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  • il y a 11 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Allez, on va en parler avec nos invités ce soir.
00:02Bertrand Villemeyer, bonsoir, merci d'être avec nous.
00:04Ancien chef d'état-major interarmé, ancien pilote de chasse.
00:06Jean Serrat avec nous, bonsoir.
00:08Jean, consultant aéronautique pour BFM TV.
00:10Ulysse Gosset et Dominique Rizet avec nous.
00:12Ulysse, on est passé à ?
00:14Bonsoir.
00:15Un millimètre de la catastrophe ?
00:17Oui, c'est terrible ce qui s'est passé.
00:21Et les passagers ont été absolument héroïques et courageux.
00:24Ils ont frôlé la mort.
00:25Il y avait un jeune de 16 ans qui a dit en descendant de l'avion
00:29je n'étais pas destiné à mourir comme ça.
00:31J'ai eu la panique de ma vie, mais ça y est, je suis sauvé.
00:33Donc ça a été une histoire absolument incroyable
00:36avec un capitaine qui a vraiment risqué sa vie
00:42pour empêcher le copilote de faire cracher l'avion
00:45et qui a failli mourir, qui a été blessé de plusieurs coups.
00:48Alors, est-ce que c'était un couteau ou un poignard ?
00:51On ne sait pas, mais il y a eu une lutte acharnée dans le cockpit.
00:54Et le Premier ministre Netanyahou l'a félicité
00:56non seulement pour son courage, mais pour avoir sauvé la vie de 174 personnes.
01:01Et les cinq passagers qui sont arrivés vers le cockpit
01:05ont eux aussi contribué finalement à empêcher ce qui aurait pu être
01:08ce que les Israéliens appellent déjà le 11 septembre israélien
01:13qui n'a pas eu lieu, car effectivement, cet appareil aurait pu s'écraser
01:17sur l'une des villes, peut-être Tel Aviv ou Jérusalem.
01:21On ne le sait pas et on ne sait pas non plus quelles sont vraiment les motivations du copilote.
01:26Est-ce que c'est un accident psychiatrique ou est-ce que c'est vraiment une tentative terroriste,
01:31comme le dit le ministre des Affaires étrangères ?
01:32Pour les Israéliens, il y a assez peu de doutes, on y reviendra.
01:34Oui, mais Netanyahou ne l'a pas dit.
01:36Il a dit effectivement, c'est un incident qui s'est produit, on a frôlé la tragédie.
01:41Le ministre de la Défense le dit ?
01:42Il dit attentat djihadiste.
01:44Pour l'instant, il y a quand même une réserve qu'il faut noter en Israël,
01:48malgré effectivement le sentiment général.
01:50On a évité non seulement une catastrophe, mais un remake de ce qui s'est passé à New York.
01:54On verra les toutes dernières déclarations avec l'Isadette dans un instant,
01:56déclarations du côté israélien, justement.
01:59Avant d'aller au mur d'image avec vous, j'en sais rien,
02:01parce que je veux qu'on refasse le scénario
02:02et qu'on voit un peu ce qu'ont vécu les passagers tous ensemble.
02:07Je voudrais savoir, Dominique Rizet, ce qui vous interpelle, vous ce soir,
02:11ce qui retient votre attention immédiatement face à cette catastrophe
02:15qui a été évitée, je le disais, d'un millimètre ?
02:16Encore une fois, le courage des passagers, leur réactivité, leur courage.
02:21Souvenez-vous, dans le Thalys, les passagers qui vont interpeller un terroriste
02:25qui est armé d'une Kalachnikov avec 10 chargeurs, 30 cartouches approvisionnées.
02:29Donc, sans eux, c'est un massacre.
02:33Le courage de ces passagers, le courage d'un boxeur,
02:38on en parlait tout à l'heure, qui s'appelle Tariq Saïbedin,
02:41qui, en août 2018, sur un vol Munich-Paris, a réussi à neutraliser,
02:46pas un terroriste, mais un forcené, qui voulait s'en prendre aux passagers,
02:49qui voulait absolument entrer dans la cabine.
