- il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:01– Alors, nous allons vous dire deux choses.
00:03Tout d'abord, c'est que la conférence de presse qui était prévue à 17h30,
00:08la conférence de presse d'Édouard Geffray, le ministre d'Éducation,
00:11et de Philippe Baptiste, le ministre de l'Enseignement supérieur,
00:13pour détailler les mesures du gouvernement pour tenter de mettre fin à cette crise icienne,
00:17cette conférence de presse a été repoussée à 19h,
00:20parce que les consultations se poursuivent.
00:22En ce moment même, Sébastien Lecornu reçoit les étudiants, leurs représentants.
00:27On sera d'ailleurs en direct de Matignon dans un instant.
00:29Mais déjà, on va faire le point sur les cinq pistes du gouvernement
00:34qui ont été donc présentées aux lycéens, et c'est Marguerite Dumont qui s'en charge.
00:38Bonsoir Marguerite.
00:39– Bonsoir, premier chantier, Parcoursup.
00:41Évidemment, la plateforme pourrait être réformée, puis remplacée dans les deux ans.
00:46Pour cette année, comme les procédures ne peuvent pas changer, on comprend bien,
00:50l'objectif est d'obtenir plus de transparence de la part des formations
00:53qui devront motiver les refus.
00:56Le Premier ministre va organiser un débat à l'Assemblée nationale ce mercredi, à 17h.
01:02Un débat sans vote.
01:04Le but, recueillir les propositions post-parcoursup de chaque groupe politique.
01:09Deuxième levier, on regarde ça ensemble,
01:12les places et les moyens dans le supérieur.
01:15Le gouvernement annonce 15 000 places supplémentaires après 10 000 suppressions l'an dernier.
01:20Dans le détail, ce sont 10 000 places en BTS, 4 000 en IUT et 1 000 dans les formations
01:27en santé.
01:27Autre mesure, les bourses étudiantes qui seront indexées sur l'inflation.
01:32Et puis face aux bâtiments dégradés, un milliard d'euros doit être consacré à la rénovation du bâti universitaire.
01:39Pour rénover les collèges et les lycées, cette fois-ci un prêt de 4 milliards d'euros aux collectivités locales
01:46est envisagé.
01:47Enfin, pour répondre directement à la question des classes surchargées,
01:52cette mesure que vous voyez là, c'est la dernière, un plafond de 28 élèves par classe de seconde.
01:56Et cela dès la rentrée prochaine.
01:58– Merci Marguerite.
02:00Guillaume Lacroix, on voit quand même que le gouvernement n'a plus d'argent.
02:02Donc, l'histoire de ce prêt, parce que les régions, il faut les aider à rénover le bâti.
02:11On a vu ces témoignages d'établissements fortement dégradés, avec des fuites d'eau, des rats.
02:17– Non, mais moi, je vous l'ai dit tout à l'heure, je vous le redis, les régions, elles
02:20ont la compétence des lycées.
02:22C'est au moins dans ce pays, il y a 2-3 trucs qui sont clairs dans l'organisation du
02:25pays.
02:25Les régions ont des compétences propres, dont notamment les lycées, mais aussi…
02:29– Donc, pas besoin de prêts pour ces régions.
02:30– C'est-à-dire qu'elles n'ont qu'à faire leur boulot, et je le redis, dans la
02:33mienne,
02:34gérée par la droite, soi-disant bien gérée, on trouve de l'argent pour financer les radiateurs dans les locaux
02:39de chasse,
02:39et ça soutenu par le Rassemblement National.
02:41Mais je veux dire une autre chose, M. Truchot, c'est que quelles que soient les annonces-là,
02:45il faut sortir de cette crise, mais on n'en sortira pas avec des matchs de MMA
02:48entre l'extrême-gauche et l'extrême-droite.
02:50On n'en sortira pas tant que dans ce pays, on considérera qu'il faut chauffer à blanc toute la
02:55population
02:56et qu'on ne sera jamais en capacité de simplement l'amener à affronter les crises.
03:00Parce que ce que vous avez fait, messieurs, tout à l'heure, c'est de l'illusionnisme.
03:04Vous détournez l'attention des Français, des réalités, des crises qu'ils affrontent.
03:08Vous, vous voyez du racisme partout et de l'antisémitisme nulle part.
03:11Vous voyez de l'antisémitisme partout, sauf chez votre président, mais vous ne voyez jamais de racisme.
03:16Ce pays a besoin de républiques, il a besoin de politiques posées et il a surtout besoin de gens
03:20qui disent aux Français que ça va mal.
03:22Dans ce moment, on est dans la salle d'attente des urgences.
03:25Il y a des priorités pour tout le monde et il va falloir trier.
03:28Et moi, je suis prêt à le dire.
03:29Alors, on va retourner à Matignon parce qu'on va vous expliquer ce qui s'est passé.
03:33Avant que Sébastien Lecornu reçoive les représentants des lycéens et des étudiants,
03:38il a reçu des influenceuses dans le domaine de l'éducation
03:42qui ont été contactés un peu au dernier moment.
03:45On va écouter d'ailleurs l'une des influenceuses qui explique comment ça s'est organisé.
03:51Contacté hier par un DM Insta, donc évidemment, c'est 100% un plan de communication du gouvernement.
03:56Il y a de manière sûre une volonté de nous instrumentaliser.
04:01Le fait est qu'on est là pour aussi être critique et pouvoir défendre nos points de vue
04:05et pas seulement qu'il y ait des créateurs de contenu avec qui on n'est pas forcément d'accord
04:09qui expriment leurs idées.
04:12Voilà. Samy Saxy est pour BFM TV devant Matignon.
04:14C'est surprenant finalement de recevoir des influenceuses et créateurs de contenu
04:18avant de recevoir ceux et celles qui organisent la contestation depuis cinq semaines.
04:26Oui, ça a généré ce matin des crispations, il faut le dire,
04:29des organisations syndicales qui étaient très échaudées finalement
04:31de voir ces influenceurs reçus avant eux.
