- il y a 1 jour
À moins d'un an de l'élection, la campagne présidentielle de 2027 semble déjà bien lancée. Et dans ce contexte, l’attention se porte aussi sur les nombreux « petits candidats » qui cherchent à exister dans le débat public. Comme tous les cinq ans, certains abandonneront en cours de route, d’autres échoueront à obtenir les 500 parrainages nécessaires et quelques-uns parviendront à se qualifier sans pour autant peser réellement sur le scrutin. Mais cette multiplication des candidatures semble, cette fois-ci, particulièrement marquée. Décryptage avec le journaliste de l'Humanité Anthony Cortes et le streamer RiboDansLaSauce.
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00:00 Introduction
01:52 Nathalie Arthaud
09:18 Anasse Kazib
24:02 Karim Bouamrane
34:27 Centre-gauche et candidatures
41:26 La primaire à gauche
44:50 Matthieu Pigasse
54:39 David Lisnard
1:00:17 Équinox
1:03:10 Corinne Lepage
1:10:15 Juan Branco
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54:39 David Lisnard
1:00:17 Équinox
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1:10:15 Juan Branco
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NewsTranscription
00:00:01Comme vous le savez, la présidentielle arrive à grands pas.
00:00:03On est déjà plus ou moins dans la campagne présidentielle.
00:00:05Je ne sais pas si on peut parler de pré-présidentielle.
00:00:08Ça ne sonne pas très bien, pré-présidentielle.
00:00:09Donc on va dire que ça y est, la campagne a commencé.
00:00:12Ça s'est vu d'ailleurs ce week-end avec ce fameux meeting de Jean-Luc Mélenchon,
00:00:15cette démonstration de force qui rebâte un petit peu les cartes.
00:00:16Je pense qu'on va en parler quand on va parler de la gauche.
00:00:19Mais aujourd'hui, on a décidé de se consacrer, dans le cadre de cette présidentielle,
00:00:21aux petits candidats.
00:00:23Parce que comme d'habitude, il y a une multitude de petits candidats.
00:00:26Peut-être que certains vont s'arrêter en cours de route,
00:00:27peut-être que certains vont essayer, mais n'auront pas leurs 500 signatures.
00:00:30Peut-être que certains vont réussir à avoir leurs 500 signatures
00:00:32et vont un petit peu servir à rien.
00:00:34En tout cas, il y a quand même plein de petits candidats.
00:00:35C'est un peu tout le temps ça aux présidentielles.
00:00:37Mais peut-être encore plus sur cette présidentielle-là,
00:00:39parce que ce n'est pas la réélection d'un président sortant qui se joue.
00:00:41C'est une élection qui est, vous le savez, éminemment politique.
00:00:44Et potentiellement, un duel Mélenchon-Bardella au second tour,
00:00:46c'est vraiment plausible, totalement plausible.
00:00:49Ce qui serait quand même un séisme dans la Ve République, probablement.
00:00:51Donc tout est permis.
00:00:53All bets are off, comme on dit en anglais,
00:00:55si on s'aide présidentielle.
00:00:56Et peut-être que ça fait qu'il y aura plus de petits candidats que d'habitude
00:01:01qui s'y ont tiré de leur manière ou d'une autre, d'une épingle du jeu.
00:01:05Donc ce qu'on a décidé de faire aujourd'hui,
00:01:07c'est de faire un petit peu la liste de ces petits candidats,
00:01:09en parler, voir les différents profils.
00:01:10Est-ce qu'il y en a, c'est des candidatures de témoignage ?
00:01:12Est-ce qu'il y en a, c'est un truc un petit peu malin pour entrer dans un rapport
00:01:15de force ?
00:01:15Est-ce qu'il y en a, c'est juste qu'ils sont à moitié des enzins
00:01:17et qu'on ne comprend pas trop ce qu'ils font ?
00:01:19Il y a autant de profils de petits candidats que de petits candidats eux-mêmes.
00:01:21Donc on va en parler aujourd'hui.
00:01:23On va parler de ça et prendre le temps d'en parler.
00:01:25Et je vois qu'il annonce deux candidatures d'ailleurs.
00:01:27Vorapsak vient de dire qu'il annonce sa candidature.
00:01:29Ah oui ?
00:01:30Donc il faudra l'interviewer.
00:01:32Ah, je me présente, je l'annonce là maintenant, c'est une exclue.
00:01:34L'humain, on va voir si il est beau,
00:01:35c'est l'occasion de m'interviewer sur mon programme.
00:01:37Et oui, je pourrais être ton Benjamin Duhamel
00:01:40et ce sera mon Karim Bouhamran, Vorapsak.
00:01:42N'hésite pas, n'hésite pas.
00:01:43Donc oui, on va parler de Karim Bouhamran,
00:01:44mais on ne va pas parler que de Karim Bouhamran.
00:01:47Donc moi, ce que je trouve heureux,
00:01:52il y a une petite candidate qui est habituée à faire des scores
00:01:56assez modestes, mais qui est quand même très ancrée
00:01:58dans le paysage politique français.
00:01:59Et ça, ce n'est pas une candidature de témoignage,
00:02:01une candidature huluberlue de je ne sais quoi.
00:02:03C'est une vraie candidature.
00:02:04C'est une candidature communiste, révolutionnaire, bien sûr.
00:02:07Je parle évidemment de Nathalie Arthaud pour Lutte Ouvrière
00:02:09qui rembraye, comme Jean-Luc Mélenchon d'ailleurs,
00:02:11pour sa quatrième présidentielle en 2027.
00:02:14Donc je te propose de commencer en regardant cet extrait
00:02:16qui n'a pas mal tourné.
00:02:17C'était à la fête de Lutte Ouvrière à Prelle.
00:02:20Voilà, il faisait très chaud.
00:02:21C'était très chouette.
00:02:22Moi, j'y étais, en tant que simple journaliste, évidemment,
00:02:25à ce grand round de la gauche,
00:02:27pas de la gauche, du coup, mais du communisme révolutionnaire,
00:02:29qui est un peu une institution maintenant,
00:02:30cette fête de Lutte Ouvrière.
00:02:32Très sympa, une ambiance bon enfant,
00:02:33une ambiance familiale.
00:02:35Et donc du coup, Nathalie Arthaud,
00:02:38on savait qu'elle allait être candidate,
00:02:40mais du coup, elle a profité pour réexpliquer
00:02:42le sens de sa candidature à cette élection présidentielle.
00:02:45Donc là, je vous propose de commencer
00:02:46avec une candidature qu'on connaît bien,
00:02:48qu'on peut quand même classer dans les petits candidats,
00:02:49je pense, avec Nathalie Arthaud.
00:02:51Beaucoup de candidats à gauche,
00:02:53enfin, en tout cas, beaucoup de candidats à la candidature.
00:02:55Il n'y a pas trop de candidats à gauche.
00:02:57Par exemple, vous auriez pu vous rallier
00:02:59à Jean-Luc Mélenchon
00:03:00ou à un autre candidat de la gauche ?
00:03:02Non, mais moi, je ne suis pas de gauche.
00:03:04Je suis communiste.
00:03:05Je suis communiste révolutionnaire,
00:03:08internationaliste.
00:03:09Je pense qu'en effet,
00:03:11le problème qui se pose à nous,
00:03:13c'est est-ce que nous allons continuer
00:03:15de laisser les manettes
00:03:16à une classe capitaliste
00:03:17qui est aveuglée par l'argent
00:03:19et qui est prête à mettre la planète à feu ou à sang,
00:03:22ou est-ce que nous allons nous battre
00:03:23pour enfin réorganiser toute la société
00:03:25à partir de nos intérêts à nous de travailleurs ?
00:03:27Voilà, moi, je ne prétends pas mieux pouvoir gérer
00:03:30cette société capitaliste.
00:03:31Elle ne peut pas tourner rond.
00:03:33Moi, je pense qu'il faut viser son renversement.
00:03:35Et je pense qu'en effet,
00:03:36on aurait toutes les possibilités aujourd'hui
00:03:38pour organiser une économie collective
00:03:40qui puisse enfin répondre aux besoins
00:03:42de tous les hommes sur cette planète
00:03:43à l'échelle internationale.
00:03:45Voilà, je me suis bien dit.
00:03:47Nathalie Hart, Lutte-Ouvrière a toujours un côté,
00:03:49et je ne dis pas ça pour être méprisant
00:03:50par rapport à Lutte-Ouvrière,
00:03:51il y a toujours un peu ce côté,
00:03:52c'est dans les vieux pots qu'on fait
00:03:53les meilleurs confitures.
00:03:54C'est vrai que c'est un discours
00:03:55qui est un petit peu le même
00:03:56depuis les années 70,
00:03:56mais pour le coup,
00:03:57c'est un discours qui reste pertinent
00:03:58depuis les années 70, quand même, malgré tout.
00:04:01C'est vrai que c'était le même discours
00:04:05avec pas forcément une explosion
00:04:08en termes électorales
00:04:09depuis que c'est Nathalie Hartot.
00:04:10Arlette Laguiller faisait des meilleurs résultats.
00:04:13Nathalie Hartot, elle a fait 0,56 en 2012,
00:04:170,64 en 2017, 0,56 en 2022,
00:04:19mais c'est pas important, en fait.
00:04:20C'est pas ce qu'elle cherche.
00:04:21Et elle le dit là, d'ailleurs.
00:04:23Elle dit, mais moi, je ne prétends pas
00:04:24savoir mieux gouverner que les autres.
00:04:26Et quelque part, c'est pas la question.
00:04:27C'est plus un programme de lutte, disons,
00:04:30qu'un programme de gouvernement,
00:04:34avec, justement,
00:04:34cette volonté de rendre le politique
00:04:38aux ouvriers, en fait.
00:04:40Aux travailleurs.
00:04:40Aux travailleurs, exactement.
00:04:42De faire de la politique autrement, etc.
00:04:43Et de marquer le terrain aussi.
00:04:45Et de se faire connaître,
00:04:46de faire connaître son programme,
00:04:47ses intentions, sa tradition,
00:04:48si révolutionnaire.
00:04:49Et d'ailleurs, c'est ce que je trouve
00:04:50très bien dans cette réponse-là.
00:04:52Moi, j'aime bien Nathalie Hartot.
00:04:53J'avoue qu'on a un peu ça en commun.
00:04:55J'ai une sympathie, évidemment, pour elle.
00:04:57Et puis, même, je trouve que, là,
00:05:01elle explique bien la distinction, justement,
00:05:03entre une gauche révolutionnaire
00:05:04et la gauche institutionnelle.
00:05:05Elle explique, elle donne cette leçon-là,
00:05:07sans être méprisant vis-à-vis du journalisme.
00:05:08C'est vrai que le journaliste a l'air
00:05:09de débarquer sans savoir vraiment
00:05:11ce qu'est LO.
00:05:12Mais elle dit, mais je ne suis pas la gauche.
00:05:14Je suis révolutionnaire.
00:05:16Et voilà mon but.
00:05:17Et voilà pourquoi je suis là.
00:05:18Et voilà.
00:05:19C'est assez limpide, je trouve.
00:05:20Oui, c'est assez limpide.
00:05:21De toute façon, c'est à ça, justement,
00:05:22que sert cette candidature.
00:05:23C'est utiliser la présidentielle
00:05:25comme une tribune, finalement.
00:05:26Alors, dans la théorie marxiste,
00:05:28on va dire, ou la théorie même plus léniniste,
00:05:30je ne sais même pas si c'est vraiment Marx.
00:05:31Non, c'est plus Lénine, ça, pour le coup.
00:05:32Enfin, dans la tradition communiste révolutionnaire,
00:05:34la présidentielle, c'est censée servir à deux choses.
00:05:36Ce n'est pas censée servir à, justement,
00:05:37arriver au pouvoir d'une république bourgeoise
00:05:39pour gérer les affaires du capitalisme.
00:05:41Non, parce que, par définition,
00:05:42ils sont révolutionnaires.
00:05:43Ce n'est pas leur but.
00:05:44Mais ils se servent à la fois comme tribune.
00:05:46Ils investissent ces élections
00:05:47pour s'en servir comme tribune.
00:05:48Et parce que, quand même,
00:05:49c'est quelque chose d'éminemment politique.
00:05:50C'est quelque chose qui est important.
00:05:51C'est quelque chose qu'il faut investir.
00:05:52Et ceux qui, par principe,
00:05:53ne voudraient pas investir
00:05:54dans cette politique institutionnelle,
00:05:55Lénine, il appelait ça du gauchisme.
00:05:57Il disait que c'était la maladie infantile du communisme.
00:05:59Voilà.
00:05:59Parce qu'on peut s'en servir comme tribune
00:06:00et que c'est politique.
00:06:01Et deuxième raison d'aller sur des élections comme ça,
00:06:04que eux-mêmes qualifient
00:06:04d'élections bourgeoises volontiers,
00:06:06c'est aussi de,
00:06:07selon la tradition communiste révolutionnaire,
00:06:09sonder le niveau de conscience de la classe ouvrière.
00:06:12Oui, c'est ça.
00:06:12Alors, moi, je trouve que cet aspect,
00:06:14sonder le niveau de conscience de la classe ouvrière,
00:06:16là où ça pouvait marcher probablement assez bien
00:06:19par le passé,
00:06:20là maintenant, depuis 2002, en France,
00:06:22avec le traumatisme de Jean-Marie Le Pen au second tour,
00:06:25sachant que c'était une présidentielle assez folle,
00:06:27puisque Arlette Laguillier,
00:06:28donc la prédécesseuse de Nathalie Arthaud,
00:06:30avait fait plus de 5%.
00:06:32Et la LCR,
00:06:33donc c'était déjà Olivier Besancenot,
00:06:34l'ancêtre du NPA,
00:06:36avait fait quasiment autour de 5% aussi.
00:06:38Donc il y a eu 10% de vote communiste révolutionnaire en 2002.
00:06:40Donc là, on pourrait se dire,
00:06:41ah, ben voilà,
00:06:42voilà une information intéressante
00:06:43sur le niveau de conscience de classe,
00:06:44de la classe ouvrière,
00:06:45pour reprendre les termes consacrés.
00:06:47Mais voilà,
00:06:47depuis ce traumatisme de Jean-Marie Le Pen au second tour,
00:06:50Jean-Marie Le Pen, pardon,
00:06:51il y a cette espèce de mécanisme de vote utile
00:06:54qui s'est mis en place.
00:06:55Il y a aussi la création de LFI
00:06:56qui a quand même pas mal récupéré
00:06:58par aussi l'effet de vote utile
00:06:59des gens qui pourraient être tentés
00:07:00par un vote Poutou,
00:07:01un vote Besancenot,
00:07:02un vote Nathalie Arthaud,
00:07:03etc.
00:07:04Et donc, ça,
00:07:05ça marche un petit peu moins bien.
00:07:06Mais en tout cas,
00:07:07c'est quand même pour moi
00:07:07une candidature qui a du sens,
00:07:08une candidature qui, de toute façon,
00:07:09est traditionnelle,
00:07:10on pourrait presque dire en France.
00:07:11Voilà,
00:07:11faire entendre la voix des travailleurs
00:07:13au plus grand nombre,
00:07:13c'est vraiment ce que répète
00:07:14Lutte ouvrière depuis le début.
00:07:16Et pour moi,
00:07:17ils ont bien raison de le faire.
00:07:17Donc voilà,
00:07:18il y a des candidatures,
00:07:19on se dit un peu,
00:07:19oulala,
00:07:20mais qu'est-ce qu'ils sont en train de faire ?
00:07:21Quand on connaît un petit peu
00:07:22l'histoire du communiste révolutionnaire,
00:07:24la première élection d'Arlette Laguillier,
00:07:26donc du coup en 1974,
00:07:27première femme candidate
00:07:28peut-être à l'élection présidentielle,
00:07:29Arlette Laguillier d'ailleurs,
00:07:30à l'époque,
00:07:30c'était assez révolutionnaire.
00:07:31Elle avait commencé en disant
00:07:33travailleuse, travailleur,
00:07:33au lieu de dire française, française.
00:07:35Voilà,
00:07:36ça semble près dans la tradition
00:07:38de la Ve République finalement.
00:07:39Je ne suis pas sûr
00:07:39que Lutte ouvrière aimerait bien
00:07:40cette formulation,
00:07:40mais peu importe.
00:07:41Et donc voilà,
00:07:42ça c'est une petite candidature
00:07:43qu'on connaît
00:07:44et on comprend son sens
00:07:46assez facilement.
00:07:47Oui,
00:07:47et puis il y a plusieurs buts,
00:07:50disons,
00:07:50plusieurs utilités
00:07:50à une candidature comme celle-là.
00:07:52D'abord,
00:07:53tu l'as dit,
00:07:54c'est amener des propositions,
00:07:56c'est montrer,
00:07:57enfin c'est représenter
00:07:58le monde du travail
00:07:58dans le sens des ouvriers,
00:08:00c'est porter certaines revendications,
00:08:02enfin par exemple,
00:08:03socialisation des banques,
00:08:04l'augmentation des salaires,
00:08:05l'interdiction des licenciements,
00:08:07notamment.
00:08:08Mais c'est aussi...
00:08:08L'expropriation des multinationales.
00:08:10Eh oui, exact.
00:08:10C'est une nationalisation
00:08:11sans compensation.
00:08:12Oui, exact.
00:08:12D'ailleurs,
00:08:12je crois que je l'avais vu
00:08:13sur un de tes lives,
00:08:15l'interview sur France Info,
00:08:16où elle explique concrètement
00:08:17comment il faut exproprier.
00:08:18Ah ouais,
00:08:19ça fait bien d'entendre ça.
00:08:19Avec le journaliste qui est en face
00:08:20qui dit,
00:08:20qu'est-ce qu'il se passe ?
00:08:22Je découvre un monde.
00:08:24Mais oui,
00:08:25et puis c'est aussi
00:08:25une deuxième utilité,
00:08:26c'est aussi un point de rencontre,
00:08:28disons,
00:08:28entre la gauche institutionnelle
00:08:29et la gauche révolutionnaire.
00:08:31Philippe Poutou,
00:08:32donc ancien candidat du NPA,
00:08:33l'a expliqué,
00:08:34notamment à Saïra ici,
00:08:35vous avez le replay sur YouTube d'ailleurs,
00:08:37si vous voulez aller voir ça,
00:08:38il explique un petit peu,
00:08:40voilà,
00:08:41avec ce dilemme en ce moment
00:08:42de est-ce qu'on y va
00:08:43ou est-ce qu'on n'y va pas ?
00:08:44Si on y va,
00:08:45on met en avant certaines idées,
00:08:47on se fait connaître,
00:08:47éventuellement on fait des adhésions
00:08:49et on grossit les rangs,
00:08:50etc.
00:08:51Mais si on n'y va pas,
00:08:52c'est aussi une possibilité pour nous
00:08:54de discuter avec,
00:08:54notamment la France insoumise,
00:08:56pour voir comment on articule les luttes,
00:08:58comment on articule lutte sociale,
00:09:02lutte politique,
00:09:03plus institutionnelle.
00:09:04Enfin,
00:09:04voilà,
00:09:05c'est aussi
00:09:07l'atout,
00:09:08disons,
00:09:08que tous les cinq ans,
00:09:09ça amène la gauche à se parler.
00:09:10Oui, tout à fait.
00:09:11La gauche,
00:09:12entre guillemets,
00:09:12extrême
00:09:13et la gauche plus traditionnelle,
00:09:15on va dire.
00:09:15Tout à fait,
00:09:16tout à fait.
00:09:16Et d'ailleurs,
00:09:17il y a une autre candidature
00:09:17qui est aussi
00:09:18communiste révolutionnaire,
00:09:19un peu différente.
00:09:20Et j'ai envie de faire
00:09:21ce petit trait d'esprit.
00:09:22Ça aussi,
00:09:22ça s'inscrit dans la tradition
00:09:23de la 5ème République.
00:09:24S'il n'y a pas deux,
00:09:25et précisément deux,
00:09:26candidatures trotskistes
00:09:27ou plutôt communiste révolutionnaire,
00:09:28je trouve que le terme
00:09:28est plus adapté en vérité,
00:09:30communiste révolutionnaire
00:09:30que trotskiste.
00:09:31Typiquement,
00:09:32moi,
00:09:32pour ceux qui ne savent pas,
00:09:33j'étais proche de lutte ouvrière
00:09:34jusqu'en 2017-2018,
00:09:36notamment via un ami
00:09:36que j'avais rencontré
00:09:37à la fête de l'UMA
00:09:38sur un stand du PCF.
00:09:39Et donc voilà,
00:09:39pareil,
00:09:40ce truc de la gauche se parle,
00:09:41effectivement.
