- il y a 10 heures
Ce mardi 20 octobre, Laure Closier a reçu Jean-Eudes du Mesnil, fondateur "Du Mesnil Advisor" et ancien patron de la CPME, Céline Antonin, économiste à l'OFCE, et Philippe Mutricy, directeur des études de Bpifrance, dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:03BFM Business et la Tribune présente
00:06Débat et controverse
00:08Les experts
00:10Leur closier
00:11Il est 9h30 sur BFM Business, bonjour à tous, bienvenue dans Les Experts
00:15La France inquiète depuis samedi, les images de violences font le tour du monde
00:18Commerces pillés, entreprises saccagées, bâtiments détruits
00:21Notre premier sujet, les commerçants, la coupe est pleine
00:23Covid, télétravail, inflation, canicules, émeutes
00:25Ils ont tout subi depuis 2020
00:28Est-ce que le sujet d'assurance suffira ?
00:31Les assureurs qui promettent d'aller vite
00:32Qui promettent de ne pas envoyer 36 000 experts
00:35Est-ce que ça sera suffisant ?
00:36En tout cas Thomas Buber l'a redit hier sur notre antenne
00:38Un week-end de manifestation ça va
00:40Deux, ce n'est plus le rôle des assurances
00:43De prendre en charge les pillages et les destructions
00:45Pendant ce temps-là la dette continue d'augmenter
00:47Alors ça a rebaissé un petit peu ce matin
00:48On a atteint 4,91 sur le 10 ans hier
00:50On cherchait 54 milliards d'euros d'économie pour le budget
00:53A l'Assemblée, les députés ont déjà alourdi la facture de 8 milliards
00:56Des niches fiscales partout qui se multiplient
00:59Avec parfois un clientélisme étonnant
01:01Par exemple sur le débroussaillage
01:02Je vous raconterai ça tout à l'heure
01:04Que font nos élites ?
01:05Donc il y a ceux qui votent
01:07Des dépenses en plus
01:09Comme ça s'est fait hier
01:10Et puis il y a ceux qui communiquent sur Twitter
01:12Cédric Oyer a parlé de boîte à proutes
01:14C'est assez étonnant
01:15Surtout qu'ils se gargarisent d'avoir été ministre il y a 4 ans
01:18J'étais ministre il y a 4 ans
01:19Cette semaine je lance ma lot
01:20Une campagne à base de proutes
01:22C'est quand même étonnant
01:24On va en discuter avec nos invités dans un instant
01:26Ouvrons nos élites politiques et économiques
01:28Je vous les présente
01:32Céline Antonin, bonjour
01:33Économiste à l'OSCE
01:34En face de vous, Jean-Eude Duménil
01:35Fondateur de Duménil Advasor
01:37Vous êtes ancien de la CPME
01:38Philippe Mutressi va nous rejoindre dans un instant
01:40Quand je suis arrivé dans le couloir
01:41Vous essayez de vous remonter le moral quand même
01:42Tous les deux
01:43C'est pour vous dire
01:44C'est pas simple
01:44C'est pour vous dire où on en est
01:46Jean-Eude, vous qui connaissez bien quand même
01:47Les petites entreprises, les commerçants
01:50Là on est quand même sur un sujet de ras-le-bol
01:52Moi ce que j'entends aujourd'hui
01:53C'est que certains n'ont pas envie de rouvrir les magasins
01:56Alors on est sur un sujet de ras-le-bol
01:58Oui, mais sur un sujet d'exaspération aussi
02:00Parce que là on a énormément de commerçants
02:02Qui ont eu un sentiment d'abandon
02:04C'est-à-dire qu'ils appelaient les forces de l'ordre
02:06Et ils avaient le sentiment d'être livrés à eux-mêmes
02:09Et d'assister en étant totalement impuissants au pillage
02:12Et c'est très dangereux ce sentiment d'abandon
02:14Parce que certains commencent à s'interroger
02:17En se disant
02:18Si l'État n'assume pas le rôle régalien
02:20Qu'est le sien, le premier rôle qui est la sécurité
02:22On va s'organiser nous-mêmes pour se défendre
02:24Et là on rentre dans quelque chose
02:26Qu'on ne maîtrise plus derrière
02:27Donc il faut à tout prix rétablir l'ordre
02:30Et c'est la première des priorités
02:32On parle de soutien aux commerçants
02:33Oui il faut des mesures sur les assurances
02:36Oui il faut des mesures sur le chômage partiel
02:38Mais d'abord l'ordre
02:38Mais la première chose c'est l'ordre
02:40C'est absolument impératif
02:42Et là objectivement
02:44Quand on a vu certaines interventions
02:45Laurent Nunez a dit
02:46La situation nous a échappé
02:48Oui c'est bien de le moudiller tout à l'heure
02:50Il ne faudra pas que ça se reproduise une deuxième fois
02:51Maintenant il faut qu'il y ait des vraies mesures
02:53Céline ?
02:54Oui bah effectivement
02:55Il me semble que d'abord
02:56Il faut montrer que l'État est fort
02:58Et présent
02:58Et qu'on est capable
03:00Ça fait partie des garanties
03:02Que doit assurer l'État
03:03Enfin c'est la sécurité
03:04Ça fait partie vraiment
03:05Des privilèges régaliens de l'État
03:07Et donc ça doit être la première chose
03:09Qui doit être assurée
03:09Et ensuite effectivement
03:10Il y a la question de l'indemnisation
03:12Des commerçants
03:13De la question de
03:15Comment on fait en termes d'assurance
03:17Parce qu'effectivement
03:17Je pense que ça va être compliqué
03:19Pour les assurances
03:19D'indemniser tout le monde
03:20Et je pense qu'en termes de clauses
03:21Ils vont jouer beaucoup
03:22Sur un certain nombre de clauses
03:24Tout le monde n'est pas assuré pareil
03:25Voilà
03:25Donc je pense que pour certains commerçants
03:27Ça va être compliqué
03:28Ça va encore renchérir
03:29Nos finances publiques
03:30Comme si on avait besoin de ça
03:32Enfin voilà
03:32Il y a tout ce contexte
03:33Mais effectivement
03:34La première des choses
03:35C'est de rétablir
03:36Les fonctions de l'État
03:37Me semble-t-il
03:37Sur la question de l'assurance
03:38C'est intéressant
03:38Parce que Thomas Bouber le disait
03:40Hier soir
03:42Le directeur général d'AXA
03:43Il disait
03:43Moi je peux assurer une fois
03:44C'est un risque assurantiel
03:46Mais si ça se reproduit
03:47Acte 1, 2, 3, 4, 5
03:49Là c'est plus mon sujet en fait
03:50Je me retourne contre l'État
03:52Oui bien sûr
03:54J'allais dire
03:54Les risques exceptionnels
03:55C'est pas la même chose
03:56Qu'un risque chronique
03:57Qui devient effectivement
04:00Ponctuellement
04:01Enfin qui se reproduit ponctuellement
04:02Et puis le problème
04:04C'est que la facture pour l'État
04:05Parce que j'imagine
04:06Qu'à un moment donné
04:06L'État va devoir intervenir
04:08La facture va encore s'alourdir
04:09Et dans le contexte budgétaire
04:10On aura l'occasion d'en parler
04:11Dans lequel on est
04:13C'est pas une très bonne nouvelle
04:14Et puis je crois
04:15Qu'il ne faut pas donner le sentiment
04:16Que les assurances
04:18Vont couvrir la totalité des sinistres
04:20C'est-à-dire qu'évidemment
04:21Pour les commerçants
04:22Pour ceux qui bénéficieront
04:24Des assurances
04:24Ce qui n'est pas le cas de tout le monde
04:25Puisqu'il peut y avoir des exclusions
04:27Ça ne couvrira pas la totalité
04:29Il y a évidemment des franchises
04:31Il va falloir reconstituer les stocks
04:33Certains avaient les stocks de Noël
04:34Bien sûr
04:35Quid des pertes d'exploitation
04:37C'est-à-dire que quand vous ne travaillez pas
04:38Finalement quand vous êtes commerçant
04:39C'est du manque à gagner
04:40Donc là il y a des gens
04:42Qui vont devoir fermer
04:43Le temps de restaurer les magasins
04:46Reconstituer les stocks etc
04:47Et puis même quand on parle de
04:50On demande aux commerçants
04:52De fermer par exemple
04:53Le week-end prochain
04:54Parce qu'on craint à nouveau
04:55Qu'il puisse y avoir des émeutes
04:56C'est autant de périodes
04:57Pendant lesquelles ils ne vont pas travailler
04:59C'est du manque à gagner
04:59Donc tout ça mis bout à bout
05:01Effectivement ça fait beaucoup
05:03Surtout que depuis quelques années
05:04Ça s'est reproduit quand même
05:05Un grand nombre de fois
05:06Pardon excusez-moi je vous coupe
05:08Et puis on envisage le chômage partiel
05:10Mais c'est pareil
05:10Le chômage partiel ça coûte cher
05:12Il faut encore que le commerçant
05:13Aie un salarié
05:14Ce qui n'est pas le cas
05:15C'est pas pour lui
05:15C'est pour ses salariés
05:17C'est pour les salariés
05:18Donc c'est pas le cas pour tous les salariés
05:19Ça coûte cher à l'État
05:20On charge une bonne partie
05:21100% il dit
05:22100% là
05:23Oui justement
05:23Donc pour ça en temps normal
05:24Donc il y a effectivement
05:25Enfin ça a un coût
05:27Donc tout ça va encore alourdir
05:29Peut-être juste pour revenir
05:30Un quart de seconde sur les assurances
05:31C'est ce qui va se passer
05:32Ensuite vous disiez
05:33Thomas Burbell disait
05:35Que peut-être ensuite
05:36Il ne pourrait plus prendre en charge
05:38Le risque aussi
05:39Évidemment c'est qu'on va avoir
05:40D'une part une augmentation
05:41Des primes d'assurance
05:42C'est un surcoût
05:43Et puis la deuxième chose
05:45C'est que peut-être aussi
05:46Qu'il va y avoir des zones
05:47Qui vont être considérées
05:48Comme non assurables
05:49Est-ce que demain
05:50C'est comme le risque climatique
05:52C'est pareil
05:53Oui mais
05:53Qu'est-ce que vous faites
05:54Quand vous ne pouvez plus
05:55Être en situation d'assurer
05:56Votre commerce
05:57En face des émeutes
05:58Vous êtes en centre-ville de Paris
05:59On ne peut plus vous assurer
06:00C'est trop dangereux
06:00Comment vous faites ?
