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  • il y a 18 heures
Grâce à l’abstention d’une partie des écologistes et le soutien du Parti socialiste, le gouvernement est parvenu à faire adopter le budget de la Sécurité sociale par l’Assemblée nationale. Et ce, malgré la division du « socle commun ». Anthony Cortes, journaliste politique à l'Humanité, et le streamer RiboDansLaSauce décryptent le vote des différents groupes.

00:00 Introduction
2:48 Le vote du PS
7:55 Le vote des Écologistes
14:20 Le vote des Républicains
20:28 Le vote d'Horizons
25:20 Le vote de La Gauche démocrate et républicaine (PCF)
33:50 Le vote de L’APRES

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Transcription
00:00Le PLFSS a été voté, et oui, a été voté avec les voix du Parti Socialiste,
00:04et aussi grâce à l'abstention de certains groupes,
00:06comme par exemple le groupe Les Écologistes qui aurait pu faire pencher la balance d'un côté ou de l
00:11'autre,
00:11mais il y a aussi l'abstention au niveau des Républicains, du groupe d'Edouard Philippe.
00:15C'est un gros bazar, mais en tout cas, le PLFSS est passé, donc c'est pas en lecture finale.
00:19Il me semble qu'il y a encore un dernier vote à l'Assemblée le 16 décembre, si je dis
00:22pas de bêtises.
00:23C'est ça, ça doit passer par le Sénat.
00:24Il y a un dernier coup de navette parlementaire, mais a priori, s'il est passé cette fois-ci,
00:27c'est qu'il devrait passer le PLFSS, et si le PLFSS passe,
00:30c'est peut-être que le PS va faire à peu près la même stratégie pour le projet de loi
00:33de finances tout court,
00:34le PLF, du budget de l'État.
00:36Donc a priori, en tout cas c'est ce que la presse semble dire ce matin et hier soir,
00:40le pari de Lecornu de ne pas se faire censurer, réussir à faire passer un budget malgré tout,
00:45semble plutôt réussi.
00:46C'est vrai que c'est ce que dit la presse mainstream, la presse bourgeoise aussi,
00:49qui salue largement la victoire de Sébastien Lecornu.
00:52Encore ce matin, il y avait Manuel Bompard, leader de la France insoumise,
00:56avec Jean-Luc Mélenchon, mais c'est le coordinateur national,
00:59qui était sur France Inter face à Benjamin Duhamel, fils de Nathalie Saint-Cricq par ailleurs.
01:06Et donc Benjamin Duhamel lui disait,
01:08mais est-ce que vous êtes prêt à reconnaître votre défaite face à Sébastien Lecornu,
01:12et face aux socialistes ?
01:13Donc c'est aussi ça, ce storytelling-là, qui prend le pas malheureusement
01:17dans l'espace médiatique français, audiovisuel.
01:21Mais c'est vrai que c'est intéressant de voir que ce PLFSS, il passe de seulement 13 voix,
01:27c'est 247 voix contre 234, donc seulement 13 voix, avec, tu le disais,
01:33une croix abstention, 93 abstentions au total.
01:39Donc voilà, avec un beau camembert.
01:41Donc voilà, abstention 16,2%, 93 voix, contre 40,8%, 234 voix,
01:46et pour à peine plus, 247 voix seulement, à 43%.
01:50Donc c'était très très serré, et effectivement là, tout le monde a...
01:52Il y aurait eu quelques députés écolo qui votent en plus,
01:54ou quelques députés LR qui votent contre,
01:56alors qu'il y en a qui ont voté contre, il y en a qui ont voté pour,
01:58il y en a qui sont abstenus.
01:59C'est pas passé à grand-chose, mais je veux dire,
02:01chaque groupe parlementaire aurait pu influer différemment sur le résultat du vote.
02:04Complètement, c'est vrai qu'en plus on voit des divisions au sein de chaque groupe,
02:08tu le disais, on voit des divisions du côté du socle commun,
02:11ou du feu socle commun, comme vous voudrez.
02:14C'est vrai que c'est difficile de lire là aujourd'hui,
02:16ce qui lit un petit peu toutes les composantes.
02:19Mais voilà, le socle commun...
02:21Je vous propose de revenir sur les votes, pour commencer,
02:23histoire de resituer un peu le truc, parce que sinon on va pas s'en sortir.
02:25Après on va réagir à des petits extraits d'Olivier Fort, principalement,
02:28parce que c'est peut-être le plus central là-dedans, le Parti Socialiste.
02:31On a aussi Cériel Châtelain, pour le groupe des écologistes,
02:33du coup qui s'est abstenu, mais pas totalement.
02:36Ça sera assez intéressant à voir ça aussi.
02:38On a du Bruno Rotaillot aussi, on a du Julien Audoul,
02:41on a plein de réactions, on va essayer d'analyser tout ça.
02:43Mais le plus simple serait de commencer directement par les votes.
02:46Donc on fait quoi ? On fait dans l'ordre de...
02:48Ouais, vas-y, je te laisse reprendre.
02:49Alors on commence avec le Rassemblement National, effectivement.
02:52123 membres, 123 votes de compte.
02:54Donc là ça a été clair, ils ont voté contre en disant
02:55on veut une dissolution, ce budget il fait qu'augmenter les impôts, etc.
02:59On est de droite, donc on va voter contre ce budget.
03:01Parce qu'il leur fait un manque au moins avec une partie des républicains, d'ailleurs.
03:05Et donc il y a aussi les UDR, à temps que je le retrouve.
03:08Non ? Bon, on va faire dans l'ordre des groupes.
03:09Ensuite, Ensemble pour la République, les macronistes, eux aussi pareil,
03:12ils ont voté à l'unanimité pour 91 voix.
03:16Donc, pas le socle commun, mais le parti macroniste,
03:18donc ça Ensemble pour la République, c'est le groupe parlementaire de Gabriel Attal,
03:21c'est vraiment le parti Renaissance.
03:22À côté de ça, il y a aussi le Modem, les démocrates, l'UDI,
03:24et le parti de Warflip Horizon.
03:26En tout cas, chez les macronistes, jusque-là, ça votait pour,
03:28pour l'instant, pas de grande surprise.
03:30Pareil, la France Insoumise, nouveau Front populaire,
03:32contre 71, à l'unanimité, ça votait contre, pas de surprise.
03:35Encore une fois, là-dessus, c'était écrit.
03:38Là où c'est plus intéressant, c'est que les socialistes apparentés,
03:40effectivement, ont voté quasiment à l'intégralité pour le budget.
03:45Sachant que, normalement, quand on vote pour ou contre le budget,
03:47c'est ça qui positionne...
03:48Est-ce qu'on est dans l'opposition ou pas, n'est-ce pas ?
03:49Oui, normalement.
03:50Normalement.
03:51Et d'où l'élément de langage avancé par Manuel Bompard,
03:54notamment, en disant, en fait, ça y est, ils ont fait leur choix,
03:56ils se sont détachés du nouveau Front populaire,
03:59et ils ont choisi leurs nouveaux alliés.
04:02Et là, à ce moment-là, donc, Duhamel lui dit, en gros,
04:05vous les traitez de traîtres, je n'ai pas dit que c'est des traîtres,
04:07je dis qu'ils ont choisi leur camp.
04:09Donc, ça aussi, ça dit quelque chose.
04:11Pour 63, sur 69 membres, en tout cas, la question est légitime.
04:16Est-ce que les socialistes ont choisi leur camp ?
04:17A priori, oui. Normalement, quand on vote le budget avec la majorité,
04:20c'est qu'on fait partie de la majorité.
04:21C'est l'usage en Ve République, en tout cas.
04:24Il y en a quand même six qui n'ont pas voté.
04:25Je ne les connais pas trop.
04:26Mais voilà, on a un début de front au sein du Parti Socialiste.
04:29Ça, on reviendra peut-être un petit peu après,
04:30quand on a regardé les extraits d'Olivier Faure,
04:31mais dans la base de militants du Parti Socialiste,
04:33et notamment dans les jeunes socialistes,
04:34de la même manière que les jeunes socialistes
04:36et leur organe jeunesse, dans leur grande majorité,
04:38s'étaient montrés hostiles à la non-censure du gouvernement.
04:41Là, pareil, il y a pas mal de militants socialistes à la base,
04:44et surtout chez les jeunes socialistes
04:45qui sont peut-être un peu plus à gauche que leurs députés.
04:49Pareil, ils ne sont pas très contents.
04:50Il y a ça, et on avait aussi observé un mouvement,
04:52c'était du côté du PLF cette fois,
04:54où les élus socialistes d'outre-mer avaient voté contre,
04:58alors qu'au contraire de l'ensemble du groupe,
05:01en estimant que, en gros, les outre-mer sont particulièrement
05:04maltraités par ce gouvernement, par le PLF,
05:06comme par le PLFSS.
05:07Donc il y a ce double mouvement-là,
05:09il y a le jeu de courant,
05:11et puis de l'autre côté, la question des élus ultramarins.
05:14Oui, voilà, c'est ça.
05:15Sachant qu'en plus, là, il y a vraiment une logique
05:17de stratégie derrière, d'avoir voté pour,
05:19et de...
05:20J'ai presque l'impression que le contenu du budget,
05:23après, dis-moi ce que tu en penses,
05:24mais j'ai presque l'impression que le contenu du PLFSS
05:26compte même pas tant que ça dans le vote des socialistes.
05:28Enfin, si, c'est parce que s'il n'y avait eu
05:29aucune pseudo avancée, aucun amendement socialiste
05:32qui avait été accepté, bon, ils ne l'auraient pas fait,
05:34mais en fait, ils sont contentés de rendre le budget
05:36un tout petit peu moins austéritaire.
05:38Mais en fait, le vrai truc politique qui se passe là,
05:41c'est que le PS a décidé de voter pour...
05:43J'ai presque l'impression que le contenu du texte de loi
05:45est presque moins important que la nature du vote.
05:48Je ne sais pas ce que tu en penses.
05:48Je suis d'accord, et surtout qu'en fait,
05:50là, le fait que le PLFSS soit adopté,
05:52ça valide quelque part la stratégie d'Olivier Faure.
05:55Et donc c'est plus une question de stratégie,
05:59de choix, en fait, de positionnement,
06:01qui est là sanctionné ou concrétisé,
06:05qui compte plutôt que le contenu.
06:06Alors dans le contenu, il y a quand même la suspension
06:08ou le report, comme on veut, de la réforme des retraites.
06:11Bon, voilà, on en a déjà beaucoup parlé ici.
