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  • il y a 5 heures

Lors des questions au gouvernement, le sénateur Claude Malhuret a livré une charge virulente contre Jean-Luc Mélenchon et sa stratégie politique, qu’il accuse de « tout conflictualiser » pour favoriser une confrontation entre les deux extrêmes à la présidentielle. Le Premier ministre lui a répondu pour partager son constat sur la menace de l’ultragauche, qu’il accuse de porter atteinte à l’indépendance de la justice et aux institutions.

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Transcription
00:00Merci Monsieur le Président du Sénat, Mesdames et Messieurs les sénatrices et sénateurs. Monsieur le Président, Monsieur le Ministre Maluré,
00:08je suis d'accord avec vous.
00:10Je reprends le ballon là où je l'ai laissé à la question précédente. Ne pas voir avec une forme
00:16de naïveté ou d'incompréhension que les modes opératoires, je vais commencer par là,
00:22de samedi dernier, sont à ce point graves que le parquet national antiterroriste se pose en situation d'observateur, que
00:29la SDAT est saisie et que la première personne interpellée
00:33sur l'incendie de la mairie de Limoges est fichée S pour ultra-gauche radicale. Franchement, il ne faut pas
00:40vouloir le voir et manquer de lucidité sur les méthodes nouvelles qui sont employées.
00:45Et pour quelle raison ? La réponse est dans votre question. On a un agenda de déstabilisation mené par l
00:52'extrême-gauche radicale et l'ultra-gauche qui cherche à intervenir
00:56et à polluer l'élection présidentielle, peut-être en préemptant déjà les résultats des sondages annoncés. Et c'est une
01:04réalité et il faut le regarder avec énormément de lucidité.
01:09Deuxième chose, j'ai quand même été marqué par la journée d'hier. Elle a commencé par un article de
01:16Mediapart que la France Insoumise a fait monter sous-entendant
01:19que la police de la République faisait du renseignement politique. C'est faux. C'est faux. Premier élément ou événement
01:25de la matinée.
01:27Ensuite, une deuxième polémique entretenue par la France Insoumise, cette fois-ci sur la magistrature, sur le parquet, laissant entendre
01:34que le pouvoir, je cite,
01:36a voulu faire arrêter un opposant, un parlementaire et non des moindres, le fameux député Raphaël Arnaud, connu pour son
01:43appartenance à la Jeune Garde.
01:45Troisième temps de la journée, la réquisition du parquet de Paris contre Rima Hassan pour apologie du terrorisme, dans lequel
01:53Jean-Luc Mélenchon a tweeté,
01:56accusant le parquet de prendre ses réquisitions sur ordre du gouvernement, c'est-à-dire remettant en cause la liberté
02:01constitutionnelle du parquet, l'indépendance de la justice.
02:05Et au fond, vous allez voir pourquoi je vous en parle. La réalité, c'est que c'est une atteinte
02:10très, très grave à l'état de droit, ce qu'a fait la France Insoumise hier.
02:13Et que si une femme ou un homme politique de droite avait fait la même chose hier, les polémiques seraient
02:20majeures dans l'ensemble de la presse, dans l'ensemble de la classe politique.
02:26La défense de l'état de droit, c'est précisément quelque chose qui ne se fait pas à la carte.
02:31Et lorsque un leader de la France Insoumise s'en prend à l'autorité judiciaire, s'en prend à la
02:37magistrature,
02:38c'est aussi grave que lorsque l'extrême droite le faisait. Et ça ne peut pas se faire à la
02:42carte. Et donc au fond, je vois bien une banalisation qui est en train de s'installer.
02:46Et vous avez raison, on peut toujours compter le nombre d'escadrons de gendarmes mobiles, le nombre de grenades lacrymogènes,
02:52le nombre de personnes qu'il faut ficher, etc.
02:55La réalité. Et je pense que c'est un grand moment de clarification entre nous républicains.
03:00C'est qu'il y a un combat culturel, un combat politique à mener contre la violence, contre les extrêmes.
03:07Et je l'ai dit dès samedi soir, il est temps que chacun choisisse son camp.

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