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  • il y a 18 minutes
Édouard Geffray et Philippe Baptiste, respectivement ministre de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur, ont présenté ce lundi 26 octobre les mesures soutenues par le gouvernement pour répondre aux revendications des lycéens et étudiants.

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Transcription
00:00Je crois au contraire au calme, je crois au sang-froid et je crois à la sérénité.
00:06Vous avez aujourd'hui une dislocation de la société française, sous le coup des différences de revenus, des problèmes de
00:14pouvoir d'achat,
00:15des inquiétudes parfaitement légitimes des jeunes qui se disent « quel boulot on va avoir ? ».
00:20Et dans le fond, tout le monde a raison dans cette affaire.
00:22Quand je vois les policiers, tout à l'heure, la personne interviewée juste avant le disait avec beaucoup de justesse,
00:30qui s'en prennent plein la figure, qui sont attaqués, qui doivent rétablir l'ordre dans des conditions extraordinairement difficiles,
00:36qui sont parfois menacés physiquement, on comprend que ces policiers vous disent « stop, ça suffit qu'on s'en
00:43prenne comme ça aux forces de l'ordre,
00:44que ce soit des policiers, des gendarmes ou des pompiers ».
00:47Et puis de l'autre côté, vous avez des lycéens qui disent « on nous charge, c'est pas normal,
00:52on a des revendications légitimes ».
00:54Bien entendu qu'il faut aussi entendre ces étudiants.
00:57Et donc, c'est pas le moment d'élever la voix, c'est le moment d'écouter.
01:03Parce que vous n'apporterez pas de réponse à cette dislocation de la société française,
01:07si vous n'allez pas au fond des problèmes.
01:08Le problème des policiers, c'est quoi ?
01:10C'est que sur le rétablissement de l'ordre et le maintien de la règle, on a trop lâché.
01:15Moi j'estime que lorsqu'il y a atteinte à des forces de l'ordre, policiers, gendarmes, pompiers,
01:21ou des représentants de l'État, enseignants, que ces atteintes soient physiques ou verbales,
01:26les peines doivent être automatiques.
01:27Elles ne doivent plus être individualisées.
01:29Je considère que pour les lycéens, on y reviendra évidemment,
01:32il y a une inquiétude profonde et légitime de la part de jeunes
01:35qui voient très bien que depuis maintenant des décennies,
01:38on privilégie les plus âgés au détriment des plus jeunes et de l'éducation.
01:42Ça se voit dans les budgets, ça se voit dans les choix collectifs.
01:45Et je le dis depuis des années.
01:47Je l'ai dit quand j'étais ministre de l'Économie et des Finances,
01:49quand on me disait « mais pourquoi vous voulez une réforme des retraites ? »
01:51J'ai dit « mais c'est pas pour embêter des personnes âgées,
01:53c'est tout simplement pour dégager des moyens financiers pour les plus jeunes,
01:58pour l'éducation et pour l'école. »
02:00Donc Yves Tréard, votre question est fondamentale.
02:02Quel choix fait-on face à cette dislocation de la société française ?
02:06La colère ou la concorde ?
02:09Moi je fais le choix de la concorde et de la sérénite.
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