02:51Le courage, c'est le dernier, j'en ai terminé, d'un garçon qui s'appelait Todd Beamer,
02:55qui avait 33 ans.
02:57– 11 septembre.
02:58Alors, c'est le film Vol 93, qui dit, c'est les dernières paroles qu'on entend,
03:02il récite le psaume 23 avec l'opératrice,
03:06et il dit à tous ceux qui sont autour de lui,
03:09« Let's roll, guys, on y va en avant »,
03:11et ils vont défoncer la porte du cockpit.
03:13– Bertrand Villemeyer, qu'est-ce qui vous retient votre attention ce soir ?
03:15Et ensuite, on refait le scénario avec Jean Serrat.
03:17– La chance.
03:18– La chance ?
03:19– La chance, parce que quand on regarde la façon dont les choses se sont déroulées,
03:24si le commandant de bord n'avait pas eu la présence d'esprit,
03:28bien sûr, de se défendre,
03:29mais aussi de laisser le bouton pour laisser la porte ouverte,
03:35rien de...
03:35– Terminé.
03:36– Ça, c'était fini.
03:37– Oui, mais ce n'est pas de la chance,
03:38c'est la réaction du pilote qui a permis de sauver ses passagers.
03:42– La chance, c'est quand les gens se battent à ce niveau-là,
03:44qu'il y en a un qui arrive, pendant qu'il se bat,
03:45à appuyer sur le bouton pour laisser la porte ouverte.
03:48Là, il y a une concours de circonstances qui est extraordinaire.
03:51– Et le fait qu'il y ait, sur ce vol,
03:53un équipage de relève qui soit capable de prendre en main l'appareil, évidemment.
03:57– Et la troisième chance, c'est qu'il a perdu 15 000 pieds en 30 secondes,
04:01ce qui, pour un avion de ligne, n'est pas franchement quelque chose de standard.
04:04C'est plus proche de l'avion de chasse.
04:05On voit dans quel état était la dérive.
04:07C'est qu'à la suite de cette chute,
04:09qui correspond, j'imagine, aux deux membres d'équipage
04:12qui se sont empoignés.
04:14Et donc, le manche faisait un peu ce qu'il voulait.
04:15En tout cas, l'avion faisait un peu ce qu'il voulait.
04:17Donc, le crash aurait très bien pu arriver à ce moment-là.
04:20Mais l'attitude de l'appareil,
04:22on ne peut pas faire n'importe quoi avec un appareil comme ça.
04:25Donc, l'attitude de l'appareil aurait pu conduire
04:28soit à un vrai décrochage dynamique,
04:30avec des ruptures, des ruptures de commandes qui s'est passées,
04:33une rupture de dérive.
04:35Donc, il y a eu beaucoup de chance,
04:37beaucoup d'héroïsme, je suis tout à fait d'accord.
04:38– Et beaucoup de panique aussi chez les passagers.
04:41– Évidemment, et on verra les vidéos dans un instant.
04:42Jean, vous venez avec moi ?
04:43– Oui.
04:43– On va aller devant le mur d'image.
04:45Regardez, d'abord, voir la trajectoire de l'avion.
04:48Parce qu'évidemment, maintenant, tout est enregistré.
04:50On a tout ça avec un avion qui, effectivement,
04:54a été détourné ensuite vers l'Arabie Saoudite,
05:02pardon, pour aller se poser.
05:03Une question, Jean.
05:04On parlait tout à l'heure, Bertrand Villemeur le disait à l'instant,
05:06l'avion qui perd 17 000 mètres.
05:0917 000 mètres, quelle sensation ça fait ?
05:1217 000 mètres, pardon, 17 000 pieds.
05:1317 000 pieds, il faut diviser par trois à peu près pour avoir un mètre.
05:16On est autour de 6 000 mètres.
