- il y a 7 minutes
Députée de l’Isère depuis 2022 et présidente du groupe "Écologique et social" à l’Assemblée nationale, Cyrielle Chatelain milite chez "les Verts" depuis près de vingt ans. Longtemps restée en coulisses, elle dirige aujourd’hui un groupe composé de cinq partis aux sensibilités diverses. Réputée consensuelle, rarement attaquée, elle répond aujourd'hui aux questions de ÇA IRA !, posées par Cyprien Caddeo, Lumi, Mejdaline Mhiri et Théo Bourrieau.
0:00 Qui est Cyrielle Chatelain
1:31 Internationale : guerres partout, écologie nulle part ?
8:27 Faut-il sortir de l'OTAN ?
12:25 Doit-on sanctionner les USA ?
16:48 Budget : l'écologie absente
20:37 L'anticapitalisme selon les Écologistes
30:29 Comment rendre l'écologie désirable
39:01 Social-démocratie : les Écologistes se divisent
42:13 PS et Écolos : même électorat ?
47:32 Municipales : les Écologistes perdants ?
51:16 Les Écologistes et la sécurité
55:04 M.Tondelier à une soirée d'extrême droite : un problème pour le parti ?
55:11 Retour sur le procès le Pen
1:03:38 Ça ira, ça ira pas ?
1:06:59 Primaire de la "gauche unitaire" : un candidat de plus ?
✊ Faire un don défiscalisé à 66 % : https://www.humanite.fr/don
📰 Accéder aux contenus exclusifs : https://abonnement.humanite.fr/
📱 Pour ne rien manquer de l'Humanité :
Instagram : https://instagram.com/lhumanitefr
X (Twitter) : https://x.com/humanite_fr
Bluesky : https://bsky.app/profile/humanite.fr
Threads : https://www.threads.net/@lhumanitefr
TikTok : https://tiktok.com/@lhumanitefr
Twitch : https://twitch.tv/lhumanitefr
0:00 Qui est Cyrielle Chatelain
1:31 Internationale : guerres partout, écologie nulle part ?
8:27 Faut-il sortir de l'OTAN ?
12:25 Doit-on sanctionner les USA ?
16:48 Budget : l'écologie absente
20:37 L'anticapitalisme selon les Écologistes
30:29 Comment rendre l'écologie désirable
39:01 Social-démocratie : les Écologistes se divisent
42:13 PS et Écolos : même électorat ?
47:32 Municipales : les Écologistes perdants ?
51:16 Les Écologistes et la sécurité
55:04 M.Tondelier à une soirée d'extrême droite : un problème pour le parti ?
55:11 Retour sur le procès le Pen
1:03:38 Ça ira, ça ira pas ?
1:06:59 Primaire de la "gauche unitaire" : un candidat de plus ?
✊ Faire un don défiscalisé à 66 % : https://www.humanite.fr/don
📰 Accéder aux contenus exclusifs : https://abonnement.humanite.fr/
📱 Pour ne rien manquer de l'Humanité :
Instagram : https://instagram.com/lhumanitefr
X (Twitter) : https://x.com/humanite_fr
Bluesky : https://bsky.app/profile/humanite.fr
Threads : https://www.threads.net/@lhumanitefr
TikTok : https://tiktok.com/@lhumanitefr
Twitch : https://twitch.tv/lhumanitefr
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:01Bonsoir Cyrielle, vous allez bien ?
00:00:03Bien et vous ?
00:00:04Oui, vous avez été déprimée aussi je suppose par cette séquence que vous avez entendue dans les coulisses ?
00:00:08On est un peu déprimée depuis le 2 janvier, non ?
00:00:10Pas que ma faute.
00:00:12Bien sûr.
00:00:13Sur Trump ?
00:00:14Oui, bien sûr. Cyprien, je te laisse présenter votre invité.
00:00:16Oui, on voulait commencer par un petit portrait.
00:00:18Alors, Cyprien, bonjour déjà.
00:00:20Je ne pense pas vous enfoncer en disant que vous n'êtes pas encore l'écologiste la plus médiatisée de
00:00:24France.
00:00:24Pourtant, vous êtes encartée chez les Verts depuis 2006, 20 ans quand même.
00:00:27Vous avez longtemps été une militante, non pas de second plan, mais de l'arrière-plan, si on peut dire.
00:00:31C'est-à-dire collaboratrice parlementaire, conseillère en cabinet à la métropole de Grenoble, puis à celle de Lyon.
00:00:35Et puis en 2022, c'est le grand saut.
00:00:37Dans l'arène médiatique, vous devenez député de l'ISER sous l'étiquette NUPES Écolo.
00:00:41Et en 2024, NFP Écolo.
00:00:43Et depuis, vous présidez le groupe écologique et social à l'Assemblée.
00:00:47Alors, en préparant ce portrait, je suis tombé sur celui de Libération, qui vous ont consacré en 2023.
00:00:52Avec cette remarque, c'est quasiment impossible de trouver quelqu'un qui dirait du mal de Syrie-Châtelain à l
00:00:56'Assemblée.
00:00:56Alors, certes, c'était il y a trois ans, peut-être que vous avez des ennemis aujourd'hui, vous nous
00:00:59le direz, mais pas tant que ça, visiblement.
00:01:01Alors, pourquoi tout le monde vous apprécie ?
00:01:03Peut-être parce que vous gérez une colloque ingérable, à savoir le groupe écologiste,
00:01:06où qu'habite cinq parties qui ne sont pas toujours d'accord entre eux.
00:01:08D'ailleurs, on l'a vu sur Elvod du PLFSS et du budget.
00:01:11Ou peut-être parce que vous êtes l'une des rares personnalités à gauche à ne pas vouloir être candidate
00:01:14à la présidentielle.
00:01:15Merci pour ça.
00:01:16Tout ça, ça nous amène à la question.
00:01:18Arriverons-nous à nous fâcher avec Syrie-Châtelain ce soir ?
00:01:21On va tout faire.
00:01:22Pas que ce soit un objectif en soi, mais vous connaissez l'émission, on a des questions de fond et
00:01:25des questions qui y ratent.
00:01:26Alors, pour ouvrir le bal, parlons d'international, on a un petit peu déjà abordé dans le début de l
00:01:30'émission.
00:01:31Venezuela, Groenland, Ukraine, Iran, citoyens abattus à Minneapolis, on l'a dit.
00:01:34L'actualité nous submerge, tout est urgence et court terme.
00:01:37Les conflits se multiplient, l'extrême droite progresse.
00:01:40Dans ce monde qui se brutalise, on a envie de se demander où est passé l'impératif écologique ?
00:01:44Est-il condamné à passer toujours après ?
00:01:47Non, parce qu'on fait le tableau total.
00:01:52Dans les décisions de Trump, il y a aussi, et d'ailleurs ça a été effectif le 27 janvier,
00:01:57donc il y a, je ne sais plus combien, hier ou avant-hier,
00:02:01la sortie des États-Unis de l'accord de Paris.
00:02:03Et en fait, dans le tableau fasciste, la question environnementale,
00:02:08elle fait partie des endroits de clivage, en fait.
00:02:10C'est-à-dire qu'effectivement, on voit bien qu'on est dans une vague de recul
00:02:13sur les questions des droits humains de manière générale,
00:02:17mais sur l'écologie aussi, parce qu'en fait, dans la vision de Trump,
00:02:23c'est finalement la loi du plus fort.
00:02:25La loi du plus fort, c'est aussi l'accaparement des terres,
00:02:27c'est aussi l'exploitation de ces terres au profit des grandes,
00:02:32notamment la big tech ou en tout cas des très grandes multinationales.
00:02:35Et donc en fait, la bataille écologique, ça fait partie des batailles antifascistes.
00:02:41Mais on pose cette question aussi, parce qu'on a l'impression que
00:02:43quand on est tout de suite en train de penser à comment on évite la guerre
00:02:46ou l'escalade avec l'Ukraine et la Russie,
00:02:48on sent très vite que la question de l'écologie et de préparer la transition écologique,
00:02:51c'est balayé.
00:02:53Mais alors, ça c'est la deuxième erreur,
00:02:55et pourtant on l'a répétée depuis le début de la guerre en Ukraine.
00:02:58Si on veut faire de la sécurité, en tout cas, si on veut vivre en sécurité,
00:03:03si on veut pouvoir se défendre, il faut avoir une pensée de sécurité globale.
00:03:06Et la question de l'indépendance et de l'indépendance énergétique, elle est clé.
00:03:10C'est-à-dire que pourquoi est-ce que Poutine a pu aller aussi loin ?
00:03:15Et pendant aussi longtemps, on a fermé les yeux.
00:03:17Quand on a fermé les yeux de l'action de la Russie en Syrie en 2014,
00:03:20on a vraiment voulu penser qu'il allait s'arrêter là.
00:03:23Mais parce qu'en fait, on était dépendant,
00:03:25et on est toujours en partie dépendant énergétiquement de la Russie.
00:03:28Et donc en fait, si on n'arrive pas à développer une énergie,
00:03:32et pour les écologistes notamment l'énergie renouvelable,
00:03:35qui permet de couper ces dépendances,
00:03:37on n'arrivera pas à finalement tenir tête à ces grandes puissances prédatrices.
00:03:42Alors votre parti, il est fédéraliste.
00:03:43Alors justement, dans ce contexte, ce serait quoi le rôle de l'UE, l'Union Européenne ?
00:03:48Alors pour moi, et même pour notre parti dans le contexte,
00:03:51effectivement, il y a l'UE tel qu'on aimerait la construire,
00:03:55et l'UE tel qu'elle existe.
00:03:55Dans un idéal écologiste, on va vers une Europe fédéraliste,
00:04:00une Europe effectivement avec notamment plus démocratique,
00:04:03c'est-à-dire qu'on n'est plus sur un...
00:04:05Par exemple, la présidente de la Commission n'est plus quelqu'un de nommé,
00:04:08mais c'est bien quelqu'un d'élu.
00:04:09Et après, on est sur un système fédéral,
00:04:12parce qu'on pense que globalement, on y arrivera mieux à plusieurs.
00:04:17Alors ça demande effectivement de poser un certain nombre de valeurs communes,
00:04:21la montée du fascisme et l'existence au sein de l'UE de pays,
00:04:26maintenant qu'on basculait dans l'extrême droite, posent des questions.
00:04:29Et en fait, ça fait vraiment partie de...
00:04:33En fait, à la fois, typiquement, si on prend la question de la défense,
00:04:36moi, je ne vais pas construire une coalition de défense avec Orban.
00:04:39Enfin, je veux dire, il est allié de Trump et de Poutine, ça n'a aucun sens.
00:04:43Orban, le dirigeant de la Hongrie.
00:04:44Voilà, Orban, le dirigeant de la Hongrie.
00:04:46Donc il faut une coalition d'États volontaires avec qui on partage à la fois des valeurs
00:04:50et puis dont on est à peu près sûr qu'ils ne bossent pas pour le camp adverse.
00:04:54Alors ce serait possible de faire ça, par exemple, une nouvelle coalition à l'international
00:04:57avec des pays hors UE, mais qui soient...
00:04:59Par exemple, le Brésil, le Canada.
00:05:02Le Brésil, le Canada, et d'ailleurs même, on y a intérêt,
00:05:04c'est-à-dire de se dire pour tout...
00:05:06De nouvelles alliances.
00:05:07De nouvelles alliances pour arriver à faire contrepoids à ces très grands empires.
00:05:11Et pour finir quand même sur la Hongrie, ce qui me permettra de dire un mot sur...
00:05:15Effectivement, on est un peu tous déprimés depuis le 2 janvier,
00:05:17mais à la fois, par exemple, la Hongrie, le fait que ça reste dans l'Union européenne,
00:05:20ça permet aussi une solidarité avec les personnes qui s'opposent.
00:05:23Je pense par exemple à la Pride qui a eu lieu en Hongrie.
00:05:27C'était...
00:05:28Alors moi, je n'ai pas pu m'y rendre, mais la Nivogel, qui est sénatrice écologiste,
00:05:31y était, c'était impressionnant.
00:05:33C'est-à-dire qu'on avait des dizaines et des dizaines de milliers de personnes
00:05:35dans une Pride qui avait été interdite.
00:05:37Et là, finalement, il y avait un groupuscule fasciste,
00:05:41mais qui était submergé.
00:05:42Donc en fait, le fait aussi de rester dans ce réseau,
00:05:45dans cette coopération européenne, ça permet d'aller soutenir ça.
00:05:48Et moi, sur les États-Unis, ce qui m'empêche de déprimer,
00:05:51c'est aussi de voir la résistance.
00:05:53Moi, j'avais quand même l'impression, au début du mandat de Trump,
00:05:56qu'il y avait une espèce d'apathie, sans doute le choc.
00:05:58On savait qu'il allait très vite, et il est allé très vite.
00:06:00Et là, j'ai l'impression qu'il y a quelque chose qui bouge aux États-Unis,
00:06:04de manière...
00:06:05Alors, ça ne serait peut-être pas suffisant, mais en tout cas, moi,
00:06:07ce sur quoi je me raccroche aujourd'hui,
00:06:08c'est les manifestations énormes de Minneapolis,
00:06:11c'est tous les gestes de solidarité.
00:06:12On voit, c'est les vidéos.
00:06:14Bon, alors, au moment de Nani, on en a beaucoup parlé,
00:06:16mais il n'y a pas que lui.
00:06:16Il y a un certain nombre de porte-parole démocrates
00:06:19qui font des vidéos sur comment agir si ICE arrive.
00:06:23Donc, il y a quand même quelque chose de se dire,
00:06:25il y a une résistance à ce système autoritaire qui est en place,
00:06:29et donc la bataille, elle n'est pas finie.
00:06:30Oui, mais ça va dans le sens, finalement, du constat
00:06:34qui est un petit peu de résistance en ce moment,
00:06:35c'est-à-dire que la polarisation, elle est de plus en plus forte
00:06:38entre l'extrême gauche et l'extrême droite,
00:06:41si on peut le dire ainsi.
00:06:43Mais force est de constater que là, aux États-Unis,
00:06:46c'est l'extrême droite qui est au pouvoir,
00:06:48et en Hongrie aussi, et dans d'autres endroits aussi.
00:06:51Il y a peu de pays, à l'inverse, très progressistes,
00:06:54qui font véritablement rêver,
00:06:56qui portent un projet de société que tout le monde veut suivre.
00:06:59Alors, je ne dirais pas polarisation entre l'extrême droite et l'extrême gauche,
00:07:02je dirais qu'il y a effectivement une bataille,
00:07:04pour le coup, contre l'extrême droite,
00:07:06mais qui dépassait, enfin,
00:07:08sinon, enfin,
00:07:10je sais que ce n'était pas l'objectif,
00:07:11mais quand on dit l'extrême droite contre l'extrême gauche,
00:07:13on revient à cette idée qui est quand même,
00:07:14que veulent nous faire croire les macronistes,
00:07:16qui auraient les deux extrêmes,
00:07:18qui s'affronteraient, qui polariseraient la vie politique,
00:07:21et finalement, un sens très raisonnable.
00:07:23Ce n'est pas ça auquel on assiste,
00:07:25et je sais que ce n'était pas comme ça que c'était dit,
00:07:26ce n'est pas ça auquel on assiste,
00:07:27on assiste effectivement à une vague réactionnaire néo-fasciste,
00:07:33qui effectivement est en train de progresser dans de nombreux pays,
00:07:36et des coalitions qui vont avec de la gauche radicale,
00:07:39de la gauche modérée, parfois,
00:07:40y compris des progressistes plutôt modérés,
00:07:43et qui essayent d'y résister.
00:07:44Il y a des endroits, le Brésil,
00:07:45ils ont réussi à en gagner.
00:07:47Et donc, ça montre qu'on peut reprendre le voir la Pologne,
00:07:50ils ont réussi à en gagner.
00:07:52Donc, on est dans un moment où il faut dire,
00:07:54alors, il faut les empêcher d'arriver au pouvoir,
00:07:56premièrement, et deuxièmement,
00:07:58la lutte n'est pas inutile une fois qu'ils arrivent au pouvoir,
00:08:00et je pense que ce qui se passe aux Etats-Unis-là,
00:08:02c'est que cette grande démocratie va en rester une.
00:08:05Et effectivement, ça amène à une polarisation,
00:08:07quand on est sur un débat existentiel pour les Etats-Unis.
00:08:11Les Etats-Unis, c'est quand même,
00:08:12c'est dans la mythologie américaine,
00:08:15c'est nous, le peuple,
00:08:17on est le pays démocratique,
00:08:19qui vont amener la liberté au travers du monde,
00:08:21c'est leur mythologie,
00:08:22et il est en train de s'attaquer,
00:08:23c'est un combat existentiel,
00:08:25il est forcément dur.
00:08:27Justement, sur ce basculement américain,
00:08:29ça nous pose la question de qu'est-ce qu'on fait face à ça,
00:08:31et ça repose la dépendance qu'on a aussi vis-à-vis des Américains.
00:08:34Je sais qu'historiquement,
00:08:35les écologistes sont plutôt pour le maintien dans l'OTAN,
00:08:37si je ne me trompe pas.
00:08:38Est-ce que vous avez révisé votre position,
00:08:40compte tenu du basculement politique récent aux Etats-Unis ?
00:08:44Alors, pour être exact,
00:08:45notre position en 2022,
00:08:47lors de la présidentielle,
00:08:48c'était un rééquilibrage du traité de l'OTAN,
00:08:51avec un renforcement du pilier européen.
00:08:55Aujourd'hui, il y a deux choses,
00:08:56c'est qu'en fait,
00:08:57Trump, il a fait imploser l'OTAN de l'intérieur,
00:08:59c'est-à-dire que globalement,
00:09:00aujourd'hui, l'article 5,
00:09:01qui veut que l'ensemble des membres de l'OTAN
00:09:05se portent en traite s'ils sont attaqués,
00:09:06je crois que plus personne n'y croit.
00:09:08Donc, le Groenland, c'est un exemple qui s'attaque.
00:09:12Si ça n'était pas pris au Groenland,
00:09:13mais juste le fait de faire alliance
00:09:15avec justement un pays qui est gouverné par un fasciste,
00:09:19est-ce que, par exemple, dans ces cas-là aussi,
00:09:20ça tient toujours ce genre d'alliance ?
00:09:22Non, non, non, c'est pour ça que je dis Trump,
00:09:23enfin, le Groenland, on est une des...
00:09:25Parce que le Groenland, oui, c'est la preuve aussi,
00:09:26mais disons qu'avant ça...
00:09:27On est la preuve, mais le Venezuela,
00:09:29c'est-à-dire, en fait, avoir un allié
00:09:30qui retire les fonds sur l'Ukraine,
00:09:33qui ne reconnaît pas le droit international au Venezuela,
00:09:37qui, en fait, explique,
00:09:39qui va enlever les Palestiniens,
00:09:42enfin, en fait, accaparer la terre des Palestiniens
00:09:44pour faire un nouveau projet immobilier.
00:09:45On ne peut pas être allié avec quelqu'un comme lui.
00:09:47Mais donc, il faut sortir de l'OTAN ?
00:09:49Donc, ça, c'est la deuxième partie.
00:09:50Mais dire aussi, déjà, en fait, la question ne se pose pas sur...
