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  • il y a 21 minutes
Avec Yves D'Amécourt, Jean Pierre Denis, Lucas Planavergne

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##DEBATS_AVDLD-2026-09-24##

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Transcription
00:00Et avant de passer à nos débats, cette petite annonce, nous diffuserons ce soir sur Sud Radio en direct entre
00:0620h et 21h, l'interview d'Emmanuel Macron.
00:10Anthony Martin Smith animera l'émission en direct avec des auditeurs pour réagir aux éventuelles annonces.
00:17Bon, on ne sait pas s'il y aura vraiment des annonces probantes, mais enfin vous pouvez réagir 0800 26
00:22300 300.
00:24C'est le cas aussi avec nos débats, vous le savez, c'est votre émission puisque l'actualité c'est
00:29avant tout ce que vous vivez et pas ce qu'on commente.
00:42Nous sommes aujourd'hui avec Yves Damécourt, Jean-Pierre Denis et Lucas Planaverne.
00:48Alors est-ce que le peuple est un leader politique ?
00:50Léon XIV arrive en France demain pour 4 jours, Paris, Lourdes, Metz, des centaines de milliers de personnes attendues mais
00:57au-delà de la ferveur.
00:58Est-ce que vous écoutez toujours ce que dit le pape ?
01:01Est-ce qu'il doit finalement se mêler des grands débats politiques de notre époque ?
01:05Immigration, pauvreté, guerre, fin de vie.
01:08Le pape en tout cas prend position, est-ce que c'est son rôle ?
01:11Et quand vous êtes catholique, est-ce que vous êtes tenu d'être d'accord avec lui ?
01:15C'est vrai, prenons le sujet de l'immigration, on sait que c'est difficile aujourd'hui de gérer cette
01:21immigration massive.
01:23Beaucoup de Français pensent qu'il faut la contrôler, beaucoup de Français même catholiques.
01:27Alors que finalement le pape leur dit, ben non, il faut prendre nos responsabilités.
01:32Il a encore tweeté la veille de son arrivée en France, la responsabilité par rapport aux jeunes migrants notamment.
01:39C'est une question difficile, Jean-Pierre Denis.
01:43Politique, ça dépend de ce que vous appelez politique.
01:45En vous écoutant, je me posais la question, je me disais, est-ce que c'est un politicien ?
01:49Est-ce qu'il débarque dans le débat politique ?
01:52Non, il ne l'a pas fait, il ne le fera pas.
01:55Il se tient d'ailleurs soigneusement à l'écart.
01:57Ce sont des questions politiques ça.
01:59Attendez, on l'a vu même face à Trump, il a toujours essayé de ne pas tomber dans ce piège
02:05-là.
02:06Est-ce que sa parole a une portée sur la façon dont le monde tourne ?
02:13Oui, bien sûr, il parle de choses qui concernent l'humanité tout entière et pas seulement les catholiques.
02:19Mais il faut faire la différence.
02:20Par exemple, vous avez évoqué le sujet des migrants.
02:24Il n'a pas de propos, il n'a pas tenu ses prédécesseurs non plus.
02:28Le pape François, c'est peut-être un petit peu moins clair, mais il ne tient pas des propos d
02:34'ordre politique
02:34pour savoir quelle doit être la politique migratoire de la France.
02:37Non, mais il dit, pardonnez-moi Jean-Pierre, hier au Vatican, il appelait à la responsabilité de chacun
02:42face aux enfants et aux adolescents migrants, demandant que ces jeunes soient toujours protégés et pris en charge.
02:47C'est une façon de faire de la politique, puisque ça ne vous a pas échappé les débats des candidats
02:54à la présidentielle.
02:55Ça, c'est l'évangile, excusez-moi, c'est l'évangile.
02:58L'évangile, c'est peut-être de la politique ?
03:00Oui, parce que l'évangile, la religion, c'est pas seulement, c'est ça le sujet en fait,
03:04la religion, c'est pas seulement du culte, une prière dans une église.
03:07On a une vision un peu étriquée de la religion, ça serait quelque chose qui appartiendrait juste à la sphère
03:12privée.
03:12Non, la religion, c'est ce qui justement relie les hommes entre eux et les hommes à Dieu.
03:16Donc, elle a une dimension publique, elle a une dimension politique.
03:19En outre, le pape, c'est aussi un chef d'État.
03:21Ce chef d'État du Vatican, il fait d'ailleurs une visite qui n'est pas une visite d'État,
03:26mais qui est quand même une visite officielle.
03:28Donc, il a une parole publique.
03:29Mais moi, ce que j'observe justement, contrairement peut-être à ce que vous laissez entendre,
03:33c'est que jusqu'à présent, il n'y a pas eu vraiment de polémique qui accroche.
03:39C'est-à-dire que son message, justement, tout le monde a compris qu'il avait un message qui était
03:42un peu au-dessus.
03:43Après, chacun prend ses responsabilités, vote comme il veut, pense comme il veut.
03:46Mais il a un message qui est quand même un peu au-dessus.
03:49Et excusez-moi, mais je trouve que ça fait un peu de bien, justement.
03:51Je suis d'accord.
03:53Et d'ailleurs, j'ai envie de vous dire, ça serait le candidat à la présence de ciel rêvé.
03:57Et finalement, il a une vision.
03:58Il nous parle de l'intelligence artificielle.
04:01Il a appelé d'ailleurs très vite dans sa première encyclique à la protection de la personne humaine à l
04:05'ère de l'intelligence artificielle.
04:07Il parle de la fin de vie, il parle des sujets comme l'immigration.
04:11Il a en effet une hauteur de vue, mais c'est dans tous les programmes des candidats à la présidence.
04:17Vous évoquez aussi la fin de vie.
04:19Il y a une loi qui a été votée, qui suscite les critiques, l'opposition de toute la hiérarchie catholique.
04:29Pour autant, il y a eu aussi des demandes d'un certain nombre de personnes pour dire,
04:33attention, le pape ne peut pas venir juste après l'adoption de cette loi, ça serait cautionner cette loi, etc.
04:37Je trouve que la façon dont ce pape se situe sur tous ces sujets qui sont des sujets polémiques,
04:41c'est justement, il ne rentre pas dans la politique politicienne,
04:46il ne rentre pas dans les instrumentalisations politiques.
04:47Et quand Emmanuel Macron essaie d'en faire un tout petit peu plus pour obtenir un tout petit peu plus
04:52de lui,
04:52il se réfugie dans quelque chose de très simple, il fait le pape.
04:56Le pape, c'est quelqu'un, c'est une autorité morale.
04:59Une autorité morale, c'est une autorité politique.
05:01Non, mais c'est pour essayer de le situer, comme je le comprends.
05:04Quand on est catholique, Lucas Planaverne, c'est vrai qu'on écoute le pape,
05:07et on se dit, mince, je suis catholique, pratiquant, croyant,
05:10et peut-être que je ne suis pas en accord avec tout ce que dit le pape.
05:13Alors, je ne suis pas catholique.
05:14Non, mais je dis quand on est catholique en général.
05:18Non, mais je ne vais pas répéter, mais je suis d'accord avec tout ce qui vient d'être dit.
05:21A mon avis, sa parole a évidemment une portée politique, non une portée politicienne.
05:25On l'a évoqué, le pape prend position, porte la parole de l'Église sur tous les sujets de société.
05:32Et moi, ça ne me choque pas du tout.
05:34Au contraire, maintenant, sa venue, sa simple présence en France est politique.
05:38Et ça, en tout cas, je vais me détacher du pape en lui-même,
05:41mais on peut le voir au défilé politicien de responsables politiques qui vont assister à sa venue.
05:48Et là, c'est intéressant à analyser, parce que qu'est-ce qu'on constate ?
05:52On constate qu'il y a l'intégralité de la droite, des responsables politiques de droite,
05:55et il n'y a pas une personnalité politique française de gauche pour recevoir le pape.
06:01Et pourtant, ils ont des points communs.
06:03Dites-moi, parce que je...
06:04Ah, c'est pas vrai.
06:04Le maire de Saint-Denis, le maire de Saint-Denis...
06:07Ah oui, c'est protocolaire.
06:08C'est protocolaire.
06:09Il est au Stade de France.
06:09Le maire de Saint-Denis, il est au Stade de France, c'est protocolaire.
06:12Oui, mais tout est protocolaire.
