- il y a 13 heures
Quatre élus, militants et analystes politiques Européens ont débattu, avec un public avisé, au Village du Monde de la Fête de l’Humanité sur le thème de la montée de l'extrême droite dans différents pays d'Europe. Henriette Quade, Députée Die Linke de Saxe Anhalt (Allemagne), Natasha Theodorakopoulou, Membre de la direction de Syriza et représentante de ce parti au sein du PGE, Raoul Hedebouw, Porte-parole du PTB (Belgique) et Bruno Odent, Journaliste à l’Humanité et auteur de « Europe, état d’urgence » ont analysé l’origine sociale et politique de cette dérive qui peut prendre des aspects différents selon les pays. Débat animé par Jean-François Tealdi, journaliste.
Réalisation : Abrahim Saravaki
Réalisation : Abrahim Saravaki
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00:00:01...
00:00:16Nous allons donc débattre avec nos invités
00:00:18et tout d'abord, puisque les élections allemandes se sont tenues le week-end dernier,
00:00:23Henriette Kade est députée de D-Link, de Sachs-la-Lac dans l'Allemagne,
00:00:27pays où les actes de violence contre les foyers de demandeurs d'asile,
00:00:31un incendie par jour, n'ont jamais été aussi nombreux.
00:00:34Elle est en première ligne face à la montée des partis d'extrême droite.
00:00:38Henriette, je vous demande tout de suite, je te demande tout de suite,
00:00:41pourquoi l'extrême droite progresse d'élection en élection outre-Rhin,
00:00:48pourquoi ce renversement est dû seulement à la demande d'affût de demandeurs d'asile,
00:00:53au discours xénophobe, ou bien l'aggrammation de la situation sociale en Allemagne
00:00:58joue-t-elle un rôle ?
00:01:03Les deux raisons jouent un rôle,
00:01:07c'est un conflit qui traverse toute la société dans notre pays.
00:01:14D'abord la situation sociale, la précarisation de plus en plus grande dans tous les domaines de la vie sociale,
00:01:22que ce soit pour les conditions de travail, que ce soit pour l'accompagnement des enfants,
00:01:29que ce soit pour les retraites,
00:01:31créées sur un véritable moteur pour le sentiment de déclassement,
00:01:37et ce sentiment nourrit ensuite les peurs qui sont utilisées par l'extrême droite.
00:01:43L'AFD n'a aucun programme social.
00:01:46L'AFD, le parti populiste alternatif pour l'Allemagne,
00:01:53l'AFD n'a aucun programme social.
00:01:55Mais en revanche, ils agitent la fibre nationale,
00:01:59ils font raisonner une fibre nostalgique,
00:02:04un sentiment d'un loup chez nous,
00:02:09qui, avec une réponse nationale aux problèmes,
00:02:14qui trouve un certain écho dans la population.
00:02:17Letztlich wird der Erfolg der AFD maßgeblich vom Kurs der Konservativen,
00:02:23maßgeblich vom Kurs der CDU bestimmt.
00:02:26Die CDU hat im letzten Jahr, außer...
00:02:29L'autre élément qui explique ce succès de l'AFD,
00:02:32c'est la politique de la CDU, la politique des conservateurs.
00:02:36Parce qu'après avoir dit « nous y arrivons »,
00:02:40la chancelière, bon, ça tout le monde l'a entendu,
00:02:43mais en revanche, le parti, son parti, la CDU,
00:02:45n'a absolument rien fait pour organiser l'accueil des réfugiés.
00:02:50On a confié aux communes le soin d'accueillir les réfugiés.
00:02:53Les communes qui sont déjà sous-financées en Allemagne,
00:02:57que des problèmes financiers, se sont trouvés complètement débordés
00:03:02par cette problématique.
00:03:04Et effectivement, ça nourrit les campagnes de l'extrême droite
00:03:10sur l'accueil des réfugiés.
00:03:13C'est assez complexe.
00:03:15Donc on a un parti nationaliste en Flandre.
00:03:18Donc c'est vraiment dans la partie nord du pays.
00:03:21Donc c'est-à-dire un état en Flandre.
00:03:22Nous avons la chance de ne pas avoir l'extrême droite structurée du côté sud du pays.
00:03:27Nous avons eu à l'époque un Front National dans les années 90
00:03:30qui en fait n'existait quasiment pas sur le terrain,
00:03:35mais qui sur base de la publicité du Front National en France via les médias,
00:03:41permettait, en ne menant quasiment pas de campagne en Belgique,
00:03:44d'obtenir des scores de 8 à 10%.
00:03:46Donc ça montre le potentiel d'un vote d'extrême droite qui existe dans le sud du pays.
00:03:52Je trouve ça important, parce que juste pour un peu
00:03:55pouvoir dessiner ce qu'est le PTB en Belgique,
00:03:57nous sommes encore le dernier parti national en Grand Belgique.
00:04:00Donc depuis les années 70, la plupart des partis traditionnels
00:04:03ont décidé de se diviser sur une base communautaire
00:04:07entre le flamande et le francophone.
00:04:09Pourquoi je l'explique ?
00:04:10Parce qu'elle permet d'expliquer pourquoi on a une autodynamique communautaire
00:04:14qui finalement profite à la droite.
00:04:16Nous, nous sommes encore un des derniers partis nationaux
00:04:18dans lesquels les camarades Wallon, Bruxellois et Flamands
00:04:22se retrouvent dans la même partie.
00:04:24C'est un point important pour nous.
00:04:25Alors la question qui nous préoccupe un peu plus aujourd'hui,
00:04:27c'est la montée de la LVA, la New Orleans Alliance,
00:04:31qui est donc effectivement un parti qui a fait un tiers des voix
00:04:36et qui est pour la sorte des sondages qui diminuent un peu,
00:04:38mais qui est très très puissante en flamme.
00:04:41Alors nous, l'analyse qu'on fait de cette montée du nationalisme flamand,
00:04:46je crois que c'est une analyse qui va pouvoir coller à la plupart des pays européens.
00:04:51Tu sais, on a un peu de musique pour un peu...
00:04:57On en entend quand même, là, oui.
00:05:00D'autant que nous constatons finalement que, d'une part,
00:05:05ce parti nationaliste en Belgique a cette particularité par rapport aux autres extrêmes-droites,
00:05:10et je crois que c'est important de ne pas être un parti protectionniste.
00:05:15Donc les partis d'extrême-droite en Belgique sont europhiles.
00:05:18Vous allez me dire, la capitale Bruxelles, elle est là,
00:05:20c'est-à-dire expliquant cela.
00:05:22Mais en tout cas, nous avons des partis d'extrême-droite
00:05:24qui ne remettent pas en cause l'Union Européenne
00:05:26et qui ne veulent pas un retour aux États-nations.
00:05:29Ce que veut l'extrême-droite en flamme,
00:05:31c'est une extrême-droite et un parti nationaliste,
00:05:34donc nous avons le plan se belingue d'une part,
00:05:36et nous avons le parti nationaliste,
00:05:37veulent en fait un émiettement de l'État fédéral belge
00:05:41pour arriver à uniquement l'exercice de région.
00:05:44Donc c'est en fait une sorte de régionalisme d'extrême-droite.
00:05:47C'est important que ce n'est pas un nationalisme,
00:05:48c'est une base régionale.
00:05:50Et donc le logique est assez simple, finalement,
00:05:52c'est de dire que si nous créons, non pas l'Europe des nations,
00:05:56mais l'Europe des régions,
00:05:58nous aurons alors d'une part des compétences belges
00:06:01qui vont partir vers l'Europe
00:06:02et des compétences belges qui vont partir vers les régions.
00:06:05Et donc l'État-nation belge va disparaître.
00:06:08Et donc ça, c'est la logique de notre nationalisme en Belgique
00:06:11qui est un peu particulière par rapport au nationalisme,
00:06:14je veux dire, dans les autres pays.
00:06:16Alors, une des raisons que nous analysons pour l'instant
00:06:19pourquoi elle arrive à percer,
00:06:21je crois qu'il n'y a pas d'explication spécifiquement belge.
00:06:26Je crois que l'explication est assez classique,
00:06:27c'est que nous constatons que c'est dans les faubourgs ouvriers,
00:06:31dans les cantons ouvriers,
00:06:33là où la social-démocratie,
00:06:35on en a peut-être un peu tout à l'heure aussi,
00:06:37où la gauche radicale a peut-être un problème
00:06:38pour s'implanter ou se réimplanter,
00:06:41c'est dans ces quartiers ouvriers
00:06:43où les scores de la gauche traditionnelle ont diminué,
00:06:46que petit à petit, depuis les années 80,
00:06:49les scores de l'extrême droite ont augmenté.
00:06:50Nous constatons, par exemple,
00:06:52c'est dans la banlieue anversoise,
00:06:54ce qui était appelée auparavant,
00:06:56dans les années 60, septembre,
00:06:57la banlieue rouge d'Anvers,
00:06:59qui est un Anvers, comme vous dites ici en France,
00:07:02qui est une grande ville portuaire,
00:07:03qui est très ouvrière.
00:07:05Donc, ce n'est pas une petite bourgeoisie,
00:07:07c'est vraiment une ville très ouvrière,
00:07:09c'est dans ces villes très ouvrières
00:07:10que l'extrême droite arrive à s'implanter.
00:07:12Et on voit que c'est un peu la même chose
00:07:13dans les autres villes en Flandre,
00:07:16que finalement, c'est où la gauche
00:07:17et la gauche traditionnelle reculent
00:07:19que l'extrême droite prend de la place.
00:07:21Et je pense, et je finirai par là
00:07:23ma première intervention,
00:07:25je pense qu'une des problématiques
00:07:26qu'elle est confrontée,
00:07:27c'est que, pendant des années,
00:07:30il y a eu le but des travailleurs
00:07:32qui s'opposaient au moins jeune
00:07:34de l'individualisme néolibéral.
00:07:36Donc, c'est-à-dire qu'on a des partis
00:07:37traditionnels libéraux aussi en BNJPS,
00:07:39c'est-à-dire, c'est le FND,
00:07:40chez nous, le mouvement réformateur,
00:07:41qui sont la droite, je veux dire, classique.
00:07:43Et donc, pendant 20-30 ans,
00:07:45il y a eu un combat
00:07:46entre le moins jeune individualiste libéral
00:07:49et le nous, le nous ouvrier.
00:07:52Et petit à petit,
00:07:53cette identité de classe a été perdue.
00:07:55Et depuis maintenant 15-20 ans,
00:07:57les nationalistes de l'extrême droite
00:07:59viennent contre le moins jeune
00:08:01ultra-libéral avec un autre nous.
00:08:03Le nous, pas le nous des ouvriers,
00:08:05pas le nous de la classe des travailleurs,
00:08:07mais le nous nationaliste exclusif,
00:08:09le nous de la nation,
00:08:10le nous de la région.
00:08:12Et je pense que nous sommes tous confrontés,
00:08:14les gauches radicales dans tous les différents pays,
00:08:17c'est que nous devons, à nouveau,
00:08:19oser affronter, opposer au nous des nationalistes,
00:08:23le nous des travailleurs.
00:08:25Le nous des travailleurs.
00:08:26Et je pense que là, nous avons tous un problème.
00:08:28Nous avons un problème parce que
00:08:30cette identité de classe,
00:08:31c'est d'être en train de petit à petit disparaître.
