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Le président du RN s'exprime sur la journée du 17 octobre, émaillée de violences et de pillages, lors de laquelle le ministre de l'Intérieur a reconnu "une perte de contrôle" des forces de l'ordre dans "certaines grandes villes".
Deux jours après les violences qui ont émaillé la journée de manifestations du 17 octobre contre la "vie chère", la classe politique continue de réagir tandis que l'exécutif veut, lui, reprendre la main. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a présenté sa démission à Emmanuel Macron, qui l'a refusée.
Deux jours après les violences qui ont émaillé la journée de manifestations du 17 octobre contre la "vie chère", la classe politique continue de réagir tandis que l'exécutif veut, lui, reprendre la main. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a présenté sa démission à Emmanuel Macron, qui l'a refusée.
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00:00Je pense d'abord à nos policiers, à nos gendarmes, mobilisés cette nuit encore dans des conditions particulièrement difficiles,
00:07au péril de leur intégrité physique pour protéger le pays.
00:11Et tandis que le Président de la République a considéré il y a quelques jours que la réponse apportée aux
00:16violences manquait, je cite, d'empathie,
00:19je veux leur exprimer notre reconnaissance, notre affection et notre total soutien.
00:25Je veux avoir une pensée envers les commerçants, les artisans, les chefs d'entreprise et leurs salariés qui ont découvert
00:32les larmes aux yeux,
00:32leurs établissements dévastés, leurs marchandises pillées et souvent le sacrifice de toute une vie réduite en cendres.
00:40Face à l'inhumanité des prédateurs qui sévissent dans les rues du pays, je veux rappeler que derrière chaque vitrine
00:46brisée,
00:47chaque commerce incendié, il y a des années d'efforts et de travail, des familles entières et des gens honnêtes.
00:54Nos pensées vont enfin vers ces Français qui ont dû se barricader chez eux,
00:58vers ces familles qui ont vécu dans la peur et qui ont subi ces scènes de chaos avec le sentiment
01:02très douloureux
01:03que le pouvoir politique les a abandonnés, que le pouvoir politique les a trahis.
01:09L'intervention du chef de l'État hier soir qui a renvoyé la patate chaude au préfet,
01:14couplé à la démission du ministre de l'Intérieur ce matin, constitue un terrible aveu d'impuissance.
01:20Le pouvoir déserte et s'effondre sur lui-même.
01:24Si la France tient encore debout, ce n'est plus grâce à un gouvernement qui a pris le maquis,
01:29mais grâce au dévouement de nos forces de l'ordre, de nos préfets et des serviteurs de l'État que
01:34je veux ici remercier.
01:36Le premier devoir de l'État, celui qui conditionne tous les autres, est d'assurer la protection des personnes et
01:42des biens,
01:42de garantir la liberté de chacun et de faire respecter la loi et l'ordre sur tout le territoire national.
01:50C'est à l'aune de cette exigence fondamentale que doivent être examinés les événements des dernières heures et il
01:56faut en rappeler les faits.
01:58Ce samedi 17 octobre, sous prétexte de mobilisation sociale,
02:03les milliers de casseurs d'ultra-gauche et des prédateurs de banlieue ont convergé dans les centres-villes des grandes
02:08agglomérations
02:09pour s'adonner à la mise à sac des bâtiments publics, au pillage et à l'affrontement avec les forces
02:14de l'ordre.
02:15Des rues de Paris, de Marseille, de Lyon, de Lille, de Limoges ou Valence ont été livrées aux casseurs et
02:24aux prédateurs
02:24sous les yeux d'un pouvoir public débordé, sous-doté et à l'évidence impuissant.
02:31Un chiffre communiqué par la préfecture de police de Marseille a particulièrement frappé les esprits.
02:36Au plus fort de la journée de samedi, ce sont quelques 30 000 pilleurs qui auraient été dénombrés dans la
02:41cité phocéenne.
02:43Un chiffre vertigineux qui donne la mesure de l'ampleur des violences
02:47et de la capacité de mobilisation d'armées du crime prêtes à se mobiliser
02:52et dont nos banlieues constituent un véritable réservoir.
02:55Ces images de dévastation ont fait le tour du monde.
02:58Elles ont été relayées, commentées, diffusées sur tous les continents avec partout cette même interrogation
03:03qu'est devenue la France.
03:06Car au-delà des destructions, c'est l'image de notre pays.
03:10Sa réputation internationale et son attractivité économique qui ont été profondément atteintes.
03:16Humiliées, lynchées, la France a offert au monde le spectacle d'un pays désordonné,
03:22attaqué et déstabilisé de l'intérieur.
03:25Ce 17 octobre, les Français ont vu.
03:28Ils ont vu la mairie de Limoges ravagée par les flammes,
03:32s'effondrant sur elle-même comme le symbole d'un État qui ne parvient plus à imposer son autorité.
03:37Ils ont vu le buste de Marianne, jeté à terre dans la mairie de Marseille,
03:42les intrusions dans celles de Lille ou dans le domicile d'un préfet,
03:46l'office du tourisme de Lyon, patrimoine des Lyonnais, partir en fumée.