06:02Donc il y a des vrais sujets
06:03Philippe Mettrici nous a rejoint
06:04Bonjour
06:05Directeur des études
06:06De BPI France
06:07Vous n'étiez pas là
06:07Quand Céline Antonin
06:08Et Jean-Eudy Ménine
06:09Essayait de se réconforter
06:10Avant l'antenne
06:11Dans le couloir
06:13Quelle est votre analyse
06:14Là de la situation
06:15On était sur le bilan
06:16Pour les commerçants
06:17Je crois que
06:18Je n'étais pas là
06:19Dans les couloirs
06:19Mais j'étais quand même
06:20Là les dernières
06:21Cinq dernières minutes
06:23Donc j'ai assisté
06:23À ce qui vient d'être dit
06:25Et que je partage totalement
06:26Je crois que
06:27Jean-Eudy a pointé
06:28Quelque chose de
06:30Assez fondamental
06:31Pour comprendre
06:31Le commerce de centre-ville
06:33C'est qu'il fonctionne
06:35Sur la reconstitution
06:37De stocks
06:38Et donc si on prend
06:39L'exemple d'un chocolatier
06:41Dont la vitrine
06:42Et le magasin
06:43A été vandalisé
06:45Samedi dernier
06:46Il doit reconstituer
06:47Ses stocks pour Noël
06:48C'est un artisan
06:49Il achète son chocolat
06:51Vous pensez
06:51Qu'à six semaines de Noël
06:53Le prix
06:53De la reconstitution
06:55Du stock
06:55Est pas du tout le même
06:57Qu'il y a trois mois
06:57Et donc déjà
06:59Ça c'est une perte supplémentaire
07:00Ça c'est pas assuré ça
07:02Non c'est pas assuré
07:03Et puis comme le disent aussi
07:04Jean-Eudy et Céline
07:05C'est que
07:06Ce sont des indépendants
07:08Qui sont pas salariés
07:08Et quand le magasin
07:10Est fermé
07:10Soit parce qu'il y a
07:11Une autre manifestation
07:12Soit parce qu'il y a
07:13Des travaux
07:13Il fait pas de chiffre d'affaires
07:14Il n'y a pas de revenus
07:15Pour le commerçant
07:16Donc la situation
07:18On peut le dire
07:18Elle est dramatique
07:19Pour tous ceux
07:20Qui la connaissent
07:21Mais moi je voudrais
07:22Assister sur un deuxième point
07:23Qui a probablement été dit aussi
07:25C'est la nécessité
07:26De rétablir l'ordre public
07:27Jean-Eudy a commencé par ça
07:28Bien sûr
07:29Parce que
07:30Il y a d'un point de vue
07:32Citoyen
07:32Et on l'est tous
07:34Mais aussi
07:35D'un point de vue économique
07:36C'est-à-dire que
07:37Pour une entreprise
07:38Ce qui est important
07:38C'est d'avoir
07:39Un cadre
07:41Réglementaire
07:41Et une visibilité
07:43Effectivement
07:44Ne pas être suspendu
07:45Un samedi sur deux
07:47Deux samedis sur trois
07:48A des événements extérieurs
07:49C'est comme si
07:51Un cyclone
07:51Passait toutes les semaines
07:52Sur le magasin
07:53Grosso modo
07:53Pour prendre une image
07:55Qui parle peut-être plus aux gens
07:56Donc le cyclone
07:57Par nature
07:57Il est imprévisible
07:58Là on est
07:59Dans un domaine
08:00Qui devrait être prévisible
08:01Et cette incertitude
08:03Qui est sur
08:04Toute cette activité commerciale
08:06Génère évidemment
08:07Beaucoup de stress
08:08Et puis
08:09Des retraits
08:10Parce que
08:10Ce qui va se passer
08:11Si on ne peut plus
08:12S'assurer
08:13Si on a trop perdu
08:14De chiffre d'affaires
08:15Si on ne peut plus
08:15Vivre de son
08:16On fait autre chose
08:16On fait autre chose
08:17Et le commerce
08:18De centre-ville
08:19Se ferme
08:20Et donc je terminerai
08:20Juste par un point
08:21Dans cette nécessité
08:22De réflexion
08:23Et de retour à l'ordre public
08:24Il y a deux questions
08:25Qui se posent
08:26Il y a à mon avis
08:27Les trajectoires
08:29Des cortèges
08:31Est-ce que c'est toujours
08:32Le bon endroit
08:34Le faire défiler
08:35Mais là c'était pas le cortège
08:36Le problème
08:36C'était vraiment
08:37Le reste du cortège
08:38C'est le reste du cortège
08:49Mais il y a un certain nombre
08:50De voir à l'avance
08:52Pour les forces de l'ordre
08:53Ce qui est cortège
08:54Ce qui ne l'est pas
08:54Et à quel endroit
08:55Vont avoir lieu
08:55Les échauffourés
08:56Et deuxièmement
08:57Se poser aussi
08:59La question du rôle
08:59Des réseaux sociaux
09:01Dans le jour même
09:02Pas avant
09:04Gabriel Attal
09:04Propose de couper
09:06Nicolas Dufour
09:06Qui a fait un post
09:07Sur LinkedIn aussi
09:08Qui va un peu dans le même sens
09:09Est-ce que c'est normal
09:10Est-ce que c'est normal
09:10Que ces plateformes
09:12Se fassent énormément
09:14De gains publicitaires
09:16En publiant des vidéos
09:18Les plus choquantes possibles
09:19Pour générer du trafic
09:20Et du buzz
09:21Et alimenter la machine
09:22Toute la journée
09:23Et donc il y a un vrai sujet
09:24Sans compter effectivement
09:25Les appels
09:27Pour en profiter
09:28Les rassemblements
09:29Etc
09:29Donc il y a un vrai sujet
09:30Sur qui profite de tout ça
09:31Je voulais agir
09:32Oui sur le sujet
09:33Des plateformes
09:34Evidemment je parle
09:34De ce qui vient d'être dit
09:35Mais de surcroît
09:37On a bien vu le débat
09:38Hier je crois
09:39Sur le rôle des plateformes
09:41Sur la revente
09:41Bien sûr
09:42Sur la revente derrière
09:43Ils sont convoqués
09:44Là ce matin à Bercy
09:45Il y a une réunion en Teams
09:46Il faut trouver un moyen
09:47Mais c'est du Russell
09:48Vous vendez du matériel polé
09:49Ça s'appelle du Russell
09:50Et ça tombe sous le coup de la loi
09:52Oui mais qui est responsable
09:54Est-ce que c'est la plateforme
09:55Est-ce que c'est ça la question aussi
09:56Certaines plateformes
09:57Se sont engagées à lutter contre ça
09:59Mais c'est facile
10:00Quand c'est écrit
10:02Voler le 17h
10:02Surtout que certains
10:03Ne se privent pas de mettre
10:04Que ça date du 17 octobre
10:05Que c'est de la marchandise
10:06Du 17 octobre
10:07Donc je veux dire
10:07Dans ces cas-là
10:08Vous ne pouvez pas faire
10:08Comme si vous ne savez pas
10:09Mais est-ce que l'État
10:11Peut poursuivre les plateformes
10:12Ou juste leur demander
10:12De faire le ménage ?
10:14Moi je pense qu'on peut poursuivre
10:15Enfin je pense qu'il faut
10:16Au contraire être très dur
10:17Oui
10:17À ce niveau-là oui
10:18Est-ce qu'on peut chiffrer
10:21Céline Antonin
10:22Déjà l'impact
10:23Sur l'activité économique française
10:25On était déjà
10:25Sur des perspectives de croissance
10:27Du coup ça va être encore pire ?
10:29En tout cas ça ne va pas
10:30Avoir un effet positif
10:31Alors c'est vrai qu'à ce stade
10:32C'est compliqué de chiffrer
10:33Parce qu'il faut voir
10:33Quelles sont les pertes
10:34Si ça continue ou pas ?
10:35Oui si ça continue par ailleurs
10:37Mais il est évident
10:38Que ça va avoir un impact
10:39Sur le dernier trimestre
10:41Donc voilà
10:42Donc ça va encore
10:43Effectivement amoindrir
10:44La croissance
10:44Qui était déjà
10:44Comme vous le disiez
10:45À 0,4
10:46Donc on a déjà
10:47Publié nos prévisions
10:48Il y a une semaine
10:49Elles sont déjà obsolètes
10:49Puisque voilà
10:50Enfin entre guillemets
10:51Vous étiez aussi sur cette
10:52On était à 0,4 en 2026
10:54Et 0,5 en 2027
10:55Donc du coup
10:56Voilà
10:56Sur une croissance
10:57Qui n'était quand même pas flamboyante
10:58Avec un déficit
10:59Qui se réduisait très peu
11:01Puisqu'on était toujours
11:01À 5,4 quoi
11:02De déficit public
11:04Donc ça ne va pas arranger
11:05La situation de l'économie
11:06Et avec un prix de l'incertitude
11:08Chiffré à 0,2
11:09C'est ça ?
11:09Oui oui oui
11:10Quand on avait déjà chiffré
11:11Ça veut dire quoi
11:12Un prix de l'incertitude
11:12Chiffré à 0,2
11:13C'est-à-dire que l'incertitude
11:14Qui règne en France
11:15Alors essentiellement politique
11:16En l'occurrence
11:17C'est ce qui a été chiffré
11:19Ça coûte 0,2 points de croissance
11:20En l'année
11:21On devait faire 1%
11:22Donc 1%
11:23C'était le consensus
11:270,3 à cause du pétrole
11:28Donc c'est à peu près
11:29Tout le monde est d'accord là-dessus
11:31Donc 0,3 c'est l'extérieur
11:33Et le reste c'est un 0,1 canicule
11:36Bon c'est sur l'agriculture
11:38Et sur des secteurs
11:40Qui sont assez contributeurs au PIB
11:41Et puis les 0,2 qui restent
11:43C'est le prix de l'incertitude politique
11:44Alors ça provoque deux choses
11:46D'une part les ménages
11:47Consomment plutôt moins
11:49Donc on a un taux d'épargne
11:50Comme vous le savez
11:51Qui est un niveau record
11:53Depuis maintenant 4 ans
11:54On est le seul pays
11:56Développé dans le monde
11:57A avoir gardé son niveau d'épargne
11:59De l'année du Covid
11:59Tous les pays ont connu
12:01Une hausse d'épargne
12:02L'année du Covid
12:03Et ensuite ont désépargné
12:05Nous on est resté
12:05Au niveau du Covid
12:06Donc c'est à peu près 18%
12:0817,2 pour être tout à fait précis
12:0917,2 du revenu
12:10Qui reste épargné
12:12Et donc les ménages
12:13Consomment moins
12:14Et ça se voit dans la croissance
12:16Quand on voit les contributeurs
12:17À la croissance
12:18La consommation intérieure
12:19Elle diminue
12:20Dans la contribution
12:21À la croissance
12:22Et puis le deuxième facteur
12:23Qui est peut-être
12:23Encore plus grave
12:24C'est que ça pénalise
12:26L'investissement
12:26Là nos dirigeants
12:27L'entreprise le disent
12:28Dans les enquêtes
12:28Qu'on publie avec
12:29Rex et Code
12:30BPI France Labre
12:31Rex et Code
12:31On en a publié une
12:32Début septembre
12:33Deux dirigeants sur trois
12:35Ont ajusté à la baisse
12:36Leurs investissements
12:37En 2026
12:38Deux sur trois
12:39Soit report
12:40Soit annulation
12:41En raison de cette incertitude
12:43Qui plane
12:44Et ça s'auto-entretient
12:45C'est à la fois
12:46Quelle sera la politique économique
12:47Combien d'impôts
12:48L'année prochaine
12:49Quelles sont les dépenses publiques
12:50Qui vont baisser
12:50D'agitation
12:52Et je pense que
12:52Ça n'a pas arrangé
12:54La croissance des consommateurs
12:55Oui et depuis 2024
12:56On est en plus
12:57Dans une situation politique
12:58Complètement bloquée
12:59Où on est incapable
13:00De voter un budget
13:00Où on ne vote que des
13:02Lois a posteriori
13:03Donc voilà
13:04Tout ça a œuvré
13:05Effectivement
13:06En tout cas
13:06L'incertitude politique
13:07Aussi a beaucoup œuvré
13:09Au fait qu'on est dans
13:10L'immobilisme
13:11En plus
13:12Il y a les conséquences
13:13Directes
13:14Dont on vient de parler
13:15Il y a les conséquences
13:16Indirectes aussi
13:17Je pense au tourisme
13:19Par exemple
13:19Déjà des annulations
13:21Et à l'image
13:22Que ça revoit
13:22Parce que
13:23L'ensemble du monde
13:25Se rigole
13:26Pardon
13:27De ce qui se passe
13:28En France aujourd'hui
13:29On est assez prompt
13:31A donner des leçons
13:31Au monde entier
13:32Là en retour
13:33On reçoit
13:34Beaucoup de critiques
13:36Dans le monde entier
13:37Et sur l'image du tourisme
13:38C'est une catastrophe totale
13:39Alors il y a déjà eu
13:40Des émeutes
13:41Précédemment
13:422019
13:422023
13:44Malheureusement
13:45L'impact sur le tourisme
13:46Avait été relativement limité
13:48Il avait été assez ponctuel
13:49Finalement
13:50Puis ensuite
13:50Les choses s'étaient rétablies
13:51Mais là
13:51Il y a deux différences
13:54La première
13:54C'est que
13:55Les émeutes
13:56C'est quasiment sur l'ensemble
13:58Du territoire
13:58Y compris dans les villes moyennes
14:00On peut penser à Limoges
14:01Par exemple
14:01Limoges a fait le tour du monde
14:03C'était l'image
14:04De tous les pays hier
14:06Absolument
14:07Effectivement
14:07Le fait que ça soit
14:09Sur l'ensemble du territoire
14:10C'est un vrai problème
14:12Et puis
14:13Derrière
14:15Est-ce que
14:16Les conséquences
14:18Qu'est-ce qui va se passer
14:19Et il n'y a pas
14:20De grands événements