00:08:33Et je crois que nous devons oser
00:08:35retourner sur le terrain,
00:08:36sur le terrain dans le combat de classe.
00:08:38dans le combat d'une identité de classe
00:08:40qui permet de regalier les travailleurs.
00:08:42Or, le problème,
00:08:43c'est que les travailleurs sont très en colère.
00:08:45Je crois qu'on le sent tous autour de nous.
00:08:46Je pense que c'est le cas en Belgique,
00:08:47c'est dans les autres pays.
00:08:49Les travailleurs vivent le dumping social
00:08:51avec des travailleurs qui viennent d'autres pays.
00:08:53Et je crois,
00:08:54mais ça, ça fait partie du débat,
00:08:55qu'en venant avec un discours
00:08:57uniquement antiraciste,
00:08:58on y arrivera pas.
00:09:00On n'y arrivera pas
00:09:01parce qu'on n'arrive pas
00:09:02à toucher les travailleurs
00:09:03dans l'identité de classe.
00:09:04Je pense qu'on doit oser
00:09:05retourner vers des combats de classe,
00:09:07oser à nous revenir
00:09:08avec du langage peut-être parfois peu gras.
00:09:10Ça peut être un débat entre nous,
00:09:12peut-être moins sophistiqué,
00:09:14peut-être parfois
00:09:14avec des grandes explications,
00:09:16etc., etc.
00:09:17Mais revenir à un discours de classe
00:09:18et un discours aussi anti-élite.
00:09:20Je sais que c'est un débat
00:09:21dans la gauche radicale,
00:09:22je préfère l'avoir ici
00:09:23au nom de camarades
00:09:24pour débattre de nos stratégies différentes.
00:09:26Je pense qu'il y a une limite européenne
00:09:27aujourd'hui qui est présente
00:09:28et je pense que la gauche radicale
00:09:30à vocation à beaucoup plus la dénoncer.
00:09:32La dénoncer pour qu'aussi
00:09:33le monde du travail
00:09:34retrouve aussi confiance
00:09:36en une gauche anti-système
00:09:37qui peut être une vraie alternative
00:09:39par rapport à cette extrême droite
00:09:40qui, elle, serve bassement
00:09:42sur le racisme des travailleurs.
00:09:43Et j'espère que dans les années à venir,
00:09:45l'ensemble des gauches radicales
00:09:46vont arriver à retrouver
00:09:47ce langage de classe
00:09:48pour faire une extrême droite.
00:09:49Merci.
00:09:59Tout d'abord,
00:10:02merci pour l'invitation
00:10:06et félicitations pour avoir le courage
00:10:09malgré les problèmes
00:10:11d'organiser une fois de plus
00:10:13la paix de l'humain
00:10:14parce que c'est un geste
00:10:17contre la paix.
00:10:19C'est une autre façon
00:10:21à travers laquelle la gauche
00:10:23peut montrer
00:10:25comment on peut en faire face
00:10:28à des problèmes, disons,
00:10:31graves
00:10:31de notre époque.
00:10:35Et je dois dire
00:10:39que le développement
00:10:41de l'eau dorée en Grèce
00:10:46aillé bien avant
00:10:48la crise
00:10:50ou bien avant
00:10:52la crise économique.
00:10:55C'est un parti
00:10:56qui était à Paris
00:11:00au début des années 90.
00:11:03C'était le moment
00:11:05pendant lequel
00:11:08la Grèce a reçu
00:11:10un grand flux
00:11:12d'émigrants
00:11:13économiques
00:11:16provenant
00:11:16des pays de l'Est.
00:11:19C'était tout de suite
00:11:21après la chute
00:11:23du mur de Berlin.
00:11:25On parle des Albanais,
00:11:27des Polonais,
00:11:28des Engrois,
00:11:30des Bulgares,
00:11:31des Lunins
00:11:31qui sont arrivés
00:11:33en Grèce
00:11:34et ils ont essayé
00:11:35de trouver un travail
00:11:37pour améliorer
00:11:39leur propre vie.
00:11:40à ce moment-là,
00:11:43il y a eu,
00:11:45disons,
00:11:46le premier discours
00:11:49contre, disons,
00:11:51les réfugiés
00:11:51économiques
00:11:53et sur les conséquences
00:11:56que les migrants
00:11:57pourraient provoquer
00:11:59au travail en Grèce.
00:12:00mais c'était la période
00:12:03d'abondance en Grèce.
00:12:05C'était la période
00:12:06avant les géolimpiques,
00:12:09donc c'était facile
00:12:10pour tout le monde
00:12:12de trouver un travail
00:12:13et surtout
00:12:14parce que c'était
00:12:16une époque
00:12:17pendant laquelle
00:12:18les Grecs
00:12:19abandonnaient
00:12:20quelques postes
00:12:21parce que c'était
00:12:22des postes
00:12:24pas bien,
00:12:25puisque ils avaient
00:12:26la possibilité
00:12:27d'en trouver
00:12:28des meilleurs.
00:12:30Donc,
00:12:31l'homme doré
00:12:32à l'époque
00:12:33a resté
00:12:34très marginalisé
00:12:35et l'obtenait,
00:12:37disons,
00:12:37des pourcentages
00:12:38de 0,8%
00:12:41mais à mon avis,
00:12:44c'était pas seulement
00:12:44la crise économique
00:12:46qui a permis
00:12:47à l'emploi
00:12:47de se développer.
00:12:49C'était aussi
00:12:51le comportement
00:12:52du système
00:12:54du bipartisme
00:12:56qui développait,
00:12:58disons,
00:13:01qui existait en Grèce
00:13:02depuis la suite
00:13:04de la République
00:13:04et je l'exprime.
00:13:07Et il y avait
00:13:08deux parties,
00:13:08le parti
00:13:09de la droite
00:13:10et le parti
00:13:11socialiste.
00:13:13Alors,
00:13:14bien,
00:13:14au début
00:13:15de la crise,
00:13:17l'homme doré
00:13:18a été
00:13:18utilisé
00:13:19comme un moyen
00:13:22par les deux parties
00:13:24pour bloquer
00:13:26l'autre.
00:13:28Au début,
00:13:29c'était le parti
00:13:29socialiste.
00:13:31Alors,
00:13:31vous savez,
00:13:32qu'ils avaient pensé
00:13:32que si
00:13:33l'homme doré
00:13:35pourrait obtenir
00:13:37un meilleur score,
00:13:39le parti
00:13:41de la droite
00:13:41n'arrivait pas
00:13:43au pouvoir,
00:13:44n'avait pas
00:13:45gagné
00:13:45les élections.
00:13:48Alors,
00:13:49ils pensaient
00:13:50qu'après,
00:13:51tout de suite,
00:13:51après,
00:13:52ils pourraient
00:13:52contrôler la situation.
00:13:54Alors,
00:13:55ça,
00:13:55c'était le premier pas.
00:13:56et tout de suite
00:13:58après,
00:13:59quand le parti
00:14:00de la droite
00:14:02est arrivé
00:14:03au pouvoir,
00:14:05ce qu'ils ont passé,
00:14:07c'était déjà
00:14:08en 2012
00:14:08et l'homme doré
00:14:09était dans le
00:14:10gouvernement,
00:14:11ce qu'ils avaient
00:14:12pensé
00:14:13que si
00:14:15ils utilisaient
00:14:16contre l'homme doré
00:14:18et ils les
00:14:19haussaient
00:14:19un tout petit peu
00:14:21et l'homme doré
00:14:22pourrait se développer
00:14:24un tout petit peu,
00:14:24ça pourrait bloquer
00:14:25la hausse des civils
00:14:27et de la grosse
00:14:27hombresse.
00:14:29Ils se sont
00:14:30trompés
00:14:32parce que tout de suite
00:14:33après,
00:14:34ils se sont rendu
00:14:35compte que
00:14:36l'homme doré
00:14:37était incontrôlable.
00:14:40On était dans une période
00:14:42où tout le monde
00:14:43contestait
00:14:44le système politique
00:14:45en général
00:14:47et l'homme doré
00:14:48comme Syriza
00:14:49était un des partis
00:14:51qui se présentait
00:14:53comme parti
00:14:53hors du système
00:14:54traditionnel.
00:14:57Mais le fait
00:14:59que Syriza
00:15:00a gagné
00:15:01les élections,
00:15:02à mon avis,
00:15:04c'est la raison
00:15:05pour laquelle
00:15:05notre bloc doré
00:15:08ne peut plus
00:15:09se développer.
00:15:11Et je m'exprime,
00:15:13mais je m'explique.
00:15:16Il y a deux choses
00:15:17ou deux points
00:15:19très importants
00:15:20dans mon avis.
00:15:21Et je dois faire
00:15:23souligner
00:15:23autre chose aussi
00:15:24en parallèle.
00:15:26Est-ce que
00:15:27vous avez pensé
00:15:30quand on parle
00:15:31de la hausse
00:15:33de l'extrême droite
00:15:35en Europe
00:15:37pourquoi
00:15:37on n'a pas
00:15:38ce phénomène
00:15:40en Portugal,
00:15:42en Espagne
00:15:43et en Grèce,
00:15:46Grèce,
00:15:46disons,
00:15:47contrôlée
00:15:47jusqu'à maintenant ?
00:15:49À mon avis,
00:15:50il y a deux raisons.
00:15:51Moi,
00:15:51je parle de la Grèce,
00:15:52mais il y a
00:15:53des similarités
00:15:54avec les autres pays.
00:15:56Tout d'abord,
00:15:57les trois pays
00:15:58en dehors
00:15:59de la guerre
00:15:59de la Deuxième Guerre mondiale
00:16:03et le fascisme
00:16:04ont récu
00:16:05des dictatures.
00:16:08Et ça,
00:16:08c'est très important.
00:16:10On a un mémoire
00:16:12qui nous suit
00:16:13jusqu'à aujourd'hui.
00:16:15Dans toutes les familles,
00:16:16il y a des victimes.
00:16:18Et il y a un débat
00:16:20qui reste vivant.
00:16:21Et deuxième fois,
00:16:24tous les trois pays
00:16:25ont une énorme
00:16:28d'expérience
00:16:29à la migration.
00:16:32Les Portugais,
00:16:33les Espagnols,
00:16:34les Grèques
00:16:34sont démigrés
00:16:37ou ont été obligés
00:16:41de quitter leur pays
00:16:43pour des questions économiques
00:16:45ou des questions politiques
00:16:48plusieurs fois.
00:16:51Et ça aussi
00:16:52est un cercle
00:16:54de mémoire.
00:16:57Dans chaque famille,
00:16:58il y a une personne
00:17:00qui vit à la grandeur,
00:17:02qui a souffert,
00:17:06qui a vécu
00:17:07le problème
00:17:08des migrants,
00:17:10qui a raconté
00:17:11ces histoires
00:17:12à leur famille.
00:17:14Aujourd'hui,
00:17:15on compte
00:17:15s'il y a
00:17:1610 millions
00:17:16de grèques
00:17:17en Grèce,
00:17:18on compte
00:17:2114 à 17 millions
00:17:23de grèques
00:17:24de diaspora
00:17:25partout dans le monde.
00:17:29Alors,
00:17:30ce que la gauche
00:17:32a fait
00:17:32bien avant
00:17:33d'arriver
00:17:34au pouvoir,
00:17:34c'est
00:17:35d'essayer
00:17:37de tenir
00:17:39vivant
00:17:40le mémoire.