03:50Ce 17 octobre, les Français ont subi.
03:52Ils ont subi des commerces saccagés,
03:55des vitrines brisées,
03:57des marchandises pillées.
03:58Ils ont subi la violence de sauvages qui ne respectent ni la vie humaine,
04:02ni la propriété d'autrui et encore moins les fruits du travail.
04:07Ils ont subi le spectacle révoltant de pillages,
04:11commis dans les rires et la jubilation,
04:13comme si détruire et faire mal n'étaient qu'un jeu,
04:15voire une revanche.
04:17Le monde entier regarde une France au pouvoir déchu,
04:21une nation qui a perdu son calme,
04:24sa grandeur et sa civilité.
04:27Ces événements, mesdames et messieurs, ne surgissent pas de nulle part.
04:30Ils s'inscrivent dans une succession de graves défaillances du maintien de l'ordre.
04:35Fiasco sécuritaire de la finale de la Ligue des champions en mai 2022, déjà.
04:40Les émeutes urbaines de juin 2023, déjà.
04:44Les violences qui ont accompagné les célébrations du Paris Saint-Germain en juin dernier.
04:49A chaque fois, des violences qui s'aggravent.
04:51A chaque fois, des dispositifs de sécurité fragiles.
04:54A chaque fois, une nouvelle France qui cherche à en dominer une autre.
04:58A chaque fois, l'alliance mortifère des milices d'ultra-gauche
05:01et des prédateurs de banlieue.
05:03Les uns voulant la destruction de l'État,
05:06les autres désirent en prendre une revanche contre la France.
05:10Après les violences urbaines ayant détruit Paris en juin dernier,
05:13j'avais indiqué deux points, ouvrez les guillemets.
05:15La prochaine fois, ils forceront la porte des immeubles.
05:19La prochaine fois, ils entreront pour piller les appartements.
05:24Il est minuit moins une.
05:25Et il est désormais vital pour la nation d'établir d'une part et avec précision les responsabilités.
05:31De l'autre, d'en tirer les enseignements en engageant et en déployant tous les moyens légaux possibles
05:37pour ramener sans faiblir l'ordre et la sécurité partout sur le territoire national.
05:43Il y a d'abord la question de la responsabilité morale, celle d'une mouvance d'un parti comme la
05:51France Insoumise
05:52et de son leader, M. Mélenchon, qui dénonce à longueur d'intervention, je cite,
05:57la sauvagerie policière, qui fait du policier un ennemi à abattre et du maintien de l'ordre une injustice à
06:03combattre.
06:05Celle des élus de son propre parti qui vont au contact des forces de l'ordre pour empêcher leur travail
06:11déclare que la violence est, je cite, légitime ou que la faim justifie les moyens.
06:16Les liens entre les groupuscules violents d'ultra-gauche et la France Insoumise sont avérés, renseignés
06:21et désormais parfaitement connus, y compris dans les rangs de son groupe parlementaire à l'Assemblée
06:26où siège le leader de la jeune garde, M. Raphaël Arnaud, dont je rappelle que ses assistants parlementaires
06:31sont en détention provisoire pour meurtre.
06:34L'ultra-gauche qui a cassé et détruit n'est rien d'autre que la branche armée de la mouvance
06:39politique France Insoumise.
06:41Pour les autres, venus de banlieues voisines pour s'attaquer aux forces de l'ordre, aux professeurs, aux proviseurs,
06:49dégrader les bâtiments publics, c'est pour eux s'en prendre à tous les symboles d'un pays
06:53dont ils ne respectent ni l'histoire ni la culture.
06:56Ce bain culturel dans lequel baigne hélas des milliers d'individus issus de l'immigration,
07:02elle fit l'entretien et cherche à le flatter encore et toujours à des fins électoralistes.
07:07Leur objectif est de diviser, d'orchestrer l'insurrection et de pousser, quoi qu'il en coûte, à l'affrontement.
07:15Après la responsabilité morale vient celle tout aussi essentielle de la responsabilité politique.
07:20Le ministre de l'Intérieur a manifestement sous-estimé l'ampleur d'événements pourtant redoutés
07:25et annoncés depuis plusieurs semaines et depuis plusieurs jours.
07:29Alors qu'ils permettent de faciliter le maintien de l'ordre, les Centaures, véhicules d'intervention polyvalent de la gendarmerie,
07:36n'ont pas été mobilisés.
07:38Il a fallu que le maire de Marseille les réclame pour que le ministre de l'Intérieur daigne en mobiliser
07:43deux
07:43au moment où la ville subissait un désordre inédit.
07:46A cet égard, comment la deuxième ville de France, parmi les plus criminogènes du pays,
07:50n'a-t-elle pu bénéficier de la présence que d'une seule compagnie de CRS ?
07:5510 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés sur le terrain samedi dernier.
07:59C'est neuf fois moins qu'au point culminant de la mobilisation des gilets jaunes en 2018.