14:21Qui vont permettre
14:22De réhabiliter
14:23Il y avait les JO
14:24Pour se remettre
14:25Il y avait les JO
14:25La dernière fois
14:26L'avenue du Pape
14:27Il n'y a pas si longtemps
14:28Elle va revenir
14:28Elle va revenir
14:30Non mais je veux dire
14:31Ça avait contribué
14:31Les JO
14:32Notamment à rétablir
14:33L'image du tourisme
14:33En France
14:34Et montrer qu'on était capable
14:36Aussi d'assurer la sécurité
14:37Pendant les JO
14:38Bon ben là
14:38Malheureusement
14:39On arrière toutes
14:40Mais à quel point
14:40Aujourd'hui
14:41Les chefs d'entreprise
14:43Font remonter
14:44Ce sujet de sécurité
14:45Comme une priorité
14:47Ah ben c'est une priorité
14:48Absolue
14:49Mais absolue
14:50C'est vraiment
14:50C'est la première
14:51Des choses
14:53C'est la sécurité
14:54Ce que je veux dire
14:54C'est qu'une entreprise
14:55Ne peut pas tourner
14:57Si elle n'est pas certaine
14:58Que son activité
15:00Est en sécurité
15:00Ses salariés
15:01Sont en sécurité
15:02Parce que là
15:03Ce à quoi on a assisté
15:04Le week-end dernier
15:05C'est aussi des salariés
15:06Qui ont été molestés
15:07C'est ce que racontait
15:08Le patron d'ETAM ce matin
15:09On est blessés
15:10On est dans une situation
15:11Complètement folle
15:13Et puis
15:14Certains ont commencé
15:15A dire
15:15Ah oui
15:16Mais finalement
15:17Ils prenaient des téléphones
15:18Ils prenaient des chaussures
15:19Ils prenaient ce que vous voulez
15:20Mais là
15:21C'était du saccage
15:22Pour du saccage
15:23Je vous rappelle
15:24Qu'il y a eu des fleuristes
15:25Par exemple
15:25Qui ont été complètement ravagées
15:27Il y a eu des boulangeries
15:29Il y a eu
15:30Mais le patron d'ETAM ce matin
15:31Sur la trentaine
15:31Il demande l'armée
15:32Pour protéger les commerces
15:34Je ne suis pas en capacité
15:36De le dire
15:36En tout cas
15:36Il faut qu'il y ait des mesures
15:37Fortes de manière impérative
15:39Vous savez
15:39C'était De Gaulle
15:40Qui disait
15:41En face des émeutes
15:42Il y a un seul ton
15:43C'est le ton du commandement
15:45On est capable
15:46D'en faire des tonnes
15:47Pour des salariés
15:49Qui sont mal managés
15:51Qui mal-être au travail
15:52Et tout
15:53Et là
15:53On ne mesure pas
15:54A quel point
15:55Les salariés
15:56Qui se sont fait agresser
15:57Samedi dernier
15:58Sont traumatisés
15:58Mais oui
15:59Par la violence
16:00C'est une espèce
16:00De déferlement de violence
16:03Alors pardon
16:04J'ai cité les vidéos
16:05On les a tous eues
16:06Les vidéos sur les réseaux sociaux
16:07Avec les jeunes armés
16:09De bâtons
16:10De marteaux
16:10Qui vont frapper
16:11Les commerçants
16:12Qui essayent de s'interposer
16:13Et tout
16:13Les salariés
16:14Je crois que c'est
16:15La Fillette de Bordeaux
16:16Qui ont été
16:17Acculés dans une pièce
16:18Enfin tout ça
16:19C'est traumatisant
16:20Il faut arrêter
16:21De faire deux poids
16:23De mesures
16:23C'est probablement
16:24Bien plus traumatisant
16:25Que ceux
16:26Sur quoi d'habitude
16:28On dit
16:29Oh là là
16:29C'est grave
16:30Le mal-être au travail
16:31Et tout
16:31Les responsables
16:32Des commerçants
16:32Demandaient une cellule psychologique
16:33Mais bien sûr
16:34C'est normal
16:35Pour les salariés
16:36Et pour les commerçants
16:36Et pour eux aussi
16:37Bien sûr
16:37C'est super important
16:38Et puis on disait tout à l'heure
16:39Il y a un risque
16:40Que les commerçants
16:41S'ils se sentent abandonnés
16:43Finissent par s'équiper
16:44Eux-mêmes
16:44Et ça ça vous fait vraiment peur
16:45Oui
16:46Parce que c'est quelque chose
16:47Qu'on entend de plus en plus
16:48Et puis il y a un autre point
16:49Qu'il ne faut pas négliger non plus
16:51C'est le consentement à l'impôt
16:52On a un taux de prélèvement
16:53Record en France
16:54Une exaspération
16:55Déjà des contribuables
16:56Si ils ont le sentiment
16:58Qu'en plus
16:59L'État n'assure pas
17:00Sa première mission régalienne
17:02Alors là le consentement à l'impôt
17:03Il risque de ne pas
17:04Et puis même sans faire de la philosophie
17:05Il faut quand même rappeler
17:06Qu'on a accepté
17:07De déléguer une partie
17:08De notre liberté à l'État
17:09Pour nous assurer
17:10La première des missions
17:11La sécurité
17:12Et s'il n'y a plus ça
17:13Effectivement
17:14Enfin je veux dire
17:14On est dans un état de nature
17:15Enfin on revient au sens de Hobbes
17:18Ma philosophie
17:18Elle est dans la petite semaine
17:19C'est le contrat social
17:21Oui c'est ça
17:22C'est d'ailleurs probablement
17:23L'intention d'une partie
17:24Des Black Blocs
17:25On n'a pas vraiment idée
17:27De qui sont ces gens
17:27Mais moi je voudrais rappeler
17:29Simplement une statistique
17:30Qu'il faut avoir en tête
17:32Dans ces moments-là
17:33C'est qu'il y a
17:34A peu près deux tiers des Français
17:36Qui sont attachés à la démocratie
17:37Il y a un tiers
17:38Qui n'est pas attaché à la démocratie
17:40Et c'est ce tiers-là
17:41Alors dans ce tiers
17:42Il y a plein de choses
17:42Il y a des monarchistes
17:44Il y a des anarchistes
17:45Encore une fois
17:46C'est très divers
17:46Mais il y a une partie du courant
17:48Dont le but est de
17:49Casser les institutions
17:50Je suis désolé
17:51Mais Marseille
17:52Limoges
17:53Ou la mairie du 10ème
17:54Quel est l'intérêt ?
17:56Il n'y a rien à piller là-bas
17:56C'est vraiment mettre à bas
17:58C'est plus sûr que ça
17:59C'est mettre à bas
18:00Le symbole de la République
18:01Mais justement
18:01On voit à quel point
18:02Le moment est grave
18:03On parle quand même
18:04D'un contrat social
18:05De défendre la démocratie
18:06Et on a
18:07Je suis désolée
18:08De parler de lui
18:09Mais Cédric O
18:10Qui hier
18:11Sur Twitter
18:12Nous fait la promotion
18:13De sa nouvelle enceinte audio
18:15En disant que c'est super
18:16Il fait une promotion
18:17A base de pâte à proutes
18:18Et qui dit
18:19J'ai été ministre
18:20Pendant 4 ans
18:21Cette semaine
18:22Malo sort une campagne
18:23A base de proutes
18:24Je trouve ça
18:25Terrifiant
18:26Je trouve ça terrifiant
18:27C'est notre élite économique
18:28C'est un des investisseurs
18:29De Mistral
18:30C'est quelqu'un
18:31Qu'on suit sur BFM Business
18:32Est-ce qu'il n'a pas compris
18:34Qu'on était à un moment important
18:35Je trouve que c'est
18:38Très inquiétant
18:39Jean-Eude
18:39Est-ce que vous partagez
18:40Je crois que c'est mon désespoir
18:42Ou ma colère
18:42En relativisant un peu
18:44Parce que je pense que
18:44Cédric O
18:45Il est très connu
18:46Peut-être dans le microcosse
18:47Mais pas forcément
18:48Il est intelligent
18:49C'est la première chose
18:50Il est probablement intelligent
18:51Là c'est pas une preuve d'intelligence
18:53En tout cas
18:53Mais là où je vous rejoins
18:54Complètement
18:55C'est qu'il y a des images
18:57Qui sont des symboles
18:58On le sait très bien
18:59A travers l'histoire de France
19:00Et là
19:01C'est l'image de la start-up nation
19:02C'est ce dont vous parlez là
19:03Le fait d'assister
19:05Pardonnez-moi
19:05Mais au concert de Céline Dion
19:06Pourquoi pas
19:07Mais je veux dire
19:08C'est Emmanuel Macron
19:09La veille
19:09Il s'affichait la veille
19:10Franchement l'image que ça renvoie
19:12Ça renvoie l'idée
19:13De quelqu'un qui est déconnecté
19:15De ce qui est en train
19:15De se passer dans le pays
19:16Donc voilà
19:17Donc il faut aussi
19:19Avoir conscience
19:20Que les gens attendent
19:21Des pouvoirs publics
19:22Une responsabilité
19:24Pas simplement des incantations
19:25Mais des actions
19:26Surtout dans des moments
19:27Comme cela
19:28Philippe Mutrici
19:29Moi j'avais pas du tout
19:30Vu cette campagne
19:31Donc je suis absolument
19:32Désolé
19:33Bon je crois que dans Mistral
19:34Il est investisseur
19:34Très très très très minoritaire
19:36Oui enfin il a fait une bonne affaire
19:37Oui d'accord
19:37Mais enfin sur un tout petit
19:39Nombre d'actions
19:39Il a été ministre du numérique
19:40Il a représenté la French Tech
19:42Ce qui est important
19:43Moi je vais dans votre sens
19:44Sur un point
19:45C'est que l'économie française
19:48Elle est très diverse
19:49Je parle devant
19:51Le spécialiste des PME
19:53Depuis 25 ans
19:54Compte tenu des fonctions
19:55Qu'il a eues
19:55Mais il y a plus de
19:574 millions d'entreprises
19:58En France
19:58C'est sûr que la part
20:00D'entreprises
20:01Sur laquelle se positionne
20:02Cédric O est ultra ultra minoritaire
20:05C'est une part de start-up
20:06Non mais moi je vous parle de timing
20:08Oui bien sûr
20:09Non non
20:09Mais il n'est pas du tout
20:10Représentatif de l'économie française
20:12Et effectivement
20:13Je vais dans votre sens
20:14Quand je dis ça
20:14Parce qu'il peut énormément choquer
20:16Tous les artisans
20:17Les commerçants
20:18Les indépendants
20:19Qui représentent l'essentiel
20:20Des 4 millions
20:20Il y a 99,97%
20:24Des entreprises
20:25Qui ont moins de 10 salariés
20:27En France
20:27Non mais il aurait pu dire
20:28Je suis désolé pour Conto
20:29Vous voyez par exemple
20:30Qui a eu son siège brûlé
20:31Alors que ça fait 3 semaines
20:32Je propose
20:34Moi je ne le connais pas personnellement
20:36Donc je ne peux pas parler
20:37Je ne sais pas pourquoi
20:38Il a fait ça évidemment
20:39Mais c'est sûr qu'il y a un gros décalage
20:40Par rapport à la réalité
20:42De l'économie française
20:43Telle qu'elle est aujourd'hui
20:44Et je pense que même
20:45Dans une partie
20:46De tous ces indépendants
20:47Commerçants
20:48Artisans
20:48Il y a certainement
20:49Un même énervement
20:52Et déception
20:52Comme le disait Céline
20:53Tout à l'heure
20:54Par rapport au rôle de l'État
20:55Son rôle régalien
20:56Et qui là pourrait
20:58Mais à mon avis
20:58Ils ne feront même pas attention
20:59À la campagne
20:59Ils ne vont pas regarder
21:01Dans la liste
21:03Des irresponsables
21:05Je mets quand même aussi
21:06Les députés hier
21:07À l'Assemblée nationale
21:07On a eu
21:08On a eu 8 milliards d'euros
21:10De dépenses en plus
21:11Qui ont été votées
21:12Depuis le début
21:13Des débats budgétaires
21:14On cherche
21:1654 milliards d'euros
21:17D'économies
21:18Céline Antonin
21:19Là je ne sais pas
21:20Hier
21:20Non mais c'est le péché originel
21:2254 pour ce qu'on pourra faire
21:24Là
21:24Ce n'est même pas la peine
21:25De chercher
21:26En fait on fait monter
21:27Les dépenses
21:27Oui oui
21:28Non mais il y a un péché
21:29Originel déjà
21:29Depuis 2024
21:30Cette Assemblée
21:32Enfin l'Assemblée
21:33Elle est ingouvernable
21:34Et on le voit bien
21:35Je veux dire
21:35Tout est bloqué
21:36On a effectivement
21:37Une partie des députés
21:38Qui je pense
21:39N'ont pas trop conscience
21:39Des réalités budgétaires
21:41Par ailleurs
21:42Donc voilà
21:43Que dire
21:45Enfin je veux dire
21:45Par rapport aux mesures
21:46Qu'il faudrait faire
21:46Je veux dire
21:47Dès qu'on commence à parler
21:48De réduction de dépenses
21:49Personne n'est prêt à le faire
21:51En plus on est en période électorale
21:52Donc en plus
21:53Il est de mauvais ton
21:54De réduire les dépenses
21:55Donc je vois pas tellement
21:58Enfin je vous dis
21:59Dans la mesure où le pays
22:00Est bloqué depuis deux ans
22:00Je vois difficilement comment
22:02Et ça pourrait se débloquer
22:03Et par ailleurs
22:04On a en plus par ailleurs
22:05Cette situation d'ordre public
22:06Qui se rajoute
22:07Donc c'est quand même
22:08C'est pour ça qu'on avait du mal
