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  • il y a 4 semaines
Le 31 octobre, Polémia organise en région parisienne le colloque international "Remigration : ouvrons le débat !", en partenariat avec Objectif Remigration et ReSum. Après des rencontres organisées à Milan et à Porto, ce colloque entend aborder la remigration sous trois angles : son histoire, sa faisabilité juridique et logistique et sa dimension morale.
Pour Jean-Yves Le Gallou, président de l'Institut Polémia, la question de la remigration est indissociable de celle de l’avenir démographique et politique des peuples européens. Mais une telle politique soulève aussi des questions concrètes : quelles populations seraient concernées ? Quels moyens juridiques et administratifs faudrait-il mobiliser ? Comment inverser les flux migratoires et favoriser les retours ? Et jusqu’où l’État pourrait-il aller dans la mise en œuvre d'une telle politique ? Nous abordons également la question la plus sensible : le recours à la force pourrait-il devenir inéluctable dans une politique de remigration ?
Le colloque se tiendra le 31 octobre en région parisienne. Pour connaître le programme et s’inscrire : site de Polémia / billetterie du colloque.

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Transcription
00:06Bonjour à tous, bienvenue sur notre Zoom, aujourd'hui en compagnie de Jean-Yves Le Galou.
00:11Bonjour Jean-Yves.
00:12Bonjour Pierre.
00:13Jean-Yves Le Galou, habitué des téléspectateurs de TV Liberté,
00:18puisque vous avez animé notre émission immédiate jusqu'en juin dernier.
00:21Jean-Yves Le Galou, vous êtes ancien haut fonctionnaire, diplômé de Sciences Po et de l'ENA,
00:26ancien député européen, conseiller régional d'Île-de-France.
00:29Vous avez été l'un des fondateurs du Club de l'Horloge,
00:33président de la fondation Polémia et cofondateur de l'Institut Iliade.
00:37Vous êtes aussi l'auteur de plusieurs ouvrages consacrés à l'immigration, à l'identité et aux médias.
00:43Et justement, votre institut Polémia organisera, c'est le 31 octobre prochain, en région parisienne,
00:52un colloque international sur la remigration, en partenariat avec Objectif Remigration et ReSUM.
01:00Un colloque qui fait suite à ceux organisés à Milan et Porto sur la même thématique, donc la remigration.
01:06Quels en sont, Jean-Yves, les objectifs à quelques mois de l'élection présidentielle ?
01:11– L'objectif, c'est d'ouvrir la fenêtre d'Overton et de faire que le débat sur l'immigration
01:16soit ouvert.
01:18J'ai noté que le président…
01:19– La remigration.
01:20– La remigration, oui, l'immigration et la remigration.
01:23– Pourquoi ? Parce que vous avez des gens qui trouvent qu'il faut davantage d'immigration.
01:28C'est M. Mélenchon, par exemple.
01:30Vous avez des gens comme les centristes, comme M. Philippe, qui disent
01:35il faut une immigration choisie, il faut de l'immigration de travail.
01:42Bon, pourquoi pas ?
01:43Mais il faut que de l'autre côté, il y ait la question de l'immigration négative, de la remigration.
01:50Il faut que le débat soit complet. On ne peut pas toujours dire
01:54on va prendre un peu plus d'immigrés, mais plutôt ceci, plutôt que cela.
01:58Il faut aussi poser la question de la remigration.
02:01C'est ce que j'appelle ouvrir la fenêtre d'Overton, ouvrir les cases du débat.
02:06– La remigration n'existe pas aujourd'hui tel que vous l'envisagez, vous ?
02:10– Aujourd'hui, on est dans une situation où on est bien loin de la remigration,
02:15puisqu'on délivre à peu près 400 000 titres de séjour supplémentaires tous les ans.
02:21Et qu'un tiers des enfants qui naissent, aujourd'hui, naissent d'un ou deux parents étrangers
02:28issus du monde non-européen. Donc on est très très loin de la remigration.
02:32– Alors, vous avez organisé votre colloque autour de trois thèmes.
02:36L'histoire de la remigration, sa faisabilité juridique et logistique,
02:40et enfin, sa dimension morale. Alors d'abord, sur l'histoire,
02:44est-ce que la remigration est un phénomène connu ?
