraites
21:48des anciens fonctionnaires.
21:50Alors,
21:50est-ce qu'il est urgent
21:51de réformer ou non ?
21:52Benoît Perrin,
21:53nous expliquer
21:54que c'était aussi
21:55un problème démographique
21:56tout simple.
21:57Benoît.
21:58Oui,
21:59effectivement
21:59et j'insiste sur
22:01un point,
22:02c'est que quand on regarde
22:03le budget de l'éducation,
22:04on se dit
22:05dans sa globalité,
22:07on se dit
22:07qu'en fait,
22:08on dépense beaucoup d'argent
22:09dans l'éducation.
22:09Quand on regarde
22:10le budget de l'intérieur,
22:11on se dit
22:11qu'en fait,
22:12on dépense beaucoup d'argent
22:13pour notre sécurité.
22:15Sauf que maintenant
22:16qu'on sait parfaitement isoler
22:18la part consacrée aux retraites,
22:20eh bien,
22:20de quoi on s'aperçoit ?
22:21On s'aperçoit que
22:22pour l'éducation,
22:23en fait,
22:23on dépense moins
22:24que la moyenne européenne
22:24et pour la sécurité,
22:26en fait,
22:26on dépense moins
22:27que la moyenne européenne.
22:28Vous voyez,
22:28ça change considérablement
22:30l'appréhension qu'on a
22:31de tous ces milliards
22:32dont il est effectivement difficile
22:33à notre modeste échelle
22:35de voir exactement...
22:36Et comment d'autres pays
22:37gèrent-ils
22:38la problématique
22:39de la retraite
22:41de leurs fonctionnaires ?
22:42Alors,
22:43j'insiste là-dessus,
22:44c'est pas qu'un sujet
22:44de fonctionnaires.
22:45Il y a un sujet de fonctionnaires
22:46parce que vous avez
22:47ce qu'on appelle
22:48des fonctionnaires
22:49qui sont dans des catégories
22:50actives ou superactives
22:51qui ont le droit
22:51de partir très tôt.
22:52On parlait des policiers
22:53tout à l'heure,
22:54les policiers sont dans
22:55des catégories
22:56qui leur permettent
22:56effectivement de partir
22:57entre 2 et 5 ans
22:59plus tôt
22:59que les autres fonctionnaires
23:02ou que les salariés
23:02du privé.
23:03Donc,
23:03il y a un vrai sujet
23:04d'âge de départ à la retraite.
23:05Effective,
23:06des fonctionnaires
23:06pour une partie d'entre eux
23:07qui partent trop tôt.
23:08Donc,
23:08il faut revoir,
23:09me semble-t-il,
23:10ces catégories actives
23:11pour qu'ils partent
23:12à un âge similaire
23:15à ceux des fonctionnaires
23:16sédentaires
23:16et gens du privé.
23:18Donc,
23:19ça,
23:19c'est la première mesure.
23:20La deuxième mesure,
23:21c'est qu'effectivement,
23:21il faut trouver
23:22d'autres sources
23:23de financement
23:23pour payer les retraites.
23:27On parle de plus en plus
23:27de cette fameuse TVA sociale
23:29qui aurait pour objectif
23:31d'alléger le poids
23:33de ceux qui travaillent
23:34pour justement,
23:35en fait,
23:35en quelque sorte,
23:36essaimer,
23:37en tout cas,
23:37diffuser le paiement
23:39de cette protection sociale,
23:40y compris sur le consommateur.
23:43Et troisièmement,
23:44il est évident
23:44qu'il va falloir mettre
23:45un jour ou l'autre
23:45un pilier de capitalisation.
23:47C'est un sujet tabou
23:48jusqu'à il y a 3-4 ans.
23:49C'est déjà chez les fonctionnaires.
23:49C'est identaire, d'ailleurs.
23:51Voilà, exactement.
23:52Alors,
23:52pour les fonctionnaires,
23:52c'est d'abord,
23:53c'est un rendement assez intéressant
23:54d'à peu près 4%.
23:55C'est obligatoire,
23:57effectivement,
23:57pour une partie des primes.
23:59Et en revanche,
24:00ce n'est pas obligatoire
24:01pour les salariés du privé.
24:01Et il me semble qu'effectivement,
24:03on va devoir,
24:03de toute façon,
24:04confier le financement,
24:05tout ou partie du financement
24:07des retraites
24:07aux marchés financiers
24:09qui ont effectivement
24:09un taux de rentabilité
24:11largement supérieur
24:12au taux de rentabilité
24:14de cette retraite
24:15par répartition.
24:15nombreux candidats
24:16à la présidentielle.
24:17Bonjour, Muriel.
24:18Bonjour, Stéphanie.