08:05Je le dis avec fermeté et détermination.
08:08L'État doit tenir et reprendre le contrôle, maintenant ou jamais.
08:13S'il accède au pouvoir dans quelques mois,
08:16le Rassemblement national entend rétablir la sécurité et l'ordre par tous les moyens légaux possibles.
08:21Cela suppose d'abord de mettre fin au désarmement de nos forces de sécurité intérieures,
08:26en leur garantissant les effectifs, les équipements, les moyens d'intervention
08:30et le soutien institutionnel et politique nécessaires à l'accomplissement de leurs devoirs.
08:36Police nationale, gendarmerie, police municipale, services de renseignement, autorités judiciaires,
08:42forces chargées du contrôle de nos frontières,
08:44toutes les composantes de l'État doivent pouvoir agir avec les moyens appropriés
08:48dans une coordination efficace et sous une autorité ferme.
08:52Nous procéderons à la mise hors d'état de nuire des individus qui se comportent
08:55chez nous comme des casseurs, des pillards et des barbares.
08:59Un sursaut pénal sera engagé.
09:01Nous mettrons fin à la culture de l'excuse qui a nourri des décennies de laxisme judiciaire,
09:06avec l'établissement de peines minimales
09:08et le déferment des interpellés en vue de leur comparution immédiate.
09:13Lorsqu'on touche à un policier, il ne doit pas y avoir d'alternative à la privation de liberté.
09:19Le principe est clair, tu touches à un policier, tu dors en prison.
09:24L'État doit protéger ceux qui nous protègent.
09:26Il doit à ses policiers, à ses gendarmes, à l'ensemble de ses agents,
09:29le respect, la protection et le soutien qu'exigent leur mission.
09:33Pour prendre en compte la réalité de la délinquance à laquelle la France fait face,
09:39nous abaisserons la majorité pénale à 16 ans,
09:42ce qui permettra notamment d'autoriser la comparution immédiate dès cet âge
09:45et de réformer l'excuse de minorité.
09:48Des peines immédiates, courtes, adaptées aux mineurs les plus violents
09:52et réalisées dans des centres de détention pour mineurs
09:55sur le modèle des pays nordiques seront instaurées.
09:58Sur le volet social, nous mettrons fin à l'angélisme.
10:03La société n'a pas à prendre en charge le bien-être d'individus
10:05qui en violent les principes et les lois fondamentales.
10:09Nous suspendrons les allocations familiales aux familles de délinquants récidivistes.
10:13Nous appliquerons le principe du casseur-payeur.
10:16Ceux qui détruisent devront réparer.
10:18Ceux qui pillent devront rembourser.
10:20Chaque hauteur de dégradation devra répondre jusqu'au dernier euro
10:23des dommages dont il est coupable.
10:26Nous proposerons aussi de renforcer la responsabilité des personnes
10:30qui participent sciemment à des attroupements interdits.
10:33D'établir une responsabilité collective pour faciliter le travail des enquêteurs,
10:38notamment lorsque des violences ou des destructions y sont commises en groupe
10:41une fois la manifestation officiellement dissoute.
10:45Afin de protéger le droit de manifester des Français pacifiques face à la violence,
10:49nous devons mettre en place, pour les milliers de militants d'ultra-gauche fichées S,
10:53le traitement appliqué avec succès pour lutter contre le hooliganisme,
10:57leur interdiction de participer à ces rassemblements.
11:00Ces prochains jours, je demande que la coopération soit accrue entre les plateformes de revente en ligne
11:06de type Vinted, eBay, Leboncoin et autres, et les services de l'État,
11:10afin d'identifier les profils qui tenteraient de revendre les marchandises volées.
11:14Les Français ne tolèreront pas que des prédateurs s'enrichissent sur le dos de la communauté nationale
11:18avec les fruits de leur rasia.
11:21Enfin, mes chers compatriotes, il est urgent de reprendre le contrôle de nos frontières
11:26et de notre politique migratoire.
11:29La France, déjà multifracturée, ne peut plus accueillir 500 000 immigrés légaux par an
11:34au risque d'alimenter la poudrière.
11:37Il y a urgence à expulser systématiquement les criminels étrangers et les migrants illégaux
11:43dont les liens avec la délinquance de rue sont désormais avérés statistiquement.
11:48En conclusion, mesdames et messieurs, je rappellerai à tous les Français
11:53que l'élection la plus importante des 50 dernières années se tiendra dans quelques mois.
11:59Comme l'a dit Marine Le Pen, la France est prise en étau entre l'impuissance et la violence.
12:04Mais cette situation ne relève pas de la fatalité.
12:08Dès lors, il appartient au peuple français de décréter le sursaut
12:11et de faire les bons choix démocratiques pour l'avenir du pays.
12:15Nous serons prêts, si la majorité silencieuse en décide,
12:19à rendre à nos compatriotes leur droit à une vie paisible et une France en ordre.
12:24Je vous remercie et je suis naturellement à votre disposition pour répondre à toutes vos questions.
12:33Bonjour, Sophie Dupont pour BFM TV.