06:13Mais en tout cas, il y a cette mesure-là
06:16qui ne va pas toucher énormément de monde,
06:18mais qui est symbolique pour les socialistes
06:19parce qu'elle est mise en avant depuis un certain temps
06:20comme la grande victoire des socialistes.
06:23Ils en ont tellement peu ces derniers temps
06:24que voilà, ils la mettent en avant.
06:26Mais par contre, au-delà de ça,
06:28il n'y a pas vraiment d'énormes avancées.
06:29Et les seules avancées qui permettent,
06:31et encore une fois, des gros guillemets,
06:33à avancer, qui permettent de réduire la casse,
06:36on les doit plutôt aux écologistes
06:38qui, par exemple, par leur abstention,
06:39ont réussi à élargir un tout petit peu
06:41l'enveloppe de l'ONDAM,
06:43donc qui est réservé aux hôpitaux, etc.
06:46Mais bon, et encore là, c'est une victoire
06:47qu'il faut mesurer.
06:49Ce n'est pas vraiment une victoire,
06:50c'est plus la défaite est moins massive que prévu.
06:52C'est ça, c'est limiter le dégât.
06:54Mais bon, est-ce que c'était ça le mandat
06:57que leurs électeurs leur avaient donné
06:59au moment du NFP ?
07:01Bon, pas trop normalement.
07:02Mais ça, c'est une bonne question que tu amènes
07:04parce que tu l'as dit, le PLFSS,
07:07il va partir au Sénat,
07:09puis il va revenir le 16 décembre à l'Assemblée.
07:11Moi, je me pose la question de
07:12est-ce que les écologistes vont maintenir leur vote,
07:15enfin leur abstention pour le coup,
07:16est-ce qu'ils ne vont pas changer,
07:18peut-être potentiellement voter contre,
07:19parce qu'il va y avoir un retour en circonscription
07:20d'ici au 16 décembre, évidemment.
07:22Et comment leur électorat,
07:24comment le peuple, entre guillemets, de gauche,
07:27va réagir quand ils vont les croiser
07:29sur les marchés, dans les permanences,
07:30dans les rues, etc.
07:31Moi, je me pose la question.
07:33C'est vrai que je n'ai pas l'impression
07:34que les écologistes vont être accueillis
07:38avec des hurrahs, avec des confettis,
07:39parce qu'ils se sont abstenus,
07:40parce qu'ils ont permis l'adoption
07:42de ce PLFSS, bien au contraire,
07:44parce que ça favorise la casse des hôpitaux.
07:48Donc voilà, moi, je pense que c'est à observer.
07:50Le retour de circonscription,
07:51est-ce qu'il va y avoir un changement de ligne ?
07:53À voir.
07:54Je te propose qu'on parle des écologistes maintenant,
07:56parce qu'après, on regardera droite républicaine après,
07:59mais tant qu'on est sur la gauche,
07:59on va continuer sur la gauche.
08:01Hop là !
08:02Donc oui, effectivement,
08:03ça, c'était un peu plus une surprise.
08:04Moi, personnellement, je ne m'y attendais pas.
08:05Le PS avait déjà annoncé qu'il devrait voter.
08:07Puis j'avais lu quelques articles
08:08qui allaient dans ce sens,
08:09qu'en toute logique,
08:10ils étaient censés le voter, le PLFSS,
08:11vu les dernières déclarations d'Olivier Faure,
08:13etc.
08:14Mais au sein du groupe écologiste et social,
08:16ça s'est quand même massivement abstenu.
08:17Donc là, il faut les regarder un peu dans le détail
08:19pour comprendre ce qui se trame.
08:20Donc bon, il y a eu trois votes pour,
08:21mais ça, c'est un petit peu l'exception
08:22sur les 38 membres.
08:23Ensuite, ça s'est majoritairement abstenu.
08:25Donc comme tu l'as dit,
08:26c'était suite au fait que l'endam,
08:29donc du coup, c'est un peu l'enveloppe
08:30qui est consacré à l'hôpital.
08:32Normalement, ils étaient censés réduire l'argent
08:34à l'hôpital.
08:34Ils l'ont réduit un peu moins de prévu.
08:36Donc ils ont dit,
08:37en gros, la justification de Cyril Châtelain,
08:39c'est-à-dire que c'est très imparfait,
08:40mais quand même,
08:41on a eu un petit semblant d'avancer.
08:42Donc bon, voilà,
08:43non, ça abstient et puis débrouillez-vous.
08:44Oui, c'est ça.
08:45En gros, ça permet,
08:46en gros, pour entrer un petit peu dans les détails,
08:48ça permet d'augmenter les dépenses
08:50permises par cette enveloppe
08:52de 3% plutôt que de 2%,
08:54en sachant que les besoins
08:57augmentent bien plus que ça.
08:58Mais du coup, ça permet,
09:00là encore avec des guillemets,
09:01d'augmenter l'enveloppe
09:02de 8 milliards d'euros en 2026.
09:05Donc voilà, 8 milliards,
09:07ça paraît énorme.
09:08Et par rapport aux besoins des hôpitaux,
09:09c'est vraiment pas grand-chose.
09:11Surtout qu'encore une fois,
09:12les besoins augmentent assez largement.
09:15Oui, voilà, c'est ça.
09:16Normalement, de plus de 8 milliards par an
09:17ou quelque chose comme ça, à peu près.
09:19Parce qu'avec le vieillissement de la population, etc.
09:21Ça, c'est un peu le truc
09:22du budget de la sécurité sociale.
09:23C'est que le gros du budget
09:24de la sécurité sociale,
09:25c'est les retraites.
09:25C'est la moitié, quasiment, les retraites.
09:27Et après, un tiers, à peu près,
09:29c'est le remboursement des soins.
09:30Et après, tout le reste,
09:31les différentes aides qui passent par la Sécu.
09:32En fait, c'est qu'une petite partie.
09:33Et donc, avec le vieillissement de la population,
09:35les retraites, c'est...
09:36Enfin, l'enveloppe à loue retraite
09:37est de plus en plus importante
09:38parce qu'il y a de plus en plus
09:39de pensions de retraite à reverser.
09:41Et les soins aussi
09:43coûtent de plus en plus cher,
09:44entre guillemets,
09:44même si dire coûter cher,
09:45quand on parle de la sécurité sociale,
09:46moi, je n'aime pas trop.
09:47Mais ça représente beaucoup d'argent,
09:49en tout cas,
09:49de par aussi le vieillissement de la population.
09:51Donc dire, on a augmenté de 8 milliards l'enveloppe,
09:54bon, en vérité,
09:56ce n'est pas vraiment une augmentation.
09:57Oui, complètement.
09:58C'est une diminution moins grosse que prévu.
10:00C'est ça.
10:00Non, mais c'est ça.
10:01Il faut essayer de le mettre en perspective
10:02parce que c'est vrai que
10:04augmentation, ce n'est pas le bon mot.
10:05On a l'impression que ça y est,
10:06on a cassé la tirelire
10:07pour irriguer l'hôpital public de fond.
10:10Ce n'est pas du tout le cas.
10:11Et loin de là, malheureusement.
10:13Et l'autre semblant de victoire
10:15que les écolos avancent aussi,
10:16c'est l'abandon du doublement des franchises médicales.
10:19C'est aussi un autre point.
10:20Mais par contre, il faut le tempérer.
10:22Il faut aussi le balancer
10:22parce que quand on regarde le PLFSS dans le texte,
10:25on voit un certain nombre de mesures
10:27qui demeurent et qui vont être dangereuses,
10:28en particulier pour les classes populaires.
10:31Il y a une taxe de 2% sur les complémentaires santé.
10:34Donc ça, ça va être répercuté directement
10:36sur le pouvoir d'achat.
10:39Il y a la réintroduction de la tarification à l'acte
10:41dans les centres médico-sociaux.
10:43Donc normalement, les centres médico-sociaux étaient
10:45plutôt épargnés.
10:47Et il y a aussi tout un recul
10:49sur la question de la transparence des médicaments.
10:52On ne va pas entrer forcément dans les détails.
10:53Mais tout ça pour dire que,
10:55même si d'un côté, les écolos disent
10:57qu'on réduit la casse, on va dire,
11:00de l'autre côté, il y a quand même pas mal d'éléments
11:01sous le tapis qui sont encore là.
11:03Oui, il y a quand même pas mal de casse.
11:04Sachant que sur le budget du PLFSS,
11:05j'ai l'impression que sur les retraites,
11:06ça n'a pas trop touché aux retraites
11:08pour une simple et bonne raison.
11:08C'est que déjà, les retraités votent beaucoup.
11:10Et donc, généralement, ce n'est pas très rentable
11:12en termes de capital électoral, on va dire,
11:14de s'attaquer aux retraites ou ce genre de choses.
11:16Donc là-dessus, la casse a été quand même assez limitée
11:18sur les pensions de retraite.
11:19Mais du coup, là où les économies ont été cherchées,
11:21c'est sur le remboursement des soins.
11:23Vraiment, c'est moins impopulaire.
11:26Moins impopulaire, je m'ai mal prononcé,
11:29de s'en prendre au remboursement des soins
11:30plutôt que de s'en prendre en retraite.
11:31Et donc, du coup, les macronistes,
11:32ils sont vraiment partis sur un budget de casse sociale,
11:35mais au niveau des soins en particulier.
11:37Donc, je veux dire, même si là, effectivement,
11:38l'enveloppe de l'ON-DAM a augmenté de 8 milliards, etc.
11:41Dans tous les cas, quand on regarde,
11:43c'est un budget qui est macroniste pour ça.
11:46Macroniste light, on va dire,
11:47mais ça reste le budget macroniste
11:49avec toutes ces économies faites sur la santé des Français.
11:53Et ça, ça n'a pas changé.
11:54Malgré l'absence...
11:55Le fait que les écolos se soient abstenus,
11:57dans tous les cas, c'est toujours le cas.
11:59C'est ça.
11:59Et puis, sur les retraites, c'est exactement ça.
12:02Et en fait, pourquoi on ne touche pas aux retraites ?
12:04C'est intéressant d'analyser aussi le processus, disons,
12:07qui a permis d'en arriver là.
12:08Parce qu'en fait, Laurent Wauquiez a fait pression
12:10pour qu'il y ait tout de même une légère revalorisation des retraites.
12:15Évidemment, c'est une question électoraliste.
12:17Parce qu'on sait que les LR fonctionnent notamment
12:20grâce à l'apport de l'électorat retraité et plutôt aisé.