00:09:53C'est plus l'OTAN telle qu'elle existait en 2022.
00:09:56Est-ce qu'on sort ou on reste ?
00:09:57Et en fait, l'OTAN est en train de se désagréger.
00:10:00À partir de là, nous, la question qu'on a,
00:10:03c'est comment est-ce qu'en fait,
00:10:04on commence à organiser un découplage ?
00:10:06C'est-à-dire, pour moi, et en tout cas, la réflexion,
00:10:08c'est-à-dire que pour pouvoir sortir de l'OTAN,
00:10:10et pas sortir tout seul,
00:10:12on pense qu'en fait, la France qui sort tout seule de l'OTAN,
00:10:15sans organisation d'une coalition européenne,
00:10:18une vraie défense européenne,
00:10:19ça va juste nous isoler,
00:10:20et on n'a pas besoin de ça.
00:10:22C'est comment on construit une coalition, y compris européenne ?
00:10:25Il faut qu'on explique à des pays,
00:10:26notamment les pays qui sont les plus proches de la Russie,
00:10:28qui aujourd'hui ont peur,
00:10:29qui aujourd'hui, en fait, sont structurés autour de l'OTAN.
00:10:32C'est-à-dire que c'est notamment ce qui les protège,
00:10:35mais dans l'organisation de leurs commandements,
00:10:37en fait, c'est structuré autour de l'OTAN.
00:10:38Il faut qu'on puisse leur proposer quelque chose.
00:10:40C'est-à-dire qu'il faut qu'on puisse leur dire,
00:10:42en fait, là où il y avait l'OTAN avant,
00:10:44maintenant on met une nouvelle coalition européenne.
00:10:46Et donc...
00:10:47Donc oui, c'est ça, il faut préparer la sortie de l'OTAN.
00:10:49Donc en fait, il faut préparer la sortie.
00:10:50En tout cas, il faut commencer à construire quelque chose
00:10:51qui soit suffisamment solide
00:10:53pour pouvoir être une défense européenne, autonome.
00:10:57Et donc effectivement,
00:10:57ça ne sera pas l'OTAN,
00:10:59et ça ne veut pas dire qu'européenne,
00:11:01ça veut dire effectivement potentiellement avec le Canada,
00:11:03ça veut dire avec le Brésil,
00:11:05ça veut dire avec des grandes puissances
00:11:07qui sont en fait quand même dans la défense...
00:11:10Que des grandes puissances ?
00:11:12Non, ou des petites...
00:11:13Enfin, quand je dis des grandes puissances,
00:11:15des pays qui ont envie de contribuer à construire ça.
00:11:17Je pense que c'est clair,
00:11:17dans l'ordre où vous mettez l'Europe de la défense
00:11:19avant l'impératif de construire une Europe,
00:11:22votre Europe un peu idéale,
00:11:23comme vous avez dit,
00:11:23c'est-à-dire l'Europe plus démocratique, fédérale,
00:11:26ou est-ce que c'est dans l'autre sens ?
00:11:27Parce que c'est vrai qu'on peut imaginer
00:11:28une Europe de la défense en l'état de l'Europe,
00:11:31avec précisément une armée où on n'est pas or et urbaine, etc.
00:11:33Ça peut faire grincer des deux.
00:11:34Alors, la position qu'on a,
00:11:37la réflexion qu'on a au sein de l'Union Groupe écologique,
00:11:39c'est qu'effectivement, pour le moment,
00:11:40on ne peut pas faire au long cadre de l'UE cette coalition.
00:11:43Et c'est pour ça qu'on serait sur une coalition
00:11:45qui serait quand même assez proche
00:11:46de la question de la coalition des volontaires,
00:11:48c'est-à-dire des pays qui construisent ensemble,
00:11:50qui ne sont d'ailleurs pas forcément membres de l'UE
00:11:52ou membres de l'UE,
00:11:53une défense avec commencer à structurer
00:11:57un commandement commun, des valeurs communes,
00:12:00des enjeux de solidarité entre eux.
00:12:02Ça veut dire qu'effectivement,
00:12:03mais pas orbanne, bien évidemment,
00:12:04mais en fait, quelque chose qui est moteur
00:12:06de cette défense européenne.
00:12:07Après moi, je considère que la question de la défense,
00:12:11elle est légitime si elle répond
00:12:13à un pouvoir politique et démocratique.
00:12:16Donc pour moi, il faut,
00:12:18pour avoir vraiment une défense pleinement européenne,
00:12:20ça va forcément avec une transformation
00:12:22des institutions et plus de démocratie.
00:12:24Pour moi, les deux vont ensemble.
00:12:25Et pour rester sur le domaine des sanctions,
00:12:28enfin de la dépendance vis-à-vis des États-Unis,
00:12:29parce que là, on parle de dépendance militaire,
00:12:30mais il y a aussi la dépendance économique.
00:12:31D'ailleurs, les deux sont souvent liés, par ailleurs.
00:12:34Est-ce qu'on doit prendre des sanctions économiques
00:12:35contre le régime de Trump,
00:12:36considérant que c'est un régime voyou,
00:12:38parce qu'il a violé le droit international,
00:12:39par exemple, au Venezuela, mais pas seulement ?
00:12:41Est-ce qu'on doit prendre des sanctions économiques ?
00:12:43Alors, je crois qu'il y a en ce moment même
00:12:45un rassemblement organisé par Pouria Merchay,
00:12:48qui est députée écologiste de Paris,
00:12:50qui dit justement ça,
00:12:51qui dit à un moment,
00:12:52il faut commencer à prendre des sanctions
00:12:54contre certains dirigeants américains.
00:12:56Et de manière plus globale,
00:12:57l'instrument anti-coercition au niveau européen,
00:13:00je pense que ça se justifierait.
00:13:02En tout cas, il faut qu'on commence à regarder,
00:13:03que ça soit sur les draps de douane
00:13:06qui sont quand même agités
00:13:08pour nous faire sauter à la corde.
00:13:09En fait, à un moment,
00:13:11il faut avoir des actes extrêmement forts.
00:13:13En fait, on est sur un dirigeant
00:13:14qui ne comprend que la force.
00:13:17On lui a laissé passer trop de choses ?
00:13:18On a laissé passer trop de choses.
00:13:20Parce que le Venezuela, c'est vrai que c'était,
00:13:21voilà, comme vous dites,
00:13:22on s'est réveillé,
00:13:232026, ça a commencé extrêmement fort,
00:13:25mais avant le Venezuela,
00:13:26il y avait déjà eu énormément de choses
00:13:27qu'on a laissé passer,
00:13:29que des pays, par exemple,
00:13:30comme la Colombie,
00:13:30avaient haussé la voie avant nous.
00:13:33Donc est-ce que du coup,
00:13:34maintenant, on peut nous se permettre
00:13:35d'avoir cette position-là,
00:13:36où c'est nous qui haussons le ton,
00:13:38après avoir été,
00:13:40alliés, amis,
00:13:41et laisser passer autant de...
00:13:43Donc on a dit qu'on a vu du temps
00:13:44à rosser le ton sur les deux.
00:13:45Ça va dans le sens des questions du tchat,
00:13:46qui disent,
00:13:47mais tant qu'on n'a pas d'autre solution,
00:13:48ça veut dire qu'on reste amis
00:13:49avec un pays fasciste.
00:13:50Mais on n'est pas...
00:13:51Alors, on va être clair,
00:13:51on n'est pas amis...
00:13:53Oui, mais pour l'instant,
00:13:53on est dans la même...
00:13:54Non, non, mais on n'est pas amis,
00:13:55on n'est pas alliés,
00:13:56on ne peut pas se reposer
00:14:00sur les Etats-Unis.
00:14:01Enfin, il faut être extrêmement clair,
00:14:02de toute façon.
00:14:03Et d'ailleurs,
00:14:04ce qui est en train de se préparer en Ukraine,
00:14:05il faut regarder ce qui se prépare en Ukraine,
00:14:08la question de ce qu'on appelle
00:14:09les garanties de sécurité pour l'Ukraine.
00:14:11En fait, c'est les Etats-Unis
00:14:12qui nous disent,
00:14:12de toute façon,
00:14:13moi, globalement,
00:14:14je ne serai plus beaucoup là.
00:14:15Et donc, c'est des Européens
00:14:17qui commencent à se dire
00:14:18comment on s'organise.
00:14:20Pour moi, aujourd'hui,
00:14:21ça ne va pas assez loin.
00:14:22On reste encore trop dépendants
00:14:23des Américains
00:14:24dans ces garanties de sécurité.
00:14:25Oui, puis là, concrètement,
00:14:26de fait, on est encore alliés avec eux.
00:14:29En tout cas, moi,
00:14:30je considère qu'on ne doit plus
00:14:31être alliés avec eux.
00:14:32On est en train d'hausser la voix.
00:14:34J'ai quand même l'impression qu'il y a un...
00:14:37En fait, moi, ce qui me gêne,
00:14:38c'est la faiblesse...
00:14:38Enfin, si on reprend, par exemple,
00:14:39l'exemple du Venezuela,
00:14:41effectivement,
00:14:42ce qui me pose question,
00:14:43c'est la faiblesse
00:14:44de la parole européenne,
00:14:46la faiblesse de la parole française.
00:14:48En fait, on fait carpette.
00:14:50Et ça, par contre,
00:14:51ce n'est pas acceptable.
00:14:52La question, il y a...
00:14:53Moi, je pense que l'OTAN
00:14:54est en train de se désagréger.
00:14:55Donc, la question,
00:14:56il n'est pas, finalement,
00:14:59comment...
00:14:59Est-ce qu'on claque la porte ou pas ?
00:15:00C'est comment on construit
00:15:01pour avoir quelque chose de solide.
00:15:02Il y a comment, en fait,
00:15:04bien que l'OTAN continue
00:15:06et soit en train
00:15:06de se désagréger progressivement,
00:15:08comment on construit
00:15:09une politique diplomatique,
00:15:11une politique économique...
00:15:13Et comment on sort
00:15:13de tous les accords
00:15:14de libre-échange, par exemple,
00:15:15qu'on a aujourd'hui ?
00:15:16Comment on sort des accords
00:15:16de libre-échange ?
00:15:17Ou je prends un exemple
00:15:17très concret.
00:15:18Par exemple,
00:15:19nous étions très fermement opposés
00:15:21aux accords signés
00:15:22par von der Leyen
00:15:22avec les USA,
00:15:23qui étaient une capitulation.
00:15:25Et si on parle de dépendance,
00:15:26il y avait une dépendance économique,
00:15:27il y avait une dépendance énergétique.
00:15:29Dans cet accord,
00:15:30il y avait le fait
00:15:30d'aller acheter
00:15:31du gaz de schiste américain.
00:15:32C'est-à-dire qu'on était en train
00:15:33de dire, en fait,
00:15:34on va remplacer le gaz russe
00:15:36par du gaz de Trump.
00:15:38En fait, ça, c'est pas possible.
00:15:39Donc, de toute façon,
00:15:40il faut, peu à peu,
00:15:41couper l'ensemble de ces liens
00:15:44qui, finalement,
00:15:45nous rendent dépendants.
00:15:46Mais ça fonctionne
00:15:47si on met en place aussi
00:15:48les politiques
00:15:49qui permettent cette indépendance.
00:15:50Mais pour vous, il y a urgence.
00:15:52Pour vous, il y a urgence.
00:15:52Mais il y a absolument urgence.
00:15:54Et c'est pour ça, par exemple,
00:15:55que sur le point de vue énergétique,
00:15:56on se bat,
00:15:57enfin, j'ai dit
00:15:57sur la question des renouvels,
00:15:58mais c'est indispensable.
00:15:59Et c'est là où il y a une incohérence,
00:16:02enfin, plus qu'une incohérence.
00:16:03Pourquoi est-ce qu'en fait,
00:16:04à un moment,
00:16:04on n'arrive pas à hausser la voie ?
00:16:06Parce qu'on a,
00:16:06au niveau des macronistes,
00:16:08mais plus globalement,
00:16:09au niveau de la position
00:16:10de von der Leyen,
00:16:12qui sont des ultra-libéraux,
00:16:13une incapacité
00:16:14à penser
00:16:15le développement de politiques
00:16:16qui nous permettent
00:16:17d'être indépendants,
00:16:18que ça soit en termes énergétiques,
00:16:20on pourra parler du numérique,
00:16:21mais de comment est-ce qu'on...
00:16:22Sans les Américains.
00:16:23...on fait sans les Américains,
00:16:24sur du libre, etc.
00:16:25Et donc,
00:16:26si on n'arrive pas à penser ça,
00:16:27ben, effectivement,
00:16:27on n'ose pas hausser la voie.
00:16:28Et ça, c'est bien la position
00:16:29du groupe écologiste ?
00:16:31Ah oui, oui.
00:16:31C'est bien la position
00:16:32du groupe écologiste.
00:16:34Enfin, je veux dire,
00:16:34on organise une manifestation
00:16:35en ce moment même
00:16:36pour dire stop
00:16:38à la politique de Trump.
00:16:39Donc, globalement,
00:16:40oui, c'est la position
00:16:41du groupe écologiste,
00:16:42cette position de fermeté.
00:16:43Cyril, on avait également
00:16:44envie d'échanger avec vous,
00:16:45évidemment,
00:16:46à propos du budget.
00:16:47Ciprien, je te laisse.
00:16:48Oui, alors, sur le budget,
00:16:48je voulais juste rappeler
00:16:49les derniers votes
00:16:50du groupe écologiste.
00:16:51vous êtes abstenu sur,
00:16:52alors vous, personnellement,
00:16:53parce que tout le groupe,
00:16:54ce n'est pas abstenu,
00:16:54vous vous êtes abstenu
00:16:55sur celui de la sécurité sociale.
00:16:57Et la majorité du groupe.
00:16:58Et la majorité du groupe.
00:16:59Mais il y a aussi
00:16:59quelques votes pour
00:17:00et quelques votes contre.
00:17:01Et vous avez voté hier
00:17:02quasiment la majorité du groupe.
00:17:04Je crois qu'il y a juste
00:17:04deux personnes qui n'ont pas voté.
00:17:05Oui, c'est ça,
00:17:05l'écrasante majorité.
00:17:06L'écrasante majorité, si vous voulez.
00:17:08La motion de censure,
00:17:09donc hier soir,
00:17:10en réaction au 49.3,
00:17:11sur le projet de loi de finances,
00:17:12cette fois,
00:17:12on a tous noté
00:17:13à quel point la question écologique
00:17:14qui était absente
00:17:15des débats budgétaires,
00:17:17notamment du PLF,
00:17:18qui est le plus concerné,
00:17:19on va dire.
00:17:20Et ce,
00:17:21sans que ni les écologistes
00:17:22au Parlement,
00:17:22ni même un mouvement social,
00:17:23écolo,
00:17:24comme on a connu avant,
00:17:25arrivent à remettre le sujet,
00:17:27comme qui est l'enjeu du siècle,
00:17:28ça n'a pas bougé ça,
00:17:29au centre du débat.
00:17:30Comment vous expliquez
00:17:31cette occultation ?
00:17:32Parce qu'on peut parler de ça,
00:17:33je pense.
00:17:33Alors déjà,
00:17:34ce qu'il faut voir,
00:17:35c'est que sur le budget,
00:17:36en vrai,
00:17:36on a occulté
00:17:37toute la deuxième partie budgétaire
00:17:39qui est la partie des dépenses.
00:17:40En fait,
00:17:40le débat qu'on a eu à l'Assemblée,
00:17:43c'était,
00:17:43et c'est un débat indispensable,
00:17:45c'était la question
00:17:45de la répartition des richesses
00:17:47via la fiscalité.
00:17:48La question de la taxe du Kman,
00:17:49la question de l'héritage
00:17:51avec le pacte du Treuil,
00:17:52etc.
00:17:53Donc,
00:17:53en fait,
00:17:54nos débats ont tourné
00:17:56que autour de ça.
00:17:57En fait,
00:17:57les seuls,
00:17:58on a eu 4 semaines,
00:17:5940 jours,
00:18:00je crois,
00:18:00de débats,
00:18:01en fait,
00:18:01on a fait que la première partie.
00:18:03Et ce qui veut dire
00:18:04que l'écologie,
00:18:05l'école,
00:18:06la mission solidarité,
00:18:07tout ça n'a jamais été vu en séance.
00:18:09Et donc,
00:18:09en fait,
00:18:10c'est vrai que quand on n'a pas
00:18:10le support de la science
00:18:12pour faire porter quelque chose,
00:18:13c'est déjà très compliqué.
00:18:15Déjà,
00:18:15effectivement,
00:18:16dans ce cadre de débat budgétaire,
00:18:17en fait,
00:18:18on a un débat qui s'est concentré
00:18:19sur une question,
00:18:20mais pour le coup,
00:18:21qui est essentielle,
00:18:21c'est la répartition des richesses.
00:18:23Deuxièmement,
00:18:23sur la question environnementale,
00:18:25alors,
00:18:26elle n'est jamais suffisamment présente.
00:18:28Et aujourd'hui,
00:18:28on est plutôt présents
00:18:29de manière en résistance
00:18:31face aux coûts,
00:18:32effectivement,
00:18:33réactionnaires,
00:18:33là,
00:18:34portés par l'R
00:18:35et le RN.
00:18:36Mais il y a eu un mouvement
00:18:37sur l'écologie,
00:18:38c'est-à-dire que tout avant
00:18:40les vacances,
00:18:41en gros,
00:18:42en mai-juin,
00:18:43c'était le mouvement
00:18:43sur la loi Duplomb.
00:18:44Il y a eu la pétition.
00:18:46Je pense qu'avec le débat
00:18:47qui aura lieu
00:18:48le 11 février,
00:18:49ça va reprendre.
00:18:50en fait,
00:18:50c'est des sujets
00:18:51qui sont quand même présents.
00:18:52Alors là,
00:18:52sur les questions
00:18:53de santé environnementale,
00:18:54de lutte contre
00:18:56l'acétamipride,
00:18:57mais ce n'est pas du tout
00:18:57des sujets qui disparaissent.
00:18:59Ils peuvent changer de format,
00:19:00effectivement.
00:19:01Là,
00:19:01on était moins sur,
00:19:02par exemple,
00:19:03l'isolation,
00:19:03comme on a pu l'être,
00:19:04ça a moins pris.
00:19:05Mais par contre,
00:19:05cette question-là
00:19:06de la protection de la santé
00:19:08et de la santé environnementale,
00:19:09je trouve qu'elle est au cœur
00:19:10des débats,
00:19:12notamment en disant
00:19:12« mais écoutez,
00:19:13on n'y arrive plus,
00:19:13là, il y a le développement
00:19:14des cancers,
00:19:15ça suffit ».
00:19:16Et donc,
00:19:16on voit bien que ça touche
00:19:17de manière extrêmement intime
00:19:18et donc que ça mobilise.
00:19:19Et pour être clair,
00:19:20donc là,
00:19:20vous dites,
00:19:21en gros,
00:19:21on n'a pas discuté
00:19:21de la partie dépense.
00:19:24Pour autant,
00:19:24cette partie ne va pas
00:19:25pas assez de force
00:19:25puisqu'elle passera
00:19:26par 49.3.