24:19Bonjour,
24:20à vos auditeurs.
24:21Soyez la bienvenue.
24:22Vous nous appelez de Béziers.
24:24Oui.
24:24Alors,
24:25qu'est-ce que vous en pensez ?
24:26Est-ce que vous,
24:26vous pensez qu'il faut finir
24:28par réformer
24:28le système de retraite ?
24:30Parce qu'on précise
24:31quand même dans ce débat
24:32que, ok,
24:33il y a un tiers du budget
24:34de l'éducation nationale
24:35qui sert à payer les retraites,
24:36pareil pour l'intérieur,
24:38mais enfin,
24:39les retraités,
24:40eux,
24:40ne vivent pas forcément mieux.
24:43C'est juste que l'État
24:44est obligé d'abonder
24:45plus, voilà.
24:46Alors déjà,
24:47ce qui serait bien,
24:48c'est d'aligner le privé
24:50avec le public
24:51parce que nos retraites,
24:52nous, dans le privé,
24:54elles sont calculées
24:55sur les 25 meilleures années,
24:58alors que les fonctionnaires,
25:00eux,
25:00c'est les six derniers mois,
25:01c'est-à-dire les salaires
25:02les plus hauts.
25:03Bon.
25:04Alors,
25:04si déjà,
25:05tout le monde était
25:06au même niveau,
25:07il y aurait déjà
25:08un meilleur équilibre.
25:09D'autre part,
25:11il y a des économes...
25:12Moi,
25:13je n'entends pas le mot
25:14dans ce budget,
25:15économie,
25:16économie,
25:17mais dans des trucs
25:18qui ne servent à rien,
25:20qui servent à reclasser
25:21les copains,
25:22les copines,
25:23etc.
25:24Donc,
25:24moi,
25:25ce que je voudrais,
25:26c'est...
25:26Enfin,
25:27je voudrais,
25:28c'est un bien grand mot
25:29parce que,
25:29de toute façon,
25:30tout ce qu'on veut,
25:31on nous dit non,
25:32voilà.
25:32Par contre,
25:33que certaines professions
25:35partent un peu plus tôt
25:37ne me dérangent pas
25:38parce que je vois
25:40les policiers
25:41à l'heure actuelle
25:41avec le boulot
25:42qu'ils font
25:42et tout ce qu'ils prennent
25:43sur la figure,
25:45et je vais être poli,
25:48vous n'avez pas envie
25:49de finir à 65 ans
25:51avec des pavés
25:52encore sur la figure.
25:53Voilà.
25:54C'est certain.
25:56Alors,
25:56ce que soulève Muriel,
25:58c'est quelque chose
25:58qui ressort souvent.
26:00Les salariés du privé
26:01grognent un peu
26:02parce qu'on prend
26:02les 25 meilleures années.
26:04C'est vrai que le public,
26:06bon,
26:06c'est les six derniers mois,
26:07ça change quand même beaucoup,
26:08Benoît Perrin,
26:09alors en fait,
26:09je vais vous dire,
26:10contrairement aussi
26:11à ce qu'on pense,
26:12ça ne change pas grand-chose.
26:12Ah bon ?
26:13C'est-à-dire que les retraites
26:14du public,
26:15elles sont calculées,
26:15vous l'avez dit madame,
26:16et vous avez raison,
26:17sur les six derniers mois.
26:20Le rapport d'hier
26:21le montre aussi très bien.
26:22Je vais écouter attentivement
26:23l'exposé de Benoît.
26:24Donc,
26:24les retraites des fonctionnaires
26:25sont calculées
26:26sur les six meilleures années,
26:27vous avez raison,
26:28mais primes non comprises.
26:30Et donc,
26:30comme c'est primes non comprises,
26:32et bien effectivement,
26:33si vous appliquez
26:35les mêmes règles
26:35dans le privé
26:36que dans le public
26:37sur l'ensemble du salaire
26:38des fonctionnaires,
26:39c'est-à-dire à la fois
26:39régime indiciaire et primes,
26:41vous auriez à peu près
26:42le même montant de pension
26:43que dans le privé.
26:44Donc l'enjeu,
26:45si je peux me permettre,
26:46il n'est vraiment pas là.
26:47L'enjeu,
26:47il est sur,
26:48encore une fois,
26:48les fonctionnaires
26:49qui partent trop tôt
26:50à la retraite,
26:51et deuxièmement,
26:52sur le financement
26:53d'une manière générale,
26:55et y compris pour le privé,
26:56parce que les retraites du privé
26:57sont aussi déficitières.
26:59Et je crois qu'il faut parler
27:01du sujet central
27:02de ce sujet des retraites,
27:04qui est le sujet
27:04de la natalité.
