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  • il y a 4 heures
« Nous préparons un dispositif d'ordre important », a assuré le ministre de l’Intérieur au sénateur du Loiret Hugues Saury (LR), alors qu’Orléans accueille ce weekend du 24 et 25 octobre le congrès du Rassemblement national. Des manifestations sont prévues.

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Transcription
00:00Merci. La parole est à notre collègue Hugues Sauri pour le groupe Les Républicains.
00:08Monsieur le Président, mes chers collègues, Monsieur le Ministre,
00:11dans quel pays faut-il fermer les commerces pour préserver l'ordre public ?
00:15Dans quel pays les honnêtes gens doivent-ils se barricader pendant que les casseurs font la loi dans la rue
00:20?
00:20Dans quel pays la liberté de travailler, de circuler et de vivre en sécurité doit-elle céder devant la violence
00:26d'une poignée d'individus ?
00:27Je vous le demande.
00:29Samedi dernier, à Orléans, le maire a été contraint d'ordonner la fermeture exceptionnelle des commerces pour protéger la population.
00:36Est-ce donc cela désormais notre conception de l'ordre républicain ?
00:40Est-ce aux commerçants de baisser leurs rideaux plutôt qu'aux casseurs de répondre de leurs actes ?
00:45Est-ce aux familles de rester chez elles plutôt qu'à l'Etat d'assurer leur sécurité ?
00:49Est-ce aux maires de gérer les conséquences de violence que les pouvoirs publics devraient précisément empêcher ?
00:55Monsieur le ministre, samedi prochain, le congrès du Rassemblement national se tiendra à Orléans et déjà plusieurs contre-manifestations d
01:03'ampleur sont annoncées en plein cœur de ville.
01:06Alors faudra-t-il une nouvelle fois conseiller aux Orléanais de rester chez eux ?
01:09Faudra-t-il une nouvelle fois demander aux commerçants de renoncer à une journée de travail ?
01:13Faudra-t-il une nouvelle fois subir un centre-ville mort pour éviter qu'il ne devienne un champ de
01:18bataille ?
01:19Et surtout, comment expliquerez-vous aux Français cet aveu d'impuissance que l'on soit capable d'anticiper la fermeture
01:25des commerces,
01:26mais pas d'empêcher les violences qui la rendent nécessaire ?
01:29Monsieur le ministre, les dates sont connues, les lieux aussi et les risques identifiés.
01:34Alors je vous pose une dernière question.
01:36Qui devra encore céder du terrain samedi prochain ?
01:39Les casseurs ou la République ?
01:41Je vous remercie.
01:43Pour vous répondre la parole est au ministre de l'Intérieur, monsieur Lunez.
01:48Monsieur le Président, mes amis et messieurs les sénateurs, monsieur le sénateur,
01:52vous décrivez en fait deux événements à Orléans.
01:55Le 17 octobre, pardon, il n'était pas une poignée, il n'était pas une poignée, il y avait des
01:59casseurs, il y avait des forces de l'ordre.
02:01Effectivement, le maire a pris une décision qui est de faire fermer les commerces pour éviter des dégradations.
02:05Ça s'est fait partout, ça s'est fait dans certaines autres communes.
02:10Et voilà, c'est ce que je peux vous dire sur ce premier événement.
02:13Et puis il y a ce que vous annoncez pour le 24 et 25.
02:17C'est quand même autre chose.
02:19C'est le Rassemblement national qui organise son congrès à Orléans.
02:23On ne parle pas de la même chose.
02:25Je dirais que la comparaison n'est pas raison, ça me paraît un peu excessif.
02:29Évidemment que nous travaillons à la sécurisation d'un rassemblement, d'une formation politique.
02:34Évidemment, le préfet du Loiret y travaille de longue date.
02:40Je suis en contact avec lui.
02:42Nous préparons un dispositif d'ordre important puisqu'il y a effectivement des manifestations qui sont prévues.
02:49Une qui a été déclarée par des partis politiques, des organisations syndicales.
02:53C'est le samedi et puis une autre le dimanche, pour laquelle les choses sont un peu moins cadrées au
03:00moment où je vous parle.
03:01Mais on attend plusieurs dizaines de milliers de personnes le samedi et un peu moins le dimanche, mais pas mal
03:06quand même.
03:06Vous imaginez bien que le ministre de l'Intérieur que je suis, en lien avec le préfet, a prévu un
03:13dispositif de service d'ordre extrêmement conséquent,
03:16avec énormément de forces mobiles qui seront engagées sur la sécurisation à la fois du congrès, d'une formation politique.
03:25Et c'est normal, c'est la démocratie que nous protégeons.
03:28Et évidemment, nous allons encadrer les manifestations qui ont été déclarées, dont on peut penser que pour certaines, et c
03:35'est le cas au moins de celles du dimanche,
03:37elles pourraient essayer d'attenter au dit événement.
03:39Et donc, nous répliquerons évidemment extrêmement fermement.
03:43Vous pouvez compter sur nous.
03:44Je puis vous rassurer de ce point de vue.
03:51Monsieur le ministre, j'entends votre réponse, mais je réaffirme que les Français ne veulent plus d'un État qui
03:57constate les dégâts.
03:58Ils veulent un État qui les empêche, une justice qui punit et une solidarité nationale qui est conditionnée.
04:04Les Français n'attendent de vous ni un communiqué de plus, ni une condamnation de circonstance, ni la promesse que
04:10cela ne se reproduira plus.
04:11Ils attendent un ministre de l'Intérieur, pas un ministre des regrets.
04:15Je vous remercie.

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