00:17:43aussi bien
00:17:44en ce qui concerne
00:17:45le fascisme
00:17:46et le dictatuit,
00:17:48que l'histoire
00:17:49des migrants,
00:17:50les droits
00:17:50des migrants,
00:17:51le problème
00:17:51des migrants
00:17:52est que nous sommes
00:17:54les grèques
00:17:55victimes
00:17:56de la migration.
00:18:00C'est la raison
00:18:01pour laquelle,
00:18:02malgré le problème
00:18:03des réfugiés politiques
00:18:06et la casquette
00:18:07des réfugiés
00:18:07que nous avons
00:18:08ici pendant
00:18:09la dernière année,
00:18:10presque un million
00:18:11de personnes
00:18:12ont traversé
00:18:13la Grèce
00:18:13pour
00:18:16arriver
00:18:16en Europe.
00:18:19Quelques-uns
00:18:20ont réussi,
00:18:21les autres
00:18:21sont bloqués,
00:18:22toujours.
00:18:25Les comportements
00:18:26des grèques
00:18:27étaient
00:18:27tout à fait différents
00:18:30du reste
00:18:31de l'Europe.
00:18:33Parce que
00:18:34chaque famille
00:18:36disait
00:18:36« Moi,
00:18:38je me rappelle
00:18:38bien ce
00:18:39qui me racontait
00:18:40l'envers. »
00:18:43Ils avaient
00:18:44femme
00:18:45et personne
00:18:46ne pouvait.
00:18:48Il y avait
00:18:48personne
00:18:49pour les aider.
00:18:50Alors,
00:18:51ce qu'on veut faire,
00:18:52c'est les aider.
00:18:53Ils ont le droit
00:18:56à un bon repas,
00:18:59à un toit
00:19:00et à un meilleur
00:19:02à revenir.
00:19:03Donc,
00:19:03je termine
00:19:05avec cela.
00:19:06Pour moi,
00:19:07il est très important
00:19:09d'avoir,
00:19:10disons,
00:19:11dans un pays
00:19:13des forces
00:19:15qui essayent
00:19:17à travers,
00:19:19disons,
00:19:20plusieurs initiatives
00:19:22de tenir
00:19:23privées,
00:19:24disons,
00:19:25les questions
00:19:26fondamentales
00:19:27qui font
00:19:30la différence
00:19:32entre
00:19:33la droite
00:19:34et la cause.
00:19:35Les forces
00:19:36progressives
00:19:37et la droite.
00:19:38sont des questions
00:19:40comme la démocratie,
00:19:41la solidarité,
00:19:44la justice sociale.
00:19:45Et ça,
00:19:46c'est très important.
00:19:47on a eu
00:19:48les témoignages
00:19:48grecs,
00:19:50belges et allemands.
00:19:51Nous allons passer
00:19:51la parole
00:19:52à Bruno Odin.
00:19:53Bruno,
00:19:53un observateur,
00:19:54j'allais dire extérieur,
00:19:55puisqu'il est du service
00:19:57monde
00:19:57à l'humanité,
00:19:58qu'il a publié
00:20:00autant d'espris
00:20:01cet ouvrage
00:20:02« Europe
00:20:03État d'urgence ».
00:20:05Il se fera un plaisir
00:20:06de vous décasser
00:20:07le débat.
00:20:08Donc,
00:20:09Bruno,
00:20:10justement,
00:20:10dans ton bouquin,
00:20:12tu expliques
00:20:13que le projet
00:20:14européen
00:20:15est ligné
00:20:17à cause
00:20:18de la léthargie
00:20:19économique,
00:20:20du déficit
00:20:22démocratique,
00:20:23de la paupérisation
00:20:24d'une lâche partie
00:20:26des populations
00:20:26avec le problème
00:20:27des inégalités.
00:20:29Et pour toi,
00:20:30ce sera l'origine
00:20:31de cette précise
00:20:31de l'offre
00:20:32sans des opinions
00:20:32publics
00:20:33à l'égard
00:20:34du projet européen
00:20:35et donc
00:20:35du succès
00:20:36de l'éthargie
00:20:36sans avoir.
00:20:38Il y a cette
00:20:41précarisation,
00:20:41cette paupérisation
00:20:43d'une partie
00:20:43de la population,
00:20:45des populations
00:20:47européennes.
00:20:48Ce qui est intéressant,
00:20:49ce qu'il faut voir,
00:20:50c'est
00:20:51d'où ça vient
00:20:52pour mieux combattre
00:20:53ce phénomène
00:20:57qui nourrit
00:20:58l'extrême droite
00:20:58partout.
00:20:59Il faut voir
00:21:00d'où ça vient.
00:21:01Et d'où ça vient,
00:21:02ça vient
00:21:02d'un système
00:21:04européen
00:21:05que je qualifie
00:21:05d'ortholibéral.
00:21:07Parce que
00:21:08le système européen
00:21:09a été construit
00:21:10à partir
00:21:12d'une
00:21:13norme
00:21:14des marchés
00:21:16financiers.
00:21:17Depuis le traité
00:21:19de Maastricht,
00:21:19jusqu'à aujourd'hui,
00:21:20on a
00:21:21peu à peu
00:21:22construit
00:21:23ce modèle
00:21:24libéral
00:21:27en fonction
00:21:28en fonction
00:21:28des normes
00:21:29des marchés
00:21:29financiers.
00:21:29La norme,
00:21:30la loi
00:21:30des marchés
00:21:31financiers,
00:21:31c'est la loi
00:21:32du plus fort.
00:21:34Le modèle
00:21:35qui est
00:21:36le plus fort
00:21:36aujourd'hui,
00:21:37qui est la classe
00:21:38dominante
00:21:39aujourd'hui,
00:21:40la classe
00:21:40capitaliste
00:21:41qui impose
00:21:43son modèle
00:21:44aujourd'hui
00:21:45à toute l'Europe,
00:21:45c'est la classe
00:21:49la classe
00:21:49capitaliste
00:21:50allemande.
00:21:51Et celle-ci,
00:21:52elle a imposé
00:21:56ce modèle
00:21:57d'ortholibéral,
00:21:57à savoir
00:21:58de plus en plus
00:21:59de contraintes
00:22:01depuis le traité
00:22:03de Maastricht
00:22:04jusqu'au traité,
00:22:05je ne développe pas
00:22:07parce que je pense
00:22:07que tout le monde
00:22:08peut être de cela,
00:22:09mais le traité
00:22:10de Lisbonne,
00:22:11et puis
00:22:12très récemment,
00:22:14en 2012,
00:22:15un traité
00:22:16que notre président
00:22:17devait,
00:22:18une fois élu,
00:22:20renégocier,
00:22:20mais qu'il n'a
00:22:21pas renégocié
00:22:22le traité
00:22:23dit
00:22:24budgétaire
00:22:25européen
00:22:26et qui a
00:22:27enterriné
00:22:28des mesures
00:22:29d'austérité
00:22:30absolument
00:22:31considérables.
00:22:32On a
00:22:34ainsi
00:22:35chaque État
00:22:36s'est engagé
00:22:37à mettre
00:22:39dans sa constitution
00:22:41une règle d'ordre,
00:22:42ce qu'on appelle
00:22:43une règle d'ordre,
00:22:44c'est-à-dire
00:22:44non pas
00:22:45non plus
00:22:46comme avec
00:22:47Mastiche,
00:22:47les 3%
00:22:48de déficit
00:22:50publics
00:22:51ou les 60%
00:22:52d'endettement
00:22:53publics,
00:22:54c'est-à-dire
00:22:55non plus
00:22:55cette limitation-là,
00:22:56mais l'obligation
00:22:58d'être
00:22:59à l'équilibre
00:23:00budgétaire.
00:23:01Donc,
00:23:02c'est un
00:23:03renforcement
00:23:04de ces contraintes
00:23:05qui a nourri
00:23:07ce que nous,
00:23:07on connaît bien,
00:23:08on parle
00:23:11de politique
00:23:12de politique
00:23:13unique,
00:23:15on a la droite,
00:23:16on a la gauche,
00:23:17mais on a toujours
00:23:17le sentiment
00:23:19que c'est la même
00:23:20politique qui se fait,
00:23:21c'est-à-dire
00:23:21les mêmes
00:23:22essais contraintes-là
00:23:23dans lesquelles,
00:23:25malheureusement,
00:23:28nos dirigeants
00:23:29français
00:23:29se sont
00:23:32acceptés,
00:23:33Hollande
00:23:34n'a pas
00:23:35renégocié
00:23:36ce traité
00:23:37éducateur
00:23:37en 2012,
00:23:39et bien
00:23:39ils se plient
00:23:40à ces contraintes
00:23:41et résultat,
00:23:42le sentiment
00:23:43de la population,
00:23:44c'est
00:23:45qu'on est
00:23:46confronté
00:23:47à une pensée
00:23:48unique,
00:23:48à un rouleau
00:23:50compresseur
00:23:51contre lesquels
00:23:52on ne peut
00:23:53rien faire,
00:23:54etc.
00:23:54D'où
00:23:55le succès
00:23:56après
00:23:56de ceux
00:23:57qui disent
00:23:58oui,
00:24:00qu'on tienne
00:24:01un discours
00:24:01anti-élite
00:24:03qui disent
00:24:04oui,
00:24:05si on fait ça,
00:24:06si on fait ça,
00:24:07c'est parce que
00:24:08il y a
00:24:10en l'Iran,
00:24:11évidemment,
00:24:12les réfugiés,
00:24:14les étrangers,
00:24:15les migrants
00:24:16en bouc-émissaire
00:24:17et
00:24:18donc ce discours-là,
00:24:20anti-élite,
00:24:21anti-système
00:24:22et
00:24:23s'appuie là-dessus
00:24:25et
00:24:26malheureusement,
00:24:27en France,
00:24:29ça marche,
00:24:30on sait,
00:24:31on sait bien,
00:24:31qu'il y a une situation
00:24:32politique
00:24:33extrêmement difficile
00:24:35nous nous trouvons
00:24:35avec une classe
00:24:37politique française
00:24:38aussi
00:24:38qui malheureusement
00:24:41se donne le mot
00:24:42pour concourir
00:24:43pour le deuxième
00:24:44cours de la présidentielle
00:24:45contre Marine Le Pen,
00:24:46ce qui est absolument
00:24:47dramatique.
00:24:49qui est ce que j'essaye de montrer
00:24:53dans ce bouquin,
00:24:54c'est de montrer
00:24:55combien,
00:24:56pour rejoindre ce que disait Raoul
00:24:58tout à l'heure,
00:25:00combien
00:25:02cette dégradation
00:25:03de la situation sociale
00:25:05des gens,
00:25:06dégradation
00:25:07de leurs sentiments politiques
00:25:09que j'évoquais d'un instant,
00:25:11combien tout cela
00:25:13est le nationalisme,
00:25:18la montée du nationalisme,
00:25:20sont les deux faces
00:25:23d'une même pièce,
00:25:24si je peux dire.
00:25:25Combien
00:25:26le combat
00:25:27contre l'ordobérialisme,
00:25:30le combat contre
00:25:30l'Europe austéritaire,
00:25:32comme on le dit
00:25:35et le combat
00:25:37contre le nationalisme,
00:25:39sont en fait
00:25:40la même chose,
00:25:41la même,
00:25:42parce que
00:25:43quand on regarde,
00:25:45il y a des cohérences
00:25:47absolument sidérantes,
00:25:48que j'ai développé
00:25:50dans le bien,
00:25:50il y a des cohérences
00:25:52absolument extraordinaires
00:25:53entre
00:25:57cette dérive nationaliste
00:25:59et l'ordobérialisme.
