00:00Nos policiers et nos gendarmes sont des professionnels qui font preuve de sang-froid,
00:03qui sont formés et qui ne font usage de leurs armes que vraiment en dernier recours.
00:08Naël, Swayle, Olivio, tous sont morts sous les balles de la police
00:11et la loi qui vient d'être votée fera certainement augmenter le nombre de victimes.
00:14Mardi 7 juillet, l'Assemblée nationale a adopté un quasi permis de tuer.
00:17La proposition de loi portée par les Républicains a été votée par le camp présidentiel et le Rassemblement national
00:22afin d'instaurer la présomption de légitime défense pour les policiers en cas de tir avec leur arme de service.
00:27Et 313 députés ont voté pour l'adoption de ce texte.
00:30Depuis l'hémicycle, des représentants de collectifs de victimes de tirs policiers ont scandé pas de justice, pas de paix.
00:39Après le vote d'un texte dont la principale mesure était une idée historique de Jean-Marie Le Pen.
00:43Oui, vous avez bien entendu.
00:44De plus, face aux amendements de la gauche accusés de faire obstruction à ce texte,
00:47qui donne littéralement le permis de tuer à la police,
00:50le gouvernement a déclenché l'article 44 de la Constitution, plus connu sous le nom de vote bloqué.
00:54Ils empêchent les parlementaires de voter des amendements.
00:56Après ce vote, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
00:59ferveur défenseur des forces de l'ordre, qu'il n'y ait par exemple le contrôle au faciès en février
01:02dernier,
01:03Qui allez-vous convaincre de ces contrôles au faciès qui n'existent pas, qui n'existent pas ?
01:08a continué de défendre ce passage en force réduisant les contestations à des fantasmes.
01:12Donc concrètement, le gouvernement et les députés ont dit oui à moins d'enquêtes après un tir mortel d'un
01:16policier,
01:17laisser les familles des victimes apporter les preuves à la place de l'État,
01:19et prendre le risque que les tirs mortels augmentent.
01:21Merci.