12:25Et donc, voilà, en fait, on le doit à la pression d'une partie de la droite
12:30pour protéger ces retraités aisés.
12:33Voilà.
12:34Mais par contre, sur la question des soins,
12:36là, la droite faisait pression pour des coupes plus gigantesques encore.
12:40Donc, en fait, on n'a pas trouvé un point d'équilibre.
12:44Mais en fait, c'est un projet austéritaire light,
12:46mais moins pire que la copie initiale,
12:48que celle présentée par le gouvernement à la base.
12:52Pour ceux qui ont voté contre au sein du groupe Écologie,
12:54je te propose de garder ça pour un peu plus tard.
12:55Parce que là, vu qu'on parle du contenu, du texte,
12:57et qu'on fait un petit peu le résumé,
12:59je te propose que d'abord, on prenne le temps de faire ça.
13:01Et après, ensuite, dans un second temps,
13:02parler un peu de la restructuration politique
13:06qu'on voit à travers ça.
13:06Parce que là, pour le coup, il y a des choses à dire.
13:08C'est vraiment un beau bordel.
13:09Entre ceux qui ont voté pour à gauche,
13:11enfin, à gauche, entre guillemets.
13:14Enfin, si on parle des trois blocs de la tripartition,
13:17il y avait le bloc NFP,
13:18qui là, du coup, il est vraiment mort et enterré.
13:20C'est le bloc NFP, j'ai l'impression.
13:21Il y a le bloc, ce qu'on appelle parfois le bloc bourgeois,
13:23le bloc macroniste et le bloc nationaliste d'extrême droite.
13:26Je veux dire, dans le bloc dit NFP,
13:28il y en a qui ont voté pour,
13:29il y en a qui sont abstenus,
13:30il y en a qui ont voté contre.
13:31Dans le socle commun,
13:33ou ce qui reste plus ou moins de ce socle commun,
13:34il y en a qui ont voté pour,
13:35il y en a qui sont abstenus.
13:36Il y en a même qui ont voté contre, en réalité, chez LR.
13:39Et après, à droite, à l'extrême droite,
13:41c'est un peu plus cohérent.
13:42Dans l'ensemble, ça a quand même voté contre.
13:44Mais je veux dire, en tout cas,
13:45c'est un beau bazar, cette histoire.
13:47On va revenir dessus.
13:49Et on pourrait même encore plus mettre le bazar,
13:50je vais répondre juste sur l'extrême droite,
13:51parce que si on regarde notamment sur les votes,
13:53sur la partie recette,
13:54l'extrême droite, le RR notamment, n'était pas là.
13:57Donc en fait, alors là, ils donnent le beau jeu.
13:59On est 123 députés, 123 contre.
14:02Regardez comme on est des opposants.
14:03Mais sur la partie recette, comme sur la partie dépenses,
14:05il y avait un énorme absentéisme du rassemblement national.
14:09Donc il y a aussi un jeu de posture.
14:10Oui, ça, évidemment.
14:12C'est bien de le préciser toujours,
14:14de voir ce qu'il y a derrière le masque du RN.
14:17Donc du coup, écologique et sociale,
14:18ça s'abstenut grosso modo.
14:20Alors après, on a loupé les droits républicains.
14:22Donc ça, c'est le groupe de Laurent Wauquiez,
14:23c'est le groupe LR.
14:24Et là, pareil.
14:25Alors là, pour le coup, ça a voté pour un peu.
14:28Ça a voté contre un petit peu,
14:29mais vraiment très, très peu.
14:30Et globalement, ça s'abstenut.
14:32Mais bon, du coup,
14:33est-ce que c'est encore le socle commun,
14:34droite républicaine ?
14:35On ne sait même plus.
14:37Typiquement, si on estime,
14:39si on estime que, effectivement,
14:41ce qui définit l'opposition ou pas,
14:44c'est le vote du budget,
14:45ça voudrait dire que là,
14:46le PS fait plus partie du socle commun macroniste
14:48que la droite LR.
14:50Et ça, depuis 2022,
14:52la droite LR, c'était justement
14:53un peu la béquille des macronistes.
14:54Jusqu'en 2024,
14:55c'est ce qui leur permettait
14:55d'avoir une majorité absolue.
14:57Et jusque-là,
14:57c'est ce qui leur permettait
14:58de survivre à peu près.
14:59Il suffit de voir le nombre
14:59de membres du gouvernement LR qu'il y avait.
15:01C'était vraiment
15:03les vrais supplétifs de la macronie
15:04au sens propre.
15:05Et là, ça devient le PS.
15:06Du coup, le PS a presque pris le rôle
15:08de LR là-dedans
15:09quand on regarde les votes
15:10sur le PLFSS.
15:10C'est fou quand même.
15:11C'est un jeu de chasse musicale.
15:12On s'y perd.
15:12C'est exactement ça.
15:13Non, mais c'est fou.
15:14Et c'est vrai qu'on a vu...
15:16Enfin, de toute façon,
15:17je crois qu'on va en reparler après
15:18parce qu'on a une séquence
15:19où Bruno Retailleau
15:19montre un petit peu l'écrou.
15:21Mais on a une séquence,
15:23en ce moment,
15:23une séquence politique
15:24où Bruno Retailleau
15:24est plus offensif qu'Olivier Faure
15:26sur ces questions-là.
15:27Évidemment, pas avec les mêmes arguments.
15:28Oui, pour des raisons différentes.
15:30Mais voilà.
15:30Et même Michel Barnier
15:31qui, en gros...
15:32Évidemment, Michel Barnier
15:34ne dénonce pas
15:35un budget austéritaire.
15:36Il dénonce qu'il ne l'est pas assez.
15:38Oui.
15:38Que c'est un budget socialisé,
15:40socialistisé ou je ne sais pas quoi.
15:41Mais c'est intéressant de voir,
15:44oui, que LR est en train
15:46de se détacher peu à peu
15:47du socle commun.
15:48Après, il faut aussi dire
15:50que LR, la droite dite républicaine,
15:52est aussi traversée
15:53par des divisions internes,
15:54par des tensions
15:56entre Bruno Retailleau
15:57et Laurent Wauquiez.
15:58Ça se voit au vote,
15:58c'est quasiment coupé en deux.
16:00C'est le seul groupe
16:01où c'est aussi divers
16:02au sein d'un même groupe.
16:03Complètement.
16:03C'est ça.
16:04Et en fait, dès le départ,
16:06Bruno Retailleau
16:06s'est montré offensif,
16:08dénonçant un budget
16:10qui n'était pas responsable
16:13et qui devait davantage couper
16:15dans les dépenses.
16:17Et de l'autre côté,
16:18Laurent Wauquiez, lui,
16:19a essayé de faire pression
16:20amendement par amendement
16:22pour essayer de faire passer
16:23peu à peu ses plans.
16:25Et d'ailleurs,
16:25il est arrivé pour un certain nombre
16:26d'entre eux.
16:27On a parlé des retraites,
16:29on a parlé aussi
16:30de défiscalisation
16:31des heures supplémentaires.
16:32Il y a tout un ensemble
16:32de mesures.
16:34Donc en fait,
16:34LR est complètement divisée.
16:36Son congrès n'est pas terminé,
16:37on a l'impression.
16:37Et surtout,
16:38c'est 2027 qui se prépare.
16:39Là, de toute façon,
16:39c'est ce que je vois aussi
16:40à travers ça.
16:41Encore une fois,
16:41je pense qu'on en parlera
16:42peut-être un tout petit peu plus tard.
16:44C'est qu'on voit déjà
16:462027 derrière ces voies-là.
16:47Au sens où, jusque-là,
16:48j'ai l'impression que quand même,
16:49on se disait,
16:50une dissolution est possible.
16:51Ou en tout cas,
16:53le blocage budgétaire
16:54fait que ça peut mener
16:55à des censures.
16:55Et à force de censurer,
16:56Macron va peut-être
16:57finir par dissoudre.
16:58Et moi, jusqu'à il n'y a pas
16:58très très longtemps,
17:00à peu près un mois ou deux,
17:01ou quelque chose comme ça,
17:01je me disais,
17:02OK, là, on va dire,
17:04en attendant 2027,
17:04la prochaine grande étape
17:05électorale à l'échelle nationale,
17:07donc j'enlève un peu
17:08les municipales de ça,
17:10ça ne sera peut-être pas 2027
17:11parce que le risque
17:11de dissolution
17:12et de législatives anticipées
17:13est quand même très très élevé.
17:14Parce qu'il y avait le RN
17:15justement qui pousse pour ça,
17:17LFI aussi qui pousse
17:18d'une manière
17:18un petit peu différente,
17:19mais quand même,
17:19en tout cas,
17:20qui sont sur quasiment
17:21systématiquement maintenant.
17:23Donc, il y avait quand même
17:23cette idée d'éventuellement
17:25préparer des législatives anticipées
17:27avec la question de
17:27est-ce que le NFP va se reformer
17:29parce que ça a bien marché
17:30la dernière fois ?
17:30J'ai l'impression qu'en fait,
17:31maintenant,
17:31tout le monde a abandonné
17:32l'idée qu'il y aurait
17:32des législatives anticipées
17:34de par le fait que le PS
17:35ne censure pas
17:35et là, a priori,
17:36le budget, il va passer.
17:37Le PS, c'est engagé
17:38dans une voie de voter le budget.
17:40S'ils le font là
17:40au PLFSS,
17:42ça n'aurait aucun intérêt
17:43que là, du coup,
17:44ils se mettent à voter contre
17:45sur les autres parties du budget.
17:46Donc, a priori,
17:47là, on peut en déduire
17:49que le budget va passer
17:50et qu'il n'y aura pas
17:51de dissolution.
17:51Et après, s'il passe en 2026,
17:53je ne vois pas
17:54en 2025,
17:55je ne vois pas
17:55pourquoi il ne passerait pas
17:56en 2026
17:56avec des choses
17:57un petit peu pareilles.
17:58Moi, là, j'ai vraiment l'impression,
17:59je pense que je ne suis pas
17:59le seul à le penser,
18:00dis-moi ce que tu en penses,
18:00qu'il n'y aura pas de dissolution,
18:01là, c'est fini.
18:02On arrête de penser
18:03en termes de législatives anticipées
18:04et donc, du coup,
18:05ce qui reste derrière,
18:05c'est la présidentielle 2027.
18:07Tout le monde a les yeux rivés
18:08là-dessus.
18:09Et là, on est déjà quasiment
18:09en pré-campagne,
18:10y compris dans le jeu
18:11de posture parlementaire.