00:09:41Moi,
00:09:41j'étais là,
00:09:42c'était à une époque
00:09:43où j'avais voté Mélenchon
00:09:44en 2012
00:09:44quand j'avais 18 ans.
00:09:46J'étais à la fête de l'UMA,
00:09:47un stand du PCF,
00:09:48je crois que c'est un gars
00:09:48de lutte ouvrière
00:09:48et puis au final,
00:09:49ça a vraiment été important
00:09:51dans ma politisation,
00:09:52dans ma formation politique.
00:09:53C'est pour ça,
00:09:53par exemple,
00:09:54ce que je viens de dire,
00:09:54je pense que ça s'est vu
00:09:55que j'ai déjà parlé
00:09:55avec des gens de LO.
00:09:56Bref,
00:09:57je ne sais plus pourquoi
00:09:58je disais ça.
00:09:59Mais oui,
00:09:59sur l'appellation révolutionnaire.
00:10:00Oui, voilà,
00:10:01communiste révolutionnaire,
00:10:02effectivement,
00:10:02je trouve que
00:10:03communiste révolutionnaire,
00:10:04voire même léniniste,
00:10:05en réalité,
00:10:05pour décrire l'Utte ouvrière,
00:10:06c'est peut-être plus pertinent
00:10:07que trotskiste.
00:10:08Mais bref,
00:10:09tout ça pour dire,
00:10:09en tout cas,
00:10:09que la tradition
00:10:11de la Ve République,
00:10:12vraisemblablement,
00:10:12c'est d'avoir,
00:10:12non pas une,
00:10:13mais deux candidatures
00:10:14communistes révolutionnaires.
00:10:15Donc,
00:10:16traditionnellement,
00:10:16c'était LO et la Ligue
00:10:17communiste révolutionnaire
00:10:18devenu le NPA.
00:10:19Donc,
00:10:19à partir de l'élection
00:10:20de 2007,
00:10:21l'élection de 2012,
00:10:23c'est devenu le NPA.
00:10:24Et donc,
00:10:25encore la dernière élection,
00:10:25il y avait ça,
00:10:26il y avait Poutou
00:10:26et il y avait
00:10:28Nathalie Arthaud.
00:10:28Et là,
00:10:28il semblerait que Poutou,
00:10:29peut-être,
00:10:30ne va pas y aller.
00:10:31Et donc,
00:10:31pour que cette tradition vive,
00:10:32qu'il y ait deux candidatures
00:10:34communistes révolutionnaires
00:10:34à la présidentielle,
00:10:36Anaskazib arrive à la rescousse.
00:10:38Deux révolutions permanentes.
00:10:38Révolutions permanentes
00:10:39qui est une scission à l'origine.
00:10:40Voilà,
00:10:41par contre,
00:10:41quand on parle de scission,
00:10:42on peut dire trotskiste,
00:10:43plus qu'un communiste révolutionnaire.
00:10:45Là,
00:10:45c'est marqué du scissier.
00:10:45Donc,
00:10:46Anaskazib reprend un petit peu
00:10:47le flambeau,
00:10:47peut-être,
00:10:48dans le cadre de la présidentielle.
00:10:49Dans le cadre de la présidentielle,
00:10:50reprend peut-être un petit peu
00:10:51ce flambeau
00:10:51laissé par Besancenot
00:10:53puis par Poutou.
00:10:54Voilà,
00:10:54il y a peut-être un espace
00:10:55à prendre sur cette deuxième
00:10:58candidature trotskiste
00:10:58à la présidentielle.
00:10:59Et donc,
00:10:59Anaskazib s'est déclarée
00:11:00aussi candidat.
00:11:01Et je te propose
00:11:02de regarder tranquillement
00:11:03son spot de campagne
00:11:04qui est très bien tourné
00:11:05en réalité.
00:11:06Je l'ai déjà vu,
00:11:07il est vraiment bien.
00:11:08Et pareil,
00:11:08là,
00:11:08ça explique très clairement
00:11:10en quoi cette candidature
00:11:12est utile
00:11:12au camp des travailleurs.
00:11:14Et après,
00:11:14la question,
00:11:14ça,
00:11:15c'est l'éternelle question.
00:11:16Est-ce qu'ils ne pourraient pas
00:11:17se débrouiller
00:11:17pour faire une candidature
00:11:18au commun,
00:11:18Nathalie Artho
00:11:19et Anaskazib ?
00:11:20Mais ça,
00:11:20j'ai beaucoup discuté
00:11:21de cette question,
00:11:22jadis,
00:11:22et je n'ai jamais vraiment
00:11:23eu la réponse,
00:11:24ainsi soit-il.
00:11:27Ils ont des désaccords,
00:11:28malgré tout.
00:11:33Il paraît que la classe ouvrière
00:11:35a disparu.
00:11:37Elle a existé
00:11:38pendant des décennies,
00:11:39mais plus maintenant.
00:11:41Anaskazib qui est cheminot,
00:11:42il n'est pas politicien professionnel.
00:11:43Les usines ont fermé,
00:11:44le travail a évolué,
00:11:45les salariés ne sont plus exploités.
00:11:48Au contraire,
00:11:49ils sont privilégiés
00:11:50et trop payés.
00:11:52D'ailleurs,
00:11:53il n'y a plus d'ouvriers.
00:11:55Ils ont été remplacés
00:11:56par des employés,
00:11:57par la classe moyenne,
00:12:00ou par des robots,
00:12:01ou par des auto-entrepreneurs,
00:12:03ou par des chômeurs.
00:12:05Il paraît.
00:12:09Pourtant,
00:12:09chaque jour,
00:12:10des millions de personnes
00:12:11vont au boulot,
00:12:11passent leur journée
00:12:12sous les ordres d'un chef
00:12:13ou sous le contrôle
00:12:14d'une application,
00:12:15conduisent des bus et des trains,
00:12:17soignent des patients,
00:12:18s'occupent de nos enfants,
00:12:19bossent sur une chaîne de montage,
00:12:20un chantier
00:12:21ou dans un entrepôt.
00:12:23Vendent leurs forces de travail
00:12:24pour pouvoir nourrir
00:12:25leur famille
00:12:26ou payer leurs études.
00:12:28Rien ne tourne sans eux,
00:12:30rien ne tourne sans nous.
00:12:33Pourtant,
00:12:33on n'arrive plus à vivre
00:12:35de notre travail.
00:12:35On a l'impression
00:12:36d'être condamnés
00:12:37à l'inflation
00:12:37et au chômage,
00:12:39à un monde de crise
00:12:40et de guerre,
00:12:41à subir le sexisme,
00:12:42le racisme,
00:12:43les problèmes de papier
00:12:44et d'être privés de parole
00:12:45par les patrons
00:12:46et les politiciens.
00:12:49Mais on lutte aussi
00:12:50et on est capable
00:12:51de se faire entendre
00:12:52avec un gilet rouge,
00:12:54un gilet jaune
00:12:55ou un gilet noir,
00:12:56dans des grèves
00:12:57ou des manifestations,
00:12:59des marches
00:12:59pour la Palestine
00:13:00ou contre la guerre,
00:13:02en France
00:13:03et dans le monde entier.
00:13:06Il est bien ce spot quand même.
00:13:08Il est très très bien.
00:13:09Je trouve qu'il fonctionne très bien.
00:13:11Et pas dans le commentaire.
00:13:13Depuis 2017,
00:13:14nous avons été
00:13:14la première opposition à Macron.
00:13:16Parce que ceux qui sont
00:13:17en première ligne,
00:13:18c'est nous.
00:13:19Ceux qui ont intérêt
00:13:20à tout changer,
00:13:21c'est nous.
00:13:22Ceux qui ont la force
00:13:23de le faire,
00:13:24c'est nous.
00:13:25Parce que la classe ouvrière,
00:13:27elle est partout.
00:13:28Sauf dans l'élection présidentielle.
00:13:37Il est plutôt bien fait.
00:13:38C'est vraiment chouette.
00:13:39C'est vraiment chouette.
00:13:41Est-ce qu'il y a vraiment
00:13:41besoin de commenter ça ?
00:13:43Peut-être pas.
00:13:44Il a dit pourquoi
00:13:44il se présentait.
00:13:45C'est vraiment pour représenter
00:13:47la voix des travailleurs.
00:13:48En gros,
00:13:48ce n'est pas le même angle
00:13:49que typiquement LFI.
00:13:50Après, c'est toujours la question.
00:13:51J'en avais parlé en live aussi.
00:13:52Il y a toujours des gens
00:13:52dans le chat qui disent
00:13:53« Oh là là,
00:13:53mais pourquoi il ne se joint pas à LFI ? »
00:13:55Ils sont là quand même
00:13:55d'avoir un socle
00:13:56de valeurs et de principes en commun.
00:13:57Ce qui est vrai
00:13:58d'une certaine manière,
00:13:59mais c'est le cadarrage.
00:13:59C'est l'an qui est différent.
00:14:00Eux, vraiment,
00:14:01en révolution permanente,
00:14:02comme Lutte Ouvrière par ailleurs,
00:14:03ils sont là pour parler
00:14:04de lutte des classes.
00:14:04Ils disent que ce n'est pas
00:14:05en gagnant une élection
00:14:06que le monde va changer en profondeur
00:14:07et suffisamment qu'on devrait le changer.
00:14:09Ça, c'est d'une certaine manière
00:14:10reculer pour mieux sauter.
00:14:11C'est un argument
00:14:12et il faut le garder en tête.
00:14:13Il faut réfléchir à ça.
00:14:14Même qu'on est à fond
00:14:14dans une campagne, etc.
00:14:17C'est les travailleurs
00:14:19qui doivent s'emparer du système,
00:14:21qui doivent gouverner
00:14:22et non pas remettre
00:14:24leur pouvoir décisionnel
00:14:25dans un homme providentiel
00:14:26ou un parti
00:14:27qui, même s'il est bien intentionné,
00:14:28une fois arrivé au pouvoir,
00:14:30une fois à la tête d'un pays,
00:14:32une fois à la tête d'un État
00:14:33qui la qualifierait d'un État
00:14:35au service de la classe bourgeoise,
00:14:36n'est-ce pas ?
00:14:37Du coup, non,
00:14:37ça n'a pas marché comme ça.
00:14:38Le cadrage est différent.
00:14:39C'est un cadrage vraiment
00:14:39lutte des classes,
00:14:40critique de l'électoralisme
00:14:41et de la même manière
00:14:42que je trouve que ça fait
00:14:43toujours du bien
00:14:43et c'est utile
00:14:44d'avoir dans une campagne
00:14:46une Nathalie Arthaud,
00:14:46une Arlette Laguillier,
00:14:47lutte ouvrière.
00:14:48C'est un petit peu pareil
00:14:49pour un Ascasime,
00:14:49même si la ligne est un petit peu différente
00:14:57entre RP et lutte ouvrière,
00:14:58même si, je veux dire,
00:15:00moi, j'estime qu'ils vont
00:15:01à la présidentielle
00:15:01pour les mêmes raisons.
00:15:02Oui, complètement.
00:15:03Alors, quand on vient
00:15:03de se faire Red,
00:15:04oui, on vient de se faire Red
00:15:06parce qu'il est un gros Red.
00:15:07Samuel Etienne,
00:15:07merci beaucoup,
00:15:08Samuel Etienne,
00:15:08pour le Red.
00:15:09Je ne sais pas
00:15:09sur quelle chaîne c'était,
00:15:11est-ce que c'était la mienne
00:15:11ou est-ce que c'était celle de Luma ?
00:15:13Merci beaucoup.
00:15:14Merci beaucoup.
00:15:14Alors, d'ailleurs,
00:15:15je regardais mon téléphone,
00:15:16j'ai l'impression,
00:15:17mais je ne suis pas tout à fait sûr
00:15:17que les deux streams
00:15:19se sont séparés.
00:15:20C'est juste mon téléphone
00:15:21qui bug,
00:15:21mais j'ai cru voir
00:15:22que ce n'était pas
00:15:24en stream en commun
00:15:24qu'il y ait pu y aller.
00:15:25Il y a encore le chat en commun,
00:15:25est-ce que quelqu'un peut vérifier ?
00:15:26À la régie, si jamais,
00:15:28mais je pense que c'est
00:15:28mon téléphone qui bug.
00:15:29Voilà, à tout hasard.
00:15:30En tout cas, merci beaucoup,
00:15:31Samuel Etienne,
00:15:31pour le Red,
00:15:32qui nous red pide
00:15:32et qu'on est en train de parler
00:15:33de communisme révolutionnaire.
00:15:34C'est sympa.
00:15:35C'est cool, ça fait toujours plaisir.
00:15:37Non, mais pour rebondir
00:15:38sur ce que tu disais,
00:15:39c'est la même intention
00:15:41que lutte ouvrière
00:15:42dans le sens de ce qu'on disait,
00:15:44rendre visibles les ouvriers,
00:15:45et leur revendication.
00:15:48Donc ça, oui,
00:15:49mais c'est aussi une candidature,
00:15:51pas d'opposition frontale
00:15:53à LFI ou lutte ouvrière,
00:15:54mais un petit peu quand même,
00:15:54parce que c'est vrai
00:15:55que dans le communiqué,
00:15:56dans le texte
00:15:57qu'Anne Askazi,
00:15:58Bérévolution Permanente,
00:15:59a publié,
00:16:00au moins de la candidature,
00:16:01de l'annonce de la candidature,
00:16:02il pointe directement
00:16:03à LFI et lutte ouvrière
00:16:04en disant que LFI, par exemple,
00:16:09préfère mettre en avant
00:16:10la Nouvelle France
00:16:10où les travailleurs
00:16:11sont dilués
00:16:12dans un bloc électoral
00:16:13et dans une stratégie citoyenne.
00:16:14Bon, ça, c'est la critique
00:16:16traditionnelle vis-à-vis
00:16:16de la gauche électoraliste
00:16:19et que LFI renoncerait
00:16:21à discuter des visages
00:16:22contemporains
00:16:22de la classe ouvrière
00:16:23et des potentialités
00:16:23de ces luttes.
00:16:24Mais bon, là, encore une fois,
00:16:26on est dans un discours classique,
00:16:28disons, de ce courant de pensée
00:16:29qui essaie,
00:16:29et c'est son rôle,
00:16:30de ramener la gauche
00:16:32électoraliste institutionnelle
00:16:33vers sa gauche un petit peu plus,
00:16:34vers le socle populaire,
00:16:37prolétaire.
00:16:38Donc voilà,
00:16:38de ce côté-là,
00:16:39bon, rien d'étonnant,
00:16:40mais il y a quand même
00:16:41cette volonté de montrer
00:16:42à LFI,
00:16:43si on se présente,
00:16:44c'est pas pour rien,
00:16:45c'est aussi parce que
00:16:46on représente autre chose,
00:16:47on se distingue.
00:16:48Et par rapport à Lutte ouvrière,
00:16:50bon, là,
00:16:50c'est une critique différente,
00:16:52disons,
00:16:52c'est vrai que Lutte ouvrière
00:16:53a une approche plus laïcarde,
00:16:55disons.
00:16:55Ouais,
00:16:56ça serait pas le bon terme,
00:16:57laïcarde,
00:16:57c'est un peu athée,
00:16:58quasiment,
00:16:59c'est un peu athée,
00:17:00c'est ça.
00:17:01C'est pas au nom de la laïcité
00:17:02qui sont,
00:17:02ils sont ce côté athée
00:17:03à l'ancienne,
00:17:04en mode de ni dieu ni maître,
00:17:05la religion,
00:17:06c'est l'opium du peuple.
00:17:06Là-dessus,
00:17:07ils ont vraiment
00:17:07cette position un peu de base
00:17:08qui, moi,
00:17:09je trouve surannée,
00:17:09mais bon.
00:17:10Mais c'est vrai
00:17:11qu'ils ont cette position-là,
00:17:12alors que Révolution permanente
00:17:13ne s'inscrit pas du tout
00:17:15là-dedans, quoi.
00:17:15Et Révolution permanente
00:17:17a une,
00:17:18comment dire,
00:17:19encroci son positionnement
00:17:20dans un antiracisme
00:17:21très actif,
00:17:21alors que Lutte ouvrière
00:17:22c'est plus périphérique
00:17:23à son action, quoi.
00:17:24Enfin, il y a aussi
00:17:25ce côté-là.
00:17:26Et d'ailleurs,
00:17:26dans le fameux texte,
00:17:28donc Révolution permanente
00:17:29et Yannes Cazib disent
00:17:30L.O. considère
00:17:31que toutes les questions
00:17:32qui ne relèvent pas directement
00:17:34de l'exploitation capitaliste
00:17:35sont secondaires,
00:17:36voire seraient des facteurs
00:17:37de diversion
00:17:38et de division du prolétariat.
00:17:39Donc, voilà,
00:17:40c'est assez clair.
00:17:42Au point, parfois,
00:17:43de s'adapter aux idées
00:17:44dominantes sur ces sujets,
00:17:45comme on l'a vu,
00:17:45avec son alignement régulier
00:17:47sur une tradition
00:17:48laïcarde de la gauche.
00:17:48Donc, eux,
00:17:49ils emploient le mot.
00:17:49Je trouve qu'ils grossissent
00:17:50un peu le trait.
00:17:51Après, oui,
00:17:51de toute façon,
00:17:51c'est vraiment ce qui fait
00:17:52un petit peu la différence
00:17:53entre Lutte ouvrière
00:17:53et Révolution permanente.
00:17:54Moi, je trouve qu'ils grossissent
00:17:55un tout petit peu le trait.
00:17:56Voilà, typiquement,
00:17:57l'année dernière,
00:18:04principale,
00:18:05c'est vers 16h, je crois,
00:18:06tu as le meeting de Nathalie Arthaud,
00:18:07le grand discours de Nathalie Arthaud
00:18:08et c'est le moment
00:18:08où les activités s'arrêtent
00:18:09et tout le monde vient
00:18:09écouter le discours.
00:18:10C'est un moment assez galvanisant.
00:18:11À la fin, évidemment,
00:18:12sachant ça dans l'international,
00:18:14moi, je trouve ça beau, perso.
00:18:15Une heure qui trouve ça un peu,
00:18:15un peu, bon,
00:18:17un peu surannée,
00:18:17moi, j'aime bien.
00:18:18Mais bref, peu importe.
00:18:19Et en vérité,
00:18:20quand on écoutait son discours,
00:18:20vraiment,
00:18:21elle a, pendant la moitié,
00:18:21au moins la moitié de son discours,
00:18:22elle a parlé de racisme.
00:18:23Elle a parlé directement de racisme,
00:18:25quoi, vraiment.
00:18:25Elle était en mode
00:18:26le racisme, c'est un poison.
00:18:27Elle n'a pas utilisé
00:18:27le mot de diversion.
00:18:28Elle est en mode
00:18:29le racisme, c'est un poison
00:18:30et là, on est dans une phase
00:18:30où la bourgeoisie capitaliste,
00:18:32pour continuer à avoir,
00:18:35à souverre son pouvoir
00:18:35et sa domination,
00:18:37distille encore plus de racisme
00:18:38dans la société
00:18:39pour nous retourner
00:18:39les uns contre les autres.
00:18:40Ce truc de diversion
00:18:41qui consisterait à dire
00:18:42oui, pour eux,
00:18:43le racisme, c'est une diversion,
00:18:44pour oublier qu'on est tous des prolos
00:18:45et qu'on se bouffe entre nous,
00:18:46c'est pas...
00:18:47Moi, j'ai un peu envie
00:18:48de défendre l'utubrière là-dessus
00:18:49en disant que c'est un petit peu
00:18:50plus compliqué que ça,
00:18:51même si, voilà,
00:18:51moi, je trouve qu'ils ont effectivement
00:18:52ce côté un petit peu suranné,
00:18:53c'est juste qu'ils ne sont pas à la page,
00:18:54je trouve, sur plein de sujets,
00:18:55notamment sur les sujets d'antiracisme
00:18:56et sur les sujets de religion,
00:18:57encore plus.
00:18:58Mais laïcar, je trouve
00:18:59que le mot n'est pas le bon.
00:19:01Bon, alors, ça sera ma critique,
00:19:01je dirais,
00:19:02mais alors, c'est vraiment...
00:19:02C'est des débats de trotskistes.
00:19:04Si vous vous dites
00:19:05oh là là,
00:19:05du coup, il parle celui-là,
00:19:06je peux vous comprendre,
00:19:07mais c'est aussi pour ça,
00:19:08peut-être,
00:19:08qu'il y a cette utilité
00:19:09d'avoir plusieurs partis
00:19:10trotskistes en France.
