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  • il y a 15 heures
Ce lundi 26 octobre, Frédéric Rozier, co-responsable de la gestion de portefeuille de Mirabaud, s'est penché sur la résilience de L'Oréal face aux crises, les publications de SAP, et la performance du portefeuille BFM Responsable, dans l'émission BFM Bourse présentée par Antoine Larigaudrie. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:01BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business.
00:05Avec l'un de ses architectes qui est avec nous en plateau, Frédéric Rosier de Mirabeau.
00:09Bonjour Frédéric. La superstar de la semaine, c'est quand même l'Oréal.
00:14Le 7,2%, on ne l'attendait peut-être pas à venir celle-là.
00:18Alors c'est vrai qu'il y a toute une réflexion en ce moment sur tout ce qui est valeur
00:22du luxe,
00:23des biens discrétionnaires à se dire, est-ce qu'il n'est pas plus intelligent d'aller sur les valeurs
00:27?
00:27Alors pas d'entrée de gamme, mais un petit peu périphérique au luxe,
00:31l'Oréal a le portrait robot parfait en fait.
00:33A l'instar des silos peut-être, qu'on pourrait mettre aussi dans cette catégorie.
00:37On voit quand même globalement qu'il y a une forme de résilience.
00:41L'Oréal, la première capitalisation aujourd'hui, c'est un parcours assez exceptionnel.
00:46Alors que c'est vrai qu'on l'a assimilé, surtout ces dernières années, assez fortement à du luxe,
00:51en tout cas de plus en plus avec une connotation luxe,
00:54avec des inquiétudes notamment, vous savez, sur ce qu'on appelait l'ethnique.
00:58Est-ce que oui ou non, l'Oréal n'a été pas concurrencée par des marques locales,
01:02notamment en Chine ?
01:04Et on voit par exemple avec les acquisitions plutôt récentes
01:07que l'Oréal est présente dans les marchés asiatiques, en Inde maintenant.
01:11Donc c'est vrai qu'il y a une volonté quand même globale d'expansion
01:15et surtout une croissance à plus de 7%.
01:17Je veux dire, quand on a vu les chiffres Kering, LVMH et tout ça,
01:22où on essaye de naviguer sur la ligne de flottaison avec un peu de difficulté,
01:26on s'aperçoit qu'une société qui est quand même un peu liée à la consommation,
01:30c'est moins qu'on puisse dire,
01:32arrivait à tenir des croissances supérieures à 7%.
01:36On avait quand même des petits signaux de l'autre côté de l'Atlantique
01:39avec Estée Lauder, des choses comme ça, qui étaient plutôt encourageants.
01:43Mais là, c'est une confirmation.
01:44Donc pour nous, oui, c'était la bonne surprise de la semaine.
01:47Il n'y a pas eu que ça comme bonne surprise,
01:49mais ça, ça faisait partie des belles grandes surprises
01:52et une confirmation que finalement, l'Oréal,
01:56voilà, elle passe les crises.
01:58C'est ça qui est le plus impressionnant.
02:00Par le passé, on sait que lorsque, notamment l'Oréal,
02:03il y a une dizaine d'années, passée en dessous des 10% de croissance,
02:06ça avait choqué le marché.
02:08Oui, ça a un impact un petit peu plus.
02:09Maintenant, elle fait mieux que le marché
02:12et mieux que la croissance mondiale.
02:14Donc c'est assez impressionnant.
02:15Autre petit coup de sang, j'allais dire, de SAP,
02:20qui gagne 6,5% sur la semaine et qui...
02:24On a Atos aujourd'hui qui grimpe de 8,8% en disant
02:28nous, on sort une suite complète de solutions qui intègrent l'IA.
02:33SAP qui nous dit, nos carnets de commandes,
02:35ils sont remplis comme ça.
02:36Capgemini en juillet qui nous dit,
02:37non mais il va falloir arrêter avec l'Asa Spocalypse.
02:39Il n'y a rien dans nos chiffres.
02:41On a un business qui grimpe.
02:42On a des dynamiques qui sont au top.
02:45Est-ce que ce n'est pas enfin le clou qui manquait
02:48pour dire, c'est bon maintenant, arrêtez ?
02:50Ça fait des semaines sur votre plateau
02:52que je n'arrête pas de parler de SAP et du logiciel
02:54en disant on a été trop loin.
02:56On avait vu de côté de l'Atlantique avec Salesforce aussi
03:00que l'intégration de l'IA, c'était plus une force
03:02qu'un du cap, que lorsqu'on intègre du logiciel
03:05avec de la data propriétaire et derrière l'intelligence artificielle,
03:09on a quelque chose qui est extrêmement profitable.
