- il y a 8 minutes
Avec Gilles Ganzmann, Joseph Tayefeh, Najwa El Haite, Philippe Doucet, Patrick Sabatier
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NewsTranscription
00:0010h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:04Toujours avec Joseph Taïfé, Najwa, L.A.I.T. et Philippe Doucet.
00:09On va parler dans quelques instants de ce 17 octobre, cette journée de manifestation, de mobilisation.
00:15J'ai voulu dire les deux en même temps.
00:17On se demandait pendant la pause, est-ce que ça va être gros ou pas ?
00:23C'est vrai qu'il y a à peu près 1000 mobilisations prévues sur toute la carte, je ne sais
00:27pas.
00:27Vous êtes sceptique, Philippe Doucet, on en parle dans quelques instants.
00:31Est-ce que vous, vous allez manifester ? 0800 26 300 300.
00:34N'hésitez pas à nous venir nous le dire, Manu, au standard.
00:38Juste la suite de votre petit avis.
00:41Petit, petit.
00:43The cherry on the pie.
00:45Avec Kluxman et Jean-Luc Mélenchon, François Hollande a du mal à trouver sa place.
00:49Quotidien s'est un peu amusé avec lui.
00:52Ils l'ont interviewé sur le meeting de Jean-Luc Mélenchon.
00:55Il a répondu avec humour, mais avec amertume quand même.
00:59Vous avez vu le meeting de Jean-Luc Mélenchon à Clermont, les images ?
01:02C'est impressionnant.
01:04Mais là aussi, l'objectif d'une élection présidentielle, ce n'est pas de rassembler une foule.
01:09C'est de rassembler les Français.
01:11Ce n'est pas d'avoir un succès dans la rue.
01:13Ça peut être utile.
01:15Ils l'ont ce moment.
01:15C'est même nécessaire.
01:17Mais c'est d'avoir un succès dans les urnes.
01:19Vous avez encore le numéro de Jean-Luc Mélenchon ou pas ?
01:23Je ne parle même pas de ça.
01:25Le problème, c'est que je n'ai pas le numéro de tous les Français.
01:26C'est ça mon problème.
01:27Si j'avais le numéro de tous les Français, je pense qu'on pourrait agir davantage.
01:31Merci de nous présenter.
01:32Merci.
01:32Il est ronchon.
01:35Il n'est jamais sous-estimé François Hollande.
01:40Jamais.
01:40Ça, c'est vrai.
01:42C'est un animal politique invraisemblable, d'une résilience totale et d'une obstination absolue.
01:51Donc là, qu'est-ce qu'il joue ?
01:55C'est la sortie de son bouquin.
01:57Vous avez vu l'hier, ce n'est pas pour rien.
01:58Ce qu'il joue, il pense que Glucksmann n'a pas la carreur et qu'il va redescendre dans les
02:05sondages quand Glucksmann va rentrer dans le tourbillon.
02:09Il pense qu'Attal va être obligé à un moment donné de se débrancher parce que ça ne décolle pas
02:14non plus.
02:14Et il considère qu'il y a un espace centre-gauche, centre-droite, plus les Républicains.
02:19Enfin, les Républicains, pas du parti des Républicains, mais tous ceux qui ont envie d'être sur la logique de
02:23République.
02:23C'est ça, sa logique.
02:24D'où l'idée d'unir les Français en disant là.
02:27Donc du coup...
02:28Enfin là, l'espace, on sent qu'il est un petit peu embarrassé.
02:31Il n'est pas évident.
02:32Non, mais il est embarrassé parce que...
02:33Enfin, il est embarrassé peut-être parce qu'il peut être un peu surpris de la question, je ne sais
02:36pas.
02:37Mais en tout cas, il sait bien la dynamique de LFI et de la gauche radicale, ça il le sait.
02:42Et il sait que du coup, il n'a rien à attendre de cet espace-là parce que c'est
02:45un espace qui est fermé aujourd'hui.
02:47Et lui, il considère que du coup, il faut la jouer au centre.
02:49Voilà, donc s'il était malin, mais je pense qu'il a ça en tête, c'est je pense qu
02:55'il ferait un très bon candidat présidentiel pour le Modem.
02:58Vous voyez, par exemple.
02:59C'est ça la logique à l'arrière.
03:00François Bayrou n'était pas contre ses propositions.
03:02Il a salué la proposition de TBA sociale.
03:04Voilà, quand il a tenté la main et tout.
03:05Absolument.
03:06Donc je pense que dans les prochaines semaines, vous verrez une nouvelle valse.
03:09Vous verrez qu'il change de...
03:10Une nouvelle valse.
03:11Hollande-Bérou, je pense qu'ils vont danser une valse, je dis trois ensemble.
03:14Ils vont y aller ?
03:16Il va y aller ?
03:17En fait, c'est la vraie question.
03:20Mais le sujet.
03:21Moi, j'ai quitté le Parti Socialiste parce qu'à un moment donné, j'ai considéré qu'il y a
03:23des choses qui n'étaient pas acceptables.
03:25Mais moi, j'ai une histoire.
03:26Quand vous êtes pendant des années au Parti Socialiste, le quitter, c'est un choix personnel avec vos amis.
03:31C'est une longue histoire.
03:32François Hollande, il a la même chose fois deux, fois trois.
03:35Il a été président de la République au titre des socialistes, etc.
03:38Donc, le sujet qu'il va y avoir en janvier, c'est
03:41« Est-ce que je vais à la rupture pour construire ma logique de rassemblement républicain face à Marine Le
03:48Pen ? »
03:49Ou pas ?
03:49En disant « Bon, ben écoutez, voilà.
03:51Pour le moment, il n'a pas dit ça.
03:52Il attend que Glucksmann se casse la figure.
03:55Ou en tout cas, descende.
03:56Il attend le croisement des courbes dans les sondages entre lui et Glucksmann.
03:59C'est ça la logique. »
04:02François Hollande, effectivement, moi, je ne le sous-estime pas.
04:04Moi, je ne le sous-estime pas.
04:05C'est quelqu'un qui n'a jamais perdu d'élection présidentielle, au final.
04:09Il s'est présenté une fois et il a gagné.
04:10Il renonce à s'y présenté.
04:11Oui, mais il n'a pas perdu.
04:14Le renoncer n'est pas perdre.
04:16Et il faut quand même dire que par rapport à Glucksmann et bien entendu Mélenchon,
04:19c'est le seul, on va dire, représentant socialiste
04:22qui pourrait, on va dire, avoir la faveur des patrons et des entreprises.
04:25Parce que, bon, moi, on peut cracher sur Hollande tant qu'on veut,
04:27mais je veux dire, on ne peut pas oublier le CICE.
04:29Moi, je n'oublie pas la loi El Khomri.
04:31Il y a quand même des choses qu'il a quand même faites.
04:33Alors, il pouvait dire qu'il était l'ennemi de la finance.
04:34Moi, je l'ai trouvé plutôt ami de la finance.
04:36Et donc, de ce point de vue-là, j'ai envie de dire,
04:38bon, Glucksmann me ferait plus peur à des entreprises.
04:41Son côté peut-être un peu trop extrême-écolo, éventuellement.
04:45Mélenchon, bien entendu.
04:46Donc, effectivement, j'ai rencontré, je ne dirais pas qui,
04:49mais des gens de la campagne de Hollande dans une réunion,
04:53on va dire, qui n'avait rien à voir avec la politique.
04:54Mais en l'occurrence, ils s'attendent, effectivement,
04:55à ce que Glucksmann se retire en fin d'année.
04:59Et effectivement, François Hollande,
05:01ou des gens comme, vous avez parlé de Valls,
05:03mais moi, Manuel Valls, c'était des gens très bien.
05:06On avait, c'est des socialistes, on va dire, comme on les aime.
05:09On va dire, voilà, des gens qui sont social-démocrates
05:11et qui, d'un côté, ont quand même le souci, on va dire,
05:15de l'entreprise, de la compétitivité
05:16et surtout de l'industrie.
05:18Donc, si, effectivement, ça va dans ce sens-là,
05:20ça pourrait être intéressant à regarder, oui.
05:22Moi, je ne peux que rejoindre les propos de Philippe et de Joseph
05:27parce que, rappelez-vous, en 2010,
05:30il était donné dans les sondages à 5%.
05:32Alors, tout le monde disait,
05:35impossible qu'il devienne un jour président,
05:37voire même candidat,
05:38parce qu'il faut commencer à être candidat pour...
05:41Et puis, bon, les circonstances ont fait
05:43qu'il a trouvé une place,
05:45donc on n'est jamais à l'abri de surprises.
05:49On est à 6 mois des élections présidentielles,
05:52on n'est jamais à l'abri de ça.
05:53Et puis, je rejoins aussi ce qui vient d'être dit,
05:56c'est-à-dire qu'on a des candidats du centre
05:59qui s'affaiblissent.
06:01Édouard Philippe, la dynamique,
06:03elle n'est plus vraiment là.
06:06Vous avez également Gabriel Attal,
06:11lui encore, dans les sondages,
06:13ce ne sont que des sondages à un instant T,
06:16mais il n'en demeure pas moins
06:18qu'on voit que là, ça s'essouffle également.
06:20Donc, les candidats du centre,
06:22ils sont assez faibles.
06:23Donc, je pense,
06:24je ne suis pas dans la tête de...
06:26En plus, tu le connais mieux que moi, Philippe,
06:28François Hollande,
06:29mais je ne suis pas dans sa tête,
06:30mais je me dis qu'il attend de voir
06:32comment le candidat du centre
06:35se positionne,
06:36quelle est la dynamique,
06:37est-ce que ça continuera à s'essouffler ou pas.