00:19:11C'est vraiment ce truc de...
00:19:12Voilà, la France,
00:19:13on a quand même
00:19:13une vraie tradition de gauche,
00:19:15même si Nathalie Arthaud
00:19:16rejette le terme de gauche.
00:19:17En tout cas,
00:19:17on a une vraie tradition révolutionnaire,
00:19:18une vraie tradition communiste.
00:19:20Voilà, c'est des choses
00:19:21qui sont importantes
00:19:21et encore maintenant,
00:19:22c'est tellement important
00:19:23qu'on a toujours,
00:19:24en 2026,
00:19:25deux candidatures
00:19:26communistes révolutionnaires
00:19:27à la présidentielle
00:19:27parce que ces bisbis,
00:19:29ces désaccords
00:19:29qui peuvent paraître un petit peu
00:19:30dans un contexte
00:19:31d'élection présidentielle
00:19:32peuvent paraître
00:19:33presque un peu futiles,
00:19:35eh bien,
00:19:35on est dans un pays
00:19:35où non,
00:19:36il y a suffisamment de gens
00:19:37qui trouvent que c'est pas futile,
00:19:38suffisamment pour qu'il y ait
00:19:39deux candidatures
00:19:40communistes révolutionnaires
00:19:40à la présidentielle
00:19:41et moi,
00:19:42je trouve ça assez beau.
00:19:43Ouais, c'est clair.
00:19:44Mais là, tu vois,
00:19:45on parle de RP qui...
00:19:47Attends,
00:19:48juste avant que tu reprennes,
00:19:48il y a eu un problème,
00:19:49je ne sais pas pourquoi,
00:19:49il n'y a plus le chat partagé,
00:19:50les deux streams
00:19:51on split totalement.
00:19:52Donc voilà, la régie,
00:19:53si vous pouvez regarder ça,
00:19:54je ne sais pas si moi
00:19:55je dois faire quelque chose
00:19:56pour le remettre non plus,
00:19:57mais voilà,
00:19:58du coup,
00:19:58tous ceux qui sont sur mon chat,
00:19:59a priori,
00:19:59nous on a le chat de l'humain
00:20:00mais on n'a pas le chat
00:20:01de ma chaîne depuis tout à l'heure.
00:20:02Donc si vous mettez des messages
00:20:03et vous vous dites
00:20:03mais ils ne nous lisent pas ceux-là,
00:20:05c'est peut-être pour ça.
00:20:06Voilà.
00:20:07Du coup,
00:20:07on ne voit que le chat de l'humain.
00:20:08On ne voit que le chat de l'humain.
00:20:09Donc voilà,
00:20:10petit problème technique,
00:20:10je voulais juste le dire
00:20:11à la régie.
00:20:12Voilà.
00:20:13On va voir si la technique
00:20:14peut faire un truc.
00:20:15Je te laisse continuer.
00:20:16Et oui,
00:20:17et donc on parlait
00:20:18de révolution permanente
00:20:19qui s'adresse à LO
00:20:21avec des mots durs
00:20:23mais on voit aussi
00:20:24du côté du NPA par exemple
00:20:26vis-à-vis de révolution permanente.
00:20:27Alors comme tu l'as dit,
00:20:28révolution permanente
00:20:28issue d'une scission du NPA,
00:20:31bon voilà,
00:20:31on ne va pas vous refaire
00:20:32tout l'historique
00:20:33parce que ça prendra
00:20:35un certain temps.
00:20:36Mais par exemple,
00:20:37Philippe Tou,
00:20:38pour reparler de son passage
00:20:38dans Saïra,
00:20:39quand on lui pose la question
00:20:40de révolution permanente,
00:20:42notamment sur ce que
00:20:42révolution permanente réussit
00:20:43parce que révolution permanente
00:20:44a fait un bon score
00:20:45à Saint-Denis,
00:20:45notamment avec Elsa Marcel
00:20:46tête de liste,
00:20:47lui,
00:20:48il a des mots durs là aussi.
00:20:49Il dit en gros,
00:20:50révolution permanente,
00:20:51c'est la branche sectaire
00:20:52en gros du trotskisme
00:20:54ou de la gauche révolutionnaire
00:20:56ou de la gauche commune
00:20:56révolutionnaire.
00:20:57Normalement,
00:20:58c'est plutôt une reproche
00:20:58qu'on peut faire à l'utourier
00:20:59des procès en sectarisme.
00:21:01Puis il le dit à RP.
00:21:02Donc ils se tirent chacun
00:21:03un petit peu dans les pattes
00:21:04pour essayer de...
00:21:05Après, c'est dans la tradition.
00:21:07Moi, je trouve ça relativement
00:21:09ça en réalité.
00:21:09Je trouve ça plutôt bien.
00:21:10Mais c'est assez amusant
00:21:11de voir que le NPA
00:21:12trouve que RP
00:21:13sont trop trotskistes
00:21:14et que LO, au contraire,
00:21:16trouve que le NPA,
00:21:17ils sont un petit peu...
00:21:18que RP, pardon,
00:21:18ils sont un peu trop
00:21:19comme le NPA.
00:21:19C'est un peu...
00:21:20RP sont vraiment
00:21:21entre le NPA
00:21:22et du Trouillière
00:21:23d'une certaine manière.
00:21:23D'ailleurs, j'avais parlé
00:21:24avec une militante
00:21:25de révolution permanente
00:21:25il y a longtemps
00:21:26quand je commençais sur YouTube
00:21:27au moment de la réforme des retraites.
00:21:28Donc c'était un petit bout de temps.
00:21:30Et c'est un peu comme ça
00:21:31que j'avais défini RP.
00:21:32Moi, j'ai l'impression
00:21:33qu'ils prennent...
00:21:33C'est un peu à mi-chemin
00:21:34entre Vélo et le NPA.
00:21:35Elle n'avait pas dit le contraire.
00:21:37OK.
00:21:38Du coup, on a passé beaucoup de temps
00:21:38sur les candidatures
00:21:39communistes révolutionnaires
00:21:40comme ça.
00:21:41C'était pas prévu,
00:21:42mais peut-être que c'est aussi
00:21:42les sujets en termes de fond
00:21:43les plus intéressants
00:21:45sur là.
00:21:45Parce qu'on voulait parler
00:21:45de tous les petits candidats.
00:21:47Bon, on va parler de Juan Branco,
00:21:49du parti Equinox
00:21:50et de David Lissnard.
00:21:51En vérité,
00:21:52c'est un peu amusant
00:21:52et c'est pas inintéressant,
00:21:53mais voilà,
00:21:54au final,
00:21:54sur le plateau de l'humanité,
00:21:55on prenne plus de temps
00:21:56à parler des candidatures
00:21:57communistes révolutionnaires
00:21:58que des candidatures
00:21:59un peu à la con.
00:22:01Bon, au final,
00:22:02c'est plutôt une bonne chose
00:22:02en réalité.
00:22:03Oui, oui.
00:22:03Même si c'était pas prévu.
00:22:04Complètement.
00:22:05Il faut quand même
00:22:06réunir 500 signatures
00:22:06et ça, c'est chaud.
00:22:07Alors, c'est pas chaud
00:22:08pour Lutte Ouvrière
00:22:08qui pratique quelque chose
00:22:10qui s'appelle
00:22:10la discipline révolutionnaire,
00:22:11figurez-vous.
00:22:12Ils sont pas énormément
00:22:13à Lutte Ouvrière,
00:22:13mais ils sont hyper organisés
00:22:14et c'est vraiment des gens
00:22:16qui sont extrêmement déterminés.
00:22:17Voilà, si chaque militant
00:22:18de France,
00:22:19si chaque militant de gauche
00:22:19en France avait la détermination
00:22:21d'un militant de Lutte Ouvrière,
00:22:22je peux vous dire que
00:22:23ça serait bien.
00:22:25C'est clair.
00:22:25Donc voilà,
00:22:25ils sont extrêmement organisés,
00:22:26ils ont leur réseau,
00:22:28Nathalie Arthaud,
00:22:29c'est toujours la première
00:22:29à avoir ses 500 signatures.
00:22:30C'est presque devenu
00:22:31un running gag,
00:22:31mais ça veut dire quelque chose,
00:22:32c'est qu'effectivement,
00:22:33chez Lutte Ouvrière,
00:22:34la discipline révolutionnaire,
00:22:35c'est pas un...
00:22:37Voilà, c'est un vrai truc.
00:22:38Ouais, ouais.
00:22:39Et puis, alors,
00:22:39de Traviol dit,
00:22:40d'où viennent les 1000 signatures
00:22:41des candidats communistes révolutionnaires ?
00:22:42Alors, tu l'as dit pour LO,
00:22:43pour RP,
00:22:44c'est pas encore gagné
00:22:44parce qu'il faut savoir
00:22:45qu'Anne Ascadine avait déjà tenté
00:22:47de se présenter
00:22:48à la dernière élection présidentielle
00:22:49en 2022.
00:22:50Il avait réuni que 160 signatures.
00:22:52Donc, voilà,
00:22:53là, il va falloir voir
00:22:54s'ils ont retenu
00:22:55certaines leçons
00:22:56par rapport à 2022.
00:22:57Est-ce qu'ils se sont organisés
00:22:57différemment ?
00:22:58Est-ce qu'ils ont créé
00:22:59un réseau particulier d'élus ?
00:23:00Ce qui est certain,
00:23:01c'est qu'il n'y a pas 500 maires
00:23:05en France
00:23:05qui sont à Révolution Permanente.
00:23:06Par contre,
00:23:08il y en a eu quelques ans
00:23:09parce qu'il faut savoir
00:23:10que Révolution Permanente,
00:23:11du coup,
00:23:12s'est lancée
00:23:12aux dernières municipales.
00:23:13On parlait des bons résultats
00:23:14de Révolution Permanente
00:23:15à Saint-Denis
00:23:16avec Elsa Marcelle.
00:23:17Je crois que c'est près de 7%.
00:23:18Mais ils se sont présentés
00:23:20dans neuf villes,
00:23:22enfin, neuf endroits
00:23:22dans les neuf villes
00:23:23il y a deux arrondissements marseillais.
00:23:25Ils ont quand même récolté
00:23:2612 000 voix.
00:23:27Ce qui n'est pas rien.
00:23:28Ce qui n'est pas rien
00:23:29pour seulement neuf candidatures,
00:23:30ce n'est pas rien.
00:23:31Donc, il y a un tout petit réservoir
00:23:32en plus, je pense,
00:23:33par rapport à 2022.
00:23:35Oui.
00:23:35Mais c'est loin d'être gagné
00:23:36parce que 500 signatures,
00:23:37c'est quand même
00:23:37un seuil assez élevé.
00:23:39Ce n'est pas rien.
00:23:39Ce n'est pas rien.
00:23:40Oui.
00:23:40Mais bon,
00:23:41il y avait Poutou la dernière fois.
00:23:42Il y avait Poutou,
00:23:43peut-être que ça laisse un espace.
00:23:45Je suis un peu focalisé
00:23:46sur le truc du chat partagé.
00:23:47Je ne sais pas ce qui se passe
00:23:47au problème technique
00:23:48qui est en train de me déconcentrer,
00:23:49mais ce n'est pas grave.
00:23:50Sachez juste,
00:23:51je l'aurais dit encore une fois,
00:23:51si vous êtes sur le chat
00:23:52de ma chaîne à moi,
00:23:53je ne peux pas lire vos messages
00:23:54sauf si le chat partagé est revenu.
00:23:55Je ne sais pas trop,
00:23:56mais ce n'est pas grave.
00:23:56On va continuer de toute façon.
00:23:58Ça ne change pas grand-chose.
00:24:00Ok.
00:24:00Je te propose de passer
00:24:01à un autre type de gauche
00:24:03qui est un peu moins révolutionnaire
00:24:05et un peu moins communiste.
00:24:06Là, on va parler
00:24:06un peu du parti socialiste.
00:24:08Alors, on commence par lui.
00:24:10On va commencer par le plus drôle.
00:24:11On va reparler,
00:24:12on ne peut pas s'en empêcher,
00:24:14de cette fameuse candidature
00:24:15un peu lunaire
00:24:16de Karim Bouamran
00:24:17qui s'est déclaré
00:24:18chez Benjamin Duhamel
00:24:19dans un moment absolument spectaculaire.
00:24:20Il n'a pas attendu.
00:24:2115 secondes d'interview,
00:24:22le premier truc,
00:24:22il a dit,
00:24:22je suis candidat.
00:24:24Il attendait que ça.
00:24:26Voilà, c'était le poulet.
00:24:27C'était vraiment le poulet,
00:24:28comme on dit,
00:24:29dans le milieu,
00:24:29la dernière fois,
00:24:30c'était même le master poulet
00:24:31qui a été servi
00:24:31par Karim Bouamran.
00:24:33Vraiment, on s'est régalé.
00:24:34Donc, on va aller regarder
00:24:35ce petit moment
00:24:36pas historique
00:24:37en termes de politique,
00:24:38vraiment,
00:24:38mais je vous dis,
00:24:39pour les créateurs
00:24:39de contenu de gauche,
00:24:41comme moi par exemple,
00:24:42mais pas que,
00:24:42quand on a vu ça,
00:24:43c'était vraiment
00:24:43tout le monde au garde-avons.
00:24:44On s'est dit,
00:24:44quoi, Karim Bouamran
00:24:45est candidat ?
00:24:46Dans les deux heures
00:24:47qu'on suivit,
00:24:47il y avait déjà 12 pages
00:24:49de mèmes différents
00:24:49sur Instagram
00:24:50qui avaient posté leur truc.
00:24:51Moi, j'avais déjà fait
00:24:52un read Instagram aussi.
00:24:53Hop là, bam,
00:24:54j'avais prévu le react.
00:24:55Franchement, à 14 heures,
00:24:57absolument,
00:24:57tous les créateurs
00:24:57de contenu de gauche
00:24:58et les journalistes
00:24:59indépendants d'Internet
00:24:59en avaient tous parlé.
00:25:01J'ai vraiment vu un moment
00:25:02où vraiment tout le monde
00:25:03s'est mis en action
00:25:06aussi rapidement
00:25:06par rapport à Karim Bouamran.
00:25:07C'était vraiment drôle.
00:25:09C'était vraiment drôle
00:25:09parce qu'effectivement,
00:25:11c'est assez lunaire.
00:25:11On ne comprend pas
00:25:13vraiment ce qu'il fabrique.
00:25:14Et d'ailleurs,
00:25:14Benjamin Duhamel
00:25:14est plus ou moins
00:25:15du même avis que nous.
00:25:16Karim Bouamran,
00:25:17au service de qui
00:25:17ou de quoi
00:25:18allez-vous mettre
00:25:19votre voix
00:25:20en vue de 2027 ?
00:25:21De moi-même.
00:25:22Moi, Karim Bouamran,
00:25:23je suis candidat
00:25:24pour les prochaines élections
00:25:25présidentielles.
00:25:25C'est historique.
00:25:26Je suis candidat
00:25:26parce que depuis
00:25:28que je suis en responsabilité,
00:25:29j'ai pris conscience
00:25:29de notre force.
00:25:31J'ai pris conscience
00:25:32que nous étions majoritaires.
00:25:33Majoritaires à vouloir
00:25:34une France humaine,
00:25:35une France forte,
00:25:36une France qui protège,
00:25:37une France qui sécurise,
00:25:39une France qui donne
00:25:39la possibilité
00:25:40à chacune et chacun
00:25:41de pouvoir se soigner,
00:25:42pouvoir se loger
00:25:43et surtout pouvoir bénéficier
00:25:45d'une éducation de qualité
00:25:46à pouvoir démocratiser
00:25:47l'excellence,
00:25:47à péter ce que j'appelle
00:25:48la reproduction
00:25:51systématique
00:25:52des inégalités sociales.
00:25:53D'accord, ça c'est pour des...
00:25:55Une France souveraine ?
00:25:56Oui, juste ça carrément.
00:25:58Je pense vraiment
00:25:59qu'il a été surpris.
00:26:00Je ne vais pas s'y attendre.
00:26:01Je ne sais pas ce que tu en penses.
00:26:02Il est surpris, exospéré.
00:26:03Oui, oui, oui.
00:26:04On me l'a fait tous les matins.
00:26:05Mais alors...
00:26:06Ben oui, c'est ça.
00:26:07Je pense d'un côté
00:26:07il était un peu content
00:26:08parce qu'il s'est dit
00:26:08oula, ça, ça va tourner.
00:26:10Voilà, ça reste un journaliste.
00:26:11Les journalistes,
00:26:12ils aiment bien
00:26:12quand les infos tournent.
00:26:13C'est normal.
00:26:13C'est aussi un peu
00:26:14le métier de journaliste
00:26:14qui veut ça.
00:26:15Ce n'est pas une critique
00:26:15quand je dis ça.
00:26:16Je suis influenceur
00:26:17donc c'est encore pire.
00:26:18Mais je pense
00:26:18qu'il était partagé
00:26:19entre se dire
00:26:20ouh, ça va tourner ça
00:26:21et l'incompréhension
00:26:22la plus totale.
00:26:23C'est une séquence
00:26:24qui est vraiment,
00:26:24vraiment forte.
00:26:26Et je me pose la question.
00:26:28Alors, je ne sais pas.
00:26:28Soit c'est ça
00:26:29et il est surpris
00:26:30et il rebondit
00:26:31et en même temps
00:26:32il est content
00:26:32parce que ça crée l'événement.
00:26:34Ou est-ce que
00:26:35Duhamel
00:26:37ou la rédaction
00:26:37de France Inter
00:26:38a travaillé
00:26:39Karim Boehmran
00:26:39pour lui dire
00:26:40est-ce que vous allez être candidat
00:26:41ou pas ?
00:26:41Si oui,
00:26:41vous voulez venir l'annoncer
00:26:42chez nous ?
00:26:43Ce qui est possible aussi.
00:26:44Ça peut faire partie
00:26:44de négociation.
00:26:45J'en parlais avec
00:26:46des journalistes politiques
00:26:47d'autres rédacs
00:26:48et ils se disaient
00:26:49si c'est ça,
00:26:50c'est possible
00:26:50mais c'est cruel.
00:26:51Ça veut dire que
00:26:52Duhamel a convoqué
00:26:53sa victime.
00:26:53Parce que vu
00:26:54comme il le sac après,
00:26:55bon voilà.
00:26:56Mais bon, je ne sais pas.
00:26:58Je ne sais pas.
00:26:59Ça reste de la théorie.
00:27:00C'est assez incompréhensible.
00:27:01Je pense que je ne sais pas.
00:27:02Peut-être qu'un jour
00:27:03on aura la lumière
00:27:03sur cette affaire.
00:27:04Dans six mois,
00:27:05on aura l'interview vérité.
00:27:06Karim Boehmran
00:27:07on dirait
00:27:07mais qu'est-ce que tu as essayé de faire ?
00:27:08Peut-être qu'on aura
00:27:09une autre séquence amusante.
00:27:10Je ne sais pas.
00:27:11Bon, on regarde la fin.
00:27:11Non, il n'y a pas besoin
00:27:12d'en parler plus.
00:27:13Mais peut-être qu'on peut
00:27:13se poser la question.
00:27:14On peut peut-être
00:27:15essayer d'en parler
00:27:15un peu plus sérieusement.
00:27:16Parce que ça,
00:27:17c'était assez drôle,
00:27:18on ne va pas se mentir.
00:27:18Normalement,
00:27:19on ne fait pas bouder son plaisir.
00:27:20Et puis, c'est parce que la politique
00:27:21est un monde impitoyable en réalité.
00:27:22Ça, c'est...
00:27:23Tout le monde le sait.
00:27:23C'est un monde impitoyable.
00:27:24Et bon, quand quelqu'un
00:27:25se couvre de ridicule
00:27:26qu'il l'ait fait exprès ou pas,
00:27:27c'est comme ça.
00:27:28Tout le monde se fout de sa gueule
00:27:29et puis ça ne prend pas.
00:27:30Ça a toujours marché comme ça,
00:27:31la politique.
00:27:32C'est aussi ça, la politique,
00:27:33quand on parle de politique politicienne.
00:27:34Voilà, on ne sait pas...
00:27:35C'est...
00:27:36Enfin, je veux dire...
00:27:38Réfléchir de ridicule en politique,
00:27:40c'est un sujet sérieux, finalement.
00:27:41Oui, oui, oui.
00:27:41J'ai envie de dire.
00:27:42Mais on pourrait quand même
00:27:43essayer de comprendre
00:27:44peut-être pourquoi il a fait ça.
00:27:45Est-ce que c'est pour essayer
00:27:46d'enclencher un rapport de force
00:27:47au sein du Parti Socialiste ?
