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  • il y a 5 minutes
Ce jeudi 1er octobre, Nadège Dufossé, global head of Multi-Asset at Candriam, Alain du Brusle, directeur général délégué et responsable gestion OPCVM chez Claresco, Margaux Fodéré, journaliste BFM Business, et Frederik Ducrozet, responsable de la stratégie et de la recherche macro chez Pictet Wealth Management, étaient les invités de l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Nos experts pour suivre tout ça, Nadège Dufosset nous rejoint pour Candriam, bonsoir Nadège, bienvenue.
00:08Bonsoir Guillaume.
00:09Alain Dubrul aussi nous accompagne pour Claresco, bonsoir Alain.
00:12Bonsoir Guillaume.
00:12Tu l'aperçois depuis Genève, où il suit tout ça avec beaucoup de distance et de hauteur sans doute.
00:16Frédéric Ducrozet depuis les bureaux de PICT WS Management, bonsoir Frédéric.
00:19Bonsoir à vous.
00:20Et Margot Fédéré qui va nous livrer dans un instant, bonsoir Margot.
00:22Bonsoir.
00:23De la rédaction de BFM Business, le détail de ce budget annoncé ce matin par le gouvernement
00:27qui va maintenant arriver du coup au Parlement, qui va devoir être discuté.
00:30D'abord la réaction des marchés à ce budget, l'état des marchés là maintenant que le budget a été
00:34présenté Alain.
00:35Alors les socialistes disent que c'est une provocation, mais moi un homme de marché je dis que c'est
00:39une honte absolue.
00:42C'est honteux, c'est à côté de la plaque.
00:45Il faut, c'est pas 30 milliards d'économies, c'est 100 milliards d'économies.
00:49On va vers 5%.
00:50Les marchés n'acceptent pas ce budget inconséquent.
00:53Il faudrait 100 milliards.
00:56Minimum, si on ne change pas maintenant, c'est les marchés qui vont obliger dans la douleur.
01:01La France a adopté une politique de rigueur, un mot qu'on n'ose pas dire depuis 20 ans.
01:06Mais là, nous y sommes.
01:07La plupart des gens pensaient que ça arriverait après la présidentielle.
01:11Là, ce budget n'est absolument pas à la hauteur des enjeux.
01:14Et les marchés, il ne peut qu'accentuer la défiance des marchés.
01:17Moi, j'en suis convaincu en tout cas.
01:19Ah carrément.
01:20Ça, ce n'est pas aggravé.
01:21Le 10 ans français est à 4,92.
01:22Il n'y a pas eu de mauvaise réaction précise ?
01:24135 bips.
01:26On a encore pris 10 bips.
01:27Le spread s'est tendu encore de 10 bips par rapport au Bund hier.
01:33Et en fait, très honnêtement, ce budget, on va revenir dessus,
01:35mais là, on parle soi-disant de 50 milliards d'économies.
01:37Mais si on a l'œil, ce qui était déjà programmé, c'est plutôt 40.
01:41Et si on regarde ce que dit, en réalité, c'est plutôt deux tiers d'impôts et un tiers de
01:45recettes,
01:46en moins, avec une croissance qui doit théoriquement être de 1%,
01:49qui sera probablement de 0,5.
01:51Et des taux d'intérêt qui étaient budgétés à 4,20, alors que là, on est à 4,95.
01:55Donc, si on mélange tout ça, ça sent le...
01:56Et il ne s'est pas encore voté.
01:58Donc, ça sent très mauvais.
02:01Nadège, vous sentez que les marchés vont continuer de tirer sur la France après ce budget ?
02:05Alors, sur la France, comme sur d'autres pays, on l'a ouvervient.
02:08Je pense qu'il y a quand même un contexte qui explique en partie le niveau des taux
02:14auquel se situe la France aujourd'hui.
02:15On va dire que dans l'écartement du spread français,
02:17il y a la moitié qui est liée à la situation de tension générale sur les taux
02:21qui fragilisent tous les pays qui sont un peu plus endettés, qui ont un peu de déficit.
02:25Et puis, il y a l'autre moitié qui est liée, effectivement,
02:28à la spécificité française à la veille d'une élection.
02:31Et donc, on a le détail désormais.
02:33Margot, vous avez assisté à la conférence de presse du gouvernement ce matin,
02:36sa proposition de budget pour 2027.
02:37Alors, on connaissait déjà le montant global de l'effort à fournir,
02:4054 milliards d'euros, dont 43 mesures nouvelles.
02:43Que comprennent ces mesures ?
02:44Alors, selon Bercy, la majeure partie de l'effort, selon Bercy,
02:47va reposer sur le volet dépenses, 9 milliards sur l'État,
02:515,5 sur les collectivités et 12 sur la sphère sociale.
02:54Alors, le gouvernement parle d'économie,
02:56mais en réalité, ce sont plutôt des mesures de freinage,
02:59avec beaucoup de gel.
03:00Par exemple, un gel qui est prévu sur les allocations familiales,
03:02une sous-indexation partielle des retraites,
03:04dont le gouvernement laisse encore les modalités au Parlement
03:09pour trancher tout ça.
03:10Aussi, un gel sur les allégements de charges que payent les entreprises sur les salaires.
03:13Ça doit rapporter 3,5 milliards d'euros.
03:16Et donc, si l'on en croit Bercy,
03:18le reste des mesures, ce sera de la fiscalité.
03:20Sauf que, vous l'avez dit,
03:21le Haut Conseil aux finances publiques,
03:22lui, ne prend pas en compte toutes ces mesures de freinage, justement.
03:25Et donc, il a une lecture très différente.
03:27Selon lui, en fait, quasiment deux tiers de l'effort
03:30vont reposer, au contraire, sur des hausses de rentrée fiscale.
03:33Donc, en fait, une hausse des prélèvements
03:35sur les entreprises et sur les ménages.
03:37Et d'ailleurs, le gouvernement lui-même
03:39a reconnu que l'an prochain,
03:40le taux de prélèvement obligatoire en France
03:42va repasser au-dessus de la barre des 44%.
03:44Alors, justement, on se revient vers quoi, précisément,
03:46en matière de prélèvement ?
03:47Alors, le gouvernement a commencé ce matin
03:49par détailler d'abord la nouvelle mouture
03:51de la surtaxe d'IS sur les sociétés.
03:53On garde le même périmètre, à savoir,
03:54toutes les entreprises qui réalisent un chiffre d'affaires
03:57supérieur à 1,5 milliard d'euros.
03:59En revanche, le taux est abaissé.
04:01Et donc ça, selon Bercy, ça doit permettre
04:03de revenir à un taux maximum d'IS
04:05pour les plus grandes sociétés,
04:06qui serait aux alentours de 33%.
04:08Toujours sur le volet entreprise,
04:10le budget prévoit aussi un retour de la taxe
04:12sur le fret maritime, qui avait été suspendu cette année,
04:14et un alourdissement de la taxe
04:16sur les grands opérateurs d'aéroports et d'autoroutes
04:19pour récupérer 800 millions supplémentaires.
04:21Ça, c'est pour les entreprises.
04:22Il y aura aussi des hausses de fiscalité sur les ménages.
04:24Toujours la CDHR,
04:26donc la contribution différentielle sur les hauts revenus,
04:28qui doit rapporter 600 millions d'euros
04:30l'année prochaine.
04:31Et le gouvernement prévoit d'instaurer
04:33un prélèvement exceptionnel
04:34sur les comptes oubliés à la Caisse des dépôts,
04:36qui devrait rapporter 1,4 milliard d'euros
04:39l'année prochaine.