12:35Bonjour, Madame Dupont.
12:36Hier, Emmanuel Macron a appris la parole.
12:38Il a demandé à son Premier ministre de recevoir les partis politiques.
12:41Aujourd'hui, mais vous l'avez déjà fait hier,
12:43vous avez dénoncé un terrible aveu d'impuissance au sommet de l'État.
12:46Donc est-ce que dans cette situation, vous allez quand même vous rendre auprès de Sébastien Lecornu
12:51ou vous estimez que vous n'avez plus rien à leur dire ?
12:54Et j'ai une deuxième question.
12:55Ce week-end, votre parti va organiser son congrès à Orléans.
12:5910 000 personnes sont attendues alors qu'il y a un acte 2 qui est déjà annoncé pour ce samedi.
13:05Est-ce que dans ce contexte, vous envisagez tout simplement d'annuler votre congrès pour des questions de sécurité ?
13:10Merci beaucoup.
13:12Merci pour votre question.
13:13Je vais commencer par la deuxième qui est absolument fondamentale
13:17puisque dans quelques jours, le Rassemblement national tiendra à la fois son congrès
13:22et à Orléans le meeting de lancement de sa campagne présidentielle.
13:27Non seulement nous entendons maintenir ce meeting,
13:30mais nous demandons au service de l'État et au ministre de l'Intérieur
13:34de permettre à l'ensemble des sympathisants, des adhérents, des militants et des représentants de la nation
13:41élus sous l'étiquette du Rassemblement national
13:44de leur permettre de participer à ce rassemblement
13:48dans des conditions de sécurité saines et normales
13:53à l'heure où des militants d'ultra-gauche appellent à la violence
13:59contre le débat démocratique et contre des partis politiques
14:02qui, d'après les derniers sondages, représentent aujourd'hui un Français sur deux.
14:07Je pense que l'ultra-gauche qui bénéficie d'une mensuétude
14:10inouïe des pouvoirs publics depuis très longtemps
14:14est le cancer de notre démocratie
14:17et que cette mouvance violente est devenue le bras armé de la France insoumise.
14:22Et donc j'appelle Jean-Luc Mélenchon et ses élus
14:25à condamner les violences, à sortir de l'ambiguïté
14:28et à dire s'il se trouve ou non du côté de la République
14:31et du côté des honnêtes gens
14:32ou du côté de l'insurrection et de la guerre civile.
14:36Les dernières déclarations du leader de la France insoumise
14:38me laissent peu d'espoir,
14:39mais il est évident qu'il porte avec son mouvement politique
14:44une responsabilité très lourde
14:45dans la dégradation du climat sécuritaire
14:48et du climat démocratique
14:50à quelques mois de l'élection présidentielle.
14:54Ni Marine Le Pen ni moi ne nous rendrons
14:56à cette réunion des chefs de parti.
14:59Le Rassemblement national y sera représenté
15:03par l'un de ses vice-présidents, très certainement.
15:07Mais voyez bien à quoi on est réduit le président de la République.
15:10Le pays est à feu et à sang
15:11et le garant de l'ordre public
15:15et de la sécurité des Français organise des réunions.
15:18Je pense que ça dit beaucoup
15:20d'un pouvoir qui a abdiqué face à la violence
15:23et qui manifestement a déjà commencé à faire ses cartons.
15:27Bonjour, Roméa Gessoum pour TF1-SCI.
15:29Bonjour, madame Gessoum.
15:30Emmanuel Macron a refusé la démission de Laurent Nunez.
15:34Déjà, comment vous réagissez ?
15:36Et est-ce que vous, comme d'autres partis,
15:37notamment la France insoumise,
15:38vous appelez aujourd'hui à sa démission ?
15:41Merci.
15:45Je pense que le président de la République
15:47a refusé la démission de son ministre de l'Intérieur
15:50parce qu'en réalité, il n'y a plus personne derrière.
15:53Et que déjà, M. Nunez,
15:58qui a été présenté comme un spécialiste
16:00et comme un technicien du maintien de l'ordre,
16:03a été appelé à cette responsabilité
16:05parce que déjà, il n'y avait plus personne.
16:07Donc, on a le sentiment que le pouvoir
16:10s'effondre sur lui-même,
16:13qu'il est totalement dépassé
16:14et qu'il a manifestement, et c'est désormais avéré,
16:18sous-estimé une manifestation
16:19dont nous-mêmes, responsables politiques, journalistes,
16:24nous disions il y a quelques jours
16:25que la manifestation, elle est très certainement
16:29extrêmement violente.
16:31Le gouvernement a failli.
16:33Le chef de l'État a failli
16:35dans son devoir essentiel de protéger les Français.
16:40Maintenant, je vais vous dire,
16:41plus tôt, ce pouvoir s'en ira, mieux ce sera.
16:45On est en pleine campagne présidentielle.
16:48Et moi, j'appelle les Français, maintenant,
16:50au-delà des manifestations,
16:51à utiliser leur bulletin de vote,
16:53qui est très certainement, dans quelques temps,
16:55l'arme la plus redoutable et la plus efficace
16:57pour rétablir la sécurité en France.