06:13Je suis désolé, les invitations qui ont été lancées, par exemple, aux parlementaires,
06:18l'Église catholique a invité, par courtoisie républicaine,
06:22c'est un peu la tradition républicaine,
06:23elle a invité les parlementaires de tous bords.
06:26Bien sûr, mais vous remarquez qui a répondu à l'invitation.
06:29C'est ça que je veux dire.
06:30Alors, je ne sais pas qui sera là exactement.
06:31Et bien, la liste est sortie.
06:32Et je vous le dis, on a évidemment Bruno Retailleau,
06:34on a Marine Le Pen, on a Éric Zemmour,
06:36ça va être un faux, Jordan Bardella.
06:39On a également des personnalités du gouvernement,
06:42ou de la majorité.
06:43C'est étonnant, parce que regardez, samedi, le pape se rendra à la maison Bakhita,
06:47c'est un centre d'accueil de migrants à Paris,
06:49ça devrait être en totale adéquation avec les idées de gauche,
06:52et pas forcément de droite.
06:54Jusqu'à Olivier Faure, ils ont annoncé qu'il ne viendrait pas voir le pape.
07:01Bakhayoko, encore une fois, c'est protocolaire,
07:02et je voulais juste faire un point.
07:03C'est plus que protocolaire, écoutez ce qu'il a dit.
07:05Il a tenu un discours extrêmement positif.
07:07Et d'ailleurs, je pense que ça...
07:08Par ailleurs, on prend à discuter,
07:09parce que pour lui, ça lui met un coup de projecteur énorme, inattendu.
07:12C'est sûr, que ce soit un politicien, pour le coup,
07:14qui fasse ses calculs, ça, je n'en doute pas.
07:17Mais ce qu'il a dit, sur le fond,
07:19j'ai lu attentivement l'interview qu'il a accordée à la vie,
07:23c'est plutôt...
07:24D'abord, c'est à la fois très républicain,
07:27et c'est très positif.
07:28Et d'ailleurs, je pense que ça a bien ennuyé
07:30une grande partie de ses amis de LFI,
07:32qui auraient très volontiers tapé sur cette visite,
07:35mais qui, du coup, sont obligés de rester sur une certaine réserve.
07:37Et c'est le seul point que je voulais ajouter,
07:38parce qu'évidemment, ces personnalités de gauche
07:40qui n'assisteront pas vont évoquer la laïcité.
07:43La laïcité, oui.
07:43Évidemment.
07:44Leur position peut se défendre.
07:45C'est dommage qu'elle se défend un peu moins
07:47quand de nombreux élus de gauche,
07:48on connaît les exemples,
07:49vont par exemple s'afficher avec des imams
07:52pour rompre le jeûne lors du Ramadan.
07:54Voilà.
07:54Des élus communistes, notamment, ou socialistes,
07:57font fréquemment ça.
07:58Donc, voilà.
07:59Il ne faudrait pas qu'il y ait une laïcité à des vitesses.
08:01Yves Damigol, je ne vous ai pas entendu.
08:03En fait, quand le pape a choisi son prénom, Léon,
08:08on savait que ce serait un pape
08:10qui s'inscrirait dans une tradition.
08:13Après Léon XIII, qui avait écrit au XIXe siècle,
08:16au moment de l'industrialisation,
08:18l'encyclique Rerum Novarum, nouvelle question.
08:20Et en fait, le pape Léon XIV,
08:23avec son encyclique sur l'intelligence artificielle,
08:25fait un Rerum Novarum numéro 2.
08:27Nouvelle question.
08:28Puisqu'en fait, on en parlait tout à l'heure,
08:30l'intelligence artificielle est à notre société d'aujourd'hui,
08:33ce que l'industrialisation a été à la société du XIXe siècle.
08:36Donc, on savait qu'il allait poser des questions.
08:39Il pose plus des questions qu'il n'apporte de réponse.
08:41Et il est dans son rôle.
08:43Voilà.
08:44Il nous ramène aux textes fondamentaux, l'Évangile.
08:46L'Évangile, c'est la Bible, c'est la première des philosophies.
08:50Et donc, le pape, il est philosophe.
08:51Il nous ramène à notre condition humaine.
08:53Il nous fait nous poser des questions.
08:55Il nous interroge sur la dignité de l'homme.
08:58La religion, les chrétiens,
09:00ils ont inventé une nouvelle référence.
09:04C'est-à-dire que l'homme ne dépend plus du gouvernement,
09:06ne dépend plus du chef d'État.
09:08Il ne dépend pas du roi.
09:09Il ne dépend pas du président.
09:10Il est en relation directe avec Dieu.
09:11Mais ce que je veux dire, c'est que ce sont des sujets...
09:13Ce n'est pas de la politique politicienne.
09:15Ce n'est pas du tout ce que je dis.
09:16Et ce n'est pas du tout une critique à l'endroit du pape
09:18ou de la papotée, bien évidemment.
09:20Mais ce sont des sujets éminemment politiques.
09:22La fin de vie, l'avortement, l'immigration...
09:25Comment on se positionne par rapport à ces questions ?
09:27C'est ce qu'on voit dans tous les partis politiques.
09:31Je vais éviter de faire ce que je déteste en général,
09:33c'est-à-dire de commenter à l'avance les propos qu'il a tenus
09:36et qu'il ne tiendra peut-être pas.
09:37Donc, on va le laisser d'abord parler.
09:39Mais j'observe que sa façon d'aborder les sujets...
09:41Moi, j'ai regardé très attentivement.
09:43J'ai suivi le voyage qu'il a fait récemment en Espagne.
09:46C'est-à-dire qu'il a une vraie parole.
09:48Mais il n'a jamais un propos polémique.
09:51Il ne cherche pas à la petite phrase.
09:52Ce n'est pas ce que j'ai dit.
09:53Non, mais je ne sais pas ce que vous avez dit.
09:54Mais je veux dire, c'est par rapport peut-être à ce qu'on a pu reprocher
09:58à son prédécesseur, à François,
10:00qui ne détestait pas la polémique, la petite phrase,
10:04le truc qui fait un petit peu choc.
10:06Ou Jean-Paul II, quand on remonte plus longtemps en arrière,
10:10donc on remonte à 35-40 ans en arrière,
10:12Jean-Paul II qui avait parfois des propos chocs,
10:15par exemple sur l'avortement, il parlait de culture de mort.
10:17Donc aujourd'hui, on a un pape qui essaie de faire baisser,
10:20je crois, à la température, on parle de réchauffement climatique,
10:22mais il y a aussi le réchauffement public,
10:25du débat public, qui devient vraiment problématique.
10:28Et je pense que c'est là que c'est un vrai leader spirituel.
10:30Il calme un peu les choses.
10:31On va poursuivre nos débats sur le pape, c'est intéressant,
10:33parce que j'imagine aussi que cette façon de prendre la hauteur,
10:36elle est très attendue.
10:37C'est peut-être pour ça qu'il y a autant de succès,
10:41il y a autant d'attentes, il y a des milliers de Français,
10:43je crois, de mémoire, 250 000 Français
10:45qui ont pris des billets pour les messes, les rendez-vous.
10:48Il y en aura un million à tout.
10:49Pour la messe, j'ai vu passer un chiffre de 250 000.
10:53On peut partir sur 800 000 à 1 million de personnes.
10:55Ça fait rêver, en tout cas, certains leaders politiques,
10:59ça c'est certain.
11:00Il n'y a que Céline Dion qui le concurrence aujourd'hui en France.
11:03On en parle sur Sud Radio dans quelques instants.
11:05N'hésitez pas, vous, à réagir.
11:060 826 300 300.
11:09Sud Radio.
11:11Pointe sur Sud Radio.
11:13Soyez les bienvenus.
11:14Si vous roulez dans votre voiture actuellement,
11:17écoutez-nous sur Sud Radio.
11:19On vous accompagne, en tout cas, trois débatteurs aujourd'hui.
11:21Yves Damécourt, Jean-Pierre Denis, Lucas Planaverne.
11:24On parlait du pape.
11:25Est-ce que c'est un leader politique ?
11:27En tout cas, il y a énormément d'attentes, d'espérances en France.
11:31Jean-Pierre Denis, vous, le spécialiste, ancien journaliste à la vie.
11:36Comment vous expliquez cet engouement ?
