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  • il y a 52 minutes
Avec Paul Cébille, Rachida Kaaout, Mathias Leboeuf

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##DEBATS_AVDLD-2026-10-08##

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News
Transcription
00:00Bon, messieurs, dames, nous allons passer à notre débat.
00:03Alors face à la colère qui gronde, Sébastien Lecornu a pris la parole.
00:07Hier, on va évidemment parler de ce nouvel acte des lycéens.
00:10Aujourd'hui, il y a beaucoup de lycées bloqués encore.
00:14Je lisais 225 lycées bloqués aujourd'hui encore,
00:18avec des réponses qui seront apportées ou pas d'ailleurs,
00:22à la fin octobre par le Premier ministre.
00:25En attendant, lui, il nous a parlé de pouvoir d'achat carburant.
00:30Notamment, il annonce la mise sur le marché de 10 millions de barils de gasoil
00:34prélevés sur les stocks stratégiques de la France pendant trois mois
00:37et vendus aux distributeurs au prix de revient.
00:39Alors ça veut dire qu'il y a une estimation du prix de gasoil de 12 à 18 centimes.
00:44Je vous propose d'écouter, Sébastien Lecornu.
00:47Nous mettrons donc 10 millions de barils de gasoil issus de nos stocks
00:51à la disposition des distributeurs en France.
00:54Je signerai prochainement le décret permettant cette opération prévue pour durer trois mois.
00:59Le gazole concerné a été acheté avant la flambée des cours.
01:03Il sera mis à disposition au prix de revient de ces stocks,
01:06ce qui permet mécaniquement de baisser les prix à la pompe
01:08dans un ordre de grandeur évalué entre 12 et 18 centimes par litre de gazole.
01:13Alors c'est vrai qu'on ne l'attendait pas là, Sébastien Lecornu.
01:15Bon, ça concerne ceux qui ont du diesel, qui roulent au gasoil, oui.
01:20C'est bien pour eux, j'imagine, Paul Sébier ?
01:23Je n'ai pas pu écouter son intervention, mais je ne sais pas s'il cite l'origine de cette
01:29mesure,
01:30parce que ce n'est pas le gouvernement français seul qui le décide a priori.
01:33C'est plutôt une décision du G7, si j'en comprends.
01:35Alors justement, je me posais la question.
01:37Alors là, on parle des stocks stratégiques français.
01:40Et il y a aussi les 100 millions de barils décidés en effet au sein du G7,
01:45qui, sauf erreur de ma part, sont deux choses différentes.
01:48Mais ils sont inspirés justement pour le cas français et pour le gasoil.
01:53C'est pour ne pas dire une bêtise, parce que c'est effectivement une mesure assez proche,
01:57qui aura sans doute une efficacité, mais c'est les stocks stratégiques,
02:00donc sans doute de court terme.
02:02Et il reste la tension...
02:04Ça va durer trois mois.
02:04Voilà, tension toujours pour eux de baisser simplement les taxes, les assises, etc.
02:10Ça reste toujours l'objectif, en tout cas d'une partie de la classe politique,
02:14et peut-être aussi des Français qui, on le voit dans les enquêtes d'opinion,
02:18n'ont pas tellement confiance dans les chèques, notamment énergie ou carburant.
02:24Il en a parlé aussi du chèque énergie qui sera versé dès janvier.
02:28C'est ça.
02:29Mais ça, malheureusement, c'est vrai que ça a un effet dans l'opinion qui n'est pas toujours très
02:31efficace,
02:32alors que les Français attendent des choses beaucoup plus radicales et globales sur le prix du...
02:36Oui, il faut rappeler que ça ne coûte rien au gouvernement,
02:39parce que ces stocks stratégiques, c'est des stocks stratégiques des compagnies d'essence.
02:44Ce ne sont pas les stocks stratégiques de la France.
02:46Il y a une grande différence.
02:47C'est-à-dire qu'ils demandent aux stations essence,
02:50à qui on leur demande d'avoir des stocks stratégiques, de libérer ces stocks.
02:55Donc ça ne coûte rien au gouvernement, ça coûte un petit peu plus aux compagnies d'essence,
03:02et la deuxième chose, c'est pourquoi le faire maintenant ?
03:05Oui, c'est ça.
03:07Je pense qu'ils ont peur d'une grosse colère sociale.
03:10Oui, mais pourquoi ?
03:11Surtout, c'est à partir du 1er novembre,
03:14donc il va falloir attendre encore un mois.
03:17Pendant trois mois, qu'est-ce qui va se passer après ?
03:20C'est-à-dire quand on va arriver en janvier,
03:22si la situation internationale ne s'est pas détendue,
03:26on sera à nouveau sur les mêmes problèmes.
03:30À écouter M. Lecornu, j'ai eu l'impression qu'il y avait un espèce de temps de latence
03:34et de temps de retard qui fait qu'il est complètement décalé.
03:38Il y a un différé.
03:39C'est ça, il y a un différé du terrain.
03:42C'est-à-dire que les étudiants et les lycéens sont dans la rue,
03:47ils annoncent des mesures sur le gasoil et l'essence et l'électricité.
03:53Après, c'est peut-être difficile.
03:54Non, mais là, je me fais l'avocat du diable.
03:55Mais lui, il dit qu'on n'en parle pas dans les médias,
03:58mais enfin, il y a encore ces difficultés d'essence sur le terrain.
04:02Il a peut-être...
04:02Oui, il faut lui faire du diverti.
04:04Comme un maison brûle, vous ne vous demandez pas s'il faut éteindre la lumière.
04:10Non, mais il cherche peut-être des solutions,
04:12il lui faut un peu de temps, je n'en sais rien.
04:14Encore une fois, je me fais l'avocat du diable.
04:16C'est l'impression que ça donne, c'est-à-dire qu'il lui faut du temps,
04:20il le prend, le temps,
04:21et on a l'impression qu'il n'y a pas de réponse politique structurelle sur tous les problèmes.
04:28Alors, sur les lycéens, on en parlera peut-être tout à l'heure,
04:32il a annoncé un certain nombre de choses,
04:35en reprenant d'ailleurs quasiment l'ensemble des doléances,
04:37mais si j'ai bien compris, il va ouvrir des chantiers.
04:40C'est ça le...
04:42Et pareil, il y a un temps de délai extrêmement long.
04:46Il est le chef de l'exécutif.
04:48Le chef de l'exécutif, quand il n'exécute plus la politique française,
04:53ou alors il l'exécute mais au sens de la fusillée,
04:57il y a un problème, c'est-à-dire qu'il est impuissant.
05:00Bon, on en parle, je vous donnerai la parole à tous les deux,
05:02vous n'êtes pas exprimés,
05:03et puis en effet, on parlera de cette colère lycéenne,
05:05parce qu'il y a beaucoup de choses à dire.
05:06Ce n'est pas un débat, c'est plusieurs sous-débats,
05:09parce que les étudiants demandent 10 milliards d'euros,
05:12est-ce que c'est qu'une question d'argent ?
05:14Pas forcément, je n'en sais rien,
05:16mais c'est vrai qu'on en parlera.
05:18Et puis évidemment, parcours sup, les rythmes scolaires,
05:21l'absence des profs, c'est plein de questions.
05:23A tout de suite sur Sud Radio, venez réagir.
05:250826 300 300.
05:30Toujours en compagnie de Paul Séby,
05:33Mathias Leboeuf et Rachida Kaout
05:34pour la partie débat.
05:37Je confie ce qu'on se raconte,
05:38comme ça, pendant la publicité.
05:40Et j'entends Rachida Kaout
05:42susurrer tout à l'heure pendant les chevaux.
05:44Les chevaux, au moins, ils n'ont pas de problème.
05:46C'est bien vrai, ma chère Rachida.
05:48C'est la politesse du désespoir,
05:51l'humour, le rire,
05:52parce que c'est vrai que la situation
05:54n'est pas fameuse quand même en France.
05:56On parle donc du nouvel acte des lycéens
06:00avec des réponses apportées,
06:02ce sera fin octobre,
06:03par Sébastien Lecornu,
06:04qui a préféré hier nous surprendre
06:06et parler pouvoir d'achat.
06:08Vous, ça vous a surpris, Paul Séby ?
06:09Vous attendez des annonces
06:12pour les étudiants et les lycéens ?
06:13Et puis on a eu le carburant,
06:16le gel de l'électricité,
06:17ça c'est plutôt une bonne chose quand même.
06:19Ils vont travailler là-dessus,
06:20en tout cas pour l'hiver,
06:21le chèque énergie versé en janvier.
06:24C'est vrai que c'était à contre-courant.
06:26Oui, il a parlé de beaucoup de choses,
06:28apparemment,
06:28et notamment aussi des agriculteurs.
06:30Donc, son intervention venait aussi peut-être,
06:34je ne peux pas dire gagner du temps,
06:35mais quasiment.
06:36C'est-à-dire qu'il sait très bien
06:37que la mobilisation des lycéens
06:39n'est peut-être qu'une étape...
06:39Bon, après, ces problèmes,
06:40ils existent toujours.
06:41Voilà, exactement.
06:42De toute façon,
06:43et puis par ailleurs,
06:43oui, ces problèmes existent,
06:44il faut y répondre.
06:45Il a fait peut-être un package de tout ça
06:47pour éviter aussi un embrasement général.
06:50Parce que j'imagine
06:52qu'il n'a pas grand-chose
06:53d'autres à proposer
06:54dans les conditions actuelles
06:55avec le budget, etc.
06:57Et puis, il a aussi beaucoup cité
06:59les élections.
