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  • il y a 1 heure
Avec Serge Grouard, maire LR d'Orléans
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##C_EST_A_LA_UNE-2026-10-20##

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News
Transcription
00:00Jacques Cardoz.
00:01Où que vous soyez, je vous souhaite un excellent début de matinée en notre compagnie 7h10, c'est à la
00:06une, c'est votre rendez-vous.
00:08Témoignage, la France a plongé dans le chaos ce week-end.
00:11Un maire a une idée, il s'appelle Serge Grohar.
00:13Bonjour Serge Grohar, vous êtes maire des Républicains d'Orléans et vous souhaitez aller plus loin.
00:19Vous demandez l'activation de l'article 16 de la Constitution.
00:22Avant de nous dire pourquoi, j'aimerais d'abord qu'on explique ce que signifie l'article 16 pour tous
00:29ceux qui nous écoutent, Serge Grohar.
00:31Écoutez, c'est très simple, la situation exceptionnelle, le pouvoir exceptionnel effectivement pour le Président de la République.
00:38Donc l'article 16, il dit s'il y a une situation de grave menace sur la France, sur les
00:44institutions,
00:45et si le fonctionnement régulier des pouvoirs publics est interrompu, alors le Président de la République peut cumuler un certain
00:53nombre de pouvoirs, de compétences qu'il n'a pas d'ordinaire.
00:56Donc notamment des compétences bien sûr qui relèvent de l'exécutif, mais également par exemple des compétences qui relèvent du
01:02pouvoir législatif.
01:04Bref, il est en situation de prendre rapidement, en urgence, des mesures exceptionnelles.
01:09Et à partir du moment où l'on considère que la France a sombré dans le chaos, alors moi je
01:15le considère, si on ne fait pas cette analyse, alors l'article 16 ne s'applique pas.
01:18Mais si l'on considère que la France a sombré dans le chaos, que l'on n'est plus dans
01:22un fonctionnement normal, alors à ce moment-là, le Président peut décider de cette mesure.
01:29Et cela, il le fait dans certaines conditions, le Conseil constitutionnel donne son avis, le Parlement est réuni de plein
01:36droit,
01:37donc ce n'est pas, si vous voulez, il s'arroge tous les pouvoirs et il fait ce qu'il
01:40veut, n'importe comment.
01:41Ce n'est pas de ça dont il s'agit.
01:43C'est intéressant Serge Groard, notamment sur le plan législatif, pour qu'on comprenne bien, on a par exemple des
01:49délais qui peuvent prendre beaucoup de temps.
01:51Avec l'article 16, on peut aller beaucoup plus vite sur des prises sur de la législation.
01:56C'est exactement ce que vous dites. Je vous donne un exemple.
01:59Tout le monde parle d'un texte de loi casseur-payeur.
02:04Exactement.
02:04Tout le monde, bon, eh bien ça, aujourd'hui, si vous le faites dans des conditions normales, il va falloir
02:10des semaines, voire des mois.
02:11Et puis vous aurez peut-être à l'arrivée une censure du Conseil constitutionnel, puis on sera reparti pour un
02:16tour, comme d'habitude.
02:17Et puis peut-être que dans six mois ou dans un an, on envisagera de faire quelque chose.
02:21Regardez le texte de loi sur la question des polices municipales.
02:25Renforcer les pouvoirs des polices municipales, il est où ce texte ?
02:29Moi, j'attends toujours. J'attends toujours des dispositions concrètes.
02:32Ça fait maintenant des mois, peut-être plus d'un an, je crois, plus d'un an qu'on en
02:36parle.
02:36Bon, voilà. Donc on est dans notre petit fonctionnement pépère, tranquille, coup de raoul.
02:41Mais évidemment, et puis il faut montrer, il faut montrer que l'État est restauré, que l'État est là
02:47et que maintenant, ça suffit.
02:48Il y a aussi une dimension psychologique là-dedans.
02:51C'est ce que le général de Gaulle avait fait en 61.
02:54Vous savez, au moment du putsch des généraux, c'était la guerre d'Algérie, on était en avril 61.
03:00De Gaulle, mais c'était De Gaulle, évidemment, on n'est pas De Gaulle qui veut.
03:02Il a dit, bon, maintenant, ça suffit, fin de la récré, article 16, qui a été appliqué jusqu'en septembre
03:08de l'année 61.
03:10Et le général de Gaulle avait fait... Oui ?