11:39Est-ce qu'aujourd'hui, on a besoin de ces discours apaisés plus que jamais ?
11:42Je verrais trois éléments.
11:44D'abord, parce qu'effectivement, c'est un vrai leader spirituel.
11:47En fait, en réalité, c'est le seul qui est capable de parler à tout le monde,
11:51au-delà d'ailleurs des catholiques pratiquants,
11:53dans un monde assez énervé.
11:56Il amène ça.
11:57Deuxièmement, la France n'est peut-être pas aussi déchristianisée qu'on ne le dit,
12:02en particulier qu'on ne le répète dans les médias.
12:05Donc ça, c'est quand même un élément important.
12:06Et puis, troisièmement, il fait le pape.
12:09Et ça faisait longtemps qu'on n'avait pas eu un pape qui venait faire le pape.
12:12Donc il y a une vraie curiosité, il y a une vraie attente.
12:15Voilà.
12:16Donc c'est trois éléments, je pense, qui expliquent ce succès.
12:19Yves Damécourt.
12:20Son discours, il y a quelques mois, devant le Parlement espagnol,
12:23c'est une perle.
12:24Je conseille la lecture de ce discours.
12:26C'est remarquable.
12:27Et l'ensemble des formations politiques étaient debout pour l'applaudir, à la fin.
12:31C'est-à-dire qu'il parle aussi à toutes les formations politiques.
12:34Et donc, les gens qui veulent réduire le pape au lieu de l'écouter,
12:38à mon avis, c'est une erreur.
12:39Et son message, aujourd'hui, les gens manquent de repères, manquent de racines.
12:44On leur coupe les racines en permanence.
12:46Les gens ont besoin de se raccrocher à une parole qui leur permet de retrouver une voix.
12:50Et donc, la voix du pape, à mon avis, sera très écoutée ce week-end.
12:55Je pense que ça va être des émissions qui vont être très suivies à la télévision et dans le monde
12:59entier.
13:00Oui, mais vous ne trouvez pas que les colombes de la paix ont un peu arrêté leur vol ?
13:04Et que, finalement, est-ce que ces paroles ont un écho face aux hommes puissants qui contrôlent le monde
13:11et qui, finalement, ne sont pas aussi raisonnables ?
13:15On aurait pu croire que quelqu'un comme Donald Trump, qui est chrétien,
13:19aurait le respect de la guerre, des hommes, de la paix.
13:24D'ailleurs, c'est son discours d'aller chercher la paix.
13:28Mais, finalement, est-ce que, quand il va repartir au Vatican, qu'est-ce qu'il restera de tout ça
13:34?
13:34Et bien, comme le disait Jean-Pierre Denis, il faut attendre d'abord qu'il ait parlé
13:37et puis ensuite, on verra ce qu'il en reste.
13:39Mais il en restera forcément quelque chose.
13:41Vous ne parlez pas devant un million de personnes sans qu'il en reste quelque chose.
13:45Mais c'est une vraie question.
13:46Mais vous savez, il y avait un pape...
13:50Il y avait un pape, il y a un peu plus de 100 ans, pendant la guerre de 1914,
13:54qui a dit qu'il faut arrêter le massacre.
13:56Bon, on ne l'a pas écouté.
13:57On aurait peut-être dû l'écouter.
13:59Néanmoins, il a parlé.
14:00Et face à l'histoire de l'humanité, ça compte.
14:03Le massacre a eu lieu.
14:04Mais c'est vrai, il ne faut pas attendre d'un pape.
14:05Non, mais j'ai raison, c'était un petit peu l'objet...
14:07Alors, vous l'avez peut-être mieux posé que moi, d'ailleurs.
14:09Non, mais c'était l'objet de ma question de départ, finalement.
14:12Il y a les paroles et, en effet, peut-être les actes qui ne sont pas suivis
14:16par certains chrétiens, comme Donald Trump, par exemple.
14:20Oui, alors, moi, je ne m'aventurerais pas, pardon,
14:21à dire si Donald Trump est chrétien.
14:23J'avoue que j'ai quelques doutes.
14:26Je crois qu'il le revendique, non ?
14:27J'ai quelques doutes.
14:28Oui, mais on peut revendiquer.
14:29Tout le monde peut revendiquer tout et n'importe quoi.
14:31D'ailleurs, c'est son art de revendiquer tout et n'importe quoi,
14:34quand ça l'arrange.
14:35Mais bon, après, je ne suis pas dans sa conscience
14:37et je ne suis pas son confesseur.
14:39Mais les papes ont une parole
14:42et celui qui veut écouter, qu'il écoute.
14:44Je ne veux pas paraphraser l'évangile.
14:46Mais c'est important qu'on ait une conscience morale.
14:49C'est à ça que ça sert.
14:50Donc, effectivement, vous avez raison,
14:52c'est une voie politique,
14:53mais que ça ne débouche pas sur des changements politiques.
14:55Mais néanmoins, c'est à un autre niveau que ça joue
14:57et je pense que c'est important.
14:59Lucas ?
14:59Non, je suis absolument d'accord.
15:02Le discours du pape, c'est de dire à chacun
15:03que chacun a une conscience.
15:05Par contre, les gouvernements n'en ont pas de conscience.
15:08Ils renvoient le message à chacun de nous.
15:10On va prendre un auditeur qui veut réagir.
15:14Bonjour, mon cher Stéphane.
15:15Vous nous appelez de Bordeaux.
15:16Bonjour, Stéphanie.
15:18Oui, de Bordeaux, tout à fait.
15:20Alors, vous, j'imagine que vous allez peut-être suivre
15:24cette visite du pape.
15:26Pour vous, est-ce que c'est d'une certaine manière
15:28un leader politique, le pape ?
15:32Alors, je ne vais pas forcément suivre
15:33parce que je n'ai pas forcément beaucoup de temps,
15:35mais je suis très, très content qu'ils viennent.
15:37Je suis toujours très content qu'on tient un pape pas très loin.
15:40Et je trouve, je ne suis plus...
15:41Je me définis davantage chrétien que catholique.
15:48Par...
15:48C'est un peu ma personnalité.
15:50Je préfère les...
15:50Je ne suis pas trop fan des grosses institutions,
15:53mais enfin, je trouve ça toujours très frais, moi,
15:55quand on a un pape qui se balade comme ça
15:57et qui vient en France.
15:58Et je trouve que c'est un peu dommage
15:59que Macron fasse sa petite bouderie.
16:02C'est assez ridicule.
16:03Ah, vous pensez qu'il boude, Emmanuel Macron ?
16:06Oui, je pense qu'il fait sa petite boue.
16:08Oui, il fait son petit bouderie.
16:09Alors, il va recevoir le pape.
16:10Et c'est vrai que c'était une visite apostolique
16:13et non pas une visite d'État.
16:16Alors bon, je ne sais pas.
16:16Je lui ai demandé...
16:18Oui, oui, ça n'empêche pas d'être bien élevé, en fait.
16:20Et puis de faire ce qu'il a à faire.
16:23Mais bon, voilà.
16:24Et la question, je ne me souviens plus de votre question, du coup.
16:26Non, mais j'ai...
16:27Ce n'était pas grave.
16:29Je vous demandais si pour vous,
16:31c'était une forme de leader politique, quand même, le pape.
16:35C'est surtout un leader politique
16:37avec effectivement des possibilités de...
16:40Enfin, un leader spirituel
16:41avec des possibilités de s'exprimer
16:42sur différents plans politiques.
16:44Et je trouve que l'Église fait un bon travail
16:49de réformation depuis une dizaine d'années.
16:52Je trouve qu'ils prennent des positions
16:54assez intéressantes
16:55contre la violence ultra-libérale,
16:59contre une certaine injustice
17:00qu'on voit un peu partout,
17:01dans différentes régions.
17:02Enfin, c'est plutôt au frais, tout ça, maintenant.
17:05Voilà.
17:05Vous disiez que vous étiez pas loin du pape,
17:07c'est parce que vous buvez du château Clément,
17:09pape Clément, à Bordeaux ?
17:10À Bordeaux, bien sûr.
17:13Pas assez souvent, en fait.
17:15Vous avez une imagination, mon cher Gilles Gansman,
17:17Le château Clément du pape, vous connaissez pas ?
17:19Oui, bien évidemment que je le connais,
17:20mais j'avais pas fait le rapprochement avec le pape.
