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  • il y a 9 minutes
Cellule de crise à Matignon, réunion des procureurs généraux : après plusieurs jours de mobilisation dans les lycées, les incidents et les violences se multiplient dans toute la France. Quelle réponse l'État peut-il apporter face aux débordements ? Quelles suites judiciaires pour les auteurs de violences ? Faut-il craindre une escalade ? Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, est l'invité de Marc-Olivier Fogiel.
Regardez Face à Fogiel du 02 octobre 2026.

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Transcription
00:00J'ai plus.
00:01RTL Matin, 7h, 9h30, c'est avec Céline Landreau.
00:07Et avec Marc-Olivier Fogel à 8h16, plus de 900 actions recensées hier dans toute la France autour des blocages
00:12de lycées,
00:13près de 2000 interpellations, deux proviseurs agressés du côté d'Oran, un lycée incendié à Nantes,
00:18des cours basculés à distance dans de nombreux établissements.
00:21Face à ces débordements, une cellule de crise s'est tenue hier autour du Premier ministre
00:24et le garde des Sceaux a réuni, lui, les procureurs généraux pour réclamer une réponse pénale ferme.
00:28Ce matin, Marc-Olivier, vous recevez donc le ministre de la Justice, Gérald Darmanin.
00:33Bonjour Gérald Darmanin.
00:34Bonjour.
00:34Vous avez donc réuni hier les procureurs généraux en visioconférence, vous leur réclamez de la fermeté.
00:40Face donc à ces lycéens qui demandent des profs, en fait c'est tout ce que vous avez à leur
00:44proposer en face ?
00:46Alors moi je suis ministre de la Justice et mon travail c'est que lorsqu'il y a des exactions,
00:50des attaques contre des personnes,
00:51il y a eu hier en tout 300 policiers et gendarmes blessés,
00:55plus de 60 enseignants ou chefs d'établissement qui ont été attaqués physiquement,
00:59des lycées qui ont été brûlés,
01:01donc je pense que ça n'a rien à voir avec une contestation légitime
01:04que peuvent avoir une partie des lycéens, des étudiants, de la jeunesse de France,
01:09qu'il faut évidemment écouter,
01:10mais lorsqu'il y a des attaques de profs, lorsqu'on s'attaque aux services publics,
01:14évidemment il faut que la justice soit au rendez-vous.
01:15Mais quand vous étiez ministre à l'époque de l'Intérieur, en janvier 2004,
01:20il y avait une contestation, on se souvient, des agriculteurs qui s'en prenaient au bâtiment de l'État,
01:25et là à l'époque vous disiez, ils souffrent et ils ont le droit de revendiquer,
01:28est-ce qu'on doit les laisser faire sans envoyer les CRS ?
01:31Oui, en tant que ministre de l'Intérieur, je les laisse faire.
01:33En tant que ministre de la Justice, vous pourriez demander la même chose, une forme de clémence.
01:37Mais les agriculteurs comme les lycéens sont à écouter,
01:40ce que j'ai fait lorsque j'étais ministre à l'Intérieur pendant 4 ans et demi,
01:43mais lorsqu'ils s'attaquaient à des bâtiments publics ou s'en prenaient à des policiers et des gendarmes,
01:47ils ont été interpellés et la justice les a d'ailleurs condamnés.
01:51Donc il y a une minorité agissante et violente,
01:54dont chacun voit, dont on n'est pas tout à fait certain qu'ils soient d'ailleurs des lycéens eux
01:58-mêmes,
01:58les lycéens d'ailleurs le disent, si j'entends depuis ce matin les échos de la presse,
02:02mais s'attaquaient dans le dos des chefs d'établissement,
02:04maîtres sur les réseaux sociaux, leur tête à prix, parfois leur famille.
02:08Il y a dans l'ouest de la France, un proviseur, pour 150 euros, on lui casse la gueule.
02:13J'ouvre les guillemets des réseaux sociaux.
02:15On doit interpeller ces personnes et les présenter devant la justice.