04:34Alors, pour autant, ils n'ont pas voulu s'en prendre à ces influenceurs,
04:38mais ils ont plutôt pointé du doigt la volonté du gouvernement de diviser cette organisation syndicale.
04:43Mais je suis avec Elliot Austin, c'est ça, Elliot Austin, qui est du Conseil national de la vie lycéenne.
04:48Rapidement, en fait, il y a eu ces annonces et ces mesures qui ont été faites.
04:52Pour autant, vous, vous dites, on maintient la mobilisation tant qu'il n'y a rien de concret.
04:57On maintient ce week-end et le 5 novembre.
04:58C'est ça, exactement. On maintient parce que les résultats qu'on a eus,
05:01on a eu des propositions de choix, de trajectoires, avec à la fin des actions concrètes,
05:06sauf que ce qui nous a été proposé, c'est quelque chose qui va subvenir à quelques besoins,
05:11mais pas tous. Et nous, ce qu'on veut, c'est qu'on puisse toucher toute l'éducation,
05:13autant dans l'hexagone que dans l'outre-mer.
05:15Ce qu'on veut, du coup, c'est qu'on continue à maintenir ces mobilisations
05:18tant qu'on n'a pas eu ce qu'on voulait. C'est simple.
05:20Donc, les blocus, on maintient et on maintient également les manifestations de ce week-end.
05:24Comment est-ce que le Premier ministre, vous, vous l'avez trouvé concerné
05:28ou plutôt à vouloir renvoyer la balle, finalement, à la prochaine présidentielle ?
05:32Alors, non, on l'a trouvé plutôt concerné parce que ce qu'il nous a dit,
05:37c'est vraiment, je veux faire tout ce qui est dans mon possible dans les 6 mois
05:39avant la prochaine présidentielle. Bon, après, c'est un ministre, on sait très bien ce qu'il dit.
05:42Il y a tout ce qui est dans mon possible avant la prochaine présidentielle
05:45pour pouvoir faire tout ce qui est réversible, tout ce qui est possible de changer.
05:48Et le reste, malheureusement, c'est des promesses qu'on ne pourra pas continuer de tenir.
05:51Parcoursup, on sait que c'est vraiment le point de crispation le plus important.
05:54Là, c'est en deux temps, transformation en 2027 et refonte globale en 2028.
05:58Mais vous, ce timing, il ne vous va pas du tout ?
06:00Ce timing ne va pas du tout parce que ce qu'on a besoin, c'est un truc qui est
06:02fait maintenant.
06:03Le problème des parcoursup, c'est que c'est un site qui se base sur certaines lois.
06:07Donc là, ce qui va être fait en 2027, c'est tout ce qui va être refonte du système de
06:10fonctionnement.
06:11Ça va être beaucoup plus clair de ce qui est dit.
06:12Ça va être beaucoup plus clair de fonctionnement avec des tutos pour que tout le monde puisse comprendre.
06:15On devrait avoir des comptes en seconde, dès la seconde, pour comprendre comment ça fonctionne,
06:18pour baisser un peu le stress. Ensuite, on va avoir plusieurs modifications.
06:21On a 15 000 places qui vont ouvrir dans le supérieur, ce n'est vraiment pas assez. On a besoin
06:24de beaucoup plus.
06:24Merci beaucoup, en tout cas, Elotte Austin, je le rappelle, du Conseil national de la ville lycéenne d'avoir répondu
06:28à nos questions
06:28et qui était avec Sébastien Lecornu il y a quelques minutes.
06:30Merci à vous.
06:32Merci, Samy, avec Romain Néo pour les images.
06:35Alors, on voit bien que les réseaux sociaux jouent un rôle très important dans cette crise lycéenne.
06:40On va voir ça avec vous, Raphaël Grabley.
06:41C'est l'effet Grabley, avec des positions assez différentes, aussi bien du côté de l'Elysée que du côté
06:47de Matignon.
06:48Oui, d'abord, côté l'Elysée, une charge très forte d'Emmanuel Macron.
06:50C'était à la mi-journée à Marseille, le chef d'État qui accuse TikTok et Snapchat, je cite,
06:56d'abîmer nos démocraties, notamment en polarisant les opinions et en aidant les pires à se regrouper,
07:02notamment le 17 octobre dernier.
07:04Alors, du côté de Matignon, on l'a vu à l'instant, et ça peut d'ailleurs paraître un petit
07:07peu paradoxal,
07:07la stratégie est assez différente, puisqu'on a découvert que ce matin à Matignon, avant les lycéens,
07:12il y avait eu donc des influenceuses, notamment ces deux influenceuses qui apparaissent à l'écran.
07:16Alors, je précise quand même que ce sont des influenceuses qui sont spécialisées dans les sujets de société,
07:20que le gouvernement a souhaité inviter pour porter son message sur les réseaux sociaux.
07:24À gauche, Anna Baldi, à droite, Mathilde Fouquet.
07:28500 000 abonnés TikTok à L2, quand même, c'est pas rien.
07:30Sauf que figurez-vous que juste avant de rentrer sur ce plateau, j'ai vérifié,
07:34Anna Baldi a publié une vidéo pour débriefer La Réunion,
07:38et ce qu'on peut dire, c'est qu'elle n'est pas forcément convaincue.
07:40Écoutez-la.
07:41Pour dire que la mobilisation n'a aucune raison de s'arrêter,
07:43et que ce n'est pas un centième de sa requête,
07:45et un refus de faire face à l'effacement de notre état de droit
07:47dans un contexte de violence policière constante,
07:49qui permettra de l'étouffer.
07:52Et pour rester sur le sujet des réseaux sociaux,
07:55l'état de droit, on en a aussi beaucoup parlé ce week-end,
07:56avec la diffusion d'un document par le site d'information Blast,
08:00une lettre envoyée par Sébastien Lecornu,
08:03donc le Premier ministre aux quatre opérateurs téléphoniques,
08:05et une demande inédite en France,
08:07travaillée sur le scénario d'une coupure de l'accès à plusieurs réseaux sociaux,
08:11en cas de nouvelles émeutes.
