- il y a 11 minutes
Chaque soir, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Bonsoir M. Le Maire, bienvenue sur ce plateau, bonsoir Anne-Sora Dubois, Yves Préard, Elisadef, ravie de vous retrouver.
00:11Nous allons effectivement commencer Bruno Le Maire avec ces images.
00:14Ça se passe d'ailleurs encore en direct, ces rassemblements qui étaient organisés en début de soirée en hommage aux
00:21victimes de cet attentat de Trappes.
00:23L'une des informations de la soirée c'est d'ailleurs que la garde à vue de l'auteur présumé
00:27des faits a repris après avoir été interrompue pour vérification psychiatrique.
00:32C'est ce qu'on a appris au cours d'une conférence de presse du procureur antiterroriste dont on parlera
00:36évidemment tout à l'heure.
00:37Mais d'abord avec vous Bruno Le Maire, ce drame et ses conséquences, est-ce que vous diriez que ça
00:44va être un tournant de cette campagne présidentielle ?
00:47Puisqu'on voit bien que depuis vendredi cette campagne s'est encore un peu plus tendue.
00:52Tournant, je ne sais pas, il y en a beaucoup dans les campagnes présidentielles, ce qui s'est passé est
00:56dramatique.
00:57Qu'on puisse être victime d'une attaque, qu'elle soit d'ailleurs verbale ou de manière plus tragique, physique,
01:04à raison de sa couleur de peau, de sa race, de son religion, de son orientation sexuelle, c'est une
01:12chose qui est révoltante dans la République.
01:13Donc je m'associe à toutes celles et tous ceux qui aujourd'hui manifestent contre cette violence,
01:19qui je le redis démarre toujours par la violence verbale et finit dans cette violence physique qui nous bouleverse tous.
01:25Est-ce que vous comprenez que quelques heures à peine après ce drame, alors que l'enguette ne faisait que
01:31commencer,
01:32la classe politique se souhaite aussi vite emparer ce drame,
01:35et surtout qu'il y ait eu très vite une recherche de responsable, de bouc émissaire.
01:39Comment l'expliquer ?
01:41Je ne suis plus dans la classe politique depuis deux ans.
01:44Oui, mais vous savez comment elle fonctionne.
01:46De toute façon, je m'en porte très bien.
01:47Oui, mais ces réflexes pavloviens ne sont pas les bons.
01:50On doit penser aux victimes, on doit penser aux familles, on doit penser à la République
01:54et se dire tout simplement qu'on doit faire bloc dans ce genre de situation.
01:59Faire bloc pour rappeler avec beaucoup de fermeté que des attaques racistes,
02:05qu'elles soient une fois encore verbales ou physiques, sont tout simplement intolérables en France.
02:09Mais ça, c'est terminé.
02:10C'est terminé ce bloc, c'est terminé la concorde lorsque la France est touchée par un attentat.
02:15On en a eu l'illustration parfaite vendredi.
02:17Vous le dites avec beaucoup de justesse, mais ça n'est jamais terminé.
02:20C'est un recommencement perpétuel, mais on ne doit pas viser autre chose aujourd'hui en France
02:25face à toutes les déchirures que connaît la société française,
02:28qui peuvent être des déchirures terroristes comme celles qu'on vient de voir,
02:31mais aussi des déchirures sociales, des déchirures entre générations.
02:35On ne doit rien viser d'autre que la réconciliation.
02:38Mais vous ne trouvez pas que la France, elle est malade quand même ?
02:40Parce que si on regarde la société du racisme, de l'antisémitisme,
02:45de la violence dans les rues quand il y a des manifestations,
02:49ce n'est pas nouveau, ça fait maintenant pas mal de temps que ça existe.
02:53Et quand on regarde le personnel politique qui devrait observer ça
02:57et qui devrait chercher des solutions, c'est pour élever le ton,
03:01c'est pour s'insulter, c'est pour instrumentaliser parfois
03:06ce qui arrive de pire dans la société française.
03:09Donc on est quand même dans une situation assez compliquée
03:12avec une société qui est sur des charbons ardents, si je puis dire,
03:17et puis une classe politique qui est survoltée
03:21et qui gueule avec la meute au lieu d'apporter des résultats.
03:26Je ne suis peut-être pas assez survolté pour faire encore partie
03:29de la classe politique.
03:30Je crois au contraire au calme, je crois au sang-froid
03:34et je crois à la sérénité.
03:37Vous avez aujourd'hui une dislocation de la société française.
03:40Sous le coup des différences de revenus, des problèmes de pouvoir d'achat,
03:46des inquiétudes parfaitement légitimes des jeunes qui se disent
03:48quel boulot on va avoir. Et dans le fond, tout le monde a raison dans cette affaire.
03:53Quand je vois les policiers, tout à l'heure, la personne interviewée
03:58juste avant le disait avec beaucoup de justesse,
04:00qui s'en prennent plein la figure, qui sont attaqués,
04:03qui doivent rétablir l'ordre dans des conditions extraordinairement difficiles,
04:05qui sont parfois menacés physiquement.
04:08On comprend que ces policiers vous disent stop,
04:12ça suffit qu'on s'en prenne comme ça aux forces de l'ordre,
04:15que ce soit des policiers, des gendarmes ou des pompiers.
04:17Et puis de l'autre côté, vous avez des lycéens qui disent
04:21on nous charge, c'est pas normal, on a des revendications légitimes.
04:24Bien entendu qu'il faut aussi entendre ces étudiants.
04:28Et donc, c'est pas le moment d'élever la voix.
04:31C'est le moment d'écouter.
04:33Parce que vous n'apporterez pas de réponse à cette dislocation de la société française
04:37si vous n'allez pas au fond des problèmes.
04:39Le problème des policiers, c'est quoi ?
04:40C'est que sur le rétablissement de l'ordre et le maintien de la règle,
04:43on a trop lâché.