02:19Donc concrètement, hier, 2000 interpellations, combien de gardes à vue depuis le début du mouvement ?
02:22C'est à peu près deux tiers de gardes à vue.
02:24Donc depuis le début du mouvement, à peu près 2000.
02:2690% sont des mineurs.
02:2890% des mineurs, d'accord.
02:29Des mineurs, voilà, mais il y a quand même 10% de majeurs,
02:31donc sans doute des gens qui ne sont pas lycéens ou quasiment pas.
02:34Et aujourd'hui, j'ai demandé aux procureurs généraux de faire requérir par les procureurs,
02:39bien sûr, une réponse ferme, la plus rapide possible,
02:42mais surtout de demander la responsabilité civile.
02:45C'est-à-dire ?
02:46C'est-à-dire de demander que les parents soient solidaires de l'exexaction de leurs enfants.
02:51Financièrement.
02:52Exactement.
02:52Il y a une loi désormais qui nous permet de le faire
02:54et qui leur fasse payer financièrement les réparations.
02:57Je pense que c'est bien plus utile d'ailleurs que l'enfermement,
02:59sauf cas extrême, bien sûr.
03:01Il y a une seule détention provisoire prononcée jusqu'à présent pour un majeur.
03:05Donc on voit bien que la justice n'est pas aveugle et sourde aux revendications de la jeunesse.
03:10Mais lorsqu'on détruit des lycées, lorsqu'on s'attaque à des abribus,
03:13lorsqu'on attaque des transports,
03:14on demande la responsabilité civile des parents désormais, j'espère,
03:18lorsque les magistrats du siège confirmeront ce que demandent les procureurs de la République.
03:21Mais beaucoup de ces mineurs vont donc être condamnés vraisemblablement.
03:26Et ça sera dans quelques mois tout ça.
03:28Il y aura toujours ce décalage entre cette justice pénale des mineurs.
03:31Beaucoup seront d'abord jugés sur leur culpabilité,
03:33puis sanctionnés plusieurs mois plus tard.
03:35Et donc, ça va perdre en efficacité.
03:37Alors je ne le crois pas tout à fait,
03:38même si moi j'étais favorable à l'amélioration de cette rapidité d'action.
03:42Ce qui n'est pas possible pour les mineurs, c'est la comparution immédiate.
03:45C'est-à-dire une fois que vous interpellez quelqu'un qui les regarde à vue,
03:47de le présenter directement devant le juge.
03:49Ce n'est possible que pour les majeurs.
03:50Eh bien, nous avons cependant à juger totalement un enfant pareil qu'un adulte.
03:55Mais il doit être jugé.
03:56Donc j'ai demandé à la protection de la jeunesse, la PJJ,
03:59d'accompagner la justice pour que les mesures soient prises immédiatement.
04:03C'est-à-dire que quand le juge les prononce immédiatement,
04:05la PJJ puisse accompagner cette mesure de justice.
04:08Et surtout la responsabilité civile des parents,
04:10c'est ce que je vous dis,
04:11ce n'est pas le mineur qui paye, c'est les parents.
04:13Et là aujourd'hui, c'est aussi un problème de parents.
04:14Tu casses, tes parents payent.
04:16Oui, mais ce qui est important, c'est de passer le message
04:18que les lycéens, c'est des mineurs la plupart du temps.
04:20Les parents doivent avoir leur responsabilité de parents.
04:22Que font des gamins de 15-16 ans à attaquer des abribus
04:25ou leur chef d'établissement ?
04:27Vous craignez la mobilisation de mardi ?
04:28Vous craignez l'escalade ?
04:30On voit bien que ça prend corps tout ça.
04:33D'abord, moi je crains toujours lorsqu'on est passé de manifestation de lycéens
04:38à un désordre d'ordre public.
04:40Quand on s'en prend au bus, quand on brûle des lycées,
04:42ce n'est plus un problème de manifestation.
04:44Donc moi je crains des violences urbaines.