07:00Alors, il a dit que, visiblement,
07:02on ne pouvait pas attendre
07:03les élections pour agir.
07:04Mais par ailleurs,
07:06l'élection est dans quelques mois.
07:07Donc, il sait très bien aussi
07:09qu'il ne peut pas faire grand-chose
07:10dans ce timing-là.
07:11Donc, il essaie de, sans doute,
07:12gagner un peu du temps.
07:13Et sans doute,
07:13il se sent aussi un peu seul
07:15face à ça.
07:15Parce que,
07:16j'ai l'impression que le président aussi
07:18n'a pas envie d'intervenir directement
07:20dans les affaires qui arrivent.
07:21On l'écoute.
07:23Adopter un budget
07:24après la présidentielle
07:25prolongerait l'incertitude
07:26jusqu'à l'automne prochain,
07:27bloquerait des investissements
07:29et fragiliserait considérablement
07:31le pays.
07:31Cela le rendrait vulnérable.
07:32Je suis donc convaincu
07:33que le Parlement
07:35permettra à la France
07:36d'avoir un budget.
07:36L'opposition
07:37a le droit de contester.
07:39Le texte peut être, évidemment,
07:40discuté, amendé,
07:42modifié,
07:42ligne à ligne,
07:43s'il le faut.
07:43Mais c'est la responsabilité
07:44du Parlement,
07:45sa première des responsabilités,
07:47que de donner
07:47un budget au pays.
07:48J'en appelle donc
07:49au patriotisme de chacun
07:50pour que les échanges engagés
07:52aboutissent
07:52aux compromis nécessaires.
07:54C'est vrai que
07:54Rachet d'Acahout
07:55est sur tous les fronts.
07:56Pour le coup,
07:57Sébastien Lecornu,
07:58front du budget,
07:59avec les oppositions
08:00en embuscade,
08:02la colère lycéenne,
08:03les carburants,
08:04les agriculteurs.
08:05On va pas être à sa place,
08:07même si voilà.
08:08Ah oui,
08:09c'est certain.
08:10Et puis en plus,
08:10surtout qu'il n'y a pas
08:11d'argent magique.
08:12Il n'y a pas d'argent magique.
08:14Alors aujourd'hui,
08:14on se retrouve
08:16avec un Premier ministre
08:17qui...
08:18pendant très longtemps
08:18avec le quoi qu'il en coûte,
08:20l'argent magique,
08:21justement,
08:22le problème du président Macron,
08:25c'est qu'on paye aujourd'hui
08:26l'argent magique d'hier.
08:28C'est-à-dire que,
08:29et ça,
08:29il ne faut pas l'oublier,
08:30pendant les années Covid,
08:32ça a été quoi qu'il en coûte
08:34et on a arrosé notamment...
08:35En même temps,
08:36tu étais bien content
08:36quand on avait le carnet tchèque
08:38pour soutenir en fait
08:39les différentes branches
08:40qui soutiennent le pays.
08:42Moi,
08:42je trouve que...
08:43C'est vrai.
08:44Cet argent magique,
08:45on le paye aujourd'hui,
08:46il ne faut pas l'oublier.
08:47C'est-à-dire que,
08:48après,
08:48vous avez des gens
08:48comme Bruno Le Maire
08:49qui viennent vous dire
08:50il faudrait peut-être mettre fin
08:51à l'État Providence.
08:53C'est quand même...
08:55Il y a un problème
08:56d'incohérence, quoi.
08:57Je pense qu'en fait,
08:58il ne faut pas avoir
08:58la mémoire courte.
08:59Quand on était en pleine période
09:00du Covid,
09:04et ces branches, en fait,
09:05étaient nécessaires
09:06pour soutenir encore
09:07et encore la consommation
09:08des Françaises et des Français,
09:09pour soutenir encore
09:10notre quotidien.
09:11Donc, je pense qu'en fait,
09:12il faut vraiment se rappeler
09:13que cette période,
09:14si vous vous rappelez,
09:15elle a été catastrophique.
09:17Moi, je me rappelle
09:17quand j'ouvrais ma fenêtre,
09:18que je voyais la rue déserte,
09:21pas un bruit de voiture,
09:23pas une personne dehors,
09:24pas un...
09:25Enfin, si les chats, par contre,
09:26les animaux sortaient.
09:27Mais tout ça pour dire
09:28qu'en réalité,
09:29c'était chaotique.
09:30C'était chaotique.
09:31Non, mais il ne faut pas
09:32oublier cette période.
09:33Moi, je connais des hôteliers
09:34qui ont fermé,
09:34qui ont refait tout.
09:35Oui, exactement.
09:36Après, il y a toujours
09:36des margoulins.
09:37Après, il y a toujours
09:38des margoulins,
09:39donc les PGE,
09:40les machins.
09:41Et j'en passe.
09:42Il y a eu, effectivement,
09:43des abus
09:43et je pense qu'en fait,
09:44des enquêtes sont encore en cours.
09:45Au-delà de ça,
09:46ce que moi, je retiens
09:47de l'allocution
09:47de Sébastien Lecornu,
09:50c'est un mot.
09:52Tenir.
09:53C'est ce que j'ai compris.
09:54Et à tous les niveaux.
09:55Tenir eux ou tenir nous ?
09:56Non, non, tenir.
09:57C'est-à-dire qu'en fait,
09:58en réalité,
09:58il n'a pas de solution
09:59miracle à apporter.
10:01Donc, si vous voulez,
10:02d'après ce que j'ai ressenti
10:04suite à son allocution,
10:05c'est je n'ai pas de solution,
10:07mais je vais mettre des pansements.
10:08Des pansements, surtout.
10:10Et les pansements, en fait,
10:12les pansements aujourd'hui,
10:13ça va juste alléger,
10:15mais vraiment alléger
10:17d'une manière infime,
10:19mais il faut aller vraiment
10:20au fond des choses,
10:22travailler pour trouver
10:23des solutions.
10:24Si on parle de la crise énergétique,
10:26moi, j'ai parlé en fait
10:26de la taxe.
10:27Pourquoi, en fait,
10:28on n'active pas, justement,
10:30sur ce volet de la taxe,
10:31qu'on réduise ces fameuses taxes,
10:33du moins le temps
10:33de trouver des solutions
10:35pour pouvoir remplacer
10:38ces fameuses crises énergétiques
10:40par de nouvelles innovations.
10:42Bon, il y a des solutions,
10:43elles existent.
10:44Après, les étudiants,
10:45moi, j'étais ravie
10:46quand je l'ai entendu dire
10:47que je vous ai limité,
10:49je vous ai entendu.
10:50Donc, je vous ai compris.
10:52Exactement.
10:53Il était quand même temps
10:53parce que du coup,
10:54là, peut-être qu'on va en parler,
10:55mais la situation des lycéens,
10:58elle est juste catastrophique.
11:00Si les lycéens, en fait,
11:02sont dans la rue,
11:03moi, je vais vous dire,
11:04ça me rassure
11:04quand j'entends
11:05leurs revendications.
11:06Ce sont des revendications
11:08qui sont en faveur des études.
11:11Bien sûr.
11:11Alors qu'aujourd'hui,
11:12les jeunes d'aujourd'hui,
11:14on se pose la question,
11:15en fait,
11:16est-ce qu'ils sont responsables,
11:17est-ce qu'ils sont concernés
11:20par leurs études ?
11:21Et quand je vois
11:22la manifestation, en fait,
11:23que je vois depuis le début
11:24de cette contestation,
11:25je me dis,
11:26mais je suis très heureuse
11:27parce que ce qu'il demande,
11:28c'est de pouvoir étudier.
11:30C'est magnifique.
11:31Alors maintenant,
11:32qu'est-ce qu'on fait ?
11:32Alors, bon,
11:33Ali, je vous ai compris,
11:34en substance,
11:34il a reconnu, on va dire,
11:36que la colère des jeunes
11:37ne vient pas de nulle part.
11:38Mais enfin,
11:38les premières décisions,
11:39elles ne seront pas avant
11:40la fin octobre.
11:41Il y a cinq chantiers annoncés.
11:43C'est le remplacement
11:44des professeurs absents,
11:45l'état des bâtiments,
11:46les emplois du temps,
11:47parcours suple,
11:51Je voudrais donner la parole
11:52à une lycéenne,
11:54Amira Chakib,
11:55qui nous appelle
11:56du lycée Paul-Berr
11:58dans le 14e arrondissement
11:59à Paris.
12:00Bonjour, Amira.
12:01Oui, bonjour, c'est ça.
12:03Vous vous êtes mobilisée,
12:06vous voulez parler
12:06des revendications,
12:07mais tout d'abord,
12:09quand vous avez entendu
12:10le Premier ministre hier
12:11dire en substance,
12:13voilà, votre colère,
12:14elle ne sort pas de nulle part,
12:15il se donne le temps
12:16de trouver des réponses,
12:17qu'est-ce que vous vous êtes dit ?
12:21On s'est fait écouter.
12:22Déjà, on s'est dit
12:23que c'était une première.
12:26Et je trouve qu'en fait,
12:27ça aurait dû être fait
12:29depuis très longtemps.
12:32Pas depuis cette année,
12:32mais depuis très longtemps.
12:34Oui, parce que c'est vrai
12:35qu'on regardait ce matin
12:39en faisant des recherches,
12:40Convention citoyenne,
12:41j'avais oublié,
12:42c'est Juliette Riouffol
12:43qui me l'a rappelé,
12:44Convention citoyenne,
12:45il y a un an quand même,
12:47et on regarde les propositions,
12:48c'était exactement
12:49les mêmes qu'aujourd'hui.