08:12Une simple demande du gouvernement,
08:15en un mot, demande à Orange, SFR, Free ou Bouygues Télécom,
08:18d'afficher un écran noir à la place de TikTok ou de Snapchat,
08:22on a évidemment contacté Matignon pour avoir des éclairages sur ce sujet.
08:26Réponse de Matignon à BFM TV,
08:28sans commentaire, et donc également sans démenti.
08:31– Jean-Christophe Couvy, vous le policier,
08:33ça vous aiderait si on coupait les réseaux sociaux avant la manif ?
08:36La prochaine, là, samedi prochain ?
08:38– Avant, peut-être pendant, pourquoi pas,
08:40parce qu'en fait on se rend compte que les casseurs, entre guillemets,
08:44travaillent avec Snap, se donnent des rendez-vous sur Snap,
08:48ils peuvent s'identifier, etc., s'envoient des réseaux,
08:50il y a des réseaux aussi parallèles, ça n'a jamais été fait,
08:54ou rarement, donc ça pourrait être vraiment, j'allais dire,
08:57de façon très limitée, mais surtout, ce qu'il faut,
09:01c'est un peu de respect et éduquer ces jeunes.
09:04Encore une fois, quand on vient pour faire une manifestation,
09:06on en a tous fait, je suis désolé, on se tient bien,
09:08on ne casse pas, on peut revendiquer, ce qui est normal,
09:11je suis syndicaliste, je revendique, le 5 novembre,
09:13je serai dans la rue aussi, pour défendre les policiers,
09:15les conditions de travail aussi des policiers,
09:18mais de tous les agents publics.
09:19– Il y aura donc des policiers syndiqués,
09:20qui manifesteront à côté de policiers,
09:23qui seront là pour maintenir leur...
09:24– On peut revendiquer, et dans le calme,
09:25et je crois que des policiers, on a vu des manifs de policiers
09:27cet été au mois de juin, on n'a rien cassé,
09:29on a respecté...
09:30– Heureusement quand même, c'est la moindre des choses,
09:31je crois, les policiers.
09:31– Je sais bien, mais comme quoi, on peut aussi se faire entendre,
09:33sans casser.
09:34Après, la police républicaine, elle sera toujours là,
09:36elle fera bloc, c'est le cas de dire, devant l'anarchie,
09:39voilà, on sera toujours là pour...
09:41parce qu'on est gardien de la paix sociale,
09:43et donc on doit être là aussi pour permettre aux gens
09:45d'aller manifester en toute sécurité,
09:47et par contre, les casseurs, les black blocs,
09:49ils nous trouveront aussi sur leur chemin,
09:51parce que c'est insupportable qu'à chaque fois,
09:53ils viennent pourrir des manifs,
09:54et que j'ai des collègues qui finissent à l'hôpital.
09:55– Est-ce qu'il faut couper les réseaux sociaux
09:58pour éviter, effectivement, ces appels à la casse,
10:01parfois à l'insurrection,
10:03qui accompagnent ces manifestations ?
10:05Ou est-ce que c'est de la censure, tout simplement ?
10:07– Moi, ce qui m'inquiète, c'est que mes gamins
10:09qui sont sur TikTok et sur Snapchat
10:11étaient mieux informés que la police
10:12de ce qu'allait se passer le 17 octobre.
10:14Je ne suis pas sûr qu'il faille les couper d'abord,
10:15je pense qu'il faudrait déjà être dessus.
10:17– Il faudrait que les policiers regardent ces réseaux sociaux.
10:18– Et quand j'étais à Matignon la semaine dernière
10:20avec le Premier ministre,
10:21et que le ministre de l'Intérieur nous confirme
10:24que les réseaux de sécurité, de surveillance,
10:27ne sont pas assez présents
10:29sur ce type de réseaux sociaux en 2026,
10:31pardon, les bras m'entournent.
10:34– C'est une véritable défaillance pour vous ?
10:36– Ah oui, ensuite, clairement,
10:38pendant les événements,
10:39et on l'a vu effectivement le week-end du 17 et du 18,
10:42parce qu'il y a eu le 17,
10:43mais il y a aussi l'incompréhension du 18.
10:46Deux jours de suite, effectivement,
10:48des bandes organisées de pilleurs, de casseurs,
10:51parfois de factions, ont été orientées par les réseaux sociaux,
10:54ça a été relevé partout.
10:56Là, il y a un vrai sujet de sécurité et d'ordre public.
10:59Moi, dans ces cas-là, il ne faut pas avoir la main qui tremble.
11:01Si les réseaux sociaux jouent contre la sécurité publique,
11:04eh bien, les réseaux sociaux ne sont pas les amis de la République.
11:06Et tous les ennemis de la République,
11:07il n'y a pas de liberté pour eux.
11:08Vous savez, c'est assez simple, la République.
11:10On l'aime, ou alors...
11:11C'est plus compliqué quand on rentre dans le détail.
11:14Techniquement, juridiquement, c'est beaucoup moins simple.
11:15Parce que les réseaux sociaux, vous ne pouvez pas leur demander de couper,
11:17parce que les réseaux sociaux ne répondent pas à la France uniquement à Bruxelles.
11:20C'est pour ça, d'ailleurs, que l'État s'est tourné vers les opérateurs.
11:23Et les opérateurs, ils peuvent leur demander de couper,
11:25mais enfin, c'est absolument pas...
11:26Il dit que les opérateurs obéissent au gouvernement sans aller en justice.
11:31Oui, mais là, quand même, lorsque Sébastien Lecornu demande aux opérateurs d'agir,
11:37visiblement, ils l'ont fait.
11:38Non, non, non, non.
11:38Il a demandé aux opérateurs de se préparer potentiellement à couper les réseaux sociaux
11:44pendant quelques heures.
11:45Mais ça n'a pas été fait.
11:46Ça n'a pas été fait.
11:46C'est extrêmement grave.
11:47Si je peux donner...
11:48Pardon, je termine juste d'un moment.
11:49Si je peux donner...
11:50Attends, il termine et après je vous donne la parole.