00:19:27Et en fait,
00:19:27ça a invisibilisé
00:19:29toute une partie de débat.
00:19:30Il y aura un troisième 49.3
00:19:32et donc,
00:19:33sur le débat de texte
00:19:34et une motion de censure.
00:19:34Et nous le voterons.
00:19:36On ne votera pas le 49.3,
00:19:37on fera la motion de censure,
00:19:40on la votera.
00:19:40En fait,
00:19:41on a fait une motion de censure
00:19:42commune
00:19:43de tous les groupes de gauche
00:19:44qui souhaitaient la déposer.
00:19:46La première,
00:19:47signée par le groupe
00:19:49écologiste,
00:19:50insoumis,
00:19:50communiste,
00:19:51porté par les insoumis.
00:19:52La deuxième,
00:19:53signée par les trois mêmes groupes
00:19:54portés par les écologistes.
00:19:55Et la dernière,
00:19:56signée par les trois mêmes groupes
00:19:58et portée par les communistes.
00:19:59Et juste parce qu'on a pu
00:20:01vous reprocher
00:20:01votre abstention
00:20:02sur le PLFSS,
00:20:03très rapidement,
00:20:04ce qui vous justifie
00:20:04votre censure là,
00:20:05c'est le 49.3,
00:20:06donc c'est la méthode
00:20:07ou c'est le fond ?
00:20:08Ah, les deux.
00:20:09Alors,
00:20:09très clairement,
00:20:11de toute façon,
00:20:12sur le budget,
00:20:13nous,
00:20:13on a arrêté
00:20:15début janvier
00:20:15les discussions
00:20:16en disant
00:20:16là,
00:20:17le gouvernement repart
00:20:18sur la copie sénatoriale.
00:20:19Donc,
00:20:20en fait,
00:20:20on a le choix
00:20:20entre la copie du gouvernement
00:20:21ou la copie
00:20:22de la droite sénatoriale
00:20:23qui est pire.
00:20:24Il n'y a plus rien
00:20:25à discuter.
00:20:26Donc,
00:20:26de toute façon,
00:20:26nous avions sur le fond
00:20:27arrêté les discussions.
00:20:29Quelques jours après,
00:20:30ils sont passés en force
00:20:31avec le 49.3,
00:20:32donc là,
00:20:32ni la méthode
00:20:33ni le contenu
00:20:34ne pouvaient aller.
00:20:35Donc,
00:20:36c'était la censure.
00:20:38Cyril Châtelain,
00:20:38on voulait vous demander
00:20:39puisque vous avez forcément
00:20:40vu les images
00:20:41de Marine Tendelier
00:20:42quand elle est venue
00:20:43dans cette émission.
00:20:44Elle n'avait pas su répondre
00:20:46à la question
00:20:47qu'elle pourrait
00:20:49ce qu'elle était
00:20:49contre le capitalisme
00:20:50ou anticapitaliste
00:20:51ou pas.
00:20:53Voici ce que vous,
00:20:53vous avez répondu
00:20:54le mois dernier
00:20:55chez nos collègues
00:20:56de Baxit.
00:20:57On regarde
00:20:57et on vous questionne
00:20:59à ce propos.
00:20:59L'accumulation du capital,
00:21:01de toute façon,
00:21:02c'est consubstantiel
00:21:04avec l'idée
00:21:05de productivisme
00:21:06et que les écolos
00:21:06sont contre.
00:21:07En fait,
00:21:08le capitalisme,
00:21:08c'est l'appropriation,
00:21:09certes,
00:21:10des moyens de production,
00:21:10mais c'est aussi
00:21:11la logique d'enclosure,
00:21:13donc l'accaparement
00:21:14des terres.
00:21:14Et en plus,
00:21:15si on fait le troisième postulat
00:21:17avec une autrice
00:21:18qui s'appelait
00:21:18Sylvia Frederici,
00:21:19c'est aussi l'accaparement
00:21:20du travail
00:21:21de reproduction des femmes.
00:21:23Donc oui,
00:21:24moi,
00:21:24à partir de là,
00:21:24je suis anticapitaliste
00:21:25et je pense que
00:21:26la pensée écologiste
00:21:27est matérialiste.
00:21:28Alors,
00:21:29vous dites
00:21:29que je suis anticapitaliste,
00:21:31évidemment,
00:21:31nous,
00:21:31on est tout contents
00:21:32en commentant ça.
00:21:33Mais évidemment,
00:21:33si je ne sais pas
00:21:34de le dire,
00:21:34ça,
00:21:34tout le monde peut le dire.
00:21:36Moi,
00:21:37j'ai envie de vous
00:21:37interroger,
00:21:38c'est quoi concrètement
00:21:39pour vous
00:21:39l'anticapitalisme
00:21:40en acte ?
00:21:41Et par exemple,
00:21:41si vous deviez citer
00:21:42une première
00:21:42ou deux premières mesures
00:21:43à prendre concrètement
00:21:44là pour lutter
00:21:45contre ce que vous dites,
00:21:46la concentration
00:21:47des moyens de production
00:21:49et l'extension du marché
00:21:50sur le vivant
00:21:51et sur les hommes.
00:21:52Alors,
00:21:52l'anticapitalisme,
00:21:53on a peut-être dire
00:21:54qu'il y a plusieurs choses.
00:21:55Il y a comment...
00:21:56Enfin,
00:21:57en fait,
00:21:57changer un système
00:21:58qui est organisé
00:21:59depuis maintenant des siècles,
00:22:00ça prend du temps.
00:22:01Donc,
00:22:01il y a déjà la question
00:22:02de l'imaginaire.
00:22:04C'est-à-dire qu'il y a
00:22:04cette citation,
00:22:05on dit,
00:22:05c'est plus facile d'imaginer
00:22:06la fin du monde
00:22:07que la fin du capitalisme.
00:22:09Il faut qu'on arrive
00:22:09à renverser les choses
00:22:10par la question de l'imaginaire,
00:22:12de dire,
00:22:12en fait,
00:22:12qu'est-ce que serait
00:22:13ce monde qui n'est plus dirigé
00:22:19globalement l'exploitation
00:22:20des terres
00:22:21et des êtres humains
00:22:22au profit de quelques-uns
00:22:24et de l'augmentation
00:22:25du capital.
00:22:26Ça,
00:22:26c'est quelque chose
00:22:26que je pense,
00:22:27ça fait partie
00:22:27d'une bataille
00:22:28et d'une bataille culturelle.
00:22:29Après,
00:22:29de manière extrêmement concrète,
00:22:32je ne pense pas
00:22:33qu'on fasse tomber
00:22:34en quelques jours
00:22:34ce système-là.
00:22:35Donc,
00:22:36il faut commencer
00:22:36par un certain nombre
00:22:37de mesures
00:22:40assez fortes.
00:22:41Peut-être pour expliquer
00:22:41pourquoi je vais choisir
00:22:42ces mesures-là.
00:22:44En fait,
00:22:44je savais que vous alliez...
00:22:46Enfin,
00:22:46je me doutais.
00:22:46Vous vous doutiez ?
00:22:48Vous n'êtes pas les seuls
00:22:51et on leur dit
00:22:51c'est super facile à dire,
00:22:52etc.
00:22:53Je me suis dit,
00:22:53à un moment,
00:22:54ce serait quoi
00:22:54les mesures
00:22:55qui peuvent symboliser
00:22:59le mieux
00:22:59cette marche
00:23:00vers l'antique capitaliste.
00:23:01Transition vers autre chose.
00:23:02C'est ça,
00:23:02transition vers autre chose.
00:23:03Et en fait,
00:23:04j'ai pensé
00:23:05à...
00:23:06C'est quoi l'image
00:23:07du capitalisme ?
00:23:07En gros,
00:23:08c'est quoi cette image
00:23:09du capitalisme
00:23:10et à ce livre
00:23:12de Lazare Ato
00:23:13sur l'homme endetté ?
00:23:13C'est-à-dire qu'une des figures
00:23:14du capitalisme,
00:23:15c'est le fait qu'aujourd'hui,
00:23:17pour faire des études,
00:23:18il faut faire un crédit.
00:23:19C'est-à-dire qu'en fait,
00:23:19l'outil de crédit
00:23:21est devenu
00:23:22un outil de contrôle social.
00:23:23Le deuxième,
00:23:24pour moi,
00:23:25image,
00:23:25c'est la question
00:23:26de la personne ubérisée.
00:23:28C'est-à-dire que là,
00:23:29il n'y a même plus,
00:23:29il n'y a plus aucun droit,
00:23:31il n'y a plus rien.
00:23:32C'est-à-dire qu'on doit
00:23:32supporter tout seul
00:23:34le fait
00:23:35d'acheter son vélo,
00:23:36que si on tombe,
00:23:37il n'y a plus aucune protection,
00:23:38etc.
00:23:38Donc à partir de là,
00:23:39la question,
00:23:40c'est comment peu à peu
00:23:41on arrive en fait
00:23:42à desserrer cet étau
00:23:44à la fois de cette contrainte
00:23:46du prêt
00:23:47et à la fois le fait
00:23:48de devoir être,
00:23:50de se débattre
00:23:50un peu tout seul.
00:23:51Mais du coup,
00:23:52ça donne quoi comme
00:23:52mesure concrète ?
00:23:53Non mais c'était juste
00:23:54pour expliquer
00:23:54comment je suis partie
00:23:56en termes de réflexion.
00:23:57Donc en termes de mesure concrète,
00:23:58je vais commencer par
00:23:58une première chose,
00:23:59c'est-à-dire qu'il faut
00:24:00revenir vers une logique
00:24:01du droit.
00:24:01C'est-à-dire qu'en fait,
00:24:02il faut déjà effacer
00:24:03les années Macron
00:24:04et remettre un droit
00:24:05du travail solide.
00:24:07En fait,
00:24:07la première chose,
00:24:08quand je pense à
00:24:08la question d'ubérisation,
00:24:10c'est comment on remet
00:24:11un droit du travail
00:24:14extrêmement solide ?
00:24:14Comment on repose
00:24:15par exemple
00:24:16de manière concrète ?
00:24:17La deuxième chose,
00:24:18quand on parle
00:24:18de le mandaté
00:24:19et du fait
00:24:19qu'on doit de plus en plus
00:24:21payer pour avoir accès
00:24:22à des services publics
00:24:23et même que par exemple
00:24:24sur l'école,
00:24:25il y a des personnes
00:24:26qui ont même
00:24:26de faibles revenus
00:24:27qui se sentent obligées
00:24:28maintenant de mettre
00:24:29leurs enfants
00:24:29dans l'école privée
00:24:30et donc d'une certaine manière
00:24:32soit bosser plus,
00:24:33soit s'en d'été
00:24:33pour mettre leurs enfants
00:24:34dans l'école privée.
00:24:34Il faut revoir
00:24:35le financement de l'école
00:24:36pour que ça aille
00:24:37principalement sur l'école publique.
00:24:38Je vais finir après.
00:24:40Premier,
00:24:40vous pouvez me poser
00:24:41toutes les questions.
00:24:41Ça, c'est la première chose.
00:24:43La deuxième chose,
00:24:44c'est en termes
00:24:44de réappropriation
00:24:45des moyens de production,
00:24:46on ne va pas tout de suite
00:24:47faire la grande...
00:24:48Justement, voilà.
00:24:48C'est ça.
00:24:49Et la grande révolution.
00:24:50Comment on le fait alors ?
00:24:51Eh bien, pour moi,
00:24:52là, on est aussi
00:24:53sur des petites étapes.
00:24:54Donc on a,
00:24:55un, cette première chose-là,
00:24:56sur la réappropriation
00:24:57des moyens de production.
00:24:59Moi, je viens plutôt
00:25:00de la tradition
00:25:01du milieu de l'économie sociale
00:25:04et solidaire
00:25:05et de la question
00:25:05du modèle coopératif.
00:25:07Alors, ça peut aller
00:25:08de l'augmentation,
00:25:09en gros,
00:25:09de l'obligation
00:25:10d'avoir des salariés
00:25:11dans les conseils
00:25:12d'administration
00:25:13des entreprises.
00:25:13Ça peut aller
00:25:14sur l'augmentation
00:25:15et je sais
00:25:15que ça a été
00:25:16beaucoup promis.
00:25:17Mais en fait,
00:25:18le faire d'avoir
00:25:18davantage de reprises
00:25:19d'entreprises en scope
00:25:21et d'arriver davantage
00:25:22à le mettre comme modèle.
00:25:23En tout cas,
00:25:24je pense qu'il faut
00:25:24commencer à avoir
00:25:25des modèles
00:25:26où on montre
00:25:26que la gestion
00:25:27et que la propriété
00:25:28de l'entreprise,
00:25:30y compris des entreprises
00:25:31industrielles,
00:25:32peut être faite autrement.
00:25:33Je vais donner
00:25:34un exemple juste
00:25:34sur mon territoire
00:25:35en Isère.
00:25:37Vous avez, je ne sais pas,
00:25:38suivi toute la bataille
00:25:39autour de Vancorex,
00:25:40qui est de l'industrie lourde,
00:25:41de l'industrie chimique
00:25:42qui a fermé.
00:25:44Les salariés
00:25:45se sont battus
00:25:46pour faire une reprise
00:25:47en scope.
00:25:48Ça n'a pas marché.
00:25:49Et là, en fait,
00:25:49les mêmes salariés
00:25:50sur ce projet-là
00:25:51sont en train,
00:25:52n'ont pas arrêté
00:25:53même une fois
00:25:54que ça a fermé.
00:25:55Et là,
00:25:55on est à quelques jours
00:25:56de la décision
00:25:57sur le fait
00:25:58que ce projet
00:25:58qui s'appelle
00:25:59le projet Exelia
00:25:59pourrait finalement
00:26:01être repris,
00:26:01qu'il pourrait reprendre
00:26:02une partie
00:26:02de la filière du sel
00:26:03qui produit
00:26:05de manière en chimie lourde.
00:26:06Donc, cette question-là
00:26:07de se dire que finalement
00:26:08on peut avoir
00:26:09un moyen collectif
00:26:10des gestions de production,
00:26:11je pense que c'est important.
00:26:12Mais Cyril Chateau,
00:26:13est-ce qu'il n'y a pas
00:26:13une contradiction
00:26:14entre ce que vous vouliez
00:26:15de nous dire,
00:26:16c'est-à-dire à la fois
00:26:18cette utopie nécessaire
00:26:18pour renverser le capitalisme
00:26:20qu'il faut réussir
00:26:21à imaginer,
00:26:22à entreapercevoir
00:26:23et en même temps
00:26:24de commencer par des petits pas ?
00:26:26Parce que là,
00:26:26c'est ce que vous étiez
00:26:27en train de dire.
00:26:28Vous n'avez pas donné
00:26:28totalement des mesures concrètes,
00:26:30vous avez donné
00:26:31des pistes
00:26:32sur lesquelles on pourrait...
00:26:33Je pense que vous n'avez pas
00:26:33convaincu le chat en tout cas.
00:26:37Démesuré, petit pas ?
00:26:38Non, non, mais c'est vrai
00:26:39que...
00:26:39Est-ce qu'on a le temps ?
00:26:41Non, mais ça,
00:26:42je suis assez d'accord avec vous
00:26:43et sans doute
00:26:43que c'est des petits pas.
00:26:45Je suis d'accord.
00:26:46Après, moi, je pense clairement
00:26:48que c'est les victoires
00:26:49qui entraînent.
00:26:50En fait, pourquoi est-ce
00:26:51qu'on n'arrive pas
00:26:52à faire penser
00:26:53que l'anticapitalisme
00:26:55est quelque chose
00:26:56de possible ?
00:26:56C'est parce qu'en fait,
00:26:57on a l'impression
00:26:58de toujours perdre.
00:26:59Et en fait,
00:27:00on ne peut pas dire
00:27:00qu'on est dans un moment
00:27:01où on est dans une arrivée,
00:27:04dans une victoire culturelle
00:27:06de l'extrême droite
00:27:06et ne pas penser
00:27:08que si on arrivait
00:27:08à remettre des choses...
00:27:10En vrai,
00:27:11qui me dit
00:27:11qu'effacer complètement
00:27:13tout le mal
00:27:14qui a été fait
00:27:14sur le droit du travail
00:27:15ne serait pas quelque chose
00:27:16qui, à un moment,
00:27:17serait vu comme quelque chose
00:27:17de positif ?
00:27:18Ce qui ne veut pas dire
00:27:19qu'on ne va pas faire
00:27:20des choses en plus après.
00:27:21C'est-à-dire qu'à un moment,
00:27:22on a besoin de réenclencher
00:27:23quelque chose de positif
00:27:24pour dire aux gens
00:27:25non, la régression
00:27:26n'est pas impossible.
00:27:27Mais quel imaginaire,
00:27:28justement,
00:27:29parce qu'anticapitalisme,
00:27:30donc on voit bien
00:27:30qu'on va s'opposer
00:27:31au capitalisme,
00:27:32mais derrière,
00:27:33pour créer quoi ?
00:27:34Sur la base
00:27:35de quel programme
00:27:36et quelle société,
00:27:37quel modèle,
00:27:37on va dire,
00:27:38social et économique
00:27:39clair ?
00:27:41Ah mais c'est ça,
00:27:42mais là,
00:27:42je répondais aux mesures
00:27:43et il y a quand même
00:27:44sur les mesures concrètes
00:27:45parce que j'avoue
00:27:46que je suis moins spécialiste
00:27:47de la question industrielle
00:27:48et des moyens de production.
00:27:50Mais il y a un troisième aspect
00:27:52qu'on n'a pas parlé,
00:27:52c'est la question
00:27:53de la remise en cause
00:27:53de la...
00:27:54Enfin, en tout cas,
00:27:54de la remise en cause
00:27:55de penser le régime
00:27:56de propriété autrement.
00:27:58Moi, il y a un sujet
00:27:58que je travaille beaucoup,
00:27:59c'est la question du logement.
00:28:00La question, par exemple,
00:28:01de dire en fait,
00:28:02un logement n'est pas un bien
00:28:03comme un autre
00:28:04et ce qu'il doit justifier
00:28:05d'abord, c'est son usage
00:28:06et donc un logement,
00:28:07ça sert à loger des gens.
00:28:08Donc c'est la question,
00:28:09bien évidemment,
00:28:09du droit de réquisition.
00:28:11Ça, c'est une évidence.
00:28:12C'est la question de dire aussi,
00:28:14ben non, en fait,
00:28:14c'est pas open bar
00:28:15en termes de spéculation.
00:28:16Donc on a l'encadrement
00:28:17des loyers.
00:28:18Il peut même qu'il va falloir
00:28:19commencer à penser
00:28:20à se dire qu'il faut même
00:28:21faire baisser la bulle,
00:28:22donc commencer à réfléchir
00:28:24à un système d'encadrement
00:28:24des loyers
00:28:25qui permette de faire baisser les prix.
00:28:27En fait, on a aussi
00:28:28cette question
00:28:28de comment on arrive
00:28:29à re-réfléchir
00:28:31la question
00:28:32de la propriété privée
00:28:33et de ce régime de propriété.
00:28:35En fait, en disant
00:28:35que c'est pas open bar.
