00:01BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business.
00:05Avec l'un de ses architectes qui est avec nous en plateau, Frédéric Rosier de Mirabeau.
00:09Bonjour Frédéric. La superstar de la semaine, c'est quand même l'Oréal.
00:14Le 7,2%, on ne l'attendait peut-être pas à venir celle-là.
00:18Alors c'est vrai qu'il y a toute une réflexion en ce moment sur tout ce qui est valeur
00:22du luxe,
00:23des biens discrétionnaires à se dire, est-ce qu'il n'est pas plus intelligent d'aller sur les valeurs
00:27?
00:27Alors pas d'entrée de gamme, mais un petit peu périphérique au luxe,
00:31l'Oréal a le portrait robot parfait en fait.
00:33A l'instar des silos peut-être, qu'on pourrait mettre aussi dans cette catégorie.
00:37On voit quand même globalement qu'il y a une forme de résilience.
00:41L'Oréal, la première capitalisation aujourd'hui, c'est un parcours assez exceptionnel.
00:46Alors que c'est vrai qu'on l'a assimilé, surtout ces dernières années, assez fortement à du luxe,
00:51en tout cas de plus en plus avec une connotation luxe,
00:54avec des inquiétudes notamment, vous savez, sur ce qu'on appelait l'ethnique.
00:58Est-ce que oui ou non, l'Oréal n'a été pas concurrencée par des marques locales,
01:02notamment en Chine ?
01:04Et on voit par exemple avec les acquisitions plutôt récentes
01:07que l'Oréal est présente dans les marchés asiatiques, en Inde maintenant.
01:11Donc c'est vrai qu'il y a une volonté quand même globale d'expansion
01:15et surtout une croissance à plus de 7%.
01:17Je veux dire, quand on a vu les chiffres Kering, LVMH et tout ça,
01:22où on essaye de naviguer sur la ligne de flottaison avec un peu de difficulté,
01:26on s'aperçoit qu'une société qui est quand même un peu liée à la consommation,
01:30c'est moins qu'on puisse dire,
01:32arrivait à tenir des croissances supérieures à 7%.
01:36On avait quand même des petits signaux de l'autre côté de l'Atlantique
01:39avec Estée Lauder, des choses comme ça, qui étaient plutôt encourageants.
01:43Mais là, c'est une confirmation.
01:44Donc pour nous, oui, c'était la bonne surprise de la semaine.
01:47Il n'y a pas eu que ça comme bonne surprise,
01:49mais ça, ça faisait partie des belles grandes surprises
01:52et une confirmation que finalement, l'Oréal,
01:56voilà, elle passe les crises.
01:58C'est ça qui est le plus impressionnant.
02:00Par le passé, on sait que lorsque, notamment l'Oréal,
02:03il y a une dizaine d'années, passée en dessous des 10% de croissance,
02:06ça avait choqué le marché.
02:08Oui, ça a un impact un petit peu plus.
02:09Maintenant, elle fait mieux que le marché
02:12et mieux que la croissance mondiale.
02:14Donc c'est assez impressionnant.
02:15Autre petit coup de sang, j'allais dire, de SAP,
02:20qui gagne 6,5% sur la semaine et qui...
02:24On a Atos aujourd'hui qui grimpe de 8,8% en disant
02:28nous, on sort une suite complète de solutions qui intègrent l'IA.
02:33SAP qui nous dit, nos carnets de commandes,
02:35ils sont remplis comme ça.
02:36Capgemini en juillet qui nous dit,
02:37non mais il va falloir arrêter avec l'Asa Spocalypse.
02:39Il n'y a rien dans nos chiffres.
02:41On a un business qui grimpe.
02:42On a des dynamiques qui sont au top.
02:45Est-ce que ce n'est pas enfin le clou qui manquait
02:48pour dire, c'est bon maintenant, arrêtez ?
02:50Ça fait des semaines sur votre plateau
02:52que je n'arrête pas de parler de SAP et du logiciel
02:54en disant on a été trop loin.
02:56On avait vu de côté de l'Atlantique avec Salesforce aussi
03:00que l'intégration de l'IA, c'était plus une force
03:02qu'un du cap, que lorsqu'on intègre du logiciel
03:05avec de la data propriétaire et derrière l'intelligence artificielle,
03:09on a quelque chose qui est extrêmement profitable.