17:01Bonjour, Lucas Hdéla, pour France Télévisions.
17:05Le chef de l'État n'a pas proclamé l'état d'urgence,
17:07ça ne vous a pas échappé.
17:08Est-ce que vous, au pouvoir,
17:10vous auriez, dans cette situation,
17:12proclamé l'état d'urgence ?
17:13Pour quelles raisons ?
17:13Si oui.
17:14Et une autre question sur les revendications
17:17des manifestants dans les cortèges pacifiques.
17:19Cette fois, on a entendu beaucoup d'élus
17:21au Rassemblement national,
17:22Marine Le Pen la première,
17:23dire que les revendications étaient légitimes,
17:25qu'il fallait les écouter, qu'il fallait y répondre.
17:27Pourquoi, dans ce cas,
17:27ne pas participer à ces manifestations pacifiques ?
17:30Est-ce qu'il n'y a pas là une situation un peu confortable
17:31de dire « comprendre » sans aller dans les manifestations,
17:34sans prendre aucun risque ?
17:35Merci pour votre question.
17:38D'abord, sur l'état d'urgence,
17:41ou toute autre mesure de couvre-feu
17:44qui pourrait être amenée à être prise
17:47par les autorités compétentes,
17:49c'est-à-dire soit les maires, soit les préfets,
17:51elle appartient à l'État,
17:52au regard des informations dont dispose l'État.
17:54Ce qui est certain, c'est que si demain,
17:58nous sommes à la tête du pays,
17:59nous ne nous priverons d'aucun moyen légal
18:05pour protéger les Français.
18:07Mais il ne faut pas non plus que ces mesures
18:10soient l'arbre qui cache la forêt
18:13ou en tout cas le moyen de mettre la poussière sous le tapis.
18:16On peut potentiellement activer des mesures de ce type.
18:23Mais une fois que ces mesures seront levées,
18:25qu'est-ce qui va se passer ?
18:26Donc on voit bien que le problème est beaucoup plus profond.
18:29Le problème, il est sécuritaire.
18:31Le problème, il est judiciaire.
18:33Le problème est institutionnel.
18:35Le problème est migratoire.
18:36Le problème est politique.
18:38Donc la France a besoin d'une refonte totale
18:40de sa politique sécuritaire.
18:41On a besoin de sortir de 5 décennies de laxisme
18:45en matière pénale
18:46et de mettre en œuvre une véritable politique
18:50qui consiste à la tolérance zéro
18:52avec ceux qui atteintent à l'ordre public
18:54et de protection maximale pour les Français
18:57et les honnêtes gens.
18:59Et ensuite, sur les revendications de fonds,
19:03je crois que ce qui s'est passé samedi
19:04dépasse très largement
19:07le lien avec le malaise lycéen.
19:12Il est évident que la question du pouvoir d'achat
19:14et du redressement de l'école
19:15seront au cœur de la campagne présidentielle.
19:18Maintenant, on voit bien que lorsque des hordes
19:22de casseurs mettent le feu à un lycée tout neuf à Nantes
19:26ou qu'ils s'en prennent à un hôtel de ville,
19:28je ne vois pas bien le rapport avec le manque de moyens
19:30et je ne vois pas bien en quoi ça pourrait apporter
19:32des réponses politiques sur le fond.
19:34Donc nous avons toujours été extrêmement clairs.
19:35Et je l'ai dit et je prends vos confrères à témoin
19:38la veille de cette manifestation.
19:40J'ai dit au Salon de l'Auto vendredi
19:42que ce 17 octobre ne serait pas la manifestation
19:45de la France du travail,
19:47mais que ce serait la manifestation de la France du chaos
19:49et de tout ce que la France compte
19:51d'ultra-gauche, de permanents syndicaux,
19:55de mouvements politiques violents et de milices antiflits.
19:57C'est précisément ce qui s'est passé.
20:00La France du travail, elle souffre.
20:02Le pouvoir d'achat est l'un des enjeux majeurs de cette campagne.
20:05Mais je veux dire à tous les Français
20:07que le meilleur moyen de protester, c'est de voter.
20:12Bonjour M. Bardella, Maxime Leguay pour CNews.
20:16Pour ramener l'ordre, il y a les réponses structurelles.
20:19Vous avez décliné vos réponses devant nous.
20:21À très court terme, est-ce que si ce soir,
20:25dans les rues de France, dans les rues de Paris,
20:27on revoit les images d'hier de pilleurs, de casseurs ?
20:31Est-ce que vous êtes favorable à l'intervention des forces armées ?
20:36Gabriel Attal, ce matin, a estimé que si nécessaire,
20:40de manière temporaire et ciblée, il faudrait le faire.
20:44Quelle est votre position sur ce sujet ?
20:46C'est un bruit qu'on entend de plus en plus aussi
20:49de la part d'une partie de la population.
20:52Est-ce que vous êtes favorable à ce moyen-là ?