04:40Voilà le détail complet de ce projet,
04:43cette proposition de budget 2027 par le gouvernement.
04:45Vous assistiez ce matin à la conférence de presse,
04:47Margot Fédéré.
04:47Merci beaucoup, Margot.
04:48Frédéric, on vous retrouve depuis les bureaux de PICT et West Management.
04:51Ce soir, où en est-on ?
04:52L'écart de taux avec l'Allemagne,
04:54le spread France-Allemagne,
04:55toujours 135 points d'écart de taux.
04:57Donc, on reste sur des plus hauts de 2012
04:58pour l'écart de taux.
04:59Et le 10 ans français est à 4,92 sur des plus hauts de 2002.
05:02Le budget n'a pas suffi à rassurer le marché.
05:06Non, et vous venez de le dire,
05:07je ne crois pas que ce soit vraiment lié,
05:09ou en tout cas uniquement à la France.
05:10Je ne suis pas certain que le marché soit,
05:12pour l'instant, encore en train de révéluer
05:14uniquement le risque français.
05:16Et même, d'ailleurs, de regarder tous les détails
05:17de ce budget-là.
05:18Vous venez de le dire, c'est un contexte global
05:21de forte remontée des taux d'intérêt,
05:22très, très rapide, partout.
05:25Et cette remontée heurte les maillons faibles.
05:29Et la France en fait partie.
05:30On pourrait dire des choses similaires pour le Royaume-Uni,
05:32aujourd'hui, sur une énorme incertitude
05:34côté budgétaire également.
05:35Et quelque part, on n'est pas encore dans les détails.
05:37Ce qui m'inquiète, c'est qu'on n'est qu'au début,
05:39normalement, de ce processus.
05:40Et ce qui nous surprend, je crois,
05:42c'est que ça aille aussi vite aujourd'hui,
05:44alors que quelque part, la campagne ne fait que commencer
05:46et que les gros morceaux, si vous me passez l'expression,
05:49les vrais risques, les grandes questions,
05:51elles viendront plus tard.
05:52Donc, si aujourd'hui, déjà, le marché décale autant
05:54et aussi rapidement sur un spread français,
05:56parce qu'il fait partie de ces risques
05:58perçues comme les plus élevées,
06:00on peut se poser la question de ce qui se passera,
06:01au contraire, quand les choses sérieuses commenceront.
06:03Oui, on n'est pas encore aux choses sérieuses, Alain.
06:05Disons, alors là, vous faites tout à fait raison
06:07de dire que la tension actuelle
06:10vient évidemment de l'indigence française,
06:12mais est révélée par un contexte mondial
06:14de taux d'intérêt qui monte,
06:16pour lequel, pour le coup, la France n'est pas responsable.
06:18C'est certain.
06:18Mais plus les taux d'intérêt globalement sont élevés,
06:21plus ça met en exergue
06:23les particularités françaises
06:24qui deviennent, entre guillemets, insoutenables.
06:26Et peut-être plus rapidement que prévu.
06:29Là où, si on reprend 2-3 points de ce budget,
06:33ce qu'on constate, c'est que sur les dépenses,
06:35c'est toujours des trucs à la marge,
06:36où on rogne des trucs par-ci, par-là,
06:37donc les gens ne sont pas contents.
06:38Mais en entreprise,
06:40quand on veut vraiment réduire les coûts,
06:42on se pose la question de savoir
06:43si tel service est utile,
06:44et on le ferme purement et simplement,
06:46et on réalloue des ressources.
06:47Là, on a l'impression
06:48qu'on est un peu sur des politiques de rabot,
06:50où on fait semblant
06:51d'en épargnant tout le monde ou personne,
06:54et en fait, à la fin,
06:55ça va mettre les gens mécontents sous pression,
06:56mais ça ne va pas rendre l'administration
06:58fondamentalement plus efficace.
06:59Ensuite, par exemple,
07:00quand on parle de la CE,
07:02la contribution différentielle sur les revenus,
07:05il faut bien voir que ça touche
07:06des populations
07:08qui ont un peu la main sur leurs revenus,
07:10et on avait vu dans les dernières années
07:11que le rendement de cette taxe
07:14s'est avéré extrêmement décevant.
07:16On parle aussi d'une taxe
07:17sur le fret maritime,
07:19mais on sait que le fret maritime,
07:20s'il y a un truc qui est mondialisé,
07:22c'est bien celui-là,
07:22et c'est toujours le petit débat
07:24avec votre actionnaire principal,
07:26la CMA-CGM,
07:27c'est de savoir, oui, ok,
07:29si on taxe le fret maritime,
07:31le CMA-CGM a affirmé
07:33qu'il y aurait peut-être 40 bateaux
07:34qui ne seraient pas immétriculés en France.
07:36Donc, en fait,
07:37ce n'est pas toujours facile
07:38de taxer ces bases-là,
07:39parce que si on taxe trop,
07:41elles se dérobent.
07:42Donc, quand on voit
07:43toutes les propositions qui sont faites,
07:44on est quand même amené
07:46à se poser la question
07:47de savoir si le rendement fiscal
07:48sera aussi bon que prévu,
07:50et on est évidemment
07:51avant même le vote du Parlement.
07:53Oui, et alors, du coup,
07:55Frédéric, on vous retrouvera
07:56dans un instant, bien sûr,
07:57mais Nadege,
07:57on se prépare à quoi ?
07:58Un disant français
07:59qui va aller à 5%,
08:00on n'est qu'au début
08:01de la campagne présidentielle,
08:02si le budget passe
08:03avec l'accord du Parlement,
08:05déjà, on aura franchi une haie,
08:06mais il restera toute la suite
08:07de la campagne présidentielle ensuite,
08:08sans doute encore des désaccords,
08:10un déficit qui,
08:11enfin, un budget là
08:12qui permet de ralentir
08:13la détérioration des finances publiques,
08:14mais elle se poursuivra
08:15la détérioration.
08:16Comment on voit les choses ?
08:1710 ans français à plus de 5%,
08:18c'est acté,
08:19on y prépare les portefeuilles ?
08:21Alors, rien n'est acté
08:22parce qu'on voit
08:23que ça va très vite
08:24dans un sens comme ça peut aller,
08:25très vite dans l'autre sens,
08:26ça peut aussi se détendre,
08:28pour de bonnes...
08:29Il faudra des raisons
08:30pour que ça se détende,
08:30donc c'est vrai
08:31qu'on n'en est pas là.
08:32Après, si on regarde
08:33les exemples historiques
08:34dans la zone euro,
08:36il y en a assez peu
08:37depuis la crise
08:39des dettes souveraines.
08:40On sait que la BCE
08:42est là pour intervenir
08:43et qu'elle a mis en place
08:44quand même
08:44outil pour intervenir,
08:45mais pour que la BCE
08:46intervienne,
08:47il faut se conformer
08:47quand même à certaines règles
08:48et là, pour le coup,
08:50la France n'y est pas.
08:52Mais si on prend
08:53par exemple
08:54l'exemple italien,
08:562018-2019,
08:57ça pourrait servir
08:58éventuellement
08:59de cadre de référence
08:59si les choses
09:00continuent à se détériorer.
09:02Je crois que le spread italien
09:03était monté
09:04à 300 points de base,
09:05quelque chose comme ça.
09:06C'est également
09:07un contexte politique
09:08dans lequel
09:08il y avait eu des élections
09:10avec des partis
09:11pas forcément
09:12très pro-européens
09:14et puis des budgets
09:15qui n'étaient pas en ligne
09:17avec ce que souhaitait
09:18la zone euro.