05:17En une minute, qu'est-ce que ça fait quand vous êtes passager
05:21d'être dans un avion qui perd autant d'aptitudes ?
05:24Ah ben, c'est sûr que les passagers, ils ont dû être envoyés dans tous les sens.
05:29Ils ont dû entendre des bruits absolument inimaginables.
05:33Ils étaient dans l'incapacité de pouvoir se lever.
05:36Pour vous donner un ordre d'idée, lorsqu'on a une dépressurisation cabine,
05:40qu'est-ce qu'on nous demande ?
05:41C'est de descendre le plus rapidement possible.
05:44On va le faire.
05:45Là, la vitesse où ils sont descendus, c'est deux fois plus que ce que nous ferions
05:50avec ce qui veut dire qu'ils ont atteint des vitesses.
05:53On parle de 500 nœuds.
05:55500 nœuds, ça veut dire que l'avion a résisté.
05:58Bon, une partie arrière, certainement à un moment donné,
06:01un des pilotes a dû appuyer sur le palonnier.
06:03Donc la gouverne qui est à l'arrière, la gouverne qui se trouve au niveau de la dérive,
06:07a dû se mettre dans un sens et a été arrachée par la force du vent.
06:12Ça a dû être vraiment exceptionnel.
06:14Et que l'avion est tenu, déjà, c'est un miracle.
06:16C'est un miracle.
06:17C'est un Boeing 737 MAX 8.
06:18On va voir le plan de cet avion, justement, de ce Boeing 737.
06:22Voilà.
06:22On va regarder le plan ici.
06:25Évidemment, la bagarre au couteau, elle se déroule ici, dans le cockpit.
06:31Dans le poste.
06:32Alors, je vous rappelle que depuis qu'on a eu les fameux attentats
06:37des deux tours jumelles à New York, il y a maintenant 25 ans,
06:41la paroi qui est ici, qui sépare le poste de pilotage de la cabine,
06:46cette paroi maintenant est blindée.
06:48Elle est blindée.
06:48La porte est blindée.
06:50Cette porte, elle est verrouillée par un système électrique.
06:55Nous, ici, on a un clavier.
06:58C'est-à-dire que, par exemple, un PNC qui a le code va taper le code pour entrer.
07:03PNC, c'est Hothès et Steward.
07:04Hothès et Steward, personnel navigant commercial.
07:07Il va taper le code.
07:08Nous, on a...
07:09Quelqu'un demande à rentrer et on appuie sur un bouton pour ouvrir la porte.
07:13On a un deuxième interrupteur qui permet aussi de débloquer la porte.
07:18Ce qui prouve que là, le commandant de bord, à un moment donné,
07:21il a eu le temps de mettre ce bouton de manière à ce que la porte soit ouverte.
07:24Si, ici, c'est bloqué et que c'est fermé et que j'essaie d'attaquer ça avec, je dis
07:30n'importe quoi, une hache, je ne sais quoi, un extincteur, c'est impossible.
07:34Non, c'est justement ce qui s'est passé avec Hans Lubitz, l'Allemand qui s'est suicidé sur l
07:41'avion de Germanwings.
07:42Moi, j'ai entendu la bande sonore.
07:45On a le commandant de bord, à un moment donné, il sait que jamais il ne va le laisser rentrer.
07:51Probablement avec un extincteur, on l'entend frapper la cloison et il n'a pas réussi à casser la cloison
07:57parce qu'elle est vraiment blindée.
07:58Là, on est à l'intérieur du cockpit.
08:00À l'intérieur du poste.
08:01Précisément, on va rester sur ces images et on va retourner à table parce que moi, j'ai quand même
08:05une question.
08:05Bertrand Wilmer, vous disiez qu'il y a de la chance dans tout ça.
08:08On a bien compris que ceux qui ont réussi à faire poser cet avion, ce sont les deux pilotes qui
08:15étaient de relève dans cet avion pour aller vers Tel Aviv.