03:11Et SAP avec croissance à deux chiffres,
03:13nous montre que, bien sûr qu'on a été trop loin
03:16dans la sanction, bien sûr qu'aujourd'hui,
03:18ce genre de société avec Capgemini aussi,
03:20qui est en forme de rebond,
03:21qu'on a été trop loin dans la sanction du logiciel
03:25et qu'on revient finalement à quelque chose de plus raisonnable
03:27dont profitent aussi des acteurs comme Microsoft.
03:30Bien sûr.
03:31Également.
03:31Donc c'est un mouvement global.
03:32L'intelligence artificielle, c'est quelque chose
03:34qui vient s'additionner,
03:36ce n'est pas quelque chose qui vient en remplacement.
03:38Contrairement à ce qu'on a essayé de nous faire croire
03:40pendant de nombreuses semaines, de nombreux mois,
03:42en disant qu'il venait tout casser,
03:43qu'on n'avait plus besoin de logiciel finalement,
03:45qu'avec un Android,
03:47pardon, un Android,
03:48un Anthropik ou un OpenAI,
03:51on était capable de remplacer
03:52tout ce qui était solution office.
03:54On va se déboucher les esgourdes là,
03:56on a compris, c'est bon,
03:58la Saspocalypse, ça n'existe pas.
04:00En tout cas, pas pour l'instant.
04:01Pas pour l'instant et pas pour ces acteurs-là,
04:03parce que pour d'autres, ok.
04:06Dites, Schneider Electric,
04:07bon, on sait,
04:09acquisition peut-être payé un peu cher
04:10du côté des Etats-Unis, etc.
04:12Safran qui perd 14% sur la semaine,
04:15qu'est-ce qui se passe ?
04:16C'est incompréhensible.
04:16C'est une sanction qui est aujourd'hui
04:19pour une société qui est au cœur
04:21quand même d'un marché extrêmement porteur
04:22qui est le marché de la défense
04:24et le marché de l'aéronautique,
04:25parce que mine de rien,
04:26l'aéronautique avec le carnet de commande
04:27qu'on a aujourd'hui.
04:29Boeing, en carnet de commande,
04:30c'est entre 6 000 et 7 000 appareils.
04:33D'accord ?
04:34Airbus, c'est plus de 9 000 appareils.
04:36On a globalement,
04:37sur ces deux acteurs
04:40qui font le marché,
04:42plus de 10 ans de carnet de commande.
04:44Donc Safran qui a une partie avec l'IP notamment,
04:46qui est la motorisation des monocouloirs
04:48qu'on retrouve sur les 737
04:49et la 320 NEO notamment,
04:51qui sont des blockbusters absolus.
04:53L'ancien CFM 56.
04:55Exactement,
04:55qui était avec Safran,
04:57Snekma et autres.
04:57Là, on est vraiment sur quelque chose
04:59effectivement qui est hyper robuste.
05:02On a la partie défense,
05:03la partie satellite et tout.
05:06Bref, la motorisation
05:07qui est extrêmement positive.
05:09Et malgré tout,
05:09malgré ces carnets de commande
05:11qui sont extrêmement fournis,
05:13on a un marché qui sanctionne,
05:15le marché en veut toujours plus.
05:16Il a surtout, honnêtement,
05:18des inquiétudes sur la capacité
05:21industrielle finalement de ces acteurs.
05:22Est-ce que oui ou non ?
05:23Parce que ces marchés
05:24sont en train d'exploser.
05:25Souvenez-vous de Zodiac
05:26il y a quelques années
05:28qui avait souffert d'un carnet de commande
05:30qui était trop important.
05:31Est-ce que oui ou non ?
05:32Aujourd'hui, Safran est capable
05:33de tenir cette cadence industrielle.
05:34Et on n'est plus sur des inquiétudes
05:36finalement qu'une réalité
05:37qui est la réalité du carnet de commande
05:38et de la profitabilité de ce groupe.
05:40Souvenez-vous de cette fameuse pub
05:42Société Générale.
05:43Pour moi, c'était un exemple.
05:44C'est le mec qui fabrique
05:45des petites lampes
05:45et l'investisseur qui fait
05:47il m'en faut 3000 pour après-demain,
05:49ça ira.
05:49Le type qui fait
05:52et donc Safran est peut-être
05:53dans ce cas de figure-là.
05:55Maintenant, c'est des chantiers
05:56de tellement long terme.
05:57En tout cas, merci infiniment
05:59Frédéric Rosier-Mirabeau,
06:00un des architectes
06:01de notre portefeuille responsable
06:03que vous retrouvez
06:04toutes les semaines.
06:05Merci.

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