09:19Voilà,
09:19300 points de base.
09:20C'est en tout cas
09:21une référence historique
09:22qu'on avait eue.
09:23Ça voudrait dire
09:23qu'on est à la moitié
09:24du chemin.
09:25Ça ne veut pas du tout dire
09:26qu'on attend
09:26ces 300 points de base,
09:28mais voilà,
09:28c'est le seul exemple
09:29peut-être historique
09:30qu'on a
09:32depuis la crise
09:33de la dette souveraine.
09:34Alors on se demande
09:34ce qui va permettre
09:35justement d'inverser
09:36cette spirale.
09:36Vous le disiez,
09:37il va falloir
09:37de vrais facteurs déclenchants.
09:39On a un contexte politique
09:40très compliqué,
09:41on a une aggravation
09:42des déficits,
09:42une croissance qui ralentit
09:43en plus ici en France,
09:45des investisseurs japonais
09:46moins promptes
09:46à racheter nos dettes.
09:47On a vu ce matin
09:48l'agence France Trésor
09:48émettre 12 milliards
09:49d'euros de dettes,
09:50Frédéric,
09:51avec des taux en forte hausse,
09:52mais une demande,
09:52alors elle est toujours là
09:53la demande bien sûr,
09:54demande deux fois supérieure
09:55à l'offre,
09:55mais deux fois supérieure
09:56à l'offre,
09:56c'est moins que d'habitude.
09:57C'est-à-dire que la demande
09:57tend à se raréfier
09:59un tout petit peu,
09:59elle aussi,
10:00malgré des taux
10:00de plus en plus rentables.
10:01Qu'est-ce que ça nous dit ça ?
10:03Là aussi,
10:03c'est un phénomène global,
10:04on a cette même question
10:06sur les enchères
10:06de dettes américaines,
10:07on surveille un peu
10:08de la part la demande,
10:09les covers ratio,
10:10etc.
10:11Vous venez de le dire,
10:13les investisseurs
10:14historiquement les plus présents
10:16dans ces émissions
10:17de dettes françaises,
10:18en particulier les japonais
10:20et tous les étrangers
10:21sont quand même toujours là.
10:22Et donc, paradoxalement,
10:23c'est aussi un risque
10:26où on entre dans une crise ouverte
10:27où on se pose
10:29des questions plus radicales
10:30et vous l'avez dit là aussi,
10:31à mon avis,
10:31l'appartenance à l'Europe
10:32et le respect des règles européennes
10:34et la coordination
10:35et cohésion
10:36du groupe franco-allemand
10:37dans cet espace-là,
10:38ça, à mon avis,
10:39c'est clé,
10:39c'est ça qui fait basculer
10:40dans un scénario ou l'autre.
10:42Alors, effectivement,
10:43bon, les choses
10:44peuvent encore se tasser,
10:44mais si ce n'est pas le cas,
10:45ces investisseurs-là
10:46qui sont sensibles au prix,
10:47c'est aussi un grand changement.
10:49Depuis les 15 dernières années,
10:50on avait ces banques centrales
10:51présentes qui écrasaient
10:52quelque part un peu
10:52ces primes de risque,
10:53elles sont moins présentes,
10:55elles se désengagent,
10:56la Banque centrale européenne aussi,
10:57et il n'y a pour moi
10:59aucune chance
10:59qu'elles interviennent
11:00pour le moment
11:01et probablement peut-être
11:02pour toujours
11:03dans un contexte pareil.
11:05Là, on a effectivement
11:06un scénario de risque.
11:07On peut regarder
11:08à court terme.
11:09Moi, je crois que quelque part,
11:11la France doit pour l'instant
11:11espérer croiser les doigts
11:12simplement le pétrole baisse.
11:14Je ne vois que ça
11:15à court terme
11:15pour faire gagner
11:16un petit peu de temps
11:17dans ces discussions
11:18jusqu'à ce que
11:19les configurations politiques
11:20de l'élection se clarifient,
11:22les programmes aussi.
11:24On va surveiller
11:25les déclarations
11:25notamment du Front National,
11:27du Rassemblement National,
11:28pardon,
11:28sur les grandes directions,
11:30les grandes directions stratégiques
11:31et notamment vis-à-vis d'Europe.
11:34À mon avis,
11:34ça, c'est très important.
11:35Pour le moment,
11:36je ne vois qu'une voie de secours,
11:38entre guillemets.
11:39C'est vraiment une baisse
11:39des cours de l'énergie,
11:41du pétrole
11:41qui permet de tasser
11:42la situation un peu globale
11:44et donc les OAT aussi
11:45qui peuvent respirer
11:46un petit peu
11:47dans ce contexte-là.
11:47Si on en est rendu à ça,
11:49à ce que notre dette,
11:50l'évolution de notre dette
11:51dépend de l'évolution
11:52des cours du pétrole
11:53et d'un choix
11:53de rouvrir Hormuz ou pas,
11:55c'est très aléatoire
11:56pour le coup, Alain.
11:57Oui.
11:58On ne peut rien espérer
11:59de la BCE à l'instant,
11:59Frédéric nous disait
12:00c'est fini la BCE
12:01qui vient à la rescousse,
12:01c'est terminé ça.
12:02Pour rebondir
12:03sur ce qui vient d'être dit,
12:04c'est vrai qu'en France,
12:05on a une situation
12:06qui n'est pas très bonne
12:08depuis longtemps.
12:09Donc la question,
12:09c'est plutôt de savoir
12:10à quel moment
12:11les marchés partent en vrille
12:12et commencent à dire stop ?
12:14Quelles sont les raisons
12:15qui font que,
12:16même si la France
12:17ne fait pas tous les efforts
12:18nécessaires,
12:18ça ne part pas complètement en vrille,
12:20en tout cas pas encore ?
12:21C'est d'abord parce qu'on était
12:22considéré peut-être plus systémique
12:24que d'autres pays.
12:25La France n'est pas la Grèce,
12:26donc si la France tombait
12:28entre guillemets,
12:28ça serait beaucoup plus grave
12:29pour toute la zone euro
12:30que purement la Grèce.
12:31Alors ça reste vrai,
12:32évidemment.
12:33Donc qu'est-ce que ça veut dire ?
12:34Je pense qu'avant
12:35d'avoir un plan FMI
12:37comme dans le passé,
12:38il y aura certainement
12:41un état intermédiaire
12:42où la BCE
12:44entre guillemets
12:45viendra à la rescousse
12:46de la France.
12:46Ce qui éviterait
12:47une situation aussi dramatique
12:49que celle qu'aurait pu avoir
12:50la Grèce par exemple.
12:51En revanche...
12:51Mais pas sans...
12:53Pas sans mesure...
12:54Quelque part par rapport
12:55à un scénario cataclysmique,
12:57on peut dire
12:58si la BCE fait le job
12:59à un moment,
13:02ça atténuera quand même
13:03le côté dramatique
13:04d'une crise de la dette française.
13:06Mais en contrepartie,
13:07la BCE,
13:08où il y a quand même
13:08les Allemands
13:08qui siègent,
13:09qui sont importants,
13:10elle réclamera
13:11des contreparties.
13:12Donc ça sera un peu
13:13comme un plan FMI
13:13mais un peu moins violent,
13:15sans doute un peu plus différé
13:16dans le temps, etc.