12:50Donc, vos problèmes,
12:52ça ne date pas d'hier ?
12:55Ça fait depuis longtemps,
12:56on est sept,
12:56ça fait depuis longtemps,
12:57mais là, aujourd'hui,
12:58si on se mobilise
12:59et qu'on se réunisse tous
13:01et que tous les lycéens
13:02se réunissent
13:02pour se mobiliser,
13:03pour se faire écouter,
13:04c'est qu'il faut un changement.
13:06Et on n'est pas les seuls.
13:07Enfin, notre lycé,
13:08on n'est pas le seul.
13:10Et Amira, pour vous,
13:11c'est quoi la priorité ?
13:12Parce que vous avez entendu,
13:13il y a plein de chantiers.
13:15Bon, les lycéens
13:15demandent 10 milliards.
13:17Moi, je me demandais quand même
13:18est-ce que c'est qu'une question
13:19d'argent ?
13:20Parce que,
13:20en faisant mes recherches,
13:22j'ai noté que la France
13:23dépense un petit peu plus
13:25que la moyenne de l'OCDE,
13:27notamment pour le lycée.
13:28Elle est quasiment au niveau
13:29de l'Allemagne.
13:31Donc, on peut se poser la question
13:33est-ce que c'est vraiment l'argent
13:34ou c'est autre chose
13:36pour vous, la priorité ?
13:38Alors, notre priorité,
13:38nous, c'est Barcoursup.
13:40Ah oui ?
13:41Et c'est l'égalité des chances.
13:45Qu'est-ce qui vous angoisse
13:47le plus ?
13:47Parce que Barcoursup,
13:49c'est vrai que c'est une plateforme,
13:50c'est vrai que ce n'est pas
13:51toujours d'une transparence absolue
13:53sur la réponse qu'on vous donne.
13:55D'un autre côté,
13:56il y a quand même,
13:57vous savez,
13:58ces quotas pour les boursiers.
13:59Il y a 150 000 boursiers
14:01qui ont pu accéder
14:02à certaines facs.
14:03Ce n'était pas le cas avant.
14:04C'est ce qu'a rappelé
14:04le ministre de l'Enseignement supérieur.
14:06Mais c'est vrai,
14:07il y a des quotas boursiers
14:08sur Barcoursup.
14:09Donc, qu'est-ce que vous lui reprochez
14:10autant ?
14:11Nous, c'est le classement par algorithme.
14:13Et la transparence
14:14qui se cache derrière
14:15cette plateforme.
14:17Oui, c'est quoi ?
14:18Ils ne sont pas assez clairs
14:19sur les motivations, c'est ça ?
14:21Oui, ils ne sont pas assez clairs
14:22sur les motivations,
14:23surtout sur la socialisation.
14:25Et on aimerait en savoir plus.
14:28On aimerait en savoir plus
14:29et on aimerait tout le servir.
14:31Alors, c'est vrai aussi
14:32que je ne sais pas
14:34ce que vous, par exemple,
14:35vous auriez envie de faire
14:35après le bac,
14:37mais c'est vrai aussi
14:38qu'il n'y a malheureusement
14:40pas assez de place
14:40en université.
14:42On a voulu donner,
14:44pas donner,
14:45mais enfin,
14:46proposer au plus d'étudiants
14:48possible d'aller jusqu'au bac.
14:5080 %,
14:50ce n'était pas le cas avant
14:51et là, il n'y a plus de place.
14:52Donc, comment vous voyez
14:53les choses ?
14:57Je n'ai pas bien compris.
14:59C'est vrai qu'aujourd'hui,
15:00il y a plus de demandes
15:01en faculté que de places.
15:03Oui.
15:04Donc, vous voudriez quoi ?
15:06Il faut améliorer
15:07le système éducatif.
15:11Et Amira,
15:12petite question,
15:13vous êtes élève de terminale,
15:14vous avez le bac
15:14à la fin de l'année,
15:16vous avez déjà manqué,
15:17j'imagine,
15:17beaucoup d'heures de cours.
15:19Ça vous inquiète, ça ?
15:21Oui, c'est inquiétant.
15:22Je pense que c'est inquiétant
15:24d'une part, oui.
15:25Mais d'une autre,
15:26c'est le seul moyen
15:26de se faire entendre
15:28en bloquant les lycées.
15:29Regardez, par exemple,
15:30là, on est en train
15:32de se mettre en petit groupe
15:33pour parler de ce qui se passe
15:34et tout.
15:36Et à la preuve,
15:37on a une réaction
15:38du premier ministre,
15:39par exemple,
15:40le 6 octobre.
15:43Et je trouve
15:44que c'est une admissime
15:45de ce qu'il a dit
15:47concernant ce qu'il a dit
15:48en parlant des accidents
15:49durant une interview,
15:51en parlant des violences policières.
15:52C'est inadmissible
15:53de ce qu'il a dit
15:54et ce n'est pas facile.
15:55Ce qu'il a dit
15:55à quel moment
15:56veut parler de Laurent Nunez
15:57parce que je n'entends
15:58pas très bien ?
15:59Non, je parle
15:59de Le Corneu.
16:00son intervention
16:01le 6 octobre
16:02quand il parlait
16:03d'accident
16:04devant les violences policières.
16:07Bon, entre-temps,
16:08c'est vrai
16:09qu'il y a eu
16:09la décision
16:10de suspendre
16:11notamment
16:12l'utilisation
16:13des grenades
16:14assourdissantes.
16:15Merci en tout cas,
16:16Amira,
16:17d'avoir témoigné.
16:19Mathias Lebel,
16:19je me tourne vers vous.
16:20Vous êtes aussi
16:22philosophe,
16:23professeur aussi.
16:24Je suis enseignant aussi.
16:25Qu'est-ce que vous en pensez
16:26de cette colère lycéenne ?
16:27Je le demandais,
16:28est-ce que c'est
16:29une question d'argent ?
16:30Amira nous parlait
16:31de Parcoursup,
16:31mais...
16:32Sans démagogie,
16:33cette colère lycéenne,
16:36je la comprends
16:37et je la trouve formidable.
16:38Heureusement
16:39qu'ils sont en colère
16:40à 17 ou 20 ans
16:42vu les conditions
16:43dans lesquelles
16:43ils ont
16:44et l'avenir
16:45que nous leur proposons
16:46parce que la société
16:47telle qu'elle est aujourd'hui,
16:49c'est nous,
16:49les adultes,
16:50qui l'avons bâtie,
16:51ce n'est pas eux
16:51qui en sont responsables.
16:53et je trouve
16:54que leurs revendications
16:55sont incroyablement citoyennes.
16:57En fait,
16:58c'est des revendications
16:59de contrat social
17:00qu'ils demandent.
17:01Ils demandent quoi ?
17:02Remplacement des profs absents,
17:04ça devrait être
17:04la moindre des choses.
17:06Augmentation des moyens
17:07de l'aide à l'éducation.
17:08La rénovation des bâtiments,
17:10c'est pareil.
17:11Quand on voit...
17:12Moi,
17:13j'ai un fils en collège,
17:14je ne sais pas le lycée,
17:15j'ai été à une réunion
17:16de parents d'élèves,
17:17j'ai été sidéré
17:19de voir
17:20l'état du collège
17:21et j'imagine
17:22que dans un certain nombre
17:23de lycées,
17:24c'est la même chose.
17:25Parcoursup,
17:26aujourd'hui,
17:26tout le monde s'accorde
17:27pour dire
17:28« Ah, Parcoursup,
17:29tiens, c'est quand même curieux,
17:30ça ne fonctionne pas,
17:31c'est très opaque »
17:32et ceux qui en pâtissent le plus,
17:34en plus,
17:34sont généralement
17:35les plus pauvres
17:35parce que
17:36quand vous êtes
17:36dans une famille aisée
17:39et bourgeoise
17:40sans problème d'argent,
17:41vous pouvez contourner
17:43le choix de Parcoursup.
17:44Parcoursup,
17:45c'est-à-dire
17:46en allant dans le privé,
17:47c'est ça ?
17:48Il faut dire son vrai.
17:49Parcoursup,
17:50on remet
17:53l'avis de nos enfants
17:54à des algorithmes
17:55qui vont dispatcher
17:56nos gamins.
17:57On ne sait pas pourquoi,
17:58comment,
17:59quels sont les critères.
18:00C'est absolument scandaleux.
18:02Eux nous explique
18:03que ce ne sont pas
18:03des algorithmes.
18:05On en parlera,
18:06c'est très intéressant.
18:07Mais dans ce débat,
18:08au-delà de l'algorithme,
18:10il y a quand même
18:10une grosse problématique,
18:12c'est la notation en continu
18:13parce que,
18:14encore une fois,
18:15les remontées que j'ai eues
18:16de la part des lycéens,
18:17donc en classe
18:18de première et terminale,
18:20c'est qu'il suffit
18:21que le prof,
18:22ta tête,
18:22elle ne lui revient pas,
18:23donc tu as des notes,
18:24tu es saqué,
18:25sauf que ces notes-là,
18:26en fait,
18:26font partie
18:27de ton contrôle continu
18:28et donc de ta moyenne générale.
18:30C'est revenu dans les revendications.
18:35Donc, il y a une injustice déjà
18:36de base par le système
18:38de notation
18:38qui a été mis en place
18:39lors des dernières...
18:41Je veux juste ajouter une chose.
18:42Oui, parce qu'on est en retard.