11:52Que ce soit pas simple, c'est certain.
11:53Mais quand on voit ce qui s'est passé, par exemple, à Limoges,
11:56quand on voit la mairie brûler,
11:57qu'on voit cette image être reliée comme étant finalement
12:01un appel à l'insurrection dans d'autres communes.
12:03Dans ce moment-là, c'est plus simplement un problème de savoir
12:06si c'est simple ou pas simple.
12:07C'est pas seulement un problème de savoir si c'est légal ou pas légal.
12:10C'est un problème d'intérêt général.
12:12Et donc, moi, je crois que par moments,
12:13et c'est arrivé dans le passé,
12:15on a eu pris des mesures préventives en matière de maintien de l'ordre
12:19qui n'étaient pas légales, on le sait,
12:20qui ont été condamnées ensuite.
12:22Mais quand il y a urgence, il y a urgence.
12:24Très rapidement, moi, j'aimerais quand même dire
12:25que c'est une menace d'interdire les réseaux sociaux,
12:27que c'est une atteinte aux libertés démocratiques extrêmement grave,
12:29qui s'inscrit dans une offensive contre les libertés démocratiques
12:32depuis une semaine qui est extrêmement grave.
12:33Il y a des avocats aujourd'hui qui disent
12:34qu'on parle de l'histoire de la semaine la plus noire
12:37de la Ve République en termes de répression.
12:39Je veux dire, il y a eu des milliers et des milliers d'interpellations.
12:42Il y a des jeunes de 16 ans qui ont pris du ferme
12:44pour avoir les des suites.
12:45On a eu aussi de la caisse qu'on n'avait jamais vue à Paris.
12:47J'aimerais juste dire que quand même,
12:50ce samedi, toutes les manifestations ont été interdites.
12:53Je veux dire, c'est un scandale absolu.
12:55C'est un recul des libertés démocratiques importants.
12:57Donc, il ne faut pas couper les réseaux sociaux ?
12:59Évidemment non.
13:00Seulement les syndicats ont eu le droit de manifester
13:02et on était 800 000 dans les rues malgré cette politique de terreur.
13:05Et je trouve que c'est super
13:05et qu'il faut qu'on continue la mobilisation
13:08samedi prochain et le 5 novembre.
13:09Je vous pose la question,
13:10est-ce que les réseaux sociaux abîment nos démocraties,
13:12comme l'a dit ce matin à Marseille Emmanuel Macron ?
13:14Mais les réseaux sociaux,
13:15ça peut être aussi un moyen d'identifier.
13:17Il faut aujourd'hui mettre beaucoup plus de moyens
13:19pour nos forces de l'ordre sur le renseignement,
13:21beaucoup plus de moyens sur la justice
13:23pour lutter justement sur ce qui est dit sur les réseaux sociaux.
13:26Tous ceux qui prônent la violence, évidemment,
13:27doivent être bannis, doivent être condamnés.
13:29Ceux qui prônent des choses qui sont illégales
13:31doivent être identifiés.
13:32Et aujourd'hui, il faut qu'on ait à la fois
13:34des forces de l'ordre et une justice adaptées à ça.
13:36Parce que justement, ça permettrait d'identifier les individus avant.
13:39Et moi, quand je vous entends, monsieur,
13:41je suis vraiment outré.
13:42Parce que là, la semaine noire,
13:44elle a été pour les centaines de commerçants
13:46qui auront pu exercer leur métier,
13:48qui vont se retrouver en grande difficulté.
13:50Vous n'avez pas un mot pour eux.
13:51Pour les bâtiments qui ont été détruits
13:54et parfois qui ont 150 ans.
13:55Pour ces forces de l'ordre qui sont aujourd'hui blessées
13:59et qui ne peuvent plus exercer leur métier,
14:01qui vivent ça dans leur chair.
14:03Et vous n'avez pas un mot pour eux.
14:04C'est évidemment choquant.
14:05Si je peux réagir.
14:06Et quand vous parliez justement de la crise d'autorité,
14:09moi, je voudrais juste revenir sur le fond une seconde.
14:12Effectivement, il y a deux sujets pour moi là qui sont tabous.
14:14C'est le niveau scolaire.
14:15Parce que depuis 2017, on a perdu en maths
14:18et en compréhension de lecture 36 points
14:20sur les classements PISA.
14:22Et ce qui fait que c'est près de deux ans de perdu aujourd'hui.
14:26Et le seul classement où on est en tête,
14:28c'est le temps de maintien de l'ordre aujourd'hui
14:30pour ramener l'ordre pour les professeurs au collège.
14:32Il y a eu une enquête Thalys.
14:34Aujourd'hui, c'est 18% des profs qui...
14:36Enfin, le temps que mettent les profs
14:37pour ramener l'ordre dans les classes, c'est 18%.
14:39C'est 11 minutes par heure, c'est 4h30
14:42sur une semaine de cours pour des enfants.
14:44Et il n'y a absolument pas ce sujet qui est évoqué.
14:46Donc moi, je veux bien qu'on parle des moyens.
14:48Et c'est vrai.
14:49Mais quand je parle justement des difficultés scolaires,
14:52le Japon met 32% de moins aujourd'hui
14:55sur les lycéens par élève qu'en France.
14:57La Pologne met 26% de moins.
14:59Et ils sont largement dominants
15:01sur les classements internationaux.
15:02Donc il faut qu'on se pose des questions
15:04effectivement de moyens sur le bâti,
15:06qu'on se pose des vraies questions
15:07sur les orientations.
15:08mais aussi qu'on ait une réflexion de fond
15:10aussi sur le temps scolaire
15:11qui est mis pour la transmission des devoirs
15:14et sur l'autorité qui doit être transmise.
15:15Je voudrais rebondir sur ce que disait Guillaume Lacroix.
15:18Macron est revenu à se participer ce qui s'est passé.
15:21Pourtant, visiblement, c'était assez visible
15:23sur les réseaux sociaux.
15:24Alors les policiers, vous ne regardez pas TikTok, Instagram ?