13:17Mais il y a un moment
13:18où du côté
13:19des dirigeants français,
13:20il va falloir faire plus.
13:22Si vous voulez,
13:22quelque part,
13:22quand on vous demande
13:23dans une entreprise
13:24qui ne va pas bien,
13:25qui a un problème de dette,
13:28de remettre les pendules à l'heure,
13:30éventuellement,
13:31on accepte de remettre
13:32de l'argent,
13:32de recapitaliser,
13:33de réduire la dette,
13:34de faire un échéancier
13:35pour que ce soit soutenable.
13:36Mais il faut quand même
13:37qu'à la base,
13:38la trajectoire de financement
13:40devienne soutenable.
13:41Ce qui est inquiétant
13:42en France aujourd'hui,
13:44c'est qu'avec des taux
13:45qui approchent les 5%,
13:46alors que le PIB,
13:48rappelons-le,
13:48l'inflation,
13:49elle va quand même,
13:50nominale,
13:50est plutôt autour de 2%,
13:51la croissance de 1%,
13:53voire plutôt de 0,5%,
13:54ça veut dire que le PIB nominal,
13:56actuellement,
13:56il s'accroît,
13:57en dehors du problème
13:58iranien pétrolier,
13:59de 2,5% par an.
14:01Donc si vous avez un déficit
14:02de 5% et des intérêts de 5%,
14:05à un moment,
14:05ça part en spirale,
14:06sachant qu'on est déjà à 120%.
14:07Donc si vous vouliez,
14:08ne serait-ce que stabiliser le déficit,
14:10il faudrait,
14:11sachant que la charge d'intérêt
14:13et on la budgette à 90 milliards,
14:14elle sera plus proche de 100% en réalité,
14:16si les taux restent là où on en est,
14:18il faudrait donc faire un effort
14:19d'au moins 100 milliards
14:21pour stabiliser le déficit.
14:23Rappelons que l'Italie,
14:24qui a des déficits sur PIB,
14:25qui sont supérieurs à ceux de la France,
14:28n'est pas mieux vue des marchés
14:30parce que ça fait des années
14:31qu'elle a un excédent primaire.
14:34Donc petit à petit,
14:35elle réduit quand même la dette.
14:36Le problème de la France aujourd'hui,
14:37c'est qu'elle l'accroît assez régulièrement
14:39et avec l'évolution des taux d'intérêt
14:41et des déficits qui ne veulent pas
14:42vraiment se combler suffisamment,
14:44on commence à prendre
14:45une tangente très mauvaise.
14:46Oui, et vous avez raison de souligner
14:47que le 10 ans italien n'est pas très loin.
14:49Ils empruntent un peu moins cher
14:50que la France, les Italiens,
14:51mais presque aussi cher que nous quand même,
14:52à 4,7 en ce moment,
14:53le 10 ans italien
14:54et le 10 ans français est à 4,91.
14:58Comment inverser la spirale ?
14:59C'est-à-dire qu'on a vu donc aujourd'hui
15:00cette adjudication de l'agence France Trésor
15:02à des taux très élevés,
15:03plus élevés que par le passé,
15:04mais une demande pourtant plus faible,
15:06malgré cette rentabilité accrue.
15:08Les investisseurs se disent sans doute
15:09je passe mon tour cette fois-ci,
15:11d'habitude j'y vais
15:11sur les adjudications françaises,
15:13là je passe mon tour
15:13parce que la prochaine fois
15:14peut-être que la rentabilité
15:15sera encore supérieure.
15:16C'est-à-dire que les investisseurs
15:17semblent commencer à parier
15:18sur une poursuite à la hausse des taux français,
15:19ce qui expliquerait cette demande en baisse
15:21et là on a un effet spirale
15:22encore accentué.
15:24Comment inverser ça ?
15:25Ça dépendra seulement des cours du pétrole,
15:26il faudrait une intervention de la BCE ?
15:28Un budget, oui, un budget,
15:29mais il faudrait 100 milliards
15:31pour vraiment rassurer les marchés.
15:32Là on peine à 43 milliards,
15:33on est loin, Nadège.
15:35Oui, alors la hausse des cours du pétrole,
15:39c'est un facteur supplémentaire,
15:40mais ce n'est pas du tout
15:42l'ensemble des facteurs explicatifs
15:44de cette pression à la hausse sur les taux.
15:46Donc pour dire les choses autrement,
15:48attendre un salut de la baisse
15:49des prix du pétrole
15:51me paraît quand même un peu excessif.
15:52Ça ajoute de la volatilité
15:54à une situation qui est quand même préexistante.
15:56L'histoire, c'est qu'aux États-Unis,
15:58la croissance est très forte,
15:59il y a de l'inflation,
16:01plus qu'historiquement,
16:03et il y a également un appel
16:06très fort à la dette
16:08de la part des entreprises et des États.
16:10Et donc cet appel au marché
16:12qui est juste gigantesque,
16:13et pas qu'au marché d'ailleurs,
16:15puisque quand on regarde le crédit privé
16:17ou le private equity,
16:18il y a également des demandes
16:19très fortes de financement.
16:20Donc il y a énormément de concurrence
16:21face à l'État.
16:21Voilà, il y a beaucoup de concurrence
16:22à la fois des États,
16:24des entreprises,
16:25et donc tout ça exerce forcément,
16:27c'est assez naturel,
16:28une pression haussière sur les taux.
16:29Donc ça, c'est un contexte global.
16:31En Europe,
16:32il faut reconnaître également
16:33qu'en Allemagne,
16:34la croissance,
16:35elle est aujourd'hui légèrement positive
16:37et elle s'améliore.
16:38Pourquoi ?
16:38Parce qu'on a de l'investissement
16:39en Allemagne
16:40et même chose qu'aux États-Unis,
16:42on a un peu plus d'inflation
16:43qu'historiquement.
16:44Donc ce n'est pas complètement illogique
16:45que les taux nominaux
16:47soient plus élevés.
16:49Alors le sujet pour la France,
16:50c'est qu'on a effectivement
16:52ce spread supplémentaire
16:54qui vient se rajouter
16:54au taux allemand.
16:55Donc qu'est-ce qu'il faut
16:56pour couper cette spirale ?
16:58Il faut que les situations
17:00se détendent un peu peut-être
17:01sur le pétrole.
17:02Ça enlèvera un peu de volatilité,
17:03ça ajoutera de la visibilité économique.
17:06Mais il va falloir surtout
17:07plus de visibilité
17:08sur les programmes
17:09des candidats à la présidentielle
17:11l'an prochain
17:11puisqu'on parle aujourd'hui
17:12beaucoup du budget.
17:13Mais l'enjeu n'est pas là.
17:14L'enjeu, il est clairement
17:15sur ce que vont déclarer
17:16les candidats
17:17ou en tout cas
17:18ceux qui seront
17:19plus probablement élus
17:20l'an prochain.
17:21On est mobilisés à 100%.
17:22Frédéric, on vous retrouve
17:22dans un instant.
17:23Donc consacré
17:24ce BFM Bourse ce soir
17:25à la dette française,
17:26à la présentation du budget
17:27par le gouvernement.
17:28On est à 14 minutes
17:29de la clôture.
17:30On est à
17:31quelques encablures
17:32de cette fin de séance.
17:34le CAC perd toujours
17:341,5%.
17:35Société Générale,
17:36Crédit Agricole,
17:37les valeurs bancaires
17:38donc les assureurs
17:38signent les plus fortes baisses
17:39avec cette pression
17:40sur les taux obligataires.