00:27:48Est-ce que c'est peut-être
00:27:49pour essayer de se dire
00:27:49bon, il y a un espace
00:27:50politique sociale libérale,
00:27:52Glucksmann, ça ne prend pas tellement.
00:27:53Il y a peut-être François Hollande
00:27:54dans la Buscad,
00:27:55ce n'est pas très très clair.
00:27:55Je tente mon coup.
00:27:56Est-ce qu'il y croit vraiment
00:27:57ou est-ce qu'il y a peut-être
00:27:58un plan derrière, selon toi ?
00:27:59Je dis ça, je pose cette question
00:28:00puisque je ne saurais pas
00:28:01la réponse.
00:28:02C'est vrai que ça reste un mystère.
00:28:04C'est pour ça que je suis vraiment...
00:28:05Déjà, ça me fait sourire
00:28:06pour la forme, évidemment,
00:28:07parce que tout est ridicule.
00:28:09Mais même d'un point de vue stratégique,
00:28:11je ne comprends pas du tout
00:28:12ce que fait Karim Boimbran
00:28:12parce que Karim Boimbran,
00:28:14il est censé appartenir
00:28:15à un courant,
00:28:16plutôt représenté par
00:28:17Raphaël Glucksmann,
00:28:18Carole Delga.
00:28:19D'ailleurs, quand il a lancé
00:28:20son mouvement,
00:28:20parce qu'il a lancé son mouvement
00:28:21il y a quelques mois,
00:28:23Raphaël Glucksmann était là,
00:28:24Olivier Fauret était là.
00:28:25C'était censé être un mouvement
00:28:26qui devait simplement produire
00:28:28des idées, disons.
00:28:30Comme beaucoup de représentants nationaux,
00:28:34ils créent leurs petits mouvements,
00:28:35leurs petits think tanks, etc.
00:28:37Bon, lui, il imaginait peut-être
00:28:39apparemment comme une écurie
00:28:40qui devait le mener
00:28:41à la présidentielle.
00:28:43Mais bref, je ne vois pas du tout
00:28:44en fait...
00:28:45Où il va ?
00:28:46Je ne vois pas du tout
00:28:46en quoi ça sert
00:28:47son courant de pensée.
00:28:49Ça amène de la concurrence
00:28:51à Raphaël Glucksmann,
00:28:52ça brouille même le signal
00:28:53entre guillemets
00:28:54des sociodémocrates
00:28:55qui essaient de se distinguer
00:28:56face à ce qu'on disait tout à l'heure
00:28:57par rapport au rouleau
00:28:58compresseur de la France insoumise
00:28:59de Jean-Luc Mélenchon
00:29:00qui a lancé sa candidature.
00:29:03Parce qu'il y a aussi ça,
00:29:04c'est-à-dire qu'en fait,
00:29:05tu arrives trois jours après
00:29:06le meeting de la France insoumise,
00:29:0726 000 personnes à Saint-Denis
00:29:08au pied de la basilique,
00:29:11les images sont belles, etc.
00:29:14Les éditorialistes reconnaissent
00:29:15que c'est une démonstration de force
00:29:16et tu arrives trois jours après
00:29:17avec une annonce de candidature
00:29:18à le chat de partager
00:29:19et de retour.
00:29:20Oula, vas-y, continue.
00:29:22J'écoutais pas, mais vas-y,
00:29:23c'est bon, c'est bon.
00:29:25Ça fait du bien.
00:29:26Voilà, je vois tous les noms.
00:29:28Germaine Fourchette,
00:29:28je ne voyais même pas tes messages.
00:29:30Reisenberg, tout le monde est là.
00:29:31Ah, c'est bon.
00:29:32On a fait tout le live comme ça.
00:29:34C'est pas grave, c'est pas grave.
00:29:35C'est les aléas du direct.
00:29:36Très bien.
00:29:37Ça y est, ça y est.
00:29:38On va recommencer du début,
00:29:39alors la coupe du monde.
00:29:39Oui, alors la coupe du monde, oui.
00:29:41Gianni Infantino.
00:29:42Ça va, vous avez pu suivre ?
00:29:43C'était une vraie question.
00:29:44C'était pas désagréable de votre côté
00:29:45d'avoir aucune interaction avec nous.
00:29:47Parce que moi, je ne me suis même pas rendu compte.
00:29:48Je me suis dit,
00:29:48il n'y a pas beaucoup de monde ou quoi ?
00:29:49Ça parle moins que d'habitude.
00:29:50Ça y est, on est finito.
00:29:51Mais en fait, non, c'est bon.
00:29:52C'est revenu.
00:29:53Bubuche m'arrête.
00:29:54Merci Bubuche pour le raid.
00:29:55Je ne l'ai même pas vu du coup.
00:29:55Tu vois, problème technique.
00:29:57Merci.
00:29:57Vous parlez entre vous, tranquille.
00:29:58Très bien.
00:29:59Ils nous ont donné à cœur joie du coup.
00:30:01Oui, donc tu disais.
00:30:02Oui, non, mais tout ça pour dire
00:30:04que je ne comprends pas du tout
00:30:04où ils veulent.
00:30:05Surtout qu'il arrive trois jours
00:30:06après Jean-Luc Mélenchon
00:30:07avec une candidature,
00:30:08une annonce plus ridicule.
00:30:10Il se fait détruire par Benjamin Jarmel.
00:30:12Mais est-ce que ça pouvait
00:30:13vraiment rien n'être autrement ?
00:30:14Enfin, je veux dire,
00:30:15en fait, je ne sais pas du tout
00:30:16ce qui se passe dans la tête
00:30:17de Karim Boehran
00:30:17depuis quelques temps.
00:30:19Alors, OK, il y a un moment
00:30:20où, je ne sais pas,
00:30:21certains médias se sont emballés
00:30:22en disant que c'était
00:30:22l'Obama français.
00:30:24Ouais, c'était ça.
00:30:25On lui a donné trop de buzz, quoi.
00:30:26Ouais, ouais, c'est ça.
00:30:27On l'avait même cité
00:30:28comme premier ministre stable
00:30:29à un moment donné.
00:30:30C'était le moment où on cherchait
00:30:31des premiers ministres partout.
00:30:32Enfin, je pense que vraiment,
00:30:37ça parle de Lucie,
00:30:38ou après Lucie Castell,
00:30:38je ne sais plus,
00:30:39mais c'est à ce moment-là.
00:30:39C'est à ce moment-là.
00:30:40Je me demande si ce n'était pas après
00:30:41parce que justement,
00:30:42Macron avait rejeté
00:30:42l'hypothèse castée.
00:30:43Donc, on cherchait un sauce
00:30:44d'un bon temps.
00:30:45Oui, voilà, c'est ça.
00:30:45Il y avait 159 qui avait apparu
00:30:48comme d'hab.
00:30:48Enfin, voilà.
00:30:49Et donc, on en a cherché d'autres
00:30:51pour essayer de convaincre
00:30:52Emmanuel Macron.
00:30:52Il y a eu Boehran.
00:30:54Alors, d'où vient la rumeur Boehran ?
00:30:56Est-ce qu'elle vient de lui-même ?
00:30:57Je ne sais pas.
00:30:57Mais en tout cas,
00:30:58elle était là.
00:30:59Donc, à partir de là,
00:31:00sa tête a commencé à grossir,
00:31:01j'ai l'impression.
00:31:02Et jusqu'à cette conséquence-là
00:31:03de « je m'invite »
00:31:05sur France Inter.
00:31:06J'annonce moi ma candidature
00:31:07alors qu'on ne m'a rien demandé.
00:31:09En plus, en citant Marlon Brando,
00:31:11enfin, voilà, vraiment.
00:31:13Je pense que même si on avait voulu
00:31:15l'écrire,
00:31:15même si on avait voulu le parodier
00:31:17pour un stream,
00:31:17je pense qu'on serait bien aussi loin.
00:31:20P.A. rêve de faire
00:31:21ce que Karim Bouhama
00:31:22n'a réussi à faire hier.
00:31:23Oui, avec une perruque.
00:31:26D'ailleurs, P.A. est au Japon
00:31:27et je ne sais pas
00:31:27si vous avez vu ses stories,
00:31:29mais il a fait une radia de perruques.
00:31:31Il va revenir en formant.
00:31:33Du coup, il en a parlé de ça au Japon ?
00:31:35Parce que s'il est en vacances
00:31:35et qu'il ne peut pas faire
00:31:37de TikTok sur la séquence
00:31:39Karim Bouhama,
00:31:40je pense qu'il est en grande souffrance.
00:31:41Je crois qu'il a fait une vidéo.
00:31:43Peut-être qu'on peut regarder
00:31:44sur son Twitter.
00:31:45Je ne sais pas de vous le dire,
00:31:46le chat,
00:31:46mais là, s'il n'a pas pu faire
00:31:48de blagues sur ça,
00:31:49P.A.,
00:31:49je pense qu'il n'en a plus.
00:31:51Il en a fait une
00:31:52où il dit que Master Pouli
00:31:53va être classé
00:31:53organisation terroriste.
00:31:54OK, OK, d'accord, d'accord.
00:31:56Même en vacances,
00:31:56il a fait un réel.
00:31:57Aller voir sur son compte X.
00:31:58Ça aurait été une grande souffrance.
00:32:00OK, moi, tu vois,
00:32:00je suis plutôt d'accord avec toi.
00:32:01Je pense que ça,
00:32:02c'est un truc qu'on dit assez souvent.
00:32:04Parfois, on surestime les politiques.
00:32:05On pense que vraiment,
00:32:06ils ont un plan derrière la tête
00:32:07et que c'est un truc organisé
00:32:09depuis le début
00:32:10et que c'est des gens
00:32:10extrêmement malins.
00:32:11Parfois, c'est vrai.
00:32:12Souvent, ce n'est pas si vrai que ça.
00:32:13Il y a énormément de politiques
00:32:14qui finissent par naviguer à vue.
00:32:15La politique, c'est un monde apitoyable,
00:32:16mais c'est aussi un monde chaotique.
00:32:18Et là, on a vu un peu ça
00:32:20avec Karim Wammar.
00:32:20Je pense qu'il n'y avait pas...
00:32:21Ce n'était pas un coup de billard
00:32:21à trois bandes.
00:32:22Ce n'était pas coordonné
00:32:23avec d'autres OPS.
00:32:24J'ai vu une théorie du complot
00:32:25qui est assez savoureuse,
00:32:26donc je vais te la raconter.
00:32:27C'est un petit peu que
00:32:29les candidatures un peu nullos
00:32:32OPS ou dans cet espace
00:32:33social libéral,
00:32:33parce qu'on va inclure
00:32:34Raphaël Glucksmann
00:32:34qui n'est pas officiellement OPS,
00:32:36qui est à la place publique,
00:32:38s'enchaînent
00:32:39pour que François Hollande
00:32:40puisse arriver et dire
00:32:40« Bon, Glucksmann,
00:32:41t'es nul.
00:32:42Tous les autres,
00:32:43je ne sais pas ce que vous fabriquez,
00:32:43vous êtes des bouffons.
00:32:44Le patron revient.
00:32:45Maintenant, vous vous mettez
00:32:46derrière moi.
00:32:46Moi, je vais faire
00:32:47une campagne présidentielle.
00:32:48Moi, j'ai du talent politicien
00:32:49que vous n'avez pas.
00:32:50Moi, je t'ai parlé
00:32:50et je sais débattre.
00:32:51Donc, mettez-vous derrière moi
00:32:52et comme ça,
00:32:53je vais un peu remonter le niveau.
00:32:55Je vais un peu remonter la barre
00:32:56de cet espace social libéral,
00:32:58gauche molle.
00:32:58Vous l'appelez comme vous voulez.
00:32:59L'espace PS, place publique.
00:33:01Peut-être que ça va finir comme ça.
00:33:02Effectivement.
00:33:03C'est possible.
00:33:03Je pense que ça peut jouer
00:33:04à la faveur d'un François Hollande.
00:33:06Tous ces moments un peu médiocres
00:33:09pour essayer d'être gentil.
00:33:10Je pense que ça peut jouer
00:33:12à la faveur de François Hollande,
00:33:13mais je ne pense pas
00:33:13que ça soit planifié en coulisses
00:33:15où Karim Bois-Moines
00:33:16s'est dit, vas-y,
00:33:17je vais me couvrir de ridicule
00:33:19pour être le faire-valoir
00:33:20d'un François Hollande sur le retour.
00:33:21C'est peut-être l'effet que ça aura,
00:33:22mais je pense que ce n'était pas prévu.
00:33:24Mais peut-être que François Hollande
00:33:25effectivement est en train de se dire
00:33:25bon, allez, on va finir par y aller
00:33:28parce que là, il faut quelqu'un
00:33:29d'un peu doué.
00:33:30Je pense que ça finira comme ça.
00:33:31Et je fais juste une parenthèse
00:33:32parce que j'ai vu dans le chat
00:33:34qu'on demandait l'insta de PA.
00:33:35Donc, on va lui faire de la pub,
00:33:36c'est Valadista.
00:33:37Valadista.
00:33:37C'est pareil sur X.
00:33:39Donc, voilà.
00:33:40Sur toutes les plateformes.
00:33:42Sur la promo, il n'y a pas besoin.
00:33:43Il buzz plus que tout le monde.
00:33:45Et j'ai vu que dans le chat,
00:33:46on disait aussi PA.interrogation.
00:33:47PA, c'est un journaliste de l'UMA
00:33:49qui fait des vidéos plutôt humoristiques,
00:33:50des parodies aussi.
00:33:51Pas que, mais il fait aussi ça.
00:33:53Il est aussi journaliste à côté.
00:33:53Il est très drôle.
00:33:54Pour de vrai.
00:33:55Allez voir ça.
00:33:57Mais oui, pour revenir à ce que tu disais,
00:33:59oui, je pense que ça va finir comme ça.
00:34:00Et d'ailleurs, je pense que François Hollande
00:34:02pense lui-même que ça va finir comme ça
00:34:03parce qu'on voit,
00:34:04il était cité notamment dans L'Obs
00:34:06il y a deux semaines
00:34:06où en fait, le journaliste lui demande
00:34:08en gros, mais quand est-ce que vous y allez ?
00:34:10Vous attendez quoi ?
00:34:11Et il dit calmement
00:34:14qu'il attend de voir
00:34:15ce que peut donner la candidature Raphaël Luxemann.
00:34:17En gros, et au-delà,
00:34:19tous les SOSDEM prétendants,
00:34:21Jérôme Gage et compagnie.
00:34:23Jérôme Gage, vous pouvez évoquer très rapidement,
00:34:24mais voilà, Jérôme Gage aussi est candidat.
00:34:26Dans le même espace politique.
00:34:27Bernard Cazeneuve, je crois aussi, a dit
00:34:28qu'il n'interdisait rien.
00:34:30Avec le soutien du BRG,
00:34:31le parti radical de gauche.
00:34:32Tout ça, c'est le même espace politique en gros.
00:34:34C'est le centre-gauche, on pourrait l'appeler.
00:34:36Voilà, ça a tardé sur Jérôme Gage,
00:34:37sur Bernard Cazeneuve,
00:34:38plus que sur Karim Wamran.
00:34:39C'est à peu près la même chose.
00:34:40C'est des candidatures à la candidature, quelque part.
00:34:43Ils ne vont pas y aller à la fin.
00:34:44Il n'y en aura qu'un dans cet espace.
00:34:45Est-ce que ça sera Glucksmann ?
00:34:46Est-ce que ça sera Hollande ?
00:34:47Est-ce que ça sera Cazeneuve, Gage ou Wamran ?
00:34:49A priori, ça sera Hollande ou Glucksmann.
00:34:51Oui, et puis, du coup, ce que je voulais dire,
00:34:54c'était qu'en gros, Hollande, il le sait déjà,
00:34:56que ça va se finir comme tu le disais.
00:34:58Et il n'attend que ça,
00:34:59que toutes les autres candidatures s'écroulent,
00:35:01s'effondrent par leur niveau abyssal,
00:35:03notamment Raphaël Glucksmann.
00:35:05Franchement, quand on le voit débattre,
00:35:08quand on le voit perdre en débat
00:35:09face à la photo de Jean-Luc Mélenchon...
00:35:12Après, il va falloir suivre son meeting ce week-end.
00:35:15Au début de barbillier, samedi.
00:35:17Est-ce qu'il va réussir à faire une démonstration de force
00:35:19équivalente à celle de Jean-Luc Mélenchon
00:35:21et la France infinise à Saint-Denis dimanche ?
00:35:23On verra.
00:35:24On verra.
00:35:24On verra.
00:35:25Mais en tout cas, c'est vrai que c'est des candidatures
00:35:26qui, pour l'instant, ne tiennent pas totalement à la route.
00:35:30François Hollande, lui, il profite.
00:35:33Évidemment, il a fait beaucoup de mal à la gauche
00:35:34par son quinquennat.
00:35:35On ne va pas revenir sur le quinquennat, là,
00:35:36parce que ça mériterait un stream entier.
00:35:37Mais il a, malgré tout, pour lui,
00:35:41l'expérience de président de la République,
00:35:42une forme de...
00:35:44Comment dire ?
00:35:45Je pense qu'il a un socle de fan, quelque part.
00:35:48François Hollande.
00:35:48Oui, je pense qu'il y a encore des...
00:35:49Il y a quand même des nostaliques de François Hollande.
00:35:51Et puis, quand on le voit dans les sondages...
00:35:52C'est bien des sondages, il faut les prendre avec des pincettes, etc.
00:35:54Mais il a quand même un socle plutôt stable.
00:35:57Donc, lui, tout ce qu'il attend, je pense,
00:35:59c'est que tous les autres s'écroulent
00:36:00et que lui, il arrive avec sa carte d'ancien président
00:36:02en disant, je vais sauver la social-démocratie,
00:36:04j'arrive, et puis, voilà, et puis, rouler.
00:36:06Et je pense que c'est comme ça que ça va se passer.
00:36:07On est d'accord.
00:36:09Et si ça se passe comme ça, effectivement,
00:36:10et qu'on l'a bien senti venir,
00:36:12ça serait quand même une élection...
00:36:13Je l'ai déjà dit, c'est une élection
00:36:14qui est éminemment politique, 2027, etc.
00:36:18Peut-être historique,
00:36:19si on a effectivement ce second tour
00:36:20Bardella-Mélenchon qui serait un séisme.
00:36:22Mais imaginons qu'il y ait au premier tour
00:36:23de la même élection présidentielle
00:36:25deux figures à gauche,
00:36:26François Hollande et Jean-Luc Mélenchon.
00:36:28Ça serait, d'un point de vue politique,
00:36:29d'un point de vue spectacle, divertissement,
00:36:31bon, ça, c'est une chose.
00:36:32Mais d'un point de vue politique,
00:36:33la signification que ça aurait,
00:36:34parce qu'il a été au Parti Socialiste
00:36:35pendant des années,
00:36:37Jean-Luc Mélenchon,
00:36:37c'était l'aile gauche du Parti Socialiste,
00:36:39là où François Hollande,
00:36:40c'était l'aile centriste,
00:36:41l'aile droite plutôt du PS.
00:36:42En tout cas, c'était des rivaux
00:36:43au sein de ce parti.
00:36:44Ils se connaissent très, très bien.
00:36:45Ils ont été rivaux au PS
00:36:47pendant des années.
00:36:48Et donc, voilà,
00:36:49Jean-Luc Mélenchon s'est barré du PS
00:36:50pour dire, je ne peux pas changer
00:36:51la ligne en interne.
00:36:52Le PS est de la merde,
00:36:53je veux faire mon propre parti.
00:36:54Et puis, voilà,
00:36:55Paris est plutôt réussi,
00:36:56on ne va pas dire le contraire.
00:36:57Et là, si Hollande revient,
00:36:58ça serait vraiment en mode
00:36:58un espèce de choc déterminant
00:37:01pour l'avenir de la gauche française.
00:37:02Ça serait en mode, voilà,
00:37:02cette espèce de lutte interne
00:37:05qui existait au sein du PS.
00:37:06Un PS qui tenait vraiment bien le coup,
00:37:08parce qu'il y a déjà eu 14 ans
00:37:09de présidence mitterran
00:37:10qui est passée par là.
00:37:11Puis après, même le gouvernement
00:37:12Jospin, etc.
00:37:13À un moment où le PS
00:37:14était le parti de gauche en France,
00:37:16il y avait déjà ces deux lignes-là,
00:37:17il y avait déjà ces deux visions,
00:37:18ces deux approches de la gauche française.