04:46Ça c'est en effet possible, c'est possible ce week-end,
04:48c'est possible ce soir.
04:50Donc il faut faire très attention à cela.
04:52Et puis en effet, à la journée de mardi,
04:53si c'est une journée de revendication,
04:55moi je la comprends tout à fait,
04:57et la jeunesse de France a des raisons de s'inquiéter
04:59de manière générale de son avenir.
05:01Mais en effet, il faut éviter que des violences se multiplient.
05:05On a quand même eu un tiers de ces 2000 interpellations hier
05:08pour des violences faites aux personnes.
05:10Attisé par LFI tout ça, selon vous ?
05:12Parce que vous entendez Manuel Bompard qui vous accuse de sombrer dans le complotisme.
05:16Louis Boyard écrit que le mouvement lycéen, lui, doit s'étendre.
05:19Est-ce qu'il y a une forme de complotisme quand Matignon dit hier
05:22qu'en fait il y a des proxys de LFI qui organisent tout ça ?
05:26Alors je crois que, en l'occurrence, M. Bompard est un pompier pyromane.
05:30Comme M. Mélenchon qui, hier soir, a changé de ton.
05:34Trop tard, un peu trop tard.
05:36Oui, il y a, incontestablement, on l'a vu avec les propos de M. Mélenchon,
05:40extrêmement violent, on l'a vu avec les propos du maire
05:42et le comportement du maire de Saint-Denis.
05:43On a tous choqués.
05:45Il y a un peu qui dit que, en gros, la violence peut être légitime.
05:48C'est une conception très différente que nous avons quand on est républicain
05:52et quand on ne l'est pas, manifestement,
05:53puisque nous avons créé la politique depuis longtemps
05:55pour éviter que nos différents se transforment en violences physiques
05:58et puissent se transformer en discussions et en controverses verbales.
06:03Ces propos, ils peuvent tomber sous le coup de la loi ?
06:04Ce n'est pas à moi de le dire, mais j'ai constaté...
06:06Un peu quand même.
06:07Non, parce que je suis le garant de l'indépendance de la justice,
06:09donc ce n'est pas à moi de dire au procureur de la République.
06:12Je constate que le préfet de police à Paris a fait un article 40,
06:16c'est-à-dire qu'il a dénoncé ce propos à la justice.
06:18Parce que la garde des soins ne peut pas faire.
06:19Et en tout cas, je suis seul à ne pas pouvoir les dénoncer, en effet,
06:22mais en tout cas, je trouve que ceux qui allument devant une jeunesse
06:27qui peut être désemparée et qu'on doit écouter les revendications,
06:30allument le feu de la violence, ont une responsabilité immense.
06:33Et ça présage pour l'élection présidentielle d'un comportement extrêmement inquiétant.
06:39Et ce serait bon que M. Mélenchon dise qu'il s'engage
06:42pour que cette campagne présidentielle se fasse sans violence.
06:44Dans la campagne présidentielle...
06:45Et c'est un point très important.
06:46On entend ça.
06:47Il y a beaucoup de Français...
06:48Mais parce que vous avez un doute en disant ça, évidemment.
06:49Mais je pense que beaucoup de Français ont un doute
06:52sur le comportement physique et violent de la France insoumise
06:55et de ses représentants,
06:57si les résultats, par exemple, à l'élection présidentielle, ne lui vont pas.
07:00La France insoumise, qui va censurer le budget présenté hier,
07:03vous avez entendu Olivier Faure qui dit que le PS aussi,
07:05sauf s'évidemment, il y a des changements.
07:06Tout ça ne va pas arranger les affaires, évidemment, du gouvernement,
07:10du climat économique et du climat social.
07:12Alors, le gouvernement, on s'en fiche.
07:15C'est pour notre pays.
07:17Censurer un gouvernement...
07:18Priver la France, ses fonctionnaires, son économie de budget.
07:23Alors que dans quelques semaines, nous allons voter,
07:26rentrons en campagne, nous allons voter pour action présidentielle.
07:28Pardon, mais c'est un acte extrêmement politicien.