15:27Le problème, encore une fois,
15:29c'est les agents et le nombre de personnels
15:31que vous mettez sur des missions de renseignement.
15:33Le renseignement territorial,
15:34c'est le parent pauvre de la police nationale.
15:36On a tout mis, on a mis le paquet sur la DGSI à l'époque
15:38à partir de 2015 suite aux attentats.
15:42La PAF, la police aux frontières aussi,
15:44et le parent pauvre.
15:45Donc en fait, vous ne pouvez pas mettre des effectifs partout.
15:47Alors moi, j'appelle les prochains gouvernements
15:49et les prochains chefs d'État
15:50à recruter massivement des policiers
15:52pour justement pouvoir avoir
15:55et rendre service, j'allais dire, aux citoyens.
15:57parce qu'aujourd'hui, les missions, elles sont mises de côté.
16:00Quand vous bloquez 75% de policiers
16:04du maintien de l'ordre avec des policiers
16:06qui ne sont pas habilités à faire du maintien de l'ordre
16:08et qu'ils le font quand même parce qu'on n'a pas le choix.
16:09Parce que ce n'est plus du maintien de l'ordre,
16:11c'est du rétablissement d'ordre, voire des violences urbaines.
16:13Pendant ce temps, parce que vous mettez des gens de l'investigation,
16:15vous mettez des gens de la police aux frontières, etc.,
16:17les CRS et tout.
16:18Donc à un moment donné, la police du quotidien,
16:21les enquêtes qu'on fait, la police judiciaire, etc.,
16:24vont être mis de côté.
16:25Donc à la fin, le justiciable, lui,
16:27quand vous avez déposé votre plainte,
16:29elle aboutira peut-être que dans un an.
16:30Parce qu'en attendant, les agents, les OPJ
16:32et la police judiciaire,
16:34vont travailler sur autre chose.
16:35En attendant, nos centres-villes se transforment
16:38en immense planche de bois.
16:40On voit tous ces commerces qui, désormais,
16:42anticipent.
16:44Ce qui est quand même dingue,
16:46c'est-à-dire que comment on peut assurer aux commerçants
16:48que les prochaines journées de mobilisation,
16:50ils pourront quand même ouvrir et faire leur job
16:53de commerçant, ouvrir,
16:54pouvoir accueillir des clients.
16:56Parce que là, samedi, certes, ça s'est bien passé,
16:57mais enfin, c'est normal, Paris était barricadé.
17:00Donc, forcément, il ne pouvait pas y avoir pillage.
17:01Et surtout, ce qui a changé,
17:02c'est-à-dire qu'on sert le 17 octobre.
17:04Alors déjà, on est en sous-effectif
17:05par rapport à la masse, effectivement,
17:07de casseurs et de pilleurs.
17:08Mais surtout, ce qui a changé,
17:10c'est qu'on a pris, moi je trouve,
17:11et on l'a demandé d'ailleurs,
17:13on va au choc.
17:13C'est-à-dire qu'on n'attend pas
17:14que le bloc, les black blocs, etc.,
17:16soient consolidés face à un front.
17:18On va tout de suite pour casser ce black bloc
17:20et pour l'éparpiller.
17:21Donc, en fait, oui, effectivement,
17:22on a repris l'offensive.
17:23Et il faut manifester ailleurs
17:24que là où il y a des commerces,
17:26par exemple, le tracé parisien
17:27a évité quand même
17:29les artères les plus commerçantes.
17:30Bien sûr, c'est une stratégie
17:31parce que là, forcément,
17:32il y a moins de choses
17:33à casser et à piller.
17:34Mais on a vu qu'il y avait
17:35certains endroits
17:36où il y avait des bandes
17:36qui arrivaient
17:37et qui essayaient quand même
17:38d'aller dans certains endroits
17:39de la capitale
17:40ou dans d'autres villes
17:41parce que le but,
17:42c'est de disperser la police
17:43pour justement avoir
17:45des points d'ancrage
17:46et des nuets de sauterelles
17:47qui arrivent dans un moment précis
17:49pour piller.
17:50Emmanuel Macron a dit
17:51que les prochaines manifestations
17:53se feront justement
17:54hors centre-ville.
17:55Il faut trouver des tracés différents
17:57pour éviter, effectivement,
18:00de tenter, si j'ose dire,
18:02les pilleurs et les casseurs.
18:03Oui, j'ai même fait partie
18:05de ceux qui proposaient
18:06qu'on, puisqu'on a été capable
18:07d'organiser des fanzones,
18:09une méga messe papale,
18:10d'avoir des lieux
18:11de manifestation statique
18:12éloignés des commerces.
18:14Dans un stade ?
18:15Oui, j'ai même dit
18:15à mes collègues
18:16responsables politiques de gauche
18:17et je le dis
18:18aux organisations syndicales,
18:19quand on vit dans la société
18:20de violence dans laquelle on est,
18:22il faut aussi que nous,
18:22on réinvente notre façon
18:24de manifester.
18:25Il ne s'agit pas de se taire.
18:26J'ai toujours dit,
18:26moi, je ne crois pas
18:27qu'on puisse abandonner
18:29nos libertés publiques
18:30aux casseurs, aux pilleurs.
18:31C'est leur faire un cadeau
18:32qu'ils ne méritent pas.
18:34La République,
18:34ce n'est pas fort à la mot,
18:36on ne s'enferme pas
18:36et puis de toute façon,
18:37on fera la mot,
18:37à la fin, ça finit mal.
18:38Donc, le sujet,
18:40c'est de se réinventer,
18:41de se réimaginer
18:41et de se faire entendre
18:42quand même
18:43quand on a quelque chose à dire.
18:44Donc, tout ce qui pourra permettre,
18:46effectivement,
18:46soit par des parcours
18:47éloignés des centres-villes,
18:48soit par des lieux
18:49de manifestation
18:51qui reposent à la fois aussi
18:52sur les services d'ordre
18:53des organisations syndicales
18:55qui savent faire,
18:56eh bien,
18:57ce sera le bienvenu
18:57parce que je crois
18:58que nous avons le devoir
18:59de dire à nos concitoyens
19:01que les manifestants
19:02n'ont aucune volonté
19:04de faciliter la tâche
19:05ni des factieux,
19:06ni des pilleurs,
19:07ni des casseurs.