00:28:35Par exemple, les multipropriétaires,
00:28:37c'est quelque chose
00:28:38qui pourrait être limité.
00:28:38Est-ce qu'on pourrait imaginer
00:28:39limiter ?
00:28:39On n'a pas le droit
00:28:40d'avoir plus d'une propriété.
00:28:42On a notre maison,
00:28:43notre appartement secondaire
00:28:44si on a des thunes
00:28:44et puis c'est tout, quoi.
00:28:46Alors la question des...
00:28:47Je cherche des mesures
00:28:48un petit peu concrètes,
00:28:48Non, mais la question des quotas,
00:28:50c'est toujours quelque chose.
00:28:51Par exemple, là,
00:28:52alors sans doute
00:28:53que les gens diraient à deux
00:28:53parce qu'il y aura toujours
00:28:54le moment où on va hériter
00:28:56de qu'est-ce qu'on fait, etc.
00:28:59Pourquoi pas ?
00:29:00Là, comme ça,
00:29:01je ne suis pas sûre
00:29:02que la mesure des quotas,
00:29:03ça soit la plus efficace.
00:29:05Moi, je crois plus
00:29:06en termes de répartition
00:29:08d'aller redurcir
00:29:09la question de l'héritage
00:29:10en arrêtant toutes les niches
00:29:12qu'il y a
00:29:12où on peut filer l'argent avant
00:29:14qui permet d'ailleurs
00:29:15de donner
00:29:15quand on est multipropriétaire
00:29:17des logements.
00:29:17En fait, déjà,
00:29:18si tout le monde payait
00:29:19l'héritage dû,
00:29:20ils seraient obligés
00:29:21de vendre leur logement.
00:29:22Donc déjà,
00:29:22il y a cette question-là.
00:29:24Donc ça, c'est pareil.
00:29:25Moi, je crois plus
00:29:27à la question
00:29:27d'attaquer sur l'héritage
00:29:28parce qu'on voit bien
00:29:29qu'une partie
00:29:30de l'augmentation du capital,
00:29:31il se situe beaucoup
00:29:33dans la spéculation immobilière.
00:29:34Je serais plus là-dessus.
00:29:35On taxe à combien de pourcents,
00:29:36du coup ?
00:29:37On taxe à combien de pourcents ?
00:29:39Alors là,
00:29:40je n'aurais pas l'avons.
00:29:40Ce qui est sûr,
00:29:42c'est que,
00:29:43un,
00:29:44déjà,
00:29:44on enlève toutes les niches,
00:29:46c'est-à-dire
00:29:47ce que je disais,
00:29:47le fait de pouvoir donner
00:29:48tous les 10 ans
00:29:49jusqu'à 100 000 euros
00:29:51par enfant, etc.
00:29:51Moi, je pense déjà
00:29:52qu'il faut arrêter.
00:29:53Donc, en fait,
00:29:53on enlève...
00:29:54Parce qu'en fait,
00:29:54la question de mémoire,
00:29:57de ce que j'ai travaillé
00:29:58pendant le budget,
00:29:59la question n'est pas forcément
00:30:00le taux, en fait,
00:30:01pour toute une partie des gens,
00:30:02c'est le fait d'avoir
00:30:03des stratégies d'évitement.
00:30:04Donc, en fait,
00:30:04il faut déjà enlever
00:30:05la capacité de stratégie
00:30:07d'évitement.
00:30:07Et après,
00:30:08il faut aller augmenter
00:30:09les taux sur,
00:30:10effectivement,
00:30:11les plus riches.
00:30:12Et en fait,
00:30:12il y a la question,
00:30:13après, on vient sur Zucman,
00:30:14de la question des holdings,
00:30:15c'est qu'en fait,
00:30:15les plus riches,
00:30:16ils ont toute une partie
00:30:17de leur capital
00:30:18qui en sont, en fait,
00:30:19des actions.
00:30:20Et qu'en fait,
00:30:20tant qu'on les laisse cacher
00:30:22dans les holdings
00:30:22et qu'en plus,
00:30:23il y a la question
00:30:23des plus-values effacées,
00:30:25ça ne marchera pas.
00:30:25Donc, il faut à la fois
00:30:26faire les holdings
00:30:27et travailler sur la question
00:30:27des plus-values effacées.
00:30:29Vous avez soulevé
00:30:30la question de l'imaginaire
00:30:30tout à l'heure,
00:30:31même si tout se joue pas
00:30:32dans le monde des idées,
00:30:33évidemment,
00:30:33on est matérialiste aussi à l'humain,
00:30:34donc on sait que ça se joue
00:30:35aussi dans le concret.
00:30:36Mais n'empêche,
00:30:36vous avez raison
00:30:37de soulever cette question-là.
00:30:38Il me semble qu'il y a deux choses,
00:30:39deux imaginaires
00:30:40contre lesquels vous devez lutter
00:30:42en tant qu'écologiste.
00:30:43C'est celui de l'écologie punitive,
00:30:45c'est vraiment cette idée
00:30:45que l'écologie,
00:30:46c'est forcément déprimation,
00:30:47c'est forcément la déprime,
00:30:48quoi, en gros.
00:30:49Et aussi,
00:30:50lutter contre l'imaginaire consumériste.
00:30:52Par exemple,
00:30:53une mesure,
00:30:53je vous laisse comme ça,
00:30:54je vous l'ai dans la tête,
00:30:55mais supprimer,
00:30:55alors supprimer,
00:30:56je ne sais pas,
00:30:56mais encadrer la pub,
00:30:57en tout cas.
00:30:58Moi, je suis pour supprimer la pub.
00:30:59Ah bah très bien.
00:31:00J'ai pas de problème.
00:31:00S'il y avait une courroie de transmission
00:31:02de l'imaginaire consumériste,
00:31:03c'est la pub.
00:31:03C'est l'injonction
00:31:04à consommer, consommer, consommer.
00:31:06Supprimer la pub,
00:31:07et même,
00:31:08on a beaucoup parlé
00:31:08des algorithmes,
00:31:10enfin,
00:31:10il y a eu tout le débat
00:31:11sur la question des réseaux sociaux
00:31:12et des moins de 15 ans,
00:31:13et on a beaucoup parlé
00:31:14des algorithmes trompeurs,
00:31:15des questions addictives.
00:31:17Mais en fait,
00:31:17les méthodes qui sont utilisées
00:31:18par les réseaux sociaux
00:31:19commencent aussi à être utilisées
00:31:21par les masses de fast fashion,
00:31:22c'est-à-dire qu'on va créer
00:31:23le besoin d'acheter.
00:31:24Parce qu'attention,
00:31:25attention,
00:31:25c'est un super bon plan,
00:31:26attention, vous voyez.
00:31:27Et donc, en fait,
00:31:28ces méthodes-là,
00:31:29c'est pareil,
00:31:29en fait,
00:31:30ça suffit.
00:31:31C'est-à-dire qu'effectivement,
00:31:32l'interdiction de la pub,
00:31:33l'interdiction de ces méthodes
00:31:34qui poussent à la consommation
00:31:36et qui poussent en plus
00:31:37à la consommation
00:31:39sur des produits
00:31:40faits dans des conditions
00:31:42environnementales,
00:31:42sociales extrêmement dégradées,
00:31:44ça ne fonctionne pas.
00:31:45Et en plus,
00:31:45ça n'a pas d'effet pouvoir d'achat.
00:31:47Je sais que l'image,
00:31:47c'est de dire,
00:31:48oui, mais en fait,
00:31:48on n'a pas les moyens.
00:31:50Alors déjà,
00:31:50il y a une partie des gens
00:31:51qui achètent chez Chine
00:31:52qui sont plutôt classe moyenne.
00:31:53Et surtout qu'en fait,
00:31:55quand au lieu d'acheter
00:31:55un t-shirt qui tenait,
00:31:56on en achète 3, 4, 5, 10,
00:31:58à la fin,
00:31:59en vrai,
00:32:00si Chine fait ça,
00:32:00c'est qu'il fait de l'argent.
00:32:02Donc, vous serez plutôt
00:32:03pour une écologie
00:32:03qui serait antiproductiviste ?
00:32:06Absolument.
00:32:06Et je crois que toute écologie
00:32:08est antiproductiviste.
00:32:10Est-ce que ce serait aussi
00:32:11ce qu'on pourrait parler
00:32:12de décroissance ?
00:32:14Oui.
00:32:15Alors, je sais que le mot
00:32:16décroissance est très connoté.
00:32:21Enfin, tout de suite,
00:32:22décroissance,
00:32:22il a été malheureusement
00:32:23dans le débat,
00:32:24on a un peu perdu,
00:32:25je crois,
00:32:25le débat sur comment
00:32:26ce mot,
00:32:27il est perçu.
00:32:29Et il y a beaucoup de gens
00:32:29qui vont dire,
00:32:30non, mais en fait,
00:32:30la décroissance,
00:32:32c'est ce qu'on aime dire,
00:32:33le retour à la bougie,
00:32:34les fondrements économiques,
00:32:35etc.
00:32:36Je pense qu'il faut replacer
00:32:37le débat.
00:32:38Alors, je n'ai plus
00:32:38le nom de l'auteur,
00:32:39mais c'est l'ONU
00:32:40qui avait fait un rapport
00:32:41qui dit,
00:32:41aujourd'hui,
00:32:42la croissance est destructrice.
00:32:43Elle est destructrice
00:32:44en emploi,
00:32:46en qualité de vie,
00:32:47en fait,
00:32:47elle n'apporte plus
00:32:48de bien-être.
00:32:49On peut questionner
00:32:50de savoir si on n'en a
00:32:50jamais apporté.
00:32:51Mais en tout cas,
00:32:52aujourd'hui,
00:32:52elle est très clairement
00:32:53destructrice.
00:32:54Donc oui,
00:32:54il faut aller vers,
00:32:55alors après,
00:32:56est-ce que c'est de la décroissance ?
00:32:57Est-ce que c'est un modèle
00:32:58accroissant ?
00:32:59Il faut sortir de la course
00:33:01à la croissance
00:33:01et de produire pour produire.
00:33:03Est-ce qu'on pourrait,
00:33:03par exemple,
00:33:04arrêter de produire ?
00:33:05Enfin, voilà,
00:33:05par exemple,
00:33:05on parle de la publicité
00:33:07à ce moment-là.
00:33:07Est-ce qu'il y a des choses
00:33:08dont on pourrait très bien
00:33:09se passer ?
00:33:16De toute façon,
00:33:16ça passe par un outil,
00:33:17enfin, un état
00:33:18qui dit ce qu'il décroît
00:33:20ou ce qu'il ne décroît pas,
00:33:20de toute façon.
00:33:21Alors, en fait,
00:33:22c'est vachement bien une question
00:33:23parce que ça amène
00:33:23à faire des propositions
00:33:24vachement plus intéressantes
00:33:25que ce que j'avais préparé.
00:33:26C'est chouette.
00:33:27Je me suis dit
00:33:28que j'aurais dû...
00:33:30Mais non, non,
00:33:31mais typiquement,
00:33:33sur la question,
00:33:34enfin, pardon,
00:33:35il y avait deux questions.
00:33:36Il y a beaucoup de choses
00:33:36dont on peut se passer.
00:33:37Il y a même des questions
00:33:38de savoir,
00:33:39enfin, premièrement,
00:33:40comment est-ce qu'on arrête
00:33:45le...
00:33:46L'obsolescence programmée.
00:33:47L'obsolescence programmée.
00:33:49En fait,
00:33:49l'obsolescence programmée,
00:33:50pourquoi ?
00:33:50Au début,
00:33:51on a eu...
00:33:52En fait,
00:33:53les ménages n'avaient pas d'équipement
00:33:54donc on leur avait donné
00:33:55une télé, une voiture.
00:33:56Après, on leur a vendu
00:33:57deux télés, deux voitures.
00:33:58Puis en fait,
00:33:59quand les gens avaient
00:33:59une télé dans chaque pièce
00:34:01et une voiture par personne
00:34:02qui ont permis de conduire,
00:34:03on s'est dit
00:34:03qu'est-ce qu'on va faire
00:34:04pour leur vendre plus ?
00:34:05On va limiter la durée de vie.
00:34:06Donc à un moment,
00:34:07il y a des obligations,
00:34:08par exemple,
00:34:08sur les durées de garantie.
00:34:09un,
00:34:09l'obsolescence programmée.
00:34:10Deux,
00:34:11il y a une question,
00:34:11pour le moment,
00:34:12je ne sais pas encore
00:34:12si on pourrait le résoudre
00:34:14par la loi,
00:34:14mais si on prend,
00:34:15par exemple,
00:34:16les puces électroniques.
00:34:17Je pense à ça,
00:34:18moi j'ai essayé le micro
00:34:19pas loin de chez moi,
00:34:20ça prend énormément d'eau,
00:34:22ça prend des matières rares.
00:34:24Il y a des objets
00:34:25sur lesquels on a besoin
00:34:26de puces électroniques.
00:34:27Je pense qu'aujourd'hui,
00:34:27on n'est pas prêt à dire
00:34:28qu'il ne faut plus d'ordinateur.
00:34:30Par contre,
00:34:31est-ce qu'il faut
00:34:31une puce électronique
00:34:32dans une machine à café ?
00:34:38Est-ce qu'il faut
00:34:39lave-vaisselle ?
00:34:39En fait,
00:34:40on devait,
00:34:40et je ne sais pas
00:34:41si c'est possible,
00:34:42mais typiquement,
00:34:42c'est le genre de choses
00:34:43qui devraient être interdites.
00:34:44On n'a pas besoin de puces
00:34:45dans ce type d'outils.
00:34:47Peut-être qu'on va créer
00:34:48de nouveaux besoins
00:34:48et qu'il y a des gens
00:34:48qui seront super contents
00:34:49de pouvoir connecter
00:34:51leur cafetière à distance,
00:34:53mais en fait,
00:34:53c'est des besoins à créer.
00:34:55Donc ça,
00:34:55c'est des choses
00:34:55qu'on peut totalement s'en passer.
00:34:58Et après,
00:34:58sur le besoin de planification,
00:34:59je suis d'accord,
00:35:00il faut qu'on arrive
00:35:00à identifier les besoins.
00:35:03Et pour ça,
00:35:04en tant qu'écolo,
00:35:05je me suis beaucoup posé
00:35:06la question de la question
00:35:07industrielle.
00:35:08Parce qu'en fait,
00:35:09c'est vrai qu'on a
00:35:09beaucoup de collectifs.
00:35:11En fait,
00:35:11il n'y a pas d'industrie
00:35:11qui n'a pas d'impact
00:35:12sur son environnement.
00:35:13Et j'en suis arrivée
00:35:14à la conclusion
00:35:15que si à un moment,
00:35:17et déjà depuis très longtemps,
00:35:18les écologistes,
00:35:19il faut réimplanter,
00:35:20mais en fait,
00:35:20la réimplantation des industries,
00:35:22elle nous oblige à poser...
00:35:23Donc la nationalisation ?
00:35:24Alors,
00:35:24pas forcément que la nationalisation,
00:35:25mais le fait d'avoir
00:35:26des industries sur son territoire.
00:35:28Ça veut dire
00:35:28qu'elle prend son eau,
00:35:30qu'elle rejette
00:35:30les rejets dans l'éther.
00:35:33Donc déjà,
00:35:33on a un vrai débat
00:35:34sur quel niveau
00:35:34de rejet acceptable.
00:35:35Et surtout,
00:35:36on a ce débat
00:35:37de la planification.
00:35:38En fait,
00:35:39c'est quoi l'intérêt ?
00:35:40C'est-à-dire qu'on a
00:35:40un débat démocratique sur...
00:35:42Parce qu'en fait,
00:35:43tant qu'on produit ailleurs,
00:35:44très loin,
00:35:45loin des yeux,
00:35:45que ça pollue en Chine,
00:35:47en Inde,
00:35:47en Thaïlande,
00:35:48on n'est pas obligé
00:35:48d'avoir le débat.
00:35:49Si on produit en France
00:35:50ou en Europe,
00:35:51on est obligé d'avoir
00:35:51ce débat-là
00:35:52en se disant
00:35:53qu'est-ce que je suis prêt
00:35:54en fait à prendre un peu
00:35:55pour pouvoir produire
00:35:56les choses dont j'ai besoin.
00:35:57Et je pense que la planification,
00:35:58elle commence par là.
00:35:59Se dire finalement,
00:36:00dans cet équilibre-là,
00:36:02de quoi j'ai réellement besoin.
00:36:03Et je pense qu'il y a des choses
00:36:04où assez naturellement,
00:36:05on se dirait que
00:36:06c'est peut-être pas utile
00:36:07de prendre autant d'eau
00:36:08pour produire des choses
00:36:08Les entreprises prévues,
00:36:09elles font ce qu'elles veulent
00:36:10globalement,
00:36:10s'il n'y a pas...
00:36:12Soit de la nationalisation,
00:36:13des lois très très fortes...
00:36:15Non, mais je ne dis pas
00:36:15qu'il ne faut pas des lois.
00:36:16Je dis qu'il faut un débat démocratique
00:36:17qui permette ensuite,
00:36:18après,
00:36:19de passer des lois contraignantes.
00:36:20Je pense que le job
00:36:21des écologistes là-dedans,
00:36:22c'est de pousser extrêmement fort
00:36:24à des...
00:36:25Justement, à dire
00:36:26mais en fait,
00:36:26ce n'est pas plus de temps
00:36:27de consommation d'eau
00:36:28et donc à partir de là,
00:36:30mais en fait,
00:36:30on ne crée pas en fonction
00:36:31des besoins
00:36:32de la croissance des entreprises,
00:36:34mais en fonction
00:36:34de la capacité à faire physique.
00:36:37Je ne dis pas
00:36:37qu'il ne faut pas
00:36:37de la réglementation.
00:36:38Je dis juste que même le...
00:36:39On ne pose pas la question
00:36:40de la réglementation
00:36:41tant qu'on n'est pas confronté
00:36:42à l'effet de notre consommation.
00:36:45Juste,
00:36:46toujours pour rester
00:36:47sur la question des imaginaires,
00:36:48on voit que dans les classes populaires,
00:36:50c'est toujours un peu
00:36:50l'angle mort des écologistes,
00:36:51on voit que l'imaginaire capitaliste
00:36:53est au travail
00:36:54dans les classes populaires
00:36:55et que l'imaginaire écologiste,
00:36:57on peut dire comme ça,
00:36:58lui,
00:36:58il n'est pas vraiment au travail
00:36:59alors que c'est les premières
00:37:00qui vont trinquer
00:37:01en cas de réchauffement climatique.
00:37:02En canicule,
00:37:03c'est plus sympa
00:37:03d'avoir une maison avec piscine
00:37:04que dans un HLM.
00:37:06Donc,
00:37:07c'est ma question,
00:37:08c'est est-ce que c'est toujours
00:37:08votre angle mort ça
00:37:09et comment vous comptez
00:37:11arriver à convaincre
00:37:12avec ces classes populaires
00:37:13qui devraient être
00:37:14les premières bénéficiaires
00:37:15en toute logique
00:37:15d'un changement
00:37:16vers une transition écologique ?
00:37:19Alors,
00:37:19est-ce que,
00:37:20très clairement,
00:37:21on n'arrive pas à convaincre.