08:21Très bien, s'ils ne sont pas là et qu'une personne lambda, comme moi, tente de prendre le contrôle
08:29d'un avion comme celui-là,
08:31est-ce qu'il y a la moindre chance pour que j'y arrive en ayant des instructions, des tours
08:39de contrôle, etc. ?
08:40Ou est-ce que c'est totalement, comment dire ?
08:43Non, non, c'est possible.
08:43C'est possible ?
08:44Il faudra un peu de chance.
08:45Oui, là aussi, il faut un peu de chance.
08:46Il faut que la personne qui soit désignée pour se retrouver avec ce type de manche entre les mains, alors
08:55qu'il n'y en a aucune expérience et une certaine hauteur de vue quand même,
08:58soit très attentif à ce que les ordres du sol vont être donnés.
09:04Parce que sur l'appareil, il y a ce qu'on appelle des coupleurs.
09:07C'est-à-dire qu'il y a des systèmes qui permettent de maintenir l'avion à la même altitude,
09:11ou de maintenir l'avion à la même vitesse, ou de maintenir l'avion sur un axe de posée.
09:15Tout ça, c'est des automatismes.
09:17Le problème, c'est qu'il faut les trouver, les automatismes.
09:19Et une personne qui se retrouve pour la première fois devant un tel tableau de bord...
09:23Dans un environnement de panique absolue ?
09:25C'est le sapin de Noël, il ne s'est pas donné de la tête.
09:29Donc, avec du temps, parce que là, on peut avoir du temps, il ne s'agit pas de précipiter, ils
09:33peuvent faire des ronds dans l'air, le temps d'apprendre.
09:36Le mieux, c'est qu'il y en ait deux ou trois, d'ailleurs, pour qu'ils cèdent.
09:39Et là, après, l'idée, c'est d'enclencher des modes automatiques qui permettent le posé automatique.
09:44Le point essentiel là-dedans, c'est déjà, est-ce qu'ils sont bien en contact radio ?
09:49Parce qu'une personne qui n'a aucune expérience de l'avion, il va falloir qu'il soit en contact
09:54radio.
09:54De manière à ce que, s'il y a un contact radio, que quelqu'un au sol puisse lui dire,
10:01bon, alors, tout de suite, première chose que vous allez faire, vous regardez tel instrument.
10:06Ça, ça veut dire que le nez est à l'horizontale.
10:08Deuxième chose, les manettes, vous les mettez en milieu de position.
10:12Troisièmement, on va engager le pilote automatique.
10:15Donc, vous allez mettre le pilote automatique sur on.
10:18Et ensuite, il va lui donner les différentes démarches pour que l'avion soit amené,
10:23voir s'il est équipé, celui-là, il l'était, s'il est équipé sur une piste qui est prévue
10:28pour cela,
10:29il peut également faire l'atterrissage totalement en automatique.
10:33Mais ça, c'est vraiment, s'il est en contact radio, après, il faut qu'il freine.
10:39Moi, j'ai une question.
10:40J'ai une question, la personne qui va s'installer, pardon Maxime,
10:46aux commandes de l'avion, va être en contact avec la tour de contrôle.
10:49Mais est-ce que dans la tour de contrôle, non ?
10:51Est-ce qu'il y a un pilote dans la tour de contrôle pour lui dire ?
10:53Il va être en contact avec la fréquence.
10:55On sait que derrière cette fréquence, il y a quelqu'un qui connaît l'appareil.
10:58Ah oui, il faut quelqu'un qui connaisse l'appareil.
11:03Moi, j'ai une question pour les passagers.
11:05On est passé de 10 000 m à 5 000 m en 37 secondes.
11:08Est-ce que c'est un état d'apesanteur ?
11:09Est-ce que ceux qui ne sont pas attachés se retrouvent collés au plafond ?
11:12Au moment où il amorce la descente, oui.
11:15Après, non.
11:17Après, si la vitesse est stabilisée, s'il n'y a pas d'accélération, il n'y a pas d
11:20'apesanteur.