18:44Je trouve que,
18:44depuis le début
18:45de cette mobilisation,
18:46il y a eu un énorme mépris
18:48de la classe politique
18:50et de la part
18:51des commentateurs audiovisuels
18:53en disant
18:54« Ah, mais les jeunes,
18:55ils ont finalement,
18:56ils ont tout ce qu'ils veulent,
18:57ils parlent mal,
18:58ils sont incultes,
18:59en plus, ils sont violents,
19:00ils brûlent des poubelles.
19:02Qu'est-ce que c'est
19:02que cette jeunesse ? »
19:03Moi, franchement,
19:04je leur dis « Bravo,
19:04ils se mobilisent »
19:05et je trouve formidable
19:07qu'ils aient
19:07ces revendications citoyennes.
19:08Et vous, qu'est-ce que
19:08vous en pensez ?
19:090800 26 300 300 ?
19:11Est-ce que vous êtes d'accord
19:13avec Mathias Leboeuf ou non ?
19:16A tout de suite sur Sud Radio.
19:18Je veux le dire avec Paul Sébier,
19:20Rachida Kahout
19:21et Mathias Leboeuf.
19:22On parle de cette colère lycéenne.
19:25Il y a beaucoup de choses à dire
19:26et ça passionne tout le monde.
19:28On voit les plateaux
19:29de télé où tout le monde
19:30s'écharpe en fonction
19:32de l'avis qu'on a
19:34sur cette question.
19:35C'est très clivant.
19:36En tout cas,
19:36il y a cinq chantiers
19:37qui sont annoncés
19:38par le Premier ministre,
19:39remplacement des profs,
19:41état des bâtiments,
19:41emploi du temps,
19:42parcours sup
19:43et la consultation des élèves.
19:44On a eu une lycéenne
19:46il y a quelques instants,
19:47Amira,
19:47qui nous a expliqué
19:48que pour elle,
19:48le gros problème,
19:49c'était parcours sup.
19:50C'est vrai que ça génère
19:51beaucoup de stress.
19:53Vous réagissez,
19:54vous êtes nombreux à réagir.
19:55Bonjour, Pierrette.
19:57Bonjour.
19:58Soyez la bienvenue.
20:00Merci, bonjour.
20:01Je vous écoute
20:02depuis un petit moment.
20:03Là, je suis en voiture
20:04et là, je suis arrêtée.
20:05Oui.
20:06Je voudrais réagir
20:07sur la dépustée
20:08des bâtiments.
20:10Moi, ce qui m'interpelle,
20:12c'est que dans les collèges,
20:14les lycées,
20:15il y a des proviseurs,
20:16il y a une direction.
20:17Donc, on a confié
20:18les clés de l'établissement
20:21en proviseur,
20:22c'est-à-dire.
20:23Je ne comprends pas.
20:25Avec le personnel
20:26qu'ils ont pour l'entretien,
20:27ils aient laissé tomber
20:29en décrépitude
20:30les bâtiments.
20:32Parce que le personnel,
20:33l'histoire des rats,
20:35l'histoire des peintures,
20:36l'histoire d'une fenêtre
20:37qui ne ferme pas,
20:39du placo qui tombe,
20:40ça fait partie
20:41de l'entretien
20:42d'un établissement.
20:44C'est la région ?
20:46Non, même pas de la région.
20:47C'est le personnel
20:49de l'établissement.
20:50Puisqu'il y a du personnel
20:52qui s'occupe de l'entretien.
20:54Je suis dans le BTP.
20:57Donc, il y a quand même
20:58du personnel
20:58qui ne fait pas son job.
21:00Moi, ce qui me dévite
21:01en ce moment,
21:02on demande à l'État
21:03de penser tous les petits mots.
21:06Alors, moi,
21:06je vais pleurer maintenant
21:07parce qu'on a le gasoil
21:08qui coûte excessivement cher.
21:10Pour un mois et demi,
21:11j'ai 26 000 euros de gasoil.
21:13Je vais demander à l'État
21:15de venir m'abonder
21:16dans mon porte-monnaie.
21:17À un moment,
21:18il faut qu'on soit tous responsables.
21:19Ça, c'est la première chose.
21:21Là, les bâtiments,
21:22il faut qu'on arrête quand même
21:23de taper sur le gouvernement.
21:24Les départements,
21:25il faut quand même
21:26qu'ils assurent
21:27leurs responsabilités.
21:28Et la région aussi.
21:30Donc, il faut quand même
21:31regarder où on met l'argent.
21:33Mathias Leboeuf
21:34veut vous répondre,
21:35ma chère Pierre.
21:35En fait, il y a plusieurs niveaux
21:37de décision.
21:38Sur les petits travaux,
21:39effectivement,
21:40c'est le budget
21:40de fonctionnement du lycée.
21:42Une poignée
21:44qui ne fonctionne pas
21:46ou, je ne sais pas,
21:47un carreau qui est pété.
21:49Là, effectivement,
21:51ça relève
21:51du budget de fonctionnement
21:53du lycée.
21:54Mais pour le bâti
21:55et pour les gros travaux,
21:56pour les lycées,
21:58c'est la région.
22:00Et justement,
22:01dans de nombreux...
22:03Et donc là,
22:03on est sur l'administration
22:05comment dire,
22:07territoriale,
22:08la fonction territoriale.
22:09Oui, c'est le département.
22:11Non, non,
22:12pas le département,
22:12la région.
22:14Le collège,
22:14c'est le département.
22:15Et je vais être
22:17profondément honnête
22:17parce que,
22:18moi, je vais parler
22:19de l'Île-de-France
22:20parce que c'est un sujet
22:21que je connais.
22:21Vous voyez,
22:22Valérie Pécresse,
22:23que je ne porte pas
22:24forcément complètement
22:25dans mon cœur,
22:26a débloqué
22:27un plan d'urgence
22:28pour les lycées.
22:30C'est bien la preuve
22:30qu'il y a...
22:32qui est de plus
22:32de 6 milliards,
22:33je crois,
22:34donc qui est très conséquent
22:35pour la rénovation
22:36des lycées.
22:36Et c'est bien la preuve...
22:38Bon,
22:39déjà,
22:39il y a des politiques
22:40quand même
22:40qui s'en préoccupent.
22:41Bravo à Valérie Pécresse
22:42de faire ça.
22:43Mais c'est bien la preuve
22:44qu'il y a une urgence,
22:45surtout,
22:45et qu'aujourd'hui,
22:47les lycées,
22:47notamment,
22:48sont dans un état
22:50délabré.
22:51Et je vais vous dire
22:51une chose,
22:53les collégiens
22:55qui sont plus jeunes
22:56n'ont pas,
22:57justement,
22:58peut-être,
22:59une conscience politique
23:01encore très affermie.
23:02Mais si les collégiens
23:03devaient avoir
23:05cette conscience politique,
23:05peut-être qu'eux aussi
23:07seraient dans la rue.
23:08Paul Séville.
23:10Oui,
23:10c'est vraiment intéressant
23:11parce que votre auditrice
23:12soulève ce problème
23:14de la responsabilité.
23:15Et c'est vrai
23:15que c'est peut-être ça aussi
23:16qu'il faut remettre
23:16en perspective.
23:18C'est qui est responsable
23:19de quoi ?
23:19Et c'est sûr
23:20que le gouvernement
23:20et le président
23:21n'est pas responsable
23:22de l'état des lycées.
23:25Et alors,
23:25bon,
23:25moi,
23:26je ne suis pas
23:27dans la vie d'un lycée,
23:28donc je ne sais pas
23:29qui fait quoi.
23:29Et puis,
23:29il y a des tas
23:30de cas différents.
23:32Et par ailleurs,
23:32peut-être qu'on exagère
23:33aussi le mauvais état
23:35des lycées.
23:35Il doit y avoir
23:36des situations
23:36qui sont très différentes.
23:37C'est disparate.
23:38Il y a des lycées
23:38en bon état
23:39et d'autres beaucoup moins.
23:39On a vu ce lycée
23:40qui a brûlé.
23:42Il avait l'air
23:42en parfait état.
23:43Donc, ça veut dire
23:44que des choses vont bien
23:46quand même,
23:46que justement,
23:47les régions jouent leur rôle.
23:48Mais la question
23:49de la responsabilité,
23:50elle est très intéressante.
23:51Et de manière générale,
23:52je pense qu'on reparlera
23:52de Parcoursup,
23:53mais la responsabilité aussi
23:54de la politique
23:55d'éducation,
23:56d'envoyer
23:58toute une classe d'âge
24:00au bac,
24:00ensuite à l'université.
24:01On y reviendra,
24:02je pense.
24:02Mais ça,
24:03c'est un sujet
24:03vraiment fondamental,
24:04la responsabilité.
24:04Je veux quand même rappeler
24:05que c'est l'éducation nationale.
24:07L'éducation nationale,
24:08c'est le premier budget
24:09de l'État.
24:11Alors,
24:11la vraie question,
24:12je pense,
24:12à se poser,
24:13c'est où va l'argent
24:14ou alors comment,
24:15justement,
24:17sont ventilées
24:18les différentes enveloppes,
24:20en fait,
24:21soit pour la rénovation
24:22du bâti,
24:23soit encore pour
24:24la formation professionnelle
24:27et autres.
24:28Moi,
24:28je trouve ça
24:29assez paradoxal,
24:30de reprocher
24:31à des lycéens
24:32de vouloir manifester
24:35pour améliorer
24:36leurs conditions
24:37et permettre,
24:38en fait,
24:38une réussite de parcours.
24:40Moi,
24:40je trouve ça hyper paradoxal.
24:41C'est vrai que vous parlez d'argent
24:42et encore une fois,
24:43je me répète,
24:44la France dépense un peu plus
24:45que la moyenne de l'OCDE
24:46pour l'éducation,
24:474,6% de son PIB
24:48contre 4,2%.