00:37:23Je ne sais pas,
00:37:23je ne sais pas
00:37:25si c'est un angle mort
00:37:26parce que depuis,
00:37:27en tout cas,
00:37:28ça fait un certain nombre
00:37:30d'années maintenant
00:37:30qu'on a pris conscience
00:37:31aussi des inégalités.
00:37:33Parce que pendant longtemps,
00:37:34il y a eu cette histoire
00:37:35de nous,
00:37:36êtres humains,
00:37:37sommes responsables
00:37:38du réchauffement climatique.
00:37:39Ce qui est vrai
00:37:39d'un point de vue général.
00:37:40Mais en fait,
00:37:41ce nous,
00:37:41il a des responsabilités diverses.
00:37:43On a peut-être mis
00:37:44un peu de temps
00:37:44à vraiment l'assumer.
00:37:45Et aujourd'hui,
00:37:46c'est fait.
00:37:46On a un discours
00:37:47qui, effectivement,
00:37:48dit, en fait,
00:37:49les premiers impactés
00:37:50ne sont pas les premiers
00:37:51qui causent
00:37:51le réchauffement climatique.
00:37:53Donc, je dirais
00:37:53que cette prise de conscience,
00:37:54elle est en train d'être faite,
00:37:56voire elle est faite.
00:37:57La question,
00:37:57c'est comment on arrive
00:37:58à convaincre
00:37:58et comment on arrive
00:37:59à aller dans des classes populaires
00:38:01où, très clairement,
00:38:03les écologistes
00:38:04et les politiques,
00:38:05de manière générale,
00:38:06sont complètement rejetées.
00:38:07Où, en fait,
00:38:07ils disent,
00:38:08vous venez que pour les élections,
00:38:09vous nous utilisez.
00:38:11Et retisser de la confiance,
00:38:13ça prend du temps.
00:38:14Ça prend de la présence.
00:38:16Donc, c'est, je pense,
00:38:17un travail de...
00:38:19Après, est-ce qu'ils ont tort ?
00:38:20Non, je pense qu'ils n'ont pas tort.
00:38:22Mais pour les élections,
00:38:23c'est du temps.
00:38:23C'est du temps,
00:38:24c'est de reconstruire,
00:38:25justement,
00:38:27ce lien de confiance
00:38:28que...
00:38:29Alors, au-delà
00:38:29du lien de confiance,
00:38:30c'est non seulement
00:38:31aller et démontrer
00:38:32de prendre le temps
00:38:33d'être dans ces territoires-là
00:38:35et de ne pas y être
00:38:36qu'au moment des élections.
00:38:37Et puis, c'est aussi accepter
00:38:38que, en fait,
00:38:39parler des classes populaires,
00:38:40c'est aussi avoir
00:38:41dans les partis
00:38:42des personnes
00:38:43de ces classes populaires-là,
00:38:44qu'elles vont être élues
00:38:45et qu'elles vont peut-être
00:38:46pas faire les choses
00:38:46exactement comme on les aurait fait.
00:38:48Mais tant mieux.
00:38:49Enfin, si on diversifie
00:38:50les élus,
00:38:50c'est justement pour avoir...
00:38:52Parce qu'il y a des points
00:38:52de vue différents
00:38:53sur les choses
00:38:54et des manières différentes
00:38:55de faire.
00:38:56Donc, ça veut dire aussi
00:38:57laisser de la place
00:38:58dans nos organisations.
00:39:00Je vais vous parler
00:39:01d'un petit peu autre chose,
00:39:02une actualité très récente
00:39:04dans votre parti.
00:39:05Donc, on a Julia Mignacca,
00:39:06la présidente du Conseil fédéral
00:39:08des écologistes
00:39:09qui a démissionné
00:39:09ce lundi du parti.
00:39:11Et dans Mediapart,
00:39:12elle reproche aux écologistes
00:39:13de se dissoudre
00:39:13dans la social-démocratie
00:39:14en s'alliant majoritairement
00:39:16avec le PS au municipal,
00:39:17le PS qu'elle accuse
00:39:18d'être la béquille
00:39:19des politiques macronistes
00:39:20et au regard de ses votes
00:39:22sur le budget.
00:39:23Comment vous réagissez,
00:39:24vous, à cette démission ?
00:39:25Et est-ce que vous trouvez
00:39:26que le PS est compatible
00:39:28avec l'ambition d'incarner
00:39:28une gauche anticapitaliste ?
00:39:31Je ne sais pas
00:39:31à quelle question
00:39:33je réponds en premier.
00:39:35Peut-être déjà
00:39:36celle sur le PS
00:39:38ou Julien Mignacca,
00:39:39comme vous voulez.
00:39:41Ma réaction sur le départ,
00:39:42c'est qu'en fait,
00:39:43on est en moment d'élection.
00:39:46On est aussi dans un moment
00:39:47de doute
00:39:48avec toutes les questions
00:39:49qu'on a évoquées
00:39:50de comment on fait face
00:39:52finalement à une montée
00:39:53des tensions.
00:39:54Et il y a des départs
00:39:55chez nous.
00:39:55Il y a des départs
00:39:56au sein du Parti Socialiste
00:39:57de gens qui ne sont pas contents.
00:39:59Il y a eu des départs
00:40:00au sein de la France Insoumise
00:40:01sur les questions
00:40:02d'organisation interne.
00:40:03En fait,
00:40:03dans tous les partis,
00:40:04ça tend.
00:40:05Dans tous les partis,
00:40:06ça tend.
00:40:06Mais qu'est-ce que ce départ-là ?
00:40:09Ce départ-là,
00:40:10il est à Montpellier.
00:40:11Je vous invite
00:40:12à regarder l'historique
00:40:13des municipales à Montpellier.
00:40:15Vous pensez que c'est
00:40:15uniquement une histoire
00:40:16finalement de trajectoire individuelle ?
00:40:18De locale ?
00:40:19Je pense que...
00:40:20Alors,
00:40:21ce n'est pas parce que
00:40:21c'est une question
00:40:22de trajectoire individuelle
00:40:23que ce n'est pas basé
00:40:24sur des convictions.
00:40:24On peut à un moment
00:40:25se dire qu'on n'est plus en accord
00:40:27avec la manière
00:40:28dont les choses se passent.
00:40:29Ça,
00:40:30ce n'est pas pour ça.
00:40:31Mais,
00:40:32voilà,
00:40:33la question des municipales
00:40:35Montpellierennes,
00:40:36à chaque municipal,
00:40:37c'est toujours...
00:40:38Pour que tout le monde comprenne,
00:40:39Julia Mignac a rejoint
00:40:39la France Insoumise,
00:40:40c'est ça ?
00:40:40Non,
00:40:41pas du tout,
00:40:41mais elle reproche
00:40:42plutôt que les écolos
00:40:43s'allient plutôt
00:40:45préférentiellement
00:40:45avec le PS
00:40:45plutôt que la France Insoumise.
00:40:46C'est plutôt ça
00:40:47les appareils officiellement.
00:40:49Mais...
00:40:49Mais,
00:40:50moi,
00:40:51je ne pense pas
00:40:52qu'on se dissoute
00:40:52dans la social-démocratie.
00:40:53Je pense qu'on a un autre essai
00:40:54que celui que le PS.
00:40:55Je pense qu'on ne vote pas
00:40:57la même chose que le PS.
00:40:58Je pense que,
00:40:59oui,
00:40:59on est allié avec le PS
00:41:00dans un certain nombre de villes.
00:41:01Après,
00:41:02il y a aussi un choix
00:41:03que je respecte absolument
00:41:04des Insoumis.
00:41:06Grenoble,
00:41:06on a été allié avec eux
00:41:07pendant de longues années.
00:41:09Là,
00:41:09les Insoumis ont décidé
00:41:10de faire une liste.
00:41:10C'est aussi leur choix.
00:41:11Vous préférez travailler
00:41:12avec le PS
00:41:13qu'avec les Insoumis ?
00:41:14Non,
00:41:15c'est pas une...
00:41:15Alors,
00:41:15pour le coup,
00:41:16typiquement,
00:41:16il y a eu des discussions
00:41:17à Grenoble.
00:41:18À un moment,
00:41:18les Insoumis ont fait une liste.
00:41:19On n'allait pas dire
00:41:20qu'on restait tout seuls.
00:41:21En fait,
00:41:22on travaille aussi
00:41:23avec les partenaires
00:41:24autour d'un projet.
00:41:26Moi,
00:41:26je préfère des listes
00:41:27où il y a tout le monde.
00:41:28Quand c'est pas possible,
00:41:29en fait,
00:41:29on s'allie avec les personnes
00:41:30sur lesquelles,
00:41:31déjà,
00:41:37il y a un choix.
00:41:38En fait,
00:41:39nous,
00:41:39on va aller sur une mobilisation,
00:41:40une mobilisation
00:41:41à la fois pour la ville
00:41:43et à la fois pour la construction
00:41:44des présidentielles.
00:41:45On va se le dire aussi.
00:41:46On est à un an des présidentielles.
00:41:48Oui, on parle des municipales,
00:41:48des présidentielles.
00:41:49Il y a une stratégie.
00:41:49Elle est claire,
00:41:50elle est logique,
00:41:51elle est légitime.
00:41:52Après,
00:41:52on a un certain nombre de villes
00:41:54où on était en gouvernance
00:41:55avec les socialistes
00:41:56depuis longtemps.
00:41:57Ça s'est bien passé.
00:41:58On a refait,
00:41:59d'ailleurs,
00:41:59soit des maires écologistes
00:42:00où il y avait des socialistes
00:42:01dans la majorité,
00:42:02soit des maires socialistes
00:42:03où il y avait des écologistes
00:42:07paraît logique aussi.
00:42:08Je ne pense pas
00:42:09que ça dessine
00:42:10une volonté
00:42:11de se dissoudre
00:42:12dans le néolibéralisme.
00:42:13Vous pensez
00:42:14que vous avez un petit peu
00:42:14le même électorat
00:42:15avec le parti socialiste ?
00:42:17Ce n'est pas que je le pense.
00:42:18C'est qu'en fait,
00:42:19quand on regarde,
00:42:19pour le coup,
00:42:20les études de sociologie électorale,
00:42:23on montre que globalement,
00:42:25l'électorat écologiste
00:42:27et socialiste
00:42:28est quand même assez fluctuant.
00:42:30Oui, effectivement,
00:42:31on a un électorat
00:42:32qui est assez commun,
00:42:33qui n'est pas complètement commun,
00:42:35notamment chez l'électorat écologiste.
00:42:36La question environnementale
00:42:37arrive très en tête.
00:42:38Mais oui, effectivement,
00:42:39on a un électorat
00:42:40qui est commun.
00:42:41Mais c'est ce qui,
00:42:42pour moi,
00:42:43dit aussi le fait
00:42:44qu'on travaille ensemble,
00:42:45mais le fait
00:42:45qu'on ne peut pas rester tout seul.
00:42:47Vous recherchez peut-être
00:42:48un petit peu,
00:42:48justement,
00:42:48l'électorat qui est plutôt au centre,
00:42:50qui serait plutôt centriste ?
00:42:51Non.
00:42:51Alors moi, je...
00:42:52Les déçus du macronisme,
00:42:53par exemple ?
00:42:54Concrètement,
00:42:54moi, je ne crois pas à ça.
00:42:56En fait,
00:42:56les déçus du macronisme,
00:42:57je pense que les personnes
00:42:58de gauche
00:42:59qui sont allés voter Macron,
00:43:00ils sont revenus,
00:43:01on devine 22,
00:43:02pour la grande majorité.
00:43:04Il me semble,
00:43:07ni par aller voter Glucksmann
00:43:08aux européennes,
00:43:09c'est à peu près 13%
00:43:10des gens qui ont voté Glucksmann.
00:43:11Ce n'est pas grand-chose.
00:43:12Je le fais de tête,
00:43:12je peux dire une erreur.
00:43:13Dans ce cas,
00:43:13j'en excuse,
00:43:14mais ça restait minime.
00:43:15Le pari d'aller chercher
00:43:17des personnes
00:43:17qui ont suivi Macron
00:43:19en 2022,
00:43:20pas en 2017,
00:43:21en 2022,
00:43:22après la loi immigration,
00:43:23je n'y crois pas.
00:43:24Ce n'est pas notre projet.
00:43:25Et je ne pense pas
00:43:25qu'il faut perdre
00:43:28ce pour quoi on se bat
00:43:29pour aller chercher
00:43:31des électeurs
00:43:32qui viennent ou qui ne viennent pas,
00:43:33d'ailleurs.
00:43:34Mais on ne se transforme pas
00:43:35pour aller chercher
00:43:36cet électorat-là
00:43:37qui en plus,
00:43:38pour moi,
00:43:40ce n'est pas ma stratégie du tout,
00:43:42ce n'est pas ce que je défends.
00:43:43Vous venez d'expliciter
00:43:45le lien entre vos deux électorats
00:43:47avec le Parti Socialiste.
00:43:48Ça veut quand même dire,
00:43:49puisque vous avez mené
00:43:50cette analyse-là,
00:43:51que vous voyez bien
00:43:52l'intérêt qu'il y a
00:43:54à être proche
00:43:55du Parti Socialiste.
00:43:57Et donc,
00:43:59quand même,
00:44:00ces dernières années,
00:44:00le Parti Socialiste
00:44:01a largement chuté
00:44:04dans ces résultats électoraux
00:44:06et on voit bien
00:44:07le procès qui est fait
00:44:08au Parti Socialiste
00:44:09de traîtrise à la gauche
00:44:11et l'impact
00:44:12qu'ont eu
00:44:13les votes
00:44:13du Parti Socialiste
00:44:15et de ses représentants
00:44:16à l'Assemblée nationale
00:44:17ces derniers temps.
00:44:18Si je peux compléter,
00:44:19Majda,
00:44:19c'est un parti
00:44:20qui défend l'accompagnement
00:44:21de l'économie de marché.
00:44:22Ça, pour le coup,
00:44:22c'est la ligne du PS.
00:44:24Et donc,
00:44:24est-ce que vraiment
00:44:25c'est cette ligne-là
00:44:26que vous voulez suivre
00:44:26et que vous pensez
00:44:28que c'est la bonne
00:44:29pour l'union de la gauche
00:44:29pour faire triompher
00:44:30les idées anticapitalistes
00:44:32que vous avez défendues
00:44:34juste avant ?
00:44:35Alors,
00:44:35juste pour la première chose,
00:44:36déjà,
00:44:36votre premier point,
00:44:37moi,
00:44:37la conclusion que je tire
00:44:38du fait qu'on est
00:44:39un électorat proche
00:44:40n'est pas du tout
00:44:41que ça veut dire
00:44:42qu'il faut qu'on reste
00:44:42avec les socialistes.
00:44:43Je pense justement
00:44:43que comme on a un électorat
00:44:45qui est proche,
00:44:46il faut qu'on aille...
00:44:47Et c'est pour ça
00:44:48que moi,
00:44:49je crois à la NUPES
00:44:50ou NFP,
00:44:50c'est qu'en fait,
00:44:51à un moment,
00:44:52on a besoin d'aller au-delà
00:44:53de finalement un électorat
00:44:55qui est notre électorat.
00:44:56Enfin,
00:44:57en fait,
00:44:57bien sûr qu'on doit mobiliser
00:44:58nos adhérents,
00:45:00nos électeurs,
00:45:00mais en fait,
00:45:01il faut aller bien au-delà.
00:45:02Donc moi,
00:45:03je pense plutôt
00:45:04que ça nous invite
00:45:05à l'ouverture.
00:45:05Moi,
00:45:06j'en tire l'analyse inverse.
00:45:07C'est-à-dire qu'il faut
00:45:07qu'on s'allie
00:45:08et qu'on s'allie
00:45:09avec des personnes
00:45:09qui nous ancrent à gauche
00:45:11et qui créent justement
00:45:12ce rapport de force
00:45:13pour ramener le PS,
00:45:15on va dire,
00:45:16à ses fondamentaux,
00:45:17à ce qu'il est historiquement,
00:45:19c'est-à-dire
00:45:20un parti socialiste.
00:45:23Pas...
00:45:23Vraiment ?
00:45:24Ça remonte à l'heure.
00:45:25Ça remonte à l'heure.
00:45:26Je sais que personne
00:45:27en a beaucoup de souvenirs.
00:45:28Je suis d'accord.
00:45:28Et moi,
00:45:29je ne pense pas
00:45:30qu'il faut accompagner
00:45:33le néolibéralisme.
00:45:34Je pense que la question
00:45:35programmatique est essentielle
00:45:36et qu'il faut qu'on ait
00:45:37des discussions très claires.
00:45:38C'est-à-dire que ça veut dire aussi
00:45:40l'arrêt des projets inutiles.
00:45:41Ça veut dire qu'on arrête aussi
00:45:42de dire finalement...
00:45:44Enfin,
00:45:45on parle des projets inutiles
00:45:46des autoroutes,
00:45:46mais ça veut dire aussi
00:45:47qu'il faut qu'il soit
00:45:48beaucoup plus clair
00:45:48sur un certain nombre de projets,
00:45:50sur la protection de l'eau,
00:45:52etc.
00:45:52Donc oui,
00:45:52il faut être exigeant
00:45:54dans ce qu'on a
00:45:55avec l'ensemble
00:45:55de nos partenaires.
00:45:57Et je pense peut-être
00:45:58à tort
00:45:59que c'est peut-être
00:46:01de notre devoir
00:46:01de garder
00:46:02le Parti socialiste
00:46:05ancré à gauche.
00:46:06Oui.
00:46:07Et peut-être que
00:46:07c'est un combat perdu,
00:46:09mais moi,
00:46:09je ne le pense pas.
00:46:09Même s'il ne l'est plus ?
00:46:11Pardon ?
00:46:11Même s'il ne l'est plus ?
00:46:15Je...
00:46:16Moi,
00:46:16je ne serais pas...
00:46:17Je ne suis pas d'accord
00:46:18avec leur stratégie.
00:46:19Je pense qu'il faut
00:46:20voter la censure.
00:46:21Je pense que c'est
00:46:21un mauvais budget.
00:46:22Je pense...
00:46:23J'entends,
00:46:24on en a beaucoup discuté.
00:46:25Et ils vous diront
00:46:26en fait,
00:46:27la question,
00:46:27c'est effectivement
00:46:29celle des compromis.
00:46:30C'est quand on a
00:46:30la capacité
00:46:31d'être,
00:46:32de faire la majorité,
00:46:33on doit aller faire
00:46:34des compromis.
00:46:34Je le comprends.
00:46:35Moi,
00:46:36je leur dis attention.
00:46:37Et c'est généralement,
00:46:37ils vous disent,
00:46:38attention,
00:46:38Blum l'a dit.
00:46:39Vous pouvez regarder
00:46:40le discours de 46.
00:46:41D'ailleurs,
00:46:42c'est le discours
00:46:42où il dit,
00:46:43attention,
00:46:43vous avez peur
00:46:44du candidaton communiste.
00:46:45C'est pour ça
00:46:45que vous ne voulez pas
00:46:46gouverner.
00:46:46Et là,
00:46:47ils disent,
00:46:47regardez,
00:46:47vous avez peur
00:46:48du candidaton insoumis.