18:12Dans l'absolu,
18:13je suis d'accord avec toi.
18:15Et en même temps,
18:15si je me mets
18:16à la place de Macron,
18:17ce qui est quand même
18:18très difficile,
18:19je me dis,
18:19mais est-ce que ce n'est pas
18:20le moment idéal,
18:21quelque part,
18:21pour lancer une dissolution ?
18:22Dans le sens où, en fait,
18:23on est face à un paysage
18:24complètement éclaté
18:25et le seul parti,
18:27le seul mouvement
18:27qui arrive encore
18:28à serrer les reins,
18:29c'est ses renaissances
18:31avec ses alliés du modem.
18:32Alors, évidemment,
18:33ça ne fait pas grand-chose.
18:35Avec les alliés du modem
18:35qu'on votait pour
18:35en l'inimité aussi.
18:37Oui, voilà.
18:37Ça ne fait pas grand-chose,
18:39mais on est face
18:40à une droite
18:40complètement éclatée.
18:42LR, donc.
18:44Horizon aussi
18:45qui essaie de se distinguer,
18:47qui essaie de se montrer
18:49responsable,
18:49mais qui, en même temps,
18:52montre le temps
18:56face à Emmanuel Macron
18:58pour montrer
18:58qu'en fait,
18:59Édouard Philippe
18:59représente une autre offre.
19:00Et en face,
19:01on a une gauche
19:01complètement éclatée.
19:02Il faut aussi se souvenir
19:03qu'après les élections européennes
19:05au moment où Emmanuel Macron
19:07dissout,
19:07il le fait immédiatement
19:09parce qu'il se dit
19:09la gauche n'aura pas le temps
19:10de se restructurer.
19:11Et donc, en fait,
19:11on a un boulevard.
19:13Le RN aussi un boulevard,
19:14mais du coup,
19:15ça sera Macron
19:16contre Marine Le Pen.
19:17Comme en 2017,
19:18comme en 2022,
19:18il se dit,
19:19si c'est ça,
19:19j'aurais peut-être
19:20ma majorité absolue à la fin.
19:21Donc, le but,
19:21c'était de mettre la gauche
19:22hors jeu en se basant
19:23sur leur désunion
19:24pour faire monter le RN
19:26comme son meilleur ennemi
19:26contre lequel il rejourait
19:28encore une énième fois
19:28le barrage républicain.
19:29A priori,
19:30c'était ça le plan.
19:31Même si, bon,
19:32c'est difficile
19:32de sonder l'âme
19:33et le cœur d'Emmanuel Macron.
19:34C'est compliqué.
19:34A priori, c'était ça le plan.
19:36Après, voilà,
19:36je suis plutôt d'accord avec toi.
19:37Je pense qu'il n'y en aura pas.
19:38Mais voilà,
19:39je me dis,
19:39ne l'écartons pas totalement
19:40parce qu'Emmanuel Macron
19:42a quand même un côté savant fou
19:43de la politique
19:44qu'il ne faut pas sous-estimer.
19:48Et il faut savoir aussi,
19:49je crois que c'était le canard
19:49qui le sortait,
19:50qu'Emmanuel Macron a sondé,
19:52enfin, Emmanuel Macron,
19:53ses services, évidemment,
19:55ont sondé les différents préfets,
19:58ont sondé des constitutionnalistes aussi
20:00pour voir si,
20:01en cas de dissolution,
20:02si les élections municipales
20:03ne pouvaient pas être reportées, etc.
20:04Bon, c'est que des précautions
20:05qui sont prises, évidemment,
20:06au cas où.
20:08Mais voilà,
20:08je pense qu'il ne faut pas non plus
20:09totalement l'écarter.
20:10Oui, c'est vrai.
20:11Avec lui, on ne sait jamais.
20:12Tout ce qui est en dessous de 2024,
20:14personne ne s'y attendait,
20:15mais genre vraiment absolument personne.
20:16Même l'ERN qu'il a réclamé
20:17haut et fort,
20:17ne s'y attendait absolument pas.
20:19Donc, ouais,
20:20on ne sait jamais avec lui.
20:21Évidemment,
20:21c'est une de ses caractéristiques principales,
20:23peut-être.
20:25On a un forcelé à l'Élysée,
20:26je dirais même.
20:28Alors, côté horizon indépendant,
20:30qui sont censés faire partie
20:31du socle commun
20:31encore plus officiellement
20:32que LR jusque-là,
20:34donc le parti d'Edouard Philippe,
20:35ça votait un petit peu pour,
20:37mais ça s'est surtout abstenu.
20:38Et ça, c'est aussi assez intéressant
20:40parce que du coup,
20:40on voit aussi l'effritement
20:41du socle commun.
20:42LR, où on ne sait pas trop
20:43s'ils votent pour, contre,
20:44ou s'ils s'abstiennent,
20:45contre pas trop pour le coup,
20:46c'est aussi pareil
20:47chez horizon indépendant,
20:48le parti d'Edouard Philippe.
20:49Donc, c'est presque comme si
20:50l'aile droite du socle commun
20:51et t'es en train de,
20:52à moitié, foutre le camp.
20:53Et en même temps, c'est logique
20:54parce que le PS est en train
20:55de rentrer dans la majorité,
20:55dans ce fameux socle commun.
20:57Peut-être qu'on devrait dire
20:58plateforme de stabilité,
20:59plutôt, ou quelque chose comme ça.
21:00Ils avaient changé le terme.
21:01Du coup, c'est assez intéressant
21:02de voir cette espèce de décalage
21:03vers la gauche, entre guillemets,
21:05mais qui, au final, pareil,
21:06un jeu de posture et tout ça,
21:07c'est pas quand ça va partir
21:08en campagne ou quoi que ce soit,
21:09il ne va pas y avoir forcément
21:10une alliance PS-Macron-Lakomas.
21:13Mais, force est de constater
21:14qu'il est en train,
21:15que la droite de la Macronie,
21:16on va dire,
21:17donc Horizon et même LR,
21:18on pourrait les placer comme ça,
21:19sont en train de tenter
21:20de se détacher au maximum de Macron.
21:22C'est peut-être ça,
21:23l'information la plus intéressante
21:23par rapport à cette abstention.
21:25Oui, c'est ça.
21:25Et puis, tu parlais de jeu de posture,
21:26je pense que c'est exactement ça.
21:27Parce que là, on est face
21:28à des textes PLF, SSPLF,
21:30qui sont des textes de droite,
21:32soutenus par une partie de la gauche.
21:34Et ce texte-là,
21:35il permet à une partie de la droite
21:36de se détacher en dénonçant
21:38des textes qui vont à rebours
21:39du projet initial de la Macronie.
21:41En fait, évidemment,
21:42ça n'a aucun sens.
21:43Tout cela n'a aucun sens.
21:44Donc, évidemment,
21:45on est dans un moment
21:46de positionnement
21:47par rapport à 2027.
21:49Horizon, on l'a vu cette semaine
21:51et la semaine dernière
21:52avec Édouard Philippe,
21:52notamment, qui disait en l'État,
21:55je ne pourrais pas, moi,
21:56alors il n'est pas député,
21:58mais je ne pourrais pas voter ce texte,
22:00ce qui envoyait donc indirectement
22:01des consignes à Horizon
22:04ou en tout cas un signal.
22:05Et même après ce texte-là,
22:07alors qu'il a été permis,
22:08notamment par l'abstention d'Horizon,
22:10alors évidemment,
22:10ils ne sont que neuf à avoir voté pour,
22:12mais ils sont quand même 25
22:13à s'être abstenus.
22:15Et Paul Christophe,
22:16qui est député Horizon,
22:16qui est chef de file
22:17des députés Horizon,
22:18dit que c'est un texte
22:20sans équilibre,
22:20sans vision,
22:21sans responsabilité,
22:23oui, sans responsabilité, pardon,
22:25mais qu'ils s'abstiennent
22:26parce qu'ils ne veulent pas
22:27être des ingénieurs du chaos.
22:29Donc, en fait,
22:29on voit qu'Horizon...
22:31...
22:31...
22:32...
22:33...
22:33...
22:34facile et puis
22:34des équilibristes,
22:37parce qu'on dénonce un texte,
22:40on ne s'y oppose pas totalement,
22:41mais en même temps,
22:41on veut se montrer
22:42comme responsable,
22:43on ne veut surtout pas
22:43être les ingénieurs du chaos.
22:45Donc, en fait,
22:46on botte en touche
22:47tout en montant,
22:48en osant le ton
22:49dans les médias.
22:50Donc, en fait,
22:50on voit que, oui,
22:52Edouard Philippe
22:52est très clairement
22:52en train de se positionner
22:53et que ses troupes
22:55se mobilisent vers l'horizon.
22:57C'est mauvais jeu de mots,
22:58au 2026.
22:59C'est un petit peu ça.
23:00Allez, on va juste terminer
23:01les votes,
23:02parce que là,
23:02c'est en train de...
23:03On a déjà passé
23:04beaucoup de temps là-dessus.
23:05Donc, côté Lyot,
23:06ça votait pour,
23:07pas de grande surprise,
23:07on s'en fiche un peu,
23:08en réalité,
23:08c'est pas le plus intéressant,
23:10honnêtement.
23:10En tout cas,
23:11si on veut essayer
23:11de réfléchir
23:12à la restructuration politique,
23:13Lyot,
23:14ils sont plutôt sur la ligne.
23:15La France a besoin
23:16d'un budget,
23:16ce budget,
23:17il est un peu centriste,
23:18nul,
23:18mais nous,
23:18on est un peu centriste,
23:19nul aussi,
23:19donc,
23:19on pourrait réassumer
23:21ça comme ça.
23:22Et puis,
23:22Lyot,
23:22c'est souvent,
23:23on va se montrer
23:24comme responsable.
23:25C'est encore
23:25l'élément de langage
23:26sur ne pas être
23:27les ingénieurs du chaos.
23:28Lyot fait un petit peu ça.
23:30Assurer la possibilité.
23:31Le seul mérite
23:32que jamais,
23:34le seul point
23:35que je donnerais à Lyot,
23:36c'est qu'eux,
23:36ils ne se positionnent pas
23:37pour 2027,
23:38évidemment,
23:38on n'imagine pas
23:39un candidat d'Alyot.
23:40Et eux,
23:40jouent le jeu parlementaire
23:42dans les commissions,
23:42etc.,
23:43avec des amendements
23:43et souvent même,
23:45votent des amendements
23:46de la gauche.
23:46C'est un groupe
23:48un peu ovni
23:48dans l'Assemblée nationale.
