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  • il y a 13 heures

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00:00Ici Azur, premier sur l'actu locale dans les Alpes-Maritimes, d'ici le matin.
00:06Il est 7h46, invité de la rédaction ce matin, le maire de Cannes, candidat Nouvelle Énergie à la présidentielle, David
00:12Lysnard.
00:13Il est avec vous Laurent Vareil.
00:14Bonjour David Lysnard.
00:15Bonjour.
00:16Considérez-vous avoir dérapé sur le plateau de LCI quand vous répondez à une jeune militante LFI
00:20expliquant que les drapeaux algériens présents dans le cortège de samedi dernier
00:25il était en rapport avec ces manifestations sanglantes de 1961 et vous dites
00:30« J'en ai rien à cirer ».
00:31Ce qui est un dérapage insupportable, c'est cette rhétorique d'extrême gauche
00:36qu'on connaît parfaitement, qui consiste à utiliser des drames du passé
00:39et ce drame de cette manifestation de 61 pour justifier des exactions actuelles.
00:43On parlait de l'incendie de l'hôtel de ville de Limoges.
00:46On parlait de commerçants massacrés, de violences extrêmement graves
00:51et cette technique je les connais par cœur.
00:53Donc on ne peut plus accepter cela.
00:55Elle avait l'air de dire juste aussi qu'il y avait des drapeaux
00:57parce qu'en 1961 il y avait eu aussi une autre manifestation jour pour jour.
01:00Ne tombez pas là-dedans parce que ces gens-là mettent du poison dans la tête de nos jeunes.
01:05Ils mettent du poison dans la tête des médias.
01:08Des drapeaux étrangers n'assurent toutes les manifs de casse aujourd'hui
01:12et je trouve que ça pose un problème de la cohésion sociale de notre pays.
01:16Donc il n'est plus possible d'accepter cette utilisation cynique de drame du passé.
01:22C'est insultant.
01:23C'est insultant d'abord pour moi comme si j'étais indifférent au massacre lors d'une manifestation d'Algériens
01:29ou ceux des Pieds-Noirs rue Disney dont on parle moins
01:31ou ceux des Italiens à Aigues-Mortes en 1883 par l'armée française.
01:36Ça n'a pas justifié des drapeaux, des exactions, etc.
01:39C'est insultant aussi pour nos compatriotes immigrés qui se voient...
01:43Écoutez-moi, c'est trop important.
01:44Parce que c'est du détournement d'opinion et c'est insultant pour nos compatriotes immigrés
01:51qui se voient instrumentalisés systématiquement.
01:55Et finalement, ceux qui ne disent pas d'amalgame, c'est eux qui font l'amalgame.
01:58Alors, sur le fond, vous avez répondu.
02:00Mais sur la forme, je vous repose la question.
02:03Est-ce que vous considérez sur la forme que vous avez dérapé ?
02:06Parce que, quelque part, on attend peut-être, on va dire, de la part du président...
02:11Est-ce que vous n'avez pas fait un casse-toi pour con numéro 2 ?
02:13Je ne participerai pas à ce procès stalinien.
02:16Cette même personne me dit, quelques minutes avant ou après, je ne sais plus,
02:21vous êtes de droite, donc vous voulez faire travailler des enfants
02:25et un enfant est mort au travail. Enfin, vous l'avez entendu, le débat ou pas ?
02:28Donc, maintenant, stop. Il faut que ce soit clair et net.
02:31On parle de manifestations qui, à chacune de ces expressions,
02:37sont déviées par des casseurs, dont certains sont liés à l'extrême gauche.
02:41On parle de graves manquements gouvernementaux en matière d'ordre public.
02:44On parle de commerçants qui se font piller, agresser.
02:49Moi, je viens du commerce. J'ai eu des commerces à Limoges et à Cannes,
02:52avec ma famille, à Limoges, où j'étais.
02:54Et là, cette personne-là n'en avait rien à faire.
02:56Elle s'en est prise à une jeune immigrée qui avait créé son entreprise
03:00et qui refusait le débat victimaire.
03:03Donc, on est dans une époque, maintenant, où on doit dire,
03:07arrêtez de nous empoisonner. Arrêtez d'empoisonner la jeunesse.
03:10Et vous dites en même temps, quand on vous écoute,
03:11qu'il ne faut pas toujours taper sur l'extrême gauche,
03:14sinon, ça serait focalisé sur, peut-être, la mauvaise cible.
03:20C'est-à-dire que l'extrême gauche, d'abord, je ne crois qu'à la responsabilité individuelle.
03:24Non, ce n'est pas du tout paradoxe.
03:25Parce que là, vous dites, bon, l'ultra-gauche, il faut attention, attention, attention.
03:28Et en même temps, vous dites, mais il ne faut pas les cibler.
03:30Il n'y a rien de paradoxal et il n'y a rien de compliqué.
03:33L'extrême gauche a une grave responsabilité.
03:36D'ailleurs, ça a été confirmé.
03:37La tête de réseau du plateau de Millevache a été interpellée par le RAID
03:41sur le plateau de Millevache, comme je le disais sur ce plateau,
03:43où va Jean-Luc Mélenchon chaque année et il suffit d'aller sur place.