04:45Moi, j'estime que lorsqu'il y a atteinte à des forces de l'ordre,
04:49policiers, gendarmes, pompiers,
04:51ou des représentants de l'État, enseignants,
04:54que ces atteintes soient physiques ou verbales,
04:56les peines doivent être automatiques.
04:58Elles ne doivent plus être individualisées.
04:59Je considère que pour les lycéens, on y reviendra évidemment,
05:02il y a une inquiétude profonde et légitime
05:05de la part de jeunes qui voient très bien
05:06que depuis maintenant des décennies,
05:08on privilégie les plus âgés
05:11au détriment des plus jeunes et de l'éducation.
05:13Ça se voit dans les budgets, ça se voit dans les choix collectifs.
05:14Vous disiez déjà quand vous étiez ministre de l'Économie.
05:15Et je le dis depuis des années.
05:17Je l'ai dit quand j'étais ministre de l'Économie et des Finances,
05:19quand on me disait, mais pourquoi vous voulez une réforme des retraites ?
05:22J'ai dit, mais ce n'est pas pour embêter les personnes âgées.
05:24C'est tout simplement pour dégager des moyens financiers
05:27pour les plus jeunes, pour l'éducation et pour l'école.
05:30Donc Yves Tréard, votre question est fondamentale.
05:32Quel choix fait-on face à cette dislocation de la société française ?
05:36La colère ou la concorde ?
05:39Moi, je fais le choix de la concorde et de la sérénite.
05:42Mais attendez, parce que juste, on parlera...
05:43Lors d'une campagne électorale, ça devrait être le cas.
05:46Et ce n'est pas le cas.
05:47Mais c'est un combat qui doit être mené tous les jours.
05:51Et j'ai le sentiment en continuant...
05:53Mais comment, Bruno Le Maire ?
05:53Tout simplement, en continuant à tracer sa route, en creusant son sillon.
05:58J'ai la conviction absolue qu'au bout du compte, à la fin de cette campagne,
06:03les Français écouteront ceux qui se sont exprimés avec le plus de calme.
06:08Et tous ceux qui me disent, parce qu'on en entend beaucoup,
06:10qui me disent, mais c'est plié le match, ça se joue entre le Rassemblement National et la France insoumise.
06:15Ce sera Marine Le Pen ou ce sera Jean-Luc Mélenchon.
06:17Il y en a même qui me disent, mais vous devriez déjà vous rallier à l'un ou à l
06:21'autre pour trouver votre place.
06:22Écoutez, moi, je suis en dehors de tout ça.
06:24Et vous répondez quoi, dans ce moment-là ?
06:25Mais je leur réponds qu'on sous-estime la lucidité des Français.
06:30Leur capacité à décrypter le langage des politiques.
06:34Et je suis convaincu, parce que je fais confiance au peuple français.
06:37Je fais confiance à leur intelligence.
06:39Leur capacité à comprendre ce qui apporte des solutions et ce qui crée des problèmes.
06:44Ils choisiront la personne la plus solide, avec le plus d'expérience et la plus sereine.
06:50On va, je nous dirai d'ailleurs dans un instant, qui est cette personne, selon vous.
06:55Mais vous parliez de Jean-Luc Mélenchon.
06:56Il était à l'un de ces rassemblements ce soir, évidemment, en hommage aux victimes de Trappes.
07:01Parce qu'il faut qu'on reste encore un moment sur Trappes.
07:03Voilà ce qu'il dit sur le racisme et comment, lui, il entend combattre le racisme.
07:09C'est mon devoir de marcher devant vous, en portant l'idée que dans la Nouvelle-France,
07:16nous ne voudrons plus jamais entendre parler d'un racisme,
07:20où que ce soit dans une fonction d'autorité.
07:27Le crime sera pourchassé et puni systématiquement par la déchéance des fonctions d'autorité,
07:38par ceux qui, d'une manière ou d'une autre, auront signifié qu'ils en sont infectés.
07:44– Infectés, ce sont les mots de Jean-Luc Mélenchon.
07:48Comment vous réagissez à ces déclarations ?
07:51Et est-ce que la lutte contre le racisme, elle doit, selon vous, passer par là ?
07:55– Moi, je suis stuporfaite de la duplicité de Jean-Luc Mélenchon.
08:00C'est le même homme qui a joué avec des non-juifs.
08:05C'est le même homme qui, de manière très sournoise, a joué avec l'antisémitisme.
08:10En nous expliquant après, bien entendu, on m'a mal compris.
08:14On m'a mal entendu.
08:15Et c'est cette duplicité de la France insoumise que je veux dénoncer.
08:19Bien sûr que le racisme est intolérable.
08:21Alors, ce n'est pas une opinion, le racisme.
08:23C'est un crime.
08:24Comme dans n'importe quelle République, ces crimes-là doivent être pourchassés et condamnés.
08:30Mais il y a, dans le discours de la France insoumise, sur ce sujet comme sur tant d'autres,
08:35énormément de duplicité de calculs politiciens.
08:37Donc, j'invite chacun à ne pas prendre au pied de la lettre ce que dit Jean-Luc Mélenchon
08:41et de regarder qui attise la violence dans notre pays et qui joue sur le calme et le sang-froid.
08:49Mais est-ce que vous diriez comme une partie de la gauche que le racisme s'est libéré en France
08:53et que, disons les choses clairement, le Rassemblement National a une responsabilité là-dedans ?
08:59Mais tous ceux qui ont tenu des propos de haine ou qui ont pointé du doigt des Français,
09:04une fois encore, à raison de leur race, de leur religion, de leur couleur de peau, ont une responsabilité.
09:11Les mots ont un poids.
09:12Moi, ce que je trouve stupéfiant sur ce sujet, on pourra parler des comptes publics aussi,
09:16même si c'est un sujet moins important que la question du racisme,
09:20c'est la facilité avec laquelle certains disent des choses qui incitent à la haine,
09:26qui incitent sournoisement au racisme ou à l'antisémitisme,
09:29et puis après, ils s'étonnent qu'il y ait le développement du racisme ou de l'antisémitisme dans notre
09:32pays.