06:39Et ensuite,
06:42il rafle la mise, quoi.
06:43D'ailleurs, ce sont les propos
06:45d'un de ses proches.
06:46Il attend le bon moment.
06:48Donc, rien n'est joué.
06:49Il y a un certain nombre à attendre
06:50le bon moment.
06:52Petite question de curiosité,
06:54vous avez été maire.
06:55Qu'est-ce qui se passe
06:56quand on vient vous demander
06:57une signature pour la présidentielle ?
06:59C'est le parti auquel vous êtes
07:01qui vous oblige à signer pour un tel,
07:03ou les maires ont vraiment un choix ?
07:05Comment vous décidez ?
07:06Là, est-ce que vous choisirez
07:08entre une vie expanée ?
07:09Non, mais chaque maire fait comme il veut.
07:11Aujourd'hui, je ne suis plus maire,
07:12donc je n'ai pas de panache.
07:14Non, chaque maire fait comme il veut,
07:15mais ce qu'il faut que vous mesuriez,
07:16c'est que l'immense majorité
07:18des maires de France
07:19ne sont pas affiliés
07:20à un parti politique.
07:21Les grandes villes,
07:23les métropoles, Paris-Marseille,
07:25mais même les villes
07:25de plus de 50 000 habitants,
07:27on va dire,
07:27les maires sont affiliés
07:29à une organisation politique
07:30ou à une énorme proximité.
07:31Il doit y avoir 35 600 communes en France.
07:36Donc, il y en a énormément,
07:3750 habitants,
07:3820, 200, 500,
07:391000, 1500 habitants.
07:41Donc, vous voyez,
07:42quand il y a les incendies,
07:43quand on dit,
07:44on a interrogé le maire
07:45de la commune X,
07:47maire sans étiquette.
07:48Donc, qu'est-ce que font les candidats ?
07:50C'est qu'ils vont recueillir
07:52ces 500 signatures
07:53parmi tous ces petits maires,
07:55entre guillemets,
07:56qui ne sont pas affiliés
07:57à un parti politique
07:57ou à des conseillers généraux,
07:59enfin, départementaux,
07:59on dit maintenant.
08:00Mais du coup,
08:01ce vivier-là,
08:02parce qu'autrement,
08:04les maires des grandes communes,
08:06ils sont affiliés
08:06à une organisation politique.
08:07Donc, quand j'étais maire,
08:09membre de la direction nationale
08:10du Parti socialiste...
08:11Vous n'aviez pas le choix.
08:12Enfin, j'aurais pu dire non,
08:13mais ça n'aurait pas été compris.
08:15Donc, j'ai donné mon parrainage
08:17à François Hollande à l'époque.
08:19Mais il y a plein de maires
08:20qui se sont libres.
08:21Alors, avec une difficulté aujourd'hui,
08:22c'est que comme c'est
08:24tout se sait,
08:25ce qui n'était pas le cas avant,
08:26donc la question de la discrétion,
08:28il peut y avoir un maire qui dit
08:29je donne ma signature
08:31à X ou à Y,
08:33même si je ne suis pas d'accord
08:34avec lui,
08:35mais pour qu'il puisse être candidat.
08:36Vous avez des maires
08:37pour la démocratie.
08:39Et aujourd'hui, du coup,
08:39si un maire donne sa signature
08:42à Jean-Luc Mélenchon,
08:43par exemple,
08:43ou à Marine Le Pen,
08:44il peut être affilié à ça
08:45et du coup,
08:46avoir des problèmes
08:46dans son village
08:48parce que, voilà.
08:49Donc, du coup,
08:51c'est devenu plus difficile
08:52d'une certaine façon.
08:53Vous voyez, par exemple,
08:53Jean-Luc Mélenchon,
08:54qui est assez haut dans les sondages,
08:56a des problèmes à chaque fois
08:57sur les parrainages
08:57et Marine Le Pen aussi.
08:59Je pense qu'elle en aura moins
08:59cette fois-là
09:00parce qu'ils ont pris
09:00sa sable de position.
09:02Il y a moins de complexe
09:03avec Marine Le Pen aujourd'hui.
09:05Oui, mais pendant longtemps,
09:05ils ont eu cette difficulté.
09:07Je rappelle de mémoire,
09:08en 1981,
09:09Jean-Marie Le Pen
09:10n'a pas pu se présenter
09:11parce qu'elle n'avait pas
09:11les 500 signatures.
09:12Ah, bien sûr.
09:14C'est ça.
09:15C'est l'histoire
09:16des 500 signatures.
09:17Je peux vous dire
09:17que les équipes de Mélenchon
09:18sont déjà dessus
09:19parce que c'est un exercice
09:20d'eau de voltige.
09:21C'est-à-dire qu'il faut aller voir
09:22le maire se présenter,
09:25demander un pré-document,
09:27lui faire signer
09:27un pré-document
09:28d'accord provisoire
09:29et quand le document
09:30officiel est préparé,
09:32retourner le voir.
09:33Donc, c'est un énorme
09:34travail militant.
09:35Tout ça sur l'ensemble
09:36du territoire français.
09:37Donc, c'est un gros boulot.
09:38Donc, chaque équipe
09:39a fait ce travail-là.
09:43Oui, je demandais
09:44à Marie-Lesatrice
09:45si on lançait la pub maintenant
09:46et on poursuit nos débats,
09:48justement.
09:48On la lance un petit peu avant
09:49et on commencera
09:50et on continuera nos débats.
09:52on parlera de cette manifestation,
09:53cette mobilisation demain.
09:55Jusqu'à 110 000 manifestants
09:57pourraient être
09:58dans les rues de France.
10:00Demain, on en parle
10:00dans quelques instants.
10:0510h midi, Sud Radio.
10:07À vous de le dire,
10:08Stéphanie Demiru.
10:09À vous de le dire
10:10avec Joseph Taïfé,
10:12Najoie, L.A.I.T.,
10:14Philippe Doucet.
10:15On parle de cette mobilisation
10:17attendue demain
10:18dans toute la France.
10:19Est-ce que vous irez manifester ?
10:21N'hésitez pas à venir
10:22nous le dire.
10:230 800 26 300 300.
10:25Au départ,
10:25tout était parti
10:26des réseaux sociaux
10:27avec un appel
10:27contre la flambée
10:28des prix du carburant
10:30et de la vie chère.
10:30Mais depuis,
10:31il y a le mouvement lycéen
10:32qui est passé par là,
10:33qui s'est greffé,
10:35si j'ose dire.
10:35Tout le monde se greffe
10:36les uns sur les autres.
10:37Il y a une carte quand même
10:38qui recense
10:38plus de 1 000 actions
10:39dans tout le pays.
10:41Prudence, évidemment,
10:42avec ces chiffres.
10:42une chose est sûre,
10:43c'est que les mouvements,
10:45notamment très à gauche,
10:46à la FI NPA,
10:47les structures de la CGT
10:50se sont bien mêlées
10:52à ces mouvements,
10:53à tel point qu'on se demande
10:54si les partis politiques
10:56ont fait place,
10:58remplacent maintenant
10:59les citoyens.
11:00Vous en pensez quoi,
11:00Philippe Doucet ?
11:01Vous vous attendez
11:02à une très forte mobilisation
11:03demain ?
11:03Écoutez, j'en sais rien,
11:05mais je pense que
11:06ce n'est pas si simple
11:07que ça de lancer un mouvement.
11:09Parce que, du coup,
11:10vous ne savez pas
11:10l'écho à un moment donné
11:11que ça rencontre dans l'opinion.
11:13Quand ça a démarré
11:14les gilets jaunes,
11:14il y avait à la fois
11:15les 80 km heure
11:16et puis les logiques
11:17de taxes carbone,
11:19donc les deux mélangées.
11:21Et vous ne savez pas
11:22pourquoi, à un moment donné,
11:23ça prend un mouvement.
11:24Là, si je fais
11:25l'avocat du diable,
11:27si Najwa ne m'en veut pas
11:29de prendre son job
11:30d'avocat quelques instants,
11:32le gouvernement a sorti
11:34l'histoire de la baisse
11:35sur le goiseul
11:35à partir du 1er novembre.
11:37Il y a l'élection présidentielle
11:38derrière,
11:39qui peut être l'occasion
11:41de se dire
11:41comment on gère ça.
11:44Les organisations syndicales
11:46ne se mettent pas
11:47dans le mouvement.
11:48La coordination des luttes
11:51étudiants,
11:51enfin lycéens
11:52versus
11:55celui qui était
11:56sur un gilet jaune
11:57qui était gilet jaune
11:58sur un rond-point,
11:59je n'y crois pas.
11:59Parce que ce n'est pas
12:00les mêmes populations,
12:01ce n'est pas
12:02les mêmes classes sociales.
12:03La réalité,
12:03pour toute une partie des gens,
12:04ce n'est pas les mêmes milieux.
12:07et les organisations de gauche
12:09aussi sont extrêmement prudentes
12:10parce qu'ils ont bien constaté
12:12et les filles ont constaté
12:13qu'en fait,
12:14le premier mouvement
12:15des géolons
12:15avait plutôt bénéficié
12:17à Marine Le Pen
12:18et pas à eux.
12:20Voilà,
12:20puisque au début,
12:21ils avaient considéré
12:21que c'était un mouvement
12:23assiste,
12:23etc.
12:24Et en fait,
12:24comme c'est plutôt
12:25un mouvement
12:25de la France périphérique
12:26comme on dit,
12:27ce n'est pas obligatoirement là
12:28que Jean-Luc Mélenchon
12:29fait ses meilleurs scores.