23:50Mais bon,
23:51en tout cas,
23:51ce qui est sûr,
23:52c'est que oui,
23:52c'est 20 pour.
23:53C'est parce que c'est
23:53un budget gentil
23:54plutôt de droite
23:55et qu'ils penchent
23:55plutôt à droite.
23:57Enfin,
23:57même plus que plutôt à droite.
23:59Et donc,
23:59voilà pourquoi
24:00ils ont voté pour.
24:01Mais oui,
24:02c'est assez anecdotique.
24:03Oui,
24:03ce n'est pas le plus intéressant
24:04à regarder.
24:04Alors,
24:04je voulais répondre à Artis.
24:06Artus.
24:06Il s'appelle Artis,
24:07en vrai,
24:07peu importe.
24:08Ça va ?
24:08Il faudrait expliquer
24:09ce qu'il y a de gauche au PS.
24:10Alors,
24:11très simple.
24:12Le PS a été élu
24:13à l'Assemblée nationale
24:14au sein du nouveau
24:15Front populaire
24:16sur la base
24:16d'un programme de gauche.
24:17Voilà.
24:18Mais c'est à peu près tout.
24:19Mais c'est pour ça
24:20que quand on parle
24:20de l'Assemblée nationale,
24:21etc.,
24:22officiellement,
24:22ils sont censés être à gauche
24:23parce qu'ils ont été élus
24:24en tant que gauche.
24:25Ils étaient dans un bloc
24:27qui est censé être
24:28le bloc de la gauche.
24:28Mais effectivement,
24:29ça,
24:29c'est en train de changer.
24:30Peut-être qu'à la prochaine élection,
24:32on pourra les placer
24:33dans un autre bloc
24:34en fonction du programme
24:35sur lequel ils ont été élus.
24:36Mais voilà,
24:37quand on parle de gauche,
24:37ce n'est pas pour dire
24:38« Ah, ce sont de solides camarades. »
24:39Ce n'est pas ça.
24:40C'est pour dire
24:40par rapport à officiellement
24:42ce qui est censé être
24:43l'Assemblée nationale,
24:44le PS,
24:44on le met à gauche.
24:45Oui.
24:45Et puis le NFP,
24:46c'était à l'origine
24:47une coalition de gauche
24:48qui revendiquait même
24:50un Premier ministre commun,
24:52en l'occurrence
24:53une Première ministre,
24:53donc Lucie Casté.
24:55Donc oui,
24:57le berceau initial
24:58du Parti socialiste,
24:59c'est la gauche.
25:00Après,
25:00est-ce qu'elle s'est coupée
25:01de ses partenaires ?
25:02Oui.
25:02Est-ce qu'elle s'est coupée
25:03du programme ?
25:04On dirait bien.
25:06Donc je comprends
25:07la question
25:07et le scepticisme,
25:08mais malgré tout,
25:10on ne peut pas
25:11ne pas considérer
25:12le Parti socialiste
25:13comme étant une force
25:13de la gauche.
25:14Oui,
25:14c'est la force
25:15de la gauche,
25:16entre guillemets.
25:16Il ne faut pas oublier
25:17de faire comme ça
25:18avec les doigts.
25:20En parlant de gauche,
25:20il y a un dernier groupe
25:21dont on n'a pas parlé
25:21et là,
25:22c'est aussi assez intéressant,
25:23le groupe Gauche-Démocrate-Républicaine,
25:25donc en gros,
25:25c'est le groupe communiste
25:26plus il y a des ultramarins dedans
25:27et qui a quand même
25:28assez majoritairement
25:29voté contre,
25:30sachant que tu me disais
25:31que dans l'abstention,
25:32c'est surtout des députés
25:33ultramarins
25:33qui ne sont pas au PCF.
25:34Donc a priori,
25:35le PCF a voté quand même
25:36contre
25:37et a tenu la ligne
25:38et notamment,
25:39on a Stéphane Peux
25:40qui est le président
25:40du groupe parlementaire
25:43GDR,
25:43juste là,
25:44qui a voté pour
25:45et avec le député PCF
25:46qui, dans l'ensemble,
25:47voté contre,
25:47dans l'ensemble,
25:48ont voté contre.
25:49Donc a priori,
25:50ils restent dans le bloc
25:51de ceux qui ont voté
25:52contre le budget
25:53et qui ont plutôt
25:54tenu la ligne
25:54et qui n'ont pas trahi
25:56comme le PS
25:56en votant pour un budget
25:57macroniste.
25:58Ce qui est quand même
25:58fou quand on y pense
25:59qu'ils ont fini par voter
26:00un budget macroniste
26:02ni dans les écolos
26:03où du coup,
26:03un peu facile,
26:04un peu plutre
26:05comme position
26:05de se dire
26:05on ne vote pas,
26:06ce n'est pas notre histoire.
26:08C'est de constater
26:09que le PCF,
26:09dans le cadre parlementaire,
26:10là-dessus,
26:10il a tenu la ligne.
26:11Oui, complètement.
26:12Et puis Stéphane Peux
26:13se montre très sévère
26:15et virulent
26:15en rencontre des projets
26:16gouvernementaux
26:17sur le PLFSS et le PLF.
26:18Sur le PLFSS,
26:19par exemple,
26:19il dit qu'il y a
26:20un certain nombre
26:20de conditions
26:21qui ne sont pas remplies.
26:21Est-ce que ce PLFSS
26:24garantit l'existence
26:25des services publics ?
26:26Non.
26:26Est-ce qu'il préserve
26:27les classes populaires ?
26:28Non.
26:28Donc en fait,
26:29on ne peut pas voter pour.
26:30Il y a un vote pour,
26:31c'est Emmanuel Morel
26:32qui lui non plus
26:32n'est pas communiste
26:34et puis à se rapporter,
26:35disons,
26:35c'est un ancien député européen
26:37qui était...
26:40Comment s'appelle son parti ?
26:41C'est le même que Filoche,
26:43je crois ?
26:44GDS, je crois ?
26:45Ah, oui, c'est GDS.
26:46C'est le groupe
26:47machin démocrate et socialiste.
26:48Voilà, donc je me perds
26:50dans les sigles,
26:50mais voilà,
26:51en tout cas,
26:51ce n'est pas un communiste.
26:53Et dans les abstentions,
26:53le seul communiste
26:54que je note,
26:55c'est Yannick Monnet,
26:56si je ne me trompe pas.
26:57Et Yannick Monnet
26:58qui avait voté
27:00de la même façon
27:00sur le PLF.
27:02OK, OK.
27:03D'accord.
27:03Donc pas de surprise.
27:04On a quelqu'un dans le chat
27:06qui dit PCF LFI Nouvelle Union.
27:08Le retour du Front de Gauche.
27:10Ouh là là !
27:10Donc le Front de Gauche,
27:11pour ceux qui ne savent pas,
27:11c'était jusqu'en 2017.
27:13Il y avait un truc
27:14qui s'appelait le Front de Gauche.
27:14C'était un peu toute la gauche radicale,
27:16on va dire,
27:17qui s'alliait au moins
27:18pour les élections.
27:19Et donc de fait,
27:19il y avait une annonce
27:20entre LFI,
27:20même si ça ne voulait pas,
27:21LFI à l'époque,
27:23et le Parti Communiste français.
27:25Et donc c'est vrai
27:26que quand on regarde
27:26les votes à l'Assemblée nationale,
27:28là où les écolos,
27:29ce n'est pas clair,
27:29sachant que les écolos,
27:30ils n'étaient pas
27:30dans le Front de Gauche.
27:32Ils étaient alliés,
27:33enfin en 2017 en tout cas,
27:33ils étaient alliés à Benoît Hamon du coup,
27:35dont on va reparler aussi
27:36indirectement après
27:37par rapport aux députés horizon.
27:40Je ne sais plus ce que
27:40je suis en train de dire.
27:41Mais oui, oui.
27:42Donc voilà,
27:42là où les écolos,
27:43ce n'est pas clair,
27:43le PCF,
27:44pour le coup,
27:45quand on regarde les votes
27:45à l'Assemblée,
27:46ils sont dans le même bloc
27:46que l'EFI,
27:47donc il y a un peu
27:47un Roland Front de Gauche.
27:49D'ailleurs,
27:49c'est intéressant
27:50parce que je vais repart
27:51à l'interview,
27:51mais ce matin,
27:52à Bombard,
27:52donc sur Inter,
27:53on lui dit
27:53mais vous êtes minoritaire
27:55maintenant à gauche.
27:56Sous-entendu,
27:56c'est la socialiste
27:57qui lead la position
27:58de la gauche
27:59avec l'assentiment
28:01des écolos aussi,
28:02qui légitimerait
28:03la position des socialistes.
28:04Mais pas du tout.
28:05En fait,
28:05quand on regarde
28:05l'ensemble des votes,
28:07la position majoritaire,
28:08c'est celle qui est portée
28:09par les communistes
28:10et par les insoumis,
28:11c'est d'être contre
28:12ces projets austéritaires-là
28:13et de défendre
28:14une alternative
28:15plutôt que de se contenter
28:16de réduire la casse.
28:18Dans ce qui reste
28:19du bloc NFP,
28:20il y a eu plus de comptes
28:20que de pouvoirs techniquement.
28:22En tous les LFI
28:22et les PCF,
28:23ça fait plus
28:24que le groupe socialiste
28:25largement.
28:27Je ne sais pas
28:28si on va regarder les extraits
28:29parce qu'il est déjà
28:30bientôt 11h50.
28:31Ce qu'on peut faire,
28:32c'est parler directement
28:33de la restructuration
28:33parce qu'en réalité,
28:34on a déjà pas mal
28:35fait le tour.
28:37Comme ça,
28:37on a un peu en ronc
28:38cette histoire.
28:38Est-ce qu'on a vraiment
28:38envie d'insulter
28:39une énième fois
28:39Olivier Faure ?
28:41Non, surtout qu'il est dans ça.
28:42Il ira la semaine prochaine.
28:43Ce que je vous propose,
28:44c'est qu'on ne réagisse pas
28:45à Olivier Faure tout de suite
28:46puisque de toute manière,
28:47il sera en présentiel
28:49directement sur ce plateau.
28:50Il sera assis là
28:50ou là peut-être
28:51quelque part comme ça.
28:54On ne va peut-être
28:54pas réagir à Olivier Faure.
28:55Apprendre à quoi ?
28:56Rotaillot et Julien Doubs.
28:57J'ai un peu envie
28:58de parler de la...