17:41On a également
17:42Vinci, Eiffage,
17:43Aéroports de Paris
17:44qui restent aussi sous pression
17:45avec des taxes à venir
17:46supplémentaires l'an prochain.
17:47Et puis à la hausse,
17:48Capgemini grâce à Accenture
17:49qui a publié positivement.
17:50On y reviendra aussi.
17:50Accenture gagne plus de 20%
17:52en Wall Street
17:52et Capgemini gagne
17:538,8%.
17:54On est ce soir
17:55avec nos trois experts.
17:56Donc Frédéric,
17:57on vous retrouve à nouveau
17:58Frédéric Ducrozet
17:59depuis Genève.
17:59Comment les Suisses
18:00regardent-ils le cas français ?
18:02Vous nous écoutez
18:03avec un peu de distance
18:04aussi ce soir.
18:05Comment depuis la Suisse
18:07nos évolutions obligataires
18:08sont-elles perçues ?
18:09Nos clients
18:10et nos investisseurs
18:11avec lesquels on travaille
18:12sont internationaux.
18:14Donc ça fait partie
18:14évidemment de l'exposition
18:15à un thème européen
18:18en début d'année
18:19qu'on trouvait
18:20et qu'on trouve
18:20toujours porteur.
18:21Vous l'avez cité
18:23pour l'Allemagne,
18:24il y a quand même
18:24un changement de direction
18:25notable en termes
18:26d'investissement public
18:27et privé.
18:27Il y a une forme
18:28de résilience
18:29de l'économie américaine
18:30surtout mais aussi européenne
18:32dans une moindre mesure
18:33à ces chocs
18:35qui fait que
18:35ce n'est pas encore
18:36la catastrophe,
18:36on ne parle pas de récession.
18:38La Banque Centrale Européenne
18:39dont on parle
18:39depuis tout à l'heure,
18:40elle monte ses taux d'intérêt.
18:41Donc peut-être
18:42que la première réaction
18:43je caricaturais
18:44avec une baisse du pétrole
18:45pour nous sauver
18:46mais c'est un ensemble.
18:47C'est que peut-être
18:48ça se tasse un petit peu
18:49aux États-Unis
18:50sur le front énergétique également,
18:52l'inflation,
18:53les chiffres qui permettent
18:54à la Fed peut-être
18:55de gagner un petit peu de temps
18:56et que tout ça permet
18:57également à l'Europe
18:58de respirer
18:59parce que là
18:59les mouvements sont très rapides.
19:01Il n'y a pas de panique,
19:03c'est le résumé.
19:04Il y a un sell-off ordonné,
19:07une réévaluation
19:07de ses primes de risque
19:09et du niveau de taux neutre
19:11par les marchés
19:11qui est violent,
19:12qui est rapide
19:13mais il n'y a pas de problème
19:16de liquidité sur les marchés.
19:17C'est quelque chose
19:17qui est ordonné
19:18pour le moment.
19:19Et encore une fois,
19:20c'est d'autant plus inquiétant
19:21entre guillemets
19:21si on ne trouve pas
19:22des solutions un peu de fond
19:23au problème français,
19:24si on n'a pas de clarification
19:26du côté des stratégies
19:27des candidats principaux
19:28et si on n'a pas peut-être
19:29surtout cette réaffirmation
19:31du respect des règles européennes.
19:33Je pense qu'in fine,
19:34tous les scénarios sont possibles.
19:36Il y en a qui sont quasiment
19:38impossibles,
19:39en tout cas très peu probables,
19:40qui sont une consolidation
19:41budgétaire très rapide
19:42qui règle le problème,
19:42on est tous d'accord.
19:44Celui d'une crise totale,
19:45ouverte et explosion
19:47du système européen
19:48est également très peu probable
19:50parce que la BCE serait là
19:51dans ce cas-là,
19:52je suis d'accord.
19:52Entre les deux,
19:54il y a plusieurs chemins
19:55et peut-être que celui
19:56du tassement de ces tensions
19:58et peut-être à terme
19:58que la BCE monte un peu
20:00moins vite ses taux aussi,
20:01ça fait partie de la solution.
20:02C'est juste une solution
20:04de court terme
20:05et au moins ça permet
20:06de respirer peut-être
20:07dans les mois qui...
20:07Mais il y a un phénomène intéressant,
20:08c'est que la hausse des taux
20:10obligataires en Europe
20:11fait pression sur l'euro.
20:12L'euro recule très nettement.
20:13L'euro aujourd'hui
20:14est à un plus bas
20:14de quasiment un an et demi
20:15face au dollar.
20:16On est passé sous le dollar 13,
20:18l'euro, plus bas depuis mai 2025.
20:20Donc pression sur l'euro
20:21parce qu'il y a un risque pays
20:22au milieu de ces hausses de taux,
20:24alors qu'au contraire,
20:24les hausses de taux aux États-Unis
20:25font grimper le dollar.
20:26Donc là, on a deux réactions différentes.
20:28La hausse de taux américaine
20:29fait grimper le dollar,
20:30celle des taux européens
20:30fait baisser l'euro.
20:37Parce que l'économie mondiale
20:39se porte bien
20:40et si elle se porte bien,
20:41c'est surtout parce que
20:42les investissements
20:43dans l'intelligence artificielle
20:45sont dynamiques
20:45et ils sont surtout aux États-Unis.
20:48Donc les taux montent
20:49en Europe et aux États-Unis.
20:50D'ailleurs, en dehors de la France,
20:51ils montent presque plus aux États-Unis.
20:53Mais la contrepartie,
20:54c'est qu'il y a une croissance économique.
20:55Donc du coup,
20:56c'est plutôt bon pour la devise
20:57parce que même si,
20:59d'abord, le dollar est bien rémunéré,
21:01mais en plus,
21:02investir dans des entreprises américaines
21:03dont les résultats vont être bons
21:05parce qu'on a quand même vu
21:05des très bons résultats
21:06deuxième trimestre,
21:07on va voir la saison du T3,
21:08mais on constate quand même...
21:10On attend une hausse des bénéfices
21:11de 25% aux États-Unis.
21:12Modulo les péripéties françaises,
21:15mais on voit bien quand même
21:15que même en Europe
21:16et en Allemagne,
21:17pour l'instant,
21:18la bourse tient plutôt bien
21:20parce que les entreprises
21:21ont des résultats qui progressent.
21:23Il n'y a pas eu beaucoup
21:24de warnings, honnêtement.
21:26Et donc, quelque part,
21:27cette hausse des taux
21:28du côté actions,
21:29elle est relativement bien absorbée
21:30parce qu'on a une bonne dynamique
21:31de résultats.
21:33La crainte, évidemment,
21:34c'est que si les taux montent trop,
21:36logiquement,
21:37ça freine un peu la machine
21:38et vu le mix
21:39de l'économie européenne
21:41et encore plus française,
21:43ça ne va pas être génial.
21:44Là, on risque plus
21:45d'être pénalisé
21:46par la hausse des taux
21:47en termes de ralentissement
21:47de l'économie
21:48qu'aux États-Unis.
21:49Aujourd'hui,
21:50la dynamique vient de l'IA
21:52et à l'émission,
21:52je ne dis pas qu'ils s'en fichent
21:53des taux,
21:53mais ils sont mieux armés
21:55pour y faire face.
21:55Et là, c'est une clé
21:56d'explication, effectivement,
21:57pourquoi l'euro recule
21:58en ce moment
21:58alors que le dollar monte
21:59et l'euro est sur un plus bas
22:00de quasiment un an et demi
22:01face au dollar,
22:02effectivement.