12:30Donc,
12:31tout ça,
12:32je demande à voir.
12:33Là,
12:33ils ne comptent pas
12:34laisser leur part au char.
12:36Les filles sont vraiment
12:37sur le coup,
12:38ils ont compris
12:39de déclarer les manifestations
12:40auprès des préfectures.
12:42Le gouvernement,
12:43lui,
12:43crée clairement,
12:44Sébastien Lecornu
12:45parle maintenant
12:45d'un mouvement
12:46qui est devenu
12:47des émeutes urbaines
12:48et puis un mouvement lycéen.
12:49Et écoutez,
12:50non mais parce que c'est mêlé
12:51et tout ça,
12:51il y aura des lycéens
12:52évidemment dans la rue demain
12:53et Sarah Knaffo,
12:54elle aussi,
12:55elle ne sait pas trop
12:56comment ça va se passer.
12:57Je dirais que pour demain,
12:59tout va se prévoir
13:00comme on l'imagine,
13:01à savoir que
13:02le préfet de police
13:04nous dira
13:04que tout s'est passé calmement.
13:06Les casseurs vont arriver,
13:08tout sera prévu
13:08pour qu'ils puissent casser
13:09dans les meilleures conditions.
13:11On aura le ministre
13:11de l'Intérieur
13:12qui viendra nous dire
13:13en responsabilité,
13:15comme ils disent toujours
13:16qu'il a fait
13:16tout ce qu'il pouvait faire.
13:17Les casseurs pourront casser
13:18en toute impunité.
13:20Tout le monde sait
13:20que personne ne sera condamné
13:22puisque eux ont l'expérience
13:24de ce laxisme.
13:25Ils savent que déjà
13:25depuis plusieurs émeutes
13:27après n'importe quel match de foot,
13:28n'importe quel événement
13:30aujourd'hui
13:30qui se finit par des casses
13:31notamment à Paris,
13:32ils savent aujourd'hui
13:33que personne n'est sanctionné
13:35ou si peu
13:35qu'il y en a peut-être 6
13:36qui auront un mandat de dépôt
13:38et que tous les autres
13:38seront libérés.
13:39Bon, là je me tourne
13:40vers l'avocate
13:43Nadja Laité.
13:44Alors, personne ne sera sanctionnaire.
13:45Il y a eu des chiffres
13:46il y a deux jours
13:46dans le Figaro.
13:48C'est vrai qu'il y a
13:48une bonne partie
13:49quand même
13:50sur les interprétations.
13:51Je crois qu'il y en a eu 8 000.
13:52Une bonne partie
13:53qui ont eu des peines alternatives.
13:55Oui, parce que...
13:55Mais d'autres ont été condamnés
13:56en effet.
13:57C'est vrai que quand vous êtes
13:59au pénal,
14:00le magistrat
14:01il prend en considération
14:02votre casier judiciaire.
14:04Si votre casier judiciaire
14:05est vierge
14:06et que c'est une première fois,
14:08eh bien,
14:08le tribunal
14:09est plus...
14:10on va dire,
14:11est moins regardant
14:13puisque c'est une première fois.
14:14Donc il va vous sanctionner.
14:15Il y a une peine.
14:17Ah, la cloche.
14:18Ça nous a tous...
14:20C'est un auditeur
14:21qui souhaite
14:23intervenir dans les débats
14:24qui n'est pas forcément d'accord.
14:25Je vous redonne la parole
14:26dans quelques instants.
14:27Bonjour, Hugo.
14:28Oui, bonjour.
14:29Merci de m'accueillir.
14:30Soyez le bienvenu.
14:31Bonjour, merci.
14:33Concernant les mobilisations
14:34de mon point de vue
14:35et ce n'est que mon point de vue
14:37personnel, bien entendu,
14:38pour avoir participé
14:39et soutenu
14:40que ce soit les pompiers,
14:41que ce soit les infirmiers,
14:42que ce soit les gilets jaunes,
14:43etc.,
14:44je me rends compte tout simplement
14:45finalement
14:45que l'aboutissement
14:47de toutes ces mobilisations
14:48n'amène pas à grand-chose.
14:50Ce que je vois
14:52d'un autre côté,
14:53c'est qu'on a perdu
14:54une confiance
14:54en nos politiques,
14:55en nos dirigeants.
14:56Et moi, je suis pour
14:57une révolution pacifique.
14:58La révolution pacifique
14:59dont je vois
15:00nous est accessible à tous
15:02puisqu'elle se fait
15:03dans les urnes
15:04de par le vote.
15:05Le code électoral,
15:06aujourd'hui,
15:07quand on parle
15:07de l'enveloppe vide
15:08qui est le vote blanc,
15:09c'est un moyen d'exprimer,
15:11d'expression
15:12qui existe aujourd'hui,
15:14permettrait justement
15:14un mouvement protestataire
15:16sans avoir
15:17de programme,
15:19sans avoir
15:19de dirigeants
15:21à suivre,
15:22de mots d'ordre ou autre,
15:22de venir s'exprimer
15:23librement
15:24en mettant
15:25une enveloppe vide.
15:26La conséquence
15:27de ça serait que,
15:28imaginons que
15:29les 40% d'abstention
15:30aujourd'hui,
15:30qui peuvent être considérées
15:32comme des gens
15:32qui se contenteront
15:33de ce qui arrivera
15:34au pouvoir,
15:35venaient mettre
15:36une enveloppe vide.
15:37Le résultat serait
15:38forcément officialisé.
15:39On aurait le nombre
15:40comptabilisé de personnes
15:42qui sont contre ce système,
15:44qui sont contre
15:44les élections qui arrivent
15:46ou contre un candidat
15:47quelconque.
15:47Ce qui rendrait
15:48tout à fait légitime
15:49le droit à protester
15:51et rendrait
15:52du fait
15:53inévitable
15:53le fait
15:54qu'un candidat
15:55qui sortirait
15:56avec 10,
15:5715,
15:5720%
15:58serait illégitime
15:59à gouverner
16:00face à un mouvement
16:01de protestation
16:02légitime
16:03qui serait passé
16:03par les petites urnes
16:04pour dire
16:05on ne veut pas de vous.
16:07Demain,
16:08les manifestations
16:09qui arrivent
16:09vont amener
16:10les mêmes soucis,
16:11les mêmes problématiques,
16:12les mêmes discussions
16:13sur les poubelles
16:14qui vont être brûlées,
16:15sur les quelques minorités
16:16de personnes
16:17qui vont commettre
16:18des dégradations,
16:19sur les quelques policiers
16:20qui vont peut-être
16:21crever des yeux
16:22malheureusement
16:22et on va tourner en rond
16:24encore et encore.
16:26Moi,
16:26j'appelle les gens
16:27à se mobiliser dans les urnes.
16:28C'est bien.
16:28En effet,
16:29il y a une élection
16:30et c'est une question légitime
16:31qu'on peut se poser.
16:32Est-ce qu'il faut aller manifester
16:33ou s'exprimer dans les urnes
16:34et vous dites
16:34que ça n'a jamais donné rien ?
16:36Bon,
16:36il y a quand même eu,
16:36sauf erreur de ma part,
16:37environ 10 milliards
16:39de mesures annoncées
16:40après le mouvement
16:41des Gilets jaunes.
16:43La fameuse taxe carbone
16:44a sauté.
16:45Il y a eu une augmentation
16:46de la prime d'activité.
16:47Donc,
16:47parfois,
16:48on obtient des choses
16:49en manifestant.
16:50Oui,
16:51mais concrètement,
16:52aujourd'hui,
16:52dans la vie de tous les jours,
16:53où en est le réel résultat ?
16:55Moi,
16:56je voudrais,
16:56comme je reviens
16:57sur ce code électoral,
16:58il est important
16:59que les gens sachent
17:00que nous avons un outil
17:01qui est accessible,
17:02qui est démocratique,
17:03pour lequel nous allons pouvoir
17:05se manifester
17:06dans les bureaux de vote
17:07sans aucune crainte,
17:09pacifiquement,
17:10avec nos enfants,
17:11avec notre famille,
17:12et ensuite,
17:13c'était une première victoire.
17:14Et là,
17:15nous allons rassembler le peuple.
17:16Et là,
17:16nous allons faire le compte.
17:18Et tous ces dirigeants
17:18qui nous parlent
17:19de démocratie,
17:20qu'il va falloir choisir
17:21un candidat
17:22en allant voter pour lui
17:23ou pas,
17:24et en subiront
17:25les conséquences.
17:26Donc,
17:26comptabiliser le vote blanc,
17:27pour vous.
17:28Mais il est déjà comptabilisé.
17:30Malheureusement,
17:31il n'est pas pris en compte
17:32comme un suffrage exprimé.
17:33Mais il est bel et bien
17:35comptabilisé.
17:36Donc,
17:36c'est là où c'est malheureux.
17:38Cette fameuse démocratie
17:39du vote
17:39n'existe en réalité
17:41quasiment pas.
17:43Puisque la comptabilisation
17:44de ce vote-vote
17:45permettrait de voir
17:46dans les pourcentages,
17:48ce fameux fromage
17:49où on va avoir
17:49tant pour l'un,
17:50tant pour l'autre.
17:50Mais ça changerait quoi ?
17:52Eh bien,
17:52ça changerait que,
17:53justement,
17:54la question sera soulevée
17:56puisqu'on n'a jamais essayé.
17:57Moi,
17:58je ne dis pas
17:58que c'est la solution.