00:26:02Il y a des passerelles
00:26:03absolument spectaculaires.
00:26:05Moi, je donne
00:26:05avec deux exemples
00:26:06la Hongrie
00:26:09avec
00:26:11le parti
00:26:12de M. Orban,
00:26:13qui est membre
00:26:14du PPE,
00:26:15du parti
00:26:15de la droite
00:26:17etc.,
00:26:17et qui tient
00:26:19un discours,
00:26:20qui tient
00:26:20une politique
00:26:21qui est
00:26:22une politique
00:26:23d'extrême droite.
00:26:25Donc,
00:26:25une politique
00:26:26d'extrême droite
00:26:26tolérée
00:26:27par
00:26:28ces
00:26:29d'hépaire
00:26:30du reste
00:26:32de l'Union européenne.
00:26:33une politique
00:26:34ultra-libérale
00:26:35de chez ultra-libérale,
00:26:36puisque M. Orban
00:26:37est le seul
00:26:38en Europe
00:26:38à avoir
00:26:40adopté
00:26:40ce qu'on appelle
00:26:41une « flat tax ».
00:26:42Une « flat tax »
00:26:43a été inventée
00:26:44par
00:26:45les conseillers
00:26:46de Ronald Reagan,
00:26:47il n'a jamais vu
00:26:48l'appliquer
00:26:49dans son pays,
00:26:50on peut dire,
00:26:51mais c'est une taxe
00:26:53unique
00:26:53pour tout le monde,
00:26:55c'est-à-dire
00:26:55le smicard
00:26:57comme le
00:26:58millionnaire,
00:26:59milliardaire,
00:26:59et bien évidemment
00:27:01celui qui s'y retrouve
00:27:02le plus
00:27:02dans cette affaire,
00:27:03ce sont les grandes sociétés,
00:27:04les milliardaires,
00:27:05tout,
00:27:06vous avez compris,
00:27:08il n'existe pas
00:27:09de système
00:27:09plus injuste
00:27:10que celui-là.
00:27:12Et donc,
00:27:14il y a une cohérence
00:27:15entre
00:27:17libéral,
00:27:18entre ce
00:27:20libéralisme
00:27:21poussé
00:27:21encore plus loin
00:27:22avec
00:27:23ce principe
00:27:25de compétition
00:27:26poussé
00:27:27toujours plus loin
00:27:27parce qu'au départ,
00:27:29au début de l'Europe,
00:27:30au début,
00:27:31au moment du traité de Rome,
00:27:32on parlait
00:27:33d'une Europe,
00:27:34on s'est fait
00:27:35qu'on avançait déjà
00:27:36le principe de compétition,
00:27:37mais à côté
00:27:37du principe de compétition,
00:27:38n'oubliez pas
00:27:39le principe de coopération
00:27:40et de solidarité.
00:27:43C'est-à-dire,
00:27:43c'est un autre contexte
00:27:44de la guerre froide,
00:27:45etc.,
00:27:45il fallait que les pays
00:27:46ouest européens
00:27:47sur sa récoude,
00:27:48mais il y avait
00:27:49ces deux principes.
00:27:50Aujourd'hui,
00:27:51si on regarde
00:27:52de presse,
00:27:52les principes
00:27:53de coopération
00:27:54et de solidarité
00:27:55sont en train
00:27:56de s'évanouir.
00:27:57Il n'y a pratiquement plus
00:27:59que le principe
00:28:00de compétition
00:28:01qui compte
00:28:01et dans les
00:28:04circonstances
00:28:05que j'évoquais tout à l'heure,
00:28:06c'est-à-dire
00:28:07avec de plus en plus
00:28:08de normes
00:28:09qui s'appliquent
00:28:10dans les traités
00:28:11et que l'on...
00:28:13Je vois
00:28:14ma collègue
00:28:15de grec
00:28:17avec cette expérience
00:28:18absolument effroyable
00:28:19que tout le monde
00:28:20a encore en tête
00:28:21de l'an dernier,
00:28:22ce chantage
00:28:23exercé
00:28:24par l'Eurogroupe
00:28:25avec en tête
00:28:26M. Schäuble,
00:28:28le ministre des Finances allemand,
00:28:29pour faire
00:28:31obliger la Grèce
00:28:32sinon
00:28:35un cataclyste,
00:28:36c'est-à-dire
00:28:37une sortie
00:28:37de la Grèce
00:28:39de la zone euro
00:28:40avec une zone
00:28:41absolument
00:28:43efficacement
00:28:44totalement cataclysmique
00:28:45pour ce pays,
00:28:46encore bien plus grave
00:28:47que celle que nous c'est
00:28:48jusqu'ici
00:28:48avec les différents
00:28:49de l'eurogroupe,
00:28:50et bien
00:28:51cette politique,
00:28:54cette logique-là
00:28:55qui est à l'œuvre
00:28:57et qui mène
00:28:58vers ce que moi
00:29:00j'appelle
00:29:00le national-libéralisme,
00:29:02cette logique
00:29:04ordo-libérale
00:29:06qui conduit
00:29:07vers ce national-libéralisme.
00:29:10Et il y a
00:29:11et c'est pour cela
00:29:13que
00:29:14là je rejoins
00:29:15complètement Raoul,
00:29:16c'est pour cela
00:29:17que l'on a vraiment
00:29:18intérêt
00:29:18à couper
00:29:21ce combat,
00:29:24ne pas oublier
00:29:25le combat nationaliste
00:29:27pour privilégier
00:29:29le combat
00:29:29contre l'austérité,
00:29:31mais bien
00:29:31on comprend
00:29:33que ce sont
00:29:34les deux
00:29:35mêmes deux combats
00:29:36absolument identifiés.
00:29:39On vous donnera la parole
00:29:40tout à l'heure
00:29:41pour quelques questions
00:29:41mais j'aimerais revenir
00:29:43sur le point
00:29:44qui a justement évoqué
00:29:45Raoul avec nos invités
00:29:47et notamment
00:29:48sur le fait
00:29:49que le discours
00:29:50antiraciste
00:29:51pour contrer
00:29:52l'extrême-droite
00:29:53ne suffit pas.
00:29:54Je partage totalement
00:29:56et
00:29:57j'ai été
00:29:57scotagéral
00:29:58du syndicat
00:29:59de juriste
00:30:00et j'étais
00:30:00à France Télévisions
00:30:01pendant dix ans
00:30:01et
00:30:02on essayait
00:30:04d'expliquer
00:30:04avant de chaque
00:30:05échéance électorale
00:30:06aux journalistes
00:30:07du service public
00:30:09que
00:30:10comme tu le dis
00:30:11il ne suffisait pas
00:30:12de rappeler
00:30:12le passé néo-nazi
00:30:14et les fondateurs
00:30:14du Front National
00:30:16que dans la classe ouvrière
00:30:17ils avaient
00:30:17plein de choses à faire
00:30:18et on essayait
00:30:20de leur expliquer
00:30:20de montrer
00:30:21en quoi effectivement
00:30:22le Front National
00:30:22n'apportait aucune solution
00:30:25à son électorat populaire.
00:30:27Je vous rappelle
00:30:28dans mes émissions politiques
00:30:29lorsque j'avais Jean-Marie
00:30:30Yappel
00:30:30en face de moi
00:30:31que
00:30:33je ne parlais pas
00:30:34de racisme
00:30:34parce que ça
00:30:35les assos
00:30:35antiracistes
00:30:36s'en chargent
00:30:36tout le monde
00:30:37s'en chargent
00:30:37mais j'allais chercher
00:30:39par exemple
00:30:40moi j'étais en Méditerranée
00:30:41donc Le Pen
00:30:42était candidat
00:30:43et élu
00:30:43au conseil régional
00:30:45et à l'enchaînement
00:30:46j'allais chercher
00:30:47les votes
00:30:48qu'il effectuait
00:30:48au Parlement européen
00:30:49et donc
00:30:50en France
00:30:51il y avait
00:30:52des grands chantiers
00:30:53narins
00:30:53de la Seine
00:30:53et de la Soutar
00:30:54et au moment
00:30:55où Le Pen
00:30:56défendait
00:30:57la production française
00:30:59et la production européenne
00:31:29j'avais découvert
00:31:31pensé à ne plus progresser
00:31:33dans la campagne de Jean-Luc
00:31:35en 2012
00:31:35Mélenchon
00:31:36c'est comme dans les trois dernières semaines
00:31:38on a pu parler
00:31:40de la question sociale
00:31:41on s'est totalement axé
00:31:42sur la lutte
00:31:43contre l'information
00:31:44sans évoquer
00:31:45que c'est la question sociale
00:31:47ça me paraît
00:31:47quelque chose d'important
00:31:48et donc
00:31:49ça va rejoindre
00:31:50un peu
00:31:50ce que
00:31:51ce que dit Raoul
00:31:52je pense
00:31:53puisque
00:31:53je sais qu'Aveille 4
00:31:55donc pour ceux
00:31:56qui sont arrivés
00:31:56qui sont députés
00:31:57de Biling
00:31:58dit que
00:31:59pour toi
00:32:00le combat
00:32:00contre le nationalisme
00:32:02doit être inséparable
00:32:03des luttes
00:32:03contre l'austérité
00:32:06ça rejoint
00:32:07ce que disait
00:32:08Tsipras
00:32:08en juin
00:32:10la république
00:32:10et la démocratie
00:32:11sont en danger
00:32:12quand les droits sociaux
00:32:13ne sont pas garantis
00:32:15c'est une des causes
00:32:15de la montée
00:32:16du nationalisme
00:32:17donc je crois que
00:32:18je ne sais pas
00:32:18dans la salle
00:32:19mais en tout cas
00:32:19il semble
00:32:20qu'autour de la table
00:32:21on se retrouve partout
00:32:21sur ces questions
00:32:23sur ce qu'a dit Tsipras
00:32:24peut-être
00:32:25Natacha
00:32:25qui est en sous-cariette
00:32:27Raoul
00:32:28aujourd'hui
00:32:29on vous donne un exemple
00:32:30d'abord
00:32:31que les politiques
00:32:34disons néolibérales
00:32:36qui provoquent
00:32:38la marginalisation
00:32:39de la société
00:32:41la pluralisation
00:32:46sont une des raisons
00:32:48qui permettent
00:32:50le développement
00:32:51du nationalisme
00:32:52ou de l'extrême droite
00:32:53mais je voudrais
00:32:56rajouter quelque chose
00:32:57à cela
00:33:00c'est l'extrême droite
00:33:05qui met l'agenda
00:33:08et qui fait
00:33:10qui nous impose
00:33:13de parler
00:33:14sur certaines
00:33:17de répondre
00:33:18à certaines questions
00:33:19et je m'explique
00:33:20l'extrême droite
00:33:21et les médias
00:33:22par exemple
00:33:24quand ils disent
00:33:27on a un problème
00:33:29de poste de travail
00:33:30on souffre
00:33:32de la diminution
00:33:33du salaire
00:33:34si
00:33:35on se débarrasse
00:33:37de migrants
00:33:38des étrangers
00:33:39on sera
00:33:41nous serons capables
00:33:43d'offrir
00:33:45disons
00:33:46une meilleure vie
00:33:47à nos citoyens
00:33:50ça c'est faux
00:33:51parce que
00:33:53les politiques
00:33:53ne sont pas
00:33:54si posant
00:33:55qu'un jour
00:33:57demain
00:33:58l'Europe
00:33:58est vide
00:33:59des étrangers
00:34:01nous sommes
00:34:03qu'elles