20:55Je vais rappeler quelques principes à Gabriel Attal,
20:59qui pour exister, même maintenant,
21:02se plaçaient à la droite du Rassemblement national.
21:05L'armée dans la rue, ça a un nom, ça s'appelle la gendarmerie.
21:11Je me permets de vous rappeler que nous avons 250 000 serviteurs de l'État
21:16qui servent dans les forces de l'ordre.
21:20Nous avons été capables de mobiliser et de déployer,
21:24j'ai pris cet exemple parce qu'il me semble parlant,
21:26au plus fort de la crise des gilets jaunes,
21:2890 000 policiers et gendarmes.
21:31Il y avait, dans les rues de Paris,
21:33dans une situation insurrectionnelle,
21:35de quasi-guerre civile samedi soir,
21:3710 000 policiers et gendarmes.
21:39Et je vais vous dire, moi, je vois beaucoup à gauche
21:42de gens cracher sur le travail de nos policiers et gendarmes.
21:49Je peux vous dire que leur comportement a été exemplaire.
21:54Parce que, vous voyez, malgré tout,
21:56il n'y a eu aucun drame jusqu'à l'irrémédiable,
21:59d'un côté comme de l'autre.
22:01Et donc, je pense qu'on doit louer aussi dans cette période
22:05le professionnalisme de nos forces de sécurité intérieures.
22:07Mais ils font ce qu'ils peuvent
22:09avec les consignes qui leur sont données
22:11et avec les moyens qui leur sont donnés.
22:14Et lorsque
22:15on a en face d'eux
22:17des gens qui sont là pour semer la terreur,
22:19qui sont armés,
22:22qui tirent aux mortiers,
22:23aux cocktails monotovs, qui leur jettent des parpaings,
22:25il est évident que si la police n'a pas l'ordre,
22:28le matériel nécessaire
22:30et les moyens pour répondre,
22:32alors ils ne peuvent pas répondre.
22:33Donc, moi, je fais confiance à nos policiers,
22:35à nos gendarmes,
22:36mais l'exemple de l'absence des centaures
22:39dans la manifestation
22:41qui permet, en l'occurrence,
22:42de déblier une rue rapidement,
22:44qui permet de contenir des débordements
22:46et qui n'a pas été utilisés
22:48et qui n'ont pas été déployés
22:49par le ministre de l'Intérieur
22:50est l'exemple flagrant
22:52qu'il y a eu des failles
22:55dans la gestion de ce maintien de l'ordre.
22:58Bonjour, Elisabeth.
22:58Vous m'avez posé une deuxième question ?
22:59Non ?
23:01Bon, ben, très bien.
23:03Bonjour, Elisabeth Pinault de l'agence Reuters.
23:07Certains Français
23:07et parfois aussi certains élus
23:10disent que si le Rassemblement national
23:11l'emporte au printemps prochain,
23:13ils ne reconnaîtront pas ce résultat.
23:15Comment anticipez-vous cela ?
23:18Qui dit cela ?
23:20On l'a beaucoup vu et entendu sur des panneaux
23:23dans les manifestations
23:25et il y a au moins un élu de la France insoumise
23:28qui l'a dit.
23:30Mais c'est quelque chose qu'on peut entendre.
23:33Eh bien, à ce moment-là, il faut déménager.
23:36Il ne faut pas abyser dans une démocratie.
23:38Il faut aller s'installer en Iran, par exemple,
23:41ou, je ne sais pas, au Venezuela,
23:42là où les idées de M. Mélenchon sont au pouvoir.
23:44Donc, si aujourd'hui,
23:46des mouvements politiques d'extrême-gauche
23:49refusent de reconnaître
23:51le résultat d'hésion de paravance,
23:53d'abord, c'est un aveu intéressant
23:54parce que ça veut dire qu'ils ont déjà perdu.
23:56Et quand a été l'objectif de M. Mélenchon,
23:58ce n'est pas d'être président de la République.
23:59C'est la guerre civile en France.
24:01Et toutes ses déclarations,
24:03toute son attitude,
24:04tout le comportement des élus de la France insoumise
24:07qui, je vous le rappelle,
24:09reconnaissent la violence comme étant parfois légitime,
24:12ajoutant que la faim justifie les moyens.
24:15Ça, c'était Mme Alma Dufour
24:17pour prolonger les proses du maire de Saint-Denis,
24:22attestent du fait qu'ils reconnaissent
24:24qu'ils ont déjà perdu les élections.
24:25Et donc, en réalité,
24:27il ne leur reste que la violence.
24:28Il ne leur reste que l'insurrection.
24:30Ces propos sont profondément irresponsables.
24:32Et donc, si certains cadres de la France insoumise
24:35ne souhaitent pas reconnaître le résultat des élections,
24:38ça veut dire qu'ils ne reconnaissent pas
24:40à la France son fonctionnement républicain
24:43et ses institutions démocratiques.
24:45Alors, à ce moment-là, il faut changer de pays.
24:47Il faut aller s'installer au Venezuela,
24:48en Corée du Nord ou en Iran, par exemple.