17:59On va demander
18:01à nos débatteurs
18:02ce qu'ils en pensent.
18:03Joseph,
18:03vous en pensez quoi ?
18:04Tu as effet
18:04de ce que nous propose Hugo.
18:05Bon,
18:06c'est juste,
18:06c'est démocratique
18:07de dire
18:07on va s'exprimer
18:08dans les urnes.
18:09Mais c'est vrai
18:09que ça changerait quoi ?
18:10Je trouve,
18:11je remercie Hugo
18:13parce que tout ce qui peut
18:13permettre d'éviter
18:14qu'on se retrouve
18:15avec des blocages,
18:16avec de la destruction,
18:17avec,
18:18en fin de compte,
18:19des coupes.
18:19Sur le projet d'entreprise,
18:20vous préférez ?
18:21Oui,
18:21mais pour l'activité,
18:22est-ce qu'on sait très bien
18:22ce que les gilets jaunes
18:23ont fait aussi à l'économie ?
18:24Enfin,
18:25ça a quand même
18:26énormément désorganisé
18:27les livraisons,
18:28notamment dans l'industrie.
18:29Et de dire
18:30on va se remettre au vote
18:31et d'utiliser
18:32le moyen démocratique,
18:33je veux dire,
18:33qui peut être contre ça ?
18:34Donc,
18:35effectivement...
18:35Mais il ne dit pas que ça,
18:36Hugo.
18:36Oui,
18:37après,
18:37effectivement,
18:37il y a la prise en compte
18:38ou en tous les cas
18:39la publication du vote blanc.
18:41Bon,
18:42ça,
18:42c'est un débat.
18:42Voilà,
18:43c'est un débat,
18:43c'est le législateur.
18:44Est-ce que les gens
18:46le veulent ou pas ?
18:47Pourquoi pas avoir
18:48une transparence ?
18:49Mais effectivement,
18:50de toute façon,
18:50je pense qu'aujourd'hui,
18:51quelle que soit la personne
18:52qui gagnera l'élection présidentielle,
18:54je ne pense pas
18:54qu'elle réunira
18:55la majorité des Français
18:56dans tous les cas.
18:56Donc,
18:56ça,
18:57c'est sûr,
18:57de manière ou d'une autre.
18:58Vous en pensez quoi,
18:59Philippe Doucet ?
19:00Il y a deux choses.
19:00Oui.
19:02Enfin,
19:02déjà,
19:03pardon Hugo,
19:03mais enfin,
19:04les gilets jaunes,
19:04vous l'avez rappelé,
19:05ils ont obtenu
19:06beaucoup de choses
19:07en un mois,
19:08plus que 50 000 manifestations
19:11de bassies à République
19:13des organisations syndicales
19:15parce que
19:17même dans les départements,
19:18les 80 km heure
19:19sont revenus,
19:20enfin,
19:21chaque département
19:21a fait ce qu'il voulait.
19:23Il y a eu
19:23la prime d'activité,
19:25la fin de la taxe carbone,
19:26etc.
19:26Et fiscalisation.
19:27Donc,
19:27ils ont quand même obtenu
19:28l'État a lâché 10 milliards.
19:29Ce qui veut dire aussi,
19:30quand même,
19:31qu'on a,
19:31pour le coup,
19:31on a un problème démocratique,
19:32c'est qu'il faut être
19:33dans la violence
19:33pour qu'il y ait des choses
19:34qui se mettent en place.
19:35C'est aussi qu'il y a des choses
19:36à retenir.
19:37Le deuxième aspect,
19:37moi,
19:38je n'ai rien contre,
19:39n'a-je l'évoqué,
19:40et de toute façon,
19:41les bulletins blancs
19:43sont comptabilisés.
19:43Après,
19:44ils ne sont pas
19:44dans le camembert.
19:45Mais le problème
19:45de l'élection,
19:46Hugo,
19:47c'est qu'à un moment donné,
19:48il y a 70% des Français
19:51qui mettent une enveloppe vide.
19:52Mais à la fin,
19:53le principe d'une élection,
19:54c'est qu'on désigne,
19:55il y aura quand même
19:56un président de la République
19:57qu'un président
19:57où il y aura des députés.
19:59Donc,
19:59à la fin,
20:00le sujet de ça,
20:00si les gens ne sont pas d'accord
20:02avec tel ou tel candidat
20:04ou telle ou telle organisation politique,
20:05c'est leur droit,
20:06dans ce cas-là,
20:07ils font,
20:08en Allemagne,
20:08il y en a qui ont monté
20:09le parti des pirates.
20:10En Inde,
20:11il y a des jeunes,
20:11ils ont monté
20:12le parti des cafards
20:12quand ils s'en fait insulter
20:13par le président Modi.
20:15Montez l'organisation,
20:16Hugo,
20:17montez votre parti politique,
20:18Hugo et ses amis,
20:19et vous présentez
20:20vos propositions suffrages.
20:22Il y a déjà l'abstention.
20:23Voilà,
20:23donc le sujet de ça,
20:24c'est qu'un suffrage,
20:26ça aide à choisir
20:27des dirigeants.
20:28La joie.
20:29Non mais,
20:30Philippe Doucet a raison,
20:31c'est-à-dire que
20:32quand vous manifestez,
20:34bon,
20:34le problème,
20:35c'est que
20:37quand vous,
20:38enfin,
20:38quand ces manifestations
20:39sont violentes,
20:40qu'elles s'inscrivent
20:41sur la durée,
20:42je pense en effet
20:43aux Gilets jaunes,
20:44c'est vrai qu'ils ont obtenu,
20:45ils ont obtenu
20:47plusieurs milliards,
20:48donc c'est pas,
20:48c'est pas une petite somme.
20:50Et moi,
20:51je suis très attachée,
20:52il faut le dire,
20:53à la liberté de manifester,
20:54c'est un droit fondamental,
20:57mais ce qui est terrible,
20:58c'est qu'à chaque fois,
20:59il faut que ça tourne mal
21:00pour qu'on soit écouté.
21:02Il faut casser
21:03pour qu'on soit écouté,
21:04il faut dégrader
21:05pour qu'on soit écouté.
21:06Et ça,
21:07c'est le problème.
21:08C'est le problème.
21:10Concernant la présidentielle,
21:12le problème de la présidentielle,
21:14certes,
21:14c'est un rendez-vous démocratique
21:16extrêmement important,
21:18où le mécontentement
21:19peut s'exprimer,
21:21donc s'exprimer par le choix
21:23de tel ou tel candidat,
21:26mais au-delà de ça,
21:27moi je rappelle
21:28qu'il y a eu
21:29un taux d'abstention énorme
21:31en 2022.
21:32Je regardais les chiffres
21:34pour ne pas me tromper,
21:36mais les chiffres
21:37sont extrêmement importants.
21:39On en est au second tour
21:4128% d'abstention
21:43à la présidentielle de 2022,
21:45soit 13,66 millions d'électeurs.
21:49Donc ça prouve
21:50qu'il y a une fracture
21:52entre l'élite politique
21:55et le peuple.
21:57On reprend nos débats
21:58dans quelques instants
21:59parce que vous êtes nombreux
22:00à vouloir réagir
22:01au 0, 800, 26, 300, 301,
22:03ce que vous direz,
22:04manifester oui ou non.
22:05A tout de suite
22:06sur Sud Radio.
22:08Sud Radio.
22:10Parlons vrai.
22:11Bonjour,
22:12c'est André Bercoff.
22:14Faut qu'on s'organise,
22:15on ne peut pas rester comme ça.
22:17A l'heure des présidentielles,
22:18que faire de la France ?
22:20On en parle tout à l'heure
22:22de midi à 13h.
22:24Et de 13h à 14h
22:25avec Céline Alonso.
22:2710h midi,
22:28Sud Radio.
22:29A vous de le dire,
22:30Stéphanie Demiru.
22:32A vous de le dire,
22:32c'est vendredi.
22:33Je suis avec mes débatteurs
22:35Joseph Taillefais,
22:36Najois,
22:37L.A.I.T.,
22:38Philippe Doucet.
22:39On parle de cette journée
22:40au risque demain,
22:41le 17 octobre.
22:43Mobilisation,
22:44carte recense,
22:45plus de 1000 actions
22:46dans toute la France.
22:47Le gouvernement,
22:48évidemment,
22:48craint des violences
22:49puisqu'il dit en substance
22:50que notamment le mouvement lycéen,
22:53c'est devenu des émeutes urbaines.
22:54Et vous,
22:55qu'en pensez-vous ?
22:55Vous êtes nombreux à réagir.
22:57On est avec Yves
22:59qui nous appelle de tard.
23:00Bonjour Yves.
23:01Oui,
23:02bonjour à tout le monde.
23:02Merci de me recevoir.
23:03Avec grand plaisir.
23:04Vous êtes chez vous
23:05sur l'antenne de Sud Radio.
23:06Est-ce que vous allez participer
23:07à cette mobilisation demain,
23:09vous ?
23:10Oui,
23:10alors non seulement je vais y participer,
23:12mais je suis aussi à l'initiative
23:13de cette mobilisation citoyenne
23:15et pacifique
23:18autour des revendications,
23:20y compris du mouvement des Gilets jaunes,
23:21mais pas que,
23:22aussi des lycéens.
23:25donc on sera à 10 heures
23:26en place de Verdun à Tarbes,
23:28il y aura des lycéens,
23:29il y aura des sapeurs-pompiers,
23:30il y aura des syndicats,
23:31il y aura des citoyens
23:33de toutes zones urbaines,
23:35enfin de toutes zones urbaines,
23:38rurales et de montagnes,
23:39parce qu'on est dans ces trois zones,
23:40et il y aura aussi un représentant
23:43des artisans
23:45qui viendra prendre la parole.