19:08Je peux remondir rapidement,
19:10oui,
19:10parce que moi,
19:10je trouve que ce débat
19:11est vraiment ridicule
19:12parce que bientôt...
19:13Ça éviterait peut-être
19:14aux commerçants
19:15de faire mes boutiques
19:16le jour de manifestation.
19:17Oui, non,
19:17mais je veux dire,
19:18bientôt,
19:18si on continue comme ça,
19:19la manif parisienne,
19:19elle va se dérouler à Caen.
19:20Enfin, je veux dire,
19:21c'est ça aujourd'hui.
19:22On va manifester toujours
19:23de plus en plus loin
19:24et après, oui,
19:24je veux dire...
19:25Pourquoi ça vous gêne
19:25de manifester
19:26sur les boulevards maréchaux,
19:28par exemple,
19:28comme ça a été cassé ?
19:28Mais parce que je pense
19:29que c'est une liberté démocratique
19:30de manifester...
19:31C'est une liberté démocratique
19:33de choisir
19:33où est-ce qu'on veut manifester.
19:34En France,
19:34on a toujours manifesté
19:37sur les grands axes,
19:38etc.
19:38On n'a jamais choisi
19:39en France pour manifester.
19:40Moi, je tiens à dire
19:41sur la question
19:43des pillages, etc.
19:43Je veux dire,
19:44ça fait des jours
19:44et des jours
19:45qu'il y a une propagande médiatique
19:46sur le sujet en boucle
19:47qui vise à criminaliser
19:49ce mouvement social-là.
19:50Non, absolument pas.
19:52Mais si, évidemment...
19:53Mais vous, par exemple,
19:53que pensez-vous
19:54de tous ces commerçants
19:55qui ont été obligés
19:56de se barricader samedi
19:58ou de fermer
19:59tout simplement
20:00leur boutique
20:01de peur d'être pillés ?
20:03Qu'est-ce que vous leur dites
20:03à ces commerçants ?
20:04Écoutez, moi...
20:05Tant pis pour vous,
20:06ce sont des dommages collatéraux
20:07ou vous avez un peu
20:08d'empathie quand même ?
20:09Non, mais moi, je ne sais pas.
20:10Je n'appelle pas
20:11à attaquer un coiffeur,
20:12évidemment.
20:13Après, moi, je suis marxiste.
20:14Je suis militant marxiste.
20:15Je suis militant marxiste.
20:16C'est-à-dire que la perspective
20:17que moi, je défends aujourd'hui,
20:18c'est une grève générale
20:19dans ce pays.
20:20La grève générale politique.
20:22Comment ?
20:22Marx, il défendait aussi le travail.
20:24Non, mais le travail émancipé.
20:25Justement pour s'émancipé.
20:26Émancipé du rapport patronal.
20:27Et précisément,
20:28sur les questions
20:28des parcs de manifestation,
20:29aujourd'hui, je veux dire,
20:30on le voit,
20:30il y a une velléité
20:31de manifester
20:32près des lieux de pouvoir.
20:33Aujourd'hui,
20:33parce qu'il y a une détestation
20:34très importante
20:35vis-à-vis de la classe politique.
20:37Moi, ce que j'ai envie de dire,
20:37c'est qu'aujourd'hui,
20:38on doit aussi commencer
20:38à s'attaquer au pouvoir économique.
20:40Parce que si aujourd'hui,
20:41nos frigos sont vides,
20:41ce n'est pas seulement
20:43à cause du...
20:44Si je peux finir ma phrase,
20:45je vous ai laissé parler.
20:46Je vous ai laissé parler.
20:47Je ne vous ai pas laissé parler.
20:48J'ai pas pu lâcher.
20:49Je n'ai pas pu laisser une phrase.
20:51Je n'ai pas pu laisser une phrase.
20:52Je n'ai pas pu laisser une phrase.
20:53Écoutez,
20:54mais très simple,
20:54211 milliards d'aide au patronat
20:55chaque année, monsieur.
20:56Vous savez ce que c'est ?
20:56C'est colossal.
20:57Les chiffres de Bernard Marano,
20:58les dividendes du CAC 40,
21:00chaque année,
21:00c'est 60 milliards.
21:01Chaque année,
21:02c'est 60 milliards.
21:03Mais précisément,
21:03aujourd'hui,
21:04moi, je pense qu'aujourd'hui,
21:13tous ceux qui produisent les richesses...
21:14C'est un programme de pauvres.
21:16Je vous dis n'importe quoi,
21:17mais bon, ce n'est pas grave.
21:18Je veux dire,
21:19aujourd'hui,
21:19oui, je pense qu'aujourd'hui,
21:20il faudrait arrêter le travail.
21:21Il faudrait...
21:22Sophie Binet a appelé
21:22à une grève générale
21:24le 5 novembre.
21:25Elle a appelé
21:25à une grève générale
21:26le 5 novembre.
21:26Je pense qu'il faut la construire.
21:27Aujourd'hui,
21:28il faut qu'on soit
21:28cette grève générale
21:29et je pense qu'il faut aussi
21:30commencer à parler
21:31d'augmentation des salaires,
21:33d'indexation des salaires
21:34sur la inflation.
21:35Oui, je pense.
21:36J'espère que les Français
21:38mesurent quand même
21:38la gravité de ce qu'on rencontre.
21:40Je crois qu'il faut le redire
21:41et je le redirai jusqu'au bout.
21:42Tant pis,
21:43je suis un homme de gauche
21:43qui va quand même vous dire
21:44que la révolution générale...
21:46Eh oui, de gauche.
21:47D'une vraie gauche.
21:48C'est le capable de oublier
21:48d'où elle vient.
21:49C'est pas la même gauche.
21:49C'est votre parti politique.
21:51Je sais pas.
21:52Parce que vous croyez
21:52que quelqu'un connaît
21:53la révolution parlementaire.