22:09A se remonter le moral
22:10Jean-Eude
22:10Un crédit d'impôt proposé
22:12Par une députée socialiste
22:14Sur les français
22:15Qui débroussaillent leur jardin
22:16C'est non chiffré
22:18C'est non chiffré
22:18C'est voter
22:20Écoutez il y a bien une prime
22:21Quand vous avez un trou
22:23Dans le fond de votre pantalon
22:24Vous avez une prime
22:25Pour réparer le fond de votre culotte
22:26Donc moi je veux bien
22:27Mais il y a un moment donné
22:28Non mais c'est pas sérieux quoi
22:29C'est tout simplement pas sérieux
22:30Et au-delà du côté anecdotique
22:32Ça illustre quand même
22:34Le fait qu'on a là des gens
22:35Qui sont hors sol
22:36C'est-à-dire qui n'ont pas conscience
22:38De la réalité
22:38De la situation économique
22:39Et de la dette
22:40Et cette dette
22:41Elle va tous nous concerner
22:42Les députés
22:43Comme les autres
22:44Quand même
22:44Il faut quand même bien
22:46Vous donner un chiffre
22:47Parce qu'il me semble
22:48Quand même assez illustratif
22:49C'est que
22:49Si le taux d'intérêt
22:51Augmente de 1%
22:53Évidemment dans la période actuelle
22:54C'est ce qui va se passer
22:55Ça représente pour chaque contribuable
22:57Chaque foyer fiscal
22:591500 euros
23:00Qu'il va falloir trouver
23:01Ensuite derrière
23:02Donc
23:02Il faut quand même
23:03Que les députés
23:04Comme les autres
23:05Réalisent
23:06Et toutes tendances confondues
23:07Parce que là
23:08On a quand même l'impression
23:09Que
23:09Là c'est tout le monde
23:10C'est clientélisme
23:11A tous les étages
23:12Mais c'est un peu désespérant
23:13Mais peut-être qu'il ne faut pas regarder
23:15Peut-être que ça ne compte pas
23:15Vas-y Philippe
23:16Oui je suis un peu en décalage
23:17Quand même avec vous
23:18Sur ce sujet
23:19Parce que
23:19C'est facile de jeter la pierre
23:21Aux députés
23:21Donc qui sont irresponsables
23:23Etc
23:23Je vous ouvre une petite parenthèse
23:25Il y a quand même
23:25Un point d'étonnement
23:26C'est que
23:26Moi j'ai des vieux souvenirs
23:28De cours de finances publiques
23:29Où tout amendement
23:30Qui n'est pas gagé
23:30N'est pas recevable
23:31Donc je pense qu'au niveau
23:32De fonctionnement
23:33Du parlement lui-même
23:34En dehors du fait
23:35Qu'il n'y a plus de parlement
23:36De majorité
23:37Claire
23:38C'est que le règlement
23:39N'est plus respecté
23:40On vote n'importe quoi
23:41Cet amendement là
23:41Il n'aurait jamais dû passer
23:43Il est juste
23:43Pas recevable
23:44Il est interdit
23:45D'aggraver une charge publique
23:47S'il n'y a pas une recette en face
23:48Ça c'est optimiste
23:50C'est ce qui est écrit
23:51Oui voilà
23:51Ça c'est ce qui nous rend
23:53C'est ce qui nous rend
23:56De toute façon
23:56Le budget ne passera pas
23:57Mais là où je suis
23:59Un peu en accalage avec vous
24:00C'est que ce n'est pas
24:01Les députés
24:01Qui sont responsables
24:02C'est l'ensemble des français
24:04Qu'est-ce qui fait
24:05Que dans ce pays
24:06On a une telle culture
24:08Je dirais même
24:10Oui culture
24:11C'est même un culte
24:12De la dépense publique
24:13Un problème
24:14Une dépense
24:14Un problème
24:15Un crédit d'impôt
24:16Et ça je pense
24:17Que c'est quelque chose
24:18De très profondément ancré
24:19Dans l'ensemble de la population
24:20Et au moment des élections
24:22Je veux dire
24:22Qui se ressemblent s'assemblent
24:23Je veux dire
24:24Les électeurs
24:24Ils votent pour des gens
24:25Ils sont à l'image
24:26Le Parlement est à l'image
24:27De la population française
24:28Bien sûr
24:29Je pense que c'est culturel
24:30Oui c'est devenu quelque chose
24:30Qui est ancré en nous
24:31Mais c'est grave
24:32Quand je dis ça
24:33Je ne dis pas
24:33Pour le coup
24:34Ce n'est pas optimiste
24:35C'est pour vous dire
24:35Que c'est très grave
24:36Parce que
24:37Si c'était juste
24:38Quelques irresponsables
24:39Bon les élections arrivent
24:40Les irresponsables
24:41Sont sortis par les responsables
24:42Mais ce n'est pas ça
24:43Qui va se passer
24:44Ce qui va se passer malheureusement
24:45C'est que pour un problème
24:46Aussi profond et culturel
24:48Il va nous falloir
24:485 ans
24:4910 ans
24:4915 ans
24:50Peut-être 20 ans
24:51Pour réinverser la machine
24:52On est à 57%
24:54De dépenses publiques
24:56Réintégrer le peloton
24:57Des pays
24:58Sociodémocrates
24:59Avec grosse protection sociale
25:01Où le niveau est à 45
25:02On a nous
25:0310 points de plus
25:04Que ces pays
25:04Qui sont très protecteurs
25:05De leur population
25:06C'est 10% de plus
25:07Et c'est franchement
25:08C'est de l'argent cramé
25:09Pardon
25:09Mais surtout
25:10Ce n'est pas efficace
25:11Du coup ça plombe la croissance
25:12Ça contraint le pouvoir d'achat
25:14Parce qu'il faut bien payer
25:16Malgré tout
25:16Avec les charges sociales
25:17Et avec les impôts
25:18Et au total
25:19A la fin
25:19On aboutit à ce système
25:20Où quand on débroussaille son jardin
25:21On n'a pas d'argent
25:22Et donc on demande un crédit d'impôt
25:23C'est l'état nounou
25:25C'est-à-dire que pour tout
25:26L'état doit intervenir
25:28Et qu'effectivement
25:29On a perdu de vue
25:29Que l'état devait quand même
25:31Se recentrer sur un certain
25:32Nombre de missions
25:32Et qu'au contraire
25:33Il y avait un certain nombre
25:34De dépenses qui devaient être
25:35Vues à la baisse
25:35Parce qu'effectivement
25:36Je suis tout à fait d'accord
25:36Sur l'efficacité de la dépense publique
25:38Il y a non seulement
25:39La dépense publique
25:39Et l'efficacité
25:40Le nombre de niches fiscales
25:41Enfin il y a plein de sujets
25:42Qu'on a eu l'occasion
25:43Déjà d'aborder
25:44Mais je pense qu'on est
25:45Totalement tétanisé
25:46Pour les aborder
25:46Et le problème aussi
25:47C'est que les recettes en face
25:48Puisqu'il faut bien quand même
25:49Trouver des recettes
25:50Alors même si on a
25:515,4% de déficit
25:52Malgré tout
25:53Il faut arriver à trouver
25:54Ces recettes
25:55Et ça pèse sur une part
25:58Toujours plus réduite
25:59De la population
26:00Parce que par exemple
26:00L'impôt sur les revenus
26:01C'est 42% de la population
26:03Donc voilà
26:04Donc en plus
26:05La frange de la population
26:06Qui contribue
26:07Parce que ça aussi
26:08Ça pose des problèmes philosophiques
26:09De contribution à l'impôt
26:10Normalement chacun
26:12Contribue à proportion
26:12De ses moyens
26:13Bon aujourd'hui
26:14Enfin voilà
26:14Je trouve qu'il y a
26:17Une question de consentement
26:18À l'impôt
26:18Qui commence à se poser
26:19Et c'est vrai
26:20Que le risque
26:20C'est qu'il y ait
26:21À un moment donné
26:22Une révolte fiscale
26:22Enfin de la part
26:23De ceux qui continuent
26:25À payer
26:26Jean-Hud
26:26Et on entend
26:27De plus en plus
26:28En écho à ce que vous dites
26:31Un sentiment
26:31En considérant
26:33Que finalement
26:33On sera incapable
26:34De réformer
26:35Parce qu'on n'a pas
26:35La majorité
26:36Parce que les gens
26:37N'y sont pas prêts
26:37Qu'on trouvera jamais
26:38Un pouvoir politique
26:39Capable de réformer
26:40Et du coup
26:41Derrière
26:41Que le salut
26:42Viendra de l'extérieur
26:43C'est-à-dire qu'il y a
26:44Des gens qui commencent
26:45À dire finalement
26:45On n'y arrivera pas
26:47Et donc
26:47Il faut que ce soit
26:48La BCE
26:49Le FMI
26:50Ou je ne sais quoi
26:51Sachant que ça
26:51Presque à deux pires
26:52Ce qui est quand même
26:55Triste quand on voit ça
26:56Mais ce qui est quand même
26:56Le mal de notre société
26:57C'est-à-dire
26:59L'irresponsabilité
26:59C'est-à-dire qu'on n'est
27:01Jamais responsable de rien
27:02On attend que ça vienne
27:02De l'extérieur
27:03C'est pas de notre faute
27:05C'est celle des députés
27:05Y compris au plus haut niveau
27:07Précisément
27:07Qui est de dire
27:07Nous on n'y arrivera pas
27:08Donc on file la patate chaude
27:10À quelqu'un d'autre
27:10Qui portera la responsabilité
27:13Et on n'aura pas le choix
27:14Sachant que c'est quand même
27:15Il faut le rappeler
27:16Quand un intervenant extérieur
27:18Que ce soit le FMI
27:18La BCE ou autre
27:19S'ils intervenaient
27:21Pour régler la situation
27:22En France
27:22Ça veut dire
27:23Baisse drastique des dépenses
27:24Alors là ça ne sera plus
27:25La débroussailleuse
27:26Enfin je veux dire
27:26Là ça va être à la tronçonneuse
27:27La débroussailleuse
27:28Ne sera plus financée
27:29Par un client d'impôt
27:29Voilà
27:30Donc là ça va être
27:31Je rappelle quand même
27:32Ce qui s'est passé en Grèce
27:33Je ne compare pas la France
27:34A la Grèce
27:35Non mais c'est une baisse des pensions
27:36C'est ça que ça veut dire
27:37Voilà tout à fait
27:37Baisse des pensions
27:38Baisse des traitements
27:39Des fonctionnaires
27:40Enfin je veux dire
27:40C'est tout ça
27:41Et effectivement
27:42Il faut revenir rapidement
27:42A l'équilibre
27:43Alors que si on le fait nous-mêmes
27:44On peut quand même
27:44Choisir la trajectoire
27:45Et je pense que c'est toujours
27:46Plus souhaitable
27:47Et sans parler du côté
27:48Humiliant que ça a
27:50D'avoir une
27:50Enfin une
27:52Une instance internationale
27:53Qui prend le contrôle
27:54De nos finances publiques
27:55Il faut débroussailler son jardin
27:56Pour les feux
27:57Même sans crédit d'impôt
27:59Vous ne bougez pas
27:59Tous les trois
27:59On revient
28:05BFM Business et la Tribune présente
28:08Débat et controverse
28:10Les experts
28:12Leur closier
28:13Il est 10h sur BFM Business
28:14Les experts
28:15Ça continue
28:15On est avec Céline Antonin
28:17Économiste à l'OFCE
28:18Avec Philippe Mutrécy
28:18Directeur des études
28:19De BPI France
28:20Et Jean-Elde Duménil
28:21Fondateur de Duménil Advisor
28:23On va parler dans un instant
28:24De la dette
28:24En est remonté
28:25La 4,92
28:27Sur l'OAT
28:28Avant qu'on aille
28:29Sur notre sujet de dette
28:30Jean-Elde Duménil
28:31Ça ressemble à quoi
28:31Une grève des impôts
28:32Parce que quand on dit
28:33On pourrait
28:34Ne plus avoir
28:35Ce consentement à l'impôt
28:36Ce qui est grave
28:36Parce que c'est
28:37À travers le monde
28:38On a toujours dit
28:38C'est le seul truc
28:39Qu'on est très fort en France
28:40C'est la levée des impôts
28:41Et c'est pour ça
28:42En fait qu'on n'est jamais dégradé
28:43Qu'on a finalement
28:44Un taux pas trop élevé
28:45Par rapport à nos risques
28:46Ça c'est fondamental
28:47Attention c'est évidemment
28:48Parce que chouette
28:49Non je sais bien
28:50Sois bien clair là-dessus
28:51Mais ça peut prendre deux formes
28:53Soit la jacquerie fiscale
28:55C'est-à-dire effectivement
28:56Les gens qui refusent de payer
28:57Qui s'organisent
28:58Pour ne pas payer
28:59Et puis il y a
29:00L'évitement à l'impôt
29:01Et je crains malheureusement
29:03Que dans certains cas
29:04On y soit déjà
29:05C'est-à-dire qu'on a des gens
29:06Qui ont réduit la voilure
29:08Qui travaillent moins
29:10Parce qu'ils considèrent
29:11Qu'au-delà d'un certain seuil
29:12Ce qu'on leur prélève
29:13Et ne vaut pas la peine
29:14Qu'on travaille davantage
29:15On a des gens
29:16Qui cherchent moins
29:17A développer leur entreprise
29:18Et moins à embaucher
29:19En disant
29:20Plus j'embauche
29:21Plus je développe
29:21Plus je veux avoir des problèmes
29:22Donc finalement
29:23Je me concentre
29:24Sur mon chiffre d'affaires
29:25Et sur ma marge surtout
29:26Et je reste comme je suis
29:28Et si on multiplie ça
29:29A l'échelle macroéconomique
29:31C'est dramatique