23:47Donc effectivement,
23:48nous, on porte dans cette manifestation
23:51des revendications précises,
23:53mais au-delà des revendications,
23:54on porte des propositions aussi
23:56d'une société
23:56qui s'éloigne des entreprises du CAC 40
23:59vers une société
24:00où on porte lui-même
24:00au centre des dispositifs.
24:02Aujourd'hui, je l'ai entendu,
24:03alors concernant le vote blanc,
24:04je suis absolument d'accord
24:05avec ce qui a été dit,
24:06nous on le porte depuis très longtemps
24:08avec les Gilets ici
24:09et nationalement,
24:11mais il n'y a pas que cette question-là.
24:13Il y a la question
24:13de la Ve République
24:14qui aujourd'hui
24:15est le levier essentiel
24:17des entreprises du CAC 40
24:18pour payer les services publics.
24:20Aujourd'hui,
24:21l'argent des services publics
24:22est détourné
24:23aux bénéfices
24:23des entreprises du CAC 40
24:25qui font des bénéfices colossaux
24:27pendant que les Français
24:28rentrent dans la pauvreté.
24:29Vous crispez Joseph Taiffé
24:30à côté de moi.
24:31Je vais lui donner la parole.
24:33Non mais attendez,
24:34juste, je vous laisse terminer.
24:37Je voudrais terminer
24:38qui taxer les gens
24:39ou qui taxer les gens
24:40avec des sources
24:41et des bonnes sources,
24:42que ce soit l'INSEE,
24:44que ce soit l'INSEE,
24:44que ce soit BFM Bourse
24:45ou que ce soit
24:46d'autres cabinets conseils
24:47comme EY,
24:49depuis 2023,
24:50les entreprises du CAC 40
24:51en France
24:51ont fait
24:54370 milliards
24:54de bénéfices.
24:55Le bénéfice,
24:56c'est quand tout a été payé,
24:57c'est ce qui est reversé
24:58pour la plupart
24:59à 70%
25:00à la bourse
25:01et aux actionnaires.
25:02en 2025,
25:03ça fait par jour
25:05274 millions
25:05de bénéfices par jour.
25:07Je vais laisser
25:07Joseph Taiffé
25:08vous répondre.
25:09On n'a pas fait
25:09un catalogue de chiffres,
25:11Yves,
25:11même si c'est fort intéressant,
25:13mais on a compris
25:14en tout cas votre message.
25:15Joseph Taiffé,
25:16est-ce que vous êtes d'accord
25:17avec ce que nous dit Yves ?
25:18Alors déjà,
25:19je me réjouis
25:19quand des entreprises
25:20font du bénéfice
25:21parce qu'effectivement,
25:22si on ne veut plus payer
25:23du tout de taxes
25:24ou d'impôts,
25:24effectivement,
25:24il ne faut plus avoir
25:25de bénéfices
25:26et en l'occurrence,
25:26je suis très fier
25:27d'avoir des entreprises françaises
25:28et des grandes industries
25:29dans ce pays
25:30qui arrivent encore
25:31à s'en sortir.
25:32Je rappelle que
25:33dans ceux qui touchent
25:33également le bénéfice
25:35justement de l'actionnariat,
25:37vous avez également
25:37beaucoup de salariés.
25:38Vous avez beaucoup de salariés
25:39qui sont actionnaires
25:39de leur entreprise.
25:39Des petits porteurs aussi.
25:40Vous avez des petits porteurs,
25:41vous avez des plans
25:42d'épargne d'entreprise,
25:43vous avez énormément de choses.
25:44Vous avez l'État.
25:44Et on a aussi l'État
25:45qui en profite
25:46et bien entendu,
25:48les cotisations sociales
25:49parce que là,
25:49en l'occurrence,
25:50là-dessus,
25:51on ne peut pas faire
25:51d'optimisation fiscale
25:52sur les charges
25:53qu'on paye à l'URSSAF.
25:54En l'occurrence,
25:54autant on peut jouer
25:55peut-être sur des choses
25:57sur l'IS
25:57ou sur des choses comme ça.
25:58Je peux le comprendre.
25:59Mais par contre,
26:00sur les charges sociales,
26:01aujourd'hui,
26:02les retraites, etc.,
26:03sont payées par les entreprises,
26:04les PME, les TPE,
26:05mais aussi par les grandes entreprises.
26:06Donc, en l'occurrence,
26:08si c'est ça le problème,
26:09enfin, moi aujourd'hui,
26:10mon problème,
26:10c'est qu'il n'y a pas assez
26:11justement de grandes entreprises
26:12encore du CAC 40
26:14et qu'on soit d'ailleurs
26:14que CAC 40.
26:15Pourquoi est-ce qu'on n'est pas
26:15CAC 100 ou CAC 200 ?
26:17Enfin, à un moment donné,
26:18moi, je veux qu'il y ait
26:18plus d'investissements.
26:19Je veux que les entreprises
26:21relocalisent dans ce pays
26:21parce que toute la problématique
26:23aujourd'hui que nous avons,
26:24c'est que nous avons aujourd'hui
26:25beaucoup de produits
26:26que nous consommons,
26:27mais la plupart de ces produits
26:27ne sont pas fabriqués ici.
26:29Et c'est là-dessus, en fait,
26:30qu'il y a le vrai débat
26:31et c'est sur ça
26:32sur lequel on devrait se retrouver.
26:33Philippe Doucet.
26:34Je pense qu'il y a surtout
26:35une erreur majeure
26:37que beaucoup,
26:38il n'y a pas que notre ami Yves
26:39qui l'a fait,
26:40les profits des entreprises
26:42du CAC 40,
26:43mais elles ne sont pas
26:44fait à 100% en France.
26:46Les entreprises des CAC 40,
26:47c'est des multinationales.
26:48Un exemple total.
26:49Donc, total,
26:49on nous parlera,
26:50total,
26:51il ne fait pas la majeure partie
26:53de ses profits en France.
26:54Il est fait en Angola,
26:55il est fait aux Etats-Unis,
26:57il le fait dans le golfe Persique.
26:59Air Liquide,
26:59qui est une très, très belle
27:00entreprise française,
27:01ne fait pas une partie
27:03de ses profits en France,
27:03mais ils ont des entreprises,
27:04ils ont des unités au Japon,
27:06en Allemagne,
27:07aux Pays-Bas, etc.
27:08Et donc,
27:09quand ils sont aux Pays-Bas
27:11ou quand ils sont au Japon,
27:12un,
27:14leurs actionnaires,
27:14certains peuvent être japonais,
27:16et puis,
27:16ils ne payent pas,
27:17ils payent leurs impôts
27:18dans les pays là-bas.
27:19Donc, en fait,
27:20on a la chance
27:20qu'ils sont encore
27:21à la Bourse de Paris.
27:22Enfin, demain,
27:23ils ne sont pas obligés.
27:25Total,
27:25comme une grosse partie
27:26de sélectionnaires
27:27est américaine,
27:27total,
27:28et en France,
27:28mais il est maintenant
27:29à la Bourse de Nuit.
27:29Yves est encore avec nous,
27:30on va lui laisser le mot de la fin
27:31quand même,
27:31puisque c'est lui
27:32qui a lancé le sujet.
27:34Yves,
27:34vous répondez quoi ?
27:35Surtout à Joseph,
27:36qui n'était pas vraiment d'accord
27:37quand même avec vous.
27:38Non, non,
27:39mais moi,
27:39ce que je réponds très clairement,
27:41c'est que que les entreprises
27:42du CAC 40 fassent des bénéfices,
27:44c'est très bien.
27:44Le problème,
27:45c'est qu'il y a énormément
27:46de chômage en France,
27:47et surtout parmi les seniors,
27:48et en plus,
27:49on veut les faire travailler
27:49beaucoup plus tard
27:50avec ces nouveaux plans retraite.
27:52Et alors qu'ils sont tous au chômage,
27:53enfin,
27:54pas tous,
27:54mais beaucoup,
27:55et on ne veut pas les reprendre.
27:56Donc, moi,
27:56je veux bien que les entreprises
27:57du CAC 40 fassent du bénéfice,
27:59c'est vrai que ce sont
27:59des multinationales,
28:01donc elles sont sur plusieurs nations,
28:03ce n'est pas fait pour rien,
28:04et le problème,
28:08pour cent d'impôts
28:08avec l'URSSAF et compagnie,
28:10et que ces entreprises
28:11du CAC 40,
28:12elles sont entre 5 et 20%.
28:13Donc, je suis d'accord
28:14qu'elles fassent des bénéfices,
28:15mais en termes de pourcentage,
28:17elles ne fournissent pas
28:19ce qu'elles devraient fournir
28:20en termes d'articles publics
28:21à l'État,
28:21et entre les CICE et tout le reste,
28:23elles ont pillé l'argent public
28:25au bénéfice des actionnaires.
28:27Merci Yves.
28:28En tout cas,
28:29bon,
28:29vous m'a dit
28:29c'est fait demain,
28:30on l'aura compris,
28:31à Tarbes.
28:33Vraiment,
28:33une petite question,
28:34oui ou non,
28:35vous craignez justement
28:36des violences,
28:37vous à Tarbes,
28:37que ça soit parfois
28:39instrumentalisé ?
28:41La violence,
28:42non,
28:43à Tarbes,
28:43on ne la craint pas,
28:44parce que nous avons
28:44des manifestants
28:46et des manifestantes
28:46intelligents qui savent
28:48que si on portait
28:48des arguments et des projets,
28:50ça doit être
28:50dans la non-violence.