27:05Encore une fois,
27:06un pays qui ne fait pas
27:07assez d'enfants,
27:07c'est un pays qui se condamne
27:09à devoir consacrer
27:11de plus en plus d'argent
27:13sur les mêmes épaules,
27:14c'est-à-dire sur les épaules
27:15de ceux qui travaillent.
27:16Donc ceux qui restent
27:17devront travailler plus.
27:18Exactement.
27:18Donc, ce sujet
27:20est vraiment important,
27:22c'est qui paye,
27:23combien sont à payer,
27:24et deuxièmement,
27:25évidemment,
27:25comment sont financées
27:26les retraites.
27:26Et encore une fois,
27:27il faut absolument
27:28s'appuyer sur les marchés financiers,
27:29ce que font d'ailleurs
27:30une grande partie
27:31de nos voisins européens
27:31qui rencontrent
27:33les mêmes difficultés
27:34de vieillissement
27:34de la population.
27:35On n'est pas les seuls
27:36à avoir de moins en moins
27:37d'actifs
27:37et de plus en plus
27:38d'inactifs.
27:39On est beaucoup
27:39absolument contre
27:40d'autres financements.
27:41Puis on n'est pas
27:41dans un monde
27:42qui donne envie
27:42d'avoir des enfants
27:44quand on voit l'avenir.
27:45Non, c'est vrai.
27:47Oui, oui.
27:47Si, si, c'est vrai.
27:47Je pense que ce que dit Gilles
27:49est une des conséquences
27:51aussi du peu de natalité
27:53que l'on observe
27:54ces dernières années.
27:55Ce que je peux...
27:56Oui, allez-y,
27:57Muriel est toujours avec nous,
27:58on va lui demander
27:59si elle était contente
28:00de la prise de Benoît.
28:01Bien évidemment,
28:01on demande beaucoup
28:02et on n'obtient pas souvent
28:04grand-chose.
28:04Ce qui est certain,
28:05c'est qu'il doit y avoir
28:05un grand bing-bang.
28:07On ne peut pas continuer
28:08comme ça aujourd'hui.
28:09On vient de dénoncer
28:10le malaise de l'éducation nationale.
28:12On aurait pu le faire
28:12sur le monde hospitalier.
28:14Il y a une réforme,
28:15à mon avis, à faire,
28:16vous disiez.
28:16Pas que sur la fiscalité,
28:17pas sur l'impôt,
28:18sur le mode de fonctionnement.
28:20Quand aujourd'hui,
28:21vous avez plus de vacataires
28:22que de fonctionnaires,
28:24quand vous avez des fonctionnaires
28:25qui ne sont pas appelés
28:26pour remplacer
28:27les profs absents
28:29dans les écoles
28:30et qu'on appelle un vacataire,
28:31ça fait une charge financière
28:32différente.
28:33Il y a un vrai modèle
28:34où il y a une suradministration
28:36par rapport aux gens
28:37en production.
28:38On le voit dans le milieu hospitalier,
28:39on le voit dans le milieu étudiant.
28:41Et aujourd'hui,
28:41il est nécessaire,
28:44urgentissime,
28:44de modifier
28:45le fonctionnement
28:46de l'État.
28:47On parle de faire des économies,
28:49mais ce n'est même pas.
28:49C'est raboter des budgets.
28:50Ce n'est pas de vraies économies.
28:52On ne rajoute pas l'inflation,
28:53on ne va pas dépenser plus,
28:55mais on ne crée pas aujourd'hui,
28:56dans le modèle présenté,
28:58de vraies économies.
28:59Et en tous les cas,
29:00ce qui est certain,
29:00on ne peut plus se permettre
29:01de faire payer
29:03cette charge
29:04au travail.
29:06Aujourd'hui,
29:06tout repense
29:07sur le modèle économique
29:08et la charge sur le travail,
29:09alors qu'on doit produire,
29:10développer.
29:11Muriel,
29:12quand même,
29:12là,
29:13il y a le budget
29:13qui est en cours,
29:14puisque les députés
29:15continuent leur discussion
29:16sur la partie recette.
29:18A priori,
29:18il y a quand même...
29:20Vous êtes relativement épargné.
29:22La partie des indexations,
29:23vous y échappez.
29:25Vous pensez quand même
29:26que vous êtes toujours
29:27la cible du gouvernement
29:28dans ce budget ?
29:29De toute façon,
29:30ils n'ont...
29:31À nous,
29:31écoutez,
29:32on vit...
29:33Alors,
29:33si les mômes
29:34qui brûlent tout
29:36sont très mal,
29:38vous savez que
29:39l'ensemble
29:39de la population française,
29:41elle n'est pas bien non plus.