29:31Parce que derrière
29:32On n'a plus d'entreprise
29:34Qui veut se développer
29:35Qui veut progresser
29:36Qui veut
29:36Heureusement on n'en est pas là
29:37Il y a encore de super réussites
29:39En France
29:39Mais quand vous voyez
29:40Ce qui s'est passé pour Conto
29:41Par exemple
29:42Qui est une licorne française
29:43Qui a eu son siège brûlé
29:44Trois semaines après l'avoir inauguré
29:46En termes de symbole
29:46C'est catastrophique
29:48Pour les investissements étrangers
29:49Notamment
29:50Donc il faut redonner confiance
29:51Au chef d'entreprise
29:53Et la confiance
29:54Elle est aussi budgétaire
29:55On parlait du budget tout à l'heure
29:56Avec des amendements fantaisistes
29:57Mais dans le projet de budget initial
29:59Qui avait été présenté
30:00Il y avait aussi des mesures
30:02Extrêmement pénalisantes
30:03Pour les entreprises
30:04Avec le sentiment
30:05Que de temps en temps
30:06Il y avait des mesures antinomiques
30:08C'est-à-dire qu'on a à la fois
30:09Le ministre Papin
30:11Qui présente un pacte
30:12Pour la transmission
30:13Avec des choses intéressantes
30:15Dans ce pacte
30:17On maintient
30:19Le pacte d'Usserail
30:20En parallèle
30:21Et puis dans le même temps
30:22On s'apprêtait
30:23A pénaliser
30:25La cession
30:26Lors de la transmission
30:27Des entreprises
30:28Bon bah
30:29Il y a un moment donné
30:30Il faut une ligne
30:30Qui soit claire
30:31C'est-à-dire soit on dit
30:32On encourage l'esprit
30:33D'entreprise
30:34On fait en sorte
30:35Que les PME grandissent
30:36Qu'elles puissent être transmises
30:38De façon à ce qu'elles ne soient pas
30:40Systématiquement vendues
30:40Mais on ne fait pas
30:41Un coup à droite
30:42Un coup à gauche
30:42Parce qu'on n'y comprend plus rien
30:43Derrière
30:44Vous savez que là même
30:44Si vous êtes chef d'entreprise
30:45Que vous vous mettez sur le dossier
30:46Vous ne comprenez rien
30:47Rien
30:48Absolument rien
30:48Donc
30:49Mais du coup
30:50Il y a une espèce d'incertitude
30:51Alors là maintenant
30:52On nous dit
30:52Cette disposition
30:54Du projet de budget
30:55Sera abandonnée
30:56Ok très bien
30:57Mais je dirais en quelque sorte
30:58Le mal est fait
30:59D'une certaine manière
31:00C'est-à-dire que l'image
31:00Qu'on a envoyée
31:01C'est de dire
31:01Bah voilà
31:02Il y a une réflexion
31:03Donc on a des chefs d'entreprise
31:04Qui maintenant se disent
31:05Bah peut-être que ça ne sera pas
31:07Pour cette fois-ci
31:07Mais ça sera pour la fois suivante
31:09Et ça c'est dramatique
31:10Philippe
31:11Ouais je pense que c'est le moment
31:12De ressortir
31:13Cette magnifique courbe
31:14Qui s'appelle
31:15La courbe de l'affaire
31:16Toujours valable
31:17Trop d'un peu de l'impôt
31:18Oui mais elle dit
31:19Elle dit plein de choses
31:20Cette courbe
31:20Elle répond parfaitement
31:24Dans la définition
31:24Il a une recette de zéro
31:26S'il est à prélève 100
31:27Combien a-t-il ?
31:28Zéro
31:28Zéro
31:29Nous ici on connaît bien
31:30Il y a eu un exemple
31:33Qui l'a illustré
31:34Qui est intéressant
31:35C'était la baisse
31:35De l'impôt sur les sociétés
31:36Quand on est passé
31:37De 33 à 25
31:38Le rendement de l'IS
31:40A augmenté
31:41Mais ça s'est passé
31:42Plein de fois
31:42Et d'ailleurs
31:43En France aujourd'hui
31:44Le débat effectivement
31:45C'est ce qu'il y aura
31:46Un 24 octobre
31:47Ou après le 17
31:48Aux Etats-Unis
31:49C'est le grand retour
31:50De la courbe de l'affaire
31:51C'est un gros débat
31:51Chez les économistes là-bas
31:52Mais pourquoi ?
31:53Parce qu'en fait
31:54Elle marche dans plein de situations
31:55Elle a marché dans les années 80
31:57Sous Ronald Reagan
31:58On va dire
31:58C'était il y a longtemps
31:59C'est pas le même pays
32:00C'est pas la même circonstance
32:01Et tout
32:01Mais il faut se dire en France
32:03Que si on baissait
32:04Certains impôts
32:05On pourrait avoir
32:06Tu l'as dit sur l'IS
32:07Un rendement supérieur
32:08Un rendement supérieur
32:09Pourquoi ?
32:09Parce qu'il y a
32:10Toutes les stratégies d'évitement
32:11La première stratégie d'évitement
32:12Effectivement
32:12C'est je travaille moins
32:13Je travaille moins
32:14Parce que je vais privilégier
32:16Du temps libre
32:17Non rémunéré
32:18À partir du moment
32:19Où j'ai de quoi vivre
32:20Quand j'ai pas de quoi vivre
32:21C'est différent
32:21À partir du moment
32:22Où j'ai de quoi vivre
32:23Plutôt que de travailler plus
32:25Et on le voit d'ailleurs
32:25Parce qu'il y a des appels
32:26À travailler 32 heures
32:27Il y a certains groupes politiques
32:30Même qui ont
32:30Tout à fait
32:30Mais je pense aussi
32:31On en a parlé tout à l'heure
32:32À des artisans
32:33Des commerçants
32:33Des restaurateurs
32:34Qui ferment le dimanche
32:35Parce que c'est trop cher
32:37Parce que finalement
32:38Le supplément de recettes
32:39Ne couvrira pas les charges
32:40Etc
32:40Donc il y a ce comportement-là
32:41Il y a l'évitement
32:42Par le retrait
32:43Mais il y a d'autres formes
32:44D'évitement
32:44Il y a les délocalisations
32:46Où pour le moment
32:47Les investisseurs
32:48Viennent toujours en France
32:49Bon d'accord
32:50Mais pour combien de temps
32:51Mais un jour viendra
32:53Où les investisseurs
32:54Iront ailleurs
32:54Donc les nouvelles usines
32:55Les nouveaux sites de production
32:57Il y a des nouvelles technologies
32:58Etc
32:59Bah ça sera plus la France
33:00Ça sera à côté
33:00Donc ça c'est un deuxième évitement
33:02Et puis il y a le troisième
33:02Qui est pas légal
33:03Qui est l'évitement illégal
33:05Donc la fraude
33:07Qui est quand même
33:07Assez importante en France
33:09Je pense que
33:10On va pas non plus
33:12Se cacher derrière son petit doigt
33:13Pour dire que
33:13Tous les chefs d'entreprise
33:15Payent rubis sur long
33:16La TVA
33:17Notamment
33:17Parce que c'est là
33:18Où il y a probablement
33:18Le plus de fraude
33:20Ou si on se met à l'extrême
33:21De l'autre côté
33:22Des grandes fortunes
33:24On va dire
33:24Qui ont des montages
33:25Assez compliqués
33:26Pour payer l'impôt
33:27En dehors de France
33:27Et donc tout ça fait
33:28Qu'effectivement
33:29Cette courbe de l'affaire
33:30Elle est toujours là
33:30Moi l'onglerie à côté de chez moi
33:32Ne prend pas la carte bleue le dimanche
33:33Et puis il y a tout ce
33:35C'est pas une grande entreprise
33:36Tout ce qui est économie souterraine
33:38Quand vous avez multiplié
33:40La fiscalité
33:41Vous accroissez l'économie souterraine
33:43Et ce qu'on avait reproché
33:44A l'époque en Grèce
33:45Justement au moment
33:46Où la dette publique
33:46Avait explosé
33:47La grande différence
33:47Avec la France
33:48C'était quand même
33:49L'économie souterraine
33:50Qui était à 25%
33:51Bah voilà
33:53Il faudrait pas aller
33:54Sur cette pente
33:55Parce qu'effectivement
33:56Ça existe
33:56Déjà le travail au noir
33:57Ça existe
33:57Et l'économie souterraine
33:59Ou par exemple
33:59Il y a un exemple
34:00Qui est celui
34:01Des buralistes
34:03Dans les zones frontalières
34:04C'est impressionnant
34:05C'est à dire qu'évidemment
34:06Les gens vont acheter
34:07Le tabac
34:08En Espagne
34:09Parce qu'il y a beaucoup moins
34:09De taxes qu'en France
34:10Donc tous les buralistes
34:11Qui sont en zone frontalière
34:13Ils prennent cher
34:14C'est ce qu'elle veut dire
34:15Céline vous disait tout à l'heure
34:15On chiffre l'insécurité
34:17Où c'était Philippe
34:18On chiffre l'insécurité
34:20L'instabilité à 0,2
34:23Des images comme le siège de compto
34:24Qui brûle
34:25A l'étranger
34:26C'est pareil
34:27Ça peut pas se chiffrer comme ça
34:28Mais ça a un impact direct
34:30Non mais pour les investissements
34:31Directs à l'étranger
34:32Parce qu'on est quand même
34:33Aussi en France
34:34En concurrence avec d'autres pays
34:35Pour attirer les investissements
34:37Donc même si pour l'instant
34:38C'est l'Irvanie là
34:39C'est aujourd'hui
34:40Voilà donc c'est sûr que
34:41Moi la semaine dernière
34:43J'ai participé à une conférence
34:44Qui disait
34:44Est-ce que les investisseurs
34:46Ont encore envie d'investir en France
34:47Alors il y a plein de raisons
34:48Pour lesquelles la France
34:49C'était un pays agréable
34:50Etc
34:50Mais plus vous montrez
34:53Ce genre d'image
34:54Et puis moins ça le devient
34:55Parce que l'environnement
34:55Compte énormément pour les investisseurs
34:57L'environnement de sécurité
34:59Alors de sécurité à la fois fiscale
35:00Et de sécurité des biens
35:02Et des personnes
35:02Donc
35:02A ceci près que
35:04C'est pas pour atténuer
35:06L'inquiétude
35:07Mais un petit peu quand même
35:08C'est qu'on n'est pas les seuls
35:09En Europe en ce moment
35:09Oui bien sûr
35:10À Milan c'est pas beaucoup
35:11En Italie
35:12Il y en a eu en Espagne aussi
35:13En Belgique
35:13En Belgique
35:14L'Europe du Nord
35:15Il y a des manifestations aussi
35:16Donc bon
35:17Il y a un moment européen
35:19Qui est un peu difficile
35:20Dans les primes de risque
35:20Sur les marchés
35:21Mais c'est sûr que
35:2192 c'est aussi les autres
35:23Mais ça c'est vraiment
35:23La spécificité sur la dette française
35:25Et l'incapacité depuis 3 ans
35:27A voter un budget
35:28Qui remette les comptes
35:29A l'équilibre
35:30Et puis c'est vrai
35:31Qu'on est en concurrence
35:31Avec l'ensemble de l'Union Européenne
35:33Y compris les pays de l'Est
35:38Les usines de véhicules électriques
35:39Et autres
35:39On parle de transfert de technologie
35:41De la Chine
35:41Des Etats-Unis
35:42Enfin donc
35:44Disons que ça nous bénéficie
35:46Vraiment pas
35:46Avec Jean-Eude
35:47Un coût du financement
35:48Qui augmente
35:49Qui se transmet
35:50C'est-à-dire que
35:50Quand on est très proche des 5
35:51Comme on l'est là
35:52Ces dernières minutes
35:54Sur l'OAT
35:55Ça finit par peser
35:56Sur l'ensemble des entreprises
35:57Et sur les ménages
35:58Bien sûr
35:58On a l'impression
35:59Qu'on parle d'indices en l'air
36:00Que finalement
36:01C'est des échanges entre économistes
36:03Et qu'il n'y a pas vraiment
36:03D'impact sur l'économie réelle
36:05Mais il y en a un au contraire
36:06Il y a un impact évidemment
36:07Sur le coût des emprunts immobiliers
36:09Il ne faut pas l'oublier
36:10Immobilier ça concerne tout le monde
36:11Et puis effectivement
36:13Quand les entreprises empruntent
36:15Elles ont besoin d'emprunter pour tourner
36:17Naturellement ça va leur coûter plus cher
36:19Donc on n'est pas dans quelque chose de virtuel
36:21On est bien malheureusement
36:22Dans quelque chose de très réel
36:24Et puis pour revenir sur ce qui a été dit
36:26Sur les indices boursiers
36:30Oui c'est vrai qu'il y a d'autres problèmes
36:31Dans d'autres pays en Europe
36:32Mais quand même quand on regarde la bourse en France
36:35Depuis le début de l'année
36:36Le CAC 40 est en recul de 4%
36:39Alors que les autres places européennes
36:41Ont progressé depuis le début de l'année
36:42Donc là ça montre bien
36:43On n'a pas beaucoup de tech
36:44On a là des banques qui reculent un peu
36:47C'est aussi la structuration de notre indicateur
36:50Enfin de notre indice
36:50Bien sûr
36:51On est exposé à pas mal de risques
36:55Sur cette histoire de dette
36:57Je pense qu'il y a quand même un chiffre
36:58Qui devrait frapper l'opinion
36:59C'est que le budget d'éducation nationale
37:0190 milliards
37:03Elle est à 5 milliards près
37:04C'est l'ordre de grandeur
37:06C'est dans deux ans ?