02:47– La remigration existe à toutes les périodes de l'histoire.
02:53Elle prend des formes différentes.
02:56Je vais vous donner un exemple.
02:58Après la guerre de 1914, il y a eu un conflit entre la Turquie et la Grèce
03:03qui s'est conclu par le départ d'un million cinq cent mille Turcs de Grèce vers la Grèce
03:10et le départ de deux millions cinq cent mille Grecs de la Turquie vers la Grèce.
03:16Par parenthèse, les Grecs qui sont partis étaient là depuis deux mille cinq cents ans.
03:23Deux mille cinq cents ans. Enfin, eux, leurs ancêtres étaient là depuis deux mille cinq cents ans.
03:28On appelait ça les côtes yoniennes à l'époque.
03:30Donc vous voyez que la remigration, ça peut exister.
03:32Alors il y en a d'autres. Il y a eu beaucoup de remigration entre pays africains.
03:36Le Nigeria, le Ghana, il y en a récemment eu, en Afrique du Sud.
03:40L'Afrique du Sud a renvoyé un certain nombre d'immigrés venus de pays africains voisins.
03:47– Des remigration donc organisées par les États respectifs.
03:50– Par les États.
03:52– Pas des remigrations individuelles.
03:53– Par des États respectifs. Il y a eu ça aussi aux États-Unis.
03:57Il y a actuellement la remigration auquel procède M. Trump.
04:01Mais il y a eu, dans les années 1950-1960, une remigration qui était organisée
04:09par le président Adenauer. On appelait ça le retour des « wet back »,
04:15c'est-à-dire les Mexicains qui avaient franchi le Rio Grande et qui avaient donc le dos humide
04:20et qui ont été renvoyés dans les années 50-60.
04:23Et puis, il y a des remigrations un peu partout. Il y a des remigrations heureuses.
04:29Je vais vous citer un exemple, le Bhoutan. Le Bhoutan, c'est un petit État de l'Himalaya
04:33qui avait 25% de sa population qui était népalaises.
04:38Les Népalais, ce n'est pas très loin des Bhoutanais, mais ça posait un problème d'identité au Bhoutan.
04:45Et bien, les Népalais sont repartis. Et je vous dis ça parce que le Bhoutan, ça s'appelle le pays
04:51du bonheur.
04:52Et la remigration, c'est aussi une forme de bonheur.
04:55Alors ensuite, vous abordez la dimension juridique de cette remigration.
04:59On sait, évidemment, la France est membre de l'UE.
05:02Donc, de quel droit la France dispose-t-elle encore pour refonder sa politique migratoire,
05:08voire pour en inverser le flux ?
05:10Alors, si vous voulez, aujourd'hui, la politique migratoire en France,
05:14elle est contrôlée par le pouvoir judiciaire.
05:17Elle n'est pas contrôlée par l'UE directement.
05:20Elle est contrôlée par le pouvoir judiciaire,
05:22c'est-à-dire par le Conseil d'État et les tribunaux administratifs
05:25et le Conseil constitutionnel.
05:29C'est le Conseil constitutionnel qui décide de tout.
05:32Il y a trois ans, il y a eu une loi tout à fait raisonnable
05:37et tout à fait insuffisante, en vérité,
05:38qui avait été votée à la demande de M. Darmanin, ministre de l'Intérieur,
05:44et de M. Retailleau, à l'époque président du groupe LR, au Sénat,
05:48et votée par le Rassemblement national.
05:50Elle comportait, cette loi, une quarantaine d'articles
05:56qui restreignaient un certain nombre de cas d'immigration.
05:59Voilà, notamment un peu de regroupement familial
06:01qui facilitait les OQTF, etc.
06:04Tout a été cassé par le Conseil constitutionnel,
06:07tout à fait indépendamment de l'Union européenne, en l'occurrence.
06:11Et donc, ce qu'il faut, c'est très simple.
06:14Si le nouveau président ou la nouvelle présidente de la République
06:18ne remet pas en cause le pouvoir du Conseil constitutionnel,
06:22le pouvoir de censure des lois du Conseil constitutionnel,
06:24rien ne sera fait.