22:02On a de plus en plus
22:02de fonds aussi
22:03qui parient sur une poursuite
22:04à la baisse de l'euro.
22:05Ils ont une hausse des taux
22:07potentiellement plus récessives
22:08en Europe
22:08qu'aux États-Unis
22:10à progression égale.
22:11Nadège,
22:11comment on ajuste
22:12les allocations
22:13entre l'Europe
22:14et les États-Unis
22:14compte tenu
22:15de ce qu'on est en train
22:16de se dire ?
22:16Oui, les taux montent partout,
22:17on parle beaucoup de la France,
22:18mais on insiste beaucoup
22:19sur les États-Unis,
22:19les taux britanniques,
22:20quand même aussi,
22:21le 30 ans britannique
22:21est sur un peu haut
22:22de 1998 aujourd'hui,
22:23au-delà des 6%
22:24de 30 ans britannique.
22:25Mais tout le monde
22:26est concerné par ces hausses
22:27de taux,
22:27mais la croissance
22:28n'est pas la même
22:29selon la rive de l'Atlantique.
22:30Dans quoi choisissez-vous
22:31d'investir chez Candriam
22:32pour la suite ?
22:33Alors, pour le moment,
22:34on reste un peu plus constructif
22:36sur les actions
22:37que sur les obligations
22:38pour les raisons
22:39qui viennent d'être évoquées.
22:40Il y a de la croissance
22:41de bénéfices des entreprises
22:42et donc on va privilégier
22:44toutes les entreprises
22:44qui bénéficient
22:45des investissements très forts
22:46qui sont faits en lien
22:48avec l'intelligence artificielle,
22:50mais pas que.
22:50Il y a également
22:51tout ce qui est lié
22:52aux dépenses d'investissement
22:53en Allemagne.
22:54Donc, il faut être
22:55assez sélectif aujourd'hui
22:56quand on va chercher
22:57des actions.
22:58En Asie, également,
22:59il y a pas mal
23:00d'opportunités justement
23:01qui sont liées
23:02à tout cet écosystème
23:04d'intelligence artificielle.
23:07Donc ça, c'est aller chercher
23:09cette croissance
23:10au niveau des actions.
23:11Après, comme on l'a mentionné,
23:12on est plutôt en
23:13bear market obligataire
23:14et toujours plus ou moins
23:16en bull market action,
23:17même si le mois de septembre
23:18était un peu plus compliqué
23:19qu'attendu.
23:21Et la question
23:22qui se pose aujourd'hui,
23:23c'est jusqu'à quand
23:25les actions peuvent
23:26continuer à monter
23:26compte tenu du niveau des taux.
23:28Et évidemment,
23:29personne n'a la réponse
23:30magique à cette question.
23:31On a souvent le niveau
23:32de 5,50 qui a été évoqué
23:33pour les taux américains.
23:35Je ne sais pas
23:36si c'est fondé ou pas.
23:37C'est un calcul
23:39de prime de risque
23:40sur les actions américaines.
23:42Mais à la fin,
23:43tout va dépendre
23:44de leur capacité
23:45à délivrer
23:46les bénéfices attendus.
23:47Et ce qui va peut-être
23:48rendre les choses
23:50un tout petit peu
23:50plus compliquées
23:51dans les prochaines
23:52publications de résultats,
23:53c'est qu'elles nous ont
23:54habitués à nous surprendre
23:55très positivement,
23:56à la fois dans les capex
23:58annoncés,
23:59dans les résultats délivrés.
24:01On a quand même vu hier
24:02une société américaine
24:03délivrer également
24:05d'excellents résultats.
24:06Mais les surprises positives,
24:07je ne me prononce pas
24:09sur les sociétés américaines.
24:09Mais on peut,
24:10pour nos auditeurs.
24:11Pour vos auditeurs,
24:12donc Micron a publié hier.
24:13Mais le problème
24:15qu'on commence à avoir,
24:16c'est que les surprises
24:16sont de moins en moins
24:18positives,
24:19même si elles restent positives.
24:20Donc cette capacité
24:21à surprendre le marché
24:23est le plus difficile
24:24aujourd'hui.
24:24Oui, mais est-ce que vous nous dites
24:25que c'est un problème américain
24:26ou il concerne aussi
24:27les entreprises européennes,
24:28à savoir qu'il risque
24:29de fatiguer un peu
24:30les investisseurs ?
24:31Parce que les hausses de bénéfices
24:32sont impressionnantes aussi
24:32en Europe,
24:33quand même, il faut le dire.
24:34On a aussi des indicateurs
24:35économiques pas si mal,
24:36effectivement.
24:37Les PMI manufacturiers
24:38européens aujourd'hui
24:38sont très bons,
24:39on pleut depuis mai 2022.
24:40Vous dites qu'il y a un risque
24:41d'érosion aussi
24:42sur les entreprises européennes
24:43ou pas ?
24:43Alors, ce n'est pas
24:44le même risque d'érosion
24:45parce que ce ne sont pas
24:46les mêmes secteurs
24:47qui sont liés
24:49à cette croissance
24:51des bénéfices.
24:51C'est un peu plus industriel
24:53en Europe
24:54et plus justement lié
24:55aux dépenses allemandes
24:56puisque c'est aujourd'hui
24:57le pays qui fonctionne
24:58le mieux.
25:00Après, l'avantage de l'Europe
25:02dans un portefeuille global,
25:04c'est que ça nous diversifie
25:05par rapport à cette thématique
25:06intelligence artificielle.
25:08Si vous ne voulez pas
25:09mettre tous vos dons
25:09dans le même panier
25:10côté action
25:11ou côté obligataire,
25:12c'est bien d'avoir
25:12un peu d'action européenne
25:14parce que vous êtes exposé
25:15à d'autres thématiques
25:16et donc pour nous,
25:17la diversification est quand même
25:18quelque chose de très important.
25:20Frédéric,
25:20combien de temps
25:21la croissance va tenir,
25:22surtout aux Etats-Unis
25:23mais même ici en Europe
25:24avec des taux obligataires
25:25aussi élevés ?
25:26Est-ce que 2027
25:27sera l'année du grand
25:28ralentissement en l'occurrence ?
25:31Que la dérivée seconde
25:32ralentisse,
25:33que la croissance
25:34de ces bénéfices
25:34ralentisse l'année prochaine,
25:35c'est très probable
25:37compte tenu des chiffres
25:3830-35%
25:39sur l'année 2026
25:41mais je suis tout à fait d'accord
25:42avec ce qui vient d'être dit.
25:44Il y a un effet aussi
25:44un moment de balancier.
25:47Il y a une limite
25:47à ce que les taux,
25:49les niveaux
25:50que des taux peuvent atteindre
25:51parce que ça va avoir
25:53un effet sur la croissance.
25:54On peut parler du marché immobilier
25:55qui est un canal
25:56de transmission très classique
25:57où on a déjà des effets
25:59potentiellement négatifs
26:00aux États-Unis,
26:01on en aura en Europe.
26:02Il y a une limite.
26:02Donc si vous vous posez
26:03la question de savoir
26:04à quel moment
26:05les taux sont suffisamment élevés
26:06et nous sommes sous-pondérés
26:08également sur la partie
26:09de la fixed income
26:10par rapport aux actions
26:10pour rebalancer
26:12quelque part un petit peu
26:13cette exposition
26:14vers l'obligataire,
26:15il faut surveiller
26:16les signes de ralentissement
26:17et peut-être commencer
26:18par des maturités plus courtes
26:19pour ne pas prendre
26:20trop de risques de duration
26:21mais plutôt sur des entreprises,
26:24des secteurs,
26:24des pays
26:25qui sont de bonne qualité
26:26et qui ne vont pas faire défaut.