37:07Ou l'année prochaine ?
37:08Oui c'est l'année prochaine
37:09L'année prochaine
37:09On passe à 90 milliards
37:11Alors on cherche
37:12500 millions, 1 milliard, 1 milliard et demi
37:14Pour les lycéens
37:14A juste titre d'ailleurs
37:16A mon avis sur un certain nombre de points
37:18Même si tout n'est pas une question d'argent
37:19Xavier Géravel
37:20Une question d'organisation aussi
37:21Oui Xavier Géravel et le CAE
37:23Ont fait une note extrêmement intéressante
37:25Sur le sujet
37:25Mais quand même
37:27Et de l'autre côté
37:28L'année prochaine
37:28On va entre guillemets
37:29Perdre 90 milliards
37:30Dans le paiement des intérêts
37:31C'était 60 milliards
37:32Il y a l'année dernière
37:34Ou il y a deux ans à peu près
37:35Donc on est dans une augmentation massive
37:38De cette charge d'intérêt
37:39Au détriment de tous les autres budgets
37:41La défense
37:42C'est 65, 66 milliards à peu près
37:45Donc déjà les charges d'intérêt
37:47De la dette aujourd'hui
37:48Sont supérieures
37:48A notre budget de la défense
37:50Je ne vais même pas parler
37:51Des autres budgets
37:51Ils sont inférieurs
37:52Donc c'est un vrai problème
37:54De maîtrise de son destin
37:57Rembourser une dette
37:59Au lieu d'investir dans l'avenir
38:00C'est un vrai sujet
38:01Céline
38:02Oui et pour le dire
38:03Avec d'autres chiffres
38:04Mais c'est ça
38:04C'est qu'on était à 2,2%
38:06Du PIB en 2025
38:07Sur les intérêts justement
38:09De la dette
38:09On est à
38:10En 2027
38:11D'après nos prévisions
38:12On est quasiment à 3%
38:13Enfin ce qui prouve l'augmentation
38:15Alors c'est vrai qu'en fait
38:16On n'est pas très loin
38:17Des pays des Etats-Unis
38:18Et autres
38:18Des autres pays
38:19Parce qu'on était plutôt en de ça
38:20Mais le fait qu'on renchérisse autant
38:21Ça ne nous est pas positif
38:23Il faut rappeler qu'à côté de ça
38:24On a une croissance faible
38:25C'est l'autre écueil
38:27Parce qu'il faut toujours ramener les choses
38:29Si on payait cher les intérêts
38:30Mais qu'à côté
38:30On avait beaucoup de croissance
38:31Tout ça c'est la comptabilité de la dette
38:33C'est pas grave si vous avez de la croissance
38:34Voilà
38:34Et des recettes fiscales
38:36Qui finalement
38:37Qui rentrent moins bien
38:38Alors l'ensemble de l'équation
38:40Fait qu'on a un déficit
38:42Et que du coup
38:42On doit en fait avoir une politique
38:44Entre guillemets d'austérité
38:45Parce qu'à quel moment
38:46On peut vraiment parler d'austérité
38:47Mais malgré tout
38:48Et nous dans nos calculs
38:50Ça nous ampute de 0,4 points de croissance
38:52En fait en 2027
38:53Donc au lieu d'avoir
38:54On va dire
38:560,9
38:57On a 0,5
38:59À cause justement
38:59De cette politique
39:00Malgré tout
39:00De réduction des déficits
39:02Donc on voit que tout ça
39:02C'est un cercle vicieux
39:03Et voilà
39:05Et la dette du coup
39:07Elle serait supérieure à 120% du PIB
39:09Ce qui était quand même
39:09Je le rappelle
39:10Il y a quelques années
39:10Le niveau de l'Italie
39:11Pour laquelle on disait
39:12Ponctuellement
39:13On a peur que la crise de la zone euro
39:15Se propage
39:16Je pense qu'il ne faut pas donner
39:18Le sentiment que tout est négatif
39:19Et je pense qu'on a quand même
39:21Un pays merveilleux
39:22Avec des atouts très importants
39:23On parlait d'investisseurs étrangers
39:24Par exemple
39:26Pourquoi on a des data centers
39:27Qui viennent en France
39:28Ce n'est pas par hasard
39:29C'est parce qu'on a des infrastructures
39:30Qui permettent effectivement
39:31En tout cas pour l'instant
39:32C'est parce qu'on a le nucléaire
39:33Oui
39:33C'est pour ça
39:35C'est notre atout principal
39:36On a des atouts
39:37Si on se remonte le moral
39:37On peut parler nucléaire
39:38Et puis c'est vrai que
39:39Plus il y a de règles
39:41Et de carcans administratifs
39:43Et Dieu sait qu'on en a
39:44Plus finalement
39:45On peut se dire aussi
39:46Que si on change les choses
39:47On doit pouvoir libérer l'économie
39:49Et retrouver la croissance
39:50Et c'est évidemment ce qu'on souhaite
39:51Mais justement
39:51Ce qui est très intéressant
39:52Jean-Luc
39:52C'est que sur ce plateau
39:53Sur la question de l'éducation
39:54Et des lycéens
39:55Il y a vraiment pour le coup
39:57Un accord
39:58C'est dommage que les lycéens
39:59Ne écoutent pas BFM Business
39:59Parce que je ne croise que
40:01Des chefs d'entreprise
40:01Qui sont d'accord
40:03Sur une bonne partie
40:04Des revendications
40:05Sur le fait qu'on ne mette pas
40:06Assez d'argent
40:06Sur l'éducation
40:08Notamment sur le primaire
40:09Ça a été l'objet
40:09Du rapport du CAE
40:12Sur le fait que
40:13Sur la formation
40:14Sur nos employés
40:15Nos salariés
40:16Du futur
40:17Il y a quand même
40:17Un vrai sujet
40:18De formation initiale
40:19Il y a un sujet
40:20De formation initiale
40:21Il y a un sujet
40:21De formation continue
40:23Et là encore
40:24Il y a une mesure
40:25Qui avait été
40:27Très intéressante
40:28Et qui a produit
40:29De vrais effets
40:30C'était les aides
40:30À l'apprentissage
40:31Et l'apprentissage
40:33On sait que c'est
40:33La meilleure clé d'accès
40:34À l'entreprise
40:35Parce qu'on a des jeunes
40:36Qui sont formés
40:37Qui sont déjà habitués
40:38Au monde de l'entreprise
40:39Et donc qui retrouvent
40:39Un boulot
40:40Il y a un taux de placement
40:41Qui est beaucoup plus important
40:42Derrière
40:42Bon
40:43C'est vrai que ça coûte cher
40:44Mais au moins cet argent
40:45Cette fois-ci
40:46On sait où il allait
40:47Il était utile
40:48À la jeunesse
40:48Et aux entreprises
40:49Et bien on est revenu
40:50Sur ces aides
40:51Alors
40:51Très intéressant
40:52Je vous rappellerai un truc
40:54Sur l'émission d'hier soir
40:55Allez-y
40:55Très rapidement
40:56Alors je suis d'accord
40:56Sur l'apprentissage
40:57Sachant qu'en fait
40:58Le problème c'est que là encore
40:59On avait beaucoup arrosé
41:00Et on avait donné des aides
41:01En fait à des gens
41:03Qui n'en auraient pas eu besoin
41:04Et c'est vrai
41:05Qu'il y avait ce rapport
41:06Qu'avait fait Bruno Coquet
41:08Justement qui est chercheur
41:08Associé à l'OFCE
41:09Et qui montrait
41:10Qu'en fait il y avait
41:11Peut-être 8 milliards
41:12Qui étaient inutiles
41:13Donc je suis d'accord avec vous
41:14Mais en le faisant
41:15En rationalisant
41:16Et par ailleurs
41:17Il est évident
41:17Que quand on voit
41:18Nos classements PISA
41:19En maths
41:19Etc
41:20On a intérêt
41:21A mettre l'accent
41:22Sur le fait
41:23D'avoir des salariés
41:24Bien formés
41:24Bien formés en science
41:26Notamment
41:26Enfin ça c'est l'objet
41:27Du rapport du CAE
41:28Mais enfin voilà
41:29Et c'est important
41:30Pour la productivité
41:31Des entreprises
41:32De savoir aussi
41:32Utiliser l'IA
41:34De savoir
41:35De savoir
41:35Enfin
41:36D'être un bon scientifique
41:38Entre autres
41:38Philippe ?
41:39Oui moi je voudrais
41:40Réaborder le sujet
41:41Mais avec un angle
41:41Un peu différent
41:42Pour dire qu'il y a
41:43De la bonne dette
41:44Et de la mauvaise dette
41:45Alors c'est quoi
41:45Une bonne dette
41:46France 2040
41:47Évaluée par les meilleurs
41:48Économistes
41:49Et notamment encore
41:50Ceux du CAE
41:51Un certain nombre
41:52De signataires
41:53Dont toute l'équipe
41:54De Philippe Aguillon
41:55Et Xavier Jaravel
41:56Ils disent quoi ?
41:57Ils disent que
41:58France 2040
41:59C'est remboursé en 3 ans
42:00Donc quand l'Etat
42:01S'endette de 54 milliards
42:03Alors là on va parler
42:04De 30 milliards
42:05Sur l'industrie
42:05Les autres n'ont pas été évalués
42:06Donc soyons rigoureux
42:08Mais sur les aides
42:10A l'industrie
42:10C'est remboursé
42:11En moins de 3 ans
42:12Cette dette là
42:12Elle crée de la croissance
42:13Elle crée de l'activité
42:14Elle développe les technologies
42:15C'est quoi la mauvaise dette ?