09:33C'est les mêmes, en général, qui vous disent qu'il faut toujours dépenser plus,
09:37que les comptes publics, ce n'est pas important, que la dette, on s'en fiche,
09:40et qui après vont vous expliquer, ah mais c'est dramatique,
09:42on a un problème de finances publiques, il faut rétablir les comptes.
09:45Cette duplicité du langage et de l'action, je pense qu'elle torpille la crédibilité des politiques.
09:51Pourtant, les accusations en racisme ou en antisémitisme,
09:54elles portent sur deux mouvements, principalement.
09:57Pour le racisme, c'est maintenant le Rassemblement National.
10:00Pour l'antisémitisme, effectivement, beaucoup disent que la France insoumise flirte avec,
10:06et c'est les deux mouvements qui montent.
10:08Donc ça, ça dit aussi quelque chose, peut-être, de la société française,
10:12qui, finalement, on a beau dénoncer cela,
10:17les électeurs, ils n'y trouvent pas une importance capitale.
10:21Je rajoute même à la question d'Yves Traire,
10:23Mélenchon attise la violence, dites-vous, est-ce qu'elle n'est pas déjà là ?
10:26Est-ce qu'il ne surfe pas sur une violence qui existe déjà au sein de la société française ?
10:30Mais la responsabilité politique, précisément,
10:32c'est de dessiner quel est l'avenir souhaitable pour une nation,
10:36pour sa nation, quand on aime la France et quand on aime les Français.
10:40L'avenir souhaitable pour la nation française, ce n'est pas la violence,
10:43ni verbale, ni physique.
10:44Je ne crois pas un instant que les Français soient antisémites ou racistes.
10:49Pas un instant.
10:50Alors vous pouvez toujours jouer sur les mauvais sentiments ou le ressentiment de certains.
10:54Je pense qu'au bout du compte, c'est un très mauvais calcul.
10:57Et que cette polarisation à laquelle nous assistons aujourd'hui...
11:00Ce n'est pas du déni ?
11:01Du déni ?
11:02De dire qu'aucun Français ne serait ni raciste ni antisémite ?
11:05Non, c'est de la volonté.
11:07C'est de la reconnaissance de ce qu'est le peuple français.
11:09C'est ce que vous imaginez pour le peuple français, ce que vous voulez pour le peuple français.
11:14Être politique, ce n'est pas commenter.
11:16C'est orienter et c'est décider.
11:19Je veux d'une France dans laquelle le racisme et l'antisémitisme n'ont pas leur place.
11:23Et je suis convaincu de pouvoir compter sur une immense majorité de Français.
11:27Ça ressemble à un projet, ça ?
11:28Non, ça ressemble simplement à une personne qui est depuis 30 ans dans la vie publique,
11:34qui s'en est retirée depuis deux ans,
11:36qui a toujours le même amour de son pays, le même amour des Français,
11:39et qui lorsqu'il circule en France,
11:41que ce soit aux Pays-Bas où j'étais ce week-end,
11:44ou en Bretagne, ou dans les Ardennes où je me suis rendu à plusieurs reprises,
11:48ne voit pas de Français racistes ou antisémites.
11:51C'est résiduel.
11:52Ça doit être combattu.
11:53Et ceux qui jouent avec ça seront perdants à la fin.
11:57Et tout dépend de nous,
11:59de notre capacité justement à projeter un avenir positif pour les Français.
12:03C'est cela qui permettra de desserrer l'étau du Rassemblement national
12:06et de la France insoumise.
12:07Ils jouent avec la violence, on doit présenter la paix.
12:10Ils jouent avec le retour en arrière, on doit se projeter vers la paix.
12:13J'entends ce que vous dites,
12:14mais ce qui est frappant aussi en ce moment,
12:16c'est de voir à quel point le bloc central,
12:18l'espace central a du mal à se faire entendre.
12:20Qui est susceptible, parmi David Lysnard, Édouard Philippe ou encore Gabriel Attal,
12:27ou peut-être quelqu'un d'autre d'ailleurs, vous peut-être d'ailleurs,
12:30de faire entendre cet espace central, cette autre voie ?
12:33Mais il faut d'abord le définir.
12:35C'est ce que vous venez de faire.
12:36Le drame actuel, c'est que vous avez des candidats qui, dans le fond,
12:40pour beaucoup d'entre eux, vous disent
12:42on va garder à peu près le même modèle
12:44et puis on va mettre des rustines ici ou là
12:46et faire des réformes, ça ira mieux.
12:48Mais j'ai malheureusement beaucoup plus d'ancienneté dans la vie publique
12:52que tous ces candidats.
12:54J'ai commencé avec Jacques Chirac,
12:55que j'ai profondément aimé,
12:57je l'ai dit sur ce plateau à plusieurs reprises.
13:00Et j'ai dit et j'ai répété,
13:02sous Jacques Chirac, sous Nicolas Sarkozy, sous Emmanuel Macron,
13:05nous allons atteindre le plein emploi.
13:07Comme en Allemagne, comme aux États-Unis, comme en Suisse,
13:10c'est-à-dire 4 à 5% de taux de chômage.
13:11On n'y est jamais arrivé.
13:12Donc moi je suis arrivé à une conclusion,
13:14fort de cette expérience,
13:16mettre des rustines ça sert à rien,
13:18il faut changer le modèle.
13:20Que ceux qui travaillent gagnent beaucoup plus,
13:22que ceux qui ne travaillent pas
13:23arrêtent d'être autant aidés qu'ils le sont.
13:25et là vous pourrez peut-être véritablement faire les choses
13:28et orienter les jeunes vers des métiers,
13:30des emplois qui existent.
13:30Mais ce n'est pas ce que dit Edouard Philippe à sa manière, Bruno Le Maire ?