00:37:20Et bien là, ça ressurgirait
00:37:21au premier tour
00:37:21d'une élection présidentielle historique.
00:37:23Et ça serait vraiment,
00:37:24encore une fois,
00:37:24éminemment politique.
00:37:25Donc, si ça finit comme ça,
00:37:27moi, je suis un petit peu content.
00:37:29Pas pour des raisons stratégiques,
00:37:30des raisons électorales
00:37:31ou quoi que ce soit,
00:37:32mais pour la signification politique.
00:37:33Ça permettrait de politiser
00:37:34encore plus cette élection.
00:37:36Et c'est aussi
00:37:36une élection présidentielle.
00:37:37Ce n'est pas que de la strata
00:37:39pour voir qui sera là à la fin.
00:37:40C'est un grand moment politique
00:37:41où les Français réfléchissent
00:37:43à la politique
00:37:44plus que d'habitude.
00:37:45Et plus cette élection sera politique,
00:37:46plus je serai content
00:37:46parce que moi, j'ai envie
00:37:47que les choses changent.
00:37:48Voilà, parce que j'aime la politique,
00:37:49tout simplement.
00:37:50Et donc,
00:37:51premier tour,
00:37:52Hollande-Mélenchon.
00:37:53Deuxième tour,
00:37:53on verra.
00:37:54Ça peut être doublement historique,
00:37:56voire triplement historique, peut-être.
00:37:58À voir, c'est vrai que
00:37:59tout à l'heure,
00:37:59on parlait de Coupe du Monde.
00:38:00Il y a un peu un côté
00:38:01Coupe du Monde 2006
00:38:02avec le retour de Zidane,
00:38:04avec le Ronaldo brésilien, etc.
00:38:06Je ne dis pas que François Hollande
00:38:08est un ballon d'or,
00:38:09mais en tout cas,
00:38:10il y a un peu ce côté
00:38:10un peu vintage.
00:38:11Il a été président, en tout cas.
00:38:12Il y a ce côté vintage,
00:38:13en tout cas,
00:38:14il représente l'un et l'autre
00:38:16une certaine gauche,
00:38:18une certaine tradition politique aussi.
00:38:20Il y a un côté
00:38:21le dernier combat.
00:38:23Il n'y a pas quelque chose
00:38:24d'hollywoodien,
00:38:25mais il y a un peu
00:38:25un côté comme ça.
00:38:26Ça sera assez spectaculaire.
00:38:28Spectaculaire et éminemment politique.
00:38:29Ça, c'est clair.
00:38:30Donc, voilà.
00:38:31Pour tous les petits candidats
00:38:32de l'espace social libéral,
00:38:33nos conclusions,
00:38:34ça sera
00:38:34« Oui, oui, OK, très bien,
00:38:36François Hollande
00:38:37va venir vous chiquer. »
00:38:39Donc, nous sommes pas très bien
00:38:40comme vous disons.
00:38:41Oui, je pense.
00:38:42Et puis, en plus,
00:38:43pour revenir sur Boamran,
00:38:45par exemple,
00:38:45quand on regarde son interview
00:38:46hier sur Inter,
00:38:47il n'y a pas une once
00:38:47de début de proposition,
00:38:49de programme.
00:38:50C'est vague.
00:38:50C'est vague.
00:38:51Parce que, par exemple,
00:38:51je suis noté que
00:38:52quand il l'interroge là-dessus,
00:38:54il dit
00:38:54« J'ai plusieurs chantiers,
00:38:56principes,
00:38:56ma volonté de lutter
00:38:58contre les inégalités sociales,
00:38:59d'augmenter le pouvoir d'achat
00:39:00et de miser sur la souveraineté économique. »
00:39:02Oui, merci.
00:39:02Mais je pense que ça,
00:39:04c'est la réponse
00:39:05que tout le monde peut amener
00:39:07à gauche
00:39:08et même parfois au-delà.
00:39:09Donc, c'est très, très vague.
00:39:12Raphaël Glucksmann,
00:39:13c'est pareil.
00:39:13Enfin, j'ai feuilleté son bouquin.
00:39:15Il n'y a pas un début de proposition.
00:39:17C'est vraiment...
00:39:19Il s'est développé
00:39:20une espèce de début de philosophie.
00:39:22Quand on lui demande
00:39:22pour les propositions,
00:39:23d'ailleurs,
00:39:23c'était Benjamin Duhamel déjà
00:39:24sur Inter,
00:39:25il dit « Le temps n'est pas venu ».
00:39:26Oui, mais quand même,
00:39:27quand tu annonces ta candidature,
00:39:29le temps est quand même venu
00:39:30d'amener certains principes
00:39:32et certaines propositions
00:39:32très concrètes
00:39:33pour savoir comment tu vas
00:39:35faire mieux vivre les gens,
00:39:37etc.
00:39:37comment tu vas réanimer
00:39:40l'esprit démocratique français,
00:39:42je ne sais pas.
00:39:43Ben non, rien de tout ça.
00:39:44Et donc, là,
00:39:45François Hollande,
00:39:45lui, il reste de son côté.
00:39:48Il dit juste « Je me prépare »
00:39:50et ça suffit pour l'instant.
00:39:51Ben ouais, je pense qu'il va...
00:39:53On est d'accord.
00:39:54On est assez d'accord
00:39:55sur cette analyse.
00:39:55Ce qui me fait assez plaisir,
00:39:56parce que moi,
00:39:56je fais des petites analyses
00:39:57dans mon coin,
00:39:57parfois, de temps en temps.
00:39:58Je veux voir que des vrais
00:39:59journalistes politiques
00:39:59de rédaction
00:40:01respectable comme l'humanité
00:40:02viennent aux mêmes conclusions
00:40:03que moi.
00:40:03Je suis content.
00:40:04Je me sens légitime.
00:40:06Voilà.
00:40:07C'est cool, c'est cool.
00:40:08Alors, pour rester sur la gauche
00:40:08avant de passer à...
00:40:10Non, encore à gauche,
00:40:10finalement,
00:40:12parce qu'on va parler
00:40:12de Mathieu Pigasse après.
00:40:13Mais avant de parler
00:40:14de Mathieu Pigasse,
00:40:15assez intéressant,
00:40:15Mathieu Pigasse,
00:40:16pour le coup,
00:40:18c'est le moment
00:40:18Benjamin Lucas.
00:40:19Voilà.
00:40:19Ceux qui me suivent
00:40:20depuis longtemps,
00:40:20vous savez que j'ai ce petit
00:40:22truc avec Benjamin Lucas,
00:40:23notamment parce que
00:40:23Benjamin Lucas est tout simplement
00:40:24le député de ma circonscription.
00:40:26Voilà.
00:40:26Le député de la circonscription
00:40:28de Mante-la-Jolie
00:40:28dans les Yvelines.
00:40:30Et sachant que, voilà,
00:40:31ce n'est pas évident
00:40:31tous les jours
00:40:32d'être de gauche
00:40:32et d'habiter dans le 7-8.
00:40:34Donc, voilà,
00:40:35c'est le député
00:40:35le plus de gauche
00:40:37du 7-8.
00:40:38C'est bien lui,
00:40:38c'est Benjamin Lucas.
00:40:38Il y a un autre député de gauche
00:40:39et c'est Aurélien Rousseau,
00:40:41donc l'acolyte de Raphaël Glucksmann,
00:40:43le fameux Aurélien Rousseau
00:40:43avec qui on va dans la Bacte,
00:40:45dans les Yvelines.
00:40:46Et bien, c'est le deuxième
00:40:48député de gauche des Yvelines,
00:40:49Aurélien Rousseau.
00:40:50Donc, on n'est pas très, très à gauche.
00:40:51Benjamin Lucas vient
00:40:51sauver les meubles des Yvelines
00:40:53malgré tout.
00:40:54Donc, voilà,
00:40:54c'est l'affection pour Benjamin Lucas.
00:40:56Je trouve que je l'aime
00:40:57quand même un peu bien.
00:40:58Et séisme politique,
00:40:59le député de génération des Yvelines,
00:41:00Benjamin Lucas lundi.
00:41:02Alors, c'est ça,
00:41:02c'est son 20 ans
00:41:03depuis qu'il s'est marié.
00:41:04Candidat à la primaire
00:41:05de la gauche.
00:41:06Cette candidature
00:41:08était un peu moins spectaculaire
00:41:09et ridicule que celle
00:41:10de Karim Wambrand,
00:41:10mais quand même,
00:41:11même si j'aime bien
00:41:11Benjamin Lucas,
00:41:12je n'ai pas envie
00:41:12de dire du mal de toi,
00:41:14mon Benjamin.
00:41:16Mais personne n'a compris,
00:41:17ça tombait comme un cheveu
00:41:17sur la soupe.
00:41:18Au moment où la primaire
00:41:19était en train
00:41:20de se casser la gueule
00:41:20et que plus personne
00:41:23y croyait déjà,
00:41:23lui, il arrive
00:41:24et c'est peut-être
00:41:24pour justement relancer
00:41:25l'intérêt de cette primaire.
00:41:26Il se dit,
00:41:27moi, je suis candidat
00:41:27à la primaire aussi,
00:41:28pour se dire,
00:41:28c'est pas fini,
00:41:29on peut encore faire l'union.
00:41:30Sauf que,
00:41:30je suis désolé,
00:41:31c'est le candidat
00:41:31de ma circonscription
00:41:32et je le respecte,
00:41:33il n'a pas le buzz suffisant
00:41:34face à une Clémentine Autain,
00:41:35François Ruffin
00:41:37ou les autres.
00:41:38Donc, je n'ai pas trop compris.
00:41:39Je pense que c'était
00:41:39pour tenter maladroitement
00:41:41de relancer l'intérêt
00:41:42de la primaire.
00:41:42Mais bon,
00:41:43la primaire,
00:41:43plus personne n'en parle,
00:41:44ça semble vraiment
00:41:46quasiment aux oubliettes.
00:41:47Oui, oui,
00:41:49Et en plus,
00:41:50cette déclaration,
00:41:51elle arrivait juste
00:41:52après la déclaration
00:41:53de Benoît Hamon,
00:41:54fondateur de Génération,
00:41:55donc le parti de Benjamin Alicard,
00:41:57qui dit,
00:41:57en gros,
00:41:57la gauche,
00:41:59le reste de la gauche
00:42:00non-mélenchonienne,
00:42:01entre guillemets,
00:42:01parle de Mélenchon
00:42:02et Mélenchon,
00:42:03lui,
00:42:03en gros,
00:42:03parle de proposition.
00:42:04Lui déroule.
00:42:05Voilà.
00:42:06Et donc,
00:42:07est-ce qu'il a fait ça
00:42:08pour dire,
00:42:08non, non,
00:42:09peut-être pour assurer
00:42:10ses collègues du groupe écologiste,
00:42:12tout simplement,
00:42:12pour dire,
00:42:12non,
00:42:12mais Génération,
00:42:13c'est pas Benoît Hamon,
00:42:14regardez.
00:42:14Sachant qu'en plus,
00:42:15il est porte-parole
00:42:16du groupe écologiste.
00:42:17C'est vrai qu'il y a ce côté-là.
00:42:18c'est pas la présidente
00:42:20du groupe écologiste
00:42:20à l'Assemblée nationale,
00:42:21c'est Cyril Châtelain.
00:42:22C'est le Châtelain
00:42:22qu'on entend assez peu,
00:42:23d'ailleurs,
00:42:23sur la primaire
00:42:24et sur toutes ces choses-là.
00:42:25C'est le Châtelain
00:42:25qu'on a même vu,
00:42:26d'ailleurs,
00:42:26à l'Institut de la Boétie,
00:42:27avec Jean-Luc Mélenchon,
00:42:28on va faire une table ronde.
00:42:29Donc,
00:42:29elle n'est pas trop dans la primaire,
00:42:30je pense qu'elle s'en tient loin,
00:42:32qu'elle n'a pas envie
00:42:32de sombrer avec ce bateau-là,
00:42:35c'est ma telle
00:42:36sur Cyril Châtelain.
00:42:37Donc,
00:42:37c'est pas ce qu'a fait
00:42:38Benjamin Lucas,
00:42:38peut-être qu'il a décidé
00:42:39de se sacrifier
00:42:40pour le groupe écologiste,
00:42:41de se dire,
00:42:42bon,
00:42:42c'est vrai qu'il y a eu
00:42:42le truc de Benoît Hamon,
00:42:43ça la font un peu mal,
00:42:44je suis porte-parole
00:42:45de Génération
00:42:45et du groupe Les Écologistes.
00:42:47La primaire prend l'eau,
00:42:48c'était quand même
00:42:57est-ce que ça va changer
00:42:59le destin de la primaire ?
00:43:00Est-ce que ça va changer
00:43:00le destin de la présidentielle ?
00:43:01Est-ce que ça va changer
00:43:02le destin de la France ?
00:43:03Je pense que la réponse,
00:43:04je n'ai pas besoin de la donner.
00:43:05On va voir.
00:43:07Monsieur Thomas Soto,
00:43:08tout à fait.
00:43:09Par contre,
00:43:10on ne voit jamais ma théorie
00:43:10de Génération
00:43:11va soutenir Mélenchon
00:43:12à la présidentielle.
00:43:12C'est un truc que je dis
00:43:13depuis deux ans,
00:43:14on en demande
00:43:14« Ayez confiance ! »
00:43:16Je dis ça pour rigoler,
00:43:17c'est vraiment devenu
00:43:18un running gag sur ma chaîne.
00:43:19Il y avait le truc
00:43:19de Benoît Hamon,
00:43:20j'étais genre « Oh ! »
00:43:21Et après,
00:43:21il y a eu Benjamin Lucas
00:43:22qui a tout gâché.
00:43:23Qui a vraiment tout gâché.
00:43:24J'ai même des gens
00:43:24qui m'envoient des gens
00:43:25importants en politique
00:43:25qui m'envoyaient des MP
00:43:26pour dire « Oh !
00:43:27Tu as en théorie ton ballot,
00:43:28Ribot ? »
00:43:28Et je dis « Non ! »
00:43:31Je te dirai en off
00:43:31de qui c'était.
00:43:32Je te l'ai déjà dit ou pas ?
00:43:33Je te le dirai en off.
00:43:35Je ne le dirai pas ici.
00:43:36Mais le tchat le sait.
00:43:40Après,
00:43:40je pense qu'on va voir
00:43:41comment ça se décante.
00:43:42C'est vrai que Génération...
00:43:43J'ai dit en live déjà.
00:43:45C'était Rima Hassan
00:43:46qui m'a envoyé un MP
00:43:46pour dire « Ah !
00:43:47Regarde, t'as théorie ton ballot,
00:43:48non, Ribot ? »
00:43:48Je suis en mode « Bah oui,
00:43:49c'est sûr que je te dise. »
00:43:50C'est sûr que je te dise.
00:43:51Mais bon,
00:43:51je ne dirai pas tout le contenu
00:43:52du MP.
00:43:53Mais en tout cas,
00:43:53Rima Hassan m'a envoyé un MP
00:43:55par rapport à ce que j'avais dit
00:43:55sur Benoît Hamon
00:43:56et Benjamin Lucas.
00:43:58Voilà.
00:43:58Donc Benjamin Lucas
00:43:58a quand même provoqué
00:43:59un MP de ce genre.
00:44:01C'est assez marrant.
00:44:01Pour la petite anecdote.
00:44:02C'est peut-être toi
00:44:02qui as provoqué sa candidature.
00:44:04Peut-être.
00:44:04Peut-être.
00:44:04Il s'est dit
00:44:05« Ah ! »
00:44:05Il a du soutien.
00:44:06On sait qui,
00:44:06là, Ribot dans la sauce.
00:44:07Il a du buzz, lui.
00:44:07Il me soutient.
00:44:08J'y vais.
00:44:10Ah là là.
00:44:12On sent qu'on est en fin de live.
00:44:14Là où je disais,
00:44:14je trouvais ça impeccable,
00:44:15toute la séquence
00:44:16sur la Coupe du Monde.
00:44:17Là, en vrai,
00:44:17c'est bien.
00:44:17C'est intéressant.
00:44:18C'est un peu plus fun.
00:44:19Je trouve que c'est un peu plus léger.
00:44:20Après, ça fait du bien aussi.
00:44:21On est en juin.
00:44:22Il commence à faire beau.
00:44:23Ça commence à être
00:44:23la fin de la saison.
00:44:24On a le droit d'amener
00:44:25un petit peu de légèreté
00:44:26dans ce monde de brut.
00:44:27Donc voilà.
00:44:28On a fait l'enchaînement
00:44:29Karim Boimbrain,
00:44:30Benjamin Lucas.
00:44:31C'est normal qu'à un moment donné,
00:44:32on craque.
00:44:34Voilà.
00:44:34Revenons à quelqu'un
00:44:35qui a un petit peu plus
00:44:35de poids politiquement
00:44:36et qui ne ferme pas la porte
00:44:37d'une candidature
00:44:38à la présidentielle.
00:44:39Alors moi,
00:44:39je pense qu'il ne va pas y aller.
00:44:40Mais c'est évidemment
00:44:42Mathieu Pigasse.
00:44:42Alors je pense que
00:44:43comme on est à Luma
00:44:44et que le directeur de Luma,
00:44:45Fabien Guay,
00:44:45semble être un peu pote avec Pigasse,
00:44:47on a le droit de critiquer ou pas ?
00:44:49On est libre.
00:44:50C'est une blague.
00:44:51C'est une blague.
00:44:51C'était vraiment pour la blague.
00:44:52C'est vrai que maintenant,
00:44:52ils partent en vacances ensemble.
00:44:53C'est vrai, ça.
00:44:53Il nous fait au moins deux débats
00:44:55dont un à Saïra,
00:44:56là où tu avais interrogé
00:44:57Alma Dufour, d'ailleurs,
00:44:58à la maison des Métalos.
00:44:59Il est aussi arrivé en retard,
00:45:00d'ailleurs.
00:45:01C'est toi qui a eu le même débat,
00:45:02en fait.
00:45:02C'était justement
00:45:03avec Amèche et Dali Nmiri.
00:45:04C'est ça.
00:45:05Et ouais,
00:45:05c'était intéressant.
00:45:06Après, c'est vrai
00:45:07qu'il n'est pas resté longtemps.
00:45:08Il est arrivé très en retard
00:45:09et on avait un créneau à tenir.
00:45:12Mais bon,
00:45:12à l'époque,
00:45:12on n'avait pas posé la question
00:45:13de sa candidature
00:45:14parce que c'était
00:45:15pour la sortie
00:45:16de la revue Combat
00:45:18avec tous les magazines
00:45:19et titres et sites
00:45:21Street Press, Blast,
00:45:23Luma,
00:45:23Les Inrocs,
00:45:24etc.
00:45:25Et Nova.
00:45:26Et donc,
00:45:26on n'avait pas posé la question là.
00:45:27Mais depuis quelques temps,
00:45:28depuis quelques semaines,
00:45:30Pigasse se positionne
00:45:31un petit peu.
00:45:33Alors,
00:45:33il n'a pas annoncé
00:45:34sa candidature.
00:45:34Attention.
00:45:35Et puis,
00:45:35on va voir avec un extrait
00:45:36qu'il dit qu'il est candidat
00:45:38à rien à part à aider.
00:45:40Mais...
00:45:40attends,
00:45:42RTL titre ce matin.
00:45:43Ah mais non,
00:45:44c'est l'extrait ami.
00:45:44Oui, c'est ça.
00:45:45Ce matin,
00:45:46il a dit non,
00:45:46je ne suis pas candidat.
00:45:47Mais il a quand même
00:45:48réservé un nom de domaine
00:45:49Pigasse 2027.
00:45:49Donc,
00:45:49c'est pas clair.
00:45:50Mais vas-y,
00:45:50continuez, pardon.
00:45:51En fait,
00:45:51il dit je suis candidat à rien
00:45:53mais je suis candidat à aider.
00:45:54Tout simplement.
00:45:55Donc,
00:45:55bon,
00:45:56qu'est-ce que ça veut dire ?
00:45:57Je ne sais pas.
00:45:58Est-ce que c'est un soutien financier ?
00:46:00Est-ce qu'il est là ?
00:46:01Il se positionne en disant
00:46:02si vous avez besoin de quelqu'un,
00:46:04une tête d'affiche,
00:46:04je suis là ?
00:46:05Je ne sais pas.
00:46:06Mais en fait,
00:46:15il a l'air quand même
00:46:16de se positionner un petit peu.
00:46:18Il y a Roland Lescure à côté,
00:46:20ministre Macroniste,
00:46:22qui pose la question
00:46:23de mais qu'est-ce que vous amèneriez
00:46:25vous si vous étiez candidat ?