11:21Mais au moment où il pique, parce qu'il a bien fait lui qui pique pour prendre 500 nœuds,
11:25il n'a pas pris 500 nœuds à plat.
11:26Il a pris 500 nœuds en piquant.
11:28Au moment où il pique, oui, là, il est dans l'ascenseur.
11:30Comment l'avion a tenu à cette vitesse-là ?
11:33Comment l'avion a réalisé ?
11:35Pour répondre à votre question, il y a une étude, je ne sais pas s'il devrait lire ici,
11:38qui dure depuis quelques années, à l'Académie de l'Air,
11:42sur des avions pilotés par un seul pilote.
11:45Et le deuxième pilote est au sol.
11:48Et le deuxième pilote, il a 6 avions au sol, il maîtrise 6 avions,
11:51et il a 6 tableaux de bord devant lui.
11:54Et s'il y a un problème avec le pilote qui est tout seul,
11:57alors il est capable, lui, par télécommande, de piloter l'appareil.
12:01Ça, c'est alors évidemment, psychologiquement, un seul pilote, ça ne marchera jamais.
12:05Mais il y a des études qui sont faites là.
12:06Ça existe déjà, ça ?
12:07Oui, c'est des études chez Airbus.
12:09C'est des études.
12:10C'est des essais.
12:11Ça veut dire qu'on peut piloter du sol à un Boeing ou à un Airbus ?
12:15C'est un monde.
12:16Donc ça répond à la question de Maxime.
12:18Est-ce qu'ici, effectivement, il n'y a plus de pilote ?
12:19Dans ce cas-là, vous n'avez plus besoin de moi, Bertrand Vidal.
12:22Non, mais c'est vrai.
12:23Ilise Gosset, je reviens à ce qui s'est passé.
12:24On va voir les images, effectivement, parce que ces passagers,
12:27qui étaient pour l'essentiel israéliens,
12:29qui ont donc été déroutés vers l'Arabie saoudite où l'avion s'est posé,
12:33ils ont repris un autre appareil.
12:35Ensuite, pour aller se poser à Tel Aviv, qui était leur décision finale,
12:37où les attendait Benjamin Netanyahou, vous voyez ces images-là,
12:42où il prend dans ses bras, notamment celui qui est présenté comme le héros
12:44de ce qui s'est passé dans cette affaire.
12:46Et on reverra une courte vidéo dans un instant.
12:49Que sait-on des pilotes ?
12:51Que sait-on de celui qui a attaqué, de celui qui a été attaqué ?
12:54Qu'est-ce qu'on a comme information ce soir ?
12:56On a peu d'informations.
12:58On sait que le copilote, donc lui, était d'Omane, du sulte à la d'Omane.
13:02Il a été donc sérieusement blessé.
13:04Et il est à l'hôpital sous bonne garde.
13:06Quant au pilote, c'est un capitaine d'aviation indien,
13:11qui, lui, est le véritable héros,
13:13parce que c'est lui qui a risqué sa vie
13:15et a empêché, finalement, le copilote de faire cracher l'avion.
13:19C'est lui le véritable héros, avec les passagers.
13:21Et là, ce qui est extraordinaire, c'est qu'il a effectivement réussi,
13:24comme le général l'a dit, à laisser la porte du copie ouverte.
13:27Parce que si elle est fermée, c'est fini.
13:30Donc là, avec cette ouverture possible, les passagers se sont rués à l'intérieur.
13:35Et ce sont eux, donc, ils ont trouvé d'ailleurs le pilote évanoui.
13:39Et c'est un dentiste qui se trouvait à bord.
13:41Il n'y avait pas que des anciens pilotes.
13:42Il y avait un dentiste qui a apporté les premiers soins au pilote
13:46pour le remettre un peu en forme.
13:48Et continue.
13:48J'ajoute une chose qui me semble très importante.
13:50C'est que les Israéliens ont déclenché l'alerte immédiatement.
13:53Et il y a eu décollage de deux avions de chasse.