03:11Et SAP avec croissance à deux chiffres,
03:13nous montre que, bien sûr qu'on a été trop loin
03:16dans la sanction, bien sûr qu'aujourd'hui,
03:18ce genre de société avec Capgemini aussi,
03:20qui est en forme de rebond,
03:21qu'on a été trop loin dans la sanction du logiciel
03:25et qu'on revient finalement à quelque chose de plus raisonnable
03:27dont profitent aussi des acteurs comme Microsoft.
03:30Bien sûr.
03:31Également.
03:31Donc c'est un mouvement global.
03:32L'intelligence artificielle, c'est quelque chose
03:34qui vient s'additionner,
03:36ce n'est pas quelque chose qui vient en remplacement.
03:38Contrairement à ce qu'on a essayé de nous faire croire
03:40pendant de nombreuses semaines, de nombreux mois,
03:42en disant qu'il venait tout casser,
03:43qu'on n'avait plus besoin de logiciel finalement,
03:45qu'avec un Android,
03:47pardon, un Android,
03:48un Anthropik ou un OpenAI,
03:51on était capable de remplacer
03:52tout ce qui était solution office.
03:54On va se déboucher les esgourdes là,
03:56on a compris, c'est bon,
03:58la Saspocalypse, ça n'existe pas.
04:00En tout cas, pas pour l'instant.
04:01Pas pour l'instant et pas pour ces acteurs-là,
04:03parce que pour d'autres, ok.
04:06Dites, Schneider Electric,
04:07bon, on sait,
04:09acquisition peut-être payé un peu cher
04:10du côté des Etats-Unis, etc.
04:12Safran qui perd 14% sur la semaine,
04:15qu'est-ce qui se passe ?
04:16C'est incompréhensible.
04:16C'est une sanction qui est aujourd'hui
04:19pour une société qui est au cœur
04:21quand même d'un marché extrêmement porteur
04:22qui est le marché de la défense
04:24et le marché de l'aéronautique,
04:25parce que mine de rien,
04:26l'aéronautique avec le carnet de commande
04:27qu'on a aujourd'hui.
04:29Boeing, en carnet de commande,
04:30c'est entre 6 000 et 7 000 appareils.
04:33D'accord ?
04:34Airbus, c'est plus de 9 000 appareils.
04:36On a globalement,
04:37sur ces deux acteurs
04:40qui font le marché,
04:42plus de 10 ans de carnet de commande.
04:44Donc Safran qui a une partie avec l'IP notamment,
04:46qui est la motorisation des monocouloirs
04:48qu'on retrouve sur les 737
04:49et la 320 NEO notamment,
04:51qui sont des blockbusters absolus.
04:53L'ancien CFM 56.
04:55Exactement,
04:55qui était avec Safran,
04:57Snekma et autres.
04:57Là, on est vraiment sur quelque chose
04:59effectivement qui est hyper robuste.
05:02On a la partie défense,
05:03la partie satellite et tout.
05:06Bref, la motorisation
05:07qui est extrêmement positive.
05:09Et malgré tout,
05:09malgré ces carnets de commande
05:11qui sont extrêmement fournis,
05:13on a un marché qui sanctionne,
05:15le marché en veut toujours plus.
05:16Il a surtout, honnêtement,
05:18des inquiétudes sur la capacité
05:21industrielle finalement de ces acteurs.
05:22Est-ce que oui ou non ?
05:23Parce que ces marchés
05:24sont en train d'exploser.
05:25Souvenez-vous de Zodiac
05:26il y a quelques années
05:28qui avait souffert d'un carnet de commande
05:30qui était trop important.
05:31Est-ce que oui ou non ?
05:32Aujourd'hui, Safran est capable
05:33de tenir cette cadence industrielle.
05:34Et on n'est plus sur des inquiétudes
05:36finalement qu'une réalité
05:37qui est la réalité du carnet de commande
05:38et de la profitabilité de ce groupe.
05:40Souvenez-vous de cette fameuse pub
05:42Société Générale.
05:43Pour moi, c'était un exemple.
05:44C'est le mec qui fabrique
05:45des petites lampes
05:45et l'investisseur qui fait
05:47il m'en faut 3000 pour après-demain,
05:49ça ira.
05:49Le type qui fait
05:52et donc Safran est peut-être
05:53dans ce cas de figure-là.
05:55Maintenant, c'est des chantiers
05:56de tellement long terme.
05:57En tout cas, merci infiniment
05:59Frédéric Rosier-Mirabeau,
06:00un des architectes
06:01de notre portefeuille responsable
06:03que vous retrouvez
06:04toutes les semaines.
06:05Merci.