00:46:27Il répond en premier degré
00:46:28en disant
00:46:28l'expérience,
00:46:29je ne sais pas quoi.
00:46:30Ok, ok.
00:46:31Ça a quand même l'air
00:46:31de le titiller.
00:46:32Parfois,
00:46:33il se trahit un peu.
00:46:33Peut-être qu'il s'est dit
00:46:34je suis à quelle époque,
00:46:34là je suis très regardé.
00:46:35Il s'est senti un peu emporté par ça.
00:46:37Peut-être qu'il m'a quand même
00:46:37moins à la motimab du Hamel
00:46:39qui est très écouté.
00:46:40France Inter,
00:46:40c'est encore très très écouté
00:46:41à la radio.
00:46:42C'est peut-être ça.
00:46:42Il s'est senti un peu poussé des ailes.
00:46:44Ok, c'est vrai qu'à quelle époque ?
00:46:45Il avait l'air de se dévoluer.
00:46:46Il a eu une assez bonne prestation.
00:46:48Je sais que j'ai eu des retours.
00:46:49Je connais des gens
00:46:50qui sont de gauche
00:46:51mais qui ne sont pas
00:46:53sur des chats Twitch
00:46:548h par jour comme vous,
00:46:55le chat.
00:46:56Qui ont été assez convaincus
00:46:57en vérité par la prestation
00:46:58de Piguet.
00:46:58Ils se sont dit
00:46:59lui ça a l'air d'être un bon.
00:47:00Oui, il était assez frontal
00:47:02vis-à-vis l'extrême droite.
00:47:03Oui, il a une certaine sympathie,
00:47:05il a un certain charisme.
00:47:11Moi, je n'ai pas trop aimé
00:47:12le président en ce qui me concerne.
00:47:13Moi, je me méfie toujours
00:47:14des banquiers.
00:47:15C'était Emmanuel Macron,
00:47:16évidemment.
00:47:17Est-ce qu'on a envie
00:47:19d'un candidat à gauche
00:47:20qui restructure la dette
00:47:21vénézuélienne pour Trump ?
00:47:23Je ne suis pas sûr.
00:47:24Par contre,
00:47:24s'il aboule la thune
00:47:25pour mener la bataille culturelle,
00:47:27ça c'est autre chose.
00:47:28Non, mais tu peux dire
00:47:29s'il a une utilité à gauche,
00:47:30c'est clair.
00:47:31Quand on est face
00:47:32au rouleau compresseur
00:47:33de Bolloré,
00:47:35avoir quelqu'un
00:47:36qui essaie d'impulser
00:47:37un autre mouvement,
00:47:39c'est plutôt sain.
00:47:41Après, est-ce qu'on doit
00:47:42défendre un espèce de choc,
00:47:44un espèce de duel
00:47:45entre milliardaires,
00:47:46entre millionnaires,
00:47:48parce qu'il n'est pas milliardaire,
00:47:49mais entre grandes fortunes
00:47:51qui pensent mal
00:47:52et grandes fortunes
00:47:53qui pensent bien ?
00:47:54Je ne sais pas,
00:47:54non, je ne pense pas.
00:47:55Je pense qu'il faut s'extraire
00:47:55de tout ça, évidemment.
00:47:56Il y a des bas.
00:47:57Mais il y a des bas,
00:47:58ça pourrait mériter
00:47:59un stream entier.
00:47:59Là encore,
00:48:00ça pourrait mériter
00:48:01un débat entre Fabien Gué
00:48:02et Mathieu Pigasse.
00:48:02Un troisième.
00:48:03Un troisième.
00:48:05Ce sera une série.
00:48:06Mais en tout cas,
00:48:06ce sera à suivre
00:48:07pour Mathieu Pigasse.
00:48:09Là, il a l'air de reculer
00:48:10un tout petit peu,
00:48:11mais on peut peut-être
00:48:12l'écouter.
00:48:13Oui, quand même.
00:48:13Parce que là,
00:48:14c'était ce matin.
00:48:14Alors du coup,
00:48:15dans le chat,
00:48:16j'ai dit des bêtises.
00:48:16Enfin, je ne sais pas,
00:48:17j'ai dit des bêtises.
00:48:17Le coût du nom de domaine,
00:48:20apparemment,
00:48:20ce n'est pas lui.
00:48:21Effectivement,
00:48:21ça coûte 10 balles,
00:48:22apparemment,
00:48:22un nom de domaine.
00:48:23Donc, je crois qu'il y avait
00:48:24deux noms de domaine différents.
00:48:24Je ne sais pas exactement.
00:48:25Donc, ça,
00:48:26il y a des petits plaisantins
00:48:26qui se sont dit
00:48:27« Hihi, je vais aller acheter
00:48:29un nom de domaine
00:48:38par rapport
00:48:39à un vrai journaliste
00:48:39comme toi. »
00:48:40Mais non,
00:48:40moi, je ne savais même pas.
00:48:41Ok, bon,
00:48:42c'est une info de merde,
00:48:43tu ne l'as même pas vue.
00:48:44Moi, je suis tombé dedans.
00:48:44Voilà, je l'ai ignoré.
00:48:46ribo2027.fr ?
00:48:47Il y a un nom de domaine,
00:48:47vous l'avez déposé ?
00:48:48Oh là là,
00:48:49ne faites pas ça.
00:48:49Il faut le faire.
00:48:50Après, ça se revend en plus.
00:48:51C'est vrai, c'est vrai.
00:48:53Déposé ribo2032 plutôt,
00:48:54si jamais.
00:48:55Voilà, 2027,
00:48:55je n'irai pas,
00:48:56mais je ne me ferme
00:48:57aucune porte à l'avenir.
00:48:58Bon, allez, bref.
00:48:59La question aujourd'hui,
00:49:08proposer des solutions
00:49:09à rassembler,
00:49:10avoir une ambition,
00:49:11un souffle,
00:49:11c'est donc la capacité
00:49:12de la gauche
00:49:13à rassembler
00:49:14autour d'une équipe d'un homme.
00:49:15Maintenant,
00:49:15je viens à votre question.
00:49:16Pour ce qui me concerne,
00:49:17moi, je suis candidat à aider.
00:49:20Je ne vais pas ajouter
00:49:22une candidature
00:49:23dans un paysage
00:49:25qui est déjà fragmenté.
00:49:26Ça ne m'intéresse pas.
00:49:27Aujourd'hui,
00:49:28vous n'êtes pas candidat
00:49:29à la présidentielle,
00:49:29ce n'est pas votre projet.
00:49:30Aujourd'hui,
00:49:30non, je ne suis pas candidat.
00:49:32Ça n'est pas mon projet.
00:49:34Non, mais ça ne m'intéresse pas.
00:49:36Il a fait la blague
00:49:37parce que lui aussi
00:49:37les banquiers d'affaires.
00:49:38Si ça avait été son projet,
00:49:39il aurait peut-être dit
00:49:40comme Macron.
00:49:41Il y a quelque chose
00:49:41qui ne m'intéresse pas.
00:49:42Ce qui m'intéresse,
00:49:43Thomas Soto,
00:49:43et je pense que c'est très important,
00:49:45c'est de créer
00:49:45une dynamique collective.
00:49:47Vous voyez,
00:49:47je ne me lève pas le matin
00:49:49en me disant
00:49:49« Tiens, comment est-ce que
00:49:50je pourrais devenir
00:49:50président de la République ? »
00:49:51Vous l'avez dit,
00:49:52j'ai d'autres choses.
00:49:53Je me lève le matin
00:49:53en me disant
00:49:54« Vous mettez au service
00:49:55de celui ou de qui sera candidat. »
00:49:55Exactement.
00:49:57Écoutez,
00:49:57si la solution doit passer par moi,
00:49:59j'y suis prêt.
00:50:00Si elle doit passer
00:50:00par quelqu'un d'autre,
00:50:01alors je mettrai
00:50:02toute mon énergie,
00:50:03toute l'énergie
00:50:04qui est la mienne
00:50:05derrière cette personne,
00:50:06ce candidat
00:50:07ou cette candidate.
00:50:08Ok.
00:50:09Il dit quand même
00:50:10« Si ça doit passer par moi,
00:50:12je suis prêt. »
00:50:12Ok.
00:50:13Il ne ferme aucune porte.
00:50:14Après,
00:50:15il y a peut-être eu
00:50:15un petit changement aussi
00:50:16parce que son passage
00:50:17à quelle époque
00:50:18l'émission de Léa Salamé,
00:50:19c'était samedi soir
00:50:19assez tard,
00:50:20c'est un peu le late night show
00:50:21à la française.
00:50:22C'était juste avant
00:50:23le meeting de Mélenchon.
00:50:24Et quand même,
00:50:24il y a eu un avant-après
00:50:25sur ce meeting
00:50:25dans le traitement médiatique,
00:50:27ne serait-ce que
00:50:27dans le traitement médiatique.
00:50:28Ça, c'est quelque chose
00:50:29que beaucoup de gens
00:50:29ont observé.
00:50:30À peu près l'intégralité
00:50:31des observateurs politiques,
00:50:32que ce soit à la radio,
00:50:33à la télé,
00:50:33des gens plutôt marqués à gauche,
00:50:34des gens plutôt marqués à droite.
00:50:36Tout le monde a dit
00:50:36que c'était une démonstration
00:50:37de force réussie.
00:50:38Et là,
00:50:38ça se pose la question
00:50:39est-ce qu'il n'a pas un peu
00:50:40déjà plié le game à gauche
00:50:42sans compter une candidature
00:50:43Hollande-Blixmann
00:50:44qui, voilà,
00:50:45ce ne sont pas les mêmes gauches,
00:50:47ce ne sont pas les mêmes espaces politiques.
00:50:48Mais voilà,
00:50:49sur cette gauche-là,
00:50:49on va dire,
00:50:50il y a un côté,
00:50:50est-ce qu'il n'a pas un petit peu
00:50:51plié le game ?
00:50:52C'est vraiment
00:50:54la petite musique du moment
00:50:55sur les plateaux télé,
00:50:56sur les plateaux de radio.
00:50:58Il n'y a pas que les gauchistes
00:50:59qui le disent.
00:50:59Donc peut-être aussi
00:51:00Mathieu Pigasse,
00:51:01voilà,
00:51:01il voit ça et il se dit
00:51:02oulala,
00:51:02dans tous les cas,
00:51:03si je commence à vouloir,
00:51:04sans même parler
00:51:05de sa volonté personnelle,
00:51:06mais qu'il se dit
00:51:06pour 2027,
00:51:07dans cet espace politique-là,
00:51:08a priori,
00:51:09si je dois soutenir un candidat,
00:51:11je saurais lequel c'est.
00:51:13Il y a peut-être
00:51:19après à gauche,
00:51:20il y a d'autres questions
00:51:20qui se posent
00:51:21et qui restent à trancher.
00:51:22Il y a la candidature
00:51:22de Fabien Roussel,
00:51:24il y a le Congrès
00:51:24qui est en cours,
00:51:25donc on verra bien
00:51:26les conclusions
00:51:28que le Parti Communiste
00:51:29tirera.
00:51:30Je crois que le Congrès
00:51:31c'est début juillet
00:51:32et qu'il y aura un vote
00:51:33pour savoir
00:51:33s'il y a une candidature
00:51:34à la présidentielle
00:51:35en septembre,
00:51:36c'est bien ça.
00:51:36Attention,
00:51:36c'est reparti.
00:51:37Oula, pardon.
00:51:38Ouais, c'est ça.
00:51:39Ouais, ouais,
00:51:40c'est exactement ça,
00:51:41donc on verra bien.
00:51:42De ce côté-là,
00:51:43il y a aussi la candidature
00:51:43de François Ruffin
00:51:44qui a dit
00:51:45qu'il irait
00:51:46même s'il n'y avait pas
00:51:46de primaire,
00:51:47donc est-ce qu'il va
00:51:47le faire vraiment ou pas ?
00:51:48Bref, il y a pas mal
00:51:49de questions
00:51:50qui vont se poser
00:51:50à gauche, etc.
00:51:51Mais c'est vrai
00:51:52que Mélenchon
00:51:52a quand même marqué
00:51:53les esprits
00:51:53avec son meeting,
00:51:55ça c'est assez clair.
00:51:56Alors je pense
00:51:56que ça a pu jouer.
00:51:58Je me demande aussi,
00:51:59mais ce n'est pas pour troller
00:51:59si la candidature
00:52:00Bombera n'a pas pu jouer aussi
00:52:01parce que ça a tellement
00:52:02été reçu avec moquerie
00:52:05qu'est-ce que si tu arrives
00:52:06le lendemain en disant
00:52:07en fait je suis candidat,
00:52:07parce que ça va exaspérer
00:52:10encore plus
00:52:10les commentateurs politiques.
00:52:11Ok, j'avoue.
00:52:11Vous jouez à quoi ?
00:52:13Encore un,
00:52:13enfin je ne sais pas.
00:52:14Mais je me demande
00:52:15parce que quand je vois
00:52:17Pigas chez Salamé
00:52:18et Pigas chez Soto
00:52:19en trois jours de différence,
00:52:21c'est vrai que c'est...
00:52:22Alors oui,
00:52:23t'as raison,
00:52:23il y a le meeting
00:52:24de Mélenchon,
00:52:24mais je veux dire
00:52:24que ce n'est pas du tout
00:52:25la même tonalité,
00:52:26ce n'est pas du tout
00:52:27le même enthousiasme.
00:52:29Enfin voilà,
00:52:29je me pose la question.
00:52:31C'est intéressant
00:52:31ce que tu viens de dire
00:52:32sur Karim Mohamran.
00:52:33Est-ce que là,
00:52:33il y avait un aspect
00:52:34tellement ridicule
00:52:35et tout le monde
00:52:35s'est accordé à dire
00:52:36que c'était ridicule
00:52:37que finalement,
00:52:38se présenter candidat
00:52:39à la présidentielle,
00:52:39là maintenant,
00:52:40après le combo
00:52:41à deux jours d'intervalle,
00:52:43meeting de Mélenchon,
00:52:44disaster class
00:52:45de Karim Mohamran,
00:52:45est-ce que tu ne passes pas
00:52:46automatiquement pour un con ?
00:52:47Est-ce que Karim Mohamran
00:52:47ne s'est pas dit ça
00:52:48d'une manière...
00:52:48Il y en a marre
00:52:49des candidatures anecdotiques,
00:52:52des candidatures de témoignage.
00:52:53C'est bon,
00:52:54j'aimerais un peu plus
00:52:54de sérieux en politique,
00:52:56donc je vais ridiculiser
00:52:57le principe même
00:52:58de petite candidature
00:52:59une bonne fois pour toutes.
00:53:00Comme ça,
00:53:01c'est bon,
00:53:01ça va commencer
00:53:02à marcher droit
00:53:02et basta.
00:53:04Je ne pense pas
00:53:05en réalité.
00:53:05Mais peut-être
00:53:06qu'effectivement,
00:53:07c'est un peu
00:53:08l'effet que ça aurait eu.
00:53:10La politique,
00:53:10c'est complexe.
00:53:11Il y a énormément
00:53:12de communication,
00:53:13voir comment les gens
00:53:14se réapproprient
00:53:14les extraits médiatiques,
00:53:15surtout à l'ère d'Internet,
00:53:16évidemment.
00:53:17Donc c'est vrai
00:53:18qu'il pourrait y avoir
00:53:18un effet Karim Mohamran
00:53:19au sens où,
00:53:20par rapport à il y a une semaine,
00:53:22c'est un peu la honte
00:53:22de dire je suis candidat
00:53:23aujourd'hui
00:53:23parce que ça rappelle
00:53:24les heures les plus drôles
00:53:25de notre histoire.
00:53:26En fait,
00:53:28si je me mets
00:53:28à la place
00:53:29de Mathieu Pigasse...
00:53:30Mais Pigasse,
00:53:30c'est plus crédible,
00:53:30oui, certes.
00:53:32Mais si je me mets
00:53:32à la place de Pigasse,
00:53:33imaginons que j'ai
00:53:34dans un coin de mon esprit
00:53:36une candidature.
00:53:37Je vois le meeting
00:53:38de Mélenchon,
00:53:38je vois le disaster class
00:53:39comme tu l'as dit
00:53:40de Boisbran.
00:53:41Je me dis,
00:53:41bon,
00:53:42il y a une exaspération
00:53:43totale à la fois
00:53:44des commentateurs
00:53:45mais aussi
00:53:45du peuple de gauche,
00:53:49toutes lignes
00:53:50confondues.
00:53:51Quel est mon intérêt ?
00:53:52Je vais peut-être
00:53:53calmer le jeu,
00:53:54je vais peut-être
00:53:54montrer que je suis
00:53:56un auteur,
00:53:56que je pense
00:53:57au collectif,
00:53:59que je vais rappeler
00:54:00que l'heure
00:54:01n'est pas aux candidatures
00:54:02mais plutôt
00:54:02à comment on produit
00:54:04collectivement
00:54:05une efficacité.
00:54:06Et c'est exactement
00:54:07le discours
00:54:07qui tient
00:54:08chez Thomas Soto.
00:54:09Il y a un côté,
00:54:09je suis là,
00:54:10je suis dispo
00:54:12mais il y en a marre
00:54:13des candidatures.
00:54:15L'important,
00:54:16c'est le programme
00:54:16et l'élan.
00:54:19Voilà,
00:54:20n'hésitez pas,
00:54:20je suis là,
00:54:21je suis dans la pièce
00:54:22d'à côté.
00:54:23Mais pour l'instant,
00:54:24je ne vais pas rajouter
00:54:25de la cacophonie
00:54:26à la cacophonie,
00:54:27donc voilà,
00:54:27bonjour.
00:54:28Je pense qu'il y a
00:54:28un côté comme ça,
00:54:30lucide au final,
00:54:30lucide.
00:54:32Allez,
00:54:33il va falloir
00:54:33commencer un peu
00:54:34accéléré,
00:54:35on va dire qu'il nous reste
00:54:35un quart d'heure,
00:54:36parce qu'on voulait couper
00:54:36vers 13h30,
00:54:37on va essayer de couper
00:54:37pas trop tard,
00:54:38qu'il nous reste un quart d'heure,
00:54:39mais ça tombe bien,
00:54:39on part sur les candidatures
00:54:42un peu,
00:54:42les candidatures à la con,
00:54:43on va pouvoir dire.
00:54:44Alors,
00:54:44rapidement,
00:54:45on en a déjà parlé,
00:54:46je crois même qu'on a fait
00:54:47une séquence entière,
00:54:48on a fait un live,
00:54:49on a fait une séquence entière
00:54:50sur lui,
00:54:51voilà,
00:54:51l'inidérable David Lysnard,
00:54:52obligé de ne reparler
00:54:53dans les petites candidatures,
00:54:55parce que quand même,
00:54:55il y a ce style Lysnard,
00:54:56et Lysnard ne sort pas
00:54:57n'importe qui,
00:54:58il est maire de Cannes
00:54:58depuis assez longtemps,
00:54:59il a été réélu à 80%
00:55:00en premier tour,
00:55:01quelque chose comme ça,
00:55:01aux dernières municipales,
00:55:02donc voilà,
00:55:03il règne en maître
00:55:03dans sa ville de Cannes,
00:55:04réélu par des retraités
00:55:07cannois pétés d'oseille,
00:55:08donc bon,
00:55:09ça va,
00:55:10il a son fiel,
00:55:10ça marche très bien,
00:55:11et donc voilà,
00:55:11il continue à être candidat,
00:55:13et il est sur une ligne
00:55:14libertarienne,
00:55:15libertarienne,
00:55:15pardon,
00:55:16afouériste,
00:55:17pourrait-on dire,
00:55:17milléiste,
00:55:18il se revendique
00:55:18de la tronçonneuse
00:55:19de Ravier Millet,
00:55:20ce président argentin
00:55:21totalement zinzin,
00:55:22libertarien,
00:55:23qui en plus de découper
00:55:24les services publics
00:55:25à la tronçonneuse,
00:55:26met totalement son pays
00:55:27à la remorque
00:55:28des Etats-Unis de Trump,
00:55:28quoi,
00:55:30ben voilà,
00:55:31c'est l'inspiration
00:55:31principale de David Lysnard,
00:55:33et pour le coup,
00:55:33on peut assez facilement
00:55:35analyser c'est quoi
00:55:36son move
00:55:36dans cette présidentielle,
00:55:37je pense qu'il sait très bien
00:55:38qu'il ne va pas être président,
00:55:40je pense qu'il sait très bien
00:55:42qu'il n'a pas toutes ses chances
00:55:43forcément d'avoir ses 500 signatures,
00:55:44est-ce qu'il sera même
00:55:45sur la ligne de départ,
00:55:46c'est pas tout à fait sûr,
00:55:47mais ça paraît assez clair,
00:55:49il est là pour essayer
00:55:49de faire infuser son idéologie
00:55:51anti-impôt,
00:55:53ultra-libéral,
00:55:54libertarienne,
00:55:54anti-service public,
00:55:55etc, etc,
00:55:56dans la droite française
00:55:57pour tenter d'influer
00:55:58sur la droite française finalement,
00:55:59ça me paraît assez clair,
00:56:00là-dessus au moins,
00:56:01c'est assez carré,
00:56:02on comprend un peu
00:56:02ce qu'il essaye de faire,
00:56:03c'est pas de l'agite propre,
00:56:05mais voilà,
00:56:05c'est comme un truc de propagande,
00:56:06il veut influencer
00:56:07sur la ligne de la droite française
00:56:09en étant le plus libéral possible,
00:56:11donc voilà,
00:56:11je vous propose de regarder ça
00:56:12histoire de voir un petit peu
00:56:14le résumé en 49 secondes
00:56:16de son idéologie.