06:25Et puis, il faut changer la constitution, effectivement,
06:29et rétablir la suprématie du droit interne sur le droit externe,
06:34ou plus précisément, la suprématie de la loi postérieure
06:38sur le traité antérieur.
06:39Qu'est-ce que vous répondrez, Jean-Yves, à ceux qui vous diront
06:42que c'est bien à Bruxelles que se décide la politique migratoire de la France ?
06:46Certains souverainistes vous diront que c'est Mme von der Leyen
06:50qui décide de tout cela.
06:51Oui, mais ça, c'est un peu simpliste, si vous me permettez.
06:53Il y a eu récemment, au Parlement européen,
06:56une loi, des textes plus exactement,
06:58une directive relativement restrictive sur le retour.
07:02Bon, M. Macron a dit, nous ne l'appliquerons pas.
07:05Voilà.
07:06Donc, si vous voulez, la politique migratoire,
07:09elle est largement faite en France.
07:11Et d'ailleurs, nous avons la pire politique migratoire
07:15de l'Union européenne aujourd'hui.
07:17Bon, les Suédois ont fait des efforts de limitation,
07:22les Allemands font, tentent de faire des efforts de limitation.
07:25Le Danemark a une exemption.
07:27Le Danemark, mais en dehors de son exemption,
07:31il fait beaucoup d'efforts aussi de limitation de l'immigration.
07:36C'est la France qui a la pire politique,
07:38parce que nous avons la classe politique et la classe médiatique,
07:43la pire de toute l'Europe.
07:44On n'a pas besoin d'aller chercher les problèmes à l'extérieur.
07:46Nous avons ici les hommes et les femmes qui créent nos problèmes.
07:51Alors, d'un point de vue logistique et pratique,
07:53certains vous diront évidemment que cette remigration est compliquée,
07:57voire impossible.
07:58Donc, est-ce que l'administration française et sa diplomatie
08:02est capable d'un tel plan et pour quel coup ?
08:05Écoutez, il y a M. Driancourt,
08:08qui est l'ancien ambassadeur de France en Algérie,
08:10qui a été deux fois que vous avez reçues à TV Liberté,
08:14qui connaît très bien ces problèmes-là
08:16et qui pense qu'ils peuvent être réglés
08:20dans un rapport de force avec les pays, bien sûr.
08:23Mais vous savez, on ferait avec l'Algérie,
08:29ce qu'on a fait avec la Russie en termes de gel des avoirs,
08:33en termes de coupure des comptes bancaires,
08:35et j'en passe, en termes de sanctions économiques,
08:39on changerait un peu la donne.
08:41Il faut savoir dans quel sens on utilise sa diplomatie
08:46et, je le regrette de le dire aussi, sa force.
08:48Sur le coup, Jean-Yves,
08:50combien cela peut coûter à l'État d'organiser une remigration ?
08:55On va évoquer cela après, d'ailleurs.
08:57De qui ? Mais un coût ?
09:00Écoutez...
09:00Les journalistes mainstream vous diront comment vous financez ça.
09:04Comment on finance l'immigration aujourd'hui ?
09:07C'est-à-dire, entre 50 et 80 milliards de coûts annuels,
09:10suivant les différentes estimations.
09:12Et je vais vous faire une confidence.
09:13L'éléphant caché de la dette, c'est l'immigration.
09:17Et donc...
09:17M.Posokoff l'est estimé à 250 milliards en 2022.
09:20M.Posokoff est allé beaucoup plus loin.
09:22Vous voyez, j'ai pris des chiffres tout à fait nuancés.
09:25La dette, c'est très simple.
09:27Vous prenez le coût de l'immigration sur 40 ans,
09:29vous arrivez aux 3500 milliards de dettes.
09:32Alors, ça serait bien de commencer à arrêter aujourd'hui.
09:36Alors, il y aura peut-être un coût dans un premier temps,
09:38mais un coût très limité par rapport aux économies qui seront possibles.
09:42Alors, évidemment, c'est le débat le plus important selon vous,
09:47c'est celui selon lequel cette remigration serait immorale.
09:52Mais la remigration est infiniment morale parce qu'elle se place du point de vue du bien commun,
09:59de l'intérêt du peuple, de l'intérêt de la continuité du peuple historique.