28:52La violence,
28:52elle est institutionnelle
28:54en France.
28:54Et c'est heureux.
28:55Les policiers,
28:55comme seule réponse politique
28:57face aux manifestants,
28:58c'est une violence institutionnelle.
29:00Merci Yves,
29:01merci d'avoir réagi
29:02sur l'antenne
29:03de Sud Radio.
29:04Je voudrais juste
29:05réagir par rapport à ça,
29:06par rapport à ce qu'il a dit
29:07par rapport justement
29:07aux personnes âgées.
29:08Je me rappelle
29:09d'une belle mesure
29:10de François Hollande
29:10qui s'appelle
29:11le contrat de génération,
29:12qui était franchement
29:12une excellente mesure.
29:13Je n'ai pas compris
29:14d'ailleurs pourquoi
29:14ça n'a pas pris.
29:16Donc éventuellement,
29:16dans le cadre de la campagne,
29:18et là je parle
29:19à l'ensemble des candidats,
29:20c'est quelque chose
29:20à étudier,
29:21c'est-à-dire entre un senior
29:22qui travaille dans une entreprise
29:24et un jeune qui vient d'arriver,
29:26une réduction
29:26ou en tous les cas
29:27un bonus sur les charges sociales
29:29pour justement permettre
29:31au senior
29:31d'accompagner le jeune
29:32qui au final
29:33va venir remplacer
29:36les uns contre les autres
29:37parce que vous avez vu,
29:38là on n'aura pas forcément
29:40le temps,
29:41mais on peut en dire un mot
29:41quand même.
29:42Vous avez vu
29:43que cet abattement
29:44pour les retraités,
29:46les députés ont voté contre.
29:48Est-ce que c'est un coup
29:49de poignard
29:50contre la jeunesse
29:51comme le dit
29:51le ministre des Comptes publics
29:53David Amiel
29:53ou est-ce que c'est normal ?
29:55Ce qui est sûr,
29:56un, sur le CICE,
29:57sauf heure de ma part,
29:58mais je pense que
29:58toutes les entreprises
29:59ont bénéficié
30:00parce que le CICE,
30:01c'était pour que
30:01le coût du travail
30:02soit moins élevé,
30:04notamment au niveau du SMIC.
30:05Donc les CICE,
30:05il n'a pas servi
30:06qu'aux entreprises
30:07du CAC 40.
30:08Il a servi
30:08à toutes les entreprises
30:09et je ne suis pas sûr
30:10que ce soit les entreprises
30:11du CAC 40
30:11qui soient les plus concernées.
30:13Après,
30:14qu'il y ait une logique
30:14d'optimisation fiscale,
30:15c'est une chose.
30:15Il faut parler de la retraite.
30:16Sur les retraites,
30:18ah oui,
30:18mais à un moment donné,
30:19il faut mesurer
30:20à 30 ans,
30:22les jeunes français
30:22ont 9% d'épargne.
30:24À 75 ans,
30:25ils ont 25%
30:26en moyenne.
30:27Les retraités de 75 ans
30:29mettent de côté
30:3025%
30:32de leurs revenus.
30:33Alors évidemment,
30:34retraités,
30:34vous avez ceux
30:35qui ont 1 000 euros
30:35de retraite
30:36et ceux qui ont
30:365 000 euros
30:36ou 6 000 euros
30:37de retraite.
30:37Vous avez toute la palette.
30:39Et donc,
30:39on voit bien aujourd'hui
30:40que la question
30:42de comment les actifs
30:43et notamment les jeunes
30:44financent les retraités,
30:46c'est une vraie question.
30:48Et là,
30:48les chiffres sont sortis
30:50sur combien ça coûte
30:51parce que,
30:52non seulement sur le privé,
30:53mais les retraites publiques.
30:54Là,
30:55on a enfin les chiffres.
30:56Et je le dis,
30:57c'est une honte
30:58que la Cour des comptes
30:58n'ait pas voulu le sortir avant.
30:59Et pour le coup,
31:00François Béraud
31:00avait raison de le demander
31:02à Moscovici.
31:03Et Moscovici,
31:05c'est qu'on pense qu'on est...
31:06On dit qu'on augmente
31:07le budget de l'éducation nationale.
31:08Quand on enlève
31:09la part du budget de retraite,
31:11c'est énorme.
31:12On descend 20e ou 22e
31:14sur 27 en Europe.
31:15On va finir avec la Roumanie
31:16et la Bulgarie
31:17en réalité sur le budget de l'éducation.
31:19Donc, c'est ça.
31:20Donc, la partie des retraites
31:22pèse lourdement sur les actifs.
31:24Elle pèse trop.
31:24Donc, après,
31:25on peut trouver les voies
31:25et les moyens
31:26de sortir de cette histoire-là.
31:27Mais on ne pourra pas éternellement
31:28faire poser sur les jeunes générations
31:31ce coût des retraites.
31:31Non, mais là,
31:32est-ce qu'il fallait pénaliser ?
31:35Mettre la main à la poche.
31:36En gros, le gouvernement
31:37voulait abaisser de 4 000
31:38à 439 euros précisément
31:40à 3 000 euros.
31:41Vous savez,
31:41le plafond de l'abattement fiscal
31:43de 10 %.
31:44Ce qui me gêne toujours,
31:45c'est quand on parle des retraités.
31:46Parce qu'en fait,
31:47entre une petite retraite
31:48et une haute retraite,
31:49je pense que les retraités,
31:50c'est comme des salariés.
31:51Il y a des salariés au SMIC
31:52et des salariés à 10 000 euros.
31:53Vous avez toute la palette.
31:54Les retraités, c'est pareil.
31:55Donc, je pense qu'il faut...
31:57Là-dessus, il faut regarder
31:58en termes de revenus de retraite.
32:00Moi, je suis pour que
32:01sur les retraités à haute retraite,
32:04eh bien, ils touchent moins
32:05et que les petites retraites
32:07soient préservées.
32:08Parce que quand vous avez
32:081 000 euros de retraite,
32:09vous n'allez pas loin.
32:11Bon, voilà.
32:11C'est ce sujet-là.
32:12Et notamment,
32:13sur les retraites les plus hautes,
32:14je pense qu'on n'y échappera pas.
32:16Nat Joa ?
32:16C'est vrai qu'il y a un peu
32:17de clientélisme.
32:18L'électorat est davantage retraité.
32:21Les électorats...
32:22Ils votent, oui.
32:23116 voix contre 30, quand même.
32:25Bon, on sentait
32:26qu'il n'y avait pas une volonté.
32:27Ce n'était pas le bon moment
32:28de faire face.
32:30Et puis, ça se comprend.
32:31C'est-à-dire qu'on a l'habitude
32:32dans les débats
32:33d'opposer les actifs
32:34et les retraités.
32:35Moi, je pense qu'il ne faut pas
32:36les opposer.
32:37Bien au contraire.
32:38Et puis, comme disait
32:38Philippe Doucet,
32:40dans les retraités,
32:41vous avez différentes situations.
32:42Il y a le retraité
32:43qui est propriétaire
32:44de sa maison.
32:45Il y a le retraité
32:46qui est seul, veuf.
32:48Voilà, il y a le retraité.
32:50Les cas sont différents.
32:51Qui aident aussi ses enfants
32:51et ses petits-enfants.
32:52Exactement.
32:52Et qui aident aussi.
32:53Vous avez des retraités
32:54qui aident leurs petits-enfants
32:56et puis, par moments,
32:56qui aussi retrouvent leur enfant
32:59au sein de la maison
32:59parce que l'enfant
33:00a perdu son emploi.
33:02C'est compliqué.
33:03Enfin bon, voilà.
33:04Donc, chaque situation
33:06est différente.
33:07Et c'est à la fiscalité.
33:09Enfin, la fiscalité,
33:10elle doit tenir compte de cela.
33:12De ces différences,
33:13de ces situations,
33:15eh bien, pour prélever
33:19sur les pensions de retraite.
33:22Mais les plus élevées.
33:23pour ne pas créer une injustice
33:26qui ne serait pas défendable.
33:28Ils sont épargnés.
33:28On va voir dans le programme
33:30de la présidentielle.
33:30On se retrouve dans quelques instants
33:32pour la fin,
33:34la suite et la fin
33:34à vous de le dire
33:36avec cette question aussi.
33:383 millions de nouveaux Français
33:39en 25 ans.
33:40C'est le chiffre
33:41de la Fondation
33:42pour l'innovation politique
33:43qui est reprise aujourd'hui
33:44par le Figaro.
33:461,6 million de personnes
33:47qui ont été naturalisées
33:50par décret.
33:51Est-ce que c'est le moment
33:52ou pas de réformer
33:53le droit du sol ?
33:54En tout cas,
33:54la droite le demande.
33:56Éric Zemmour,
33:57on l'attendait plutôt là.
33:58Marine Le Pen,
33:59Bruno Retailleau.
34:00On en parle dans quelques instants.
34:03Sud Radio.
34:05Parlons vrai.
34:06Au midi,
34:07Sud Radio.
34:08A vous de le dire,
34:09Stéphanie Demiru.
34:10Dernière partie
34:11d'A vous de le dire
34:11avec mes débatteurs
34:12de ce vendredi,
34:13Joseph Taillefé,
34:14Najoie Laité
34:15et Philippe Doucet.
34:17On parle de cette étude
34:18qui a été publiée
34:19par le Figaro ce matin.
34:203 millions de nouveaux Français
34:21en 25 ans.