00:56:17On doit baisser la dépense publique
00:56:18dès la première année
00:56:19d'un quinquennat
00:56:20de 80 milliards d'euros
00:56:21en taillant
00:56:22dans les 1200 entités publiques
00:56:24qui ont été créées
00:56:24depuis 20...
00:56:25On peut faire un bingo libéral
00:56:27avec David Lissnard,
00:56:28on le remplit extrêmement vite,
00:56:29vraiment,
00:56:29il enchaîne tous les poncifs.
00:56:31...qui ont recruté
00:56:32440 000 fonctionnaires
00:56:33pour 100 milliards
00:56:34de dépenses publiques,
00:56:36on a 8 agences
00:56:37de l'environnement,
00:56:38qu'aucune peut vous bloquer
00:56:39un projet dans une entreprise
00:56:40ou dans une mairie,
00:56:42mais aucune ne peut vous autoriser
00:56:43en revenant
00:56:44sur les allocations automatiques
00:56:46sociales,
00:56:47y compris pour des non-contributifs
00:56:48ou des personnes
00:56:49qui arrivent de l'étranger.
00:56:50C'est absurde,
00:56:50il y a plus l'équité
00:56:51que l'égalité.
00:56:52Mais bien sûr,
00:56:52il faut mettre un...
00:56:53C'est qui le journaliste ?
00:56:54Comment il déroule
00:56:55le tapis rouge comme ça ?
00:56:56C'est de l'équité
00:56:57plus que de l'égalité,
00:56:58ça ?
00:56:58Qu'est-ce qu'il raconte ?
00:56:59C'est qui ?
00:56:59Je n'ai pas vu ça.
00:57:00Je ne sais pas qui c'est,
00:57:00attends.
00:57:01Lui, là ?
00:57:01Ah oui,
00:57:02mais comment il s'appelle ?
00:57:02Oui, c'est un ancien
00:57:03de France Télé,
00:57:05je crois.
00:57:06C'est un libéral absolu.
00:57:08Mais je ne sais plus son nom.
00:57:10Ok, ok.
00:57:10C'est vraiment toute cette droite
00:57:11qui consiste à dire
00:57:12« Oh là là,
00:57:13il y a trop de dépenses publiques
00:57:14et il y a trop de fonctionnaires.
00:57:15Si on enlevait toutes les normes
00:57:16et si on enlevait
00:57:17toute la dépense publique,
00:57:18le monde irait mieux. »
00:57:19Alors que bon,
00:57:19quand tu regardes,
00:57:20je ne sais pas,
00:57:20les États-Unis d'Amérique,
00:57:21par exemple,
00:57:21qui sont beaucoup,
00:57:22beaucoup plus libéraux
00:57:23que la France,
00:57:23est-ce que vraiment
00:57:24tout est mieux aux États-Unis
00:57:30c'est de la merde ?
00:57:31Je pense qu'on peut le dire.
00:57:32Sur le plateau de Luma,
00:57:33ça ne dérangera pas trop
00:57:33le reste de la rédaction.
00:57:35Voilà, ici,
00:57:35c'est un journal communiste.
00:57:36Et les communistes,
00:57:37c'est un petit peu quand même
00:57:38à l'opposé de cette idéologie-là,
00:57:39évidemment.
00:57:41Mais bien sûr,
00:57:41il faut mettre un terme
00:57:42à l'égalitarisme
00:57:43qui est le mal du pays
00:57:44pour mettre en place
00:57:45un système de mérite
00:57:46et d'équité.
00:57:47C'est une question
00:57:48de courage politique.
00:57:49Mais vous verrez,
00:57:49c'est ce qui va permettre
00:57:50de rehausser le salaire
00:57:51tout en baissant l'extrabrut
00:57:52parce qu'on va
00:57:53se pratiser moins
00:57:54pour gagner plus.
00:58:01les écoles,
00:58:02augmenter le prix
00:58:03des médicaments
00:58:03parce que les gens
00:58:04auront un salaire net plus élevé
00:58:05et que ça sera plus remboursé.
00:58:06L'espérance d'avoir
00:58:07un système comme les Etats-Unis
00:58:08ou si tu as le malheur
00:58:09d'avoir un cancer,
00:58:10tu as beau mourir,
00:58:11ta femme est morte,
00:58:12tu dois quand même
00:58:1280 000 dollars
00:58:13à un hôpital privé.
00:58:14Trop bien.
00:58:14Super David Lissner.
00:58:16Ah ouais,
00:58:16sur un classique
00:58:17en plus radical
00:58:18du discours de la droite.
00:58:21Oui,
00:58:21et qui est un petit peu repris
00:58:23par Gabriel Attal
00:58:24sur son fameux slogan
00:58:25« Droite au brut »
00:58:26pour parodier
00:58:27« Droite au but »,
00:58:28le slogan de l'Olympique de Marseille
00:58:30« Club de foot ».
00:58:31Et c'est pareil,
00:58:32c'est en gros
00:58:32« on va cotiser moins
00:58:34pour gagner plus »,
00:58:35ça rejoint
00:58:36l'héritage sarkozyste,
00:58:37etc.
00:58:37Bref,
00:58:38un classique.
00:58:38Oui,
00:58:38c'est un discours de droite
00:58:39ultra classique
00:58:40mais poussé à son maximum
00:58:41sur ce qui est économique.
00:58:42Voilà,
00:58:43c'est ça.
00:58:44Alors ce candidat,
00:58:44tu ne le connaissais pas ?
00:58:45Non.
00:58:46Voilà,
00:58:46alors lui c'est vraiment
00:58:47un candidat,
00:58:47j'ai été vous le chiner celui-là.
00:58:50C'est bien sûr,
00:58:51on parle d'Antoine Micot.
00:58:52Vous connaissez Antoine Micot le tchat ?
00:58:53Est-ce qu'il y a qui connaissent
00:58:53Antoine Micot ?
00:58:54Vous connaissez peut-être
00:58:55quand même le parti Equinox.
00:58:56Voilà,
00:58:57donc Equinox,
00:58:57c'est un parti,
00:58:58figurez-vous,
00:58:58c'est un parti qui existe,
00:59:00ça fait déjà quelques temps
00:59:00qu'ils existent,
00:59:01ils avaient été candidats
00:59:02aux européennes,
00:59:03aux dernières européennes 2024,
00:59:04ils étaient déjà là,
00:59:05ils ont eu quelques votes,
00:59:06je crois.
00:59:07Et donc Antoine Micot,
00:59:08porte-parole d'Equinox,
00:59:09très simplement,
00:59:09est candidat à la présidentielle.
00:59:12Donc qu'est-ce que c'est
00:59:13Equinox 2027 ?
00:59:14En gros,
00:59:14et ce n'est pas mes mots,
00:59:15je l'ai vu sur un article
00:59:16de Reporters,
00:59:16qui sont vraiment
00:59:17spécialisés dans l'écologie,
00:59:18un journal indépendant
00:59:19qui parle d'écologie,
00:59:19qui est très bien,
00:59:20à les suivre,
00:59:21soutenez Reporters,
00:59:21soutenez la presse indépendante,
00:59:22bien sûr,
00:59:23et soutenez l'humanité
00:59:23de préférence quand même.
00:59:25Donc Equinox 2027,
00:59:27Equinox, pardon,
00:59:28c'est un parti,
00:59:28en gros,
00:59:28c'est des ingénieurs fans
00:59:29de Jean Covici.
00:59:30Voilà,
00:59:30ils se sont dit,
00:59:31il faut faire de la politique
00:59:32autrement,
00:59:32enfin,
00:59:33tu ne sais même pas ça,
00:59:33ils se sont dit,
00:59:33voilà,
00:59:34il faut sauver la planète
00:59:34en étant un peu décroissant,
00:59:36un peu pro-nucléaire,
00:59:37c'est un peu la ligne
00:59:46qui n'a pas de politique.
00:59:47Chacun peut s'accaparer
00:59:48mes idées,
00:59:48je les mets là
00:59:49dans la place publique,
00:59:49mes idées,
00:59:50prenez-en,
00:59:50faites-en ce que vous voulez,
00:59:51c'est cool.
00:59:52Et bien Equinox,
00:59:53ils se sont dit,
00:59:54ok,
00:59:54nous on va faire pareil,
00:59:55mais en nous politisant
00:59:56un petit peu plus,
00:59:57mais sans trop se mouiller.
00:59:58Donc c'est un peu
00:59:59des espèces de sociodémocrates,
01:00:01très pro-européens,
01:00:02qui sont pour la décroissance
01:00:04et le nucléaire,
01:00:04et qui parlent d'écologie beaucoup,
01:00:06et qui,
01:00:06c'est une sociologie plutôt
01:00:07école d'ingénieurs,
01:00:08ces fameux gens sortis
01:00:09d'école d'ingénieurs,
01:00:10qui se disent,
01:00:10oh là là,
01:00:10je n'ai pas envie
01:00:11de mettre mon talent
01:00:12au service de la destruction
01:00:13de la planète
01:00:13et de l'écocide,
01:00:15donc voilà,
01:00:16je vais m'investir
01:00:17dans l'écologie.
01:00:18En vrai,
01:00:18moi je vois ça
01:00:19d'un très bon oeil,
01:00:20toute cette sociologie-là
01:00:21qui se radicalise
01:00:22un petit peu via l'écologie,
01:00:23mais il se trouve que
01:00:24dans le cas de Précide Equinox,
01:00:26ça donne un truc
01:00:26qui n'est quand même
01:00:26pas très très clair,
01:00:27qui n'est pas très très porteur,
01:00:28et moi ça me donne l'impression
01:00:29que ce sont des gens
01:00:30qui sont vraiment
01:00:30avec plein de bonnes intentions
01:00:31par rapport à l'écologie,
01:00:32et je trouve ça cool,
01:00:33mais juste j'ai l'impression
01:00:33qu'ils ne comprennent pas
01:00:34comment fonctionne la politique,
01:00:35du coup ils se disent,
01:00:36youhou,
01:00:37on va partir avec notre parti
01:00:37à la présidentielle,
01:00:38sauf que bon,
01:00:39il y a déjà énormément de gens
01:00:40qui font de la politique,
01:00:41en fait la politique
01:00:41c'est un petit peu plus complexe
01:00:42que ça,
01:00:43il y a tout un tas
01:00:43de rapports de force
01:00:44et j'ai l'impression
01:00:44qu'ils font fi
01:00:45de tous ces rapports de force
01:00:46en se disant,
01:00:46si on y va avec beaucoup
01:00:47de bonne volonté,
01:00:48on peut y arriver,
01:00:49je ne pense pas
01:00:49que ça soit le bon angle.
01:00:50Ouais, d'accord,
01:00:51c'est une cagnature décroissante ?
01:00:53Ouais,
01:00:54c'est un peu décroissante
01:00:55mais ils sont pour la sobriété,
01:00:55après dans leur programme écologique
01:00:57c'est pas mal,
01:00:57ils sont pour la sobriété énergétique,
01:00:59pour du coup
01:01:01plus réguler le capitalisme
01:01:02mais tout en étant
01:01:02sur une ligne assez
01:01:03sociale-démocrate par ailleurs,
01:01:05donc c'est pour ça
01:01:05que c'est pas très clair
01:01:06mais voilà,
01:01:06ils veulent produire moins
01:01:08parce qu'on est en train
01:01:08de niquer la planète
01:01:09et quand même le nucléaire
01:01:10par contre c'est bien
01:01:10et voilà,
01:01:11ils critiquent par exemple
01:01:12la position historique
01:01:13de beaucoup de partis
01:01:14écologistes anti-nucléaires
01:01:16et là où pour le coup
01:01:18jusque là
01:01:19c'était quelque chose
01:01:20qui ressemblait presque
01:01:20un peu à un think tank
01:01:24dans une présidentielle
01:01:24peut-être qu'ils comptent peser
01:01:26un petit peu comme David Lissnard
01:01:27finalement
01:01:29essayer d'imposer leur thème
01:01:30et de se servir de cette présidentielle
01:01:31pour tenter d'imposer leur thème
01:01:32mais je suis pas sûr
01:01:33que ça soit la meilleure voie à suivre
01:01:34parce qu'en fait
01:01:34si t'es perçu comme pas crédible
01:01:37voire même un peu ridicule
01:01:38ça peut faire une forme
01:01:39de contre son camp
01:01:40et là où David Lissnard
01:01:41lui il connait la politique
01:01:42il est maire de Cannes
01:01:42il sait un petit peu ce qu'il fait
01:01:43eux j'ai l'impression
01:01:44est-ce qu'il ferait pas juste
01:01:45d'être au shift project
01:01:46avec Jean Covici
01:01:46pour tenter d'influencer
01:01:48et de véhiculer leurs idées
01:01:49sans pour autant
01:01:50faire un parti
01:01:51moi je trouve ça un peu vain
01:01:53mais c'est pas une intéressante
01:01:54donc j'avais envie d'en parler
01:01:55tu as peut-être un avis toi là-dessus ?
01:01:57non mais
01:01:57je suis plutôt de ton avis
01:01:59je vois technosolutionnistes
01:02:01non ils sont critiques
01:02:02du technosolutionnisme
01:02:02oui oui
01:02:03c'est pas des débiles quand même
01:02:05respectez-les sur l'écologie
01:02:06c'est pas des débiles
01:02:07mais c'est vrai qu'ils sont
01:02:08un tout petit peu
01:02:09sur le même créneau
01:02:10que Delphine Bateau
01:02:11autre petite candidate aussi
01:02:13Delphine Bateau
01:02:14qui avait lancé son mouvement
01:02:16qui s'appelle
01:02:16Génération Ecologie
01:02:18elle est membre du groupe écolo
01:02:20si je me trompe bien
01:02:20si je me trompe pas
01:02:21mais elle vote souvent
01:02:23souvent à part
01:02:25est-ce qu'elle fait partie
01:02:25du groupe écolo ?