00:34:03européennes
00:34:05si les politiques
00:34:06continuent
00:34:07les mêmes
00:34:07ces politiques
00:34:09provoquent
00:34:10diminution
00:34:11de poste
00:34:11et diminution
00:34:12de salaire
00:34:13alors
00:34:15si
00:34:16nous
00:34:17on ne répond pas
00:34:18de l'autre façon
00:34:20et on essaye
00:34:22de suivre
00:34:23le débat
00:34:24on est toujours
00:34:25coincé
00:34:27si on essaye
00:34:29d'avoir
00:34:30un langage
00:34:31plus souple
00:34:32en ce qui concerne
00:34:33certains sujets
00:34:34parce qu'autrement
00:34:36les gens
00:34:37qui écoutent
00:34:39bien
00:34:39le langage
00:34:41disons
00:34:41ou les propositions
00:34:42des nationalistes
00:34:45de l'extrême droite
00:34:46seraient
00:34:48éloignés
00:34:49au moment
00:34:50où ils doivent choisir
00:34:52ils vont choisir
00:34:53l'original
00:34:54pas nous
00:34:57la question est
00:34:58si on est capable
00:35:00à travers
00:35:01les problèmes
00:35:02et la situation
00:35:03de nous
00:35:03de les convaincre
00:35:05que
00:35:06l'alternative
00:35:07mais pas
00:35:08de l'extrême droite
00:35:10et tout ce qu'ils proposent
00:35:13parce que quelques fois
00:35:14ils veulent
00:35:15des propositions
00:35:17ou des points
00:35:19on sait qui concerne
00:35:21disons
00:35:21le contenu social
00:35:22de la gauche
00:35:23et après nous
00:35:25on coure
00:35:26et on essaye
00:35:27d'expliquer
00:35:27pourquoi
00:35:28on n'est pas les mêmes
00:35:29qui le veulent
00:35:31il faut le travail
00:35:33mais il faut
00:35:35nous
00:35:36faire la nôtre
00:35:37et s'ils arrivent
00:35:39à convaincre
00:35:40les autres
00:35:40c'est parce que
00:35:41nous n'arrivons pas
00:35:42à le convaincre
00:35:44c'est quelque chose
00:35:46qu'il faut faire
00:35:47pas bien
00:35:50il faut
00:35:51lui proposer
00:35:52quelque chose
00:35:54très concrète
00:35:55pour aujourd'hui
00:35:57et pas seulement
00:35:58pour l'avenir
00:36:01parce que
00:36:02les gens
00:36:03souffrent
00:36:03aujourd'hui
00:36:04et
00:36:05ils essayent
00:36:07de trouver
00:36:08celui
00:36:09qui va
00:36:09améliorer
00:36:11leur situation
00:36:14nous oublient
00:36:15alors
00:36:16c'est à nous
00:36:17de trouver
00:36:18les moyens
00:36:18de le commune
00:36:19et on ne peut pas
00:36:21suivre
00:36:23disons
00:36:24le chemin
00:36:24de l'extrême droite
00:36:26on ne peut pas
00:36:27suivre
00:36:27on ne peut pas
00:36:27répondre
00:36:28chaque fois
00:36:29que l'extrême droite
00:36:30fait des propositions
00:36:32qui nous paraissent
00:36:34plus à nous
00:36:35qui nous paraissent
00:36:37qui sont
00:36:38vignées par nous
00:36:40non
00:36:41ça c'est faux
00:36:44ils font
00:36:45le boulot
00:36:47on doit faire
00:36:48le nôtre
00:36:48et notre boulot
00:36:50c'est de
00:36:52prouver
00:36:53qu'il y a
00:36:54il est très réaliste
00:36:56d'avoir
00:36:57une solution
00:36:57à gauche
00:36:58qui dépasse
00:37:01les politiques
00:37:02néolibérales
00:37:03et qui donne
00:37:04la possibilité
00:37:05à tout le monde
00:37:06d'avoir
00:37:07et de voir
00:37:08des meilleurs
00:37:08de bonjour
00:37:09dans le temps
00:37:10de réunir
00:37:10on a déjà
00:37:11une grande question
00:37:16qui rejoint
00:37:17le début
00:37:17que nous avons
00:37:18sur cette fête
00:37:19de l'humanité
00:37:20avec tous les invités
00:37:21des différentes gauches
00:37:23qui se retrouvent
00:37:24à la fête de l'humanité
00:37:24et qui ne sont pas
00:37:25dans le parti communiste
00:37:26aussi en France
00:37:26tu disais
00:37:27une partie de la gauche
00:37:29européenne à Athènes
00:37:30le mois de mars
00:37:31tu t'aidais
00:37:33pour conserver
00:37:34les politiques
00:37:34d'aucérité
00:37:35pour des alliances
00:37:36et tu disais
00:37:37pas seulement
00:37:38au sein des partis
00:37:39de la gauche radicale
00:37:40mais également
00:37:41avec les verts
00:37:42et les socialistes
00:37:43et du point de notre distance
00:37:44avec les politiques libérales
00:37:45en Europe
00:37:46ça rejoint un peu
00:37:47le débat
00:37:47car en France
00:37:48ils se trouvent
00:37:48en partie
00:37:49et dans
00:37:49la gauche
00:37:50de la gauche
00:37:50mais je n'ai pas
00:37:51cette question
00:37:52et ce n'est pas seulement
00:37:56d'abord c'est le parti
00:37:57de la gauche européenne
00:37:58qui va discuter
00:38:00au mois de décembre
00:38:01son congrès
00:38:02mais nous aussi
00:38:04en tant que civile
00:38:05nous avons
00:38:06notre congrès
00:38:07au mois d'octobre
00:38:09et ce sera
00:38:10un débat
00:38:11un des débats
00:38:12les plus importants
00:38:13si on parle
00:38:15de la nécessité
00:38:17de développer
00:38:18un front
00:38:19européen
00:38:20contre les politiques
00:38:22néolibérales
00:38:23en Europe
00:38:24il faut
00:38:28accepter
00:38:29que la gauche
00:38:31doit être
00:38:32le moteur
00:38:33mais n'est pas suffisant
00:38:35pour avoir
00:38:37ou pour développer
00:38:38un tel front
00:38:39sans
00:38:40parler
00:38:42et collaborer
00:38:43avec toutes
00:38:44les autres forces
00:38:45toutes les autres familles
00:38:46ou parties
00:38:48de ces familles
00:38:49qui s'opposent
00:38:51aujourd'hui
00:38:52aux politiques
00:38:53néolibérales
00:38:53alors il faut
00:38:55trouver
00:38:55les moyens
00:38:57d'ouvrir
00:38:58un débat
00:38:59permanent
00:39:01et même
00:39:02construire
00:39:03et disons
00:39:05prendre
00:39:05les exemples
00:39:07qui viennent
00:39:08d'ailleurs
00:39:09par exemple
00:39:10de l'Amérique latine
00:39:11en Amérique latine
00:39:13il y a
00:39:13le forum
00:39:14des appels
00:39:14qui existe
00:39:15depuis 20 ans
00:39:17et là
00:39:19se trouvent
00:39:20tous les ans
00:39:20des forces
00:39:22propres
00:39:23des progressistes
00:39:24du côté
00:39:25des socialistes
00:39:26jusqu'à l'extrême
00:39:28gosse
00:39:28et ils essayent
00:39:31de chercher
00:39:32les points communs
00:39:34et de s'organiser
00:39:36et de
00:39:37disons
00:39:38travailler
00:39:39tous ensemble
00:39:40alors
00:39:40si les latino-américains
00:39:42ont trouvé
00:39:43des solutions
00:39:44pourquoi
00:39:44pas les européens
00:39:46selon nous
00:39:48il est très
00:39:49très
00:39:49trop plaisant
00:39:50de trouver
00:39:51les moyens
00:39:53d'ouvrir
00:39:54un débat
00:39:54permanent
00:39:55avec
00:39:56les verts
00:39:57et aussi bien
00:39:59les socialistes
00:40:00qui s'éloignent
00:40:01de la ligne
00:40:02principale
00:40:03de la social-démocratie
00:40:05en Europe
00:40:05si
00:40:06on en
00:40:07envie
00:40:08plus
00:40:08les mouvements
00:40:10sociaux
00:40:10les syndicats
00:40:11et tout le monde
00:40:12qui luttent
00:40:14tous les jours
00:40:16partout en Europe
00:40:18pour obtenir
00:40:21le plus tôt possible
00:40:22la majorité
00:40:24nécessaire
00:40:24pour
00:40:25déterminer
00:40:26la situation
00:40:27en Europe
00:40:28merci
00:40:29donc on revient
00:40:31avec
00:40:31Henriette IV
00:40:32qui se rappelle
00:40:33que je suis arrivé
00:40:34et député
00:40:34des BINIC
00:40:35en Allemagne
00:40:35alors Henriette
00:40:37vous avez
00:40:37le gouvernement
00:40:38d'ailleurs
00:40:39CDO
00:40:40SPD
00:40:40ce que vous avez
00:40:41ici en Allemagne
00:40:43et
00:40:45quand on parle
00:40:46de l'aventure
00:40:46du nationalisme
00:40:47chez vous
00:40:47vous avez un terme
00:40:48qui s'appelle
00:40:49alternatif
00:40:50plus
00:40:50qui est l'équivalent
00:40:51d'alternative
00:40:53de sa sœur
00:40:53alors
00:40:54c'est ça aussi
00:40:55qui explique
00:40:56ce nom
00:40:56contre l'extrême droite
00:40:57mais est-ce que
00:40:58vous partagez aussi
00:40:58le fait
00:40:59ce qui a été dit
00:40:59c'est le fait
00:41:00que la lutte
00:41:01contre l'extrême droite
00:41:02est passée
00:41:02par la lutte
00:41:03contre l'austérité
00:41:03je suis totalement d'accord
00:41:06d'ailleurs
00:41:07ce qu'on appelle
00:41:07une politique
00:41:08sans alternative
00:41:09alternatif
00:41:10en Allemagne
00:41:11c'est mais rien d'autre
00:41:12que la politique
00:41:12d'austérité
00:41:13nous sommes d'accord
00:41:18avec tous les autres
00:41:19pour dire
00:41:19que effectivement
00:41:20la lutte contre
00:41:21les nationalistes
00:41:23passe par la lutte
00:41:24contre la politique
00:41:25d'austérité
00:41:26je pense que ça ne suffit pas
00:41:28Raoul a déjà évoqué
00:41:30ce sentiment
00:41:31du nous
00:41:34auquel il faut
00:41:35donner un contenu de classe
00:41:36et je pense qu'il a l'air
00:41:40malheureusement
00:41:41une conscience de classe
00:41:43n'est pas automatiquement
00:41:44une conscience de classe
00:41:45anti-nationaliste
00:41:48où je viens d'une région
00:41:51d'armée de l'Est
00:41:53et on fait une expérience
00:41:54quand même tout à fait douloureuse
00:41:56de voir que c'est là
00:41:58que les nationalistes
00:42:00remportent le bon succès
00:42:01dans un pays
00:42:02où il y a eu une éducation
00:42:05prétendument anti-raciste
00:42:07où on voulait justement
00:42:11surmonter les oppositions de classe
00:42:14enfin une éducation socialiste
00:42:16et c'est douloureux de constater pour nous
00:42:19que c'est justement dans nos régions
00:42:21que le nationalisme