17:21Ah bah, il dit qu'il est proche du pape,
17:23le fictient.
17:24Oui, c'est pour vous, je sens que vous avez choisi votre pape,
17:27manifestement, Gilles Gansman.
17:29Merci Stéphane.
17:30Merci beaucoup.
17:31Pape d'Avignon.
17:31Pape d'Avignon, absolument.
17:32Bon, on poursuit nos débats.
17:35Être de gauche, ce n'est pas faire vœu de pauvreté,
17:37justement, et c'est dans le thème.
17:39Qui a dit ça ?
17:40Mathieu Pigasse, l'homme d'affaires,
17:42le banquier, très à gauche,
17:45être ultra-rich et très à gauche,
17:47chercher l'erreur, ou pas d'ailleurs.
17:50En tout cas, le banquier a été épinglé
17:52pour ses vacances sur l'île Moustique.
17:54Alors, 19 nuits dans une villa de 2600 m²,
17:579 suites, 3 piscines, cinéma, tennis,
17:59tarifs publics, 434 000 euros.
18:06Alors, est-ce qu'on peut partager, finalement,
18:09des formes de partage des richesses,
18:11vouloir davantage taxer les riches
18:14et mener soi-même une vie d'ultra-riches ?
18:16Est-ce qu'il faut être en cohérence
18:17avec ce qu'on propose sur le plan politique ?
18:20Bon, la question est ouverte, le cas de la dernière nuit.
18:22Pour moi, il est évident qu'on peut être riche,
18:25même très riche, et de gauche,
18:27tout comme on peut être pauvre,
18:28et très pauvre, et de droite.
18:29C'est même, à mon avis, le propre
18:30de la pensée politique,
18:32de s'extraire de ses déterminismes
18:34et de penser la cité.
18:36Donc, je laisse à Mathieu Pigasse,
18:39son corps acteur de gauche,
18:40et sa volonté d'être de gauche.
18:40Maintenant, est-ce qu'on ne s'ouvre pas
18:43quand on se revendique de gauche,
18:47et même de gauche radicale,
18:50aux critiques,
18:52lorsque nos vacances luxueuses
18:55sortent dans la presse ?
18:57Évidemment, c'est de bonne guerre.
18:59Maintenant, la question aussi,
19:00c'est de savoir de quoi parle-t-on
19:03quand on parle de gauche et de droite ?
19:05Parce que parle-t-on d'économie
19:06ou parle-t-on, finalement, de sociétale ?
19:08Parce que Mathieu Pigasse...
19:09Lui, il dit, je suis riche
19:10et je considère que les plus riches
19:11doivent contribuer plus.
19:12Il n'a qu'à inviter, d'ailleurs,
19:14tous les pauvres sur son île.
19:15Il est aussi, par exemple,
19:16pour la hausse du SMIC,
19:17il défend la hausse du SMIC, etc.
19:19S'il était réellement candidat
19:20à la présidentielle,
19:21comme parfois on le chuchote,
19:22j'aimerais quand même voir...
19:23Il ne se ferme aucune porte.
19:25Concrètement, son programme économique.
19:26En tout cas, on sait que Mathieu Pigasse
19:27est aussi, d'abord, un homme de gauche
19:30sur le côté sociétal.
19:31On le voit avec ce qu'on voit
19:33à l'antenne de nos confrères
19:35de Radio Nova.
19:36On le voit avec son projet
19:38tout récent depuis du fou de gauche.
19:39C'est comme ça qu'il est présenté
19:41qui met en avant
19:42la diversité française, je cite.
19:44Donc voilà, c'est plutôt
19:45de cette gauche, à mes yeux,
19:47qui est aujourd'hui Mathieu Pigasse.
19:48En tout cas, je n'y vois pas.
19:50Je ne vois pas de rupture
19:51avec son milieu social.
19:56Messieurs ?
19:56Moi, je suis d'accord pour dire
19:58qu'il n'y a pas de lien
19:59entre la fortune personnelle
20:01et les idées politiques.
20:02Il y a beaucoup de gens
20:03très modestes
20:04qui militent dans les partis de droite.
20:06Et on se souvient de Doumingue,
20:08le milliardaire rouge,
20:09qui était un soutien permanent
20:11du Parti communiste.
20:12Et voilà, donc Pigasse
20:13est milliardaire rose,
20:16soutien de la gauche.
20:17Maintenant, moi, je trouve
20:19ces vacances indécentes.
20:21Voilà.
20:21Il faut savoir aussi que
20:23MediaOne,
20:24qui est une entreprise
20:25dans laquelle Mathieu Pigasse
20:26est un des actionnaires majoritaires,
20:28enfin, en tout cas important,
20:30fait un chiffre d'affaires
20:31de plus de 100 millions d'euros
20:32avec le service public
20:33de l'information.
20:34Voilà, donc tout ça,
20:35ça nous ramène
20:36à d'autres sujets.
20:37Mais enfin, bon,
20:38voilà, je suis un peu surpris, quoi.
20:39Et puis, on se déballage.
20:41On poursuit ce débat.
20:430826 300 300,
20:44si vous voulez intervenir
20:46sur Sud Radio.
20:47C'est tout de suite.
20:48Dans quelques secondes,
20:49on se retrouve.
20:50Sud Radio.
20:52Sud Radio.
20:53A vous de le dire,
20:54Stéphanie Demiru.
20:56A vous de le dire,
20:57avec aujourd'hui,
20:57Yves Damécourt,
20:58Jean-Pierre Denis et Lucas,
21:00Plana Vergnes.
21:01On continue nos débats.
21:03Mathieu Pigasse et ses vacances
21:05à 400 000 euros,
21:06peut-on être très riche ?
21:07Et de gauche,
21:08c'est en substance
21:10le thème du débat.
21:12Je vous propose déjà
21:12d'écouter Mathieu Pigasse
21:13qui se défend de ses vacances.
21:15Être de gauche,
21:16ce n'est pas faire vœu de pauvreté.
21:17On n'est pas de gauche
21:18en fonction de son compte en banque,
21:20je continue,
21:20ou de ce que l'on possède.
21:22On est de gauche en fonction,
21:23et c'est là où je veux venir,
21:24de ses valeurs,
21:25de ses engagements,
21:26de ses convictions.
21:28À nouveau, ma vie,
21:30on m'a reproché,
21:31on dit oui,
21:31il dit,
21:32il prend le métro.
21:33Mais oui, vous savez,
21:34à Paris,
21:35je prends le vélo,
21:35je me déplace en métro,
21:37ce n'est pas un certificat de pauvreté.
21:38Ce n'est pas une vie normale.
21:40Je peux,
21:40cher Benjamin Duhamel,
21:41avoir une vie normale
21:42et partir en vacances,
21:43c'est pas pour le jeu.
21:44Il n'existe pas,
21:45jusqu'à preuve du contraire,
21:46de police des vacances.
21:47Il n'y a pas au ministère de l'Intérieur
21:48un bureau des vacances
21:49où vous déposez,
21:50vous,
21:51vos vacances,
21:51avec qui vous partez,
21:52quand vous partez,
21:53et où vous partez.
21:54Bon.
21:54Bon, il assume en tout cas.
21:56On prend le premier auditeur,
21:57Lionel,
21:57qui nous appelle de grâce.
21:58Bonjour Lionel.
21:59Oui, bonjour.
22:00Bonjour à toute l'équipe.
22:01Alors bon,
22:02vous êtes convaincu
22:03par les explications,
22:04vous,
22:04de Mathieu Pigasse ?
22:06Moi, j'aurais été dit,
22:07j'aurais fermé ma gueule.
22:12Concrètement,
22:13le problème,
22:14en fait,
22:14Pigasse,
22:15c'est comme tous les autres
22:16milliardaires qui possèdent
22:16des médias.
22:17Ils se servent de leur puissance
22:18pour leurs affaires,
22:21très clairement.
22:22Qu'il ait quelques idées
22:23de gauche,
22:24machin,
22:24de partage et compagnie.
22:25Bon, très bien.
22:26OK, admettons.
22:27Mais il ne faut jamais perdre de vue
22:28que ces mecs-là,
22:29en fait,
22:31ont une idée de business,
22:32en fait, derrière.
22:33Ce n'est jamais gratuit.
22:34Ce n'est juste pas possible.