29:02Est-ce qu'on peut sentir
29:03une forme de restructuration
29:04par rapport à ça ?
29:05Moi, j'aimerais bien
29:06en parler avec toi.
29:06On peut commencer
29:07avec cette histoire
29:07de LFI et PCF
29:09qui votent la même chose.
29:12Est-ce que c'est peut-être
29:14aller un peu trop loin
29:15que de relier l'alliance
29:17qu'il y a entre LFI et le PCF
29:18pour les municipales
29:19dans le 93
29:19et ce vote en commun ?
29:21Parce que là, du coup,
29:21pour les municipales
29:22qui se préparent,
29:23voir à gauche
29:23quel type d'alliance
29:24il peut y avoir,
29:24là, pour le coup,
29:25il va y avoir des choses
29:25à observer assez fortes.
29:26Même si, en fonction des villes,
29:28en fonction de la base militante
29:29et des problématiques locales,
29:30il peut y avoir
29:30des choses assez différentes.
29:31Mais dans le 93,
29:32il y a eu un accord
29:33à l'échelle du département
29:34tout entier
29:34entre LFI et le PCF
29:36pour faire des listes communes
29:37sur toutes les mairies du 93.
29:39Et donc, quand on voit ça
29:40et qu'on voit que, bon,
29:41les seuls à avoir voté
29:42à gauche contre,
29:43parce qu'on ne parle pas
29:44du RN et des ciotistes
29:45là-dedans,
29:46contre le budget,
29:46c'est le PCF et LFI.
29:49Est-ce qu'il n'y a pas
29:49un peu un espèce d'axe gauche
29:51de rupture
29:52qui est en train presque
29:53de renaître
29:53de fait par les décisions
29:55politiques locales ?
29:55Et j'ajouterais l'après aussi.
29:57L'après,
29:57les anciens insoumis.
29:59Bien sûr, mais tout ça
30:00pour dire que c'est...
30:02Enfin, pour aller dans ton sens,
30:03dans le sens où, en fait,
30:04c'est quand même
30:04un large socle.
30:06Un socle commun bis,
30:07mais autre.
30:08Un large socle, oui,
30:10qui est en train
30:10de se recomposer.
30:11Alors après, oui,
30:11tu fais le lien
30:12avec l'alliance départementale
30:14dans le 93.
30:15Alors, c'est un contexte local,
30:16c'est difficile à dire.
30:18Je ne suis pas tout à fait sûr
30:19de ce que j'ai avance.
30:20Je pose juste des questions.
30:22Mais ce qui est sûr,
30:23c'est que, déjà,
30:24il y a des positions
30:25largement communes
30:25sur le programme.
30:28Que ce soit sur le plan national,
30:30on le voit,
30:30il y a une illustration
30:31avec le PLF et le PLFSS,
30:32mais même sur le plan local.
30:34Quand je vois, par exemple,
30:35les insoumis sortir
30:36leur programme communaliste,
30:39ça ressemble énormément
30:40au communisme municipal.
30:41Donc, évidemment,
30:42il y a des ponts.
30:43Alors après,
30:45qui mènera ces ponts ?
30:46Qui les facilitera ?
30:47Qui les empêchera ?
30:48Voilà, on sait
30:49qu'il y a un jeu d'appareil
30:50qui entre en ligne de compte.
30:53Et on ne va pas forcément
30:53l'aborder là
30:54parce qu'il faudrait
30:54une émission spéciale.
30:55Mais en tout cas,
30:56oui, clairement,
30:57il y a une proximité idéologique.
31:01Il y aurait des intérêts électoraux
31:02aussi qui pourraient
31:03le légitimer.
31:05Après, il y a quand même
31:07des différents
31:07qui ont,
31:08voilà,
31:09des précédents
31:09qui ont encore
31:11un petit peu
31:11la peau dure.
31:12Mais est-ce que c'est tant
31:13en termes de programmes,
31:14d'idées,
31:14et est-ce que ça se traduit
31:15dans le travail parlementaire ?
31:17C'est ça qui m'énerve
31:18aussi un peu cette histoire.
31:19Ça a l'air d'être
31:19des partenaires naturels
31:20et d'éblier le PCF
31:20quand on regarde juste
31:21leur vote à l'Assemblée,
31:22le programme qu'ils défendent,
31:23etc.
31:24Ça n'a pas l'air
31:25d'être vraiment sur le fond
31:26ce qu'il y a de ces partants.
31:27C'est vrai qu'à l'Assemblée,
31:28là, pour le coup,
31:29que ce soit le groupe
31:30présidé par Stéphane Peu
31:31et le groupe présidé
31:32par Mathilde Panot,
31:33ils collaborent largement
31:34ensemble,
31:35ils déposent des textes
31:36parfois communs.
31:38Il y a un jeu d'amendements
31:39qui est fait sur un texte
31:40et sur les autres.
31:41Je veux dire,
31:42il y a une marche commune
31:43quand même
31:43qui est faite.
31:45Les différents,
31:45ils sont un petit peu
31:46à l'extérieur,
31:47disons,
31:51Et c'est plus des différences
31:52de l'ordre presque
31:53de la stratégie
31:53ou de la communication parfois.
31:55Voilà, exactement.
31:56Ça dépend de qui on parle.
31:57Et puis après,
31:57il y a aussi des ressentiments
31:58sur le fait que
31:59un certain nombre
32:00de communistes
32:01s'estiment avoir été
32:03maltraités par Jean-Luc Mélenchon
32:04à un moment donné,
32:05alors que l'apport communiste
32:06était quand même large
32:08et massif à un moment donné
32:10en faveur de Jean-Luc Mélenchon
32:12sur certaines présidentielles.
32:14Donc voilà,
32:14il y a des différences
32:14encore à régler.
32:15Mais en tout cas,
32:16sur le jeu parlementaire,
32:17à l'Assemblée,
32:18on fait plutôt
32:19marche commune de ce côté.
32:20Je vois,
32:20vu la personne du PCF,
32:22donc on parle de Suckerman,
32:22parfait,
32:23on fait la promo de Saïra.
32:24Parfait,
32:24on était invité dans Saïra,
32:25l'émission de Bluma
32:26il n'y a pas très longtemps.
32:27Donc vu Cécile Suckerman
32:28la dernière fois dans Saïra,
32:29pas sûr que ça soit si proche.
32:30Alors encore une fois,
32:31là je parlais vraiment
32:31du programme
32:32du Parti communiste français
32:33et des votes
32:34à l'Assemblée nationale.
32:35Donc effectivement,
32:36il y a des prises de position
32:37qui n'ont rien à voir.
32:38Tu prends certains à LFI
32:39et certains au PCF
32:40qui disent des choses
32:40totalement différentes.
32:41Et au Sénat,
32:42après il n'y a pas LFI au Sénat.
32:44Donc c'est déjà difficile
32:45de comparer.
32:46Oui,
32:46et puis après il y a...
32:47Là on parlait vraiment
32:48du programme
32:49et des votes à l'Assemblée.
32:50Oui,
32:50et puis après il y a
32:51des jeux de lignes,
32:51des jeux de tendances aussi.
32:52Voilà,
32:52tout le monde n'est pas...
32:54Cécile Suckerman,
32:54elle est plutôt
32:55dans la ligne Fabien Roussel.
32:59Donc voilà,
33:00c'est une certaine ligne.
33:01Stéphane Peu
33:03porte une toute autre ligne,
33:05une volonté de coopérer,
33:07de collaborer davantage
33:08avec les insoumis.
33:10C'est des enjeux
33:11qui vont être discutés
33:12au prochain congrès.
33:13C'est l'année prochaine.
33:14C'est ça,
33:15exactement.
33:16Le PCF va devoir
33:16clarifier sa ligne là-dessus.
33:18Mais les insoumis aussi,
33:19c'est-à-dire qu'en fait
33:19il ne faut pas non plus
33:19mettre le ballon
33:20que dans un camp,
33:22que dans le camp des communistes.
33:23Les insoumis aussi
33:24doivent dire
33:26s'ils sont prêts
33:26à une alliance,
33:27si oui,
33:28dans quelle proportion,
33:30comment ils sont prêts
33:31à légitimer aussi
33:32le travail des communistes.
33:34Voilà,
33:34c'est un chantier.
33:35Mais en tout cas,
33:36il y a la base idéologique,
33:37il y a un travail
33:38qui est fait en commun
33:39et surtout il y a la menace
33:40de l'extrême droite
33:40et il y a tout un bloc bourgeois
33:42à combattre.
33:43Oui, tout à fait.
33:44En parlant des autres
33:45qui ont voté contre,
33:46dans le groupe écologiste,
33:47il y en a quand même
33:47quelques-uns qui ont voté contre
33:49et c'est intéressant
33:49parce que c'est
33:50dans leur écrasante majorité
33:51des gens qui ne sont pas
33:52au parti des écologistes
33:53mais qui sont quand même
33:54qui siègent dans le groupe écolo
33:54de l'Assemblée
33:55et donc il y a évidemment
33:56les fameux purgés de la FI,
33:58on les appelle comme ça parfois.
33:59Donc l'après,
34:00avec Alice Corbière,
34:00Clément Dittanotin et compagnie
34:01et aussi Ruffin
34:02qui ne fait pas partie
34:03de l'après à proprement parler.
34:04Mais bon,
34:05c'est toute cette team-là,
34:05vous connaissez.
34:06Et donc eux,
34:07ils ont voté contre,
34:07pareil,
34:07ils ont tenu la ligne
34:08ce qui est plutôt logique
34:09parce qu'ils ont voté
34:10à peu près comme LFI
34:11sachant qu'ils y étaient
34:11il y a un an et demi
34:12encore chez LFI.
34:13Rien de très étonnant là-dessus.
34:15Mais il y en a quelques autres
34:17aussi,
34:17ça c'est intéressant,
34:18notamment Benjamin Lucas,
34:19Benjamin Lucas lundi,
34:21il a changé de nom de famille
34:22il n'y a pas longtemps
34:22parce qu'il est un enfant.
34:23Bref, peu importe.
34:24Alors moi,
34:24je connais un peu Benjamin Lucas,
34:31il tient la ligne.
34:32En gros,
34:32le mandat qu'ils ont donné
34:34ses électeurs
34:35en votant pour lui
34:35en 2022 et en 2024,
34:36pour moi,
34:37il ne l'a pas trop trahi
34:37puisque dans les votes,
34:39il a tenu la ligne.