00:42:22est le plus fort en ce moment
00:42:38et les idées racistes
00:42:40et aussi les idées
00:42:41d'État autoritaire
00:42:44elles traversent toutes les couches de la société
00:42:47ce n'est pas simplement
00:42:47les couches défavorisées
00:42:49et puis alors dans
00:42:50en Allemagne de l'Est
00:42:52elles sont particulièrement
00:42:54présentes
00:42:55et ceci évidemment
00:42:56est un grand souci pour eux
00:42:58C'est pourquoi je pense
00:43:00que pour nous
00:43:00en Allemagne
00:43:01et en Europe
00:43:02il est un peu déroulable
00:43:04sur la question
00:43:06de la société
00:43:07comme nous
00:43:08sur l'Europe
00:43:08nous ne pouvons pas faire
00:43:09l'économie d'un débat
00:43:11sur l'identité
00:43:13retrouver
00:43:13redonner une identité
00:43:15avec un contenu progressiste
00:43:17avec un contenu de classe
00:43:19mais parce que
00:43:20redire aux gens
00:43:20leur redonner ce sentiment
00:43:22du nous
00:43:23qu'ils ne soient pas
00:43:25tentés de nationalistes
00:43:26c'est un défi
00:43:27à nous
00:43:28à déduquer en Allemagne
00:43:30et aussi à l'ensemble
00:43:31des partis de la gauche européenne
00:43:33pour répondre
00:43:35à la vague nationaliste
00:43:38sur ces questions
00:43:39qui intéressent
00:43:40les salariés
00:43:41les travailleurs
00:43:42ceux qui malheureusement
00:43:43votent
00:43:43le fonds national
00:43:44je ne sais pas si c'est pareil
00:43:46en Belgique
00:43:46en Allemagne
00:43:47en Allemagne
00:43:48je ne sais pas si c'est pareil
00:44:15je ne sais pas si c'est pareil
00:44:16je ne sais pas si c'est pareil
00:44:18par rapport à ces questions sociales
00:44:20mais du coup là
00:44:23je crois que c'est justement
00:44:24une des complexités
00:44:25qu'on a dans les extrêmes droites
00:44:27parce que je pense qu'elles sont très différentes
00:44:29dans les différents pays
00:44:31pour nous pour l'instant
00:44:32on a du côté néerlandophone
00:44:34du pays
00:44:34une extrême droite
00:44:35de l'NBA
00:44:35qui est ultra libérale
00:44:37et je crois que ça
00:44:38ça a été une extrême droite
00:44:39classique
00:44:39on a pu les connaître
00:44:40il y a des extrêmes droites
00:44:41qui votaient
00:44:42et ont des immigrés
00:44:43je veux dire
00:44:44mais aussi contre toute forme
00:44:45d'acquis sociaux
00:44:46des travailleurs
00:44:47donc les deux
00:44:48doivent se conjuguer
00:44:49parce qu'une des complexités
00:44:51qu'on a en Europe maintenant
00:44:52mais je
00:44:52voilà
00:44:53je ne suis pas spécialiste
00:44:55d'être à fond française
00:44:56mais elle a beaucoup d'accluence
00:44:57ou ce qui se cache chez nous
00:44:58c'est qu'on a en fait
00:44:59une extrême droite
00:45:00qui revient
00:45:01avec ce qu'on n'avait pas l'habitude
00:45:02c'est un protectionnisme
00:45:04très très poussé
00:45:05pas contre une intervention
00:45:06de l'Etat
00:45:07dans l'économie
00:45:08donc en fait
00:45:08ce n'est pas
00:45:09ce n'est pas tellement exceptionnel
00:45:10je veux dire
00:45:10dans l'histoire
00:45:11de l'extrême droite européenne
00:45:13on a déjà eu
00:45:14des extrêmes droits
00:45:14très interventionnistes
00:45:15au niveau de l'économie
00:45:16je veux dire
00:45:17voilà l'Allemagne
00:45:17on était un exemple
00:45:19quand même fort
00:45:20le national socialisme
00:45:21était quand même
00:45:21une extrême droite
00:45:22très interventionniste
00:45:23et pas ultra libérale
00:45:25c'est le moins qu'on puisse dire
00:45:26c'est à venir
00:45:27beaucoup de confusion idéologique
00:45:28nous en Belgique
00:45:29nous avons
00:45:30l'ex-président
00:45:31du parti socialiste
00:45:33social-démocrate
00:45:34qui s'appelait Henri Demand
00:45:35et Henri Demand
00:45:36qui était le président
00:45:37du parti oublié belge
00:45:39la section belge
00:45:40de l'international socialiste
00:45:42a accueilli
00:45:43les nazis en Belgique
00:45:45comme libérateurs
00:45:46donc c'est vrai
00:45:47c'est un peu tabou
00:45:48de l'histoire belge
00:45:49dans le manuel belge
00:45:50ce n'est pas écrit
00:45:51quand vous allez sur l'histoire
00:45:52sur le site internet
00:45:53du PS belge
00:45:54vous allez avoir
00:45:55l'histoire
00:45:56donc
00:45:56infondation
00:45:581885
00:45:59etc
00:46:00puis vous allez arriver
00:46:01en 1939
00:46:02et vous allez faire un saut
00:46:03jusqu'en 1955
00:46:04il n'y a rien sur le site
00:46:06ah bon
00:46:07pourquoi ?
00:46:07et en fait la raison est claire
00:46:09c'est que ce n'était pas
00:46:10juste une trahison
00:46:11et je crois qu'on a eu en France
00:46:12un peu les mêmes débats
00:46:13c'est que l'idée même
00:46:15d'unité nationale
00:46:16pour relancer l'économie
00:46:18le fameux des gauches mi-droites
00:46:20comme il peut exister
00:46:20dans certaines droites
00:46:22françaises ou belges
00:46:23a un moment donné
00:46:24fait passer le coup des cons
00:46:25à certains idéologues
00:46:26qu'on plie la pensée socialiste
00:46:28et je trouve que
00:46:29Macron par exemple
00:46:30comme ?
00:46:30Macron par exemple ?
00:46:32je ne veux pas citer des noms
00:46:34parce que je ne suis pas spécialiste
00:46:35pour la France
00:46:35mais je trouve que ça manque bien
00:46:40la problématique
00:46:41avec laquelle
00:46:41on est confronté aujourd'hui
00:46:44et donc
00:46:45je voudrais faire le lien
00:46:46avec ce que Bruno a dit
00:46:47parce qu'il a très important
00:46:48c'est qu'aujourd'hui
00:46:49on dit souvent
00:46:50mais les nationalismes montent
00:46:51malgré l'Europe
00:46:52mais pas du tout
00:46:54les nationalismes montent
00:46:56à cause de l'Europe
00:46:57c'est dans l'idéologie
00:46:59européenne
00:46:59de l'élite européenne
00:47:01la concurrence
00:47:02entre travailleurs
00:47:03est ancrée
00:47:04depuis le traité de Rome
00:47:06depuis 57
00:47:07non mais c'est vrai
00:47:09depuis 57
00:47:10la liberté de circulation
00:47:11des marchandises
00:47:12des travailleurs
00:47:13des capitaux
00:47:14et des services
00:47:14ce n'est pas pour qu'on parte
00:47:15en vacances
00:47:16non mais sérieux
00:47:17il fallait changer
00:47:18le franc français
00:47:19moi je me dis bien
00:47:19quand on allait en Ardèche
00:47:20avec mes parents
00:47:21on allait
00:47:22on échangeait à la banque
00:47:23c'était chouette
00:47:24il y a des autres
00:47:25des autres nettes dessus
00:47:26ça changeait un peu
00:47:27et quand vous venez en Belgique
00:47:28non mais c'est le roi
00:47:28c'est le roi
00:47:29c'était chouette
00:47:31non ?
00:47:32ce défi de Rome
00:47:33c'était pour mettre
00:47:34un grand marché
00:47:35de la concurrence
00:47:36les uns par rapport aux autres
00:47:37c'est dans l'idéologie
00:47:38européenne
00:47:39et donc t'as raison
00:47:39Bruno
00:47:40je ne sais pas
00:47:40au plus qu'ils ont
00:47:41bien ton bouquin
00:47:41mais ce côté
00:47:42que ce nationalisme
00:47:44est structuré
00:47:44par la concurrence
00:47:46européenne
00:47:46je crois que c'est important
00:47:47et donc
00:47:47et je m'arrive alors
00:47:48à une des complexités
00:47:49qu'on a
00:47:49c'est qu'est-ce que nous
00:47:50la gauche radicale
00:47:51on va répondre
00:47:52à cette union européenne
00:47:53c'est ça qui est difficile
00:47:54on va pas tourner autour
00:47:55du pont entre nous
00:47:56les gens nous disent
00:47:57ouais l'union européenne
00:47:58c'est tous les vendus
00:47:59c'est des salos
00:48:00c'est l'élite
00:48:00et tout et tout
00:48:01et nous parfois la gauche
00:48:02je dis ouais c'est vrai
00:48:03il faut qu'on coopère
00:48:04tous ensemble
00:48:05c'est quand même bien
00:48:06l'européen
00:48:06il faut être tous ensemble
00:48:07non
00:48:08je crois que si on veut être crédible
00:48:10je parle pour la Belgique
00:48:11je dis pas
00:48:12c'est pas la même chose
00:48:12dans les autres pays
00:48:13il y a peut-être
00:48:13d'autres histoires
00:48:14quoi
00:48:14mais chez nous en tout cas
00:48:16certainement
00:48:16dans un pays
00:48:17où l'Europe
00:48:18parce que fondatrice
00:48:19c'est parce qu'elle fait partie
00:48:20est belle
00:48:20chez l'Union européenne
00:48:22si on veut toucher
00:48:23le monde du travail
00:48:23on doit pouvoir montrer
00:48:24qu'on n'est pas d'accord
00:48:25avec cette Europe
00:48:26sur son fondement même
00:48:27non
00:48:28on n'est pas d'accord
00:48:29avec le domicile social
00:48:30on n'est pas
00:48:31on n'est pas
00:48:31c'est pas non
00:48:32nous on n'est pas
00:48:33pour ouvrir
00:48:33toutes les frontières
00:48:34en concurrence
00:48:35et quand tu perds ton salaire
00:48:36non
00:48:36on n'est pas pour ça
00:48:37on doit pouvoir le dire
00:48:38en même temps
00:48:39on doit pouvoir dire
00:48:40qu'on est pour
00:48:41la solidarité
00:48:41avec les travailleurs
00:48:42qui sont victimes
00:48:43que ce soit dans le monde
00:48:44inovien
00:48:44mais on doit quitter les deux
00:48:46parce que sinon
00:48:47les gens se disent
00:48:47la gauche
00:48:48c'est pas un petit peu
00:48:51il y a des chantiers
00:48:52en Belgique
00:48:53où 80% des travailleurs
00:48:55viennent notamment
00:48:56du Portugal
00:48:57viennent notamment
00:48:58de Grèce
00:48:59ou même plus loin
00:49:00etc.