24:50Alors,
24:50c'est disparate,
24:50il y a un peu moins
24:51dans le primaire.
24:52Mais par exemple,
24:53le lycée,
24:54on dépense autant que l'Allemagne
24:56et ça semble quand même
24:56marcher mieux en Allemagne.
24:57Donc,
24:57qu'est-ce qu'on fait de travers ?
24:58En fait,
24:59il faut une grande réforme
25:00de l'éducation nationale.
25:01Moi,
25:01je l'ai dit
25:02et je le répète,
25:03mordicus encore,
25:04je ne lâcherai pas là-dessus.
25:06Je pense qu'aujourd'hui,
25:07notre système éducatif
25:08est complètement
25:09has-been,
25:10qu'il faut repenser l'école,
25:12qu'il faut faire rêver
25:14notre jeunesse
25:15avec,
25:15bien sûr,
25:16de nouvelles propositions
25:17qui sont en rapport
25:18avec leur temps.
25:19on a une jeunesse
25:20qui a changé,
25:21on a une jeunesse
25:22qui a accès
25:24à l'information.
25:24Je crois que c'est ça le problème.
25:26C'est le no future.
25:28Je ne vais pas vous dire
25:29que ChatGBT
25:30va se substituer
25:31aux professeurs,
25:32mais il n'en demeure pas moins
25:33que ChatGBT,
25:34comme dit mon fils,
25:35est devenu
25:36son meilleur assistant
25:38professeur.
25:38Parlez aux jeunes,
25:38c'est ce qu'ils vous disent.
25:39Mais ils vous disent tout ça.
25:41Nous,
25:41on est vraiment,
25:42il faut dépoussiérer tout ça.
25:44Ce qui se passe aujourd'hui
25:44dans nos rues,
25:45moi je suis,
25:46honnêtement,
25:46je suis contre la violence,
25:47mais je me dis que
25:48s'il faut passer par là
25:50pour pouvoir justement
25:52bousculer nos politiques
25:53et qu'ils se réveillent
25:54pour nous donner
25:54les conditions
25:55d'offrir finalement
25:57un nouveau chemin
25:58parce qu'on ne demande rien du tout.
25:59C'est un nouveau chemin
26:01clair,
26:01défini
26:02et en rapport
26:03avec son temps.
26:04Il y en a plein
26:05qui n'iraient plus à l'école,
26:05c'est vrai.
26:06Oui,
26:06pourquoi on n'ira plus à l'école ?
26:07Il y a l'IA ?
26:08Oui,
26:08mon fils a raison,
26:09c'est ce qu'il m'a dit.
26:09Pourquoi j'apprends l'onglet ?
26:11Parce que j'ai un traducteur
26:12sur mon Samsung ?
26:13Pourquoi je m'embêterais ?
26:15On est encore de la vieille école,
26:20on était habitués
26:21à aller en cours,
26:22de poser son derrière
26:23de 8h du matin
26:24jusqu'à 18h,
26:25mais tout ça,
26:26ça a changé,
26:27il faut arrêter.
26:27J'ai l'impression,
26:28ils ont du mal à se concentrer,
26:29c'est fini.
26:30Aujourd'hui,
26:30il faut finir.
26:31Je vous défie
26:33de regarder l'onglet.
26:34On ne le lit plus
26:34sur ton journal.
26:36Je vous donne la parole tout à l'heure.
26:37Mathias,
26:38les professeurs,
26:38est-ce que franchement
26:39les élèves restent assis
26:40toute une journée
26:41sans broncher ?
26:42Moi,
26:42je les attache,
26:43donc...
26:44C'est ça.
26:45Et puis après,
26:45je vais arriver,
26:46je vais les fouetter,
26:46c'est ça ?
26:46Bon,
26:47attendez,
26:47les amis,
26:48on se retrouve juste après
26:49la pause,
26:51dans quelques instants
26:51sur Sud Radio.
26:52Qu'est-ce que vous en pensez ?
26:53Vous 0826 300 300.
26:5610h midi,
26:57Sud Radio,
26:58à vous de le dire,
26:59Stéphanie Demiru.
27:01À vous de le dire,
27:02avec Paul Séby,
27:04Rachida Kaout
27:05et Mathias Leboeuf.
27:07Aujourd'hui,
27:07on parle de cette colère lycéenne.
27:09Quelle réponse apporter ?
27:11Est-ce que c'est Parcoursup ?
27:12Est-ce que c'est une question
27:13d'argent ?
27:14L'absence des professeurs,
27:15les rythmes,
27:16un peu tout à la fois.
27:17C'est vrai que moi,
27:18ce qui attire l'attention aujourd'hui,
27:20c'est de voir que même des lycées,
27:23déjà il y a quelques jours,
27:24Henri IV,
27:24mais enfin l'Institut catholique de Paris,
27:26quand on en arrive là,
27:27on se dit,
27:27bon,
27:28il y a quand même un sujet,
27:29parce que là,
27:29c'est plus de quelques étudiants,
27:31c'est qu'il y a un malaise quand même général.
27:33Paul Séby,
27:34vous en pensez quoi ?
27:35Oui,
27:35alors après,
27:35je pense quand même que
27:37à l'Institut catholique,
27:38par exemple,
27:38ce n'était pas forcément
27:39les étudiants
27:41de l'Institut,
27:43et moi,
27:43j'habite près de Jansson de Sailly aussi,
27:45on voyait les étudiants,
27:47les élèves qui montaient
27:47par-dessus la grille
27:48pour contourner le blocage,
27:50pour aller étudier.
27:51Il y en a effectivement
27:53qui veulent étudier,
27:55et peut-être que c'est
27:55la majorité silencieuse,
27:56on ne sait pas,
27:57c'est sûr que c'est compliqué.
27:58C'est vrai que ce n'est pas ça le débat,
27:59il y a forcément évidemment
28:00une vraie source,
28:02mais on en revient
28:03à ce qu'on disait tout à l'heure
28:04sur la responsabilité,
28:05il y a celle des adultes,
28:07et en particulier
28:07celle des politiques adultes,
28:09qui ont aussi nourri ce mensonge
28:12en ouvrant l'université,
28:14déjà le bac à l'ensemble
28:15des lycéens,
28:17l'université à l'ensemble
28:20des bacheliers,
28:21la France est le pays
28:22qui est le moins sélectif
28:25dans son université,
28:26de l'OCDE,
28:28quasiment tous les étudiants
28:29qui s'y inscrivent y vont,
28:31sauf qu'au bout de 4 ans,
28:32on se rend compte
28:32qu'une fois rentré,
28:33quand on est rentré en licence
28:35la première année,
28:364 ans plus tard,
28:37il y a plus de la moitié
28:38des étudiants
28:39qui n'ont pas validé
28:40leur licence.
28:41Et c'est ça qui est terrible,
28:43c'est qu'on parle de Parcoursup
28:44qui serait très injuste,
28:45mais ce qui arrive après,
28:46il y a encore plus,
28:47et le plus violent encore,
28:49parce que si on supprime
28:50Parcoursup,
28:51il va bien falloir sélectionner
28:52les étudiants quelque part,
28:54on ne pourra pas fournir
28:55une offre à tout le monde,
28:56et puis par ailleurs,
28:57autre sélection,
28:58même si on valide son diplôme,
29:00on n'est pas certain
29:01de trouver du boulot,
29:02il y a des filières
29:04dans lesquelles
29:05plus de la moitié,
29:06plus d'un quart des étudiants
29:07ne feront pas un travail
29:09qui est en lien
29:09avec leur diplôme,
29:11et après,
29:12le niveau de salaire,
29:12encore une fois,
29:13on passe une étape
29:14encore injuste,
29:14c'est que les niveaux de salaire
29:16en sortant de l'université
29:16sont parfois moins intéressants
29:18que si on a fait
29:18un apprentissage,
29:21avec tout ça,
29:22vous voulez que les mots
29:24ne soient pas dans la règle ?
29:25C'est normal qu'ils dépriment,
29:26je le comprends,
29:27mais on leur ment aussi,
29:28et je trouve qu'on ne le dit pas,
29:29il n'y a pas de débat là-dessus,
29:30il faut sélectionner
29:32pour mieux former les élèves,
29:34et aussi les emmener
29:35dans des filières
29:35qui leur correspondent,
29:36s'il y a autant d'échecs
29:37Vous avez raison,
29:38il y a un problème
29:39d'orientation certainement,
29:40peut-être que ce n'est pas
29:41leur but,
29:42je ne veux pas empêcher
29:43quiconque d'aller à l'université,
29:44mais je pense qu'avant,
29:45on avait une université
29:46plus sélective,
29:47et des gens
29:48en des catégories populaires
29:49pouvaient y accéder quand même,
29:50donc il y a peut-être
29:51un équilibre à retrouver
29:52aussi dans ce système.
29:54tout le monde avait droit à ça.
29:56Alors moi,
29:56je pense plutôt vraiment
29:57avant les années 80,
29:58où l'université
29:59était quand même
30:00quelque chose
30:00que tout le monde ne faisait pas,
30:01et en plus,
30:02il y a des pays,
30:02moi je connais bien la Suisse,
30:03où la majorité des gens
30:06ne vont pas à l'université,
30:07déjà ils ne vont pas au bac,
30:08et ils réussissent très bien.
30:10Donc le président de la Suisse
30:11vient de démissionner,
30:12c'est quelqu'un
30:13qui a fait un apprentissage
30:14en agriculture,
30:15c'est un agriculteur,
30:16il est arrivé à ce niveau-là
30:17de l'État.