29:43Parce qu'à nous mettre
29:44toujours la guerre,
29:45la guerre,
29:46la guerre,
29:47la guerre,
29:47et Poutine,
29:48ceci,
29:49machin,
29:49cela.
29:50Vous croyez que
29:50nos jeunes,
29:51ils ont envie
29:52de faire des...
29:53Moi,
29:53j'ai trois arrières
29:55petites filles.
29:55vous croyez que
29:56je ne suis pas inquiète
29:57pour ces gamines ?
29:59Dans quel monde
29:59on va les lancer ?
30:00Mais moi,
30:01je comprends
30:02que les gens
30:03n'aient pas envie
30:03de faire des enfants
30:04parce que...
30:05Et pourtant,
30:06Dieu sait que moi,
30:07les miens,
30:07je les ai eus
30:07à 18 ans.
30:08Alors donc,
30:10c'était...
30:10Non,
30:10mais à l'époque,
30:11on faisait des enfants
30:12très tôt.
30:12Bien sûr.
30:13Maintenant,
30:14on attend d'installer,
30:15on attend d'avoir
30:16un appartement,
30:17c'est normal,
30:18voilà.
30:19Et puis,
30:21vous vous dites
30:22que les mettre
30:23dans un monde
30:23comme ça
30:24où tous les jours
30:25le président
30:26de la République,
30:28il t'annonce
30:28des trucs
30:29parce que lui...
30:30Écoutez,
30:31moi,
30:31vous savez,
30:32ce n'est pas
30:32dans mes habitudes
30:33mais là,
30:33je vais dire
30:34quelque chose
30:34qui me...
30:35Pas de gros mots.
30:36Non,
30:37franchement pas.
30:39Quelque chose
30:39qui me perturbe
30:40mais je vais le dire
30:41quand même.
30:42Moi,
30:42je voudrais
30:43que jusqu'aux élections
30:44présidentielles,
30:45ce soit l'armée
30:47qui prenne le pouvoir,
30:48qui calme
30:49un peu l'enjeu,
30:50qui met de l'ordre
30:51partout
30:52et après,
30:53on vote tranquille.
30:54Voilà.
30:56On aurait dû vous mettre
30:57face à Olivier tout à l'heure.
30:58Ça aurait fait un bon débat,
31:00ça.
31:02Merci en tout cas,
31:02Muriel.
31:03C'est la loi martiale.
31:04Non,
31:05mais voilà,
31:05bien sûr.
31:06Non,
31:07mais c'est pour ça.
31:08Mais ça veut dire
31:09quand même
31:09le real bol
31:10de la population
31:11et ce que l'on entend
31:12dans nos établissements.
31:13C'est un média
31:14où on donne la parole
31:15et il y a plusieurs opinions.
31:17C'est vrai que c'est
31:18comme dit Gilles
31:19la loi martiale
31:21et ce n'est peut-être pas
31:21souhaité en effet,
31:22mais en tout cas,
31:23on sent quand même
31:24Pascal Bataille
31:26le ras-le-bol
31:27comme l'a dit
31:27Philippe Coye
31:28et puis bon,
31:29ce budget-là,
31:30on va en parler.
31:31C'est énorme,
31:32enfin,
31:33la réforme
31:34est tellement énorme
31:35à faire
31:36et tellement globale
31:38de notre système
31:38qu'on aurait envie
31:40de pouvoir
31:41mettre tout ça
31:42sur pause
31:42à un moment.
31:43Or,
31:43on ne peut pas
31:43mettre sur pause
31:44et j'entends
31:46ce que dit
31:47Philippe,
31:47bien entendu.
31:48C'est vrai que,
31:50par exemple,
31:51quand on parle
31:51de travailler
31:53plus longtemps,
31:54mais aujourd'hui,
31:55vous avez 52,
31:5653 ans,
31:57vous vous retrouvez
31:58au chômage.
31:59Est-ce que vous avez
31:59la possibilité
32:00de retrouver du boulot ?
32:03On veut faire travailler
32:05les gens
32:06plus longtemps,
32:07mais on met
32:08des quinquagénaires
32:10au chômage
32:11qui coûtent donc,
32:11par définition,
32:13cher à l'État
32:14et à la collectivité
32:15au lieu de les faire
32:16travailler.
32:17Là aussi,
32:18il y a quelque chose
32:18à aller chercher.
32:19Mais moi,
32:21ce qui m'inquiète le plus,
32:22c'est qu'effectivement,
32:22on voit tous
32:23avec un peu de bon sens
32:24et sans faire
32:25du café du commerce,
32:26pardon Philippe,
32:27c'est pas...
32:29Et pourtant,
32:30il est très important
32:31au café du commerce
32:32et j'y vais beaucoup.