22:35Maintenant,
22:36toutes ces politiques de gauche
22:37qu'on a,
22:37quand vous prenez
22:38les Hollande,
22:39les Mélenchons,
22:40tous les députés
22:41et les filles,
22:42par exemple,
22:42qui émargent
22:43à 100 000 euros par an,
22:45c'est très facile
22:46de tenir un discours de gauche
22:47et de partage
22:48quand vous ne partagez pas
22:49vous-même.
22:50Quand vous êtes député européen,
22:52vous avez toute une série
22:52d'exonérations,
22:53vous avez des traits bonifiés,
22:54vous avez...
22:55Donc,
22:56ils ne vivent pas
22:57sur la même planète que nous.
22:58Donc, en fait,
22:58si vous voulez partager
23:00mon pognon à moi,
23:00parce que moi,
23:01je ne suis votre pas gauche
23:01et moi, je ne suis pas trop.
23:03Voilà.
23:03Alors, partager mon pognon à moi
23:04et avoir des bons discours
23:05pour partager mon propre pognon,
23:07je peux comprendre
23:08qui les est.
23:09Partager leur,
23:10je voudrais juste que déjà,
23:11en fait,
23:11ils soient juste à l'équilibre.
23:14C'est-à-dire qu'ils touchent
23:15ce que touche quelqu'un de normal,
23:16tout simplement.
23:17Ça veut dire, Lionel,
23:18dans le fond,
23:18si je traduis votre pensée,
23:19que vous ne les croyez pas sincères
23:21pour vous ?
23:22Bien sûr que non.
23:22Oui.
23:22Bien sûr que non.
23:23C'est ça le problème.
23:24C'est des postures,
23:25ça leur permet,
23:26ça leur permet,
23:27si je veux dire comme ça,
23:28mais ça leur permet
23:28de toucher leur gamelle
23:29tous les mois.
23:30Ils défendent des idées,
23:31des...
23:31Grosse gamelle.
23:32Oui, mais c'est des grosses gamelles,
23:33à plus de 100 000,
23:34c'est des grosses gamelles.
23:34Je vous rappelle que la grosse gamelle,
23:36c'est vous qui la remplissez avec moi.
23:37Donc,
23:38ils mangent très très bien
23:39sur notre dos.
23:40Mais c'est des postures.
23:42Encore une fois,
23:42vous savez,
23:43moi je commence à avoir,
23:44enfin j'ai 49 ans,
23:45je ne me fais plus aucune illusion
23:46sur les politiques.
23:47Il y a quelques gens sincères
23:48quand même,
23:49enfin,
23:50qui présentent une aura
23:52de,
23:53on va dire,
23:54d'honnêteté.
23:55Mais je ne me fais plus
23:56aucune illusion.
23:57Ils courent après leur gamelle.
23:58Ils défendent des choses
23:59qui des fois défient
24:00toute logique
24:01et tout pragmatisme.
24:04Et en fait,
24:04on voit bien
24:05qu'ils ne peuvent pas
24:05aller de l'autre côté
24:06parce que sinon,
24:07ils vont bousiller
24:07tout leur électorat.
24:08Si on va au bout
24:09de votre pensée,
24:10Lionel,
24:10c'est que quand on est de gauche,
24:12on est peut-être
24:12encore plus hypocrite
24:13que quand on est de droite.
24:14Si on va au bout
24:15du raisonnement.
24:16Je pense que oui,
24:17parce qu'au bout d'un moment,
24:18quand vous avez
24:18beaucoup d'argent,
24:19moi j'ai,
24:20alors,
24:20et puis je suis très à l'aide
24:21pour le dire,
24:22j'ai monté ma boîte
24:22il y a 10 ans,
24:23donc j'ai multiplié vraiment
24:29de balles par mois
24:30et aujourd'hui,
24:30j'en touche à 300.
24:31Donc,
24:32si vous voulez,
24:33j'ai toujours été,
24:34là pour le coup,
24:35je suis des deux côtés.
24:36Aujourd'hui,
24:37la France,
24:38moi jamais je partirais
24:39et les impôts que je paye,
24:40j'ai envie de vous dire
24:41tant pis,
24:41je suis à 75% d'imposition
24:42à peu près,
24:43un tout cumulé.
24:46Ça fait mal,
24:47je ne vais pas vous dire
24:48le contraire,
24:49mais parallèlement,
24:51moi je suis un full patriote.
24:53Mon pays,
24:53mon pays,
24:54payer de l'impôt,
24:55de toute façon,
24:55vu comme c'est carnage
24:56en ce moment,
24:57il faut bien que des gens
24:58génèrent de l'argent
24:59pour que le pays aille mieux
25:00et ça ne me gêne pas
25:02intellectuellement,
25:02ça ne me gêne pas spécialement.
25:04Par contre,
25:04j'aimerais que cet argent
25:05soit mieux utilisé.
25:06Ça, c'est un autre point.
25:06Bien sûr,
25:06comme beaucoup de Français.
25:09Gilles Gansouin.
25:09Mais vous ne pensez pas
25:10qu'il a été banquier,
25:11il a fait sa vie,
25:13je joue l'avocat de viable,
25:14il a gagné de l'argent
25:15et puis maintenant,
25:16il se dit,
25:17j'ai envie de m'appliquer
25:18différemment dans mon pays,
25:19j'ai envie de me battre
25:21pour ce pays.
25:22Alors,
25:22peut-être,
25:23il est un peu ostentatoire
25:23et qu'il ne faut pas montrer
25:25l'argent,
25:25mais est-ce qu'à un moment,
25:28il a le droit,
25:30parce qu'il a gagné sa vie,
25:31d'être de gauche
25:32et avoir des conditions de gauche
25:33et puis de se dire,
25:35j'ai rien à perdre
25:36puisque ma vie est faite
25:37et je m'engage en politique.
25:39Est-ce que ça,
25:40ce n'est pas une façon aussi
25:42de penser différemment ?
25:43Lionel ?
25:44Alors moi,
25:45j'entends tout à fait
25:45ce que vous dites
25:46et je partage en plus pleinement
25:47ce que vous dites.
25:48Je pense qu'on peut tout avoir,
25:49on peut tout à fait être blindé
25:51et avoir une notion de partage
25:53quand même évidente.
25:54Mais moi,
25:55je pense quand même
25:55que le pays,
25:56enfin en France,
25:56on est déjà le pays
25:57qui reverse le plus.
25:58Au niveau partage,
25:59je pense que ça y est,
26:00on a déjà le quota.
26:02Qu'est-ce que vous voulez
26:02partager de plus, monsieur ?
26:04Moi, concrètement,
26:04perso pro,
26:05comme je vous l'ai dit,
26:06alors non,
26:06cette année,
26:07j'ai commis un impair,
26:09mais c'était l'année passée
26:10où j'étais à 75%.
26:12Cette année,
26:12en impôts perso pro,
26:14je suis à 70%
26:15de ce que je génère.
26:16Pour vous,
26:16le partage,
26:17c'est quoi ?
26:17C'est 50-50
26:18ou c'est 70-30 ?
26:19Parce que pour moi,
26:20le partage de ce que je génère
26:21tout seul,
26:22sans salarié,
26:23c'est que mon travail pur,
26:2570-30,
26:26c'est plus du partage.
26:28Donc moi,
26:28je veux bien partager,
26:29je veux bien aider des gens
26:30qui soient en difficulté,
26:32qui ont un parcours
26:33professionnel
26:34ou personnel compliqué,
26:35je veux bien les aider
26:36à remonter la pente.
26:36Je ne veux pas payer
26:37pour des gens
26:37qui n'ont pas envie de bosser
26:38parce qu'ils ont décidé
26:39qu'aujourd'hui,
26:39ils faisaient beau
26:40et qu'ils préféraient
26:41ne rien foutre aujourd'hui.
26:42Vous comprenez,
26:43en fait,
26:43la notion de partage,
26:44elle s'entend
26:46dans une réflexion
26:48où tout le monde,
26:48il met du sien
26:49et fait ce qu'il peut
26:50pour contribuer.
26:52Ça ne peut pas être
26:53je partage avec des gens
26:54qui n'auront rien envie de foutre
26:54parce qu'ils ont décidé
26:55aujourd'hui de rien foutre.
26:57Donc,
26:57toutes ces idées,
26:58en fait,
26:58toutes ces belles idées de partage,
26:59elles ont un sens, oui.