00:46:50Moi,
00:46:50je n'ai pas peur.
00:46:52ce n'est pas ça
00:46:53ma ligne de conduite.
00:46:54Ce n'est pas faire plaisir
00:46:55aux insoumis,
00:46:55aux socialistes.
00:46:56Ce que je leur dis,
00:46:57c'est que vous oubliez
00:46:57la deuxième partie
00:46:58de Blum.
00:46:58Blum il dit,
00:46:59oui,
00:46:59effectivement,
00:47:00il faut aller exercer
00:47:01le pouvoir qu'on peut.
00:47:02Mais après,
00:47:02il dit autre chose.
00:47:03Il dit que le fait
00:47:04d'aller exercer ce pouvoir,
00:47:05c'est de donner suffisamment
00:47:06de contrepartie
00:47:07aux travailleurs
00:47:09pour équilibrer
00:47:09les inconvénients
00:47:11qu'il y aurait à exercer
00:47:11ce pouvoir.
00:47:12Donc,
00:47:12très clairement,
00:47:12la question que je leur dis,
00:47:13c'est,
00:47:13est-ce que dans ce budget,
00:47:15il y a de quoi équilibrer ?
00:47:17Est-ce qu'en gros,
00:47:17les travailleurs
00:47:18vont gagner quelque chose
00:47:19à la fin ?
00:47:20Je ne le pense pas.
00:47:20Et donc,
00:47:21je pense que c'est une erreur,
00:47:22mais je ne pense pas
00:47:23qu'ils soient perdus
00:47:24pour la cause.
00:47:25Peut-être que j'aime
00:47:25les causes désespérées,
00:47:26vous savez,
00:47:26je me bats pour plein
00:47:27d'animaux en voie de disparition.
00:47:29Écoutez,
00:47:29je me bats pour garder
00:47:30le PS à gauche.
00:47:31Fidèle à son histoire.
00:47:32À propos des municipales,
00:47:34parce que,
00:47:37au dernier municipal,
00:47:38il y a eu
00:47:38une véritable vague verte
00:47:39et donc,
00:47:41votre parti a conquis
00:47:42un certain nombre de villes,
00:47:44de grandes villes.
00:47:45Et puis,
00:47:46quelques années plus tard,
00:47:48les sondages,
00:47:49pour l'instant,
00:47:49alors, évidemment,
00:47:50ça reste des sondages,
00:47:51mais vous donnent
00:47:52véritablement perdants.
00:47:55On a l'impression
00:47:56que, du coup,
00:47:56vous êtes plutôt coincés
00:47:58là où,
00:47:59il y a six ans,
00:47:59on était en plein Covid
00:48:00et où, donc,
00:48:01il y avait une attention
00:48:02peut-être particulière
00:48:03sur les enjeux
00:48:05environnementaux,
00:48:05de santé, etc.
00:48:07Là,
00:48:08on a l'impression
00:48:08que c'est plutôt
00:48:09la galère
00:48:10pour les maires
00:48:11en place
00:48:12vert.
00:48:13Est-ce que ça signifie
00:48:14que vous n'avez pas réussi
00:48:15à imposer
00:48:17l'écologie
00:48:18au niveau municipal
00:48:18depuis six ans ?
00:48:20Non,
00:48:20je ne le crois pas
00:48:21et moi,
00:48:21je crois qu'on va gagner.
00:48:23Vous pensez
00:48:23que vous allez réussir
00:48:24à conserver toutes ces villes
00:48:25et en gagner d'autres ?
00:48:25Je pense qu'on va réussir
00:48:26à conserver les villes.
00:48:28Je pense qu'on va réussir
00:48:29à gagner des villes
00:48:30comme Lorient,
00:48:31par exemple.
00:48:32Oui,
00:48:33je pense qu'on va réussir
00:48:34à convaincre.
00:48:35Je pense que,
00:48:37effectivement,
00:48:37dans les sondages,
00:48:38on est challenger
00:48:39sur ces villes,
00:48:40mais c'est justement
00:48:41parce qu'on a amené
00:48:42des modifications.
00:48:44On parlait de la question
00:48:45de la rupture,
00:48:45mais c'est parce qu'il y a eu
00:48:46aussi des transformations
00:48:48qui étaient importantes.
00:48:51Et donc,
00:48:51ça crée du débat,
00:48:53c'est normal,
00:48:54c'est naturel.
00:48:54Moi,
00:48:55je pense à l'inverse,
00:48:56qu'on a changé les villes,
00:48:57que les choses sont positives.
00:48:58On pourra peut-être revenir
00:48:59sur ce qui a été fait,
00:49:00mais je pense qu'à la fin,
00:49:03les maires candidats
00:49:05à leur réélection
00:49:06garderont leur ville.
00:49:07Et alors,
00:49:08c'est quoi la spécificité
00:49:09de l'écologie municipale ?
00:49:10Qu'est-ce que vous avez
00:49:10réussi à imposer ?
00:49:11Quand je regarde
00:49:12un peu la spécificité,
00:49:15ça va revenir
00:49:16avec notre conversation
00:49:17d'avant.
00:49:18Par exemple,
00:49:18le rapport à la publicité.
00:49:20Toutes les villes écologistes,
00:49:21alors Grenoble
00:49:22a été la première,
00:49:22mais toutes les villes écologistes
00:49:24ont pris des mesures
00:49:25pour réduire la publicité.
00:49:26Alors après,
00:49:27de manière différente,
00:49:29de la publicité,
00:49:30à la fois les grands
00:49:31encarts papiers,
00:49:32mais aussi de la publicité
00:49:34numérique sur vue,
00:49:35etc.
00:49:35Donc première chose,
00:49:36réduction de la publicité.
00:49:37Deuxième chose,
00:49:38la question notamment
00:49:40de la végétalisation
00:49:41de la ville.
00:49:42Donc ça va effectivement
00:49:44sur la plantation d'arbres,
00:49:45le fait d'aller travailler
00:49:46sur moins d'îlots
00:49:48de chaleur urbaine.
00:49:50Et donc en fait,
00:49:50cette qualité de la ville
00:49:51et de retrouver
00:49:52une ville plus verte
00:49:54et un contact avec la nature,
00:49:55c'est une spécificité.
00:49:56Et la troisième chose,
00:49:57je pense que c'est
00:49:58la question de l'éducation,
00:49:59un langage fort,
00:50:00bien sûr,
00:50:01sur les rénovations
00:50:02des écoles,
00:50:02mais aussi sur l'imaginaire
00:50:04du loisir.
00:50:04La question du droit
00:50:05aux vacances,
00:50:06du droit au loisir,
00:50:07qui je pense est très...
00:50:07Mais ça c'est porté
00:50:08par l'ensemble de la gauche,
00:50:09c'est pas spécifique
00:50:10aux écologistes.
00:50:12alors...
00:50:12Oui, mais j'ai l'impression
00:50:13que ça a été un peu...
00:50:14Oui, c'est vrai,
00:50:15c'est vrai.
00:50:16Non mais c'est vrai
00:50:17qu'on va dire
00:50:18qu'on partageait
00:50:19avec les communistes
00:50:20et qu'on a repris cette idée.
00:50:21Non mais c'est vrai
00:50:22que moi j'ai...
00:50:23C'est la recyclée.
00:50:34Et donc je suis très contente
00:50:35que les écologistes
00:50:36l'aient repris.
00:50:36Mais donc du coup,
00:50:37une mesure concrète
00:50:38pour vous
00:50:39qui a été forte
00:50:39des écologistes,
00:50:40c'est donc l'arrêt
00:50:41des publicités
00:50:42dans les villes ?
00:50:43Non mais ça a été
00:50:44les 200 000 arbres
00:50:46plantés dans la métropole de Lyon,
00:50:47les 70 000 à Bordeaux,
00:50:49la question du permis
00:50:50de végétaliser,
00:50:51c'est-à-dire qu'à Bordeaux,
00:50:51vous avez les permis
00:50:52de construire,
00:50:53vous avez les permis
00:50:53de végétaliser,
00:50:54c'est-à-dire que la ville
00:50:55vous donne...
00:50:55Vous avez gratuitement
00:50:57des plantes
00:50:58que vous allez planter
00:50:59sur de l'espace commun,
00:51:00par exemple.
00:51:01Donc il y a effectivement
00:51:01cette réappropriation
00:51:03de la ville,
00:51:04il y a la question
00:51:04des transports
00:51:05que je n'ai pas cités
00:51:06mais qui sont indispensables,
00:51:07c'est-à-dire que le réinvestissement
00:51:09dans des transports en commun
00:51:10et donc le droit
00:51:12au déplacement,
00:51:13en fait il y a eu
00:51:14beaucoup de choses
00:51:15qui ont été faites.
00:51:15Oui, la droite vous a reproché
00:51:17à peu près tout en réalité
00:51:18si on est honnête,
00:51:19mais vous a reproché
00:51:20précisément quand même
00:51:20de délaisser,
00:51:21c'est souvent un truc qui revient,
00:51:22de délaisser les sujets de sécurité
00:51:23et par exemple ça justement,
00:51:25j'ai noté qu'il y a eu
00:51:27des revirements
00:51:28dans les municipalités,
00:51:29à Bordeaux par exemple
00:51:29la police municipale
00:51:30est armée depuis l'été 2025
00:51:32et à Lyon,
00:51:33Grégory Doucet parle
00:51:34de renforcer le parc
00:51:35de vidéosurveillance.
00:51:37Les écologistes
00:51:37qui parlaient plutôt
00:51:38de tranquillité publique
00:51:39que de sécurité jusqu'ici,
00:51:40est-ce qu'ils ont changé
00:51:41de ligne sur le sécuritaire
00:51:43ou la sécurité ?
00:51:45Je dirais qu'il y a eu
00:51:47une...
00:51:47Enfin, en fait,
00:51:48quand à un moment
00:51:48on arrive aux responsabilités,
00:51:50effectivement,
00:51:51cette question de...
00:51:52Moi je me suis appelé
00:51:52de la tranquillité publique
00:51:54mais le fait que les gens
00:51:54ils se sentent en sécurité
00:51:55dans leur ville,
00:51:57en fait,
00:51:57elle vous est énormément posée
00:51:59et donc c'est quelque chose
00:52:00effectivement sur lequel
00:52:01on a travaillé.
00:52:02Je pense quand même
00:52:03que sur les fondamentaux,
00:52:04l'idée qu'il vaut mieux
00:52:05des personnes,
00:52:06parce qu'il me semble
00:52:07par exemple que Grégory Doucet,
00:52:08il y a effectivement
00:52:08plus de vidéosurveillance
00:52:10mais aussi un grand nombre
00:52:11d'opposent les policiers municipaux.
00:52:13Donc la question
00:52:13de la primauté
00:52:14de la présence humaine
00:52:15reste quelque chose
00:52:16d'extrêmement important
00:52:17dans la politique
00:52:18de tranquillité publique
00:52:20des écologistes.
00:52:21Après, par exemple,
00:52:22je me permets
00:52:23parce que je suis de Lyon
00:52:24justement,
00:52:25et donc je voulais...
00:52:27Quand on parle de sécurité,
00:52:28on pose ceci,
00:52:28vous en parliez bien tout à l'heure,
00:52:29du logement,
00:52:30du droit au logement,
00:52:30et là-dessus,
00:52:31on sait qu'il y a eu
00:52:32pas mal d'expulsions,
00:52:34alors qu'il y a 5000
00:52:34logements vacants à Lyon,
00:52:36et il n'y a pas très longtemps
00:52:37lors d'un meeting
00:52:37de Grégory Doucet,
00:52:38si je ne dis pas de bêtises,
00:52:39il y a l'association du DAL,
00:52:40le droit au logement,
00:52:41qui est intervenue
00:52:42pour demander des explications aussi.
00:52:44Donc c'est vrai
00:52:44qu'il y a aussi cette...
00:52:46Grégory Doucet,
00:52:47le maire de Lyon.
00:52:48Oui, pardon,
00:52:48Grégory Doucet,
00:52:49maire écologiste de Lyon.
00:52:50Alors la question de...
00:52:52En plus, c'est des expulsions,
00:52:53j'imagine expulsions de squats,
00:52:56principalement.
00:52:57On a un vrai sujet,
00:52:59c'est qu'on a...
00:52:59Et je ne vais pas tout reposer
00:53:01sur l'État,
00:53:01mais on a un État
00:53:02qui est très clairement défaillant
00:53:03en termes d'inconditionnalité
00:53:05de l'accueil.
00:53:06Et donc aujourd'hui,
00:53:07on se retrouve à Lyon,
00:53:07mais pas qu'à Lyon,
00:53:08avec un nombre de personnes
00:53:10à la rue qui explosent,
00:53:11un État qui ne prend pas
00:53:12ses responsabilités
00:53:13et des collectivités
00:53:14qui essayent d'agir,
00:53:16mais qui à un moment
00:53:18sont des fois confrontées
00:53:20à des choix
00:53:21qui sont extrêmement difficiles.
00:53:22Par exemple,
00:53:22la ville de Lyon,
00:53:24c'est 800 personnes
00:53:25mises à l'abri
00:53:25grâce à la ville de Lyon.
00:53:26Ce n'est pas leurs compétences,
00:53:27ils le font.
00:53:28C'est 3 millions
00:53:29qui sont engagés
00:53:30par la ville
00:53:31en 2025
00:53:32pour la mise à l'abri
00:53:33et de l'hébergement.
00:53:34Donc en fait,
00:53:34il y a des choses qui sont faites.
00:53:35Oui, il y a le collectif
00:53:36Solidarité Femmes et Enfants
00:53:37à la rue 69,
00:53:38par exemple,
00:53:38qui pour le coup
00:53:40se bat pour mettre
00:53:41des personnes à l'abri,
00:53:42ne serait-ce que pour une nuit
00:53:43dans les centres sociaux,
00:53:44dans des gymnases,
00:53:45etc.
00:53:45Mais ils ont raison.
00:53:46En fait,
00:53:47ils ont...
00:53:47Mais en fait...
00:53:48Les policiers viennent déloger
00:53:49des femmes et des enfants.
00:53:51Mais c'est...
00:53:52Enfin, en fait...
00:53:53Alors je ne connais pas
00:53:54ces sons-là,
00:53:55mais effectivement,
00:53:55déloger des femmes
00:53:56et des enfants,
00:53:57c'est inacceptable.
00:53:58Après,
00:53:59la question,
00:54:00c'est que...
00:54:01Enfin,
00:54:02je pense qu'on est
00:54:03dans un moment
00:54:04où même je sais
00:54:04que ça n'a pas l'air
00:54:05d'être le cas,
00:54:06mais en fait,
00:54:06on mène le même combat.
00:54:08C'est-à-dire qu'eux,
00:54:09ils nous diront toujours
00:54:10que tant qu'il n'y a pas...
00:54:11Tant que chaque personne
00:54:13n'aura pas un toit
00:54:13au-dessus de sa tête
00:54:14pour être mis à l'abri,
00:54:15ça ne sera pas suffisant.
00:54:15Ils ont raison.
00:54:16On a besoin d'eux.
00:54:17Et le job des villes,
00:54:19c'est d'aller chercher
00:54:19toujours plus loin.
00:54:20Je pense que
00:54:21si ce n'était pas
00:54:22un maire écologiste,
00:54:23il n'y aurait pas
00:54:23800 places d'hébergement
00:54:24sur une compétence
00:54:25qui n'est pas municipale,
00:54:26il n'y aurait pas
00:54:26un bras de fer
00:54:27avec la préfecture
00:54:28qui voulait ouvrir
00:54:28un seul gymnase
00:54:29et qui en a ouvert deux,
00:54:31en fait,
00:54:31c'est un bras de fer
00:54:32continuel
00:54:32d'augmenter les moyens
00:54:33de mise à l'abri
00:54:34quand, en fait,
00:54:35ce n'est pas le cœur
00:54:35de vos compétences.
00:54:38Et donc,
00:54:38oui,
00:54:39c'est un sujet
00:54:39et c'est pour ça,
00:54:40par exemple,
00:54:41que nous,
00:54:42dans la journée
00:54:43d'initiative parlementaire,
00:54:45c'est Daniel Simonnet
00:54:45qui porte un texte
00:54:46qui est important,
00:54:47c'est la réquisition
00:54:48des logements vacants.
00:54:49Aujourd'hui,
00:54:50les maires,
00:54:51dans la loi,
00:54:52n'ont pas le droit
00:54:52de réquisitionner
00:54:53des logements vacants.
00:54:54Et donc,
00:54:55en fait,
00:54:55nous,
00:54:55on veut que ça change.
00:54:56On veut permettre
00:54:57à ces maires
00:54:57qui essayent de se battre
00:54:58sur l'hébergement
00:54:59de pouvoir,
00:55:01justement,
00:55:02réquisitionner
00:55:02des logements vacants.
00:55:04Alors,
00:55:04je vais parler
00:55:05d'un autre sujet
00:55:06qui fâche.
00:55:08Nos confrères de reporters
00:55:09ont révélé...
00:55:09Il y a eu beaucoup de choses,
00:55:10du coup,
00:55:10cette semaine.
00:55:11mais c'est bien,
00:55:11ça fait de l'actu.
00:55:12Il y a eu beaucoup de choses.
00:55:13Et nos confrères de reporters
00:55:15ont révélé
00:55:15que Marine Tourdelier
00:55:16s'était rendue
00:55:17le 27 novembre dernier
00:55:18au dîner des bâtisseurs.
00:55:19C'est un événement
00:55:20qui réunit
00:55:21des élites catholiques françaises
00:55:22et dont les organisateurs
00:55:23sont en lien
00:55:23avec des personnalités
00:55:25d'extrême droite.
00:55:26On pense notamment
00:55:26aux milliardaires
00:55:27assez connus,
00:55:28Pierre-Édouard Sterrain
00:55:29et Vincent Bolloré
00:55:30qui manipulent
00:55:31beaucoup nos médias
00:55:32et ont beaucoup d'influence.
00:55:34On a beaucoup parlé
00:55:35de Pierre-Édouard Sterrain.
00:55:35Pierre-Édouard Sterrain,
00:55:35on connaît bien l'humanité
00:55:36parce que c'est l'humanité
00:55:37qui a contribué
00:55:37à révéler le projet.
00:55:38On l'a rendu célèbre,
00:55:39il faut le dire.
00:55:40On l'a rendu célèbre,
00:55:41malheureusement.
00:55:42Pour rappel,
00:55:42pour ceux qui seraient
00:55:43passés à côté
00:55:43de là-dessus
00:55:43ces deux dernières années,
00:55:44qui visent en gros
00:55:45à faire gagner
00:55:46l'extrême droite
00:55:47dans les têtes
00:55:47et dans les urnes.
00:55:48Notamment au municipal,
00:55:49le fameux projet
00:55:50Périclès.
00:55:52On vous dit souvent
00:55:53qu'effectivement
00:55:54l'enjeu des municipales
00:55:55et puis on imagine bien
00:55:56au-delà,
00:55:57c'est quand même
00:55:57de faire reculer
00:55:58l'extrême droite
00:55:59et donc qu'est-ce que va faire
00:56:01une secrétaire générale
00:56:02à ce genre de soirée ?
00:56:04Sa présence n'engageait pas
00:56:05le parti des écologistes.