10:06Alors que l'immigration se place du point de vue de l'intérêt individuel du migrant,
10:10qui vient là parce qu'il pense, à tort ou à raison d'ailleurs, que la vie sera plus facile.
10:15Donc, les immigrationnistes opposent les droits individuels de gens venus d'ailleurs,
10:22alors que quand on est partisan de la remigration,
10:24on se place dans l'intérêt de la continuité du peuple
10:28et, objectivement, de la tranquillité, de l'avenir de nos descendants,
10:36de nos enfants, de nos petits-enfants, de ceux qui viendront après.
10:39Et ça n'est pas quelque part aussi de l'intérêt de l'Afrique,
10:42puisque, évidemment, l'immigration en France est principalement africaine,
10:47que ce continent voit revenir de la ressource humaine sur son territoire ?
10:51Absolument, parce que, d'un certain point de vue,
10:54ce sont probablement les plus dynamiques qui partent,
10:57et donc ça aggrave encore la situation.
11:01Mais moi, je suis français, je suis européen,
11:05je me considère comptable des intérêts français,
11:09des intérêts européens, de la survie du peuple français,
11:14de la survie des peuples européens.
11:15Je me considère moins responsable de l'ensemble du monde.
11:20Et je pense que la remigration, c'est une manière d'arrêter
11:24le processus de colonisation dont nous sommes victimes,
11:30avec un remplacement du corps électoral, dans un premier temps,
11:35et un remplacement dans les maternités.
11:38Dans 5 ou 10 ans, il sera très difficile de changer politiquement les choses,
11:43parce que de plus en plus d'électeurs seront issus de l'immigration,
11:47et ils votent, on le sait, à 70 ou 80% à gauche,
11:51ce qui rendra toute alternance impossible.
11:54Et puis, d'ici 10 à 15 ans, les enfants venus d'ailleurs,
12:02ou des descendants d'enfants venus d'ailleurs,
12:05eh bien, seront majoritaires dans les maternités,
12:08et ce sera le basculement.
12:10Mais quand on regarde ce qui se passe dans le monde,
12:13quand on regarde ce qui se passe en Afrique du Sud,
12:15je pense qu'il y a de bonnes raisons de souhaiter éviter
12:18que les Européens deviennent minoritaires en Europe.
12:21Et puis, c'est très à la mode, évidemment, dans l'actualité.
12:25Rappelons quand même que ce projet de remigration est un projet anticolonial.
12:30Un projet décolonial, oui.
12:31Il faut arrêter la colonisation de l'Europe.
12:34Il y a d'ailleurs une grande différence entre la colonisation européenne en Afrique
12:39et la colonisation afro-musulmane en Europe.
12:44C'est que la colonisation européenne en Afrique,
12:46elle apportait des investissements, des infrastructures, des routes, des écoles, des hôpitaux.
12:55La colonisation afro-musulmane en Europe, elle amène des bouches à nourrir.
13:00C'est une colonisation de peuplement.
13:02Eh bien, c'est à ça qu'il faut mettre à terre.
13:03La question fondamentale, Jean-Yves, c'est évidemment,
13:06quelle population au pluriel remigrait ?
13:09Est-ce qu'il faut faire du cas par cas ?
13:11Ou est-ce qu'il y a de grands ensembles que l'on peut considérer comme étant à remigrer ?
13:17Alors, il y a des grands ensembles à remigrer.
13:19Vous avez un million de clandestins, au minimum.
13:23Donc ça, ces personnes-là, même François Mitterrand disait à l'époque
13:26que les personnes qui n'ont pas de titre de séjour ont vocation à retourner chez elles.
13:31Absolument.
13:31Ceux-là, il faut les faire repartir.
13:34Vous avez, je pense, le chiffre n'est pas forcément facile à trouver dans les statistiques,
13:41mais 200 000 étrangers délinquants qui sont dans la nature.
13:44Je ne parle pas de ceux qui sont en prison.
13:47Vous savez, quand on arrête quelqu'un pour la 35e fois,
13:51qu'il est étranger, parfois sous OQTF,
13:53il y en a probablement entre 100 et 200 000.
13:57Ceux-là, il faut les faire repartir.
13:59Ça rétablirait tout de suite un sentiment de tranquillité, de calme dans le pays.