21:53Oui, je pense que c'est plus
21:54dans les mouvements
21:55que partir à l'indexation des gauches.
21:56La question qui se pose
21:56aujourd'hui aux Français,
21:58c'est de mesurer,
21:59et je le redis,
22:00que nous sommes dans la salle d'attente,
22:02qu'il y a des priorités partout,
22:03qu'elles sont toutes importantes
22:04qu'il va nous falloir prioriser.
22:06Un, restaurer l'ordre.
22:08Deux, éviter la ruine du pays.
22:09Trois, répondre à la colère sociale.
22:11Mais ce qui est étonnant,
22:12c'est de voir un pays
22:12qui est en ébullition
22:14alors que dans quelques mois,
22:15finalement,
22:15il y a des échéances électorales.
22:18Il y a la présidentielle,
22:19ensuite sans doute des législatives.
22:20Donc pourquoi ne pas attendre
22:22ce grand rendez-vous ?
22:23À cause du match de l'EMMA
22:24auquel on assiste depuis tout à l'heure.
22:26Parce que c'est pas une issue
22:27ni dans l'instant.
22:27L'extrême-gauche et l'extrême-droite.
22:30Mais justement,
22:30c'est vrai de dire ça.
22:33C'est vrai que c'est important
22:35de...
22:35On voit bien que la campagne présidentielle,
22:37elle se fait dans la rue, là, en ce moment.
22:38Mais c'est ça qui est terrible.
22:39On a une gauche aujourd'hui.
22:39Mais vous y participez aussi.
22:41Nous, on va faire...
22:42Là, on organise, nous,
22:43des manies violentes.
22:44Non, mais vous plaisantez,
22:45on fait juste un meeting
22:46où on évoque des idées de fond.
22:48C'est le rôle de la politique
22:49et dans quelques mois,
22:50les Français vont pouvoir choisir.
22:51C'est ça, la démocratie.
22:52Je comprends que la gauche,
22:54qui est aujourd'hui,
22:54et même dans les classes populaires,
22:56je crois que LFI est à 11%
22:57chez les ouvriers
22:58quand le RN est à 55%
22:59sur le dernier sondage
23:01chez les ouvriers.
23:01C'est à peu près pareil
23:02chez les employés.
23:03Je comprends que,
23:04comme ils sont disqualifiés
23:05sur le fond
23:05et que les ouvriers,
23:07les classes populaires
23:07ne se sentent plus représentés
23:08par cette gauche,
23:09ils essaient de convaincre
23:10dans la rue
23:11en mettant la pression,
23:12en utilisant y compris la violence
23:14et notamment par des pilleurs.
23:15Et ce n'est même pas condamné
23:17par un des représentants
23:18de cette extrême-gauche
23:19aujourd'hui.
23:19Donc ça montre
23:20à quel point aujourd'hui
23:21la gauche n'est plus en phase.
23:22Alors oui,
23:22il y a des revendications
23:24qui sont légitimes
23:25et nous on évoque ça
23:26sur le fond.
23:27Aujourd'hui,
23:27il y a une crise énergétique,
23:28ça sera la première des mesures.
23:29Il faut baisser le prix du carburant
23:31en baissant la TVA
23:32sur les produits énergétiques
23:34de 20 à 5,5%.
23:35Il faut augmenter les salaires
23:36mais pas que ça coûte
23:37aux entreprises
23:37parce que si demain
23:38vous avez encore plus
23:39de boîtes qui ferment,
23:40il n'y a jamais eu autant de boîtes
23:41qui ferment aujourd'hui
23:42et jamais autant d'entreprises,
23:43vous mettez les salariés
23:44au chômage en fait.
23:45C'est ça votre solution.
23:46Vous dites augmenter les salaires
23:47mais y compris avec des cotisations
23:48patronales et salariales
23:49qui augmentent,
23:49vous allez tuer les boîtes.
23:50Il faut des augmentations
23:51de salaires
23:52comme on peut le proposer
23:53jusqu'à 3 fois le SMIC
23:54augmenter de 10%
23:55sans augmenter
23:56les cotisations patronales
23:58et salariales.
23:59Mais si on impose
24:00et on met un pistolet
24:01sur la tempe
24:02à des entreprises
24:02en leur disant
24:03vous devez donner temps
24:04sans qu'il y ait aujourd'hui
24:06des chiffres d'affaires
24:07suffisants
24:07pour ces entreprises
24:08qui seront encore plus taxées,
24:10et bien vous allez faire
24:11des chômeurs supplémentaires
24:12et augmenter la pauvreté.
24:13C'est un modèle
24:14qui a été appliqué au Venezuela.
24:15Ce modèle très à gauche
24:16qui a été prôné longtemps
24:17par Jean-Luc Mélenchon,
24:18ça a entraîné
24:19que le modèle de Chavez
24:207,9 millions
24:21de Vénézuéliens
24:22ont fui
24:23parce qu'ils sont tombés
24:24dans la pauvreté.
24:25Ça ne marche pas.
24:26Il faut recréer
24:26de la richesse dans ce pays
24:27pour donner des meilleurs salaires
24:29et faire diminuer
24:30les dépenses
24:31notamment sur l'énergie.
24:32Pour ceux qui nous rejoignent
24:34il y a l'instant,
24:35précisons qu'à Matignon
24:37se poursuivent
24:38en ce moment même
24:39les consultations.
24:40Ce sont les étudiants
24:41qui sont reçus
24:42par Sébastien Lecornu,
24:43en tout cas leur représentant.
24:44Avant,
24:45il s'agissait des lycéens.
24:46Les lycéens,
24:47on les a entendus
24:47en direct tout à l'heure
24:48sur BFM TV,
24:49dire plusieurs choses
24:50que ça allait
24:51plutôt dans le bon sens
24:52mais que la mobilisation
24:54après cette rencontre
24:55avec le Premier ministre
24:56allait continuer
24:56le 31 octobre
24:58et le jeudi 5 novembre.
24:59Mais tous les lycéens
24:59ne sont pas d'accord entre eux.