32:33Mais on voit tous
32:34qu'il y a des mesures
32:35de bon sens
32:36qui s'imposeraient.
32:37Quel est le parti politique
32:39aujourd'hui
32:39qui les propose ?
32:40Quel est le candidat
32:41à la présidentielle
32:42qui vous semble
32:42aujourd'hui réunir ?
32:44Moi, j'ai envie
32:44de voter pour Benoît.
32:47Benoît, président !
32:50Président, je ne sais pas,
32:51mais pour Philippe aussi.
32:53Ce que je veux dire par là,
32:54c'est qu'aujourd'hui,
32:56on a l'impression
32:57que toutes ces...
32:58Enfin, il n'y en a aucun
32:59qui est prêt
33:00à prendre le dossier
33:01vraiment à bras-le-corps.
33:03D'abord, il est détonnant
33:04le dossier.
33:05Si vous n'êtes pas d'accord,
33:06mais il est impopulaire
33:07le dossier.
33:08Ah ben ça !
33:08Donc, quand vous faites
33:09la politique,
33:10vous devez être populaire.
33:11C'est schizophrénique
33:12la situation.
33:13On va peut-être vraiment
33:15finir avec la BCE
33:16et le FMI.
33:16D'ailleurs, vous avez entendu
33:19la directrice du FMI
33:20tire la sonnette d'alarme
33:22aujourd'hui.
33:22On va en parler
33:22dans quelques instants
33:23parce qu'on parle
33:24du budget justement
33:25avec toujours le PS
33:26en embuscade
33:27prêt à dégainer
33:29son cortège de taxes.
33:30Je vois que ça fait sourire
33:31Benoît Perrin.
33:32Notamment sur les gros héritages.
33:34Est-ce que c'est souhaitable
33:35ou non ?
33:35On en parle
33:36dans quelques instants
33:36sur Sud Radio.
33:41À vous de le dire
33:42avec Pascal Bataille,
33:43Philippe Coye,
33:44Benoît Perrin.
33:45Est-ce qu'il faut faire
33:46les poches
33:46des gros héritages ?
33:48Puisque c'est l'idée
33:50qu'a le parti socialiste
33:51alors que les députés
33:54discutent du budget.
33:55vous le savez
33:55la partie recette du budget
33:57une motion de censure
33:58a été déposée par le PS
33:59elle a été rejetée
34:00par le Rassemblement National
34:02il y aura donc
34:03des discussions
34:04et parmi ces discussions
34:05est-ce qu'il faut
34:05davantage taxer
34:06l'argent que l'on reçoit
34:08pour moins taxer
34:09celui que l'on gagne ?
34:10Vous avez deux heures
34:11Pascal Bataille.
34:12Ah ben écoutez
34:13non je ne vais pas
34:14prendre deux heures
34:15je vais vous dire
34:16tout simplement
34:16oui très vite
34:17oui oui bien sûr
34:18pour moi il faut taxer
34:21davantage les gros héritages
34:22alors qu'est-ce qu'on met
34:23derrière gros ?
34:24Vous avez des enfants ?
34:24Oui j'ai des enfants
34:26bien sûr j'en ai quatre
34:27Vous serez prêt
34:28à être taxé sur
34:29votre héritage ?
34:30Oui oui tout à fait
34:30on ne sait pas le montant
34:32les gros héritages
34:32ce que c'est exactement
34:33tout dépend de ce qu'on met
34:34derrière gros
34:36et pour moi gros
34:38je vais dire très gros
34:39Donc pas vous quoi
34:40Ah oui mais
34:42ça c'est-à-dire la réponse française
34:45mais pour les autres
34:46Non non non
34:46moi je veux bien en faire partie
34:49ce n'est pas le sujet
34:51ce que je veux dire
34:52c'est que je ne veux pas
34:53que ce soit le monsieur
34:56ou la dame
34:57qui a travaillé toute sa vie
34:58qui a une petite maison
34:59à transmettre à ses enfants
35:01etc.