13:55C'est pour ça que quand on dit, on fait la comparaison,
13:58comme je l'ai fait tout à l'heure avec le 11 septembre 2001,
14:00les Twin Towers à New York,
14:03en fait, ça n'était pas possible.
14:05Parce qu'en Israël, la décision a été prise.
14:08En cas de menace imminente,
14:11le rôle des chasseurs qui ont décollé,
14:12c'est d'abattre l'avion qui a perdu le contrôle, si je veux dire.
14:16Le général Vilmaire n'est pas tout à fait d'accord.
14:20– Probablement, si effectivement l'avion avait continué sa course,
14:23il était à quelques minutes de Tel Aviv et de Jérusalem,
14:26probablement l'ordre aurait été donné aux chasseurs de la pape.
14:29– C'est vertigineux comme ordre à donner.
14:32– C'est pour ça que c'est fait au niveau du Premier ministre.
14:35En France, c'est le Premier ministre qui décide,
14:37on l'a vu quand il y a eu l'assaut de l'Airbus à Marseille,
14:44c'est Baladur qui a donné l'ordre.
14:46C'est pas le président, c'est Baladur.
14:47– Il y a eu ça en Israël en 73, rappelez-vous,
14:51qu'il y a un 727 qui avait été abattu à cet endroit.
14:54– Alors, la procédure, c'est la même en Israël qu'en France.
14:57S'il y a un avion qui met le code, ou on le déroute.
15:01– 7500.
15:02– Voilà, ça c'est le code 7500.
15:07– Il y a eu 7700, ça veut dire au secours.
15:10– Urgence.
15:11– 7500, ça veut dire hijacking.
15:14Ça veut dire qu'on allait prendre possession.
15:16– Détournement d'ailleurs.
15:18– Détournement d'ailleurs.
15:20– Et là, ce qui se passe, c'est les organismes de contrôle,
15:22ils arrosent tout le monde.
15:24Et sur les radars, au lieu d'avoir une petite banane comme ça,
15:26il y a une banane comme ça.
15:27Tous les contrôleurs radars le savent.
15:29Donc Israël l'aurait su au premier chef.
15:31Donc dès qu'ils ont vu ce code IFF,
15:35c'est comme ça qu'il s'appelle,
15:36qui caractérise le déroutement,
15:38la première chose qu'on fait à Israël,
15:39c'est d'envoyer les deux avions qui sont d'alerte.
15:42– Attendez, attendez, attendez, juste une chose.
15:44Ça veut dire que le copilote dont on parle,
15:46c'est sans doute lui qui, au-delà de laisser la porte ouverte,
15:50réussit à envoyer le code d'alerte 7500.
15:53– On a envoyé deux même.
15:54Un, au secours.
15:55Deux, on essaie de prendre le gros gros de l'appareil.
15:56– Ils ont mis 77 d'abord et 75 ensuite.
15:59– Ça, c'est quand même pas mal.
16:00– Oui, oui, non, mais…
16:01– Et là, dans ce cas-là, les deux appareils,
16:03c'est la même chose en France,
16:05ils s'approchent tout près de l'avion.
16:08Ils s'approchent à quelques mètres.
16:09Et puis, ils regardent ce qui se passe.
16:11Ils voient s'il y a quelque chose qui se bouffe dans le cockpit.
16:14Bref, ils essayent de voir ce qui se passe.
16:16– C'est-à-dire que depuis l'avion de chasse,
16:20à 10 000 mètres d'altitude,
16:21j'exagère un peu, là, on était loin.
16:23– À quelques mètres, on est capable de regarder et de voir ce qui se passe.
16:26– On voit très vite.
16:27– Et en fonction du cap, ils font des tirs de sommation.
16:32Et après, s'il ne se passe rien,
16:35et si l'avion continue visiblement vers une grande ville,
16:38alors les autorités qui sont proches du Premier ministre
16:42pour lui documenter ce genre d'incident,
16:45prend la décision d'abattre ou pas.