00:49:01avec prix
00:49:02qui définit le concurrent
00:49:036 euros
00:49:04qui se donne l'heure
00:49:04qu'est-ce que nous
00:49:06les syndicalistes
00:49:07ou le monde politique
00:49:07répondons à ces travailleurs
00:49:09il faut pouvoir dire
00:49:10ça ne va pas
00:49:11il faut qu'il y ait le combat
00:49:12pour un salaire minimum
00:49:13qui nous sentait
00:49:13une importance cruciale
00:49:15un salaire minimum
00:49:16dans toute l'Europe
00:49:16je crois que c'est un point
00:49:17très très important
00:49:18et une critique des élites
00:49:20et je vais venir un peu
00:49:21par ça
00:49:21parce que
00:49:21c'est que ce qui me préoccupe
00:49:23c'est que
00:49:24les gens ont sentiment
00:49:25qu'ils ne peuvent plus
00:49:26taper vers le haut
00:49:28et donc
00:49:29qu'est-ce qui leur reste
00:49:30c'est qu'ils tapent vers le bas
00:49:31donc ils tapent sur l'immigré
00:49:32ils tapent sur le chômeur
00:49:33ils tapent sur l'ambicapé
00:49:35c'est facile
00:49:35là t'as le droit
00:49:36il ne faut pas taper vers le bas
00:49:37il n'y a personne
00:49:38qui te dit rien
00:49:39nous on doit permettre
00:49:40à nouveau de canaliser
00:49:41de taper vers le haut
00:49:42mais pour ça
00:49:43on veut être très libre
00:49:52mais c'est là où on a un problème
00:49:54c'est là où ça devient compliqué
00:49:55parce que quand on commence à parler
00:49:57sur les coalitions
00:49:58sur les convergences nécessaires
00:50:00etc.
00:50:02il y a une partie du monde politique
00:50:04ou la droite on le sait
00:50:05mais il y a aussi une partie
00:50:06du monde politique de la gauche
00:50:08ou la soi-disant gauche
00:50:09qui fait partie de cette élite
00:50:11et là je crois
00:50:12mais je dis
00:50:14chaque situation est vraiment particulière
00:50:16en tout cas pour nous en Belgique
00:50:18la question de donner un signal clair
00:50:20que cette pseudo-gauche
00:50:23pour nous fait partie de cette élite
00:50:25et que nous ne partageons pas
00:50:27sa vision éliteiste du monde
00:50:29il faut pouvoir le dire
00:50:31et évidemment
00:50:32et nous on a un pays de coalition
00:50:34chez nous en Belgique
00:50:35donc avec des plus petites municipalités
00:50:37il faut faire des coalitions
00:50:38des coalitions
00:50:39des coalitions
00:50:39ça pose la problématique
00:50:41la participation au pouvoir
00:50:42avec des forces sociales démocrates
00:50:44parce que quand ces forces sociales démocrates
00:50:46appliquent l'austérité
00:50:47et que vous dites
00:50:48oh on est contre cette austérité
00:50:50et que 19 plus loin
00:50:51vous êtes en majorité
00:50:53avec une sociale démocrate
00:50:54qui arbitre une demi-austérité
00:50:56vous avez un problème
00:50:57dans la crédibilité du discours
00:50:59et je crois que
00:51:01dans la constellation européenne actuelle
00:51:04je pense que
00:51:04je parle de ce discours de classe
00:51:06je pense que le mouvement communiste
00:51:08n'a jamais été aussi fort
00:51:09que quand il a pu paraître
00:51:10crédit comme un véritable contre-pouvoir
00:51:12contre cette société capitaliste
00:51:14contre-pouvoir
00:51:16ça demande parfois
00:51:16d'être réellement contre
00:51:18contre contre
00:51:18pour pouvoir créer
00:51:19notre hégémonie culturelle
00:51:20pour reprendre un petit peu
00:51:21ce que disait Antonio Clarice
00:51:23c'est-à-dire qu'on va créer
00:51:24cette hégémonie culturelle
00:51:26qui est de gauche
00:51:27mais pour ça
00:51:28on doit pas trop se mouiller
00:51:29avec une de ces autres gauches
00:51:31qui ne veulent plus parler de gauche
00:51:32et donc je sais que c'est compliqué
00:51:34dans beaucoup de pays
00:51:35parce que quand il y a deux tours
00:51:37on est très vite confrontés
00:51:39à des questions à faire
00:51:40chez nous
00:51:40on a des municipalités
00:51:42où il y a quatre parties
00:51:43qui se mettent ensemble
00:51:44etc.
00:51:45mais je pense que dans des années à venir
00:51:48si on veut être crédit
00:51:49on doit à nouveau rendre confiance
00:51:50aux travailleurs
00:51:51que nous voulons construire
00:51:53un autre système
00:51:54dans lequel ils seront mieux
00:51:56un autre système
00:51:57où les richesses
00:51:58sont réparties autrement
00:51:59et un système
00:52:00où l'immigration
00:52:01pourra aussi être intégrée
00:52:03dans le monde du travail
00:52:04à sa juste valeur
00:52:05je crois que c'est ça
00:52:06c'est important
00:52:06et ça pour la conscience de classe
00:52:08je crois que c'est important
00:52:09c'est pas que de l'altruisme
00:52:10c'est pas qu'un solidarité
00:52:12c'est une véritable identité de classe
00:52:13et ce qui s'est passé en Belgique
00:52:15avec les camarades gré
00:52:16italiens et espagnols
00:52:17quand ils sont venus
00:52:18en Belgique
00:52:18il y a eu cette identité de classe
00:52:20c'est bien
00:52:21je ne veux pas répondre à tout
00:52:25de toute façon
00:52:26mais moi
00:52:28tout d'abord
00:52:29je suis tout à fait d'accord
00:52:30qu'il y a
00:52:32l'Europe de l'État
00:52:34moi je dirais
00:52:35plutôt l'Europe
00:52:36qui gouverneront
00:52:37des dirigeants
00:52:38d'un pays
00:52:39parce que l'État en général
00:52:41c'était une chose très vague
00:52:43et moi j'ai l'expérience en Grèce
00:52:47et avant le prennement
00:52:50disons à gauche
00:52:51aussi bien les mass-média
00:52:54que les politiciens
00:52:56ils parlaient
00:52:58ils parlaient
00:52:59à propos des millions de réfugiés
00:53:03ils parlaient des clandestins
00:53:05c'étaient les noms
00:53:08de personnes
00:53:10qui venaient en Grèce
00:53:12qui n'avaient pas de portier
00:53:13et que c'était pas leur porte
00:53:16depuis le gouvernement
00:53:18depuis le gouvernement de Syriza
00:53:19on a quitté ce langage
00:53:22on parle des projets politiques
00:53:25et des migrations
00:53:27des migrants économiques
00:53:29ils sont aussi les mass-médiaires
00:53:31qui sont obligés de le faire
00:53:32et ils sont aussi
00:53:34les politiciens
00:53:35et les députés du Parlement
00:53:37qui sont obligés
00:53:39d'utiliser le cas de langage
00:53:41et ce sont aussi
00:53:42la façon
00:53:43à travers laquelle
00:53:45les gens
00:53:46les citoyens
00:53:47voient la situation
00:53:48donc
00:53:49le rôle de l'État
00:53:50est très important
00:53:51le rôle aussi
00:53:53est très pratique
00:53:54pas seulement le dél'éloi
00:53:55mais
00:53:57le donnez
00:53:58une vie différente
00:53:59d'une autre
00:54:00mémoire
00:54:01pour terminer
00:54:02ce que vous dites
00:54:02autres sons
00:54:04et elle est aussi
00:54:05la seule chose
00:54:05qui n'aura la seule
00:54:08et c'est un exemple
00:54:09aussi
00:54:13qui n'aura la plus
00:54:14les écoles
00:54:15qui n'aura la plus
00:54:15la plus
00:54:15du moins
00:54:17que les européens
00:54:19dans les écoles
00:54:19et qui n'aura
00:54:22tout
00:54:23l'élite
00:54:25économique
00:54:26de la Gresse
00:54:27tout le parti
00:54:29qui n'aura
00:54:31plus
00:54:32et qui n'aura
00:54:32qu'elle
00:54:36que la Gresse
00:54:37reste
00:54:38à la zone de rhum et l'Union Européenne et il y avait six élémentiques communistes,
00:54:45les blocs d'orée, qui étaient des partis qui utilisaient le reprendant pour sortir de la zone de rhum.
00:54:59Sortir, rentrer à la mode nationale.
00:55:03Je suis mis en train de faire, je ne suis pas sûr que j'ai dit que j'ai dit
00:55:09que j'avais envie de faire,
00:55:16parce qu'on a trouvé des points de vie.
00:55:20Et je vois que j'ai dit que j'ai dit que j'ai dit que j'ai dit que
00:55:22j'ai dit que j'ai dit que j'ai dit que j'ai dit qu'il était un point
00:55:24de vie.
00:55:25Et ça a été fait que j'ai dit qu'il est, il était un point de vue de la
00:55:29vie,
00:55:29Il y a eu les bossistes qui voulaient faire la sortie, parce qu'ils ont une autobiologie par exemple.
00:55:35C'était aussi des trophies, un parti des capitaux.
00:55:39Alors, ils parlaient de la possibilité et de la vraie saison.
00:55:44Et qu'après, ils aussi les étiquaient de l'ombre.
00:55:47Alors, quelques fois, il faut passer plus
00:55:55et essayer de voir derrière ce qui se passe.
00:56:01Oui, je voudrais reprendre ce qu'a dit la dernière gagne du public.
00:56:04C'est vrai qu'il faut attirer l'attention sur ce que font les États, sur les politiques vis-à
00:56:10-vis des réfugiés, vis-à-vis des migrants.
00:56:13Parce que chez nous, on a créé artificiellement un certain nombre de climats
00:56:22qui sont au départ pour les réfugiés. Finalement, ça se retourne contre eux.
00:56:29Et il y a une grande responsabilité de l'État sur ces questions.
00:56:36Je sors d'une campagne électorale en Sachsen-Anhalt, une langue comme je viens,
00:56:42où j'ai été indécuté.
00:56:44Et dans ce langue, par exemple, on a dit que les réserves alimentaires commençaient à manquer.
00:56:50Il fallait faire des réserves, etc.
00:56:52C'était totalement faux et pourtant c'était dans la première page de tous les autres.
00:56:58Pour résumer, effectivement, il faut parler de la politique vis-à-vis des réfugiés.
00:57:03Mais il faut aussi parler de vraies raisons.
00:57:07Il faut parler de la répartition des richesses.
00:57:10Il faut parler d'une politique de justice sociale,
00:57:14d'une politique de financement et social en faisant dans les richesses existants.
00:57:24Je pense que c'est mon premier temps sur la fête.
00:57:29Et je dois dire, je suis vraiment éveillé par ce qu'il y a ici.
00:57:33Donc moi je viens pour la première fois, la fête de l'humanité.
00:57:37Et je pense que c'est ça, ce que doit faire la gauche.
00:57:40C'est au-delà d'ailleurs de l'ambiance de fête, de l'ambiance de joie que nous avons tous,
00:57:46permettre que nous nous rencontrions, que nous travaillons ensemble,
00:57:49que nous ayons ces débats-là, et pour avancer tous ensemble.