35:01Voilà
35:02effectivement moi je me considère
35:03comme un privilégié
35:05et je veux bien
35:05et je n'ai aucun souci
35:07à ce que mon héritage
35:08soit taxé
35:09Je vous rassure il va l'être
35:10Mais je pense
35:11Oui oui
35:12Déjà
35:12Il l'est déjà
35:13Mais je pense qu'effectivement
35:15il y a des très gros héritages
35:16parce que
35:17Ok Philippe
35:18je veux bien qu'on dise
35:20c'est toujours la même
35:21enfin il y a quand même
35:23on sait à quel point
35:24les milliardaires
35:25se sont enrichis
35:26depuis
35:27dans les dix dernières années
35:28de façon totalement disproportionnée
35:31par rapport au reste de la population
35:32Vous avez passé quand même
35:33l'un et l'autre
35:34un bon moment tout à l'heure
35:35à dire à quel point
35:36la France est en difficulté
35:37à quel point
35:38la population
35:39une grande partie
35:40de la population souffre
35:41il y a un moment
35:41où il faut bien aller chercher
35:42l'argent quelque part
35:43Moi je veux bien qu'on dise
35:44tout le temps
35:45Mais on ne sait pas
35:46où le trouver
35:47on a parlé avec Donor
35:48tout à l'heure
35:49on ne sait pas
35:49où trouver l'argent
35:50Je crois que Raphaël Buxman
35:51c'est au-delà de 2 millions
35:52de mémoires
35:53au-delà de 2 millions
35:55d'euros de patrimoine
35:56Je ne saurais pas
35:58je ne saurais pas
35:58mettre le chiffre
35:59pour moi c'est un peu faible
36:00c'est un peu bas
36:01effectivement
36:02Vous voyez ?
36:03Mais oui
36:03mais ce n'est pas pour m'en extraire
36:05je pense que c'est trop bas
36:062 millions
36:07oui mais je pense qu'il faut taxer
36:08beaucoup plus
36:09en revanche
36:09des héritages
36:10qui sont bien plus importants
36:12que ça
36:12et encore une fois
36:15je ne saurais pas dire
36:16combien ça peut rapporter
36:18mais on est en train
36:19de dire partout
36:19qu'il faut aller chercher
36:20de l'argent
36:20on ne sait pas où le trouver
36:22Ils espèrent 10 milliards d'euros
36:23le parti socialiste
36:2510 milliards d'euros
36:26ce n'est pas rien
36:27quand le premier ministre
36:29en cherche 60 actuellement
36:30Vous êtes fort agréable
36:32mais là pour le coup
36:33vous êtes désagréable
36:34ça commence mal
36:36Comment cautionner
36:37aujourd'hui
36:38encore
36:39de la fiscalisation
36:41c'est très démago
36:42de dire
36:42on va le faire pour les gros
36:43d'ailleurs vous dites
36:43pas 2 millions
36:45un peu plus
36:45parce qu'éventuellement
36:46je suis dans la fourchette
36:47Moi je dis
36:48je veux être dans la fourchette
36:49je ne veux pas m'en extraire
36:50Ceux qui aujourd'hui
36:51réfléchissent uniquement
36:52pour le budget
36:53à créer de nouvelles taxes
36:55que ça soit sur l'héritage
36:56que ça soit sur les produits sucrés
36:58que ça soit sur le tabac
36:59le parti socialiste
37:00est un adepte
37:01de la création de taxes
37:02sur des produits
37:04qui le sont largement
37:05déjà aujourd'hui
37:06Je ne crois pas
37:06qu'aujourd'hui
37:07l'héritage
37:07peut faire l'objet
37:08à nouveau
37:09de fiscalisation
37:11de taxation supplémentaire
37:12parce que ce que vous transmettez
37:14a déjà fait l'objet
37:15et je parle sous contrôle de Benoît
37:16de certains prélèvements
37:19vous avez un héritage
37:20c'est-à-dire
37:21vous avez un capital
37:21On taxe jusqu'à 45%
37:23à des très hauts
37:23qui a été déjà fiscalisé
37:24que vous avez
37:25je parle sous contrôle de Benoît
37:26largement amené
37:27à la contribution
37:28du bien public
37:29Mais c'est le cas aussi
37:30quand vous faites
37:30la création sociale
37:31Pour la démago
37:32de quelques-uns
37:33milliardaires
37:34qui se sont enrichis
37:35partout dans le monde
37:36de toute façon
37:36l'exemple est le même
37:38il y a aujourd'hui
37:38un fossé qui se creuse
37:39entre les super riches
37:41et les classes moyennes
37:42qui sont aspirées
37:43Je ne dis pas
37:45bien évidemment
37:45les classes moyennes
37:46qui sont aspirées
37:47vers le bas
37:48il y a des gens
37:49qui s'enrichissent
37:49ça a toujours été comme ça
37:50malheureusement
37:51dans les conflits
37:51les riches sont encore plus riches
37:53et les pauvres
37:54deviennent encore plus pauvres