13:33Je vous dis qu'il faut changer le modèle.
13:35Ils font tous du copier-coller du macronisme ?
13:38Je pense que nous restons trop dans le prolongement
13:42de ce qui a été fait depuis plusieurs décennies
13:43et que nous ne savons pas marquer avec suffisamment de force
13:46auprès de nos compatriotes
13:47à quel point des ruptures sont nécessaires.
13:51C'est justement parce qu'en fait ce qui a été terrible
13:54pour ce qu'on appelle le bloc central
13:56qui n'est plus central que pour ceux qui veulent bien l'appeler comme ça d'ailleurs.
14:00Il n'est pas un bloc non plus.
14:01Il est assez hétéroclite.
14:03Quand je dis le bloc central, je parle au milieu de LFI et de l'URL.
14:06C'est une expression convenue, mais elle refait assez mal la réalité.
14:09Mais je comprends pour beaucoup de gens,
14:10David Lissnard ne soit pas le bloc central.
14:13Mais il y a quand même une chose qui fait très mal quand même
14:16quand on regarde tout ça.
14:17C'est qu'il y a un homme qui est président de la République aujourd'hui
14:20qui, il y a près de 10 ans, a écrit un livre qui s'appelle Révolution.
14:23Et les gens ont voté en se disant
14:25« On dégage la vieille école
14:28et on va maintenant changer le logiciel.
14:32Grâce à lui, on va aller vers quelque chose
14:34qui est tout à fait nouveau.
14:35On va réformer notre pays. »
14:37Moralité, le compte n'y est pas
14:39puisque aujourd'hui, le pays est dans un état
14:42qui est éruptif plus que jamais.
14:44Et cette révolution n'a jamais eu lieu là où elle était attendue.
14:48Comment aujourd'hui, avec les propos que vous tenez,
14:50Bruno Le Maire, vous pouvez encore, d'après vous,
14:54avoir la capacité, je vais m'exprimer comme ça, d'être cru ?
14:58– Peut-être, Yves Tréhard,
15:02parce qu'il manquait en 2017 à Emmanuel Macron,
15:06ce dont malheureusement je ne manque pas,
15:08l'expérience.
15:10C'est quand vous dites révolution,
15:12alors que vous n'avez jamais été élu
15:13et que vous arrivez au pouvoir très jeune,
15:15c'est que tout commence avec vous.
15:17Moi, j'ai une certitude, c'est que tout ne commence pas avec moi.
15:20Et que depuis des décennies,
15:22il y a des présidents de la République qui se sont succédés,
15:24qui se sont dit, tiens, on va tout diriger depuis l'Elysée
15:26et tout va aller mieux.
15:27J'en ai tiré une conclusion,
15:29le président de la République doit présider,
15:30mais la décision doit être chez le Premier ministre.
15:32J'ai vu la distribution des pouvoirs
15:34entre 35, 40, 45 ministres.
15:36Je suis arrivé à une conclusion,
15:38il faut 10 ministres, pas plus,
15:39et leur nombre doit être fixé dans la Constitution.
15:42J'ai vu des budgets, j'en ai fait passer 7,
15:44où à chaque fois on augmente les dépenses
15:46et où à chaque fois vous avez des amendements de parlementaires
15:48qui multiplient les dépenses.
15:50J'en ai tiré une conclusion d'expérience,
15:53vous devez restreindre le droit d'amendement
15:55des parlementaires sur le budget.
15:58J'ai vu des gouvernements tomber
15:59à un moment où la France avait besoin de stabilité.
16:03J'en ai tiré une conclusion,
16:05vous devez empêcher le Parlement
16:08de renverser un gouvernement
16:09s'il n'a pas une majorité alternative.
16:12J'ai vu à quel point on passait parfois en force
16:14avec le 49-3.
16:16J'en ai tiré une conclusion,
16:17nous devons retirer le 49-3 de la Constitution.
16:20Et donc je ne vous dis pas révolution,
16:22non, ça veut dire nouvelle cinquième République.
16:27Moi je suis désolée,
16:28mais ça me fait un peu penser à François Hollande.
16:30C'est-à-dire qu'il regarde,
16:32il observe, pas sur le fond.
16:35J'ai beaucoup de respect.
16:35Pas sur le fond, mais sur la forme.
16:38Non, non, non, mais sur la manière de procéder.
16:41Entendez-moi, non pas sur le fond,
16:42mais sur la forme.
16:43C'est-à-dire que vous observez,
16:46vous critiquez, vous faites des propositions,
16:48ça ressemble clairement à un programme,
16:51vous dites que finalement,
16:52personne n'est vraiment à la hauteur.
16:53Est-ce qu'à un moment donné,
16:55vous vous poserez en recours ?
16:56C'est pour ça que je parle de François Hollande.
16:58Il y a dans le mot recours
17:00une telle prétention
17:02que je me garderais bien de l'employé.
17:04Il y a eu un seul recours.
17:06Un seul recours dans l'histoire de France récemment.
17:08Le général de Gaulle.
17:09C'est le général de Gaulle.
17:10Et personne n'arrive à sa cheville,
17:12même si ça peut être un motif d'inspiration.
17:15Mais sur la démarche,
17:16Est-ce que vous voyez ce que je veux dire ?
17:18Sur la démarche,
17:19je vois très bien ce que vous voulez dire
17:20et je le partage.
17:21Vous ne desserrez pas l'étau
17:23qui est en train de se resserrer
17:24comme une mâchoire
17:26sur les Français.
17:27Ce n'est pas nous le problème.
17:28Nous, ça ne compte pas.
17:29Nous, les politiques,
17:30ce qui compte, c'est les Français.
17:31Il y a un étau
17:32qui est en train de se resserrer.
17:33La France insoumise d'un côté,
17:34le rassemblement national de l'autre.
17:36Qui, eux, prévoient la révolution
17:37et l'un et l'autre.
17:38Enfin, un changement.
17:39Oui.