34:22C'est le chiffre
34:23d'une étude
34:24de la Fondation
34:25pour l'innovation politique.
34:27Dans le détail,
34:28c'est important le détail
34:29parce que 1,6 million de personnes
34:31ont été naturalisées
34:32par décret
34:33et 770 000
34:34ont acquis
34:35la nationalité française
34:37par le droit du sol.
34:38L'étude nous explique
34:40que d'ailleurs,
34:40ça pèse
34:41dans l'élection future
34:43puisque ça profite
34:44davantage à LFI.
34:47Ce sont les personnes
34:47originaires du Maroc,
34:48d'Algérie,
34:49Tunisie
34:49qui représente
34:5036%
34:50de ses acquisitions.
34:52Est-ce qu'il est temps
34:54ou non
34:55de réformer
34:56le droit du sol ?
34:57C'est ce qu'aimerait bien faire
34:58Marine Le Pen,
34:59Éric Zemmour,
35:00Bruno Retailleau.
35:01Voilà,
35:02ils y pensent
35:03et pas que en se rasant,
35:04si je peux me permettre,
35:05sauf Marine Le Pen,
35:05bien sûr.
35:06Joseph,
35:07vous le chef d'entreprise,
35:08je me tourne particulièrement
35:09vers vous
35:10parce que
35:10dans le débat,
35:12il y a aussi,
35:12vous avez vu,
35:13ce député de la Drôme,
35:14un PS,
35:15qui demande de légaliser
35:16les travailleurs
35:17sans papiers
35:18et c'est aussi,
35:19ça peut surprendre,
35:21une demande du MEDEF,
35:22des patrons.
35:24la question du travail,
35:25le travail,
35:26pour nous,
35:27c'est la meilleure manière
35:27d'assimiler quelqu'un.
35:28Travailler,
35:29avoir un emploi,
35:30contribuer,
35:31quelqu'un,
35:32on va dire,
35:33mais dans la légalité aussi,
35:35venir dire,
35:35on va légaliser
35:36les travailleurs sans papiers,
35:37c'est faire un appel d'air,
35:38enfin à un moment donné,
35:39il faut qu'on crée le cadre,
35:40c'est-à-dire,
35:41et d'ailleurs,
35:41ça s'est déjà fait,
35:43de créer des conditions
35:44pour que les gens
35:44puissent candidater
35:45de leur pays
35:46avec des contrats de travail
35:47et des promesses d'embauche
35:48et qu'ils puissent venir légalement,
35:50non pas qu'ils arrivent ici
35:51dans l'illégalité
35:52et qu'on vienne les légaliser.
35:53Donc pas forcément
35:53un droit du sol automatique
35:55parce que c'est ce qui frappe
35:56dans cette étude.
35:57Le droit du sol,
35:59les règles,
36:00on peut toujours les revoir,
36:00mais il y a une chose,
36:01par exemple,
36:01qui me surprend toujours,
36:02par exemple,
36:02pour les réfugiés aujourd'hui,
36:04il n'y a pas besoin,
36:04dès qu'ils sont reconnus
36:05comme réfugiés par l'OFRA,
36:07ils n'ont pas, par exemple,
36:08à avoir les 5 ans,
36:08ce qu'on appelle de stage,
36:10c'est-à-dire de présence en France,
36:11ils peuvent demander la nationalité.
36:12Moi, ça me surprend.
36:13Alors que quelqu'un d'autre,
36:14on va dire,
36:15qui n'est pas réfugié,
36:17il faut au minimum
36:185 ans de présence.
36:19Or, pour moi,
36:19il faut quand même
36:20avoir vécu un peu dans le pays,
36:27véritable problématique
36:27aujourd'hui qu'on a,
36:28ce n'est même pas
36:28la question de la naturalisation,
36:30c'est déjà même le stress
36:31que d'avoir un titre de séjour
36:32dans les temps.
36:33Actuellement,
36:33on est en train de vivre
36:34au niveau des entreprises,
36:35des gens qui sont là
36:36depuis 20 ans,
36:3730 ans, 40 ans,
36:38qui ont des titres de séjour réguliers,
36:40qui parfois même
36:40ont renoncé à demander
36:41la nationalité
36:42parce que c'est tellement compliqué
36:43d'être tellement document
36:44à demander,
36:44et qui se retrouvent en fait
36:45avec des cartes de séjour
36:46qui se terminent
36:47et qui se retrouvent en fait
36:48en OQTF
36:49alors qu'ils travaillaient
36:50depuis 20, 30 ou 40 ans.
36:52Donc ça,
36:52ce sont des situations
36:53dramatiques.
36:54Alors, il y a effectivement
36:55des choix,
36:56mais je pense que c'est surtout
36:56qu'il y a un manque de moyens
36:57dans les préfectures.
36:58Il y a vraiment
36:59le système informatique
37:00qu'ils ont mis,
37:01l'ANEF qui a été mis,
37:01enfin, c'est une horreur.
37:02La circulaire Retailleau
37:03a verrouillé le dispositif.
37:04La circulaire Retailleau,
37:05elle était moins favorable
37:06que la circulaire VALS,
37:07certainement,
37:08mais disons qu'avant ça...
37:09Mais VALS,
37:09la circulaire VALS
37:10permettait aux entreprises
37:11de résoudre les cas
37:12que vous évoquez.
37:12Oui, mais le défenseur des droits
37:14avait déjà relevé,
37:15on va dire,
37:15des problématiques
37:16sur justement
37:17les cartes de séjour,
37:19on va dire,
37:19des gens qui sont présents ici.
37:20Alors, il y a une réforme
37:21certainement à faire,
37:22il y a des choses à faire
37:23et je pense qu'effectivement,
37:24le point à mettre
37:25et à peut-être plus regarder,
37:27c'est effectivement le travail,
37:28quelqu'un qui travaille
37:30et qui, effectivement,
37:31a une attestation
37:32de son employeur
37:33et qui a un métier,
37:33peut-être même pour être
37:35naturalisé,
37:35même plus vite qu'aujourd'hui,
37:36à la rigueur,
37:37j'ai envie de dire.
37:37C'est peut-être faciliter les choses.
37:38Bonjour Sarah.
37:40Oui, bonjour.
37:41Bonjour à toute équipe.
37:42Soyez la bienvenue
37:42sur l'antenne de Sud Radio.
37:44Vous venez d'entendre
37:45Joseph Taiffé
37:46qui, lui, parle pour les patrons.
37:48Il voudrait peut-être faciliter
37:51les naturalisations,
37:52en tout cas,
37:52d'accorder des titres de séjour
37:53à ceux qui travaillent,
37:54ceux qui sont peut-être utiles.
37:56Je transforme vos mots, peut-être.
37:58Et réformer davantage
38:00le droit du sol,
38:01le rendre un peu moins automatique.
38:02C'est vrai qu'il est exact
38:05de préciser que la France
38:05possède l'un des droits du sol
38:07les plus ouverts d'Europe.
38:09Vous, qu'en pensez-vous ?
38:10Écoutez, moi,
38:11ce que je pense aujourd'hui
38:12n'est pas forcément
38:13ce que j'aurais pensé
38:14il y a dix ans
38:14puisqu'étant moi-même
38:15issu de l'immigration
38:16et avec des parents
38:17qui ont toujours
38:18une carte de résidence
38:20à aujourd'hui.
38:22Mais il faut avouer une chose,
38:24les gens qu'on reçoit
38:26ne sont plus ceux
38:26qu'on recevait
38:27il y a des années
38:28et des années de ça.
38:29Par exemple,
38:29au niveau du travail,
38:30il y a tellement de chômeurs
38:32en France,
38:32pourquoi faire un appel d'air
38:33à faire venir des gens
38:34pour travailler
38:35alors qu'ici,
38:36il y a des gens
38:37qui sont au chômage ?
38:38Certains vous diront
38:39que les Français
38:39ne veulent pas faire
38:41certains travaux.
38:41Il faut les pousser
38:43parce que le problème
38:44c'est que des gens
38:45qui viennent
38:45qui n'ont pas
38:46leur titre de séjour
38:47vont travailler
38:48effectivement.
38:49Une fois qu'ils vont
38:50avoir leur titre de séjour
38:52eux aussi,
38:53bon je ne dis pas
38:54que c'est une majorité
38:55mais eux aussi
38:56vont faire en sorte
38:56de ne plus travailler
38:58pour avoir
38:59les allocations chômage
39:02une fois qu'ils sont
39:04confortés
39:04dans le fait
39:04qu'ils ont leur papier.
39:05C'est une déclaration
39:06d'intention
39:07et ils ne sont peut-être
39:07pas tous sur cette ligne.
39:10Écoutez ce que j'ai dit,
39:11je dis ce n'est pas
39:12une généralité
39:12mais moi je le vois
39:14autour de moi
39:14c'est un peu
39:16ce qui se passe
39:16quand même.
39:17Moi j'habite en banlieue
39:18c'est un peu ce qui se passe
39:19donc ça c'est une réalité
39:21qu'il ne faut pas omettre
39:24et je trouve que là
39:25il faut vraiment
39:26au cas par cas
39:26parce que imaginez-vous
39:28on a des personnes
39:28qui viennent
39:30et qui après
39:31quelques années après
39:32ont eu les papiers français
39:33mais qui vous disent
39:35qu'elles détestent la France
39:36on fait comment ?
39:37On ne peut plus
39:37les faire partir
39:38ces gens-là.
39:38Joseph Taifé
39:39veut vous répondre
39:41à Sarah.