42:17La mauvaise dette
42:18C'est de payer
42:193 jours par mois
42:20Ces dépenses sociales
42:22À crédit
42:22Parce que c'est ça
42:23La dette aujourd'hui
42:24La dette accumulée
42:25De la France
42:26C'est une dette sociale
42:27C'est les régimes de retraite
42:29Qui ne sont pas équilibrés
42:30Quand on prend en compte
42:31Le facteur fonction publique
42:33C'est l'assurance maladie
42:35Qui n'est pas équilibrée
42:36Avec un certain nombre
42:37De transferts
42:37Et d'exonération
42:38Et donc 3 jours par mois
42:40Nos dépenses sociales
42:41Sont financées sur les marchés
42:42Là il y a un moment
42:43Quand même
42:44Même si on sait prélever l'impôt
42:45Même si le pays est solide
42:46Etc
42:47Les investisseurs
42:48Ils disent
42:48Mais non
42:48Je ne vais pas vous financer
42:49Des dépenses
42:50Qui ne créent pas d'activité
42:51Qui ne créent pas de richesse
42:52Derrière
42:52C'est ça
42:53La dette
42:54Elle doit servir
42:55A financer l'investissement
42:56Dans la transition
42:57Dans l'intelligence artificielle
42:59Le nucléaire
43:01Mais sur la question
43:01Des périmètres des aides
43:02Parce qu'hier soir
43:03On avait une émission
43:04Les dialogues de l'économie
43:05Avec 6 étudiants
43:062 patrons
43:06Les 2 patrons
43:07Thomas Bouberle d'AXA
43:08Et Patrick Martin du MEDEF
43:10Sur la question justement
43:11De l'apprentissage
43:13La question a été posée
43:14Par une étudiante
43:15Qui dit
43:15Si je vous coupe les aides
43:16Est-ce que vous arrêtez
43:16Avec les apprentis
43:18Réponse de Patrick Martin
43:20Oui je n'ai pas les moyens
43:21Réponse d'AXA
43:22Non
43:23Je continue
43:24J'ai trop besoin
43:25Il a 12 000 recrutements ouverts
43:27J'ai trop besoin
43:28Pour recruter
43:28Est-ce que ce n'est pas ça
43:29Le sujet
43:30Jean-Eudé
43:30Est-ce que ce n'est pas
43:31Juste une demande
43:31C'est une question de périmètre
43:33Oui parce que
43:33Pour les PME
43:34Il y avait des BAC plus 3
43:35Qui en fait
43:36Pouvaient tout à fait
43:36S'insérer dans l'emploi
43:37C'est ça
43:37C'est qu'en fait
43:38C'était mal ciblé
43:38Ça aurait dû être ciblé
43:39Vers les gens
43:40Qui étaient le plus
43:42Difficilement insérables
43:42Dans l'emploi
43:43Et pas ceux qui
43:43De toute façon
43:44Auraient trouvé un apport
43:44Peut-être effectivement
43:45Qu'il faut mieux cadrer
43:46Ces aides
43:47Ça c'est tout à fait possible
43:49Mais couper d'un seul coup
43:51En disant
43:51Finalement on change de braquet
43:53Et puis surtout
43:53Encore une fois
43:54On renvoie un message
43:55Que de dire
43:55Bon on n'a plus d'argent
43:56Là hop on coupe
43:56Dans l'apprentissage
43:57Mais l'apprentissage
43:59C'est l'avenir
44:00C'est là où il fallait
44:01Mettre de l'argent
44:01On est vraiment d'accord là-dessus
44:03C'est pour ça que moi
44:04Je suis désolé
44:04Mais j'en reviens
44:05Au problème
44:06Le problème de la dette
44:07En France
44:08Ce n'est pas l'apprentissage
44:10J'ai toujours l'impression
44:11Qu'on va chercher
44:12Des solutions d'économie
44:13Là où c'est le plus facile
44:13Mais je peux vous faire
44:14La liste de toutes les niches
44:14Oui mais c'est le plus facile
44:16Alors oui les fameuses aides
44:17Aides aux entreprises
44:17Ça c'est mon sujet préféré
44:18Franchement
44:19Non non mais je veux dire
44:19Même de manière générale
44:21Il faudra trois heures d'émission
44:22Non mais je pense
44:23Qu'on a largement fait
44:25Non mais ce que je veux dire
44:26C'est que s'il faut baisser
44:26Quelque chose
44:27Il faut bien commencer
44:28Par un truc quand même
44:29Il faut commencer
44:30Allons-y
44:31Il faut commencer
44:32Par baisser
44:33Les deux principales postes
44:34De dépenses publiques
44:35Retraite
44:35Dépenses de santé
44:36Voilà
44:37Exactement
44:38Et il ne faut sans doute
44:38Pas oublier quand même
44:39Le poids pardonne-moi
44:40De la fonction publique
44:41Qui est quand même
44:42Un poids clé aussi
44:43Alors on ne va pas réduire
44:44Des dépenses de santé
44:45Essentielles évidemment
44:46Mais il faut revoir
44:47Le reste à charge
44:48Il faut revoir
44:49Un certain nombre
44:50D'optimisations possibles
44:51Dans le système de santé
44:52Il y en a de nombreuses
44:52Par exemple si on prend
44:53L'hôpital aujourd'hui
44:54Tout est organisé
44:55Pour le soin à l'hôpital
44:56Même les hôpitaux
44:57Sont rémunérés
44:58Sur le soin à l'hôpital
44:59Alors que ce qui coûte
45:00Moins cher
45:01Et c'est ce qu'il fait
45:01Dans beaucoup d'autres pays
45:02C'est les soins hors hôpital
45:04On évite d'aller à l'hôpital
45:05Parce qu'on sait
45:05Que c'est là
45:06Que c'est le plus cher
45:06Évidemment pour les hôpitaux
45:07C'est une perte de budget
45:08Donc il faut repenser
45:09Tout le système
45:10Donc sur l'assurance maladie
45:11Ce n'est pas simplement
45:13Je ne dis pas
45:13Il ne faut plus rembourser
45:14Les gens qui sont malades
45:16Ce n'est pas le sujet
45:17Il faut revoir
45:18L'organisation du système
45:19De façon efficace
45:19Comme l'ont fait
45:20Plein d'autres pays
45:21Donc ça c'est quand même
45:22C'est 700 milliards
45:23Ce qu'on vient de dire
45:24Presque 800
45:25Sur les 1600
45:271700 de dépenses publiques
45:28Juste pour aller
45:29Dans ton sens Philippe
45:30Sur l'assurance maladie
45:31Aujourd'hui
45:32Il y a 20%
45:33De la population française
45:3420%
45:35Une personne sur 5
45:36Qui est en ALD
45:36En affection longue durée
45:37Déjà on peut peut-être
45:38S'interroger quand même
45:39Sur le périmètre des ALD
45:41Premier point
45:41Quand vous êtes en ALD
45:43Aujourd'hui
45:43Ça veut dire que
45:44L'ensemble de vos dépenses
45:46De santé
45:46Sont prises à 100%
45:47Donc vous êtes en ALD
45:49Parce que vous avez
45:50Un problème à l'œil
45:50Par exemple
45:51Vous vous cassez un ongle
45:52Vous êtes obligé
45:53D'aller chez le médecin
45:54C'est pris à charge à 100%
45:57Dans le projet de budget
45:59Précisément
45:59C'était de cantonner
46:01Les remboursements à 100%
46:02Pour les ALD
46:04Aux affections
46:05Et aux maladies
46:05Qui sont directement liées
46:07Aux facteurs de l'ALD
46:08Ça a été balayé
46:09Alors que c'est fondamental
46:11C'est fondamental
46:11Céline
46:12Oui oui
46:12Non mais moi je pensais
46:13Par exemple
46:14A ce qu'on disait
46:14Sur les entreprises
46:15Il y a de toute façon
46:17Des choses qu'il faut revoir
46:17On parlait de l'apprentissage
46:19Qui sans doute
46:19L'enveloppe était trop
46:21Enfin trop importante
46:21Par exemple
46:22Le crédit impôt recherche
46:23Ça fait très longtemps
46:24Qu'on en parle du fait
46:25Qu'il est trop orienté
46:26Vers les grandes entreprises
46:27Pas assez vers les PME
46:29Et qu'en fait
46:30Il faudrait sans doute
46:31Changer les taux
46:32Faire en sorte
46:32Qu'il soit beau
46:33Même à enveloppe
46:34Je sais pas
46:34Dominique Erlac
46:35Disait 80%
46:36Pour les PME
46:36Aujourd'hui
46:37Le crédit impôt recherche
46:38Je sais pas si c'est en valeur ou en volume
46:41Alors oui
46:42J'ai pas ces chiffres là
46:45Effectivement
46:45Ça porte essentiellement
46:47Sur les grandes entreprises
46:47Et donc
46:48Il y a un tiers
46:49Qui va aux 100 premières
46:50Grandes entreprises
46:51Donc
46:52Mais alors
46:53Le problème si vous le faites
46:54C'est que c'est vrai
46:54Qu'il y a des entreprises
46:55Qui en profitent
46:56Alors pas forcément
46:56Pour faire de la recherche
46:57Et développement
46:58Mais parce que
46:59Ça leur permet de payer
47:01Fiscalement
47:01C'est intéressant
47:02Mais donc dans ces cas là
47:03Il faut revoir le taux
47:04De l'impôt sur les sociétés
47:06Et donc remettre le crédit impôt recherche
47:08Pour ce à quoi il sert
47:09Quand je vous parle de rationalisation
47:10C'est que je pense que
47:11Je suis d'accord
47:11Il faut revoir tout en bloc en fait
47:13Et il faut vraiment
47:14Se poser la question
47:15De l'efficacité
47:15De chacune des décors
47:16C'est le deal
47:17Mais voilà
47:18Mais le problème
47:19C'est que comme on dit
47:20Bon même sur les niches fiscales
47:21Derrière chaque niche
47:21Il y a un chien
47:22Donc voilà
47:23Et en fait
47:23Je veux dire
47:24Chaque fois c'est coûteux
47:25Et c'est problématique
47:26Pour une partie sans doute
47:27De la population
47:28Mais je veux dire
47:29Si on fait pas ce travail là
47:30Bah c'est
47:31Voilà
47:31On s'en sortira
47:32Il faut revenir aux fondamentaux
47:34Parce que là effectivement
47:35D'ailleurs chaque niche
47:36Il y a un chien
47:37Au principe
47:37Et au principe fondamentaux
47:38A ce qui est important pour nous
47:39La règle encore une fois
47:41Je vais ressortir
47:42Mes vieux cours
47:43De finances publiques
47:43Et de droits
47:44Quand il y a une dérogation
47:45A un taux
47:46C'est qu'il y a un objectif
47:47D'intérêt général
47:48Donc là en l'occurrence
47:48C'est de la politique publique
47:49Oui c'est de la politique publique
47:50Sinon il n'y a aucune raison
47:51D'avoir des taux dérogatoires
47:52Donc quand il y a un taux dérogatoire
47:54Il y a une analyse assez profonde
47:55Qui est faite
47:57Par Bercy
47:57Par le Conseil d'Etat
47:59Je vais vous ressortir
48:00Les Poney Club
48:00Et les Mongolfières
48:01Qui sont à 5-5
48:03Sur la TVA
48:03Et donc il y a
48:05Normalement
48:06Vous avez un don
48:07Pour casser ma démonstration
48:08Désolé
48:10Normalement
48:10Vous avez un objectif
48:12D'intérêt général
48:13Derrière
48:14Quand cet objectif
48:14N'est pas évalué
48:15Donc on va évaluer
48:16Les cas que vous avez cités
48:18En l'occurrence
48:18Sur le CIR
48:19Ça a été fait
48:20Oui ça a été fait
48:21Ça a été fait cette évaluation
48:22Donc dans ces cas là
48:23On corrige le dispositif
48:24Et moi
48:25J'ai plutôt l'habitude
48:26De défendre
48:27Entre guillemets
48:27Les aides aux entreprises
48:29Mais je n'ai aucun problème
48:30Pour dire que
48:30Si l'aide à l'entreprise
48:31N'est pas efficace
48:32Ou si elle n'atteint pas
48:33Sa cible
48:34Il faut la corriger
48:35C'est normal
48:36C'est le principe
48:36De l'évaluation
48:37Des politiques publiques
48:38Mais simplement
48:39Il faut le faire
48:39Sur toutes les dépenses
48:40Pas que sur les aides aux entreprises
48:41Il faut que le bon outil
48:42Serve à la bonne chose
48:43Parce qu'en plus
48:43Il y a maintenant
48:44Des dispositifs
48:45Qui sont détournés
48:46Effectivement
48:46L'aide à l'apprentissage
48:47Va servir en fait
48:48A autre chose
48:48Et puis attention
48:50Quand même
48:51Philippe le sait
48:52Dans ce qu'on met
48:53Dans les aides aux entreprises
48:54Quand on parle
48:55Des allégements de charges
48:56Par exemple
48:57Est-ce que c'est des aides
48:58Aides aux entreprises
48:58Ou finalement
48:59Des aides aux salariés
49:00C'est de la politique
49:01De l'emploi
49:01Bien sûr
49:02Dans ces cas-là
49:03Si on enlève
49:05Les allégements de charges
49:06Ça fait 60 milliards
49:07Sur le dernier chiffrage
49:09A peu près
49:10Oui
49:10C'est ça
49:11Ce qui n'est pas
49:11Un montant colossal
49:12En fait
49:1260 milliards
49:13Si c'est beaucoup
49:14Par rapport aux autres pays
49:16En tout cas
49:17Dedans
49:17Il y a une grosse partie
49:18Qui sert à payer
49:19Les 35 heures
49:19Il ne faut pas l'oublier
49:20Et on détruit
49:21Des centaines de milliers
49:22D'emplois derrière
49:25Là on ouvre
49:26Une boîte de Pandore
49:27Donc sur ces 60 milliards
49:28Je ne sais pas
49:29Combien c'est par rapport
49:30A d'autres pays
49:30C'est une bonne question
49:31Mais en tout cas
49:32C'est sûr
49:33Que ça risquerait
49:35De provoquer
49:36Une hausse
49:37Du chômage
49:38Pour les travailleurs
49:39Non qualifiés
49:40Proche du SMIC
49:41Ça je veux dire
49:42Aucun économiste
49:43Ne peut dire le contraire
49:44Autour de la table
49:45Et je pense ailleurs
49:46Et donc
49:47Le risque derrière
49:48C'est d'augmenter
49:49Le taux de chômage
49:50Et d'éloigner
49:51De l'emploi
49:52Des personnes
49:53Qui ont du mal
49:53A s'insérer
49:53Sur le marché du travail
49:54Mais quand je dis
49:55J'ouvre la boîte de Pandore
49:56Ça renvoie donc à quoi
49:57Au coût du travail
49:58Donc le coût du travail
49:59Chargé en France
50:00Qui doit payer
50:01De l'autre côté
50:01Les fameuses dépenses sociales
50:03Dont on parlait tout à l'heure
50:03Donc c'est là
50:04Où ça boucle
50:05Mais c'est là
50:06Où le sujet
50:08C'est quand même
50:08Le deal fiscal
50:09C'était une des propositions
50:10D'Edouard Philippe
50:11Mais Patrick Martin
50:12On en a reparlé hier
50:13C'est de mettre
50:14Sur la table
50:14Jean-Eude
50:15On remet à plat
50:17Le coût du travail
50:18On remet à plat
50:19La fiscalité
50:19Et dans ces cas-là
50:20On n'a pas besoin
50:21De corrections
50:23Qui se mettent dessus
50:24Mais ça
50:25Pardonnez-moi
50:26Mais ça vaut
50:26Quand il y a
50:27Une confiance réciproque
50:28Et mutuelle
50:29Là
50:30Le deal qui est de dire
50:31On diminue
50:32Un certain nombre d'aides
50:33Après les avoir regardées
50:34Ciblées etc
50:35Et de l'autre côté
50:36On diminue la fiscalité
50:38Sur les entreprises
50:38Je ne suis pas convaincu
50:40Que tout le monde
50:41Y croit véritablement
50:42C'est-à-dire que
50:43Le sentiment général
50:43Ça va être de dire
50:44Ok on va diminuer les aides
50:46Puis finalement
50:46La fiscalité
50:47Elle ne va pas changer
50:48Ils vont se refaire d'une manière
50:49Ou d'une autre
50:50Il faut rétablir cette confiance
50:51Il faut qu'il y ait une règle d'or
50:52Fiscale pour les entreprises
50:54Il faut une règle d'or
50:55Globale sur les finances publiques
50:56En France
50:57Donc
50:58Et qu'est-ce que ça vaut ça ?