03:47Il vous a répondu, Jean-Luc Mélenchon.
03:48Il a dit n'importe quoi une fois, plus il a fait son sketch.
03:51Donc, l'extrême gauche a une grave responsabilité puisqu'elle attise l'incendie.
03:55Elle instrumentalise les jeunes.
03:57Elle instrumentalise une partie de la population immigrée.
04:00Mais il ne s'agit pas de limiter la responsabilité à l'extrême gauche.
04:04C'est tout ce que je dis.
04:04et que le gouvernement, les gouvernements, depuis des décennies,
04:08ce n'est pas que celui-là, a laissé glisser une situation catastrophique
04:11et que sur les manifestations de samedi dernier,
04:14comme c'était le cas aussi sur le soir de la victoire du PSG
04:17où un préfet m'a raccroché au nez alors que j'étais au milieu d'exactions graves
04:21de voitures qui brûlaient sur la croisette,
04:23en me disant on a fait ce qu'il fallait.
04:24Ben non, vous n'avez pas fait ce qu'il fallait.
04:27Le renseignement n'a pas fait ce qu'il fallait.
04:28Qu'est-ce qu'il faudrait faire samedi prochain ?
04:29Samedi, il y a des appels à manifester.
04:32Si vous étiez à l'Élysée, qu'est-ce qu'il faudrait faire samedi ?
04:36Déjà samedi, on aura plus de policiers que samedi dernier
04:39puisqu'il ressort, et vous le savez,
04:41qu'il y a une sous-évaluation de la menace.
04:43Tout le monde le sait, tous les policiers nous le disent.
04:45Tout le monde nous le dit en réalité.
04:46Je suis beaucoup plus inquiet d'ailleurs pour Halloween.
04:50Je me permets de le dire.
04:52Donc dans une semaine et demie ?
04:54Mais ce qui est sûr, c'est qu'il y a l'urgence à traiter
04:56qui est de véritablement isoler de la société
05:03des éléments multirécidivistes.
05:05Je regardais hier les profils des personnes
05:07qui ont été arrêtées sur les pillages
05:09dans les grands magasins à Paris.
05:11Ces personnes-là, il y avait beaucoup de multirécidivistes.
05:14Aucune n'a été mise sous écrou.
05:16Des condamnations sont prononcées,
05:18mais avec, notamment pour les mineurs,
05:22qu'est-ce qu'il faut faire avant ?
05:24Là, aujourd'hui, on est jeudi, David Plissnard.
05:25Qu'est-ce que vous feriez si vous étiez à l'Elysée
05:27par rapport à la journée prévue de samedi ?
05:29D'abord, on permet, on interdit, on encadre ?
05:32La gestion de l'ordre public serait traitée différemment,
05:35mais surtout, on s'attaquait aux causes du problème.
05:37La crise, c'est tout de suite,
05:39comme ça a été fait dans d'autres pays,
05:41dont l'Angleterre avec les hooligans,
05:43isoler ces voyous qui doivent être surveillés
05:45et que l'on connaît, notamment ceux de l'extrême-gauche
05:47qu'on évoquait tout à l'heure,
05:48et tout de suite les mettre dans des centres de détention
05:50au moins provisoires.
05:51Donc, mobiliser un réseau de centres de détention
05:55et les isoler pendant les manifestations.
05:58Donc, on permet la manifestation ?
06:00Moi, je suis pour la liberté de manifester
06:01parce que beaucoup de manifestants
06:05ont des revendications que je ne partage pas,
06:07ce n'est pas le sujet,
06:08mais qui ont le droit de citer.
06:10S'il y a des éléments avérés
06:12qui prouvent que la manifestation ne peut pas se passer
06:14dans la paix, il faut bien sûr l'interdire,
06:16mais ça doit être circonstancié.
06:17Parce que le problème, si vous voulez,
06:19ce n'est pas l'interdiction.
06:20Parce que tout le monde parle d'interdiction,
06:21c'est de faire respecter les interdictions.
06:24Il n'est pas autorisé de piller un magasin.
06:27Il n'est pas autorisé de brûler l'hôtel de ville.
06:29Il n'est pas autorisé d'envoyer des mortiers
06:32sur les policiers et de blesser 2000 policiers.
06:35Donc, les pouvoirs publics surjouent
06:37sur l'interdiction, les dispositifs d'interdiction,
06:40mais dans la réalité, c'est dans l'exécution des choses.
06:42L'ordre public, je le disais avant ces manifestations,
06:44il y a un vrai problème d'ordre public en France,
06:46de doctrine d'emploi.
06:48Les policiers, qui sont des gens bien,
06:50qu'il faut soutenir, ont des ordres beaucoup trop tardifs.
06:52Plus on intervient tôt sur le problème,
06:55moins le problème se répand.
06:57C'est comme un incendie.
06:58David, une question plus politique.
07:00Vous avez mangé avec Bruno Rotaillot
07:02et vous vous êtes dit,
07:03tiens, ça serait peut-être bien qu'on fasse des primaires à droite.
07:05C'est comme ça ? Je résume bien ?