14:05Et puis, vous avez des gens qui ont des titres de séjour réguliers,
14:12mais qui ne vivent que de l'aide sociale.
14:16Voilà.
14:17Et donc, ceux-là n'ont pas non plus vocation à rester.
14:20Il faut d'ailleurs les inciter à repartir naturellement.
14:22Tout simplement en mettant en place le principe de préférence nationale
14:26qui fera en sorte qu'ils n'auront plus, au fond, d'intérêt à rester.
14:31Mais là, il y a peut-être entre 1 500 000 et 1 800 000 personnes aussi à faire repartir.
14:37Et puis, évidemment, la première étape de la remigration,
14:40ça paraît tout à fait évident.
14:44Si votre baignoire déborde, qu'est-ce que vous faites ?
14:47On coupe le robinet.
14:49On coupe le robinet, voilà.
14:50Eh bien, il faut couper le robinet d'entrée.
14:52Or, aujourd'hui, il rentre officiellement,
14:58officiellement 380 000 étrangers chaque année,
15:04à la fois au titre du travail, au titre du regroupement familial,
15:08au titre de l'asile, au titre des étudiants.
15:13Eh bien, il faut arrêter, ramener tout ça, rapprocher tout ça.
15:16Si c'est possible, Jean-Yves, on va vous dire,
15:19regardez ce qui se passe à Mayotte,
15:20comment est-ce qu'on empêche des Comoriens d'arriver sur les côtes ?
15:27Les Australiens, alors je ne dis pas que c'est cela qu'il faut faire,
15:29mais enfin, les Australiens, eux, y allaient, c'est une démocratie,
15:32ce n'est pas un pays taxé de fascisme,
15:34et ils tiraient sur les embarcations, les Australiens.
15:36Si vous voulez, M. Védrine, qui a été secrétaire général de l'Élysée,
15:41M. Mitterrand, Hubert, voilà,
15:43et qui a été ministre des Affaires étrangères,
15:45toujours avec M. Mitterrand,
15:48a dit, au moment du déferlement de 2015,
15:51un jour, le recours à la force sera inéluctible.
15:54Le recours à la force, il est utilisé aujourd'hui,
15:57il est utilisé contre ceux qui luttent contre l'immigration,
16:01qui sont réprimés, y compris pour des délits d'opinion
16:04dans un certain nombre de pays d'Europe.
16:06Donc le recours à la force, il existe,
16:08mais il n'est pas utilisé peut-être là où il le faudrait.
16:10– Et alors, évidemment aussi, parmi ces populations à remigrer,
16:13c'est très à la mode, les OQTF,
16:15combien cela représente de personnes ?
16:17– On sait que l'État arrive à peine à en renvoyer 10% par an.
16:23– Voilà, les OQTF, il y a 200 000 personnes à peu près,
16:27mais ils rentrent dans les clandestins, si vous voulez.
16:29Le QTF, c'est le clandestin à qui on a demandé de partir
16:33et qui n'est pas parti.
16:34– Et alors, les incitations au retour volontaire,
16:37vous l'évoquiez un petit peu à l'instant, Jean-Yves,
16:40est-ce qu'il faut aussi revoir notre modèle social ?
16:44Est-ce que le Front National, depuis des années,
16:47dénonce comme étant ces fameuses pompes aspirantes ?
16:50– Absolument, la mise en place du système de préférence nationale,
16:54je dis bien de préférence nationale,
16:56c'est-à-dire de réserver un certain nombre d'avantages non-contributifs.
17:00– Oui, les aides non-contributives.
17:02– Les aides non-contributives, que ce soit…
17:04– Cela représente d'ailleurs combien, chaque année, ces aides non-contributives ?
17:07– Des dizaines de milliards, des dizaines de milliards, des dizaines de milliards,
17:11les aides non-contributives, qu'est-ce que c'est ?
17:13C'est le logement social, c'est le RSA, c'est les allocations familiales,
17:22c'est tout ça, c'est considérable.
17:24C'est les aides au logement, voilà, c'est considérable.
17:28– Alors, votre colloque international réunira des élus européens,
17:34des universitaires, d'anciens hauts fonctionnaires,
17:37des diplomates, des représentants religieux, pourquoi un tel mélange ?