50:59La règle d'or ?
51:00Oui
51:01Constitutionnelle ?
51:02Bah je ne sais pas
51:03C'est comme tout à l'heure
51:04Mon amendement au Parlement
51:05Bah oui
51:05Non mais
51:06Ah si
51:07Alors
51:07Ce que ça vaut
51:09C'est que le conseil constitutionnel
51:10Annule le budget
51:11S'il ne respecte pas
51:12La règle d'or
51:13C'est ça que ça vaut
51:13Moi je peux vous donner
51:15C'est ce qu'a fait
51:18Elle l'a fait
51:19Donc non non
51:20C'est une énorme valeur
51:20Il y a quoi on refait un budget à l'équilibre ?
51:21Mais oui
51:22Dans la constitution
51:22Il n'y a pas de budget
51:24S'il n'est pas à l'équilibre
51:25Donc enfin
51:26Selon la règle d'or
51:27On peut prévoir
51:28Un déficit maximal
51:29Qui tient compte de la conjoncture
51:30C'est des règles intelligentes
51:31C'est pas des règles brutales
51:32Mais si elle n'est pas respectée
51:33On peut se mettre des exceptions
51:33Partout à la règle
51:34C'est ce que vous me dites
51:35Non
51:36Pas du tout
51:37Je dis l'inverse
51:38Je dis que la règle peut être intelligente
51:40Pour tenir compte
51:41D'un certain nombre de facteurs conjoncturels
51:42Qui fait qu'une règle
51:44Qui dit zéro déficit
51:45C'est une règle absurde
51:46Il faut prendre en compte
51:47Les cycles économiques
51:48Il faut prendre en compte
51:49Peut-être le cissement d'avenir
51:49Etc
51:50Mais donc cette règle-là
51:51Une fois qu'elle est posée
51:52Elle a une valeur énorme
51:54Le budget est annulé
51:56S'il ne respecte pas
51:57On a quand même un exemple
51:58De règle d'or
51:59Qui concerne
52:00Alors on parlait des retraites
52:01Tout à l'heure
52:01Qui est effectivement
52:02Un poste de dépense très important
52:04Regardez les retraites complémentaires
52:06Agir Carco
52:07Le régime est excédentaire
52:09A hauteur je crois
52:10De 90 milliards d'euros
52:12On n'en parle jamais
52:13On parle que des déficits
52:14L'agir Carco
52:14Est largement excédentaire
52:15Pourquoi ?
52:16Parce qu'il y a une obligation
52:18D'une part
52:19D'équilibrer les comptes
52:20C'est-à-dire que
52:20Quand il y a un déficit
52:22Les partenaires sociaux
52:23Qui sont gestionnaires
52:24Doivent se remettre
52:25Autour de la table
52:26Et prendre des mesures
52:27Pour assurer l'équilibre des comptes
52:29C'est une obligation
52:31Et ils n'ont pas le droit
52:31D'emprunter
52:32Simplement pour régler
52:33Le problème du déficit potentiel
52:35Et bien ça marche
52:36Ça marche
52:38Oui mais parce que nous
52:39On a un problème de majorité
52:40C'est-à-dire que votre règle d'or
52:40Ça ne fonctionne que si on
52:42Parce que sinon on repart
52:42On vote
52:43Il faut une majorité
52:44Pour la voter
52:45Mais je pense quand même
52:46Qu'on est à un moment
52:47Où peut-être
52:48Peut-être
52:48Les candidats
52:49Enfin ce que j'ai vu
52:50La semaine dernière
52:51Ont tous présenté
52:52Un plan d'ajustement budgétaire
52:53Alors plus ou moins crédible
52:54Avec un concours de chiffres
52:55On est d'accord
52:56Plus ou moins crédible
52:57Mais c'est quand même intéressant
52:58Parce qu'il y a deux ans
52:59Aucun de ces partis
53:00Qui l'ont fait
53:00Dans les 15 derniers jours
53:03Faisait ce genre de pratique
53:04C'était
53:04On verra bien
53:05On dépensera
53:06Etc
53:07Chacun avait ses solutions simplistes
53:08Alors que là
53:08Il y a un début de prise de conscience
53:10Qu'il va falloir se présenter
53:11Devant les français
53:12Avec quelque chose de sérieux
53:14Et ça sera peut-être
53:15Le rôle d'un certain nombre
53:16D'économistes
53:17De commentateurs
53:17Etc
53:18Que d'aller dire
53:19Mais non ça c'est pas encore
53:19Assez sérieux
53:20Allez un peu plus loin
53:21Monsieur ou madame le candidat
53:22Parce que ça ne suffira pas
53:24Mais moi je pense
53:25Qu'on est peut-être
53:25À un moment
53:26Où justement
53:26On pourrait avoir une majorité
53:28Pour adopter cette règle d'or
53:30En ces cas-là
53:30Il faut dire qu'il paye quand même
53:31Il faut dire qu'il va devoir
53:32Faire des efforts
53:32Et non on n'en est pas là
53:33On en est juste au montage
53:34Je suis d'accord
53:35Que dans l'opinion publique
53:36Il y aura un moment
53:37Où tout le monde va se dire
53:38En fait tout le monde
53:39Va payer un peu
53:40Tout le monde
53:40Quand on vous reprend
53:42Toujours les notes du CAE
53:43C'est décidément
53:44Ma référence ce matin
53:45Mais bon
53:45C'est quand même
53:46Le conseil d'analyse économique
53:47C'est composé
53:48Des meilleurs économistes français
53:49Le CAE a fait une note
53:51La numéro 95
53:53Si ma mémoire est bonne
53:54Elle est sortie il y a 10 jours
53:56Qui fait une proposition
53:57De programme économique
53:59Pour la France
54:00Cossigné à l'unanimité
54:02De tous les membres du CAE
54:03Donc c'est quand même
54:03Une grande valeur
54:04Avec un certain nombre
54:05De recommandations etc
54:06Et dans laquelle
54:07Sur la partie fiscale
54:08En revanche
54:08Il livre un tableur Excel
54:10Et il montre
54:11Quels sont les efforts à faire
54:12Il faut trouver 120 milliards
54:13125 je crois à peu près
54:14125 milliards d'économies
54:15Et il faut jouer sur les curseurs
54:16On voit bien
54:17Qu'aucun curseur
54:19A lui seul
54:20Aucune mesure d'économie
54:21Ne suffira
54:22Aucune catégorie
54:22De la population
54:23Ne supportera
54:24Toute seule
54:25C'est pas suffisant
54:25C'est tout le monde
54:26Et je pense que
54:27Si tout le monde a conscience
54:28Et comme le dit Jean-Eude
54:29C'est un problème de confiance
54:31C'est un problème de confiance
54:32Chez les chefs d'entreprise
54:32Mais c'est un problème de confiance
54:33Chez tous les ménages
54:34Et dans la parole publique
54:35C'est important
55:01Est-ce qu'il manque qui paie quoi ?
55:01Parce que le problème
55:02C'est qu'on ne peut pas demander
55:04Des efforts aux uns
55:05En n'en demandant pas aux autres
55:07Et donc il faut
55:07Mais là c'est une question
55:08D'équité
55:09Entre populations
55:10Entre générations
55:11Et de toute façon
55:12Sur la question des retraites
55:13Il y a déjà un grand débat
55:14Entre réduire les retraites
55:15D'un côté
55:15Ou allonger l'âge de départ
55:17Et ça par exemple
55:18Je trouve qu'en France
55:18Moi je suis toujours très frappée
55:19Par le fait que
55:21C'est très compliqué
55:22D'augmenter l'âge de départ
55:24Alors que moi
55:24Il me semble que c'est une nécessité
55:25C'est ce que font tous les pays
55:27Enfin je veux dire
55:28Qui n'ont pas une démographie
55:29Et ça ne prive pas
55:30Le pouvoir d'achat des retraités
55:31Non pas du tout
55:31Mais au contraire
55:32Je pense que pas mal de
55:33J'en veux dire il reste 10 secondes
55:34Moi je préfère avoir des retraités
55:35Pour être positive
55:35Pour terminer sur une note positive
55:37Notamment sur les retraites
55:38Et dans l'évolution
55:39Du discours politique
55:40Et de la prise de responsabilité
55:42On a de plus en plus de gens
55:44Y compris dans les candidats
55:45Qui maintenant
55:46Se montrent favorables
55:47A une fraction de capitalisation
55:49Dans les retraites
55:50Vous savez je pense que ça
55:50C'est grâce à la CFDT
55:51C'est à dire qu'à partir du moment
55:52Où la CFDT a commencé
55:53A parler d'un peu d'ouverture
55:54De capitalisation
55:55De retraite à pont
55:56Et tout ça
55:56Ça a changé du côté des candidats
55:58En tout cas
55:59Tant mieux
55:59Bonne nouvelle
56:00Merci à tous les trois
56:01D'être venus ce matin
56:02Sur le plateau
56:02Des experts
56:04Si vous voulez revoir
56:04Les dialogues de l'économie
56:05C'était hier soir
56:06Avec Thomas Bouberle
56:07Et avec Patrick Martin
56:08C'est disponible en replay
56:09Et en podcast
56:09On se retrouve demain
56:11A 9h30
56:11A demain