25:01Écoutez notamment celui-ci.
25:03Lorsque j'entends mes camarades
25:04derrière moi
25:05avec la sympathie
25:06que j'ai pour eux
25:06je n'ai pas l'impression
25:07d'avoir été dans la même réunion
25:08lorsqu'ils disent
25:09que nous avons obtenu des choses.
25:10Il faut être clair,
25:11il faut être cohérent.
25:12Nous avons obtenu des miettes
25:13par rapport à ce que nous demandons.
25:15Nous demandons 250 000 places
25:16dans les facs,
25:17nous en obtenons à peine 15 000.
25:18C'est ridicule.
25:19Le gouvernement sait
25:21qu'il ne peut pas appliquer
25:22ce qu'il va dire.
25:23Dans tous les cas,
25:23la situation politique en France
25:25fait que la censure
25:27leur pend au nez.
25:28les décisions qui sont prises
25:30M. le Premier ministre
25:31Sébastien Lecornu
25:32nous dit
25:32M. le Premier ministre
25:34Sébastien Lecornu
25:35nous dit
25:35qu'il fera ça en deux temps.
25:37La réalité fera
25:38qu'il ne pourra même pas
25:39appliquer ces deux temps.
25:40Donc c'est profondément
25:42impossible à faire.
25:44Voilà.
25:44On voit bien quand même
25:45qu'entre eux
25:46les lycéens ne sont pas d'accord
25:47parce qu'il y a beaucoup
25:48de représentants de lycéens.
25:51La difficulté
25:52dans un mouvement de jeunes
25:53c'est à un moment donné
25:54qu'il faut l'arrêter.
25:54Alors on est peut-être frustré
25:55de ne pas avoir obtenu
25:56tout ce qu'on voulait obtenir.
25:58Mais il va falloir
25:59peut-être à un moment donné
26:00dire bah stop
26:01effectivement Parcoursup
26:02ça sera remanié
26:03c'est ce qu'on voulait.
26:04Il y aura peut-être
26:04un peu plus de moyens
26:05et puis attendons maintenant
26:06la prochaine présidentielle
26:08parce que l'intérêt aussi
26:09de ce mouvement
26:10c'est que les candidats
26:11sont obligés maintenant
26:12de parler des jeunes.
26:13Ils parlaient beaucoup
26:13des retraites
26:14et des retraités
26:14là maintenant
26:15ils sont enfin
26:16peut-être obligés
26:17de parler de la jeunesse
26:17de l'avenir.
26:18Ah oui moi je trouve
26:19que d'abord ce sont les lycéens
26:21et les étudiants
26:22qui décideront
26:22de la suite ou pas
26:24qu'ils veulent donner
26:24au mouvement
26:25et évidemment à la population
26:26de les soutenir
26:27ou de ne pas les soutenir.
26:28Mais plus globalement
26:28moi je suis quand même
26:30très heureux
26:30que la jeunesse de ce pays
26:31se soit déconfinée
26:32vraiment
26:33parce qu'elle est passée
26:35par des étapes
26:35depuis quelques années
26:36très difficiles
26:37on le dit souvent
26:38mes gamins
26:38ils ont appris à se cacher
26:40sous un bureau
26:40pour échapper au terrorisme
26:41mes gamins
26:41ils ont fait l'école à distance
26:43parce qu'avec le Covid
26:44ils apprenaient à plus
26:45embrasser leurs grands-parents
26:46mes gamins
26:46ils ont pris la bombe climatique
26:47enfin tout ça
26:48et quand même pas rien
26:50et je voudrais surtout
26:51qu'on arrête de penser
26:52qu'il faut parler de la jeunesse
26:53qu'en lui parlant de fric
26:55ou en lui parlant de moyens
26:57ou de...
26:57Vous parlez aussi de perspectives
26:59Je pense qu'il faut...
26:59Bien sûr qu'il y a des enjeux
27:00rien ne se fait sans argent
27:01mais rien ne se fait sans argent
27:03mais j'en suis bien conscient
27:05mais je pense aussi
27:06que quand on a une école
27:07aujourd'hui
27:07qui regarde l'IA
27:08comme une poule
27:09à regarder un couteau
27:10il y a des questions
27:11à se poser
27:12l'IA elle permet
27:13à la fois
27:14à mes gamins
27:15de gruger
27:15pour faire leur devoir
27:16mais elle est aussi
27:17en train de piller
27:18les premiers boulots
27:19d'un certain nombre
27:20de jeunes
27:20qui sont dans des filières
27:22Oui, à la condition
27:23que l'école s'adapte
27:24à la condition
27:25qu'on comprenne
27:25que l'enjeu de l'IA
27:26c'est d'avoir
27:27le savoir et la connaissance
27:28suffisantes
27:29pour pouvoir la contrôler
27:30vérifier quant à la déshallucination
27:32les métiers vont changer
27:33Aujourd'hui
27:34vous n'avez pas
27:34déjà commencé
27:35et ça
27:36ce sont des choses prospectives
27:37qu'il faut qu'on discute
27:38qu'il faut qu'on discute
27:38sur le changement climatique
27:39qu'il faut évidemment
27:41qu'on discute
27:41sur le changement
27:42et la répartition des richesses
27:43je suis de cette vieille gauche
27:44alors vous ne la connaissez pas
27:45parce que vous êtes trop jeune
27:46La gauche politique
27:47on est très loin
27:49de ce que demandent les lycéens
27:50j'ai deux lycéens
27:52à la maison
27:53ils en parlent quand même
27:54moi je crois
27:54que la jeunesse
27:56ça doit être
27:57véritablement notre préoccupation
27:58parce que le système
27:59dans lequel nous sommes
28:00lui assure aujourd'hui
28:01qu'elle vivra moins bien que nous
28:02et ça n'est pas supportable
28:03En tout cas on retiendra
28:04donc la mobilisation
28:05va se poursuivre
28:06avec deux journées fixées
28:09celle de samedi prochain
28:10le 31 octobre
28:11et le jeudi 5 novembre
28:12c'est terminé
28:13merci à toutes