34:40Donc ça,
34:40c'est des gens
34:41qui dans le groupe écologiste
34:42peuvent aussi être placés
34:45dans ce bloc-là
34:46dont on parlait
34:46où on pourrait mettre LFI
34:47mais aussi le PCF dedans
34:48du coup,
34:49actuellement,
34:49dans le cadre parlementaire.
34:51Et il y a aussi
34:52Sandrine Rousseau.
34:53Sandrine Rousseau
34:53qui est quasiment la seule
34:54où je crois qu'il y en a eu deux.
34:55Sabrina Sébailly,
34:56elle est écolo aussi,
34:56si je n'ai pas de bêtises.
34:57Oui, je ne me souviens pas.
34:59Oui, elle est écolo, c'est bien ça.
35:00C'est Sébastien Pétavi,
35:01par contre,
35:01lui, il est à Génération aussi.
35:02C'est ça,
35:02il y a deux générations
35:03à l'Assemblée nationale.
35:06Et Sandrine Rousseau,
35:07du coup,
35:07c'est une des seules députées écologistes
35:09qui a voté contre.
35:10Et ça, c'est intéressant
35:11parce que Sandrine Rousseau,
35:12c'est quand même
35:12une des personnalités fortes
35:13des écologistes.
35:15À un moment donné,
35:15elle a même failli être candidate
35:16à la présidentielle
35:17quand il y avait eu
35:17le fameux clivage
35:18Rousseau versus Jadot
35:19avant que Marine Tondelier
35:20vienne faire un peu
35:21la synthèse de tout ça,
35:22une synthèse très dépolitisante,
35:23mais une synthèse quand même.
35:26La ligne Rousseau
35:26représentait quasiment
35:2750% de la base
35:28des écologistes.
35:30Donc, je veux dire,
35:31est-ce que Sandrine Rousseau
35:31est en train de s'isoler
35:32du reste du groupe
35:33des écologistes en faisant ça
35:34ou est-ce que ça veut dire
35:35qu'il y a une partie
35:36du groupe et des écologistes
35:37qui ne sont pas...
35:38Peut-être que ça ne soit pas
35:38dans les députés,
35:40mais est-ce que ce n'est pas
35:41une possibilité aussi
35:42qu'il y ait une partie
35:44des écologistes
35:44qui ne soit pas d'accord
35:45avec ce vote d'abstention ?
35:46Tu en penses quoi, toi ?
35:47C'est difficile à dire, en vrai.
35:48C'est difficile à dire,
35:49mais c'est vrai que
35:49Sandrine Rousseau,
35:50elle a toujours été
35:51un peu électron libre,
35:52donc est-ce qu'elle se détache
35:53du bloc écologiste ?
35:56Elle a déjà commencé
35:57ce travail-là
35:57depuis un certain temps.
35:58Un petit peu, oui.
35:59Et puis en plus,
35:59elle avait...
36:00Bon, c'était plus
36:01des affaires de tambouille,
36:02mais elle avait chargé
36:02largement Marine Tondelier
36:03sur le fonctionnement
36:04démocratique des écologistes
36:05du parti.
36:06Donc, ça fait un petit moment
36:07qu'elle n'est pas
36:08dans une solidarité
36:11vis-à-vis de sa famille politique.
36:16radicale, claire,
36:17irréprochable, pour le coup,
36:18parce que je crois que...
36:19Après, on est d'accord
36:20ou pas avec elle,
36:20mais il y a une cohérence
36:21en tout cas qui se dessine
36:23de bout en bout
36:23depuis qu'elle est élue députée.
36:26Et puis oui,
36:26c'est intéressant
36:27d'avoir ce bloc-là
36:29des anciens insoumis,
36:31disons, des anciens purgés,
36:32avec Benjamin Lucas
36:33qui est aussi intéressant
36:34parce qu'il est un ancien
36:34président des jeunes socialistes aussi.
36:36OK.
36:37De toute façon, après,
36:38c'est un ancien socialiste
36:38comme Benoît Hamon
36:39était un ancien socialiste.
36:40Il a départ en 2017-2018
36:44à peu près,
36:44au cours de la création de génération.
36:46Oui, oui, parce que
36:47Hamon, candidat socialiste en 2017...
36:49Merci PEMF pour le RAID.
36:50Merci beaucoup.
36:51Merci.
36:52Et donc, en fait,
36:53on retrouve ce que tu disais
36:54tout à l'heure
36:55sur le fait d'une espèce
36:56de recomposition
36:57de la gauche radicale
36:58claire dans ses positions.
36:59On parlait de PCF insoumis.
37:01Là, voilà,
37:02une partie de l'après
37:03et l'aile plus de gauche
37:06des écologistes,
37:06ou en tout cas,
37:07l'aile qui sait dire
37:08ce qu'est le capitalisme
37:09et comment on combat
37:10chez les écologistes.
37:11Oui, voilà, un minima.
37:12Après, de la même manière
37:13que dans la base militante
37:14et socialiste,
37:15et surtout chez les jeunes socialistes,
37:16il y a eu beaucoup de voix
37:17qui sont élevées
37:17pour être contre ce vote pour,
37:19le budget.
37:20Je pense que dans la base
37:21militante écolo,
37:22bon, après,
37:22la base militante écolo,
37:23parfois, on ne sait pas trop
37:23qui c'est exactement.
37:25Mais je ne suis pas sûr
37:26qu'ils soient tout à fait d'accord
37:26avec cette abstention.
37:27J'ai vu aussi des gens,
37:28un peu, des voix s'élever
37:29pour dire,
37:29oh là là,
37:29c'est la crainte
37:30que vous avez fait.
37:31Et puis, c'est intéressant
37:32parce que même la présidente
37:35du groupe,
37:36Bessierine Châtelain,
37:36pour regarder cet extrait,
37:37pour le coup,
37:43sur Kipi,
37:44il danse,
37:44vous allez voir.
37:45La première chose,
37:46c'est que je lui dirais
37:47que si j'écoutais mon cœur
37:48et si j'écoutais mes tripes,
37:50je vote con de ce texte.
37:51Je ne supporte pas
37:53ce que vous avez fait
37:54de l'hôpital
37:55depuis tant d'années.
37:56Qui peut aujourd'hui
37:57être satisfait
37:58du système de soins ?
38:00Qui peut se satisfaire
38:01des délais d'attente ?
38:02Qui peut se satisfaire
38:03des brancards
38:04dans les urgences ?
38:05Qui peut se satisfaire
38:07aujourd'hui
38:07des soignants
38:08qui n'en peuvent plus
38:09et qui sont en burn-out ?
38:10Voilà ce que moi,
38:11ça me dit
38:11si j'écoute mes tripes
38:12et si j'écoute mon cœur.
38:14Mais à un moment,
38:15après des semaines de débats,
38:16et parce que
38:17quand on est député,
38:18on ne peut pas écouter
38:19que son cœur
38:20et que ses tripes,
38:22eh bien à un moment,
38:23on essaye
38:24de prendre du recul.
38:25Et moi,
38:26je voudrais expliquer
38:28le cheminement
38:29qu'a fait le groupe écologiste.
38:30Oui,
38:31on va faire une explication
38:32parce que c'est quand même
38:32assez hallucinant.
38:33Le discours commence très bien.
38:34On se dit
38:34« Oui, vas-y, dis bien !
38:35On va voter contre ce budget inique ! »
38:37Et en fait,
38:38je ne comprends pas
38:40ce qu'ils ont essayé de faire.
38:40Et c'est terrible
38:41parce qu'on sent même
38:42des trémolos dans la voix.
38:43Il y a une espèce de déchirement
38:44de « J'ai envie de voter contre ! »
38:47Et évidemment,
38:49ce texte est scandaleux.
38:51Il symbolise
38:52tout le mal
38:52qu'on peut faire
38:53à l'hôpital public,
38:53tout le mal
38:54qu'on peut faire aux soignants.
38:56Et pourtant...
38:57Vraiment,
38:57j'ai du mal à comprendre.
38:58Mais elle va expliquer.
39:00Je ne suis pas sûr
39:00de comprendre mieux
39:01après son explication.
39:02Mais elle va expliquer en tout cas.
39:02Et social.
39:03D'abord,
39:04on a essayé
39:04de se défaire du bruit,
39:06de tout le bruit
39:07qu'il y a autour
39:08de ce débat.
39:09Le premier d'entre eux
39:10étant les larmes de crocodile
39:11de Bruno Retailleau
39:12qui va parler
39:13de hold-up fiscal
39:14alors que son groupe
39:15a voté
39:16la fiscalité
39:17la plus injuste
39:18de ce texte,
39:19c'est-à-dire
39:19l'augmentation de la taxe
39:21sur les complémentaires santé
39:22qui prendra
39:23un milliard d'euros
39:24chez tous les Français.
39:25Donc à un moment,
39:27ça suffit.
39:27Les commentateurs,
39:29moi,
39:29je n'en veux plus.
39:30Le deuxième du bruit,
39:32c'est Edouard Philippe
39:33qui a décidé
39:34finalement,
39:35maintenant qu'il n'est plus élu,
39:36qu'il n'est plus
39:37aux responsabilités,
39:38de trouver,
39:39je ne sais pas,
39:40un peu de panache,
39:41un peu de courage,
39:41mais globalement,
39:42la déloyauté
39:43et l'ingratitude,
39:44je trouve que c'est
39:46assez moche.
39:48Oui, je n'ai pas compris.
39:48C'est quoi le rapport
39:49avec le fait
39:49qu'ils soient abstenus du coup ?
39:51Quand j'écoute ce discours,
39:52j'ai l'impression
39:52qu'ils vont voter contre.
39:55Je ne comprends pas.
39:56Vraiment,
39:56je ne comprends pas
39:57ce qu'ils ont essayé de faire.
39:58Ce n'est pas clair,
39:59surtout qu'en plus,
40:00elles chargent Bruno Retailleau
40:01évidemment à raison
40:02et ses rames de crocodiles
40:03et Bruno Retailleau
40:05que oui,
40:05a favorisé,
40:06a introduit
40:07et favorisé,
40:08enfin pas lui,
40:08mais ses troupes,
40:09l'augmentation
40:10de la taxe
40:11sur la complémentaire santé,
40:12augmentation
40:13qui est dans le texte final,
40:14donc augmentation de 2%
40:15qui a été adoptée,
40:17donc permis par l'abstention.
40:18Donc en fait,
40:19tu charges un mec
40:20et une mesure problématique
40:22tout en justifiant
40:23le fait que tu l'aies favorisé.
40:24Oui, c'est totalement incohérent.
40:26C'est complètement incohérent.