37:55mais aujourd'hui
37:56taxer quelque chose
37:57vous allez transmettre
37:58votre appartement
38:00dont la plus-value
38:01a été spéculative
38:02au gré des années
38:03vous pensez
38:04à la personne
38:05qui a une maison
38:06à l'île de Ré
38:06et c'est souvent le cas
38:08qui aujourd'hui
38:08se retrouve à l'ISF
38:09parce qu'il a un bien
38:11c'est pas lui
38:12qui l'a estimé
38:13qui va avoir
38:14une certaine valorisation
38:15il va être taxé
38:16d'ISF
38:16il va donner à ses enfants
38:18il va être amené
38:19à cette contribution
38:20non je pense pas
38:21qu'aujourd'hui
38:21réfléchir au bien de l'État
38:23c'est réfléchir
38:24à plus de fiscalité
38:25Benoît Perrin
38:26la France
38:27sauf erreur de ma part
38:28est le pays
38:28qui taxe le plus
38:30d'une manière générale
38:31d'ailleurs
38:31mais aussi
38:32au niveau des héritages
38:33c'est déjà le cas
38:34ne serait-ce qu'en valeur absolue
38:35c'est-à-dire que vous prenez
38:36l'ensemble des impôts
38:37de transmission
38:37transmission c'est quoi
38:38c'est succession et donation
38:40succession évidemment
38:40c'est quand vous donatez
38:41de quelqu'un qui est décédé
38:42donation c'est un don
38:44dont vous bénéficiez
38:45alors que celui
38:46qui vous donne cet argent
38:47est encore vivant
38:47si vous prenez l'ensemble
38:49de cet argent-là
38:49c'est à peu près 20 milliards
38:5020 milliards
38:51c'est quasiment
38:52donc c'est 45%
38:53de l'ensemble
38:54des sommes collectées
38:55par les autres pays
38:57de l'Union Européenne
38:58sur les successions
39:00et les donations
39:00donc vous voyez en somme
39:01la France
39:02c'est quasiment
39:03donc 50% en somme
39:05de ce qui est collecté
39:06au niveau européen
39:06donc c'est absolument démentiel
39:08deuxièmement
39:09il me semble que
39:10plutôt que d'être obsédé
39:12par cette répartition
39:13on devrait être obsédé
39:14par la création de richesses
39:15qu'est-ce qui fait
39:16qu'aujourd'hui
39:16on a plus de chances
39:17de s'enrichir par l'héritage
39:19que par le travail
39:20précisément parce que
39:21le travail est trop taxé
39:22et le travail
39:23n'est pas assez valorisé
39:24et il me semble
39:25que nos responsables politiques
39:26devraient être obsédés
39:27par la question
39:27de comment on fait
39:28pour créer davantage de richesses
39:30comment on fait
39:30pour que des gens
39:31qui innovent
39:33qui bossent beaucoup
39:34puissent s'enrichir
39:35vraiment de manière
39:36très importante
39:37et aujourd'hui malheureusement
39:38l'obsession d'une partie
39:39de l'Assemblée Nationale
39:40c'est de se dire
39:41bon ben on a un gâteau
39:42qui rétrécit
39:43comment on va faire
39:44pour le diviser
39:45dans des parts
39:45encore plus égales
39:46qu'aujourd'hui
39:47il faut absolument
39:48augmenter le gâteau
39:49et troisièmement
39:50pour les gens
39:51qui sont gênés par l'argent
39:52qu'ils ont
39:52ou dont ils héritent
39:54qu'ils le donnent
39:55à l'État
39:56alors vraiment
39:57si vous ne voulez pas
39:58de l'argent de vos parents
39:58qui ont beaucoup travaillé
39:59n'hésitez pas
40:00en revanche
40:02permettez quand même
40:03de décider
40:04de donner
40:05le fruit de leur travail
40:07à leurs enfants
40:07plutôt que de le donner
40:08à un État
40:09qui gère globalement
40:10mal l'argent des Français
40:10d'ailleurs c'est ce que font
40:11beaucoup de milliardaires américains
40:11on peut poser aussi
40:12ce qui gagne de l'argent
40:13en travaillant
40:14les gens auxquels
40:15vous faites certainement
40:16référence Pascal
40:16ce sont des gens
40:17qui créent de la richesse
40:19qui ont pris des risques
40:20qui créent certainement
40:21des envieux aujourd'hui
40:23je suis d'accord avec Benoît
40:25je sais
40:26on mélange
40:26pardon
40:27mais on s'engage
40:28on prend des risques
40:28partageons la valeur
40:30de la richesse
40:30je ne suis pas sûr
40:31que le fils Pileau
40:32le fils Arnaud
40:33ils prennent des risques
40:33tous les jours
40:34et ils mettent
40:35sa santé financière
40:36et celle de sa famille
40:38pour trois générations
40:39en danger
40:40moi je le fais
40:42d'accord mais pas ceux