00:57:53Je pense que c'est ce que nous devons faire un peu plus en plus.
00:58:00Merci, Henriette. Raoul.
00:58:04Bonne partie de la République.
00:58:05Je vais être court.
00:58:07On a parlé tout à l'heure sur la question de la jeunesse,
00:58:11la jeunesse dans les banlieues.
00:58:13Je pense que c'est un problème important,
00:58:14et c'est une réunesse pour nous au fait du PTV en Belgique.
00:58:18C'est-à-dire que le plafond de verre, comme tu l'appelles,
00:58:21que les soirs présents dans les entreprises capitalistes,
00:58:23donc il n'y a pas un peu de s'y attendre,
00:58:24mais on doit être capté un par rapport à ça nous-mêmes,
00:58:27avant un problème, que les écoles du parti,
00:58:30que le parti lui-même n'est pas assez,
00:58:32un ascenseur réellement pour monter,
00:58:34pour s'écarter les portes-paroles de cette jeunesse,
00:58:36qui est règle et qui est française.
00:58:38Et donc c'est normal, à mon avis,
00:58:40qu'il y a d'autres idéologies près au-dessus,
00:58:41qui sont plus des idéologies identifiées politiques,
00:58:44celles comme on les appelle, etc.
00:58:45et avec lesquelles on peut trouver des convergences.
00:58:47Mais je trouve qu'un premier problème qu'on doit résoudre,
00:58:50c'est qu'on a trouvé chez nous, par exemple en Belgique,
00:58:52des jeunes, des leaders qui sont d'origine immigrée,
00:58:55mais qui sont nés chez nous et qui sont communistes,
00:58:57et qui parlent à leur manière, avec leur luttement à eux,
00:59:00avec leur lutte pour les discriminations.
00:59:02Le parti doit être très clair dans son discours sur le sujet
00:59:05de la classe ouvrière qui n'est pas vécu de ces discriminations,
00:59:08et c'est un gros problème.
00:59:09Parce que pour l'instant, nous parlons beaucoup pour ces jeunes,
00:59:12nous voulons beaucoup défendre ces jeunes,
00:59:15mais ils ne sont pas eux-mêmes des leaders de leur parti,
00:59:17la classe ouvrière.
00:59:19Et donc on fait, par exemple moi-même,
00:59:21je suis un blanc de souche belge et je vais parler pour eux.
00:59:24Et ça, ça ne va pas.
00:59:25Ça, ça ne va pas une fois voir, mais de mon travail,
00:59:27avoir des députés ouvriers,
00:59:29qui a fait un grand travail pour nous,
00:59:30c'est d'avoir dit que nous n'avons que huit députés,
00:59:32deux de nos députés sont les ouvriers.
00:59:35C'est difficile, c'est difficile,
00:59:37c'est un systémologiste et un chauffagiste
00:59:39qui rentre dans un parlement où tout est fait
00:59:41pour que la petite bourgeoisie, par ses codes des mots,
00:59:45intimide ses députés.
00:59:46Nous devons mettre le travail.
00:59:48C'est ça le travail.
00:59:50C'est ça le travail.
00:59:51Parce qu'envoyer les intellectuels défendre les travailleurs,
00:59:53on peut le faire.
00:59:54Mais avec les travailleurs qui se défendent eux-mêmes,
00:59:56les écoles du parti doivent y travailler.
00:59:57Et j'y suis dans la salle,
00:59:58il y a Aurélie qui est la cheffe de groupe là-bas,
01:00:01elle est là,
01:00:01il y a des autres là-bas,
01:00:03putain, il y a la caméra.
01:00:04Elle doit bûcher toutes les semaines
01:00:05pour donner le matériel intellectuel,
01:00:08le matériel didactique,
01:00:09pour que de nos camarades puissent aller niquer
01:00:11ces représentants des partis traditionnels
01:00:13qui ont 5 à 6 années,
01:00:15des futurs universitaires en plus.
01:00:17Eh bien, nous devons faire la mission
01:00:18avec cette jeunesse dans les quartiers.
01:00:20On ne va pas parler à notre place.
01:00:21Elle doit prendre leur place dans notre parti,
01:00:23dans les anciens dirigeants du parti.
01:00:24Et je veux dire en toute humilité, camarade,
01:00:26parce que franchement,
01:00:27on n'y est pas du tout encore.
01:00:28Mais je suis convaincu qu'on va pouvoir,
01:00:30je finirais par ça,
01:00:31apprendre les uns et les autres là-dessus,
01:00:32au niveau du PCF, du PTT,
01:00:34et de toutes les parties dans la loi européenne,
01:00:36parce que je pense qu'on a beaucoup de grands défis
01:00:37et on peut pouvoir prendre les uns et les autres.
01:00:39Et je le remercie beaucoup d'avoir eu.
01:00:42Merci.
01:00:44Dans le travail qui arrive dans la salle,
01:00:46il a mis le temps,
01:00:47il a mis le temps,
01:00:47il a mis le temps,
01:00:47il a mis le temps.
01:00:49On conclut cette table ronde
01:00:50avec Bruno Audan
01:00:51dans le tarissement de l'humanité.
01:00:53Et si vous ne lisez pas encore le quotidien
01:00:55ou les taux,
01:00:57avec ce que vous avez entendu ce soir,
01:00:59avec nos trois intervenants,
01:01:01vous ne les verrez pas dans les médias de service public,
01:01:04vous ne les verrez pas dans les médias privés,
01:01:06vous ne les verrez pas ni dans le monde ni dans l'IV,
01:01:08mais vous les verrez dans l'humain.
01:01:10Renoncez à toi.
01:01:11Ce qui m'a frappé beaucoup,
01:01:16comment dire,
01:01:18des lieux,
01:01:19ce sont des interventions que tout à l'heure,
01:01:23notamment quand on évoquait
01:01:28la gravité de la situation
01:01:30et la crainte que l'on arrive à des prolongements
01:01:35qu'on a connu déjà dans l'histoire.
01:01:37Il y a une urgence très très très forte.
01:01:41Il y a un autre intervenant qui parlait de la lutte
01:01:46que promeut le Front National en France
01:01:49contre la cistana.
01:01:50Il se démasque de cette manière-là,
01:01:53il se démasque comme un parti national libéral,
01:01:56qu'il est,
01:01:56de front en comble.
01:01:58Et il faut absolument arriver à pointer cela.
01:02:03Et pour pointer cela,
01:02:04je pense qu'il n'y a pas d'autre solution.
01:02:14qu'euro-pn.
01:02:17Parce que que veulent ces nationalistes ?
01:02:19Ces nationalistes veulent nous sortir de l'Europe,
01:02:22nous sortir de l'eau.
01:02:23Et en fait, pour faire quoi ?
01:02:27Pour faire un exemple du Brexit,
01:02:31parce qu'il parle de lutter contre la cistana,
01:02:35M. Kemron, quand il est venu en février de cette année
01:02:40plaider devant les dirigeants européens,
01:02:43comment il allait s'en sortir avec son référendum
01:02:46pour rester dans l'Europe,
01:02:48il a obtenu des dirigeants européens
01:02:50que les immigrés européens
01:02:54qui viennent en Grande-Bretagne
01:02:55n'aient pas la même couverture sociale
01:02:59pendant sept ans
01:03:00que les citoyens britanniques.
01:03:03Comment ça s'appelle ça en France ?
01:03:05Vous savez qui tient ces propos-là en France ?
01:03:08C'est Marine Le Pen.
01:03:09Et en plein sommet européen,
01:03:12il ne s'est trouvé aucun chef d'État,
01:03:14en particulier une autre,
01:03:16pour répondre à cela,
01:03:17pour dire que ce n'est pas possible,
01:03:19l'Europe ne peut pas être cela.
01:03:21Et si on laisse les choses aller sur cette pente,
01:03:25c'est pour ça que j'étais très ému
01:03:27de ces interventions,
01:03:30de l'urgence que soutenraient ces interventions,
01:03:35si on veut éviter cela,
01:03:37il faut avancer ensemble en Europe, en Européen.
01:03:40Il y a, moi, il y a quelques propositions
01:03:43qu'il faut avancer très fort.
01:03:45Et il y a, par exemple,
01:03:46je crois qu'on a un grec de votre côté,
01:03:51il y a des sujets extrêmement cruciaux
01:03:55sur lesquels il faut absolument intervenir aujourd'hui.
01:04:01Il y a le camarade Premier Ministre
01:04:04pour Iraki, Alexis Tsipras,
01:04:06qui donne une interview d'un nom vendredi,
01:04:09daté de vendredi, daté d'hier.
01:04:11Et il dit, il faut absolument que nous obtenions
01:04:14une restructuration de la guerre,
01:04:18vers la solidarité, notre mobilisation,
01:04:20jusqu'ici.
01:04:20C'est aussi le seul pays dans lequel il y avait
01:04:24un gouvernement, un établissement de gauche,
01:04:27en dit austérité.
01:04:28Il est avec un rapport de force
01:04:32extrêmement défavorable,
01:04:33si on le sait bien,
01:04:34mais il faut améliorer ce rapport de force.
01:04:36Et il y a des propositions aussi
01:04:38pour améliorer ce rapport de force.
01:04:39C'est-à-dire que les propositions
01:04:40que fait le Conseil au sein du PCF, par exemple.
01:04:45Il y a ce paradoxe
01:04:50qu'aujourd'hui, la Banque Centrale Européenne
01:04:53imprime des billets à taux zéro.
01:04:59C'est-à-dire que l'argent est gratuit.
01:05:01Et l'argent est gratuit pas pour tout le monde.
01:05:03L'argent est gratuit pour les marchés financiers.
01:05:05Ils vont s'en servir pour spéculer encore plus fort.
01:05:09Ils vont faire des bullses,
01:05:09c'est-à-dire qu'elles mettent encore plus importants.
01:05:12Et donc, cet argent est gratuit.
01:05:15Il y a les moyens de se saisir.
01:05:17Il y a une association européenne qui s'est créée,
01:05:21qui vaut ce qu'elle vaut,
01:05:22mais qui souligne une réaction intéressante,
01:05:27qui s'appelle quantitativiser.
01:05:30C'est-à-dire que la planche est liée,
01:05:33c'est quantitativiser.
01:05:36C'est-à-dire que l'argent est mis en circulation dans l'Europe.
01:05:45Il ne doit pas aller dans les marchés financiers,
01:05:50mais servir des projets de développement.
01:05:53Donc, ce que propose le PCF,
01:05:55c'est par exemple un flux européen de développement social et extérieur.
01:06:00ça serait un moyen d'utiliser, de sortir des difficultés.
01:06:08Par exemple, la Grèce,
01:06:10ce n'est pas vrai que la Grèce est un pays
01:06:11qui doit se spécialiser sur l'huile de l'île et le tourisme.
01:06:15Ce n'est pas vrai.
01:06:15Ce pays a des besoins énormes.
01:06:18Ce fonds européens de développement social et extérieur
01:06:21pourrait permettre, avec cet argent gratuit,
01:06:25de financer des projets utiles pour ce pays,
01:06:28comme d'autres pays.
01:06:29C'était juste un exemple,
01:06:32juste un exemple pour montrer à la fois l'urgence
01:06:36et aussi notre capacité à répondre.
01:06:40pour présents des angles.
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