17:39Enfin, ils prévoient surtout
17:40du côté du RN la capitulation.
17:43On arrête le soutien à l'Ukraine
17:44et on tombe dans les bras de la Russie.
17:46Et du côté de la France insoumise,
17:48on vous promet la fin
17:49du droit de propriété.
17:51Il y a de quoi avoir des frissons
17:52dans le dos
17:53et commencer à s'inquiéter
17:54pour soi,
17:54pour ses enfants
17:55et pour ses petits-enfants.
17:56Mais ils ont un programme.
17:59Ils ont deux visions de la société
18:00qui sont incompatibles
18:02avec ma vision de la République
18:03et la vision de la nation.
18:04Comment est-ce que vous desserrez l'étau ?
18:06Est-ce qu'on peut y arriver
18:07tout seul avec ses petits bras
18:08en disant
18:09je suis le meilleur ?
18:09Non.
18:11Zéro chance.
18:12Est-ce que vous pouvez y arriver
18:13en disant
18:13j'ai tiré les leçons
18:15de nos échecs
18:17et je m'excuse
18:19des échecs
18:20ou des erreurs
18:20que nous avons pu commettre
18:21devant les Français ?
18:23Il y en a une
18:23qui est lourde
18:25et qui est...
18:25La plus lourde de toutes ?
18:26Vous êtes accusé
18:27de ça.
18:28La dette.
18:30La dette, pardon.
18:31La dette, tout le monde a compris.
18:32Je l'espère.
18:33Que ce n'est pas la personne
18:34qui est en face de vous
18:35qui est le premier responsable.
18:36C'est notre modèle social
18:37et c'est le poids
18:38des dépenses de retraite.
18:39Alors c'est la dissolution ?
18:41Non.
18:41Je pense que
18:42la faute la plus grave
18:43qui est commise
18:44les personnalités
18:45de centre-droit
18:46et de centre-gauche
18:47je me mets dedans.
18:49C'est le référendum de 2005
18:51où les Français
18:52ont dit non
18:53à cette construction européenne
18:55On pensait
18:55d'aucun Canadien
18:57on va faire autre chose
18:58et on va quand même
19:00adopter une constitution
19:00pour l'Europe
19:01mais on va le faire
19:02avec le Parlement.
19:04Cette blessure-là
19:04s'est tellement peu refermée
19:06que depuis
19:07on n'a jamais refait
19:08de référendum.
19:09Il y a d'autres blessures
19:10aujourd'hui Bruno Le Maire.
19:11Non pour moi
19:11c'est la blessure
19:12la plus profonde
19:12mais ce que je veux dire
19:13dans ma...
19:13Les Français sont exaspérés
19:15la dette
19:16vous diriez toujours
19:17je n'ai aucune responsabilité
19:19aucune.
19:20Ça fait deux ans
19:21que j'ai reconnu
19:22mes responsabilités
19:23qu'il y a eu
19:23une commission d'enquête
19:24mais vous pouvez toujours
19:25continuer dans la logique
19:26du bouc émissaire
19:27qu'est-ce qui se passe ?
19:27Vous dites c'est Bruno Le Maire
19:28super Bruno Le Maire
19:30ça fait deux ans
19:30qu'il est parti
19:31la dette elle a cessé
19:32d'augmenter.
19:32En revanche vous avez dit
19:33Monsieur Le Maire
19:34alors personne ne dit
19:35c'est vous
19:36Monsieur Le Maire
19:37c'est de votre faute
19:37mais vous vous avez dit
19:38le Président de la République
19:39est dans le déni.
19:40Mais 2021
19:42la dette baisse
19:44après la forte augmentation
19:46pour protéger les Français
19:47pendant le Covid.
19:482022
19:48elle baisse à nouveau
19:492023
19:50elle était à combien
19:51la dette ?
19:51Rappelez-moi
19:52109%
19:542024 dissolution
19:55aujourd'hui elle a combien
19:56rappelez-moi
19:56120%
19:57Donc c'est le problème de qui ?
19:58C'est Bruno Le Maire
19:59qui est responsable de tout ?
20:01Non
20:01c'est les choix politiques
20:02de 2024
20:04et c'est un modèle social
20:06qui dépense plus de richesses
20:08qu'il n'en produit.
20:10Donc ce sujet-là
20:11il est évidemment important
20:12je ne le nie pas
20:13mais si on refuse
20:15de voir que c'est un problème
20:16de système
20:17et pas un problème de personne
20:18on ne règlera pas le problème
20:20et ce qui compte pour moi
20:20c'est qu'on règle
20:21les problèmes des Français.
20:22Et donc je reviens
20:23à mon raisonnement
20:23pour desserrer les taux
20:25LFRN
20:25c'est reconnaître nos erreurs
20:27les admettre
20:28et en dire
20:29j'en ai tiré toutes les leçons
20:30pour dire
20:30on ne se contentera pas
20:32de Rustine
20:32nous allons changer
20:34le modèle.
20:34Je ne comprends toujours pas
20:35quelle est votre ambition
20:36du coup.
20:37Mais mon ambition
20:38c'est d'être utile
20:38c'est de faire comprendre
20:40à toutes les personnalités politiques
20:41de centre droit
20:42de centre gauche
20:43qui veulent desserrer
20:44cet étau
20:45entre la France insoumise
20:46et la Rassemblement national
20:47si vous revenez
20:48en disant
20:49on va faire
20:49exactement les mêmes choses
20:51mais en un petit peu mieux
20:53ça ne marchera pas.