27:00Mais je suis sûr que Pigas,
27:02entre les SCI immobilières
27:03qu'il a dû monter
27:04et tout l'arsenal
27:05qu'on a de défiscalisation,
27:07je suis intimement persuadé
27:09que par rapport à sa fortune,
27:10il ne paye pas du tout
27:10ce qu'on paye, nous.
27:11Et vous posez
27:12les vrais et les bonnes questions,
27:14Lionel, en tout cas.
27:15C'est vrai qu'on rappelle
27:16quand même ce chiffre
27:17toujours,
27:1710% quand même
27:18des Français,
27:19des foyers français
27:19payent 75%
27:21de l'impôt sur le revenu.
27:22Donc, c'est vrai
27:23que quand il dit
27:24je considère que les plus riches
27:25doivent contribuer plus,
27:26alors certains peut-être,
27:28en effet,
27:28par des montages fiscaux
27:30s'en sortent mieux.
27:32Jean-Pierre Denis,
27:32on ne vous a pas encore entendu
27:33sur cette question.
27:34C'est intéressant
27:35ce qu'il dit Lionel.
27:36Oui, bien sûr.
27:36Je comprends sa réaction
27:37et d'ailleurs,
27:39c'est tout le problème
27:40parce qu'après,
27:41c'est les mêmes
27:41Mathieu Pigasse et Ami
27:42qui vont dire
27:42mais je ne comprends pas,
27:44il y a une montée du populisme,
27:45il y a un rejet
27:46des hommes politiques.
27:50Évidemment,
27:50il y a un lien.
27:50Moi, ce qui me gêne
27:51dans tout ça,
27:51ce n'est pas qu'il aille
27:52en vacances à l'île Moustique,
27:54grand bien lui fasse.
27:55Ce qui me gêne,
27:55c'est que c'est le même
27:56qui vient après
27:57me faire la morale.
27:59C'est le même
27:59qui est en train
28:00de monter un projet
28:02devant la Basilique Saint-Denis
28:03en 2027
28:05pour nous faire
28:06une sorte de catéchisme
28:08en toque,
28:08pseudo-révolutionnaire
28:09sur le fait
28:11qu'on a
28:12exhumé
28:14les corps
28:15des rois de France
28:16et qu'on les a sortis
28:17de cette basilique.
28:18Il paraît que c'est ça
28:18qu'il faut maintenant
28:19mettre en valeur.
28:21C'est ça qui me gêne,
28:22c'est cette tartufferie en fait.
28:23C'est-à-dire
28:23que quelqu'un
28:24qui est banquier,
28:26très bien,
28:27qui soit banquier
28:28et qui fasse sa fortune
28:29avec des régimes
28:31aussi corrompus
28:32que le Venezuela,
28:33un peu moins bien quand même
28:34et qu'en plus,
28:35ils viennent après
28:36m'expliquer
28:37ce que je dois penser
28:38et me faire la morale.
28:39C'est le problème,
28:40je suis d'accord avec vous.
28:41Parce que vous voyez,
28:41on a parlé du pape tout à l'heure.
28:42En fait,
28:43les gens se sont débarrassés
28:44des curés
28:44parce qu'ils en avaient ras-le-bol
28:45que les curés
28:46leur fassent la morale.
28:47Ils ne supportaient plus ça
28:48et qu'il y avait
28:49une certaine hypocrisie.
28:50Quand vous remontez
28:51à Rabelais,
28:52ça ne date pas d'aujourd'hui.
28:53Il faut être exemplaire.
28:54Maintenant,
28:54ces gens-là,
28:55ce sont eux
28:56qui viennent faire la morale.
28:57il y a un petit problème.
28:59Le soir,
29:00le pape,
29:00il ne prend pas
29:01un bol d'eau chaude
29:02avec du pain raci non plus.
29:04Je pense qu'il a une...
29:05Ah bon ?
29:05Vous pensez qu'il prend
29:06un bol d'eau chaude
29:07avec du pain raci ?
29:08J'étais étonné
29:08que Mathieu Pigasse dise
29:10je n'ai pas fait
29:11vœux de pauvreté.
29:12Ça m'amusait
29:12parce que ça veut dire
29:13que dans son imaginaire,
29:15la référence,
29:15le vœu de pauvreté,
29:16c'est la référence.
29:17Non mais là,
29:18ça reste la culture catholique.
29:19Je trouvais ça
29:20plutôt positif.
29:21Après,
29:22le pape,
29:24il a une vie
29:25assez simple
29:26mais dans un appareil,
29:27dans une institution,
29:28dans un lieu
29:29qui est grandiose.
29:29C'est ça qui est particulier.
29:32Mathieu Pigasse,
29:32pour l'instant,
29:33n'est pas encore
29:33candidat officiel.
29:35Imaginez,
29:35demain,
29:35il est élu,
29:36il va sur son île moustique
29:37à 400 000 euros.
29:38Vous vous souvenez
29:39de Nicolas Sarkozy
29:39sur le lieu
29:41de M. Bolloré.
29:42Ça l'a pourchassé
29:43tout son mandat.
29:44Aujourd'hui,
29:44tout le monde est candidat.
29:45Et même la rotonde
29:46d'Emmanuel Macron
29:47en 2017,
29:48bon,
29:49ce n'était pas extravagant
29:50et pourtant,
29:50des Français n'aiment pas ça.
29:52Sincèrement.
29:53Je ne sais pas
29:54ce qu'on peut avoir
29:54pour 400 000 euros
29:55un mois de vacances.
29:56Franchement,
29:57on parlait autrefois
29:58de la gauche caviar.
29:59Aujourd'hui,
29:59on va parler
29:59de la gauche moustique.
30:01Non, c'est sûr,
30:02435 000,
30:03c'est beaucoup quand même.
30:04En plus de ça,
30:05il faut l'évoquer,
30:06même si,
30:06bien sûr,
30:07c'est toujours
30:07un point inconfortable
30:08pour un journaliste
30:08d'évoquer la compagne
30:09en l'occurrence
30:10d'une personnalité politique
30:12ou d'un millionnaire.
30:13Mais en l'occurrence,
30:14sa compagne,
30:15Mathieu Pigasse,
30:16a publiquement répondu
30:18à nos confrères de Marianne
30:20du Canard Enchaîné
30:20qui ont justement
30:21épinglé ses voyages
30:22et ce qui est intéressant
30:23à souligner
30:24dans sa prise de parole
30:25qui a beaucoup fait réagir,
30:27c'est les mots
30:27qui sont employés
30:28parce qu'elle dit
30:29finalement,
30:30vous êtes des rageux,
30:31vous êtes des jaloux,
30:32nous on fait de la moulade
30:33donc comprendre
30:34pour les jeunes,
30:34nous on fait de l'argent
30:35et finalement,
30:36ça c'est un vocabulaire
30:37c'est très grand
30:38parce que c'est un vocabulaire
30:39très rap,
30:41très hip-hop,
30:42très bling-bling
30:43et évidemment,
30:44ça rompt avec la posture
30:45de Mathieu Pigasse
30:46et j'ajouterais
30:47que ce qui sera
30:48d'autant plus difficile
30:49pour Mathieu Pigasse
30:50surtout s'il devait
30:51se jeter dans l'arène politique
30:53c'est que ses ouailles
30:54des compus de sociologie
30:57dopés
30:57à la pseudo-révolution marxiste
30:59etc.