16:48avec deux grands points sensibles, vulnérables.
16:52Le premier, c'est qu'on ne peut pas descendre l'avion en moitié.
16:56Si on tire l'avion, il n'y aura que des morts,
17:00il n'y aura aucun survivant.
17:02Un.
17:02Deux, ça va très vite.
17:04Ça va très vite.
17:05– C'est quelques minutes.
17:05– La Jordanie, l'Israël et l'extrémité nord-ouest de l'Arabie saoudite,
17:08c'est quoi ?
17:09C'est 5 minutes de vol.
17:10– Oui, on est à 10 minutes maximum.
17:12– Là, il ne s'agit pas qu'il faille réveiller, machin,
17:15pour mettre la procédure…
17:16Non, non, il faut jouer une procédure qui est connue,
17:19où les pilotes sont entraînés avec des appareils
17:21qui sont avec des armes bonnes de guerre.
17:24Pas des armes d'exercice, des armes des vraies,
17:27pour pouvoir faire une vraie mission.
17:29Et ça, il faut décoller en 5-7 minutes.
17:32Et donc, c'est ça la difficulté.
17:34– Et les Israéliens, ça fait, ils sont en guerre contre l'Iran,
17:36et donc ils sont prêts à appuyer sur le bouton pour décoller.
17:39– Les armes bonnes de guerre, ils les ont, j'en sais pas.
17:40– Et en France, on a ça ? On a des avions prêts comme ça à décoller ?
17:43– Après le 11 septembre, qu'est-ce qui s'est passé dans l'armée de l'air ?
17:46Eh bien, on a tous monté des armes bonnes de guerre sous les ailes.
17:50Alors qu'avant, on volait des armes d'exercice.
17:53Quel intérêt de faire un exercice avec une arme de guerre ?
17:56– Vous avez dit des armes bonnes de guerre.
17:58– Oui, ça s'appelle bonnes de guerre.
17:59C'est-à-dire qu'elles sont bonnes pour faire la guerre, quoi.
18:01Bon, c'est l'expression.
18:03Donc, en temps normal, les appareils ne sont pas armés.
18:07Les appareils qui s'entraînent pour engager le faux nucléaire…
18:10– Donc, il faut, comme le disait Dominique, il faut qu'il y ait à disposition, effectivement, ces appareils-là.
18:15– Voilà, un exemple.
18:16Les appareils qui s'entraînent pour le faux nucléaire, ils n'ont pas de bombe nucléaire sous les ailes.
18:19– Non, on va…
18:20– On est bien d'accord.
18:21– Effectivement.
18:21– Ils ont quelque chose qui ressemble, pour des problèmes aerodynamiques et de masse,
18:24mais ils n'ont pas du tout…
18:25– J'en serra.
18:26– Il y a un point qui est important, c'est que quand même, bien sûr, dans l'enquête,
18:29il y a la fameuse boîte noire.
18:31Dans cette boîte noire, il y a une partie qui enregistre tous les sons dans le poste,
18:36tous les échanges radio.
18:37Donc, déjà, ils vont entendre tout ce qui s'est dit dans le poste, quels étaient les bruits dans le
18:41poste.
18:42Deuxième point qui est important, supposons que c'était quelqu'un qui voulait se suicider.
18:48Il décolle de Dubaï et deux heures, un quart après, il fait ce qu'il faut pour se suicider.
18:54Pourquoi il ne l'a pas fait avant ?
18:55Donc, c'est vrai que ça pose des questions sur que voulait faire cette personne.
19:00Est-ce que c'est vrai qu'il voulait se suicider ou est-ce que c'est vrai qu'il
19:04voulait se suicider
19:05en faisant un acte terroriste ?
19:07Parce qu'à un moment donné, il y a une passagère qui a dit qu'ils ont entendu le copilote
19:14crier « Allah Akbar » dans le poste de pilotage.
19:17Bon, alors, tout est possible.