07:31En revanche, le gouvernement, les ministres dont je suis,
07:33doivent discuter avec le Parlement, si possible,
07:35avec les oppositions, y compris, bien sûr, de gauche,
07:37pour trouver un compromis pour la France.
07:39Et j'espère que demain, les choses seront plus claires
07:41avec une majorité absolue pour celui ou celle qui sera élue.
07:44Mais aujourd'hui, c'est un acte qui est objectivement
07:47contre notre propre intérêt.
07:49Sur ce que c'est dit, beaucoup disent,
07:50qui touchent les classes populaires, celles qui vous sont chères.
07:52On va y venir d'ailleurs, on va parler de Warphilippe dans un instant.
07:55Est-ce qu'avec tous ces gels, APL, primes d'activité, etc.,
07:59finalement, ce n'est pas les classes populaires
08:01qui vont être les plus touchées ?
08:02Mais les classes populaires, c'est celles qui souffrent le plus de la dette.
08:05Vous savez, il n'y a que les riches qui aiment bien la dette.
08:08C'est ce qu'on appelle un effet de levier.
08:09Vous connaissez sans doute, moi j'en connais, des gens qui sont aisés.
08:12Et ils sont remplis de dette. Pourquoi ?
08:13Parce qu'on ne prête qu'aux riches, comme dit le dicton populaire.
08:15Le pauvre, ou la personne qui travaille pour simplement vivre avec sa famille,
08:20quand il a des dettes, ça l'empêche de dormir.
08:22Moi, je viens d'une famille où quand on avait des dettes,
08:24ça nous empêchait de dormir.
08:25Parce qu'on en était à devoir de l'argent à la banque,
08:28puis à des crédits à la consommation,
08:29puis être interdit bancaire.
08:31Donc la dette, quand on la rembourse,
08:32quand on fait des efforts, quand on travaille pour la rembourser,
08:35on aide les classes les plus populaires.
08:36Les classes populaires auxquelles s'adresse le Rassemblement National.
08:39Jordan Bardella, hier vous avez vu que Mediapart publie
08:41ce qu'ils appellent des preuves
08:43de ces fameux messages antisémites.
08:47Est-ce que pour vous, avec ces preuves,
08:48il est établi que Jordan Bardella a écrit ces messages antisémites ?
08:52Vous avez bien vu, pour Edouard Philippe que vous soutenez,
08:55c'est quasi établi aujourd'hui.
08:56Oui, mais moi je trouve que c'est un débat vraiment de faux cul.
08:59Pourquoi ?
09:00Quelqu'un qui a 16-17 ans aime Alain Soral
09:02et au Rassemblement National, le Jean-Marie Le Pen qui le vénère,
09:05tout le monde a l'air assez étonné
09:07qu'il ait pu avoir des propos antisémites.
09:09Pardon, désolé.
09:10Est-ce que c'est établi ?
09:11Quand on a 16-17 ans, 18 ans,
09:12qu'on est militant du RN de Jean-Marie Le Pen
09:14et qu'on écoute Alain Soral,
09:15oui, on a sans doute eu des propos antisémites.
09:18Tout n'est pas sur le sans doute, là.
09:19Si c'est établi, ça se change de nature.
09:20On voit bien que le Rassemblement National n'est pas lieu de protection des Juifs,
09:23ça se saurait.
09:24Ou alors, je n'ai pas bien compris mon histoire de France.
09:26Non, mais ce n'est pas ma question.
09:26En revanche, non mais ce qui est...
09:27A mon avis, il y a peu de doute que M. Bardella ait eu ses propos
09:32comme beaucoup de gens au Front National.
09:34Mais le sujet n'est pas tellement, est-ce qu'il l'a dit ou pas ?
09:38C'est sa stratégie de défense.
09:40Il ment et honte et ment.
09:43Et s'il est prouvé, s'il est prouvé,
09:46nous verrons bien.
09:47Et pour vous, il ment donc ?