30:17L'exemple de la Suisse
30:18est extrêmement intéressant
30:20parce que c'est l'inverse,
30:21c'est que vous commencez
30:22par le professionnel,
30:24et si éventuellement
30:25vous êtes bon,
30:25ou vous avez envie,
30:27tout simplement,
30:27vous allez dans le général,
30:29mais il y a plein de gens
30:30qui trouvent des boulots
30:31formidables.
30:32C'est pas bouché,
30:32exactement,
30:32on peut commencer
30:33par l'apprentissage
30:34il y a quelques années après,
30:35bifurquer si besoin.
30:36Bonjour Bernard.
30:38Oui, bonjour.
30:40Bonjour,
30:40soyez bienvenus,
30:41vous vous appelez de Toulouse.
30:43Voilà, exactement.
30:44Vous êtes professeur,
30:45c'est ça, à la retraite ?
30:46Mais, c'est bien,
30:48je suis à la retraite,
30:49effectivement,
30:49j'étais enseignant,
30:52et puis les dernières années
30:53en direction de l'établissement,
30:55c'était une grosse école,
30:57380 élèves pour 15 classes,
30:59mais c'est un métier,
31:00quand on le fait,
31:01et on l'adore,
31:02sinon il faut faire autre chose.
31:04Vous trouvez qu'aujourd'hui
31:06il y a trop de profs
31:06qui font ça un petit peu,
31:07peut-être par non-choix,
31:10si j'ose dire ?
31:12Disons qu'autrefois,
31:13les conditions d'accès au métier
31:17commençaient déjà
31:17par la classe de 3ème,
31:20où l'on pouvait passer
31:21un petit examen
31:22pour entrer à l'école normale.
31:23Oui, je remonte à loin,
31:24j'ai 83 valets,
31:25donc j'en ai vu des choses.
31:29Oui, non,
31:30ce que je voulais surtout dire,
31:32c'est, voilà,
31:33dans une situation,
31:34quelle qu'elle soit,
31:35il est bon de rechercher
31:37et d'essayer,
31:37pour essayer,
31:38mieux comprendre,
31:40c'est chercher
31:40les causes
31:42et les conséquences,
31:43parce que les deux
31:44qui se mélangent,
31:45ça ne marche pas.
31:46Et justement,
31:48à propos des jeunes
31:49dans les établissements,
31:51quel que soit
31:51le niveau d'établissement,
31:53on a toujours besoin
31:54de partir des vraies causes
31:56pour trouver les résultats,
31:58pour traiter les conséquences,
31:59je crois,
32:00de la meilleure des façons.
32:02Voilà,
32:02ça,
32:02c'est la première chose.
32:04Et mes deux premières choses,
32:05ma troisième,
32:06c'était,
32:07j'ai mis en pratique
32:09le projet d'école
32:10et c'est,
32:12me semble-t-il,
32:13peut-être une solution
32:14en tant que projet d'école,
32:16en tant que projet,
32:17on va dire.
32:18Un projet,
32:19ça se construit.
32:20Ça ne s'imagine pas
32:21à la dernière minute.
32:22Il y a des objectifs
32:24de différents niveaux
32:25qu'il faut respecter.
32:26À partir de là,
32:27on peut être plus positif.
32:29Voilà, en gros,
32:31les thèmes sur lesquels
32:33je suis très dans la vie.
32:34votre point, Bernard,
32:35c'est de dire
32:36que le gouvernement
32:36n'avait pas vraiment
32:37de vision,
32:38c'est ça ?
32:41C'est difficile de dire ça
32:43parce que
32:44je suis persuadé
32:45que dans les élus,
32:48pour moi,
32:49je préfère parler d'élus
32:50parce que parler
32:52gouvernant,
32:53ça fait déjà parler politique.
32:54Non, la politique,
32:55ce n'est pas mon objectif.
32:57C'est les élus
32:58doivent se poser
33:00les vraies questions.
33:01Les vraies questions,
33:03eh bien,
33:03pour faire un projet d'école,
33:04il faut faire ce qu'on appelle
33:05un état des lieux d'abord.
33:07Qu'est-ce qui marche ?
33:08Qu'est-ce qui ne marche pas ?
33:09Qu'est-ce qu'il faut améliorer ?
33:11Ou qu'est-ce qu'il faut supprimer ?
33:12Et à partir de là,
33:13le projet va se construire
33:15avec les objectifs
33:17généraux,
33:18objectifs spécifiques,
33:19les objectifs opérationnels.
33:21Ça se construit,
33:22c'est Lionel Jostin
33:23qui l'a fait,
33:24pas tout seul,
33:25certainement.
33:25Mais moi,
33:26je l'ai pratiqué,
33:27je peux vous dire
33:28que quand on veut
33:29appliquer des méthodes,
33:31il faut qu'elles soient
33:31sérieusement mises en place.
33:34hors de ça,
33:35on va beaucoup discuter,
33:36on va beaucoup,
33:37entre guillemets,
33:39s'engueuler,
33:40je me permets le mot,
33:42et ça n'aboutira pas,
33:44certainement,
33:44à ce que recherchent
33:46aussi bien les adultes
33:48que les jeunes.
33:50Merci,
33:50en tout cas,
33:50Bernard.
33:51C'est peut-être ce qu'a fait
33:52Sébastien Lecornu,
33:53alors je ne sais pas
33:54si Bernard serait d'accord,
33:55mais la plateforme,
33:57tout le monde s'est moqué
33:58de lui,
33:59il a souligné hier,
34:01il a dit qu'il y avait
34:0240 000 déjà,
34:04contributions.
34:05À un moment donné,
34:06dès qu'il y avait un problème,
34:07on ouvrait un numéro vert.
34:08Non,
34:09mais c'est ce que dit Bernard,
34:10on discute,
34:10on fait l'état des lieux,
34:11on les connaît.
34:12Non,
34:13mais je ne sais pas.
34:13Les revendications des lycéens,
34:15on les connaît,
34:16les problématiques,
34:17on les connaît aussi.
34:18Ce qui vaut,
34:19non,
34:19c'est carrément un conseil
34:21de redressement
34:21de l'éducation nationale
34:24pour justement,
34:24et bien...
34:25Conseil de discipline.
34:26Non,
34:27de redressement,
34:28parce que finalement,
34:29vous avez vu
34:29combien on a eu
34:30de ministres ?
34:318.
34:32Combien de ministres
34:33se sont succédés ?
34:34Et tous ont laissé
34:35quoi comme héritage ?
34:36En réalité,
34:37quand on regarde,
34:37sachant que,
34:38encore une fois,
34:39je le répète,
34:39c'est tout de même
34:40le premier budget
34:41de l'État.
34:42Il faudrait peut-être
34:42en laisser un
34:43une bonne fois pour toutes
34:44quand il est bon.
34:45Oui,
34:46mais bon,
34:46Mathias,
34:47qu'est-ce qu'ils ont eu ?
34:48Alors,
34:48peut-être que la volonté
34:49était là,
34:50mais bon,
34:50quand j'écoutais hier
34:51notre ancienne ministre,
34:52j'ai noté,
34:53c'est ça ?
34:53Et qui à un moment,
34:55en fait,
34:55je me suis dit,
34:56mais c'est lunaire
34:57ce qu'elle nous répond,
34:58c'est lunaire
34:58ce qu'elle nous répond,
34:59mais c'est catastrophique.
35:01Il y a un moment,
35:01l'état des lieux,
35:02il est très simple à faire.
35:03Oui,
35:04il fait froid quand c'est l'hiver.
35:05Oui,
35:06ma fille en hiver,
35:07elle part avec un plaid.
35:08Vous trouvez ça normal ?
35:09Moi,
35:09je ne trouve pas ça normal.
35:10Oui,
35:11Parcoursup,
35:11ça stresse les gamins.
35:13Même les professeurs
35:14vous le disent,
35:14on accompagne tous nos étudiants
35:16parce qu'en fait,
35:16ils sont dans un stress
35:17incroyable.
35:18Et les parents aussi.
35:18Vous imaginez ?
35:19Et les parents aussi.
35:22Et eux,
35:23tous les jours,
35:23elle regarde sur sa plateforme
35:25est-ce qu'elle a une proposition ?
35:27Vous imaginez ?
35:28Est-ce que j'ai une proposition ?
35:30Mais on marche sur la tête.
35:31Comment on fait ?
35:32Alors,
35:32j'étudie,
35:33mais en plus,
35:33je ne suis pas sûre.
35:34J'étudie,
35:35j'ai mon bac
35:36et je ne suis même pas sûre
35:38d'aller au-delà de mon baccalauréat
35:41dans le cursus que j'ai choisi.
35:43Alors,
35:43qu'est-ce que vous faites ?
35:44Vous choisissez par défaut.
35:45Mais pourquoi choisir par défaut
35:47alors que je me suis donné,
35:49comme disent les gamins,
35:50pour y arriver
35:51et réussir
35:52le concours
35:53pour lequel
35:54ils ont choisi
35:55des options
35:56en rapport avec leur...
35:57Il n'y a pas assez de place.
35:58Il faut trouver.
36:00C'est pour ça que je parle
36:01d'un conseil
36:02de redressement
36:03de l'éducation nationale.
36:05Redressement
36:05parce qu'en fait,
36:06on doit pouvoir
36:07trouver des solutions
36:08soit en amont,
36:09soit en amont.
36:09Comme en Suisse.
36:11Oui,
36:11mais c'est d'accord.
36:12Soit en amont.