20:54Si à l'inverse
20:55vous dites
20:55nous sommes au bout
20:57d'un modèle
20:58qui dépense plus
20:59de richesses
20:59qu'ils n'ont produit
21:00où la monarchie technocratique
21:02décide à la place
21:03du peuple français
21:04et vous ne faites pas droit
21:05au référendum
21:06d'initiative citoyenne
21:07qui est demandé
21:07par 85%
21:09de nos compatriotes
21:10où on ne comprend pas
21:11que l'Europe à 27
21:12ça ne marche plus
21:12et qu'il faut une Europe à 6
21:14comme je le propose
21:15depuis des mois
21:16si vous n'êtes pas capable
21:17d'avoir un langage
21:18aussi clair
21:19aussi volontariste
21:20aussi ambitieux
21:21les français ne vous écouteront pas
21:23Si en revanche
21:23ils entendent
21:24C'est un vrai changement
21:26de paradigme
21:26Avec qui ?
21:27Pourquoi c'est indispensable ?
21:30Si on dézoome
21:31un tout petit peu
21:31ce qui se passe
21:32et qu'on regarde un peu
21:33au-delà de nos frontières
21:34vous avez
21:35la révolution industrielle
21:37la plus importante
21:38qui se soit jamais produite
21:39de l'histoire de l'humanité
21:40qui s'appelle
21:41l'intelligence artificielle
21:42c'est une révolution industrielle
21:44avec derrière des usines
21:46de la production manufacturière
21:47des semi-conducteurs
21:48je travaille dedans aujourd'hui
21:49avec des investissements
21:51qui se chiffrent
21:51en centaines de milliards
21:53de dollars
21:53chaque année
21:54on veut y participer
21:56ou on veut être en dehors
21:57si on y participe
21:59la France a tout pour réussir
22:00elle a l'énergie nucléaire
22:01elle a des scientifiques
22:03elle a des savants
22:03elle peut en tirer
22:04une prospérité considérable
22:05mais si on se met à 27
22:07pour décider
22:08si on va faire tel investissement
22:09sur tel semi-conducteur
22:10ou pas
22:11on est mort
22:11donc je dis
22:12partons à 6
22:13un petit nombre d'états
22:15et vous allez pouvoir
22:17raccrocher les wagons
22:18et on va se raccrocher
22:20à la prospérité mondiale
22:21vous gardez
22:22qui sort
22:23qui reste
22:24ça risque de faire des mécontents
22:25c'est qui les 6
22:27qu'est-ce que j'attends
22:28du prochain président de la République
22:29pas qu'il me dise
22:30s'il va mettre
22:31le taux de TVA
22:32à 20
22:32à 21
22:33ou à 22
22:33c'est qu'il aille
22:34chez le chancelier allemand
22:36et qu'il pose
22:37trois questions
22:38un
22:39qu'est-ce qu'on fait
22:40avec la Chine
22:40qui est en train
22:41de nous envahir
22:42avec ses produits industriels
22:44à bas coût
22:45et qui va tuer
22:46notre industrie
22:46comment nous nous protégeons
22:48comment nous fermons
22:50nos frontières
22:50comment est-ce que nous mettons
22:52des tarifs douaniers
22:53sur la production industrielle
22:54chinoise
22:55première question
22:55deuxième question
22:57qu'est-ce que nous faisons
22:58avec les américains
22:58ils sont en train
23:00de tout prendre
23:01sur l'intelligence artificielle
23:02de nous imposer
23:03sur vos écrans
23:04sur vos micros
23:05sur vos téléphones portables
23:07une intelligence artificielle
23:07dont ils tirent
23:08tous les bénéfices
23:09qu'est-ce qu'on fait
23:10pour en garder des bénéfices
23:11pour nous
23:12troisième question
23:13qui est du niveau
23:14du président de la république
23:15que faisons-nous
23:16avec la Russie
23:17comment est-ce qu'on règle
23:18ce problème
23:19de l'Ukraine
23:20comment est-ce qu'on soutient
23:21l'Ukraine
23:21pour qu'elle conserve
23:22sa liberté
23:23et sa souveraineté
23:24c'est ça les questions
23:25mais ça serait plus que 6
23:26parce que 6
23:26c'est les 6 fondateurs
23:28de l'Europe
23:29mais vous ajouteriez
23:30l'Espagne
23:30l'Espagne
23:31et surtout la Pologne
23:33la Pologne
23:33est indispensable
23:35tout simplement
23:35parce qu'elle a de la croissance
23:36qu'elle est dynamique
23:37qu'elle a une frontière
23:38avec la Russie
23:39et qu'elle est importante
23:39pour notre sécurité
23:40là vous êtes en train
23:41de nous dérouler un programme
23:42donc ça veut dire une chose
23:43c'est que dans votre tête
23:44et probablement
23:45dans votre esprit
23:47c'est que
23:48le match n'est pas joué
23:49entre la France insoubise
23:51et le Rassemblement national
23:52dans 6 mois
23:53c'est ma conviction
23:55absolue Yves Tréa
23:56je suis très très surpris
23:58par le défaitisme
23:59par l'espèce de renoncement
24:01comme si c'était pas grave
24:03je vois trop
24:04de parlementaires
24:05amis
24:06d'élus
24:07ils ont le moral
24:08dans les chaussettes
24:09l'impression que c'est fait
24:11que demain
24:12l'élection va avoir lieu
24:13que c'est fini
24:13mais il faut avoir
24:14un esprit de résistance
24:15au fond de soi
24:16c'est ça la politique
24:18celle capable de dire
24:19je n'accepte pas
24:20que nos compatriotes
24:22soient condamnés
24:23d'ici 6 mois
24:24à devoir choisir
24:26entre Jean-Luc Mélenchon
24:27et Marine Le Pen
24:28parce que derrière
24:28c'est des visions de la société
24:29qui sont incompatibles
24:31avec notre idée de la nation
24:32comment vous avez pris
24:33cet après-midi