17:41– Alors, je ne crois pas qu'il y aura de représentants religieux finalement,
17:47mais au fond c'est une affaire politique, ce n'est pas une affaire religieuse.
17:52– Ça peut l'être, philosophique, ça peut tout encadrer.
17:56– Effectivement, mais enfin, en l'occurrence, ce ne sera pas le cas.
18:00Il y aura une dizaine de pays représentés, de grands pays,
18:06il y aura des représentants italiens, flamands, allemands, britanniques,
18:15espagnols, portugais, néerlandais, et à la fois un public, des animateurs très variés,
18:21s'il y aura des grands influenceurs comme Eva ou comme Martin Zellner,
18:27qui est un des porteurs du projet de remigration à l'échelle européenne,
18:31il y aura aussi évidemment des élus, des parlementaires,
18:35il y aura notamment des parlementaires de l'AFD,
18:38ce sera une occasion de voir en in vivo…
18:41– Les fameux néonésies.
18:42– Voilà, de les voir vraiment ni bottés ni casqués,
18:46de les voir réellement sans fantasmes.
18:49– C'est un parti universitaire, rappelons-le, à la base,
18:51l'AFD est d'économistes eurosceptiques, simplement.
18:54– C'est des partis, c'est pareil, il y aura des Anglais de…
18:59– Reformer.
19:00– Restore, non, Restore.
19:01– D'accord, Restore UK.
19:02– Restore UK, qui sont aussi des intellectuels.
19:06– Voilà, il y aura de vrais débats et on traitera la nécessité
19:13et la moralité du sujet, les exemples historiques
19:16et les conditions de praticabilité, à la fois de praticabilité juridique
19:21et de praticabilité humaine et diplomatique.
19:24– Alors, bizarrement, Jean-Yves, je n'ai pas vu de magistrats
19:28invités à votre colloque, la justice n'étant pas, selon vous,
19:32un maillon essentiel.
19:34– Si, alors honnêtement, vous avez raison de pointer ce manque.
19:39Alors, pour être tout à fait franc avec vous,
19:41j'ai sollicité un ancien membre du Conseil constitutionnel
19:47et un ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel…
19:49– Ils ont décliné.
19:50– …qui ont décliné mon invitation, ce que je peux tout à fait comprendre.
19:54Donc, j'avais bien pensé au sujet.
19:56Et effectivement, j'aurais pu rechercher un professeur de droit
20:02ou un magistrat, il n'est peut-être pas trop tard pour le faire.
20:06Nous aborderons, en tout cas, le sujet, effectivement, de la justice.
20:10Je suis sûr qu'il y a d'ailleurs des magistrats ou des hommes de droit
20:13qui sont tout à fait sensibles à la question de la remigration.
20:16– Est-ce qu'il y a ce mot dans votre dossier de presse, Jean-Yves ?
20:19C'est celui de « juge exit ».
20:22– Oui, alors, le juge exit, ça veut dire redonner la souveraineté au peuple
20:28et le retirer au juge, alors qu'aujourd'hui, en matière de sécurité
20:32et en matière d'immigration, le vrai pouvoir, c'est les juges.
20:35Le pouvoir, c'est le Conseil constitutionnel, c'est le Conseil d'État,
20:40c'est les tribunaux administratifs.
20:42Secondairement, très secondairement, le juge judiciaire.
20:45Le vrai pouvoir, il est là.
20:46Et c'est à cela qu'il faut retirer le pouvoir.
20:50– Alors, vous le disiez un petit peu tout à l'heure,
20:52la première décision à prendre pour un chef d'État,
20:56c'est évidemment de fermer le robinet.
20:58Mais quelles autres décisions un chef d'État,
21:02s'il était engagé dans un programme de remigration,
21:04devrait-il prendre ?
21:05Vous évoquez les filières, les décisions d'éloignement.
21:10Faut-il quitter Schengen ?
21:12Faut-il réorganiser Frontex ?
21:16L'agence de frontières de l'Union européenne ?
21:18– Si vous voulez, on peut déjà commencer par faire ce qu'on fait.
21:23Je vous ai cité les 380 000 entrées.