40:44donc arrêtez avec ce discours là
40:46sur les gens
40:47qui créent de la richesse
40:48parce que le système
40:50le système boursier etc
40:51c'est de l'argent
40:52qui se crée tout seul
40:53et ça ne se répartit pas
40:56et ça ne ruisselle pas
40:57contrairement à ce que nous avons
40:58il y a un vrai risque
40:59il y a un vrai risque
40:59qu'ils aillent ailleurs
40:59vous avez vu l'Italie
41:01fait tout pour les attirer
41:02il n'y a pas de droits
41:02de subvention
41:03il y a un forfait
41:03je n'y crois pas
41:04je finis juste
41:07sur ce que disait Benoît
41:08parce que ça me semble important
41:11effectivement
41:12vous dites
41:12qu'il faut
41:15réinjecter
41:15de l'argent
41:16dans le travail
41:16etc
41:17pardon mais
41:18devenir
41:18être le plus riche
41:19du cimetière
41:19ça ne profite pas
41:21à la collectivité
41:22si vous taxez davantage
41:24les gros
41:24gros héritages
41:26vous poussez ces gens-là
41:27au lieu de thésauriser
41:28à consommer
41:29à investir
41:30à s'impliquer plus
41:31dans l'économie
41:31et c'est aussi une façon
41:33vertueuse
41:34semble-t-il
41:35de ramener l'argent
41:36là où il doit être
41:36parce qu'elle est
41:37demande à nos amis
41:38d'Elges
41:38s'ils sont prêts
41:39à fiscaliser plus
41:40les héritages
41:40et les donations
41:42et les suédois
41:43il n'y a pas de droits
41:43effectivement
41:43ceux qui ont beaucoup d'argent
41:45les gens que vous avez cités
41:46Pascal
41:47sont des gens
41:48qui ont les moyens de partir
41:49donc on ne va pas faire
41:50du chantage facile
41:51mais malgré tout
41:52moi je n'ai pas les moyens
41:52de partir
41:53vous probablement
41:53vous n'avez pas les moyens
41:54de partir
41:54autour du micro
41:55on n'a pas les moyens
41:55de partir
41:55donc s'ils partent
41:56c'est nous qui allons devoir
41:57payer l'addition
41:59mais qu'ils n'aient plus
42:00le droit de revenir
42:01se faire soigner
42:01quand ils sont malades
42:03ils ont les moyens
42:03de se faire soigner ailleurs
42:04et deuxièmement
42:05je préfère des entreprises
42:07familiales
42:07à des entreprises
42:08qui sont gérées
42:09par des fonds d'investissement
42:10donc je vais vous dire
42:10je pense qu'au contraire
42:12il faut soutenir
42:13les entreprises familiales
42:15pour que justement
42:18elles perdurent
42:18des générations en générations
42:19parce que l'avantage
42:20des entreprises familiales
42:21c'est qu'elles ont
42:22une vision de long terme
42:22contraire à mon fonds d'investissement
42:24qui demande des taux de rentabilité
42:26très très très
42:27vous ferez comme les américains
42:29Warren Buffett
42:30vous voyez
42:30il déshérite ses enfants
42:31Bill Gates
42:31c'est pareil
42:32mais moi je trouve ça très bien
42:33on ne peut pas le faire en France
42:34il faut qu'il se débrouille
42:35bon on se retrouve demain
42:36c'est un sujet
42:37qui fait parler
42:38les héritages
42:38ça suscite les passions
42:40mon cher Péricault
42:41je suis contente de vous voir
42:43c'est ma chère Stéphanie
42:44je vais vous garder
42:44avec moi dans cette mission
42:45parce que de 13 à 14h
42:46je reçois Eric Nolot
42:47qui a écrit
42:48le jour où je suis devenu au QTF
42:49les français sont-ils réfugiés
42:51chez eux
42:51c'est une nouvelle donne
42:53et je pense qu'on pourra ouvrir
42:54le débat
42:55je commencerai par dire
42:56un petit mot
42:57dans mon humeur
42:57sur le fait que
42:59Bercy nous a cassé
43:00le grand budget
43:01le troisième budget de l'Etat
43:03qui est la retraite des fonctionnaires
43:04et puis à 12h
43:06je recevrai Pierre Larouturou
43:07pour savoir si la France
43:08doit payer
43:09encore ce qu'elle doit à l'Europe
43:10est-ce qu'elle peut encore la payer
43:1130,9 milliards
43:12ça a été l'objet
43:13d'un débat
43:14ça fait cher
43:14est-ce qu'on pourrait garder
43:15cet argent pour nous
43:16on aimerait bien
43:17voilà
43:17parce qu'on en a bien besoin
43:18je crois que monsieur
43:19monsieur Lecornu a besoin
43:20de cet argent
43:21peut-être
43:22il me semble
43:22bonne émission mon cher Perigo
43:24comme ça il nous en prendra un mois
43:25à demain
43:2710h
43:27à vous le dire
43:28sur Sud Radio