24:33la déclaration du président
24:35qui a un peu sidéré
24:37une bonne partie
24:38quand même
24:38des politiques de ce pays
24:39président qui dit
24:40ce n'est pas normal
24:42ce n'est pas normal
24:43qu'à 6 mois
24:43de l'élection présidentielle
24:44le pays soit dans cet état
24:45d'ébullition
24:46vous parliez de déni
24:47tout à l'heure
24:48comment vous la recevez
24:49cette phrase
24:50vous qui le connaissez
24:50je vous propose
24:51qu'on l'écoute
24:52comme ça
24:53et après vous réagissez
24:55comme ça
24:55vous pourrez entendre
24:55tout ce qu'il a dit
24:56c'est pas normal
24:59qu'à 6 mois
24:59d'une élection présidentielle
25:00notre pays soit
25:01dans cet état d'ébullition
25:03il y a des gens
25:04qui se réjouissent
25:05du désordre
25:05moi non
25:07donc plus jamais
25:08le 17 octobre
25:09il y a normalement
25:10un débat présidentiel
25:11qui doit se faire
25:11pour qu'on ait des élections
25:12c'est parce qu'il y a des élections
25:14qu'il n'y a pas de violence
25:14c'est ça une démocratie
25:15il faut le rappeler aux gens
25:17mais on continuera
25:18de tenir
25:19à la fois samedi
25:21le 5 novembre
25:22pour la journée
25:22de mobilisation sociale
25:25et samedi qui suivront
25:27si on fait bien
25:28notre travail collectivement
25:29c'est un mouvement
25:30qui va se calmer
25:30parce qu'on répondra
25:31aux attentes légitimes
25:32et parce que l'ordre
25:33sera tenu
25:34alors puisque ça suscite
25:36un débat sur ce plateau
25:37est-ce que vous trouvez ça
25:39logique
25:40entendable
25:40que le président
25:41dise cela
25:42moi j'ai une vision
25:43très très différente
25:45de celle du président
25:46de la république
25:47et dans son rôle
25:48il défend la sécurité
25:49c'est le premier des droits
25:50on permettrait d'avoir un mot
25:52pour tous ces commerçants
25:52à qui moi j'avais dit
25:54à Marseille en 2023
25:55ça ne se reproduira pas
25:58ça s'est reproduit
25:59et là aussi
26:00ayant beaucoup d'expérience
26:02j'ai dit aussi
26:03à des commerçants
26:04en 2005
26:05au moment
26:05de la révolte
26:07des banlieues
26:07quand nous avions déclenché
26:08l'état d'urgence
26:09avec Jacques Chirac
26:10Dominique de Villepin
26:10et Nicolas Sarkozy
26:11ça ne se reproduira jamais
26:12ça s'est reproduit
26:13donc je pense que
26:15c'est sous-estimé
26:15la profondeur du mal
26:17et le mal
26:18il est d'abord social
26:21bien sûr que ces pillages
26:22sont inadmissibles
26:23condamnables
26:24je l'ai fait
26:24je l'ai dit
26:25je l'ai répété
26:25je me suis même prononcé
26:26pour l'état d'urgence
26:26pour la protection
26:28mais quand j'entends
26:30que tout ça n'est pas normal
26:32que cette ébullition
26:33derrière il y a
26:35une souffrance
26:37il y a une souffrance
26:38qui est réelle
26:39c'est la souffrance
26:41de l'ouvrier
26:41que j'ai vu
26:42il n'y a pas très longtemps
26:43à côté d'Oré
26:44qui a 35 ans
26:46qui paye 150
26:47ou 170 euros
26:48de plus
26:48pour son plein d'essence
26:49qui ne s'en sort pas
26:51qui fait des plaques
26:53en béton armé
26:54pour le bâtiment
26:55il bosse
26:56et il ne s'en sort pas
26:57c'est la souffrance
26:59de l'infirmière
27:00qui est à l'hôpital
27:01et qui a des conditions
27:01de travail
27:02qui sont difficiles
27:03c'est la souffrance
27:04de tous ceux
27:04dans notre pays
27:05qui se disent
27:06mais de quoi l'avenir
27:07va être fait
27:08pour nous
27:08pour nos enfants
27:09on ne s'en sort pas
27:10et je pense que nous aurions
27:11tous intérêt
27:12de gauche
27:13de droite
27:14peu importe
27:15à comprendre que
27:16ce qui ne va pas
27:17en fait en France
27:18c'est que
27:19ceux qui bossent
27:20ne s'en sortent pas
27:21parce que notre modèle
27:21économique
27:22est un modèle
27:22c'est-à-dire qu'on finance
27:24tout notre modèle
27:25toute la redistribution
27:26toutes les aides sociales
27:27par le travail
27:29ça ne peut plus durer
27:30mais le fait quand même
27:31que le président lui-même
27:33dise cela
27:34vous allez nous dire
27:35dans un instant
27:35ce qui n'a pas fonctionné
27:36et comment on en est arrivé là
27:37mais lui
27:38le président
27:39qu'est-ce qu'il a manqué
27:40qu'est-ce qu'il a loupé
27:42je ne vais pas me faire
27:43le juge du président
27:44ben si
27:45vous pouvez
27:45vous avez travaillé avec lui
27:47me faire le juge
27:48de ce que j'ai fait
27:48vous nous dites
27:49c'est normal
27:49que le pays soit
27:50dans cet état d'ébullition
27:51on a bien compris
27:52vous vous dites
27:52c'est normal
27:52il y a une souffrance
27:53lui il dit
27:54c'est pas normal
27:55qu'est-ce qu'il rate
27:55oui
27:55qu'est-ce qu'il ne comprend pas
27:56j'entends trop de discours
27:59consistant à dire
27:59l'ébullition
28:01elle est alimentée
28:03par des parties extrêmes
28:05qui jouent avec le feu
28:07mais il n'y arriverait pas
28:09ces parties
28:09qui effectivement
28:10jouent avec le feu
28:11et jouent avec la violence
28:11il n'y arriverait pas
28:13si derrière
28:14il n'y avait pas
28:15une vraie souffrance
28:16que j'entends
28:17que je touche du doigt
28:18que je vois