21:28Il y a des entrées qui sont contrôlées juridiquement, aujourd'hui.
21:33Je pense au groupement familial, je crois à l'asile.
21:36L'asile d'ailleurs n'est pas déterminé par l'Union européenne,
21:39il est déterminé par la Convention de Genève,
21:41telle qu'on l'interprète alors qu'elle a été faite en 1951,
21:44pour les Européens de l'Est persécutés par le communisme.
21:48Mais passons.
21:49Mais il y a deux domaines où le gouvernement fait ce qu'il veut.
21:53L'immigration de travail et les étudiants.
21:57Les étudiants dont on sait que les trois quarts
22:02échouent dans leurs études au bout de trois ans.
22:04Parce qu'ils ne viennent pas forcément pour étudier,
22:05parce que ça permet d'avoir un visa d'entrée.
22:08Donc vous voyez, rien qu'avec ça, on peut supprimer 160 000 entrées.
22:14Vous ajoutez les régularisations,
22:16qui ne dépendent pas non plus de l'Union européenne,
22:18vous supprimez 200 000 entrées.
22:20Vous voyez, tout seul, sans avoir à demander à personne.
22:23Alors après, vous avez le regroupement familial.
22:26Le droit du sol, est-ce que ça doit sauter ?
22:28Parce que je pense que ce qui se passe à Mayotte
22:30ne peut se résoudre qu'avec le droit du sol.
22:33Le droit du sol peut tout à fait sauter.
22:35Mais là aussi, l'obstacle, ce qui impose le maintien du droit du sol,
22:44c'est le Conseil constitutionnel.
22:46Mais une loi peut tout à fait être votée,
22:52qui explique qu'être français, cela s'érite ou cela se mérite.
22:59Et le mérite, c'est de pouvoir prouver une assimilation pleine et entière.
23:05Alors qu'aujourd'hui, vous avez des sous-préfets,
23:08voire des préfets, qui remettent des certificats de nationalité
23:12à des femmes voilées et à des hommes en camis.
23:15Ce qui prouve à tout le moins qu'ils ne sont pas parfaitement assimilés.
23:19Et puis la double nationalité également.
23:22Ça dépend directement du gouvernement français.
23:26Est-ce que la double nationalité doit sauter également ?
23:29Alors, la double nationalité, elle présente certains avantages.
23:33C'est qu'elle peut permettre de déchoir de la nationalité des étrangers,
23:40des binationaux plus exactement,
23:41qui ont une nationalité française administrative,
23:45mais qui ne sont pas français de cœur,
23:47et qui même sont hostiles à la France.
23:49Je vais vous donner un exemple très simple.
23:51Les racailles racistes, anti-blanches et anti-françaises de Crépole,
23:56elles devraient être, indépendamment de la peine qu'elles écoperont
24:00à l'issue du procès pour le meurtre de Thomas Perrotto,
24:05elles devraient être déchues de leur nationalité.
24:07Et comme elles en ont une autre, c'est assez pratique.
24:09Vous savez, que font beaucoup, pas tous,
24:12mais que font beaucoup de franco-algériens l'été ?
24:18Ils repartent ce qu'ils appellent au bled.
24:22Et ils repartent en utilisant le passeport algérien pour rentrer en Algérie
24:29et le passeport français pour rentrer en France.
24:32Donc la binationalité, ça n'a pas que des inconvénients.
24:35C'est évidemment des problèmes en termes de loyauté,
24:38mais ça n'a pas que des inconvénients,
24:40parce que ça pourrait permettre de déchoir des gens
24:43qui ne méritent pas la nationalité française,
24:45qui sont délinquants par exemple,
24:46sans qu'ils deviennent pour autant apatrigés.
24:48Est-ce que vous pouvez peut-être pour terminer, Jean-Yves,
24:51nous rappeler ce qu'est la face noire de l'immigrationnisme en France ?
24:56Ces gens qui arrivent, la plupart malheureux, sur notre territoire,
25:03quels risques doivent-ils affronter ?
25:05Et pour arriver dans un pays qui ne les attend pas ?