24:53Bonjour, M. Bardella.
24:54Pierrick Bonneau, France Info, ici.
24:56Pardon.
24:56Vous avez très vite réagi samedi sur les réseaux sociaux,
24:59estimant que la France du travail n'était pas dans la rue.
25:02Pourtant, des centaines de milliers de personnes
25:03ont manifesté pacifiquement.
25:06Que leur dites-vous, ce matin ?
25:07Est-ce que vous leur dites simplement « Attendez 2027 pour voter pour nous »
25:11ou vous avez d'autres réponses à leur formuler ?
25:13Le droit de manifester, je le défendrai toujours.
25:19C'est une liberté fondamentale,
25:21mais le droit de manifester n'est pas le droit de casser.
25:24Et donc, en réalité, la tolérance zéro à l'égard
25:29de ceux qui perturbent le bon fonctionnement des manifestations
25:33et qui veulent attenter à l'ordre public,
25:35c'est le meilleur moyen de garantir des manifestations en toute sécurité.
25:40Et je vous dis que pendant plusieurs années,
25:43le pouvoir politique a utilisé,
25:46et ça ne date pas d'Emmanuel Macron d'ailleurs,
25:48les milices d'ultra-gauche,
25:50laissant monter les black blocs jusqu'à l'avant des cortèges
25:52pour discréditer les mobilisations sociales et les manifestations populaires.
25:58Si je suis chef du gouvernement,
26:00je n'entends pas faire preuve du même laxisme
26:03et de la même mensuétude à l'égard de groupes
26:06qui, je le dis, devraient être,
26:08et c'est une demande que devrait formuler la France,
26:11placés sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne.
26:15Les milices antifas, les black blocs et les groupes d'ultra-gauche
26:18qui utilisent la terreur pour semer le chaos dans notre pays
26:23devraient relever de la liste des organisations terroristes de l'Union européenne.
26:28Donc, encore une fois,
26:30on est dans une période démocratique
26:32où chacun doit pouvoir s'exprimer librement,
26:34où chacun doit pouvoir exposer ses idées.
26:38Je ne suis pas de gauche, ça ne vous aura pas échappé,
26:41mais il est normal qu'on puisse avoir des débats de fond
26:44sur les projets politiques qui sont portés par les différents candidats
26:47à cette élection présidentielle.
26:49Mais le rôle de la France insoumise aujourd'hui
26:52attend à la bonne tenue de ce débat démocratique.
26:56Qu'il y ait des manifestations, c'est normal.
26:58Que les manifestations soient encadrées, c'est normal.
27:01Ce qui n'est pas normal, c'est la violence
27:03et les discours ambigus sur la violence.
27:05Et moi, je n'ai jamais eu de discours ambigus sur la violence
27:07et vous n'en trouverez pas de ma part.
27:09Les revendications sur ces dernières semaines,
27:12sur le redressement de l'école, sur les conditions de travail
27:15de nos enseignants sont majeures.
27:20Et j'ai eu l'occasion d'évoquer ces dernières semaines,
27:23et nous l'avons fait avec Marine,
27:24des propositions sur le pouvoir d'achat,
27:26des propositions sur la baisse des taxes sur le carburant,
27:29des propositions sur l'augmentation des salaires
27:33de 4% par an pendant 3 ans
27:36que nous mettrons en œuvre
27:38dans le cadre de notre arrivée au pouvoir
27:40pour les enseignants.
27:42Ça, c'est des propositions de fond.
27:43Mais pour que ces propositions de fond soient audibles,
27:45il faut qu'on puisse débattre sereinement et sans violence.
27:48Monsieur Bardella, bonjour.
27:49Clément Diou, Le Monde.
27:52Plusieurs questions.
27:52Est-ce que vous pourriez être plus précis
27:53sur les moyens que vous souhaiteriez
27:56apporter aux forces de l'ordre ?
27:58Combien de recrutements sur un quinquennat ?
28:00Quels moyens financiers globalement ?
28:02Puisque ce n'était pas précisé
28:04lors de votre dernière conférence de presse
28:06sur vos prévisions budgétaires.
28:09Deuxième question.
28:10Marion Maréchal a déclaré
28:11que le recours à l'autodéfense
28:14pour les prochaines journées éventuelles de violences
28:18serait bien légitime.
28:19Est-ce que vous reprendriez ce terme ?
28:22Et dernière chose.
28:24L'Italie de Giorgia Meloni
28:25a connu ce week-end des événements similaires
28:28malgré un important recrutement de policiers
28:32depuis sa prise de fonction,
28:34l'apport de militaires dans les rues,
28:36plusieurs lois pénales passées.
28:39Est-ce que vous en tirez des conclusions particulières ?
28:43Merci, M. Guillaume, pour votre question.
28:45D'abord, sur la situation de nos policiers,
28:51nous avons toujours défendu l'objectif
28:55de rétablir les 10 000 postes de policiers et gendarmes
28:57qui ont été supprimés par la droite
29:01entre 2007 et 2012.