26:27Donc voilà un peu la logique.
26:29Je vois beaucoup d'investisseurs
26:30qui se posent cette question
26:30en ce moment.
26:31Certains franchissent le pas.
26:33Si vous avez une logique
26:33de revenu,
26:34ça fait du sens
26:35parce que si vous êtes prêt
26:37à perdre quelques points de base
26:38à court terme
26:39si les taux montent encore
26:40mais accumuler
26:41cette forme de revenu
26:42pour plusieurs années,
26:43ça fait du sens.
26:44Si vous êtes plus tactique,
26:45peut-être qu'il faut
26:46attendre encore un petit peu
26:46pour que ces événements
26:47de risque soient passés.
26:49Il y a également
26:49les élections de mi-mandat
26:50aux États-Unis.
26:51Il y a évidemment
26:52toujours la question
26:53du Moyen-Orient.
26:53Il y a quand même
26:54beaucoup encore
26:55d'incertitude
26:56à très court terme.
26:57Et une fois qu'on aura
26:57passé ce cap-là,
26:58peut-être que la situation
26:59sera un peu plus claire
27:00et peut-être qu'on pourra
27:01prendre un peu plus de ris
27:02sur la poche
27:03de gazère également.
27:04On sera samedi après-demain
27:05à pile un mois
27:06des élections de mi-terme
27:06aux États-Unis.
27:07Les derniers sondages
27:08donnent le Sénat
27:09aux démocrates.
27:09C'est-à-dire que les démocrates
27:10remporteraient les deux chambres
27:11aux États-Unis
27:12dans l'état actuel des choses.
27:13Alors du coup,
27:14Donald Trump,
27:14il aimerait bien
27:15que les prix de l'essence
27:16baissent quand même
27:16aux États-Unis.
27:17Le galon est presque
27:17à 6,50$ là
27:18et Donald Trump menace
27:20la France,
27:20c'est l'info du jour,
27:21la France et l'Allemagne
27:22d'un embargo
27:23sur le diesel américain.
27:24Donc les États-Unis
27:24n'exporteraient plus
27:25leur diesel
27:26vers la France et l'Allemagne
27:27si la France et l'Allemagne
27:28ne viennent pas puiser
27:29dans leur stock
27:29pour faire baisser les prix.
27:31C'est-à-dire qu'ils demandent
27:31à la France et l'Allemagne,
27:32Donald Trump,
27:33de puiser dans leur stock
27:34pour faire baisser les prix.
27:35Alors que ce n'est pas
27:35la France et l'Allemagne
27:36qui ont fermé le détroit d'Hormuz
27:37quand même jusqu'ici.
27:38Et si la France et l'Allemagne
27:39ne puissent pas
27:40dans leur stock,
27:40dans ce cas,
27:41plus de diesel américain.
27:43Voilà.
27:43Embargo sur la France
27:44et l'Allemagne.
27:45Oui, enfin on est prêt à tout
27:46pour faire baisser les prix.
27:47Cela dit,
27:48rappelons que côté diesel,
27:49quand on a cité 6$ en co,
27:51je crois que c'est pour le diesel
27:52précisément
27:53parce qu'il y a un vrai problème
27:53sur le diesel.
27:54Ce qui au passage,
27:56en équivalent pour nous européens,
27:58ça veut dire 1,50€ le litre,
27:59ce qui aux Etats-Unis
27:59est du jamais vu.
28:01Parce que le même laissant
28:02c'est encore en dessous
28:03d'un euro le litre.
28:04Bref.
28:04Mais en revanche,
28:05ce qui est sûr
28:06c'est que la situation
28:07sur le diesel
28:07elle est tendue
28:08à cause du Golfe
28:09mais aussi à cause
28:09de tout ce qui se passe
28:10en Russie et en Ukraine.
28:11Et même côté,
28:12s'il y a un embargo
28:13sur les Etats-Unis,
28:13ça veut dire que pour
28:14les raffineurs européens,
28:15les marges vont être
28:17stratosphériques.
28:17Donc nous,
28:18c'est quand même des choses
28:18qu'on joue,
28:19des gens comme Repsol
28:20ou Nesté,
28:21parce que tout est réuni
28:22pour qu'il y ait une pénurie
28:23de gazole et des marges
28:25je ne dirais pas monstrueuses
28:26mais en tout cas élevées.
28:27Maintenant,
28:28il faut bien se rappeler aussi
28:29du côté marché
28:29qu'on a les midterms
28:30dans un mois.
28:31Ce n'est pas forcément évident
28:32ce qui peut se passer avant.
28:33Si les deux chambres
28:34passent du côté démocrate,
28:36c'est peut-être une bonne chose
28:37pour contrebalancer Trump
28:38mais d'un point de vue marché,
28:39c'est rarement une bonne chose.
28:40Il faut quand même le rappeler.
28:42Et puis nous,
28:42dans nos stratégies,
28:43il faut bien voir
28:44que dans l'obligataire,
28:45il y a du rendement.
28:46Il y a du rendement assez vite,
28:47c'est-à-dire que la courbe
28:48monte assez rapidement.
28:50Donc en effet,
28:50il y a un risque de duration
28:51parce que les taux
28:52n'arrêtent pas de se détériorer
28:53à la hausse.
28:54Mais si on prend du 2-3 ans,
28:56on est quand même
28:56assez bien rémunérés.
28:57Donc nous,
28:57on a tendance plutôt
28:58à viser un peu du short
28:59du réchain en attendant.
29:00Et puis rappelons que
29:01si à un moment,
29:02l'économie commence,
29:03malheureusement,
29:03mais à se ralentir,
29:05il y aura probablement
29:06un tassement
29:06et de l'inflation
29:07et des taux.
29:09Et donc là,
29:09la partie longue de la courbe,
29:11à condition d'être pas
29:11sur des trucs trop risqués,
29:13pourrait apporter
29:14des plus-valées importantes.
29:15Mais une chose à la fois.
29:16Et côté actions,
29:17c'est vrai qu'on a tendance
29:18quand même à rester présents
29:19sur les boîtes de croissance
29:20parce que c'est là
29:21où ça se passe.
29:22Mais en même temps,
29:23rappelons que par exemple
29:24aux Etats-Unis,
29:25le S&P 100,
29:2757% des 100 plus grandes
29:29valeurs américaines,
29:29c'est la technologie.
29:30C'est pas le Nasdaq.
29:31Donc la concentration
29:33de la valeur
29:34dans un secteur important,
29:36certes,
29:36mais quand même,
29:37pose question.
29:38Et c'est vrai que
29:38de ce point de vue-là,
29:39si on veut diversifier
29:40son portefeuille
29:40un peu en dehors de la tech,
29:42en Europe,
29:43il y a un centre de sociétés
29:44qui sont encore
29:44à des valorisations raisonnables
29:45et qui peuvent offrir
29:46une sorte de...
29:48Alors on va pas forcément
29:49aller dans des entreprises
29:50qui sont trop endettées,
29:51mais par exemple,
29:52je prends la santé,
29:53par exemple.
29:53La santé en ce sens
29:55est un secteur plutôt intéressant,
29:56il n'est pas hors de prix,
29:58il n'est pas trop endetté,
29:58il y a une véritable croissance
30:00quoi qu'il arrive.