39:41Je vais répondre à Sarah
39:42bien entendu
39:43mais moi aussi
39:44je préférerais effectivement
39:45que les personnes
39:45qui sont au chômage ici
39:46puissent effectivement
39:47être embauchées
39:48par nos entreprises
39:49qui recherchent du personnel.
39:50Or comment ça se passe
39:51justement l'embauche
39:52d'un étranger
39:53quand on va chercher
39:54un étranger par exemple
39:54au Maghreb ?
39:55On met une annonce
39:56à Pôle emploi
39:56alors si la personne
39:58est sur une liste
39:59un arrêté
39:59ce qu'on appelle
40:00des métiers en tension
40:00en fait il n'y a pas besoin
40:02de grand délai
40:03on peut tout de suite
40:03on va dire
40:05embaucher quelqu'un
40:05de l'autre côté
40:07de la Méditerranée
40:07ou d'ailleurs
40:08et si ce n'est pas
40:09un métier en tension
40:10il y a à peu près
40:10je crois trois semaines
40:11à peu près à attendre
40:12et si au bout de trois semaines
40:13personne ne s'est présenté
40:14à ce moment-là
40:14on fait une demande
40:15pour pouvoir recruter
40:16je peux vous assurer
40:17Sarah
40:17que dans l'industrie
40:18alors vous êtes en banlieue
40:19mais je peux vous assurer
40:19que les industries
40:20sont elles
40:22dans la France périphérique
40:23on n'a plus d'industrie
40:24dans les grandes villes
40:24maintenant
40:24mais elles sont vraiment
40:25dans les campagnes
40:26c'est très très compliqué
40:27de trouver des gens
40:28pour venir travailler
40:29dans des villages
40:30où il y a 300, 400, 500 habitants
40:32et où l'usine
40:33fait quasiment l'Airbus du coin
40:34parce qu'il n'a que 40 salariés
40:36et par contre
40:37quand on voit
40:38les étrangers
40:39ou certains immigrés
40:39quand on leur dit
40:40regardez sur la carte
40:41où est placée l'usine
40:42ils disent
40:42c'est merveilleux
40:43c'est le paradis
40:43pour moi
40:44je viens tout de suite
40:45et ils viennent
40:46et ils aiment l'industrie
40:47il y a aussi ce point-là
40:48très important
40:48et je prends par exemple
40:49l'expérience qu'on a
40:50avec la Tunisie
40:51c'est que vraiment
40:52ils aiment l'industrie
40:53quand on parle du plastique
40:54ils ne pensent pas aux histoires
40:55de il faut interdire
40:56etc.
40:56ils disent
40:56on adore le plastique
40:57c'est moderne
40:58on veut travailler
40:59on a des écoles
41:00de plasturgie ici
41:01alors qu'en France
41:01on a vu
41:02depuis des années
41:03l'industrie c'est ça
41:04l'industrie c'est pas bien
41:05il faut travailler
41:05dans le tertiaire
41:06c'est polluant
41:07etc.
41:08donc il y a tous ces éléments-là
41:09qu'il faut prendre en compte
41:10et aujourd'hui
41:11je suis désolé de le dire
41:12pour la partie
41:12on va dire
41:13des métiers pénibles
41:14c'est les immigrés
41:16aujourd'hui
41:16qui viennent effectivement
41:17nous sauver
41:17bon je vais passer la parole
41:19à Philippe Doucet
41:20et Nadjo
41:20et vous aurez le mot de la fin
41:21moi je pense que dans cette
41:23enfin
41:23je vais juste répondre
41:24à la question
41:25sur le droit du sol
41:26sur le reste
41:27je ne reviens pas
41:29ce que Joseph a évoqué
41:30sur le droit du sol
41:32on est à peu près
41:34là c'était 120 000 parents
41:35sur 25 ans
41:36aujourd'hui on est à moins de 100 000
41:38tout le monde pense
41:39que c'est facile
41:39d'obtenir la nationalité française
41:41alors quand vous êtes né en France
41:42de parents étrangers
41:43ici à 18 ans
41:44et que vous avez 5 ans dans le pays
41:45vous obtenez la nationalité française
41:46si vous le souhaitez
41:47c'est quand même
41:48deux fois plus d'acquisitions
41:49que durant le deuxième quart
41:51du XXe siècle
41:52Philippe Doucet
41:53oui mais parce que
41:55c'est 3 millions
41:56d'accord mais les courants migratoires
41:58ont continué
41:58pour les raisons
41:59que Joseph a évoquées
42:01aujourd'hui
42:02regardez dans n'importe quel restaurant
42:05à Paris
42:05qui est dans la cuisine
42:06si ce n'est pas un taboule
42:07je vous paye un déjeuner
42:09donc vous avez ça
42:11dans plein de métiers
42:12avec des spécialisations
42:13donc sur les chantiers
42:14regardez sur les chantiers
42:15sur les bennes à ordures
42:17comment tout ça fonctionne
42:18dans les hôpitaux
42:20les aides-soignantes
42:21etc
42:22donc quand même
42:23que tout le monde est en tête
42:24la nationalité française
42:24aujourd'hui les critères
42:26j'aimerais bien voir
42:27que ceux qui sont
42:29non issus de l'immigration
42:30vous avez un niveau de français
42:31d'IB2
42:32qui a été augmenté
42:33c'est-à-dire qu'il faut parler
42:34correctement la langue française
42:35et vous avez
42:3640 questions
42:37sur notre histoire
42:38et notre civilisation
42:38j'aimerais bien voir
42:40d'ailleurs il faudrait
42:41qu'on fasse le test ici
42:42si nous tous autour de la table
42:43on est capable
42:44de répondre aux 40 questions
42:45les critères
42:46de nationalité française
42:47ont été augmentés
42:48et je peux vous dire
42:49que c'est un élément
42:49très important
42:51mentalement
42:51j'ai été maire
42:52et quand vous êtes maire
42:53vous faites les cérémonies
42:55de remise de nationalité
42:56de diplôme de nationalité
42:58vous avez tout le monde
42:59dans votre hémicycle
43:00dans votre conseil municipal
43:01il y a la Marseillaise
43:02vous faites un discours
43:03et vous remettez les diplômes
43:04les gens
43:05aujourd'hui me disent
43:06je suis sur leur buffet
43:08ils ont gardé la photo
43:09on fait une photo à chaque fois
43:10de la personne
43:11et du maire
43:12et la photo
43:13l'a réenvoyée
43:14et il me dit
43:15vous êtes avec moi
43:16sur le buffet
43:17voilà
43:17donc il a encore
43:18m'envoyé
43:19quelqu'un à qui
43:19j'ai remis nationalité
43:20française il y a 15 ans
43:21comme ça fait 15 ans
43:23que je connais
43:24qui a mon téléphone
43:24a m'envoyé sa photo
43:26de sa remise de nationalité
43:27il y a 15 ans
43:28donc il y a un élément
43:29de fierté
43:30par rapport à ça
43:30d'obtenir
43:31et en sens inverse
43:32c'est vrai que l'obtenir
43:33vous avez deux ans
43:34d'attente dans les préfectures
43:35c'est extrêmement
43:36c'est déjà bien
43:37c'est déjà bien
43:38donc c'est un élément
43:41d'intégration
43:42extrêmement important
43:43il y a quand même
43:43400 000 personnes par an
43:44qui sont
43:45de titre de séjour légaux
43:47délivrés
43:47c'est quand même
43:48du droit du sol
43:49oui mais c'est vrai
43:51qu'il y a tout
43:51ce qui se mélange
43:52là il y a le droit du sol
43:53donc ceux qui sont
43:54d'intégration
43:54après il y a les titres
43:55de séjour
43:56c'est un autre sujet
43:56Nadja
43:58Nadja
43:59il n'y a pas de soucis
44:01non moi
44:02j'aimerais rebondir
44:03sur le fait
44:04et rappeler
44:05que la nationalité française
44:06c'est pas qu'un acte
44:07administratif
44:08ça crée un lien
44:09politique
44:10civique
44:10et je dirais culturel
44:12donc on parlait
44:12de ce fameux questionnaire
44:13de connaissances
44:15de culture générale
44:17sur l'histoire de France
44:20ça existe bien
44:22j'entends aussi
44:23les métiers en tension
44:24où le MEDEF dit
44:25vous êtes gentil
44:27de vouloir diminuer
44:28l'immigration de travail
44:29mais voilà
44:31il y a des métiers en tension
44:32qui existent
44:33et on a besoin
44:33de cette main d'oeuvre
44:35c'est 45%
44:36les motifs économiques
44:37dans l'immigration
44:39et les premiers
44:39c'est vers la filière étudiante
44:41c'est ça
44:41et familial
44:42le regroupement
44:43le regroupement familial
44:45et moi
44:46par contre
44:46je rebondirais quand même
44:47sur ce que vient de dire
44:48l'auditrice
44:48qui est très juste
44:49c'est à dire que
44:49quand on regarde
44:50le taux de chômage
44:51des personnes
44:52de nationalité étrangère
44:53il est de 21%
44:56contre
44:57en moyenne 10%
44:58et ce sont
44:59les chiffres
45:00du ministère du travail
45:01donc quand même
45:01il y a une vraie question
45:02et on y reviendra
45:04certainement
45:05puisque c'est un débat
45:06c'est l'un des débats
45:06aussi de la présidentielle
45:08merci à tous les trois
45:10merci
45:10Joseph Seyfet
45:12Najoie
45:13et Philippe Doucet
45:15c'est l'heure de Bercoff
45:16dans tous ses états
45:17à midi
45:18avec Céline Alonso
45:19et on se retrouve lundi
45:20sur Sud Radio
45:20à 10h