29:04Sur les moyens matériels,
29:06je me permets d'attirer votre attention
29:08et l'attention des Français
29:10sur le fait qu'il y a des policiers
29:11qui ont manqué de munitions
29:13et que, d'après les informations
29:15que j'ai vues circuler dans vos rédactions,
29:19des policiers, y compris même
29:20aux abords de l'hôtel de ville de Limoges
29:23pendant l'incendie,
29:24n'avaient plus assez de munitions
29:25et n'avaient plus assez de matériel
29:28de maintien de l'ordre
29:29pour pouvoir se dégager
29:30et pour pouvoir protéger leur propre sécurité.
29:33Sur le plan juridique,
29:34nous souhaitons mettre en place
29:35une présomption de légitime défense
29:37pour les forces de l'ordre.
29:40Les forces de l'ordre
29:41doivent pouvoir protéger leur intégrité physique
29:44et doivent pouvoir protéger l'intégrité physique
29:46de nos compatriotes
29:49et ne pas se retrouver dans la situation
29:51de devoir reculer face à des délinquants
29:55qui usent de la violence
29:56pour vider les rues des policiers
29:59au milieu des mobilisations
30:01et des manifestations.
30:05Sur l'Italie...
30:08Vous m'avez posé une deuxième question ?
30:10Sur l'autodéfense ?
30:11Oui, sur l'autodéfense.
30:11Non.
30:14Le pire cauchemar
30:16serait d'arriver
30:18à une situation
30:21d'un État démissionnaire
30:23où les Français
30:26seraient contraints
30:28et considèreraient
30:29qu'il faudrait se défendre par eux-mêmes.
30:32Ça, ça veut dire que l'État n'existe plus.
30:34Ça, vous voyez,
30:35quand vous faites de la politique
30:36et que vous êtes attachés
30:37à la sécurité, à l'État de droit,
30:39c'est le pire cauchemar possible.
30:41Donc je ne me résoudrai jamais
30:43à ce type de situation
30:44et je me battrai toujours
30:45pour que cette idée,
30:48hélas, ne traverse pas l'esprit
30:51de nos compatriotes
30:53dont je comprends
30:54que beaucoup sont tabous
30:55et dont je comprends la colère
30:57face à ce qu'ils ressentent
30:58comme un abandon
30:59et face à une trahison
31:00de la part d'un État
31:01qu'ils engraissent
31:02avec l'un des taux
31:03de prélèvement obligatoire
31:04parmi les plus élevés de l'OCDE
31:06et qu'ils voient totalement absents
31:08de ces missions les plus essentielles
31:10et de ces missions régaliennes.
31:12Sur l'Italie,
31:14d'abord, je me garderais bien
31:15de donner des leçons
31:17à un gouvernement
31:20quelconque
31:21ou sur la situation intérieure
31:23d'un pays européen.
31:25C'est aux Italiens d'en juger.
31:27Mais ce que je note,
31:28c'est que les pressions
31:31que nous vivons
31:31et ce cocktail mortifère,
31:33cette union entre l'ultra-gauche
31:35et des délinquants,
31:38des casseurs et des pilleurs,
31:39on la voit malheureusement à l'heure
31:41dans beaucoup de grandes capitales européennes.
31:43Et donc cette réponse
31:44appelle à la fermeté nécessaire
31:47pour protéger les honnêtes gens.
31:50Vous connaissez les mesures
31:51et je crois que vous en avez esquissé
31:52quelques-unes
31:53que nous souhaitons mettre en place
31:54pour la France.
31:55Et je fais confiance
31:56au gouvernement de Mme Mélanie
31:58et de M. Salvini
32:00pour protéger
32:01les honnêtes citoyens en Italie.
32:03Et dernière question.
32:07Bonjour.
32:07Julien Fautra de RTL,
32:09ici au fond,
32:10à votre couche.
32:10Monsieur Fautra,
32:11je ne vous vois.
32:11C'est bon.
32:13Vous dites que vous voulez
32:14mettre hors d'état
32:15de nuire des individus
32:16qui se comportent chez nous,
32:18comme des casseurs chez nous.
32:20Ça veut dire que vous pensez
32:21que ce sont des personnes
32:22qui ne sont pas françaises
32:23ou qui ne sont pas chez elles
32:26ici en France.
32:27C'est ça que vous voulez dire ou pas ?
32:28Alors ça veut dire
32:29que je souhaite être
32:31Premier ministre
32:31de la République française.
32:33Et donc,
32:35par définition,
32:36j'aurai à cœur
32:38et j'aurai vocation
32:40à mettre hors d'état
32:41de nuire
32:42ceux qui,
32:43sur le sol
32:44de la République française,
32:45donc chez nous,
32:45je pense qu'on peut encore le dire,
32:48entendent semer
32:49le trouble,
32:51qu'il soit
32:51de nationalité française
32:52ou de nationalité étrangère.
32:54N'y voyez pas malice.
32:57Merci à tous.
32:58Merci beaucoup.
32:59Merci beaucoup.