00:00Ce que cette primaire a révélé en réalité, c'est l'affaiblissement terrible de la gauche de gouvernement en général
00:04et du parti socialiste en particulier, y compris à travers la capacité de mobilisation.
00:09140 000 électeurs, c'est pas mal, mais c'est vraiment rien comparativement à ce que le PS a pu
00:14connaître.
00:15Et je faisais référence à la primaire de 2006-2007, y compris en termes de casting, c'est terrible, mais
00:19à l'époque quand même, on alignait Laurent Fabius, Dominique Sroscan, Ségolène Royal.
00:23Et là, pardon pour les uns et les autres, mais on a vu quand même des joueurs plutôt de deuxième
00:28division.
00:28Donc, on observe qu'Olivier Faure, à la tête du Parti Socialiste depuis déjà un certain nombre d'années, n
00:33'a pas réussi à faire le renouveau des personnes, ni le renouveau programmatique.
00:37J'ai quand même le sentiment qu'on n'a pas entendu grand-chose sur le fond au cours des
00:41trois débats.
00:42Et donc, de ce point de vue-là, c'est assez terrible. Alors, Olivier Faure n'est pas le seul
00:45responsable de cela.
00:46Il est incontestable que la gauche de gouvernement paye, ce que Jean-Daniel évoquait tout à l'heure, c'est
00:50-à-dire le bilan de François Hollande, 2012-2017.
00:55Rappelons que François Hollande a été formidable, c'est-à-dire qu'il a réussi à mettre la gauche en
01:002012 à son plus haut niveau historique,
01:01mais rappelons qu'il l'a laissé en 2017 à son plus bas niveau historique.
01:05Et que dix ans après, après dix ans d'opposition, le PS n'est absolument pas reconstitué, ni dans ses
01:10têtes, ni dans ses idées.
01:11Et puis, après dix ans d'opposition, le PS n'est pas le plus haut niveau historique, ni dans ses
01:11têtes, ni dans ses têtes, ni dans ses têtes, ni dans ses têtes, ni dans ses têtes.