03:12Certains vous diront, Serge Groire, évidemment, on comprend bien tous les arguments,
03:16ça donnerait beaucoup plus de puissance, restauration de l'État et de la puissance de l'État également.
03:20Mais il y a aussi une crainte d'atteinte aux libertés les plus fondamentales.
03:24Certains parleraient même de dictature, vous le savez.
03:27Oui, mais je sais très bien qu'encore une fois, c'est pour ça que je faisais référence au général
03:31de Gaulle.
03:32Ce n'est pas à mon âge que je vais commencer une carrière de dictateur.
03:35On nous a renvoyé en permanence ça dans les dents.
03:38Mais c'est ridicule, ça n'a pas de sens.
03:39Aujourd'hui, pour les commerçants qui sont dévastés, les droits fondamentaux, ils sont où ?
03:46Pour les gens, tous les gens, parce qu'on a parlé et on a raison des commerçants,
03:52mais tous les autres qui aujourd'hui sont dans le pétrin.
03:54C'est quoi les libertés fondamentales ?
03:57Et ça, c'est toujours le même petit truc d'une partie de la gauche ou de l'extrême gauche
04:03pour dire attention, vous êtes des méchants, vous êtes des fachos.
04:05Mais ça va, ça va, il y en a marre de ce discours.
04:08Ça bouge notamment au centre, vous avez probablement entendu des déclarations
04:13d'un certain nombre de personnalités, notamment Gabriel Attal
04:16ou encore le maire de Paris-Centre qui dit qu'il faut envoyer l'armée.
04:20Qu'est-ce que vous pensez de ce genre de prise de position ?
04:23L'armée, elle est faite pour défendre le pays et pour défendre les Français.
04:28Elle n'est pas faite pour aller dans la rue sur des barricades.
04:31Nous avons des forces de police et de gendarmerie qui sont organisées
04:36et qui sont très bonnes pour cela.
04:38Sauf que le pouvoir politique ne leur donne pas les moyens et ne les utilise pas.
04:44On l'a vu dans toutes les scènes d'émeute sur toutes les villes ou presque.
04:47On a vu qu'elles étaient bridées dans leur action.
04:51Elles ne faisaient pas parce qu'on a affaire à des pétochards
04:54qui ne veulent prendre aucun risque.
04:56Et résultat, ce sont les braves gens qui prennent les risques.
04:59C'est-à-dire qu'on a totalement inversé les choses.
05:03Concernant la problématique dont on parle beaucoup en ce moment,
05:05c'est-à-dire une certaine forme d'impuissance.
05:07On a entendu Laurent Nouniez nous expliquer
05:10qu'il y avait eu une perte de contrôle durant le week-end.
05:12Est-ce que l'article 16 pourrait permettre d'avoir plus de moyens
05:17ou en tous les cas une meilleure réponse
05:21du point de vue de la police et du maintien de l'ordre ?
05:26Je le pense.
05:27Alors, il n'y a pas que l'article 16 pour le faire.
05:31Il y a déjà, il devrait y avoir des décisions du pouvoir central.
05:36Et moi, je dis à ce niveau, c'est une cellule de crise
05:39avec un président de la République, un Premier ministre
05:42qui dirige la cellule de crise.
05:45Quand je vois des images où l'on a des politiques
05:48qui écoutent sagement...
05:49Quelles décisions, Serge Gouard, vous faites allusion
05:53à des décisions au sein qui pourraient être prises rapidement ?
05:55Lesquelles, par exemple ?
05:57Des décisions de rétablir l'ordre.
05:59C'est-à-dire de changer complètement le concept d'emploi des forces.
06:04Aujourd'hui, on le voit sur les images,
06:06on a des forces, bien malgré elles d'ailleurs,
06:08parce qu'elles savent ce qu'il faut faire,
06:10mais qui sont statiques.
06:12On a vu encore, c'est quand même incroyable,
06:14dans la nuit qui a suivi les émeutes du samedi soir,
06:17c'est-à-dire dans la nuit de dimanche.
06:20Encore des magasins qui étaient fracturés et dévalisés.
06:24C'est-à-dire qu'on a laissé la rue aux casseurs et aux pilleurs.
06:28Maintenant, il faut reprendre la rue.
06:30Et il faut reprendre la rue.
06:31Et d'une certaine façon, l'article 16 pourrait permettre
06:33de donner plus de puissance au président de la République.
06:36Merci infiniment, Serge Gouard,
06:38de nous avoir fait partager ce matin votre sentiment.
06:42Vous êtes maire Les Républicains d'Orléans.

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