09:48En tout cas, j'imagine qu'il n'est pas fort probable
09:51qu'un militant de 17-18 ans qui est malin Soral
09:53et qui soit militant du RN ait été antisémite.
09:55Ça me paraît assez évident.
09:57Cependant, sa stratégie qui consiste à mentir aux Français,
10:00si jamais les preuves sont incontestables et incontestées,
10:03ça pose un doute énorme sur sa capacité à être en responsabilité politique.
10:07Veut-on d'un Premier ministre qui non seulement est antisémite,
10:10mais par ailleurs mente aux Français devant des preuves qu'il accable ?
10:12C'est une question que doit se poser Mme Le Pen.
10:14Mme Le Pen doit dire, est-ce qu'elle nommera toujours M. Bardella Premier ministre ?
10:18Celui qui va être président de la République,
10:20c'est donc Édouard Philippe, que vous soutenez.
10:22Vous avez vu, il a présenté cette semaine sa réforme des retraites.
10:25Un départ à 65 ans, 45 années d'annuité
10:29pour un ouvrier de Tourcoing que vous aimez beaucoup,
10:31qui commence à travailler à 22 ans.
10:32Il n'atteint ses 45 années qu'à 67 ans.
10:35Ça va être dur, non ?
10:36Non, ce n'est pas ce qu'a dit Édouard Philippe.
10:38Ah si ?
10:39Non.
10:40Pour avoir contribué...
10:41Pour avoir vu sa vidéo aussi.
10:42Non, oui, mais pour avoir contribué,
10:44il a justement dit qu'un tiers des professions,
10:46celles qui revêtent la pénibilité,
10:48partiraient à 63.
10:50Et donc l'ouvrier de Tourcoing, en l'occurrence, il partira à 63.
10:53Et ça me paraît beaucoup plus raisonnable
10:56et beaucoup plus intelligent,
10:57même si c'est un effort à demander à l'ouvrier de Tourcoing,
10:59vous avez parfaitement raison,
11:00que ceux qui pensent qu'il n'y a pas d'âge légal.
11:01Parce que quand il n'y a pas d'âge légal,
11:02comme ma maman a eu à connaître pour la toucher à Tauplein,
11:05qui était femme de ménage,
11:06elle a dû partir à 67 ans, ma mère,
11:08pour toucher sa retraite à Tauplein.
11:09Mais là, tous ces efforts, ça vous va ?
11:10Donc quand on est ouvrier,
11:12quand on est déménageur,
11:13quand on est pêcheur,
11:14quand on est agriculteur dans des champs,
11:16eh bien on partira avec Édouard Philippe,
11:18avec un métier en pénibilité, à 63 ans.
11:21Mais ça vous va, tous ces efforts demandés ?
11:22Pour ceux qui peuvent, vous et moi,
11:24travailler jusqu'à 67 ou 65,
11:26c'est une très bonne chose,
11:27parce que je pense que nos métiers
11:28ne sont pas si pénibles que ça.
11:30Par contre, pour ma maman qui était femme de ménage,
11:32si elle a pu partir à 63,
11:33ça aurait été une très bonne chose,
11:34elle aurait gagné 5 années de sa vie.
11:35En un mot, il fait une bonne campagne,
11:36parce que ça rame ?
11:37Je pense que c'est très difficile pour tout le monde,
11:39et qu'en effet, demain,
11:40en tout cas, si on devait voter demain,
11:41ce serait Mélenchon Le Pen, je l'ai dit.
11:43Donc oui, il faut aider Édouard Philippe,
11:44il faut qu'il n'y ait qu'un seul candidat.
11:46Merci. Une primaire pour ça ?
11:47Je pense que là, c'est assez clair
11:49qu'Édouard Philippe est le mieux placé
11:50pour gagner l'élection présidentielle.
11:51Merci Gérald Darmanin d'être venu ce matin sur RTL.
11:54Merci à vous.
11:55Merci à vous.
11:55Et merci Marc-Olivier Fogiel.
11:57À lundi.
11:57J'espère bien.
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