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  • il y a 6 minutes
Jeudi 1 octobre 2026, retrouvez Stéphane Lévy (Stratégiste, Irivest AM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.

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Transcription
00:00...
00:09Et on se retrouve toujours en direct du Salon Patrimonia à Lyon
00:14et je suis ravie d'être sur ce plateau avec Jacques Sudre,
00:18associé gérant du cabinet Opera Capital.
00:21Bonjour Jacques.
00:22Bonjour Pauline.
00:23Alors vous allez nous raconter la genèse de ce cabinet
00:26que vous venez de créer.
00:28Vous êtes associé gérant donc vous êtes deux à l'avoir créé il me semble Jacques.
00:33Je vous propose de nous parler de ce lancement de cabinet pour Opera Capital.
00:38Oui merci beaucoup.
00:40C'est une société très jeune.
00:41On l'a lancé avec mon associé Benjamin Biard au début de cette année.
00:46C'est un projet sur lequel on réfléchissait depuis un certain temps.
00:50Et voilà le lancement opérationnel, les premiers clients début d'année.
00:53Et l'idée pour nous a été vraiment d'apporter notre compétence de gérant d'actifs institutionnels
01:00au service de patrimoine privé.
01:02Oui parce que justement vous l'avez dit,
01:05votre compétence de gérant d'actifs institutionnels,
01:07vous avez déjà une expérience évidemment dans ces métiers de la finance,
01:11alors certes un peu différente, vous allez nous raconter,
01:14mais qui a toute sa place dans la gestion de patrimoine.
01:18Jacques, qu'est-ce que vous avez fait avant ?
01:19Et qu'est-ce qui vous a amené jusqu'à ce domaine de la gestion de patrimoine ?
01:23De formation, moi je suis juriste et financier.
01:27Ce qui déjà pour la gestion de patrimoine est une combinaison qui fonctionne.
01:31Et j'ai été gérant obligataire et diversifié dans diverses maisons,
01:35gérant de fonds pour les instits,
01:37chez DNCA Finance ou chez Amiral Gestion.
01:41Et nous nous sommes associés avec Benjamin,
01:43qui était le directeur du développement d'Amiral Gestion,
01:46pour lancer cette structure.
01:47Donc ce parcours d'acteurs des marchés et d'investisseurs,
01:52on l'amène à nos clients.
01:55L'idée c'est vraiment comme tous les gérants de patrimoine,
01:58d'avoir un conseil global,
01:59de répondre aux besoins, aux contraintes, aux projets de nos clients,
02:03de choisir les meilleures enveloppes, les stratégies les plus adaptées,
02:06et ensuite de construire des allocations d'actifs,
02:10des sélections de produits qui correspondent bien à leurs besoins
02:13et qui s'adaptent au mieux aux conditions de marché que rencontrent nos clients.
02:17Oui, alors on va parler justement de ces conditions de marché,
02:20des marchés un peu chahutés, on le répète assez régulièrement sur notre antenne.
02:25Si on parle, Jacques, de ce contexte économique, macroéconomique, politique, géopolitique,
02:32qui s'en passe des choses sur ces marchés,
02:34comment vous faites pour naviguer dans un monde
02:37où la guerre au Moyen-Orient dure depuis maintenant plus de 7 mois ?
02:42Une guerre qui était censée rester assez courte,
02:45mais qui du coup pèse sur l'inflation,
02:48sur les taux longs qui s'envolent,
02:50et puis sur le moral des investisseurs.
02:52Alors comment vous naviguez chez Opera Capital
02:55dans ce marché un petit peu trouble
02:57sur les derniers mois qui viennent de passer, Jacques ?
03:01Le principe, et c'est vraiment ce qu'il y a de plus solide comme approche,
03:05c'est d'avoir des allocations qui sont calées sur les horizons de temps
03:08et sur les projets de nos clients,
03:10et ça permet d'avoir des allocations stables dans le temps.
03:13Et puis pour reprendre les événements récents
03:17et ce qui se passe sur les marchés actuellement,
03:19ce sont évidemment des messages de prudence
03:21que nous traduisons dans nos allocations.
03:24Sur les taux, nous avons des durations qui sont très faibles.
03:27Nous sommes prudents dans un contexte inflationniste aux Etats-Unis
03:31qui est dû à la croissance en Europe aux matières premières,
03:34mais la montée des matières premières qui est suffisamment longue
03:38va commencer à infuser dans d'autres secteurs de l'économie.
03:42Et la crainte, c'est que ça commence à toucher à la consommation
03:44et à l'investissement.
03:46Donc là-dessus, c'est un message de prudence.
03:48Et pour les classes d'investissement,
03:51ça veut dire qu'il faut faire attention aux obligations dans la durée,
03:55même si les taux qui reviennent redonnent un peu d'air au rendement
03:59et sur les actions, être très vigilants sur les primes de risque des actions.
04:06Aujourd'hui, on est dans des situations où,
04:08si on regarde les marchés, à l'exception de la France,
04:12et on y reviendra peut-être,
04:13les marchés se tiennent plutôt bien, les marchés actions,
04:16alors même que l'augmentation des taux est très sensible.
04:20Et là-dessus, c'est un message où il faut être un poil attentiste
04:23et regarder un peu comment vont se reconstituer les primes de risque.
04:28Vous venez de le mentionner,
04:29je vous propose qu'on revienne dessus tout de suite.