31:00bien sûr,
31:01ne manqueront pas
31:02de lui rappeler
31:04sa qualité
31:04de millionnaire
31:05et d'ailleurs,
31:06on peut même aller voir
31:06jusqu'à la presse de gauche
31:07parce que les premiers
31:08à avoir épinglé
31:09Mathieu Pigasse
31:10pour son
31:11entre guillemets
31:12double jeu,
31:12double discours
31:13c'est Mediapart
31:13donc on voit bien
31:14qu'en tout cas
31:15à gauche
31:16ils ont ce dilemme-là
31:17en tête
31:18et Mathieu Pigasse
31:18va souvent devoir
31:20batailler contre
31:20vous êtes quand même
31:21réveillé par rapport
31:21à votre première réaction
31:22non,
31:23parce que je pense
31:24qu'il a le droit
31:25de se revendiquer de gauche
31:26et qu'il porte des positions de gauche
31:27maintenant oui,
31:28bien sûr,
31:28on a tous nos contradictions
31:29en tout cas,
31:29il faut être exemplaire
31:30moi vous savez,
31:30je suis de droite
31:31et parfois,
31:32j'ai mes contradictions
31:32parfois,
31:33je dépense 400 000
31:34et c'est fort heureux
31:37alors justement,
31:38puisqu'on parle de la gauche
31:39est-ce qu'elle peut gagner
31:39son LFI
31:40cette gauche socialiste
31:41vous avez certainement
31:42assisté autour de la table
31:44au premier grand débat
31:46hier soir
31:46de la primaire
31:47sociale démocrate
31:49Raphaël Glucksmann
31:50Olivier Faure
31:50Jérôme Gage
31:51Ségolène Royal
31:53et Emmanuel Morel
31:54face à face
31:55on a parlé
31:56des carburants
31:57des salaires
31:58de l'Ukraine
31:59de Gaza
32:00beaucoup de Gaza
32:01d'ailleurs
32:01je suis toujours étonné
32:02à quel point
32:03on parle de Gaza
32:03alors que les Français
32:04n'arrivent pas
32:05à faire le plein
32:06ils en ont parlé
32:07un petit moment
32:08c'est un sujet
32:09qui divise au sein du Parti
32:09avec Jérôme Gage
32:10notamment
32:10qui était dans le débat
32:11on a bien vu
32:11que ça divisait
32:13et justement
32:14ce qui divise aussi
32:15c'est alliance ou non
32:16avec LFI
32:17ça s'est
32:19excité
32:20si j'ose dire
32:20pardonnez-moi
32:21agité
32:21à la fin
32:22vers 23h30
32:24alors est-ce que
32:25ce PS
32:25il peut
32:26espérer
32:27gouverner son LFI
32:28vous les avez suivis
32:30Jean-Pierre Denis ?
32:31attendez
32:31là ils n'en sont pas encore
32:33là à gouverner
32:34c'est un côté surréaliste
32:35ce débat
32:35de gouverner avec
32:36c'est le débat
32:38de la primaire
32:39bon
32:39voilà
32:39on se projette
32:40c'est normal
32:41on ne peut pas leur en vouloir
32:43ils n'en sont pas à gouverner
32:44vous voyez ce que je veux dire
32:44ils en sont très très très loin
32:46donc c'est une question
32:47alors évidemment
32:48par contre je sais
32:49que c'est une question
32:49effectivement ça ne m'a pas échappé
32:50qui clive
32:53on n'a pas eu de surprise
32:54non plus
32:55c'est-à-dire qu'on a
32:55un Olivier Faure
32:56qui a toujours
32:58joué cette ambiguïté
33:00on ne sait même plus
33:01de l'ambiguïté
33:01non mais qui de temps en temps
33:03va faire une petite critique
33:04mais quand même rappeler
33:05qu'ils sont alliés
33:06Jérôme Gage
33:07qui est très très cohérent
33:08bon il n'y a pas de
33:09il n'y a pas de vraie surprise
33:11après il y a toujours
33:12Ségolène Royal
33:12qui a quand même voté
33:14Mélenchon
33:14mais demandé
33:15à proposer
33:16à Emmanuel Macron
33:17d'être sa première ministre
33:19voilà
33:19donc il n'y a pas vraiment
33:20de
33:20il n'y a pas vraiment
33:22de surprise
33:23bon
33:24on continue en débat
33:25dans quelques instants
33:26vous
33:26qu'est-ce que vous en avez pensé
33:27de ce débat
33:28et puis
33:29justement
33:29leur dissension
33:30est-ce qu'il faut ou non
33:31s'accoupler
33:32avec LFI
33:34à vous de le dire
33:350826 300 300
33:37Sud Radio
33:39Parlons Vrai
33:40à vous de le dire
33:41avec aujourd'hui
33:41Ouv
33:42Yves
33:43Demécourt
33:44Jean-Pierre Denis
33:45et Lucas
33:46on se posait la question
33:48de savoir si la gauche républicaine
33:49doit s'allier
33:50avec LFI
33:51ou pas
33:51c'était un peu
33:51la seule différence
33:52hier
33:53alors sachez quand même
33:54que ce débat
33:55sur LCI
33:56a frôlé le million
33:57de téléspectateurs
33:58c'est qu'il y a un intérêt
33:59pour les socialistes
34:01on va prendre un auditeur
34:02Joseph
34:02bonjour Joseph
34:03vous nous appelez de Nîmes
34:04oui bonjour
34:06merci de m'accueillir
34:07avec grand plaisir
34:08vous êtes chez vous
34:10je vous salue tous
34:11et bien sûr
34:12vos auditeurs
34:13bon
34:14mon domo
34:15honnêtement
34:15vous venez de le dire
34:17républicain
34:18l'arc républicain
34:19moi je suis désolé
34:20pour avoir été
34:21PS
34:22fut un temps
34:23alors ça remonte
34:24à très longtemps
34:25moi je ne reconnais plus
34:26le PS déjà
34:27et encore moins
34:28bien entendu
34:28LFI
34:29puisque
34:30LFI
34:31son seul souhait
34:32vous le connaissez
34:33moi je le dis
34:34j'ai pas honte de le dire
34:35puisque voilà
34:35c'est qu'on arrive un jour
34:38ben
34:39apporter tout cela
34:40à charia
34:40voilà
34:41et moi je pense que
34:42quand on est dans un arc républicain
34:43comme notre belle nation
34:45moi je pense toujours
34:46à
34:47à Charles Martel
34:48qui a
34:49en 1731
34:51a dit stop
34:52à cette invasion
34:53alors moi je suis
34:54très
34:55très terre à terre
34:56et j'aime la France
34:57et
34:58j'estime qu'aujourd'hui
34:59être dans l'arc républicain
35:01c'est penser à
35:02justement
35:02à monsieur Martel
35:03et puis à d'autres
35:04bien entendu
35:05qui ont fait que
35:06notre nation
35:06est devenue ce cadet
35:07et je trouve
35:09laborieux
35:10je dis bien
35:10j'emploie ce terme
35:11laborieux
35:12qu'un parti politique
35:13comme LFI
35:14puisse existir
35:14aujourd'hui
35:15pour vous
35:16en entendant vos critiques
35:18vous pensez
35:18que LFI
35:19n'est pas du tout
35:19dans l'arc républicain
35:20c'est ça que vous nous dites
35:22avec un peu de passion
35:23bon
35:24vos propos n'engagent que vous
35:25mon cher Joseph
35:27quand même
35:27oui
35:27non mais je suis entièrement d'accord
35:29je ne cherche pas
35:30à me les mettre à dos
35:31mais j'estime qu'à un moment donné
35:32il y a une logique
35:33et ils sont sortis de cette logique
35:36en tout cas ils sont sortis
35:37de l'arc républicain
35:38pour vous
35:38c'est ça
35:39pour moi oui
35:40ils ont fait un pas
35:41là où il ne faut pas le faire
35:43à un moment donné
35:43il faut se responsabiliser
35:45et moi je n'ai pas l'impression
35:47qu'ils ont envie
35:48vraiment
35:48d'être responsable
35:50et moi ce qui me fait peur
35:51c'est que si demain
35:53on a à la tête
35:54de notre
35:55de notre donation
35:56un parti
35:56comme celui-ci
35:59moi ça me fait peur
36:00pour
36:00pour
36:00pour
36:01pour
36:01pour nos enfants
36:02pour
36:03pour tout ce que vous saviez
36:05merci Joseph
36:05en tout cas
36:06d'être intervenu
36:07j'ai
36:09le temps de faire encore
36:10le tour de table
36:11le cas
36:12bon
36:12c'est les
36:13Joseph
36:14est peut-être passionné
36:15mais en effet
36:16ça c'est vrai
36:17que le fond de vérité
36:18c'est que la fille
36:19peut-être fait peur
36:20à de nombreux français
36:21aujourd'hui
36:21non mais alors
36:22je vais être expéditif
36:24sur la question du PS
36:25comme la mise à l'écart
36:27de Philippe Brun
36:28était expéditif