00:56:07Moi, je suis en désaccord
00:56:09avec le fait
00:56:09qu'elle se soit rendue
00:56:10à se dénir des bâtisseurs.
00:56:12Je pense qu'effectivement,
00:56:13quand c'est un lieu
00:56:14de réseautage
00:56:15qui est noyauté
00:56:16et organisé
00:56:18par des grandes figures
00:56:20aujourd'hui
00:56:21de l'extrême droite française
00:56:24qui sont en bataille
00:56:25civilisationnelle contre nous...
00:56:27Vous en avez parlé
00:56:28avec Marine Tourdelier ?
00:56:29Oui, on en a parlé longuement.
00:56:31Ça a gueulé en interne ?
00:56:32Pour le dire clairement.
00:56:33Non, ça n'a pas gueulé.
00:56:34Et en fait, on le sait.
00:56:37Moi, j'ai exprimé
00:56:38mon désaccord.
00:56:40Elle a expliqué
00:56:40que c'était un choix
00:56:41qu'elle faisait
00:56:42à titre personnel.
00:56:43Donc c'est pour ça,
00:56:43je le redis.
00:56:44Ça n'engage pas les écologistes.
00:56:45Oui, mais elle est
00:56:46internationale d'un mot...
00:56:47Enfin, elle se doute.
00:56:48Et puis en plus,
00:56:49c'est le débat que nous avons eu.
00:56:50C'est-à-dire...
00:56:51C'est pas la première fois
00:56:51qu'elle va.
00:56:52Là, elle y est retournée.
00:56:53Mais c'est pour ça
00:56:56que là,
00:56:57je dis très clairement
00:56:57mon désaccord.
00:56:58Et c'est pour ça
00:56:58que je dis que du moment
00:57:00où elle considère
00:57:01que c'est un choix personnel,
00:57:02en fait, c'est un choix
00:57:04qui n'engage pas le parti,
00:57:05qui n'a pas été pris collectivement.
00:57:07Et je le redis,
00:57:08c'est un choix
00:57:08avec lequel je suis en désaccord.
00:57:09Oui, mais avec lequel
00:57:10le grand public,
00:57:11évidemment, ne sait pas
00:57:12que lorsqu'elle y va,
00:57:13elle se représente.
00:57:14C'est pour ça
00:57:17que ça me permet de le dire
00:57:18très clairement.
00:57:19Je pense qu'effectivement,
00:57:20ces lieux-là,
00:57:21et j'entends,
00:57:21et le débat que nous avons eu,
00:57:22si vous voulez tout savoir,
00:57:23qu'il y a un débat intéressant
00:57:25qui est de dire,
00:57:25mais il faut,
00:57:26en fait,
00:57:26il faut occuper
00:57:27les espaces hostiles.
00:57:28Oui, c'était ses arguments, elle.
00:57:29Effectivement.
00:57:30Et en fait,
00:57:31oui, il faut occuper
00:57:32les espaces hostiles.
00:57:33Quand il y a des manifs
00:57:34de chasseurs,
00:57:35il faut aller y aller
00:57:36et se confronter.
00:57:37Si on est invité au MEDEF,
00:57:39il faut y aller
00:57:39et leur expliquer
00:57:40qu'on va faire la taxe du Kman.
00:57:41Par contre, là,
00:57:42on est dans un dîner.
00:57:43On n'est pas dans un moment public.
00:57:44Il n'y a pas de débat.
00:57:45C'est un moment de réseautage.
00:57:47Et on ne peut pas réseauter
00:57:47avec des personnes
00:57:49dont l'objectif final
00:57:51est, en fait,
00:57:52de détruire
00:57:52tout ce pourquoi on se bat.
00:57:55Très bien.
00:57:56Ça a le mérite d'être clair.
00:57:57Merci beaucoup, Cyril.
00:57:59Ça va être l'heure
00:58:00d'accueillir
00:58:01le pire journaliste
00:58:02de la rédaction,
00:58:03La Carte de Presque.
00:58:10Bonsoir,
00:58:10le pire journaliste
00:58:11de la rédaction.
00:58:12Bonsoir, tout le monde
00:58:12et bonne année.
00:58:13Salut, Péla.
00:58:14Vous l'avez dit, bonne année ?
00:58:15Oui, meilleur vœu,
00:58:16tout ça.
00:58:16On est 28 janvier,
00:58:17c'est un peu tard.
00:58:18Je crois que c'est
00:58:19jusqu'à fin février,
00:58:20voire mars,
00:58:21que tu peux le dire.
00:58:22Selon toi.
00:58:23Vous allez bien ?
00:58:24Oui et toi.
00:58:25Moi, ça va nickel.
00:58:26Petite take quand même,
00:58:27le dernier rhinocéros,
00:58:28je n'ai pas trop aimé.
00:58:29En fait,
00:58:29je n'aime pas
00:58:30quand vous n'êtes pas en plateau.
00:58:31Si je peux partager,
00:58:32c'est aussi un lieu de débat.
00:58:33Oui, je n'aime pas.
00:58:35Je n'aime pas
00:58:36quand vous n'êtes pas en plateau.
00:58:37C'est un peu le truc
00:58:39que je voulais partager avec vous.
00:58:40Coup de gueule.
00:58:41C'est le coup de gueule de père.
00:58:43C'est un petit coup de gueule
00:58:44en vrai, on va passer à l'heure.
00:58:44Chronique engagée.
00:58:45C'est très petit.
00:58:46Chronique engagée, exactement.
00:58:47Aujourd'hui,
00:58:47je voulais vous parler
00:58:48du procès en appel
00:58:49de Marine Le Pen
00:58:49et de sa bande
00:58:50dont Bruno Golnich,
00:58:52Louis Alliot
00:58:52et Julien Andouille.
00:58:54Petit rappel des faits
00:58:55quand même
00:58:56parce que je suis journaliste.
00:58:58Vous voulez voir ma carte de presse ?
00:58:59Non, c'est bon, c'est bon.
00:59:00On te croit.
00:59:01On te croit sur parole.
00:59:02Ok, pas de problème.
00:59:02J'avais un doigt d'honneur
00:59:03dans la poche, de toute façon.
00:59:05Donc oui,
00:59:06le Rassemblement National
00:59:09ex feu front national,
00:59:12c'est-à-dire la même chose
00:59:13mais sans le daron,
00:59:14est accusé d'avoir utilisé
00:59:15l'argent du Parlement européen
00:59:16pour payer des gens
00:59:17qui bossaient pour le parti
00:59:19et pas pour les députés.
00:59:20Donc ça, c'est assez simple.
00:59:22C'est du détournement de fonds.
00:59:23Mais moi,
00:59:23c'est pas forcément
00:59:24ce qui me choque.
00:59:25Parce que par exemple,
00:59:26à l'UMA,
00:59:26j'utilise de l'argent
00:59:27des subventions
00:59:27pour m'acheter des perruques
00:59:29et parodier Saraknaki.
00:59:30Donc finalement,
00:59:31je vais pas jeter la pierre.
00:59:33Par contre...
00:59:34T'as pas de perruques ce soir ?
00:59:34Je suis un peu déçu.
00:59:35Non, mais j'ai les lunettes
00:59:36de Macron dans la position.
00:59:37Non, mais du coup,
00:59:37la nuquette longue, là,
00:59:38c'est pas une perruque.
00:59:39Je tente quelque chose.
00:59:42Merci de le remarquer.
00:59:44Par contre,
00:59:44moi, il y a un truc
00:59:44qui me choque
00:59:45et non des moindres.
00:59:46C'est qu'avec l'argent,
00:59:48ils ont donné une carrière
00:59:49à Julien Odoul.
00:59:51Pour ceux qui savent pas
00:59:52qui est Julien Odoul,
00:59:53député RN de Lyon.
00:59:55Le département de Émile Louis.
00:59:58Julien aussi.
00:59:59Je suis extrêmement fier.
01:00:00Le tien.
01:00:00Et celui de Guirou.
01:00:01Ça, c'est pas mal.
01:00:03Il est aussi porte-parole du RN.
01:00:06C'est-à-dire que c'est le gars là-bas
01:00:08qui dit le plus de trucs racistes.
01:00:09Voilà, c'est son rôle.
01:00:11C'est le rôle du gars.
01:00:12Et il est aussi également...
01:00:13Bon, ça, c'est très niche.
01:00:15Spécialiste en harcèlement
01:00:16sur les petites filles voilées.
01:00:18Ça, c'est son truc.
01:00:19Bon, après, c'est une petite niche...
01:00:22Bon, c'est différent maintenant
01:00:25parce qu'il y a Gabriel Attal
01:00:27qui l'a rejoint,
01:00:28Bruno Retailleau
01:00:29et Bruno Golnich.
01:00:30De Bruno.
01:00:31Bruno Golnich.
01:00:33Bref, moi, je le connais surtout bien,
01:00:35mon petit Juju,
01:00:36parce qu'il est conseiller régional
01:00:37en Bourgogne-Franche-Comté.
01:00:40Je suis né à Vezoul.
01:00:41Moi aussi.
01:00:42Pas d'ailleurs,
01:00:43j'ai grandi à Vezoul.
01:00:44Mais incroyable !
01:00:45Je suis né à Montpellier,
01:00:46j'ai grandi à Vezoul.
01:00:47Incroyable !
01:00:47Je suis né à Vezoul.
01:00:48Les Bourgs, selon François Ruffin.
01:00:50Tu l'aimes bien ?
01:00:51Oui, on est dans le même groupe.
01:00:53C'est sympa.
01:00:54On peut le regarder, ça.
01:00:55Non, mais si, on s'aime bien.
01:00:57Bref,
01:00:59on a quand même du beau monde
01:01:00en Franche-Comté,
01:01:02mis à part Julien Audoul.
01:01:04On a Victor Hugo,
01:01:05quand même quelque chose.
01:01:06On a les frères Lumière,
01:01:08ils sont nés à Besançon.
01:01:10Après, ils sont venus à Lyon
01:01:11pour le délire.
01:01:13D'ailleurs, c'est vrai
01:01:13qu'il faut toujours
01:01:14prendre sa carte d'identité
01:01:15dans le Vieux Lyon.
01:01:16C'est ce qu'on m'a raconté.
01:01:17Il me paraît même
01:01:17qu'il y a des agents Ice
01:01:19aussi dans le Vieux Lyon.
01:01:21C'est ce qu'on m'a dit.
01:01:22Bref, il faut faire très attention.
01:01:25Et on a aussi Gustave Courbet.
01:01:26Tu as des femmes un peu à la cité
01:01:27ou tu n'as que des hommes ?
01:01:28Et les hommes.
01:01:30Vous qu'on s'améliore.
01:01:32Bref, je vais vous faire
01:01:33un petit dessin quand même.
01:01:34Là, on a Victor Hugo.
01:01:36Là, on a les frères Lumière.
01:01:37Là, on a Gustave Courbet.
01:01:39Là, on a le caca de Victor Hugo.
01:01:40Et là, on a Julien Audou.
01:01:42Ça, c'est mon classement.
01:01:46Sinon, par rapport au premier procès,
01:01:47je ne sais pas si vous avez regardé
01:01:48un petit peu ce qu'ils font
01:01:49ou ce qu'ils se disent.
01:01:50Ils ont changé leur défense.
01:01:52Maintenant, ils reconnaissent l'effet,
01:01:54mais ils parlent de désordre.
01:01:56C'est quand même un comble
01:01:57pour un parti qui parle d'ordre
01:02:00et de sécurité
01:02:01dans chacune de ces phrases.
01:02:03C'est un peu comme si
01:02:04des journalistes de frontières
01:02:05tenaient des conseils
01:02:05sur le dry January.
01:02:08Ils boivent et fument du shit.
01:02:11En direct.
01:02:12Sinon, moi, j'avais autre chose
01:02:14à proposer.
01:02:15On parle souvent du dry January.
01:02:16Moi, j'avais le dry February
01:02:18à proposer à Morandini.
01:02:20Ce serait un mois
01:02:22sans corruption de mineurs.
01:02:24Le mois de février,
01:02:25il est assez court.
01:02:25Je crois que c'est 27 ou 28 jours.
01:02:26Je ne sais pas si on en a un bisexuel.
01:02:29Je ne sais pas.
01:02:31Donc, potentiellement,
01:02:32lui proposer un truc,
01:02:33ça peut l'aider.
01:02:35Ça peut aider ces news.
01:02:36Sinon, vous avez vu,
01:02:37je déteste Julien Audoul.
01:02:40Et j'ai eu en exclusivité monde
01:02:43l'appel FaceTime
01:02:44entre Julien Audoul
01:02:45et Marine Le Pen
01:02:46quand elle découvre
01:02:47le mail qu'il a envoyé,
01:02:48qui les incrimine tous.
01:02:49Magneto, Mike, s'il te plaît.
01:02:50Allô, Julien ?
01:02:51Ouais, Marine, ça va ?
01:02:52À cause de toi,
01:02:53on va perdre le procès, là.
01:02:54Comment ça ?
01:02:54C'est quoi ce mail
01:02:55que tu as envoyé ?
01:02:56Je n'ai même pas l'adresse mail.
01:02:57Attends, tu vas me dire
01:02:57que ce n'est pas toi ?
01:02:59jujuandouille25
01:03:00arrobas onlyfine.fr
01:03:02Tu as envoyé.
01:03:03Salut, MDR,
01:03:04c'est Julien Landouille.
01:03:05Askip, je suis ton assistant.
01:03:07Rappel, s'il te plaît.
01:03:08PS,
01:03:09tu en penses quoi
01:03:09de cette photo ?
01:03:10Après, c'est ma meilleure photo.
01:03:11Avec une photo de toi,
01:03:12torse nu.
01:03:12Tu te moques de moi, hein ?
01:03:13Ouais, mais tu es quand même
01:03:14plus musclé que Jordan, non ?
01:03:15Ce n'est pas le sujet, Julien.
01:03:16Tout le monde nous texte
01:03:17de voleurs, maintenant.
01:03:18Je ne suis pas un voleur.
01:03:18Tout le monde.
01:03:19Puis Jordan, il faut la même chose,
01:03:20tu ne disputes jamais.
01:03:20Bon, stop, Julien,
01:03:21il faut que tu te relances, là.
01:03:22Tu ne veux pas plutôt
01:03:23continuer tes délires
01:03:24sur les petites filles voilées, là ?
01:03:25Ouais, tu as raison, tu as raison.
01:03:26Tu aimes bien, ça, non ?
01:03:27Ouais, c'est grave mon truc.
01:03:28C'est notre truc, juju.
01:03:29C'est notre truc.
01:03:30Et mets-nous un pantalon, là.
01:03:31J'en ai mis un, aujourd'hui.
01:03:34Moi aussi.
01:03:36Bon, c'est leur truc.
01:03:38Passons au « ça ira, ça ira pas ? »
01:03:40si tu veux bien, Cyril.
01:03:41Est-ce que tu connais ?
01:03:42Oui, je connais.
01:03:43Ok, bon.
01:03:44On va quand même réexpliquer
01:03:45pour ceux qui nous rejoignent.
01:03:46Elle avait bossé l'émission
01:03:47au vu comment ton de lit
01:03:48et ça s'était passé ici.
01:03:50Ça aurait été une faute politique
01:03:51de ne pas regarder l'émission.
01:03:53Tu es anticapitaliste, du coup ?
01:03:54Ouais.
01:03:56C'est juste pour être sûr.
01:03:57Il faut que j'améliore
01:03:58la mise en place concrète.
01:03:59J'ai compris des feedbacks.
01:04:01Bon, « ça ira, ça ira pas ? »
01:04:02Je montre des images
01:04:03et tu commentes
01:04:05en disant « ça ira, ça ira pas ? »
01:04:06et tu me fais deux, trois petites phrases.
01:04:07En gros, on a le temps.
01:04:08On a juste 20 minutes de retard.
01:04:10L'eau à du plomb,
01:04:11ça ira ou ça ira pas ?
01:04:12Ah, ça ira pas.
01:04:13Pourquoi ?
01:04:14Ça ira pas du tout.
01:04:15Ah ben, l'acétamitrie,
01:04:16l'accaparement de l'eau,
01:04:17enfin, rien ne va.
01:04:19Le Mercosur,
01:04:20ça ira ou ça ira pas ?
01:04:21Ça ira pas.
01:04:22Ça ira pas parce que c'est
01:04:25concurrence déloyale,
01:04:27augmentation du CO2,
01:04:28enfin, rien ne va,
01:04:28ni pour l'écologie,
01:04:29ni pour l'agriculture.
01:04:31Merci.
01:04:33L'interdiction de la chasse,
01:04:34ça ira ou ça ira pas ?
01:04:36On va commencer le dimanche.
01:04:38Le dimanche, interdiction ?
01:04:39Oui, ça ira.
01:04:39Samedi, ça passe.
01:04:40C'est les petits pas,
01:04:41c'est la politique des petits pas.
01:04:43On est sur la politique
01:04:44d'interdire le dimanche.
01:04:46On est sur la politique
01:04:47de cohabitation.
01:04:48Non mais en vrai,
01:04:49si on gagnait
01:04:50l'interdiction le dimanche,
01:04:51on l'avait présenté
01:04:51lors de notre première journée
01:04:53d'initiative parlementaire,
01:04:54c'est pas passé.
01:04:55Donc on continue.
01:04:57Déjà, on fait pour que les gens
01:04:59puissent se balader
01:04:59sans avoir peur
01:05:00de se faire tirer dessus le dimanche.
01:05:02L'IA dans nos vies,
01:05:03ça ira ou ça ira pas ?
01:05:04À la base, je voulais mettre
01:05:04la une de l'IMA
01:05:05de avant-hier.
01:05:06Non, c'était trop bien.
01:05:08D'hier, d'hier.
01:05:09C'était très récent.
01:05:10Non, ça ira pas.
01:05:12Ça ira pas.
01:05:13Ça a pris une place de dingue
01:05:15et donc il va falloir
01:05:16à la fois protéger
01:05:18les règlements existants
01:05:19comme l'IA Acte Européen
01:05:22et puis encadrer encore plus fort
01:05:24et puis d'un point de vue
01:05:25environnemental,
01:05:26c'est une catastrophe.
01:05:28Alors, je l'utilisais pas.
01:05:30Il y a une semaine,
01:05:31je me suis dit
01:05:31que j'avais quand même
01:05:31regardé ce que c'était.
01:05:32Donc, j'ai téléchargé une appli,
01:05:34j'ai essayé une fois
01:05:35et je me suis dit
01:05:36que pour le moment,
01:05:37je manquais pas grand-chose.
01:05:39Ok.
01:05:41La Coupe du Monde 2026,
01:05:42on boycotte
01:05:43ou on boycotte pas ?
01:05:45Moi, j'aurais tendance
01:05:46à dire on boycotte.
01:05:47Mais là-dessus,
01:05:48voilà,
01:05:48c'est un point de vue personnel.
01:05:49J'aurais tendance à dire ?
01:05:50J'aurais tendance à dire
01:05:51on boycotte.
01:05:52En fait, aller chez Trump,
01:05:54ICE,
01:05:54de toute façon,
01:05:55ils vous laisseront pas rentrer.
01:05:56Maintenant, il faut checker
01:05:56les réseaux sociaux, etc.