30:01Je pense que parmi
30:01les secteurs défensifs
30:02qui pourraient défendre,
30:03je trouve que la santé
30:03est d'un secteur pas inintéressant.
30:04Vous en parlez.
30:05Sanofi ce soir,
30:06s'il y a la deuxième
30:07plus forte hausse du CAC
30:07grâce à un partenariat élargi
30:09avec Regeneron,
30:10le titre de Sanofi
30:10gagne péniblement 0,8%.
30:12Enfin, il est en hausse
30:13dans un marché en baisse.
30:14Le CAC 40 lui recule
30:15d'un et demi pour cent.
30:16Alors le chiffre,
30:17je viens de le voir passer,
30:18la hausse des taux français
30:19en trois mois,
30:20113 points de base
30:21de hausse de taux,
30:22c'est la plus forte hausse
30:23trimestrielle des taux français
30:24depuis 1987
30:26qu'on vient de vivre,
30:27depuis 40 ans.
30:28Jamais en 40 ans,
30:2939 ans pour être précis,
30:30les taux français
30:31n'avaient autant progressé
30:31aussi vite
30:32en un seul trimestre.
30:33C'est quand même incroyable.
30:34Ce n'est pas un crac obligataire
30:35techniquement,
30:36pas encore Frédéric.
30:37Auquel cas,
30:38ce sera un crac obligataire
30:39assez généralisé
30:39parce que les autres taux
30:40montrent presque aussi vite
30:41que les taux français.
30:42ce n'est pas encore
30:42un crac obligataire ?
30:44Non,
30:45parce que la liquidité est là,
30:47la demande est encore là
30:48malgré tout.
30:49Mais le point central,
30:50c'est celui qu'on a évoqué
30:51dès le début,
30:51c'est que la charge d'intérêt,
30:53elle, mécaniquement,
30:53ne fait qu'augmenter.
30:54L'agence France Trésor
30:55a déjà basé
30:56ses estimations d'émissions
30:58pour l'année prochaine,
30:59c'est ce qui a fait aussi
30:59bouger le marché cette semaine,
31:01à 340 milliards d'euros
31:03de besoins de financement,
31:04ce qui est déjà un record.
31:05Et c'est déjà
31:05sur des hypothèses obsolètes.
31:07Donc si cette hausse se poursuit
31:08même à un rythme plus faible,
31:10vous perdez, entre guillemets,
31:1110, 15 milliards
31:12à ce rythme-là
31:13qu'il faut trouver ailleurs
31:15sur le budget, quelque part.
31:16Donc ce calcul,
31:17de toute façon,
31:18ne va faire que se détériorer.
31:20Oui,
31:20et c'est en imaginant
31:21que les choses
31:22à l'échelle internationale
31:23ne se dégradent pas davantage.
31:24Parce que si les choses
31:25venaient à se dégrader davantage,
31:26les taux vont montrer encore
31:27les services de la dette avec.
31:28Nadej,
31:29une raison d'être optimiste
31:30pour la France,
31:30allez quand même.
31:31La France, parfois,
31:32elle touche des points bas,
31:33mais alors elle a des points hauts
31:34que le monde entier
31:34met aux envies dans son histoire.
31:36Est-ce qu'il y a,
31:36comme ça,
31:37une raison que vous pouvez
31:37mettre sur la table aujourd'hui
31:38pour les investisseurs
31:39qui veulent encore croire
31:40à la France ?
31:40La France ou le marché français ?
31:42Le marché français,
31:42le marché français,
31:43ce n'est pas la France.
31:44Le marché français,
31:45c'est 75% d'entreprises
31:47internationales
31:48et des très belles entreprises.
31:49Et l'avantage,
31:50c'est que vous les achetez,
31:51comme on l'a mentionné,
31:52une valorisation qui n'est pas
31:53très élevée aujourd'hui,
31:54avec assez peu d'attentes.
31:56Et donc ça, généralement,
31:57ça peut quand même
31:57produire des rendements
31:58assez sympathiques
31:59sur le monde entier.
32:00Alain, une raison
32:01d'être optimiste
32:01pour le marché français ?
32:02C'est ce que je dis depuis un moment,
32:03c'est le concept
32:03de bonne société,
32:04mauvais pays.
32:05En ce moment,
32:06on est en train de payer durement
32:06le côté mauvais pays,
32:07donc ça, ça pèse.
32:09Mais les sociétés restent bonnes,
32:10il y a quand même
32:11beaucoup de sociétés
32:11qui sont fortes,
32:12qui ont des présences mondiales.
32:14Donc même si la France
32:14a des difficultés,
32:15ces entreprises-là,
32:16elles vont continuer
32:17à s'en sortir.
32:17Et puis l'autre point,
32:18je dirais,
32:19on a vu le week-end dernier
32:20qu'il y a des gens
32:21qui n'ont pas d'arrière-pensée
32:22et pas d'angéropolitique
32:23qui disent la vérité
32:24et ça passe bien.
32:25Enfin, je pense au pape,
32:26vous voyez ?
32:27Mais typiquement,
32:28si les politiciens
32:28avaient un peu plus d'humilité
32:29et disaient juste,
32:30ben voilà,
32:31ça ne va pas bien,
32:31il faut se retrousser les manches
32:32et il faut y aller.
32:33Je pense honnêtement,
32:34quand on voit la France
32:35aujourd'hui,
32:36il n'y a pas de problème,
32:38ça va.
32:38Il suffit juste
32:39que le Pactebo
32:39change de direction,
32:41mais il faut un petit peu
32:41de courage,
32:42un peu de volonté politique.
32:44Malheureusement,
32:44on ne la sent pas.
32:45Et puis bon,
32:45c'est vrai que les politiciens
32:46depuis des années
32:47n'ont jamais dit la vérité,
32:48les électeurs sont habitués aussi,
32:50personne n'a envie que ça change.
32:51Ça serait dommage
32:52que ce soit M. Marché
32:52qui impose le changement.
32:53Frédéric,
32:54il vous reste 30 secondes,
32:55une raison d'être optimiste
32:56pour la France
32:56dans les 5, 10 prochaines années,
32:58quand même.
32:58Je vais ajouter l'énergie,
33:00la dépendance énergétique,
33:01la souveraineté énergétique
33:02en Europe
33:02est un problème majeur
33:03qu'on n'a toujours pas réglé.
33:04On dépend de ce qui se passe
33:05en Ukraine, en Russie,
33:06aux Etats-Unis,
33:07au Moyen-Orient.
33:08La France a des atouts
33:10majeurs dans ce domaine.
33:11Merci beaucoup
33:12à tous les trois
33:12de nous avoir accompagnés.
33:13Vous restez avec nous, Alain,
33:14on parlera des valeurs du jour
33:15dans un instant ensemble.
33:16On remercie
33:17Nadège Faudéré.
33:18Nadège Faudéré,
33:18qu'est-ce que je raconte ?
33:19Nadège Dufossé
33:20et Margot Faudéré
33:22dans le journaliste
33:22Nadège Dufossé
33:23pour Candriam.
33:24C'est votre première
33:24sur BFM Business
33:25dans BFM Bourse.
33:26On était ravis
33:26de vous accueillir, Nadège.
33:28Et vous revenez
33:28quand vous voulez.
33:29Merci.
33:30Un grand merci aussi
33:30à Frédéric Ducrozet
33:31qui nous accompagnait
33:32depuis les bureaux
33:32de Pictet West Management.
33:33Bonne soirée à Genève,
33:34Frédéric.

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