36:30au sein du parti
36:32écoutez
36:32cette joute verbale
36:34d'hier sort
36:34est quand même succulente
36:35parce que
36:36au final
36:36c'est plusieurs personnes
36:38qui débattent
36:38pour au final
36:39faire 2%
36:40au grand maximum
36:40à la présidentielle
36:41donc ça
36:41ça fait quand même rigoler
36:43on voit que ce qui sort
36:44le plus de ce débat
36:45c'est la question
36:46d'alliance ou non
36:47avec LFI
36:47donc on constate
36:48qu'en fait
36:48on ne sait pas
36:49qui sont les socialistes
36:49parce que la seule chose
36:51qui compte
36:51c'est de savoir
36:52s'ils vont s'allumer
36:52ou non
36:53avec la France insoumise
36:54il y a cette crise interne
36:56donc je l'ai dit ironiquement
36:58mais sur le cas
36:59de Philippe Brun
37:00qui pour le coup
37:00si on est honnête
37:01est peut-être l'un des seuls
37:02dans ce panel
37:03de socialistes
37:04qui présentait
37:05une ligne un peu différente
37:07une ligne sociale
37:08un petit peu différente
37:08qui aurait pu
37:09se démarquer
37:10moi ce que je constate
37:11également
37:11c'est qu'il y a quelqu'un
37:12il y a une personnalité
37:13qui brille par son absence
37:14et c'est François Hollande
37:15qui a refusé
37:17le principe même
37:18de cette primaire
37:19de la gauche
37:20qui nous journalistes
37:21on sait
37:22qu'en coulisses
37:23il s'active
37:23que finalement
37:25avec Raphaël Luxman
37:26à ce stade
37:26c'est celui
37:27qui est le mieux placé
37:28et il manque également
37:30dans cette primaire
37:30d'autres personnalités
37:31de gauche
37:33François Ruffin
37:34on parlait d'ailleurs
37:35juste
37:35je fais le petit mot
37:36mais on parlait
37:37tout à l'heure
37:38de la gauche
37:38qui ne partage pas
37:39justement
37:39François Ruffin
37:40est un des seuls élus
37:41qui partage son indemnité
37:42justement
37:43pour être en accord
37:44avec ses convictions
37:45moi ce que je constate
37:46en tout cas
37:47de manière plus générale
37:47sur le parti socialiste
37:48c'est qu'il n'y a
37:49aucun renouvellement
37:50il n'y a aucune figure
37:52cadre
37:53qui émerge vraiment
37:54on voit qu'un Olivier Faure
37:55a en réalité
37:57pas de grand charisme
37:58et que finalement
37:59qui prend la lumière
38:01dans ce débat
38:01Ségolène Royal
38:04encore une fois
38:04François Hollande
38:05par son absence
38:06il y a toujours
38:09les éléphants
38:10il n'y a pas eu
38:10d'éléphantaux
38:10c'est-à-dire que
38:12Ségolène Royal
38:13c'est un festival
38:14j'ai été conseiller
38:16régional de la Nouvelle
38:17Aquitaine
38:17juste après la fusion
38:18on a récupéré
38:19toutes les dettes
38:19de Ségolène Royal
38:20pendant qu'elle
38:21elle affirmait
38:22sur les plateaux
38:22de télévision
38:23qu'elle avait laissé
38:23une gestion impeccable
38:26des malversations
38:27elle a été poursuivie
38:28sur rien du tout
38:29c'est vraiment un festival
38:30et donc
38:31moi je pense
38:32comme vous
38:32que la primaire
38:34n'existerait pas
38:34s'il n'y avait pas
38:35la question
38:35de la France Insoumise
38:36il y a ceux
38:36qui veulent se rallier
38:37à la France Insoumise
38:38il y a ceux
38:38qui veulent s'écarter
38:39de la France Insoumise
38:39et c'est le sujet
38:40de la primaire
38:41je serais curieux
38:42de savoir
38:42où se situe politiquement
38:43le 1 million de personnes
38:44qui a regardé cette joute
38:45c'est une vraie question
38:46ça
38:47Jean-Pierre Denis
38:49bah oui
38:49parce qu'il y a
38:50un double demande
38:51en fait
38:51de cet électorat
38:52de la gauche modérée
38:53qui veulent à la fois
38:54se distancer
38:55de la fille
38:55et qui veulent quand même
38:56gagner
38:56donc ils sont pris
38:59en tenaille
38:59c'est pas apparemment
39:02si simple
39:03après
39:03moi je serais assez prudent
39:04parce qu'une élection
39:05présidentielle
39:06ce n'est jamais joué
39:08d'avance
39:08vous avez bien raison
39:09ce petit parti
39:11en pleine décomposition
39:12telle qu'il se présente
39:13aujourd'hui
39:14peut-il
39:16par un jeu
39:17de circonstances
39:17par ce que
39:19François Hollande
39:19espère en fait
39:20c'est un trou de souris
39:21bon
39:22en fait
39:22le vrai sujet
39:23c'est que le ticket
39:24du second tour
39:26le ticket d'entrée
39:27va être relativement bas
39:28donc c'est le calcul
39:29de Jean-Luc Mélenchon
39:30à 17-18%
39:32on peut passer
39:33voilà
39:34donc
39:35de manière générale
39:36je pense que les gens
39:37n'aiment pas
39:37les électeurs
39:38n'aiment pas
39:38qu'on ait joué
39:39l'élection
39:40avant
39:41en leur nom
39:41donc il peut toujours
39:42se passer quelque chose
39:43bon
39:43j'avais un quatrième thème
39:45mais on n'a pas le temps
39:45de toute façon
39:46je connais un peu
39:46vos réponses
39:48à tous
39:48qu'attendez-vous
39:49d'Emmanuel Macron
39:51ce soir
39:51ça tient en un mot
39:52peut-être
39:53pas grand chose
39:54non c'est ça
39:55vous non plus
39:56j'imagine
39:56Yves et Jean-Pierre
39:58bon
40:00bonjour
40:00Perico
40:00bonjour Stéphanie
40:01alors au menu
40:02ce soir
40:03enfin ce soir
40:03tout à l'heure
40:05je donnerai mon humeur
40:07sur la machine à perdre
40:08que j'ai vue hier soir
40:09à la primaire
40:09au débat
40:10dans le débat
40:11il m'a semblé
40:11que c'était mal barré
40:12des gens excellents pourtant
40:13et vraiment convaincants
40:14mais j'ai l'impression
40:14que c'est mal barré
40:15ils ne sont pas convaincus
40:16ils m'ont convaincu
40:17qu'ils allaient perdre
40:19parce qu'ils vont se disputer
40:20pour des raisons
40:21qu'on peut imaginer
40:22va-t-on avoir le retour
40:23du fiacre et de la diligence
40:24on nous parle de pénurie
40:26pétrolière
40:26voilà
40:26et je recevrai un grand spécialiste
40:28ancien président
40:29de l'Union française
40:30des industries
40:30qui s'appelle
40:31monsieur Chilansky
40:31qui veut dire
40:32oui ou non
40:32faut-il prévoir
40:34voilà le tandem
40:35vous savez comme en 36
40:35ça serait joli
40:36dans les vues
40:37dans les vues de nos campagnes
40:39et de nos villes
40:39André Bercoff reviendra aussi
40:41sur la primaire de la gauche
40:42vous voyez ça suscite
40:42beaucoup de démois et d'émotions
40:441 million
40:45vous avez vu de téléspectateurs
40:46quand même
40:47il y a un intérêt
40:48donc sur 67 millions
40:49on sait qu'il y a 1 million
40:50de gens qui votent à gauche
40:51c'est déjà un chiffre énorme
40:52je pensais qu'il y en avait
40:53800 000
40:53la question est
40:55est-ce qu'ils votent
40:55très à gauche
40:56ou ils votent
40:57bon score
40:58bon ordinate
40:58soyons sincères
41:00les élites ont trahi la France
41:01c'est ce que croit
41:03Eric Delbecq
41:04dans un ouvrage
41:05nos responsables politiques
41:06nos grands patrons
41:06nos intellectuels
41:07se sont-ils déconnectés
41:08des réalités
41:09et qu'ils se sont coupés du peuple
41:11nous avons quelques éléments
41:12à penser que c'est peut-être
41:13un argument
41:13qui est une théorie
41:14qui tient
41:14il a publié un livre
41:16chez Robert Laffont
41:17La trahison des élites
41:19jusqu'à 14h
41:20donc de quoi débattre
41:21sur l'état de la France
41:22bonne émission mon cher Perico
41:23vaste programme
41:24et nous on se retrouve
41:26demain 10h à midi
41:27pour vous de le dire
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