25:10– Bon, alors d'abord, ils ne traversent pas tous,
25:13il ne faut pas croire forcément…
25:14– La Méditerranée déjà…
25:15– Mais ils ne viennent pas tous comme ça,
25:16il y en a beaucoup qui arrivent en avion, il ne faut pas croire…
25:19– Mais il y en a qui disent que l'immigration s'est très bien continuée à arriver,
25:23mais quel est leur argument ?
25:24– Oui, l'argument, si vous voulez, l'argument du bobo,
25:29c'est pour avoir des libéraux qui veulent livrer,
25:32ce qui est une forme d'esclavagisme.
25:34– Le larbinat moderne !
25:35– Voilà, je dois dire, ce serait très facile à régler d'ailleurs,
25:39le problème des plateformes qu'utilisent massivement des travailleurs,
25:45souvent clandestins et qui ne sont pas payés aux tarifs normaux,
25:49c'est très très facile, il suffirait de les fermer administrativement,
25:53comme le gouvernement avait fermé administrativement
25:56un certain nombre de cafés ou de restaurants
25:58qui avaient tenté de rester ouverts pendant l'affaire du Covid
26:02ou qui distribuaient le café debout ou assis alors que c'était interdit.
26:09Donc il y a des mesures très faciles qui pourraient être prises,
26:12j'en cite une, les plateformes qu'utilisent massivement
26:16des clandestins sous-payés, il faut les fermer administrativement.
26:20En tout cas, moi je ne me ferais pas livrer mes repas de cette manière-là,
26:26je serais très mal à l'aise si je le faisais.
26:28– Certaines personnes, Jean-Yves, d'origine étrangère,
26:30pourraient se dire, en vous écoutant, mais ils veulent tous nous remigrer.
26:34N'y a-t-il pas des personnes d'origine étrangère
26:37qui ont fait allégeance à la France,
26:39qui travaillent en France de manière régulière ?
26:42N'est-il pas… qui sont ces étrangers qui ont fait allégeance à la France ?
26:47– Écoutez, ça, on le verra, il ne s'agit pas forcément
26:52de faire repartir tout le monde, bien évidemment,
26:55mais il y a déjà tellement de travail, tellement de travail.
26:59Je vous ai cité l'arrêt de l'immigration nouvelle,
27:02je vous ai cité les clandestins, je vous ai cité les délinquants,
27:05je vous ai cité ceux qui ne vivent que de l'aide sociale.
27:09Une fois qu'on aura traité tous ces problèmes,
27:12on respirera et on retrouvera ce qui est peut-être essentiel,
27:18la filia, le bien vivre ensemble,
27:22le bien vivre ensemble, non pas entre gens différents,
27:25qui ont des mœurs différentes, qui ont des cultures différentes,
27:28qui ont des goûts différents, mais le bien vivre ensemble,
27:31entre gens qui partagent la même culture, la même civilisation
27:36et qui peuvent se comprendre beaucoup plus facilement.
27:38C'est aussi un des objectifs de la remigration, la filia.
27:41– Ce colloque international, je le rappelle, se tiendra donc en région parisienne
27:45le 31 octobre, le lieu n'est pas encore défini, Jean-Yves, je crois ?
27:49– Le lieu sera défini dans la dernière semaine,
27:55nous annoncerons sous forme d'une conférence de presse,
27:58qui aura lieu le lundi qui précède le 31 octobre,
28:03donc le 26 octobre, nous annoncerons le lieu,
28:06nous préciserons l'organisation et nous donnerons la liste des invités,
28:11mais on peut déjà, déjà s'inscrire,
28:14prenez vos billets maintenant parce que ça part,
28:16il y a déjà pas mal de billets qui sont partis sur le site polémia.com
28:20ou sur les réseaux sociaux, prenez vos billets maintenant,
28:24tech, tech, comment on dit, tech your ticket, voilà.
28:27Je précise d'ailleurs qu'il y aura des conférences en anglais,
28:30mais qui seront traduites par l'IA.
28:33– Très bien, et bien merci Jean-Yves,
28:35le message est passé donc ce colloque international
28:37à la suite de se organiser à Milan et Porto,
28:42c'est le 31 octobre prochain, merci à vous Jean-Yves.
28:45– Merci.
28:46– Sous-titrage Société Radio-Canada
28:51– Sous-titrage Société Radio-Canada
28:51– Sous-titrage Société Radio-Canada

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