36:13Les filets professionnels
36:15en amont.
36:15La Suisse,
36:16c'est un écosystème particulier,
36:17ne serait-ce que par la taille
36:18du territoire.
36:19Moi,
36:19je voulais rappeler une chose.
36:21Il faut remettre
36:22le professionnel,
36:23l'apprentissage
36:24plus en amont quand même.
36:25Oui,
36:25mais...
36:26Pourquoi on veut envoyer
36:27tout le monde
36:27dans les études générales ?
36:28Il y a tellement de problèmes
36:29qu'on ne sait pas
36:30par où commencer
36:31et la chaîne de responsabilité
36:34des différents problèmes
36:35n'incombe pas
36:35aux mêmes instances
36:37ou aux mêmes personnes.
36:38Une chose
36:38qu'il faut rappeler quand même,
36:40c'est attention
36:40à l'effet de loupe.
36:41Aujourd'hui,
36:42il y a 375 lycées
36:44qui sont fermés.
36:45Ça équivaut
36:46à 10%.
36:47224 lycées fermées.
36:49J'ai 375 lycées.
36:51Vous n'avez pas
36:51demandé de professeurs
36:52qui ne veulent pas ?
36:5310%.
36:5410%,
36:54ce n'est pas
36:56quand même colossal.
36:58Donc ça,
36:58c'est la première chose.
36:59Après,
36:59sur la chaîne des responsabilités,
37:01c'est peut-être d'ailleurs
37:01un sujet pour Hexagone,
37:03ce serait intéressant
37:04de voir notamment
37:04sur le bâti
37:06si politiquement,
37:08comment c'est ventilé ?
37:09Est-ce qu'il y a
37:11des revendications
37:12dans des régions
37:13plus politiques que d'autres ?
37:14Est-ce que certains bords politiques
37:16s'occupent plus ou moins
37:17des lycées ?
37:18Où sont les responsabilités,
37:20justement ?
37:20La première chose.
37:21Et puis,
37:22vous avez évoqué
37:23la sélection aussi.
37:24Bien sûr que
37:26vous aurez tous le bac,
37:27tout le monde a gagné,
37:28tout le monde,
37:28il est beau,
37:29tout le monde,
37:29il est gentil.
37:30Ça a été probablement
37:31une doxa
37:32un peu toxique.
37:34Mais le problème,
37:36ce n'est pas
37:36pas de sélection
37:37ou sélection,
37:39c'est sur quels critères
37:41on sélectionne
37:43et comment
37:44on ventile
37:45cette sélection ?
37:46Et là,
37:46on n'a aucune réponse.
37:49Sélectionner,
37:50on ne sait pas faire
37:50en France.
37:51Donc,
37:51comme on ne sait pas faire,
37:52on a décidé
37:53de ne pas faire.
37:54Et c'est pire que tout.
37:56La sélection,
37:57malheureusement,
37:57vous en aurez partout
37:58dans votre vie.
37:59Je suis sûr qu'il y en aura.
38:00Et les emplois du temps,
38:02on en parle ?
38:03Et le nombre d'élèves
38:04par classe aussi ?
38:05On en parle ?
38:05La loi de Vaquet
38:06en 86,
38:07c'était déjà un peu ce problème.
38:0835,
38:09je ne sais pas,
38:10vous étiez combien
38:11en classe ?
38:11Ça n'a pas changé,
38:12ça ?
38:12Non,
38:13pour le coup,
38:13là,
38:13ils sont 35.
38:14Aujourd'hui,
38:15on était 35 aussi.
38:16À mon époque,
38:17on était une vingtaine,
38:19mais après,
38:19tout dépend des lycées aussi.
38:20Même plus que le nombre,
38:22on s'est beaucoup moqué
38:23des lycéens
38:23sur le temps scolaire.
38:25Parce qu'un certain nombre
38:26de lycéens disent
38:27qu'on est là
38:28de 8h à 18h.
38:30quand vous travaillez aussi.
38:31Oui,
38:32mais très bien,
38:33mais combien de gens
38:34sont épuisés
38:35par le travail,
38:36justement ?
38:36Et combien de gens
38:37sont au bord du burn-out ?
38:39Donc,
38:40on ne peut pas dire
38:42aux lycéens,
38:43écoutez,
38:44la vie,
38:44c'est pourri
38:45et nous,
38:45on a une vie pourrie,
38:46donc habituez-vous
38:47très jeunes.
38:47Ce n'est pas ça,
38:48Mathias,
38:48pour moi,
38:49c'est plus un problème
38:50de fond,
38:50comme le disait Rachida
38:51en préambule.
38:53Quel avenir
38:53on propose aux jeunes ?
38:55C'est ça ?
38:55Il y a la question
38:56de la santé mentale.
38:58Les jeunes n'ont pas envie
39:00pour leur avenir
39:01d'avoir une vie
39:01qui ressemble à la nôtre.
39:03Ils ont raison.
39:06Vous n'êtes pas heureux
39:06avec nous, là ?
39:08Ils ont raison.
39:10En plus,
39:10sur le temps scolaire,
39:12parce que là-dessus,
39:12franchement,
39:13on a été très injuste
39:14avec les lycéens,
39:15si on compare
39:15avec les autres pays,
39:17la maladie de la France
39:17est toujours comparée,
39:18notamment comparée
39:19avec l'Allemagne.
39:20Vous comparez
39:21avec l'Allemagne,
39:22les lycéens allemands
39:23travaillent en moyenne
39:24une heure de moins
39:25par jour.
39:26Et l'après-midi,
39:27en général,
39:27ils font du sport.
39:28Ils font du sport.
39:29Exactement.
39:30Vous avez vu
39:31ce que ça a donné
39:31le périscolaire.
39:32c'est pas ces parties-là.
39:34Et sans parler,
39:35un mot quand même,
39:37j'aimerais parler aussi
39:38des professeurs.
39:40Des professeurs
39:41avec les conditions
39:41justement
39:42dans lesquelles
39:43ils évoluent
39:44et la motivation
39:45qui n'est plus
39:46au rendez-vous.
39:47Et il faut peut-être
39:48mieux les payer,
39:49mais ça aussi,
39:49il faut de l'argent.
39:50Retrouvez-nous
39:51dans quelques instants,
39:520826 300 300.
39:53On va parler
39:54d'un tout autre sujet,
39:55les ZFE.
39:56Elles reviennent.
39:57Vous pensiez
39:58qu'elles avaient été supprimées ?
39:59Eh bien non,
40:00le Conseil constitutionnel
40:01est passé par là,
40:02mais le RN
40:02remet leur disparition
40:04sur la table.
40:05Est-ce qu'il faut
40:05les supprimer ?
40:06Oui ou non ?
40:06A vous de le dire.
40:07A tout de suite.
40:09Sud Radio.
40:11Parlons vrai.
40:12Sud Radio Bercov
40:14dans tous ses états.
40:1610h midi.
40:17Sud Radio.
40:18A vous de le dire.
40:19Stéphanie Demuru.
40:21A vous de le dire.
40:22Dernière partie
40:22avec Paul Séby,
40:24Rachida Kaout
40:25et Mathias Leboeuf.
40:27On pensait
40:28que les ZFE
40:29avaient supprimé,
40:30c'est sans compter
40:31sur le Conseil constitutionnel
40:32qui a annulé
40:33le vote
40:34pour une question
40:34de procédure.
40:36Le RN
40:37remet donc
40:39cette disparition
40:39sur la table.
40:40Alors,
40:40est-ce que ces zones
40:41protègent réellement
40:42notre santé
40:43ou est-ce qu'elles excluent
40:44des villes
40:44de ceux qui n'ont pas
40:45les moyens
40:45de changer de voiture ?
40:46Est-ce qu'il faut
40:47les supprimer ?
40:48C'est vrai que c'est
40:49toujours l'éternelle question.
40:50C'est vraiment
40:51où j'avais oublié
40:52qu'ils avaient été retoqués,
40:53c'est vrai,
40:53par le Conseil constitutionnel.
40:56Toujours le même sujet.
40:57C'est vrai que c'est discriminatoire.
40:59Dans le même temps,
41:00on vous dira
41:00que c'est mauvais
41:01pour la santé.
41:0240 000 décès annuels
41:03liés à l'exposition
41:05en particules fines
41:06selon Santé publique France.
41:08Qui veut se lancer ?
41:09Allez,
41:09Paul Sébi ?
41:13Vous avez deux heures ?
41:15C'est vrai que c'est
41:16un débat intéressant,
41:18notamment parce que
41:20on n'est pas certain,
41:22on voit qu'il y a
41:23quand même un effet,
41:24mais que les ZFE
41:25ont vraiment eu
41:26l'effet attendu.
41:29C'est-à-dire que
41:29notamment sur les baisses
41:31des dioxyde d'azote,
41:33etc.,
41:33on a vu concrètement
41:35une baisse,
41:36c'est-à-dire que
41:38visiblement,
41:38il n'y a pu avoir
41:39un effet,
41:39mais qui est plutôt lié.
41:40On avait analysé ça
41:42à Hexagone
41:43sur Paris.
41:46C'était une étude
41:46Air Paris
41:47qui avait montré
41:47que 55%
41:48de la baisse
41:49de ces gaz toxiques
41:53était liée
41:53plutôt à la modernisation
41:54générale
41:55du parc automobile,
41:56pas vraiment seulement
41:57à la circulation.
41:58Donc en soi,
41:59ça donnerait un petit point
42:00quand même à la ZFE
42:01qui vient classer
42:02les véhicules
42:03selon leur qualité
42:03environnementale,
42:04en tout cas
42:06de moteur.