01:05:58Ça va être compliqué.
01:05:59Péa, tu pourras jamais rentrer
01:06:00aux Etats-Unis.
01:06:01C'est ça.
01:06:02Les supporters pourront pas rentrer,
01:06:04je suis même pas sûre
01:06:04que les footballers puissent rentrer,
01:06:05donc ça va être compliqué.
01:06:06Moi, je suis d'accord
01:06:07avec Kerry James
01:06:07parce qu'on a dit
01:06:08que c'est un pays de merde,
01:06:08donc je vais pas changer mon truc.
01:06:11Prendre l'avion,
01:06:12ça ira ou ça ira pas ?
01:06:12Est-ce qu'on devra arrêter
01:06:13de prendre l'avion ?
01:06:15Alors, ça ira.
01:06:16Alors, ça dépend pourquoi.
01:06:19Ça ira pas si tu prends l'avion
01:06:21pour aller faire un week-end à Ibiza.
01:06:23Par contre, si ta famille vit à La Réunion,
01:06:26c'est plus logique.
01:06:27Donc, on va dire de manière modérée
01:06:30et pour des bonnes raisons.
01:06:32Ok, je te remercie, c'est rien.
01:06:34Entre Vézulien.
01:06:35C'est ça.
01:06:36On sait pas ce que ça voulait dire,
01:06:37en fait, c'est les habitants de Vézul.
01:06:38On dirait un truc d'une autre plaidette.
01:06:39C'est le gentilet de Vézul, les amis.
01:06:41Bon, je vous fais des bisous.
01:06:42Bonne année et puis...
01:06:43Salut, Péa.
01:06:44C'est trop cool de rencontrer quelqu'un de Vézul.
01:06:45Eh bien, ouais, c'est bien.
01:06:48Merci beaucoup, Péa.
01:06:49Merci, Péa.
01:06:50Salut.
01:06:51Eh bien, avant de se quitter,
01:06:53évidemment, on va vous parler
01:06:54de la primaire et de la présidentielle
01:06:57qui se rapproche chaque jour un peu plus.
01:06:59Les écologistes participent donc
01:07:00à la primaire de la gauche unitaire
01:07:02le 11 octobre prochain,
01:07:04mais unitaire sans le PCF,
01:07:07les insoumis et places publiques.
01:07:08Est-ce que vous êtes toujours confiance
01:07:09dans ce processus dit de bagneux,
01:07:12est-ce que ça risque pas simplement
01:07:16cette primaire d'ajouter un candidat de plus
01:07:18à Mélenchon, à Glucksmann
01:07:21et potentiellement à Fabien Roussel ?
01:07:24Moi, je suis confiante
01:07:25et je pense que si ça réussit,
01:07:27pardon, je suis confiante
01:07:28et je pense que si ça réussit,
01:07:30ça ne sera pas un candidat de plus.
01:07:31C'est-à-dire que si vraiment,
01:07:32et je pense que c'est notre objectif,
01:07:34on arrive à avoir un engouement
01:07:35des électeurs de gauche,
01:07:36des sympathisants de gauche
01:07:37qui décide d'un candidat,
01:07:40déjà, ça va lui donner une dynamique
01:07:41de dingue et donc à un moment,
01:07:43oui, ça va reposer la question
01:07:45de la démultiplication des candidatures.
01:07:47Donc ça va les limiter.
01:07:49L'objectif, c'est que ça les limite
01:07:50et que ça soit sur un base démocratique,
01:07:53c'est-à-dire que les gens votent,
01:07:54et deux, sur un travail programmatique
01:07:56parce qu'effectivement,
01:07:56on a des débats programmatiques
01:07:58dans le cadre de cette primaire.
01:08:00Justement, ce que j'avais à dire,
01:08:01l'union de la gauche en soi,
01:08:02ce n'est pas un programme,
01:08:03c'est une étape,
01:08:04qu'on peut estimer nécessaire,
01:08:05mais on tarde un peu
01:08:07à avoir à quel être votre programme,
01:08:08le programme de Bagneux,
01:08:09si on peut l'appeler comme ça.
01:08:10Alors, c'est effectivement
01:08:12l'union de la gauche,
01:08:13je pense que c'est nécessaire,
01:08:14indispensable,
01:08:15ça ne gagne que si on a un programme.
01:08:17On a commencé,
01:08:17il y a eu la convention éducation
01:08:19qui s'est tenue il y a quelques semaines.
01:08:21Là, on travaille sur les questions,
01:08:23justement, du travail,
01:08:24de l'industrie.
01:08:25Donc, si, c'est en cours.
01:08:29Ok, et vous pensez que
01:08:31si Madame Tondelier gagne,
01:08:33par exemple,
01:08:34ou même, par exemple,
01:08:35François Ruffin,
01:08:36l'EPS va se rallier gentiment
01:08:37à la candidature
01:08:38et pas à celle de Glucksmann,
01:08:39par exemple ?
01:08:41Moi, j'espère que, en fait,
01:08:43la candidature de Glucksmann
01:08:44ne sera plus un sujet.
01:08:45Moi, je pense que si on combine,
01:08:47un, la dynamique de la primaire,
01:08:49deux, ses réussites audiovisuelles,
01:08:53je pense qu'à ce moment-là,
01:08:54il ne sera plus candidat.
01:08:55Mais s'il l'est encore,
01:08:56s'il l'est encore,
01:08:57est-ce que vous croyez vraiment
01:08:57dans le fait que le PS
01:08:58se rangera derrière le candidat
01:08:59de l'union de la gauche ?
01:09:00Moi, je le pense.
01:09:01Je pense que s'il s'y engage,
01:09:03et c'est pour ça que ça fait débat
01:09:04chez eux, d'ailleurs.
01:09:04Et c'est peut-être plus sain
01:09:05qu'ils aient le débat maintenant.
01:09:06C'est que s'il s'y engage,
01:09:07il s'y engage vraiment
01:09:08et à soutenir le candidat
01:09:09qui sort.
01:09:11Et la deuxième chose,
01:09:13c'est que je...
01:09:14j'allais dire,
01:09:15je pense qu'il ne le sera plus.
01:09:16C'est-à-dire que la seule chose
01:09:17qui attire chez Glucksmann,
01:09:18c'est qu'il est un peu haut
01:09:19dans les sondages.
01:09:20En fait, du moment où il baissera,
01:09:21vous verrez qu'il n'y a plus
01:09:22beaucoup de socialistes
01:09:23qui voudront aller avec lui.
01:09:24Mais indépendamment de Glucksmann,
01:09:25vous voyez bien que,
01:09:25vous l'avez dit,
01:09:26au PS à débat,
01:09:27en fait, au PS,
01:09:27il y a quasiment deux parties
01:09:28en un depuis le Congrès.
01:09:29Deux, trois.
01:09:30Oui, voire trois.
01:09:31Chez vous, il y en a cinq.
01:09:31On dirait des écologistes.
01:09:33Oui, mais nous,
01:09:34on est un groupe parlementaire.
01:09:35Oui, oui, au sein du Parti Socialiste,
01:09:36il y a au moins deux blocs
01:09:38et on a un bloc,
01:09:39le bloc d'Alga, etc.,
01:09:48parce qu'ils voudront
01:09:49un espace social-démocrate,
01:09:50justement,
01:09:52avec ou sans Glucksmann, par ailleurs.
01:09:55En fait, une présidentielle,
01:09:57ça se prépare.
01:09:58Ça se prépare quand même
01:09:59longtemps à l'avance.
01:09:59Il y a des signatures
01:10:00à aller chercher,
01:10:01il y a le programme
01:10:02à constituer.
01:10:03Je pense que, d'ailleurs,
01:10:03c'est ce que Raphaël Glucksmann
01:10:05est en train d'expérimenter.
01:10:06C'est beaucoup de pression.
01:10:07Je ne pense pas
01:10:08qu'un candidat solide,
01:10:10ça sorte comme ça,
01:10:11ou une candidate solide.
01:10:12Est-ce qu'il ne faut pas d'abord
01:10:13un programme avant un candidat, d'ailleurs ?
01:10:15Si.
01:10:16Moi, je pense,
01:10:16d'ailleurs,
01:10:17dans la manière
01:10:18dont on a pensé la primaire,
01:10:19c'est bien sûr
01:10:20qu'il va y avoir
01:10:21les candidatures
01:10:22où les gens vont avoir
01:10:23leur parrainage, etc.
01:10:24Mais dans le même temps,
01:10:25avant qu'il y ait
01:10:26la désignation du candidat,
01:10:27qu'il y ait ce travail
01:10:28programmatique
01:10:29qui soit remis.
01:10:29Je pense que c'est
01:10:30absolument indispensable.
01:10:31Ce programme,
01:10:32il ne sera pas exhaustif.
01:10:33Bien évidemment,
01:10:34que le candidat
01:10:35ou la candidate,
01:10:36ça ne sera pas la même chose
01:10:37selon qui est désigné.
01:10:38Si c'est Marine Tondelier
01:10:39et François Ruffin,
01:10:40ce n'est pas exactement
01:10:40la même campagne.
01:10:41Mais au moins,
01:10:41qu'il y ait un socle
01:10:42très clair
01:10:43sur un certain nombre
01:10:43de choses.
01:10:45Et une dernière question
01:10:46avant qu'on rentre dans l'antenne.
01:10:48Je voulais vous soumettre
01:10:48à un scénario
01:10:49que vous n'avez pas aimé,
01:10:49mais je vais quand même
01:10:50vous le soumettre.
01:10:50Si jamais,
01:10:51il y a effectivement
01:10:52un candidat ou une candidate
01:10:53de la primaire
01:10:53qui est élue
01:10:54et qu'elle se rajoute
01:10:55donc au moins
01:10:56à Jean-Luc Mélenchon,
01:10:57parce qu'on ne va pas se mentir,
01:10:58il y a peu de chances
01:10:58que les Insoumis
01:10:59rejoignent la primaire de Bagneux.
01:11:00Mais ils sont toujours
01:11:00les bienvenus.
01:11:01Oui, mais pour l'instant,
01:11:02ça ne les intéresse pas spécialement.
01:11:05Est-ce que
01:11:06si la campagne
01:11:07dans les sondages
01:11:07ne prend pas
01:11:08finalement cette candidature
01:11:09d'union,
01:11:09est-ce que le candidat
01:11:10de l'union de la gauche
01:11:10de Bagneux
01:11:11devra prendre la responsabilité
01:11:12de se retirer
01:11:13pour ne pas précisément
01:11:14gréver les chances
01:11:15de la gauche,
01:11:15que ce soit celle
01:11:16de Jean-Luc Mélenchon
01:11:17ou de quelqu'un d'autre d'ailleurs ?
01:11:20Moi, je suis
01:11:20dans l'idéal.
01:11:22J'aimerais qu'on ait
01:11:22un seul candidat à gauche
01:11:23ou une seule candidate
01:11:24à gauche.
01:11:25Je pense que c'est
01:11:25notre meilleure chance
01:11:26pour pouvoir gagner,
01:11:27pouvoir passer au second tour.
01:11:29Et je sais qu'il y a
01:11:30quand même cette stratégie
01:11:31de dire
01:11:31le second tour,
01:11:34à 16 ou 17%,
01:11:35je passe.
01:11:36Quand tu as fait 17%
01:11:37et que le RN
01:11:38en a fait 40%,
01:11:39vas-y pour gagner
01:11:40le deuxième tour.
01:11:40Donc je trouve
01:11:41que c'est une mauvaise stratégie.
01:11:42Pour moi,
01:11:42il nous faut un seul candidat
01:11:43avec un objectif
01:11:44de passer au second tour
01:11:45et de passer très haut
01:11:46pour pouvoir engendrer
01:11:47une dynamique
01:11:47et gagner le second tour.
01:11:48Donc moi,
01:11:49en vrai,
01:11:49dans l'idéal,
01:11:50si à la fin,
01:11:50on arrive à un seul candidat,
01:11:52c'est ce que je souhaite.
01:11:54Après,
01:11:55effectivement,
01:11:55moi,
01:11:56mon scénario,
01:11:57c'est que c'est
01:11:58le candidat
01:11:58et la candidate
01:11:59issu de la primaire
01:12:00qui va prendre cette dynamique
01:12:01et c'est quelque chose
01:12:02à laquelle je crois profondément.
01:12:03Mais donc,
01:12:04ça veut bien dire,
01:12:04pour répondre à la question
01:12:05de Cyprien,
01:12:06que si potentiellement,
01:12:07ce n'est pas ce candidat
01:12:08ou cette candidate
01:12:09de la primaire,
01:12:10il y aura potentiellement
01:12:12cet effacement
01:12:13pour faire en sorte
01:12:14que la personnalité
01:12:14qui est à gauche...
01:12:15On n'a pas encore
01:12:15désigné de candidat.
01:12:16Je ne vais pas parler
01:12:17de son effacement.
01:12:18Moi,
01:12:18je veux vous parler
01:12:18de sa réaction.
01:12:19Non,
01:12:19mais je veux bien
01:12:20que la politique fiction,
01:12:21mais là,
01:12:22à un moment,
01:12:22on essaie de construire
01:12:23quelque chose,
01:12:24d'avoir justement
01:12:25quelque chose
01:12:25de plus large possible
01:12:26qui rassemble
01:12:27le plus possible.
01:12:28Moi,
01:12:28je pense que l'enjeu,
01:12:29c'est déjà ça.
01:12:30Donc,
01:12:30de créer une dynamique,
01:12:31en fait.
01:12:31De créer une dynamique
01:12:32et une dynamique...
01:12:33Non,
01:12:33mais en tout cas,
01:12:33une dynamique
01:12:34qui met cette question
01:12:36du rassemblement au cœur.
01:12:38Parce que là,
01:12:38on voit bien
01:12:38que la dynamique
01:12:39qui est en ce moment,
01:12:40c'est quand même
01:12:43le retour du récit
01:12:44des gauches irréconciliables.
01:12:45On a besoin
01:12:45de faire vivre autre chose
01:12:47que ce récit
01:12:47des gauches irréconciliables.
01:12:49Ça,
01:12:49pour le coup,
01:12:50ça nous emmène
01:12:50dans le mur,
01:12:51c'est sûr.
01:12:52Après,
01:12:52ils n'ont pas
01:12:52les mêmes projets,
01:12:53donc c'est compliqué.
01:12:55Oui,
01:12:55mais en fait,
01:12:56même les grandes gauches unies,
01:12:57en fait,
01:12:59tous les partis de gauche
01:13:00n'ont jamais eu
01:13:00exactement le même projet.
01:13:01Il y a toujours eu
01:13:02des débats...
01:13:03Non,
01:13:03mais il y a toujours eu
01:13:04des débats très profonds
01:13:05sur les questions
01:13:07internationales,
01:13:07mais même y compris
01:13:08sur des questions sociales
01:13:10importantes.
01:13:11En fait,
01:13:11je pense que
01:13:12quand il y a eu
01:13:12des séparations
01:13:14historiquement
01:13:14avec le PC,
01:13:15le Parti Socialiste,
01:13:16il y avait des débats
01:13:17qui étaient profonds,
01:13:18des désaccords
01:13:18qui étaient profonds.
01:13:19Et à un moment,
01:13:20ils font quand même ensemble
01:13:20et ça a fait de belles choses.
01:13:21Ça a fait la CMU,
01:13:23je suis désolée,
01:13:24on a vraiment réussi
01:13:25avec une union de la gauche
01:13:26et même des partis
01:13:28qui n'étaient pas d'accord
01:13:28sur tout,
01:13:29à faire des belles choses.
01:13:30Donc moi,
01:13:30je dis OK,
01:13:31on n'est pas d'accord,
01:13:32mais à un moment,
01:13:32on se met OK
01:13:33sur les belles choses
01:13:34qu'on veut faire.
01:13:34On a réussi avec l'NUPS,
01:13:36on a réussi avec le NFP.
01:13:36C'est ce qu'on disait
01:13:37avec le NFP aussi,
01:13:38voilà,
01:13:38c'est vrai,
01:13:38vraiment,
01:13:39je reprends cette phrase
01:13:39qui a été dite et redit,
01:13:40mais je la redis quand même,
01:13:41mais voilà,
01:13:41entre le NPA et le PS,
01:13:44vraiment complètement...
01:13:46entre Philippe Poutou
01:13:47et François Hollande,
01:13:48on n'est pas du tout
01:13:49sur les mêmes programmes,
01:13:49on n'est pas du tout
01:13:50sur les mêmes pensées politiques,
01:13:51les mêmes idéologies,
01:13:53les mêmes projets.
01:13:55Donc c'est vrai
01:13:55que ça paraît,
01:13:56enfin voilà,
01:13:57pour nous,
01:13:58grand public,
01:13:59on va dire,
01:13:59c'est un petit peu...
01:13:59Ça serait quand même
01:14:00un programme,
01:14:00de toute façon,
01:14:00je suppose.
01:14:01Quel est le programme ?
01:14:02Non, mais la question du programme,
01:14:04je suis d'accord,
01:14:05elle est indispensable,
01:14:07elle est première,
01:14:09mais par contre,
01:14:10partir du principe
01:14:11que parce qu'on a
01:14:12des visions différentes
01:14:13et c'est normal
01:14:13dans une démocratie,
01:14:14on n'arrivera pas
01:14:15à se mettre d'accord,
01:14:16moi je...
01:14:16Je reste opposée.
01:14:17Non, mais en fait,
01:14:18moi je trouve que
01:14:20la question de se dire
01:14:22qu'on reste quand il y a
01:14:22des gens qui ont
01:14:23exactement la même vision
01:14:24des choses,
01:14:25c'est très bien,
01:14:25on sera très contents,
01:14:27mais on sera très tout seul
01:14:28et on aura beaucoup perdu.
01:14:30Enfin, on est, je pense,
01:14:31à un moment
01:14:32où il faut qu'on fasse aussi
01:14:33primer ce qui nous rassemble
01:14:34sans être sur quelque chose
01:14:36d'édulcoré,
01:14:36enfin, je ne veux pas avoir
01:14:38un truc bénioui,
01:14:39je dis juste qu'à un moment,
01:14:40on a réussi
01:14:41sur la question
01:14:42de l'international.
01:14:43Il faut se rappeler quand même,
01:14:44dans quelles conditions
01:14:44on négocie le NFP.
01:14:46On pose la question de l'Ukraine,
01:14:47on pose la question de Gaza,
01:14:49ça fait un an
01:14:49que ça tire dans tous les sens
01:14:51à gauche
01:14:51et je vous invite
01:14:52à relire ce qu'on a écrit.
01:14:54Ce n'est pas de l'eau tienne
01:14:55et ça a mis tout le monde d'accord.
01:14:57Donc moi, je pense
01:14:57qu'à un moment,
01:14:58quand il y a une volonté
01:14:59de faire ensemble
01:15:00et de se dire
01:15:00dans les conditions qu'on a,
01:15:02qu'est-ce qu'on arrive
01:15:02à mettre en oeuvre,
01:15:03on y arrive.
01:15:04Très bien,
01:15:05merci beaucoup Cyril Châtelain.
01:15:06Merci.
01:15:06Merci d'avoir répondu
01:15:07à nos questions.
01:15:08Merci.