19:19C'est l'enquête qui va nous dire.
19:20Alors, juste une chose, le dernier message du côté de Benyamin Netanyahou ce soir, Lisa Hadef.
19:23Oui, il dit le Premier ministre israélien ce soir.
19:25« Je salue le pilote indien, le commandant de mort de bord, Smith Machar.
19:29Son courage extraordinaire, bien qu'il ait été poignardé et grièvement blessé,
19:33il a riposté, évitant une catastrophe aérienne.
19:36Il a sauvé la vie de 174 personnes, parmi lesquelles des citoyens israéliens, bien sûr,
19:40et des ressortissants d'autres pays. »
19:42Il y a un point important, parce que Netanyahou, qui se rend donc au pied de l'appareil
19:46qui arrive finalement à Tel Aviv, il est en pleine campagne électorale.
19:51On est à 27 jours de l'élection générale en Israël.
19:54Et c'est une élection, évidemment, pour Israël très importante,
19:57mais surtout pour Netanyahou, qui est donnée en difficulté.
20:01Et le fait qu'il y ait cette tentative de crash d'un avion est un moment crucial.
20:06C'est-à-dire que pour les Israéliens, c'est, même si on n'en a pas encore la confirmation,
20:11on verra, soyons prudents, mais l'état d'esprit, c'est qu'on est condamnés à être attaqués,
20:19donc il faut réagir.
20:19Israël dit ce soir que l'incident dans le vol de Fly Dubaï est une attaque
20:22contre les accords d'Abraham avec les Émirats, les accords d'Abraham,
20:25c'est le rapprochement d'une certaine manière, la reconnaissance d'Israël par les Émirats.
20:27C'est l'exercice au-dessus d'Arabie Saoudite, de la Jordanie,
20:30ce sont des pays qui, justement, étaient impliqués,
20:32mais c'est surtout à 27 jours de ce scrutin qui est crucial pour Israël.
20:36Et donc, on comprend que Netanyahou aille voir les passagers, les accueils,
20:41les réconfortent, les saluent et rendent hommage au courage qui est réel
20:45de ceux qui ont été dans le cockpit et qui ont permis d'empêcher le crash.
20:50Le premier point sur l'enquête, et je pense que je vais me rejoindre,
20:53c'est comment est-ce qu'on a réussi à passer un couteau ?
20:57Parce que c'était, à priori, pas une limme en ongle, son affaire.
21:00Alors, on m'arrête si je me trompe.
21:01C'est le pilote, mon général ?
21:03C'est le pilote, peut-être.
21:03Est-ce qu'il peut plus facilement ?
21:05Co-pilote, oui, mais c'est pareil, il a sa valise.
21:06Est-ce qu'il peut passer plus facilement ?
21:08Non, non, non, les filtrages pour les passagers.
21:11C'est le même.
21:12Oui, c'est le même.
21:13Alors, la réglementation européenne, je ne connais pas la réglementation à eux,
21:16mais la réglementation européenne, c'est 6 centimètres.
21:186 centimètres max, la lame, 6 centimètres max.
21:21C'est pour ça qu'on engage les gens qui ont des couteaux plus importants
21:25à le mettre en soude.
21:26En soude, je ne connais pas les dimensions, mais c'est plus important.
21:28Par contre, on peut passer un couteau qui a 6 centimètres de lame.
21:35Voilà.
21:35Alors, est-ce que le couteau était plus important ou pas ?
21:38Et comment il l'a passé ?
21:39Parce qu'alors là, ça pose la question suivante,
21:41c'est est-ce qu'il avait un complice ?
21:43Bien sûr.
21:43Parce que s'il est un complice, ça change complètement la partie psychologique.
21:47Mais évidemment, l'enquête, pour le coup, ne fait que commencer.
21:50Merci en tout cas d'avoir été avec nous.
21:51C'était, je le disais, vertigineux tout à l'heure et passionnant à l'instant,
21:54dans toutes nos explications.
21:55Merci à tous.

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