00:01On a demandé aux partenaires sociaux de travailler sur le plan conventionnel, ils se sont mis d'accord, un milliard
00:05de gains, sûr.
00:06Moi je préfère un milliard sûr à 4 milliards hypothétiques. Le milliard il est là, et après on l'a
00:11transposé dans une loi, et merci de m'avoir aidé.
00:15Les partenaires sociaux sur ATMP, ils se sont mis d'accord en deux mois, sur 800 millions d'euros d
00:22'économie, voilà, donc c'est pas mal.
00:26Donc on a une capacité, ils ont travaillé dans la conférence travail emploi retraite, vous l'avez pas trop vu
00:30ce truc là, mais il est là le rapport.
00:32Et vous avez en sortie, ils ont appelé ça joliment des voies de convergence, ça ressemble quand même à une
00:37réforme des retraites pré-mâchée, pré-discutée.
00:41Bon c'est pas inintéressant par les temps qui courent, donc moi j'ai confiance dans la capacité des partenaires
00:46sociaux à converger.
00:49Et donc sur les arrêts maladie, on va faire pareil, moi je leur donne un cahier des charges, c'est
00:55trois paradoxes qu'on lève.
00:59Nous en France, et quand on se compare à d'autres pays européens, c'est très net, on protège beaucoup
01:04les arrêts courts, du coup c'est pas une incitation mais presque.
01:07D'ailleurs franchement les arrêts courts sont très protégés, sauf dans la fonction publique où il y a les jours
01:11de carence.
01:12Mais dans le privé, il y a des accords d'entreprise qui neutralisent les jours de carence. Bon, donc voilà,
01:17donc au fond c'est facile entre guillemets de prendre un arrêt court.
01:20Comme ils sont courts, vous n'avez pas le temps de contrôler, le temps que la machine se mette en
01:23place en deux, trois jours, ça marche pas.
01:25Donc de facto, c'est quelque chose qui est pas sous contrôle.
01:29Les arrêts longs, à l'inverse, et les arrêts longs c'est des maladies sérieuses, si vous avez un arrêt
01:33long c'est que vous avez un gros problème de santé,
01:34ah ben là, ils sont moins bien couverts. Donc on protège beaucoup les arrêts courts, et on protège peut-être
01:42pas suffisamment les arrêts longs.
01:44Premier paradoxe. Deuxième paradoxe, je vous dis 3 millions de salariés qui sont mal couverts, ça interroge.
01:50Et enfin vous avez un troisième paradoxe, alors c'est dans le domaine de ma collègue de la santé, mais
01:55enfin je l'exprime,
01:55c'est quand on regarde les prescriptions, il y a vraiment souvent des prescripteurs dans des médecins qui arrêtent plus
02:03longtemps que les recommandations de la Haute Autorité de Santé.
02:06Donc il y a un petit sujet de surprotection, en tout cas sur des critères officiels, bah bon.
02:11Donc ça aussi il faut regarder. Voilà. Donc au fond, l'idée quand on dit tout ça, c'est qu
02:15'ils proposent des mesures.
02:16L'idée c'est de bien soigner les gens, que ce soit très clair, c'est pas quelque chose qui
02:19est là pour pas soigner les gens, au contraire.
02:21Et les arrêts longs, mieux les soigner par des protocoles plus intensifs, ce qui fait qu'au lieu de rester
02:263 ans arrêtés, on reste que 6 mois arrêtés,
02:27c'est mieux pour tout le monde, pour la personne elle-même, qui revient au travail plus vite, pour l
02:31'entreprise qui récupère un salarié, et pour les comptes de la Sécu.
02:34Donc c'est vraiment de l'intérêt général. Et sur les arrêts courts, faire en sorte qu'on en ait
02:39moins, parce qu'en les protégeant un peu moins,
02:41on incitera un peu moins peut-être à considérer, je l'ai dit ce matin, on voit bien que dans
02:46la Vox Populi, un arrêt maladie c'est comme un congé.
02:49Je pose un arrêt maladie. Ah non, c'est un congé qu'on pose. Un arrêt maladie, on le pose
02:53pas.
02:53Voilà. Donc il y a des choses, là, qu'il faut revoir dans des usages, pas forcément absolus, mais en
02:58fait, qui commencent à se répondre,
03:00et qu'il faut, à mon avis, réguler. Et j'ai confiance aux partenaires sociaux.