42:08Mais est-ce que
42:09ce n'est pas un mouvement
42:10qui aurait existé
42:11sans les ZFE finalement ?
42:13On sait que
42:14les constructeurs automobiles
42:16de toute façon
42:17améliorent les moteurs,
42:18améliorent les véhicules
42:19de toute façon
42:20dans l'ensemble du monde
42:21puisque cette baisse
42:23qu'on a observée à Paris,
42:23elle s'observe partout,
42:25ce n'est pas seulement
42:26lié aux ZFE.
42:28Donc voilà,
42:29est-ce qu'on ne sacrifie pas,
42:29le débat c'est plutôt ça,
42:30est-ce qu'on ne sacrifie pas
42:32socialement des gens
42:33qui n'entrent pas
42:35dans les critères,
42:36les bons critères
42:37pour accéder aux...
42:38Mais il y en a beaucoup
42:38quand même,
42:39parce que je disais,
42:40dans le Grand Paris
42:40et Lyon par exemple,
42:42parmi les ménages
42:43situés sous le deuxième
42:45décile de niveau de vie,
42:4642% et 46%
42:48des voitures
42:49sont classées
42:49critères 3.
42:51Coup d'avantage,
42:52c'est beaucoup.
42:52C'est ça,
42:52c'est énorme.
42:54Les gens n'ont pas
42:56les moyens
42:56de s'acheter
42:57de nouvelles voitures,
42:58on est en pleine crise
42:59et on dit aux gens
43:01écoutez,
43:02si vous allez en centre-ville,
43:03payez-vous une bagnole neuve.
43:04Les gueux d'Alexandre Jardin.
43:08Moi, les ZFE,
43:09je suis contre
43:10pour plusieurs raisons.
43:11Un,
43:12comme l'a dit Paul,
43:13effectivement,
43:14il faudrait voir
43:14l'efficacité réelle
43:16de ces zones.
43:17Moi,
43:18en termes d'efficacité,
43:20les ZFE,
43:20ça me fait penser
43:21au nuage de Tchernobyl,
43:22c'est-à-dire
43:22la pollution,
43:24elle ne passe pas
43:26le centre-ville.
43:27Bon,
43:27ça me paraît
43:28un peu absurde.
43:30Deux,
43:30il y a une question
43:31de philosophie profonde
43:33et je crois
43:34que si on veut
43:35vraiment s'engager
43:36dans de vraies politiques
43:37écologiques
43:38et dans une vraie
43:39transition écologique,
43:40il faut absolument
43:41arrêter avec
43:42l'écologie punitive.
43:43Ça,
43:44c'est fondamental.
43:45Arrêtons avec ça
43:47de pénaliser des gens
43:48au détriment d'autres.
43:49Et puis,
43:49effectivement,
43:50indépendamment même
43:51de la philosophie écologique,
43:53c'est discriminatoire
43:54socialement
43:55et c'est dégueulasse
43:56pour les plus pauvres.
43:57Donc,
43:57franchement,
43:58cette mesure,
43:58c'est clair.
44:01C'est plutôt,
44:02on ne va pas dire
44:03c'est plutôt
44:04zone à forte exclusion
44:06parce que
44:07je ne sais plus
44:08qui avait dit ça
44:09d'ailleurs,
44:09ce n'est pas de moi.
44:10Mais moi,
44:11je trouve que
44:11c'est hyper discriminatoire.
44:13Je suis entièrement
44:13d'accord avec toi
44:14et au-delà de ça,
44:15sous couvert
44:16de l'écologie,
44:18sous couvert que
44:19oui,
44:19bien sûr qu'il y a
44:20un enjeu effectivement
44:21que la pollution de l'air
44:22est un enjeu capital.
44:24Mais encore une fois,
44:26on ne trouve pas
44:27la solution
44:28qui va accompagner
44:29la proposition.
44:31C'est quelques bobos
44:32là,
44:33on a l'impression
44:33qu'ils sont à vélo
44:34en train de prendre
44:36des décisions.
44:37Il faut tout de même
44:37le faire
44:38parce qu'il y a
44:38plusieurs critères
44:39aussi,
44:39notamment au niveau
44:40européen
44:40où on rentre aussi
44:42maintenant dans
44:42un processus global.
44:44Mais encore une fois,
44:45je vous le dis,
44:46on propose
44:48mais on n'accompagne
44:49pas toute la chaîne.
44:50En fait,
44:50on démarre
44:51et ensuite,
44:51on s'arrête au milieu
44:52et ensuite,
44:53on trouve des pansements.
44:54Oui,
44:54et vous faites comment
44:55quand vous habitez
44:55en banlieue ?
44:56Vous devez travailler
44:56sur Paris,
44:57les armes,
44:58les aides-soignantes.
44:59Je suis contre,
45:01mais complètement,
45:02mais à 100 000%.
45:03Pourquoi ?
45:04Parce que,
45:04effectivement,
45:06tout le monde
45:07n'a pas les moyens
45:07d'aller acheter
45:08un véhicule non polluant,
45:10électrique,
45:11etc.
45:12Et alors,
45:12je vais vous dire,
45:13la double peine,
45:14c'est que dans certains quartiers,
45:15donc je vais prendre
45:16l'exemple de Paris,
45:17puisque je suis d'ici,
45:19vous payez extrêmement cher
45:21le fait de garer une voiture
45:23qui n'est pas classée
45:24dans la catégorie,
45:26justement,
45:26des véhicules non polluants.
45:27Donc,
45:28c'est une double peine.
45:29La mairie de Paris
45:30veut se déparer
45:31de la bagnole.
45:32Il l'assume.
45:33On l'a vu,
45:34même sur le tissu économique,
45:35c'est une catastrophe.
45:36C'est un vrai choix politique,
45:37c'est-à-dire que la mairie de Paris
45:39décide que,
45:40finalement,
45:41on privilégie le piéton
45:42et les transports en commun
45:44au détriment de la voiture,
45:46pourquoi pas ?
45:46C'est un choix politique,
45:48mais,
45:48encore une fois,
45:49ce choix politique
45:50ne doit pas être discriminatoire.
45:51Après,
45:51moi,
45:51j'ai envie de dire,
45:52de toute façon,
45:53il ne faut pas trop s'inquiéter,
45:54vu le prix de l'essence,
45:55vu le prix de l'essence,
45:56bientôt,
45:57la France entière
45:58sera en zé des feux
45:59puisque personne n'aura plus
46:01les moyens de rouler.
46:02Il va falloir distribuer
46:03des véhicules à tout le monde
46:04et puis,
46:05voilà,
46:05on rentre dans un processus
46:06de leasing global
46:08où chacun,
46:09en fait,
46:09pourra avoir son véhicule électrique.
46:10Sans parler des contraintes
46:12du véhicule électrique
46:13que j'ai pu expérimenter
46:15lors de mes dernières vacances
46:16et où je devais m'arrêter
46:17toutes les deux heures
46:18pour rester au moins,
46:19bon,
46:19à la limite,
46:19on doit s'arrêter
46:20toutes les deux heures,
46:21vous allez me dire,
46:22mais je peux vous dire
46:22que c'était une...
46:23Ouais,
46:24je me reprends.
46:25Mais c'était une catastrophe
46:26parce que du coup,
46:27à chaque fois,
46:28je devais m'arrêter.
46:31Moi,
46:31j'étais jusqu'à Barcelone
46:32et j'étais une voiture
46:33toutes les deux heures.
46:33Et toutes les deux heures,
46:34ça me parait un petit peu
46:35de s'agir,
46:35ma chère Rachida.
46:36Elle devait avoir
46:37un défaut de fabrication.
46:39380 kilomètres d'autonomie.
46:40Ça,
46:41je vous parle en connaissance de cause.
46:42En même temps,
46:42j'avais peut-être un peu
46:43le pied sur le champignon,
46:44mais du coup,
46:47il y a des contraintes aussi.
46:48Oui,
46:48vous roulez très vite.
46:51En respectant les règles.
46:52Merci à tous les trois,
46:53Paul Sebi,
46:54Rachida Kahout,
46:54Mathias Leboeuf.
46:55Bonjour Péricault,
46:56les gars.
46:57Bonjour Stéphanie.
46:58Comment allez-vous ?
47:00Intécemment.
47:01C'est l'actualité.
47:02Votre émission l'a déjà révélée.
47:03On va parler de cette suppression
47:05du crédit d'impôt
47:05pour l'emploi à domicile.
47:07Est-ce que les députés
47:08s'attaquent à nos familles
47:09et à nos vieux ?
47:09Ce serait terrible.
47:10Voilà,
47:11on va recevoir
47:11Loïc Gobet
47:12qui est le président
47:13des associations
47:14d'activités
47:15de services à la personne.
47:17Qui sont ceux
47:18qui veulent corrompre la France ?
47:19La gangrène,
47:20c'est le titre
47:20de Nathalie Goulet,
47:21la sénatrice.
47:23Comment l'argent sale
47:24corrompt le monde
47:25et pourrit la France ?
47:27Voilà.
47:27Ouh là là,
47:28vaste débat.
47:29Et je dirais
47:29un petit mot
47:30sur cette...
47:31Est-ce que l'école
47:32de la République
47:33peut devenir
47:33le cimetière de la France ?
47:34C'est fort,
47:36mais j'argumente
47:36avec beaucoup de sérénité.
47:38Vous avez bien
47:38travaillé vos titres.
47:39Merci mon cher Péricault
47:41et puis à demain,
47:41nous on se retrouve
47:42à 10h
47:43pour à vous de le dire.
47:45Sud Radio

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