04:31La France, alors, on a des taux longs,
04:35enfin, un rendement français à 10 ans qui s'envole à 4,75,
04:404,80% là sur les derniers jours.
04:43C'est une envolée très rapide, surtout,
04:45et assez forte, avec un spread franco-allemand
04:49qui continue de s'écarter à 120, 130 points de base,
04:52peut-être même aujourd'hui, à l'heure où on parle,
04:55des rendements qui s'envolent aussi à cause de, justement,
05:00les craintes sur la dette française,
05:01à l'aune d'une élection présidentielle.
05:04En 2027, ça va arriver vite,
05:06c'est dans quelques mois seulement, Jacques.
05:07Ça pose une question sur la dette et sur sa soutenabilité, Jacques.
05:13Je n'ai pas de réponse, pas plus que le marché.
05:16La défiance sur la France est très, très claire.
05:19Vous le disiez, le spread avec l'Allemagne est à 1,2
05:23et on continue de s'écarter.
05:27Très nettement, le marché n'accorde pas beaucoup de crédit
05:31au gouvernement français et aux propositions des divers candidats
05:35sur une trajectoire plus raisonnable sur la dette.
05:39Là, le prochain budget va rentrer en discussion ces jours-ci.
05:45Mais le gouvernement a comme projet 5% de déficit.
05:49Donc, on ne peut pas dire que ce soit un virage très rigoureux.
05:53Et donc, les marchés, plus de la moitié de la dette française
05:55est détenue par des non-résidents.
05:57Vous avez des banques centrales, vous avez tout un tas d'investisseurs.
06:00Mais ça veut dire que la confiance sur la dette, aujourd'hui,
06:03est un peu entamée.
06:05Et les investisseurs font attention.
06:08Pour nos clients, encore une fois, heureusement, j'ai envie de dire,
06:14la conséquence n'est pas immédiate parce qu'on est investi
06:17sur des marchés européens et globaux qui sont diversifiés.
06:20On fait attention à la duration de nos obligations.
06:24Mais oui, la situation économique française est vraiment aujourd'hui
06:29dans l'esprit des investisseurs.
06:31Et le climat n'est pas vraiment à la confiance.
06:33Et on doit rassurer nos clients sur ces sujets-là.
06:36Oui, la dette française, l'INSEE l'a confirmé cette semaine.
06:40C'est une dette française à près de 3 600 milliards d'euros,
06:45119 % du PIB.
06:48C'est au plus haut depuis 1946.
06:50Une dette française qui ne cesse de s'envoler.
06:53Des chiffres impressionnants d'ailleurs, mais auxquels on s'attendait un petit peu,
06:56qui ont été assez bien digérés par les marchés.
07:01Vous l'aviez un petit peu mentionné, Jacques, mais sur les clients privés,
07:05est-ce qu'il faut s'inquiéter de toute cette situation globale ?
07:09Non, il faut s'adapter et il faut gérer les inquiétudes de nos clients
07:15qui nous posent des questions.
07:17Ça emporte plusieurs conséquences.
07:18On a parlé des allocations, on a parlé des horizons de temps.
07:22Nous, on a la chance d'être une société jeune.
07:24Et donc, pour faire prendre du risque à nos clients,
07:26aujourd'hui, on le fait de manière assez progressive
07:29en s'adaptant et en anticipant des reconstitutions de primes de risque,
07:33donc en cherchant des fenêtres d'entrée progressives.
07:37Et puis, il y a d'autres conséquences qui sont, par exemple,
07:39des demandes de clients disant, voilà, nous, on souhaite ouvrir des contrats d'assurance vie
07:43et on pense que le Luxembourg est plus protecteur de nos avoirs.
07:48Alors, est-ce que c'est la vérité ?
07:49Tout dépend des situations.
07:51Le Luxembourg est très utile pour des clients mobiles géographiquement,
07:54pour des clients qui souhaitent investir sur des fonds alternatifs,
07:58sur des structurés, sur du private equity.
08:01Les contrats sont plus flexibles que ce qu'on peut trouver en France.
08:06Maintenant, pour se protéger, il y a deux sujets.
08:08Il y a la loi Sapin 2, où en cas de crise majeure en France,
08:13le gouvernement, enfin le Haut Conseil à la stabilité financière,
08:16pourrait bloquer les retraits sur l'assurance vie pour un maximum de six mois.
08:21Bon, ben, au Luxembourg, il est vrai que ce risque est plus limité.
08:24Maintenant, il ne faut pas investir en fonds en euros,
08:26parce que sinon, le problème risque de se poser.
08:30Et puis, si jamais la politique fiscale française était plus agressive
08:33vis-à-vis des épargnants, là, le fait d'être résident français,
08:37finalement, est vraiment le critère qui importe.
08:39Et que les actifs soient détenus au Luxembourg, en Suisse ou ailleurs,
08:43finalement, si on est résident, on risque d'être impacté par ces sujets-là.
08:47Oui, c'est des réponses qu'on aura dans le budget 2027, Jacques, c'est ça.
08:52Merci beaucoup, Jacques Sudre.
08:54Vous êtes associé gérant du nouveau cabinet Opera Capital.
08:59Félicitations pour cette nouvelle création, Jacques.
09:01Merci d'avoir été sur ce plateau.
09:03Merci à vous de nous avoir suivis.
09:05On se retrouve tout de suite, toujours en direct du Salon Patrimonia à Lyon.

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