40:27Ou alors ils tentent
40:28une magouille,
40:28un espèce de coup de billard
40:29à trois bandes
40:29où ils se disent
40:30là on s'est abstenu,
40:32mais peut-être,
40:33parce que ce n'est pas
40:33le dernier vote sur le PLFSS,
40:35le dernier vote,
40:35ce sera le 16 décembre
40:36après que ce soit revenu
40:37une dernière fois du Sénat.
40:38Donc si ça se trouve,
40:38ils vont dire volte-face,
40:39non, non, vote-compte cette fois-ci
40:40parce qu'on a réfléchi
40:41et tatatata.
40:42Peut-être aussi une manière
40:42peut-être de tâter le terrain.
40:43Mais moi, la question,
40:44enfin le truc que je me dis aussi,
40:45c'est peut-être que,
40:47parce que la ligne stratégique,
40:49on va dire,
40:50du groupe écologiste,
40:51c'est l'union à tout prix.
40:52C'est l'union de Mélenchon
40:53à Glucksmann, parfois.
40:54Bon, ils le disent de moins en moins,
40:55ça, parce que ça paraît
40:55de plus en plus lunaire
40:57d'imaginer l'union
40:57de Mélenchon à Glucksmann
40:58qui n'a aucune raison d'arriver
41:00parce que personne n'en veut,
41:01que ce soit des électeurs
41:02Mélenchon ou Glucksmann,
41:03typiquement.
41:04Mais donc c'est peut-être
41:05ce jeu d'équilibri,
41:05c'est-à-dire
41:05nous on est là
41:06pour que tout le monde
41:06s'entende.
41:07Donc le PS a voté pour,
41:08LFI a voté contre,
41:09nous on veut que tout le monde
41:10s'entende donc on s'abstient.
41:11Mais si c'est ça,
41:12le move,
41:12c'est vraiment un move
41:13complètement con,
41:14désolé de ma vulgarité.
41:15Si c'est ça leur plan,
41:17je ne comprends pas
41:18que le jeu,
41:19c'est une naïveté confondante.
41:21C'est difficile de comprendre
41:23et puis de comprendre
41:23aussi la cohérence
41:24parce que c'est vrai
41:24qu'au fil des semaines,
41:25la position des écolos
41:26elle a varié
41:27parce qu'à la limite,
41:28on peut charger
41:28les socialistes
41:29mais ça reste cohérent
41:30par rapport au début
41:30de l'examen du budget.
41:31C'est-à-dire qu'eux,
41:32ils ont tout de suite dit
41:32on va chercher un texte
41:33de compromis,
41:34on va jouer le jeu parlementaire
41:35et à la fin,
41:36on sera là en gros
41:36pour faire adopter un truc
41:37parce qu'il faut absolument
41:39un budget pour la France.
41:40Bon, on est pour,
41:42on est contre
41:42mais au moins c'est à peu près
41:43cohérent.
41:43Les écolos, eux,
41:44au contraire,
41:45ils se sont montrés quand même
41:47plutôt virulents
41:48contre les projets
41:49gouvernementaux,
41:50contre la tentative
41:51d'influence de la droite
41:52aussi pour influencer le texte
41:54et l'amener vers
41:55des rives austéritaires
41:56encore plus dures
41:58et pourtant,
41:59abstention.
42:00Je ne comprends pas tellement.
42:01Alors après,
42:02évidemment,
42:03on peut peut-être expliquer ça
42:04de façon bassement concrète
42:06en se disant
42:07en fait,
42:08c'est le débat
42:09qui agit tout en la gauche.
42:09Est-ce qu'on va chercher
42:10des petites avancées
42:11ou est-ce qu'on se montre
42:12radicaux pour faire la promotion
42:13de notre projet
42:14et préparer l'alternative ?
42:16Moi, je croyais...
42:17Mais là, ils n'ont même pas
42:17tranché ce truc-là
42:18puisqu'ils sont abstenus.
42:18C'est ça, c'est ça.
42:20Mais ça reste plutôt cohérent
42:22par rapport à la ligne
42:23de Marine Tandelier
42:23qui n'est pas totalement lisible.
42:26Si la ligne,
42:26c'est de ne pas avoir
42:27de vraies lignes,
42:27effectivement,
42:28on y voit une certaine cohérence.
42:29Oui, c'est ça.
42:29Après, je peux entendre
42:31s'il explique très concrètement
42:32qu'il faut aller chercher
42:33des petites avancées
42:34parce que les Français,
42:35en particulier les plus précaires,
42:38ont besoin qu'on ne leur enfonce
42:39pas la tête davantage sous l'eau.
42:40Mais à ce moment-là,
42:41expliquer.
42:42Expliquer quelles mesures,
42:44pourquoi c'est justifié,
42:45combien de Français
42:45ça va sauver, etc.
42:48Là, on est face
42:49à une explication de texte
42:50qui est pourtant préparée
42:51en amont
42:51qui n'est pas du tout claire.
42:53Et en fait,
42:53on a regardé cette vidéo-là
42:55et on est encore plus embrouillé après.
42:58Oui, effectivement.
42:59Ça n'a rien clarifié du tout.
43:01Un message que je voulais dire ?
43:02C'était quoi ?
43:04Mais étant donné qu'il n'y a eu
43:05aucune avancée,
43:05de quoi se satisfèrent-ils ?
43:08Alors, ils disent
43:09qu'il y a eu une avancée
43:09et que c'était justement grâce
43:11au fait qu'ils se disent
43:12nous, on veut bien s'abstenir
43:12si à cette avancée-là.
43:13C'était l'augmentation
43:14de l'ONDAM.
43:15En gros, c'est l'enveloppe
43:16au sein de la sécurité sociale
43:17consacrée au remboursement des soins
43:18qui ont augmenté de 8 milliards.
43:19On l'a expliqué un petit peu tout tôt.
43:21C'était à l'où le début du live
43:22et l'apprenti-commodo,
43:23abonne-toi à la chaîne YouTube
43:23de la communauté.
43:24Abonnez-vous de manière générale
43:25ceux qui regardent le replay.
43:27Donc oui, il y a eu une avancée
43:29à hauteur de 8 milliards
43:30mais en vérité,
43:30quand tu regardes
43:31l'augmentation naturelle
43:32des soins,
43:34de l'enveloppe allouée aux soins
43:35au sein de la sécurité sociale
43:36étant donné qu'il y a
43:36un vieillissement de la population,
43:38au final,
43:39on fait moins d'économie que prévu
43:40mais ce n'est pas vraiment une avancée.
43:41C'est une limite de la casse
43:43et encore.
43:43Et puis, il y a l'abandon
43:45du doublement des franchises médicales
43:47aussi qui devait toucher
43:48en particulier les plus précaires.
43:49Donc, il y a deux avancées.
43:51Est-ce qu'elles sont majeures ou pas ?
43:51On vous laisse juger.
43:52Je ne pense pas.
43:54Mais voilà,
43:55c'est montré comme des avancées
43:58et c'est comme ça
43:59qu'il le justifie.
43:59Après, les écolos,
44:00ils parlent aussi.
44:01J'ai vu que certains députés
44:02disaient,
44:02oui, c'est des demandes
44:03des syndicats aussi médicaux,
44:05notamment des personnels soignants
44:08qui disent,
44:09en gros,
44:09il ne faut surtout pas
44:09qu'on revienne
44:10à la copie initiale du gouvernement
44:11parce que là,
44:12la casse sera terrible.
44:13Alors, je ne sais pas.
44:14Je n'avoue que je n'ai pas vérifié
44:16les communiqués des différents syndicats.
44:17Est-ce que c'est une justification
44:19qui se tient ?
44:20Est-ce que vraiment,
44:21il y a une volonté populaire
44:22dans les hôpitaux
44:23pour qu'on soutienne ce PLFSS ?
44:27Je n'en suis pas sûr.
44:28Mais ce qui est certain,
44:29c'est que s'il n'y avait pas
44:30l'adoption de ce PLFSS en l'État,
44:34on revenait à la copie du gouvernement
44:36avec des demandes d'économie
44:37bien plus massives.
44:39Alors après,
44:39est-ce qu'il fallait jouer
44:40le bras de fer jusqu'au bout ?
44:42Ça, c'est des questions stratégiques.
44:44On ne va pas forcément trancher aujourd'hui.
44:45Mais apparemment,
44:45les écolos ont choisi
44:46de rejoindre plutôt
44:48la rive des socialistes,
44:50à demi-mot en tout cas,
44:51en permettant l'adoption de ce texte.
44:53Et donc du coup,
44:54oui, pour l'avenir de la gauche,
44:55il y a un côté où
44:57c'est un peu un retour
44:58à la case départ,
44:59c'est de moins en moins clair.
44:59Si un truc est clair,
45:00c'est que vraiment là,
45:01en termes de NFP,
45:03il y a vraiment deux pôles
45:04qui sont de plus en plus
45:05irréconciliables finalement.
45:07Le PS, en votant pour,
45:09acte le fait de se détacher
45:10totalement de la gauche,
45:11je ne sais pas,
45:12mais de LFI à minima.
45:13Donc là, on va parler.
45:14Là, le divorce,
45:15c'est archi-consommé plus-plus.
45:16La question ne se pose même plus.
45:17Du coup, c'est pour ça
45:18que la position,
45:19le cul entre deux chaises
45:20des écolos
45:20qui veulent toujours
45:21l'union la plus large possible,
45:22et à un moment donné,
45:23ça marche de moins en moins bien.
45:24Et là, c'est peut-être aussi
45:25ce qu'on voit à travers
45:26cette position des écologistes,
45:27c'est que leur ligne unioniste
45:29un peu naïve
45:30est en train de se retourner
45:31contre eux,
45:31au sens où là,
45:32c'est totalement illisible
45:33et incohérent en fait.
45:34Leur espèce d'appel à l'union,
45:36presque la naïveté
45:36devient une incohérence
45:38aux yeux de tous.
45:39Moi, je ne sais pas.
45:45c'est contre.
45:45Ok, ça dépend.
45:48J'imagine que oui.
45:49J'imaginais bien
45:50qu'il n'y ait pas
45:51un mouvement populaire
45:51pour soutenir ce PLFSS.
45:53Mais voilà,
45:54tout ça est à reconsidérer.
45:56Je pense que de toute façon,
45:57les soignants vont prendre la parole
45:58dans les temps à venir
45:59et que ça va être intéressant
46:00à analyser.
46:01Et de toute façon,
46:02ceux qui ont permis ce texte
46:03vont forcément avoir
46:04des comptes à rendre
46:05à un moment donné.

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