07:07Il va y avoir des primaires à droite ?
07:08Non, parce que vous résumez...
07:09Enfin, je l'ai dit gentiment.
07:11Je l'ai dit mal.
07:11Non, c'est pas ça, c'est que la primaire,
07:13je la propose depuis deux ans.
07:14Vous le savez, vous, puisque vous me suivez.
07:16Vous l'avez dit, c'est vrai.
07:17Non, mais j'ai plus que dit.
07:18Bon, alors, est-ce qu'elle va avoir lieu avec Bruno Rotaillot ?
07:19Il faut poser la question à ceux qui, aujourd'hui,
07:22ne veulent pas la faire.
07:24Il faut poser la question...
07:24Vous avez mangé avec Bruno Rotaillot,
07:25moi, je n'ai pas mangé avec Bruno Rotaillot.
07:27Je lui ai dit...
07:27Donc, est-ce qu'il vous a dit,
07:28ok, Banco, on fait une primaire à droite ?
07:30Est-ce que vous pouvez nous annoncer ça ce matin ?
07:32Non, je ne peux pas vous l'annoncer,
07:33puisqu'il ne m'a pas dit ça.
07:34Donc, moi, je lui ai répété que la meilleure façon
07:37d'éviter la division qui fait perdre,
07:39mais aussi d'éviter les arrangements de notables,
07:41je propose un changement profond.
07:44Je ne veux plus que les gens qui nous gouvernent
07:46et qui amènent le pays dans le mur gouvernent.
07:48Et je ne crois pas à ce qui est proposé par Elefi ou par le RN.
07:52Donc, je propose une alternative profonde
07:54que j'essaie d'argumenter depuis des années,
07:57avec un alignement entre ce que je dis,
07:59ce que je fais, notamment dans ma commune,
08:01et ce que je suis.
08:02Et je propose cette compétition
08:03qui évite la compromission des notables
08:05et qui évite la division qui fait perdre.
08:07Donc, la compromission des notables,
08:09donc l'éviter par cette primaire,
08:11ça veut dire, non, Éric Ciotti,
08:13je ne viendrai pas vous rejoindre.
08:14Enfin, je l'ai dit 100 fois, moi, je pense que...
08:16Mais il vous a fait encore un appel.
08:17Mais bien sûr.
08:18Vous l'avez dit 100 fois,
08:18mais alors, ou il n'entend pas,
08:19ou alors il l'a été tué.
08:20Éric Ciotti, je crois, a besoin de donner des gages
08:23à l'égard de Marine Le Pen.
08:24Moi, j'affronte le Rassemblement National.
08:26Il se présente contre moi à chaque élection.
08:29Donc, je pense que le programme d'Éric Ciotti
08:32et ses convictions sont bien plus proches des miennes
08:34que de Marine Le Pen.
08:36Donc, je pense qu'il est en porte-à-faux,
08:37qu'il doit bien le ressentir.
08:38Donc, on peut s'appeler mutuellement à se rejoindre.
08:41Je n'irai pas.
08:42Je ne suis pas allé avec Emmanuel Macron.
08:44Je n'y suis jamais allé.
08:45Je n'irai pas avec Marine Le Pen.
08:46Parce que je n'y crois pas pour notre pays.
08:48Ce n'est pas des postures.
08:49C'est que je ne pense pas...
08:51Et Édouard Philippe ?
08:52Jamais.
08:53Mais jamais.
08:54Mais Emmanuel Macron et Édouard Philippe,
08:54c'est la même chose, pardon.
08:56Je ne cherche pas un poste.
08:57J'ai des enfants.
08:58Je veux qu'ils vivent dans une France respectée,
09:01en sécurité et en liberté.
09:03Et ce que nous proposent ces personnes-là,
09:05qui ont des qualités de tout,
09:06ce n'est pas le sujet,
09:07qui disent parfois des choses très justes,
09:08qui soulèvent des problèmes très justes,
09:10qui n'ont pas, à mes yeux,
09:12autrement, je ne serais pas candidat,
09:13la cohérence d'un projet
09:14qui permet de relancer la prospérité,
09:17de relancer la sécurité et l'unité de la nation.
09:19Je veux m'adresser à tous ceux
09:20qui veulent s'en sortir,
09:21quelles que soient leurs origines,
09:23quelles que soient leurs conditions sociales.
09:26À des gens qui croient encore
09:27à l'universalisme républicain,
09:29qui sont de gauche,
09:30qui viennent par moi,
09:30à des gens de droite.
09:33Ce que je veux dire,
09:33c'est toute cette droite orpheline.
09:35Je veux faire gagner une droite indépendante,
09:37qui croit à la propriété privée,
09:39qui croit au travail,
09:40qui croit à l'investissement.
09:41Toute cette France réelle,
09:42qui est majoritaire,
09:43qu'on n'entend plus.
09:43C'est ce terrain,
09:44c'est ce terrain que je veux faire gagner.
09:46Toutes ces routes aidées,
09:48la Côte d'Azur et bien sûr de la France entière.
09:49Merci David Plissard,
09:51d'avoir répondu à nos questions ce matin.
09:52Merci.

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