01:02:26je vais vérifier
01:02:28mais en tout cas
01:02:29Delphine Bateau
01:02:29donc ex-ministre
01:02:30sous François Hollande
01:02:32elle avait claqué la porte
01:02:33parce que son budget
01:02:34oui elle est députée
01:02:35ouais députée ça
01:02:37députée dans le groupe écologiste
01:02:38depuis 2024
01:02:39mais souvent ces votes
01:02:40ne rentrent pas
01:02:41dans la discipline du groupe
01:02:42souvent
01:02:42c'est la seule
01:02:44qui n'avait pas voté la censure
01:02:45la dernière fois
01:02:45quelque chose comme ça
01:02:46ouais c'est ça
01:02:46et oui
01:02:48exactement
01:02:48et oui
01:02:50donc à l'époque
01:02:51elle était ministre
01:02:52sous François Hollande
01:02:53elle avait claqué la porte
01:02:54parce qu'on avait réduit
01:02:55les budgets de son ministère
01:02:57si je ne me trompe pas
01:02:57c'était le ministère
01:02:58de la transition écologique
01:02:59justement
01:02:59et
01:03:01c'est elle
01:03:02et donc voilà
01:03:03et donc là
01:03:03elle se lance
01:03:04c'est à peu près
01:03:06la même ligne
01:03:06que
01:03:09que
01:03:09que
01:03:09que Equinox
01:03:09ouais voilà
01:03:10sauf qu'elle n'est pas
01:03:11pro nucléaire
01:03:12si je ne me trompe pas
01:03:13mais pour le reste
01:03:14voilà
01:03:14plutôt
01:03:14pour un retour à la sobriété
01:03:16plutôt décroissante
01:03:18mais ça reste
01:03:19bon temps
01:03:19ça reste au SDEM
01:03:20quoi
01:03:20on n'a pas pas le capitalisme
01:03:24non plus quoi
01:03:24donc c'est quoi son idée
01:03:25a priori
01:03:26ça serait d'essayer d'influencer
01:03:27qu'on parle plus d'écologie
01:03:29pendant la présidentielle
01:03:29oui oui c'est ça
01:03:30oui c'est ça
01:03:31alors après
01:03:32est-ce qu'elle aura les moyens
01:03:33d'atteindre les 500 signatures
01:03:35j'en doute
01:03:37mais bon
01:03:38après voilà
01:03:39elle sera en bouquin bientôt
01:03:39donc je pense qu'elle va
01:03:40elle va sortir un petit peu du bois
01:03:42elle va expliciter cette candidature
01:03:44mais pour l'instant
01:03:45elle se fait plutôt discrète
01:03:46donc c'est quand même compliqué
01:03:47là aussi
01:03:48de lire ses intentions
01:03:50un peu comme Boomeran
01:03:51mais Boomeran
01:03:51c'est bien plus ridicule évidemment
01:03:53parce que d'être une bateau
01:03:54elle a quand même
01:03:55un logiciel idéologique
01:03:56plus important
01:03:57un bagage politique
01:03:58qui fait qu'on peut
01:03:59entendre qu'elle ait envie
01:04:00de se distinguer
01:04:02mais ça reste quand même
01:04:04voilà
01:04:05le courant SOSDEM
01:04:06mais avec un accent
01:04:08mis très largement
01:04:09sur l'écologie
01:04:10et la solidité
01:04:11d'accord
01:04:11donc c'est ouais
01:04:13c'est une scission
01:04:14d'Europe Ecologie Les Verts
01:04:15finalement quoi
01:04:15d'accord
01:04:16et je vois dans le chat
01:04:17que c'est une anti-LFI
01:04:18oui c'est vrai que
01:04:19c'est pas une LFI compatible
01:04:20très clairement
01:04:21c'est pour ça que je disais
01:04:21plutôt ligne SOSDEM quoi
01:04:23très largement
01:04:24quitte à souvenir quelqu'un
01:04:25ça serait limite plus
01:04:25Hollande ou Glixman
01:04:26que la France Insoumise quoi
01:04:27ouais et puis en même temps
01:04:29elle est quand même
01:04:30son expérience sous Hollande
01:04:31fait qu'elle est quand même
01:04:32en rupture avec
01:04:33avec les SOSDEM
01:04:34mais dans l'ADN
01:04:36c'est une SOSDEM
01:04:37c'est une SOSDEM écolo quoi
01:04:38alors du coup
01:04:38si c'est une SOSDEM anti-Hollande
01:04:40et qu'il n'aime pas
01:04:41Mélenchon non plus
01:04:42bon bah ça va être un peu compliqué
01:04:44je vois
01:04:45Longoze dit
01:04:45une hôtel écologiste
01:04:46ouais c'est pas faux
01:04:48c'est un peu ça
01:04:48un petit peu plus SOSDEM
01:04:50mais oui c'est un peu ça
01:04:51SOSDEM sauce d'air
01:04:52ça marche ça marche
01:04:53bon bah voilà
01:04:53donc du coup ça fait déjà
01:04:54deux candidats qui
01:04:55en tout cas c'est intéressant
01:04:56parce qu'il y a deux candidats
01:04:57qui disent l'écologie
01:04:57c'est trop important
01:04:58on n'en parle pas assez
01:04:59et donc du coup
01:04:59qui utilisent cette candidature
01:05:01à la présidentielle
01:05:01qui n'ira probablement pas
01:05:03jusqu'au bout
01:05:03pour tenter quand même
01:05:04d'influencer un peu le débat
01:05:06et dire il faut qu'on parle
01:05:07plus d'écologie
01:05:07donc moi je dirais
01:05:08bon après Delphine Bateau
01:05:09je la porte pas dans mon coeur
01:05:10et Equinox je le trouve
01:05:11un peu neuneu on va dire
01:05:12mais bon
01:05:13il y a un côté où
01:05:14si c'est pour l'écologie
01:05:16quelque part
01:05:17ils ont l'air d'être
01:05:17plutôt bien intentionnés
01:05:19on va dire
01:05:19donc voilà
01:05:20peut-être un peu à la ramasse
01:05:21mais bien intentionnés
01:05:26tchat vient d'en parler
01:05:27voilà j'ai quand même
01:05:28plus de sympathie pour Equinox
01:05:29que par exemple pour
01:05:30Juan Branco
01:05:30qui lui aussi
01:05:31est plus ou moins candidat
01:05:32à transition
01:05:33transition incroyable
01:05:34qui lui aussi est candidat
01:05:35à la présidentielle
01:05:36alors apparemment
01:05:38c'est pas clair
01:05:38toi t'as des infos là dessus
01:05:39parce que moi je m'intéresse
01:05:40assez peu à Juan Branco
01:05:41je vois que t'as des notes quand même
01:05:43j'ai pris des petites notes
01:05:44notamment sur ses propositions
01:05:46parce qu'il a fait
01:05:47il a fait tout un trade
01:05:49immense et interminable
01:05:50enfin vraiment
01:05:51et puis c'est assez imbitable
01:05:53pour exposer
01:05:55l'ensemble de ses propositions
01:05:57son package idéologique
01:05:59bon bah
01:06:01Juan Branco
01:06:01est-ce qu'il faut le prendre au sérieux
01:06:02je sais pas
01:06:03je sais pas
01:06:04est-ce qu'il faut prendre Francis Lallan au sérieux
01:06:06voilà
01:06:06c'est ça le truc
01:06:06c'est vrai
01:06:08c'est qu'il est passé par
01:06:09par toutes les crèmeries
01:06:10un peu les écolos
01:06:12un peu les insoumis aussi
01:06:14où c'est présenté
01:06:14aux législatives
01:06:16c'était en 2017
01:06:17si je me trompe pas
01:06:18en Seine-Sénie
01:06:20je ne savais pas
01:06:20tu me l'as dit avant de live
01:06:21j'étais étonné
01:06:23à l'époque
01:06:23il avait affronté
01:06:24Jordan Bardella
01:06:25il s'avait perdu tous les deux
01:06:26c'était un macroniste
01:06:27qui avait gagné
01:06:27un macroniste qui a disparu
01:06:29je me souviens plus de son nom
01:06:30mais en tout cas
01:06:32voilà
01:06:32et puis ensuite
01:06:34après il a pris le tournant
01:06:35le tournant gilets jaunes
01:06:37il était un des premiers
01:06:38c'est vrai
01:06:39à croire
01:06:40et à encourager le mouvement
01:06:41il s'est fait toute une rente là-dessus
01:06:42c'est vrai que son public
01:06:43aujourd'hui
01:06:44c'est plutôt des anciens gilets jaunes
01:06:45en tout cas
01:06:46mais pas le meilleur
01:06:47du mouvement des gilets jaunes
01:06:48voilà
01:06:49c'est plus la branche
01:06:49un peu confuse
01:06:51bizarre en oui
01:06:52un peu confus aussi surtout
01:06:53voilà exactement
01:06:53c'est un peu ça quoi
01:06:54il y en a qui ont dit rouge brun
01:06:55moi je pense que confus
01:06:56ou confusionniste
01:06:58c'est ce qu'il y a le mieux
01:06:59parce que pour quelqu'un
01:07:00comme Juan Branco
01:07:01Juan Branco
01:07:01il a fait l'école des asassiennes
01:07:03je crois que c'est ça
01:07:03avec Gabriel Attal
01:07:04c'est quelqu'un qui a une éducation politique
01:07:06plutôt bourgeoise
01:07:07etc
01:07:07c'est quelqu'un qui a une culture politique
01:07:09a priori
01:07:09moi je dirais pas que c'est un confus
01:07:10je dirais que c'est un confusionniste
01:07:11ce qui est bien pire en réalité
01:07:12quelqu'un qui est confus
01:07:13c'est quelqu'un qui manque de repères politiques
01:07:15et du coup qui se retrouve
01:07:16par un sentiment anti-système
01:07:18on sait pas trop ce qu'ils sont en train de faire
01:07:19et puis surtout
01:07:20on va être un peu complotiste
01:07:22anti-système bizarre
01:07:23c'est ça qu'on pourrait qualifier de confus
01:07:25qui par exemple vont rejeter
01:07:27le clivage gauche-droite
01:07:28et se raccrocher en branche
01:07:29en se disant
01:07:29la république
01:07:30le souverainisme
01:07:30typiquement c'est ça
01:07:31le genre de profil confus
01:07:32ça recouvre des réalités assez larges
01:07:33mais voilà
01:07:34vous voyez de quoi je parle
01:07:35pour moi quelqu'un comme Juan Branco
01:07:36c'est quelqu'un qui fait son beurre
01:07:37c'est un opportuniste
01:07:38qui fait son beurre auprès des confus
01:07:40et donc du coup
01:07:40je le qualifierais de confusionniste
01:07:41moi j'avoue que c'est le genre de personnalité
01:07:48qui passait avant moi
01:07:49hop là
01:07:49mais c'est vrai que
01:07:50ouais non
01:07:50confus c'est exactement ça
01:07:52le créneau qu'on ne salue pas
01:07:53c'était nul
01:07:55mais le pire c'est que
01:07:56il est pas
01:07:57comment dire
01:07:59en fait il est confus par calcul
01:08:00quoi
01:08:00enfin je veux dire
01:08:00il cultive ce confusionnisme
01:08:02parce qu'il a bien noté
01:08:03qu'il y avait un créneau
01:08:04et
01:08:07évidemment
01:08:07à la suite du mouvement
01:08:07de Gilets jaunes
01:08:08il a vu qu'il y avait ce public
01:08:09etc
01:08:09qui pouvait faire fructifier
01:08:11ce créneau là
01:08:12notamment commercialement
01:08:13parce qu'il a sorti des bouquins
01:08:14qui disent
01:08:15tout est leur contraire
01:08:18et quand on regarde
01:08:19ces propositions
01:08:19on voit qu'il y a encore
01:08:21cette espèce de filiation
01:08:22au mouvement des Gilets jaunes
01:08:24mais pas
01:08:24encore une fois
01:08:25là encore pas au meilleur
01:08:26du mouvement des Gilets jaunes
01:08:27c'est à dire qu'on voit
01:08:28à la fois une critique
01:08:29des élites économiques
01:08:30politiques médiatiques
01:08:31pourquoi pas évidemment
01:08:32enfin je veux dire
01:08:33je ne suis pas le dernier non plus
01:08:34à être agacé parfois
01:08:35par ces élites là
01:08:36mais le problème c'est que
01:08:38souvent
01:08:38c'est des critiques
01:08:39assez bas du front
01:08:40un peu plus l'eau
01:08:41etc
01:08:42il y a des propositions
01:08:44pour une démocratie
01:08:45plus directe
01:08:46donc là aussi
01:08:47pourquoi pas
01:08:47sauf que tout ça
01:08:48est allié aussi
01:08:49à un combat anti-taxe
01:08:50notamment avec un soutien
01:08:51pour les TPE, PME
01:08:52là on rejoint encore
01:08:53le mouvement des Gilets jaunes
01:08:54et il y a aussi
01:08:55l'aspect poujadiste
01:08:56des Gilets jaunes
01:08:56donc effectivement
01:08:57c'est pas le bon côté
01:08:58qui n'était même pas majoritaire
01:08:59pendant le mouvement
01:08:59au corps du mouvement
01:09:00il y avait quelque chose
01:09:01ça sentait la lutte des classes
01:09:02quand même
01:09:02les Gilets jaunes
01:09:03au corps du mouvement
01:09:03ça parlait d'injustice fiscale
01:09:04de tout un tas de choses
01:09:06donc voilà
01:09:06dans les marges des Gilets jaunes
01:09:09un peu poujadistes
01:09:10complotistes bizarres
01:09:11c'est là qu'il a décidé
01:09:11de faire son bœuf
01:09:13et puis il y a un dernier axe
01:09:14c'est celui de vouloir
01:09:15débureaucratiser la France
01:09:16et là on rejoint
01:09:17David Lysnard
01:09:18mais c'est vrai
01:09:19qu'il y a ce côté là
01:09:19c'est une espèce de
01:09:24populopoujadisme
01:09:24tout en ayant
01:09:25une chose libérale
01:09:26mais tout en étant
01:09:27anti-UE
01:09:28enfin voilà
01:09:28c'est tout ce mélange là
01:09:30un peu particulier
01:09:31où en fait
01:09:33forcément
01:09:33il n'y a pas tellement
01:09:34de colonne vertébrale
01:09:35et là où ça me désole
01:09:37et là où on ne connait pas
01:09:39une figure qui m'attire
01:09:40particulièrement
01:09:40c'est que je ne suis même pas sûr
01:09:41qu'il pense ce qu'il dit
01:09:42parce que je pense
01:09:43qu'il est un tout petit peu
01:09:44plus intelligent que ça
01:09:44mais il a repéré
01:09:45qu'il y avait ce créneau là
01:09:46à faire fructifier
01:09:47et qu'il va
01:09:48un bon marketeux
01:09:50enfin en tout cas
01:09:50c'est ce que j'imagine
01:09:51après bon peut-être
01:09:52que je le vois plus intelligent
01:09:53qu'il l'est
01:09:53moi je vois ça comme ça aussi
01:09:54pour moi c'est un opportuniste
01:09:55et en fait justement
01:09:56parmi les confusionnistes
01:09:57et ceux qui vont aller
01:09:59dans des milieux
01:09:59un peu complotistes
01:10:00bizarres bizarres
01:10:00alors c'est pas
01:10:02uniquement par opportunisme
01:10:03mais il y a toujours
01:10:03une part d'opportunisme
01:10:04parfois c'est des personnes
01:10:05plus intelligentes que ça
01:10:06et qui par opportunisme
01:10:07voient qu'il y a un petit filon
01:10:08à se faire
01:10:08et du coup
01:10:09ils vont peut-être baisser
01:10:10pour le complotisme
01:10:11mais même par exemple
01:10:12l'exemple de Dieudonné
01:10:13pour moi c'est un bon exemple
01:10:14de ça
01:10:15tout à l'heure je parlais
01:10:15Francis Lalanne
01:10:16Francis Lalanne qui a fini
01:10:17par se rapprocher de Dieudonné
01:10:18bon eux ils sont un peu finitaux
01:10:19parce que vraiment
01:10:20ils sont ringards en réalité
01:10:21ils sont ringards
01:10:21puis bon Dieudonné
01:10:22tout le monde a compris
01:10:24un petit peu
01:10:24a commencé à comprendre
01:10:25un petit peu la teneur du personnage
01:10:27notamment évidemment
01:10:27sur l'antisémitisme
01:10:28mais aussi sur la manière
01:10:29d'envoyer la scam
01:10:29et arnaquer totalement
01:10:30sa communauté
01:10:31en leur promettant
01:10:32bons et merveilles
01:10:32avec des produits financiers
01:10:34il s'est barré avec la caisse
01:10:34enfin bon
01:10:35il a un peu finitaux
01:10:36et ringard
01:10:36Francis Lalanne aussi
01:10:37mais voilà
01:10:38Juan Branco
01:10:38est-ce que c'est pas l'héritier
01:10:39mais avec un petit peu
01:10:40plus de buzz on va dire
01:10:41un peu moins ringard
01:10:42de toute cette frange là
01:10:44moi je pense que oui
01:10:45d'ailleurs quand on voit
01:10:46dans les milieux
01:10:47dans lesquels il traîne
01:10:48typiquement ça va être
01:10:48des trucs en mode
01:10:49TV Liberté
01:10:50donc TV Liberté
01:10:51qui est une espèce de chaîne
01:10:52à moitié d'extrême droite
01:10:53confusionniste
01:10:54c'est vraiment
01:10:54cette ligne là
01:10:55où on retrouve des gens
01:10:58après ça brasse assez large
01:10:59comment on retrouve des gens
01:10:59comme Greg Tabibian
01:11:00par exemple
01:11:01ce genre de choses
01:11:01qui de base
01:11:02ils disent ils sont marxistes
01:11:02puis ils votent Marine Le Pen
01:11:03au premier tour
01:11:04enfin voilà
01:11:04c'est un peu tout ce lore là
01:11:06moi c'est un lore que vraiment
01:11:07je déteste au plus haut point
01:11:09parce que j'ai eu des potes
01:11:10par le passé
01:11:11qui ont pu se retrouver
01:11:12un petit peu en berlificoté
01:11:13dans ces trucs comme ça
01:11:14et donc moi
01:11:15quand je vois des gens
01:11:15qui sont vraiment
01:11:16des grands bourgeois de Paris
01:11:17intramuros
01:11:18avec la formation politique
01:11:19qui va avec
01:11:19qui décident d'aller là-dedans
01:11:20par opportunisme
01:11:21vraiment je trouve ça
01:11:23absolument méprisable
01:11:24en ce qui me concerne
01:11:24donc Juan Branco
01:11:25j'espère qu'il sera
01:11:26pas président
01:11:26mais il sera pas président
01:11:27de toute manière
01:11:27donc c'est bien
01:11:28j'espère qu'il sera même pas candidat
01:11:29qui aura pas ses 500 signatures
01:11:30et qui va se faire humilié
01:11:31dès le début
01:11:32je donne mon avis
01:11:33voilà
01:11:33c'est pas grave
01:11:34j'ai décidé de le faire aujourd'hui
01:11:35mais juste pour préciser
01:11:36quand même
01:11:37j'ai montré cette image
01:11:37en IA toute dégueulasse
01:11:39tout à l'heure
01:11:39d'un de ses soutiens
01:11:41vraisemblablement
01:11:42donc pourquoi les abeilles
01:11:42parce qu'il a son mouvement
01:11:43je sais pas si on peut appeler ça
01:11:44un parti politique
01:11:45mais il a son organisation
01:11:46il a un collectif
01:11:47vraisemblablement derrière lui
01:11:48qui s'appelle
01:11:48Les Ruches
01:11:49et il y a peu d'infos
01:11:50sur sa candidature
01:11:51mais quand même
01:11:52il y a des visuels
01:11:52Les Ruches
01:11:53Branco 2027
01:11:54qui circulent sur le web
01:11:55donc voilà
01:11:56on peut le mettre
01:11:56peut-être dans les candidats
01:11:57à la présidentielle
01:11:58sur cette ligne un peu
01:12:00rouge-brun
01:12:01confusionniste
01:12:02voilà
01:12:03est-ce qu'il ira jusqu'au bout
01:12:05je ne l'espère pas
01:12:06est-ce qu'il y a moyen
01:12:07de se faire de la thune
01:12:08et de gratter du buzz
01:12:09sur cet espace politique
01:12:11oui hélas
01:12:12voilà
01:12:12je sais pas ce que t'en penses
01:12:15oui oui certainement
01:12:15mais après sur son créneau
01:12:16il y a l'UPR aussi
01:12:17c'est un agresseur please
01:12:19ah
01:12:19je te comprends ça
01:12:21il est accusé d'agression
01:12:23alors je ne sais pas
01:12:24s'il a été condamné
01:12:24je ne sais plus
01:12:25je ne l'ai plus en tête
01:12:25mais oui c'est vrai
01:12:26ça je ne savais pas
01:12:27je le détestais déjà
01:12:28super
01:12:29très bien
01:12:30raison de plus
01:12:31et puis il est sur le même créneau
01:12:32que l'UPR
01:12:34d'Acelino
01:12:35qui lui aussi est accusé
01:12:36de violence sexuelle
01:12:39donc ouais
01:12:40du beau monde
01:12:40mais ouais
01:12:42donc est-ce qu'il va réussir
01:12:43à tirer
01:12:44son épingle du jeu
01:12:45en termes de
01:12:46en termes d'électorale
01:12:48je ne suis pas sûr
01:12:48est-ce qu'il aura
01:12:49ses enseignatures
01:12:49j'en suis pas sûr
01:12:50mais bon il essaie
01:12:51de gratter son buzz
01:12:51sur les réseaux
01:12:52d'élargir sa communauté
01:12:54là encore je pense
01:12:55qu'il y a une démarche commerciale
01:12:57derrière
01:12:57parce qu'il sort ses bouquins
01:12:58je crois qu'ils sont
01:12:58en auto-édition aussi
01:12:59enfin c'est une machine à cache
01:13:01derrière tout ça je pense
01:13:03donc c'est pour ça aussi
01:13:04que politiquement
01:13:04je ne le prends pas au sérieux
01:13:06je te rejoins
01:13:07sur le côté
01:13:08les germano-pratins
01:13:10qui se la joue
01:13:11populiste des ronds-points
01:13:13ça va
01:13:14ça va des minutes
01:13:15tout à fait
01:13:16tout à fait
01:13:16d'ailleurs je finis là-dessus
01:13:17parce que je parlais tout à l'heure
01:13:18j'ai fait une interview au crayon
01:13:19je me suis dit
01:13:20allez on y va
01:13:20si je suis fidèle à ma parole
01:13:22il n'y a pas de raison
01:13:22que ça soit déformé
01:13:24mais par contre
01:13:24à un moment donné
01:13:25j'ai justement dit
01:13:26Erwan Branco
01:13:26qu'il est opportuniste
01:13:27parce que eux
01:13:27m'avaient posé une question
01:13:28sur lui
01:13:28et bizarrement
01:13:30je frappe sur la table carrément
01:13:31ils ont décidé
01:13:31de ne pas le publier
01:13:32ils ont publié que les extraits
01:13:33les plus nuls
01:13:34ils n'ont pas déformé mes propos
01:13:36mais voilà
01:13:37doublement au travers de la gorge
01:13:38par rapport à Erwan Branco
01:13:39maintenant c'est personnel
01:13:40entre lui et moi
01:13:42j'avais une parole critique
01:13:43à son égard
01:13:44qui a été censurée
01:13:45par ces pseudo-médias
01:13:46complètement nuls
01:13:47et qui sont aussi
01:13:47dans une forme de confusionnisme
01:13:48finalement
01:13:50donc voilà
01:13:50toute cette sphère-là
01:13:51c'est vraiment quelque chose
01:13:52que je ne supporte pas
01:13:52et en vrai je me permets
01:13:53de le dire
01:13:53et de faire mon éditorialiste
01:13:54parce que je pense
01:13:55que c'est quand même
01:13:56quelque chose
01:13:56qui est assez partagé
01:13:57dans la gauche française
01:13:58et peut-être que dans le chat
01:13:59il y a plein de gens
01:14:00qui quand vous étiez moins politisé
01:14:01justement
01:14:02vous avez été intéressé
01:14:03par certaines personnalités
01:14:04qui se sont retrouvées
01:14:04dans ces milieux-là
01:14:05et qui ont tenté
01:14:06de vous grailler le cerveau
01:14:07pour vous emmener avec eux
01:14:08vers des contrées obscures
01:14:10et que vous aussi
01:14:11vous l'avez mauvaise
01:14:11parce que vous savez très bien
01:14:12un petit peu la dangerosité aussi
01:14:13de cette pensée
01:14:14qui va aller caresser
01:14:15dans le sens du poil
01:14:16des gens révoltés
01:14:17pour essayer de les amener
01:14:17vers une idéologie atroce
01:14:19voilà à l'époque
01:14:20d'Illégie le jaune
01:14:20ou peut-être que vous avez
01:14:21des proches ou des gens
01:14:22vous avez vu ce genre de parcours
01:14:23moi vraiment c'est un truc
01:14:24parce qu'il faut être
01:14:25anti-système quelque part
01:14:26ça ne veut rien dire
01:14:26anti-système
01:14:27mais il faut être révolté
01:14:28en tout cas
01:14:28enfin il faut être
01:14:29moi je suis révolté
01:14:30c'est ça qui est aussi
01:14:30à l'origine de mon parcours politique
01:14:32et de ce que je fais aujourd'hui
01:14:34donc il y a des gens
01:14:34qui viennent phagocyter
01:14:35cette gronde
01:14:36phagocyter cette colère
01:14:37et cette révolte
01:14:37pour les emmener
01:14:38dans du n'importe quoi
01:14:39et du complotisme bizarre
01:14:40et encore pire
01:14:41et en plus
01:14:42se faire de la thune
01:14:42sur leur tronche
01:14:43c'est vraiment quelque chose
01:14:44qui m'indigne
01:14:45au plus haut point
01:14:45donc voilà
01:14:46j'avais envie aussi
01:14:46de pousser ce coup de gueule
01:14:48par rapport à Juan Branco
01:14:49c'est un peu plus haut point