28:19chacun de mes déplacements
28:20de gens qui se serrent la ceinture
28:22qui ne devraient pas
28:23se serrent la ceinture
28:23de gens qui s'inquiètent
28:25pour leurs enfants
28:25qui ne devraient pas
28:26s'inquiéter
28:27donc il faut financer
28:27notre système social
28:28si je comprends bien
28:30autrement que par
28:31uniquement le travail
28:32c'est-à-dire qu'effectivement
28:34toutes les cotisations
28:34qu'on paye
28:35ce sont des cotisations
28:36qui sont prélevées
28:37sur nos salaires
28:40nos revenus
28:41et d'après vous
28:42il faudrait changer
28:43ce modèle-là
28:43vous avez une proposition
28:45changer le modèle
28:46j'ai une proposition
28:46qui est très concrète
28:47on doit avoir
28:48une réponse immédiate
28:50sur les salaires
28:51pour que tous ceux
28:52qui bossent
28:52se disent
28:53ça vaut le coup
28:53de travailler
28:54et qu'ils sont libres
28:55en travaillant beaucoup
28:56et qu'ils ne se retrouvent pas
28:58prisonniers de leur travail
28:58j'ai proposé
29:00l'augmentation du SMIC
29:02ça a beaucoup surpris
29:03il y a des patrons
29:03qui disent
29:04on ne peut pas y arriver
29:04on va regarder
29:05les allègements de charges
29:06en complément de ça
29:07le profil
29:08ne rentrons pas trop
29:09dans la technique
29:09mais ce geste fort
29:11de l'augmentation du SMIC
29:12j'y suis favorable
29:13deuxième geste
29:14financer autrement
29:16les charges
29:17en disant
29:18on va augmenter la TVA
29:19j'ai proposé trois points
29:20taxer l'intelligence artificielle
29:22qui aujourd'hui remplit
29:23les poches
29:24des milliardaires américains
29:25comme je l'ai fait
29:26sur les gens du numérique
29:27en affrontant
29:28Donald Trump
29:29directement
29:29et taxer les importations
29:31carbonées chinoises
29:32avec ça
29:32vous avez plusieurs dizaines
29:34de milliards d'euros
29:34que vous vous rendez
29:35directement à ceux
29:36qui travaillent
29:36pour qu'ils aient
29:37une augmentation
29:38de salaire
29:38entre 150
29:39et 250 euros
29:41parce qu'il faut s'arrêter
29:42la taxation de l'IA
29:43ça se fait pas simplement
29:45j'ai mis 5 ans
29:46à faire la taxation
29:47sur les géants
29:47du numérique
29:48mais au bout du compte
29:50ça rapporte de l'argent
29:51au trésor public
29:52et c'est de la justice
29:53enfin je propose
29:54une troisième chose
29:55attendez parce qu'il faut
29:56s'arrêter quand même
29:56sur l'augmentation
29:57de la TVA
29:58non mais l'augmentation
29:58de la TVA
29:59pour ceux qui manifestent
30:00en ce moment
30:00je pense que c'est
30:02inaudible
30:02je termine juste
30:03sur la troisième proposition
30:05que je fais
30:05qui est de simplifier
30:06la feuille de paye
30:07je l'avais proposé
30:08il y a 3 ans
30:09personne ne m'a suivi
30:09pour passer de plus
30:10de 50 lignes
30:11à 15 lignes
30:12et vous supprimez
30:13des cotisations
30:14comme la cotisation
30:15pour la formation
30:17professionnelle
30:18ou le versement
30:19transport
30:19tous ces petits 1%
30:20qu'on vous prend
30:21à chaque ligne
30:22et qui font qu'à la fin
30:23vous avez un salaire
30:24qui n'est pas du tout
30:24à la hauteur
30:24de ce que vous pourriez
30:25espérer
30:26augmentation du SMIC
30:27nouveau financement
30:28de la protection sociale
30:29et suppression
30:30d'un certain nombre
30:31de cotisations
30:32là tout d'un coup
30:33vous aurez ce choc salarial
30:35qui me paraît indispensable
30:36l'augmentation de la TVA
30:37c'est le même principe
30:39que pour François Hollande
30:40précisément
30:40dont on parlait tout à l'heure
30:41c'est la TVA sociale
30:42on est un peu à fond
30:43renversé
30:43puisque lui il propose
30:444 points
30:45moi je n'ai proposé
30:46que 3 points
30:47vous voyez qu'il y a des
30:51quelques convergences
30:51je ne suis pas sectaire
30:53mais les économistes
30:54ne sont pas tous d'accord
30:55sur l'efficacité
30:56de ce problème
30:56oui j'ai beaucoup
30:57écouté des économistes
30:59chacun arrive
31:00avec ses critiques
31:00mais je ne vois pas
31:01de proposition
31:02aussi complète
31:02que celle que je fais
31:03pour pouvoir dire
31:04à l'ouvrier que j'ai rencontré
31:06il y a quelques jours
31:09à côté de Van
31:11pouvoir lui dire
31:12oui
31:12tu travailles
31:13mais à la fin du mois
31:15tu auras un bon salaire
31:16tu pourras te payer un resto
31:17tu pourras financer
31:18les études de tes enfants
31:19tu pourras partir en vacances
31:20et tu ne te poseras pas
31:21de questions
31:21quand tu passeras à la pompe
31:22en disant
31:23je ne veux pas me payer le plein
31:24c'est ça que je veux pouvoir dire
31:25donc mes propositions
31:26sont peut-être critiquables
31:28mais elles ont le mérite
31:29de la simplicité
31:29et de l'efficacité
31:31et au bout du compte
31:32qu'est-ce qu'on veut
31:32comme modèle
31:33moi je veux un modèle
31:34économique
31:35où on produit
31:36avant de consommer
31:38nous avons un modèle
31:39qui ne repose que
31:40sur la consommation
31:40donc on baisse la TVA
31:41on consomme toujours plus
31:43c'est ceux qui proposent
31:44de baisser la TVA
31:44sur l'essence
31:45mais on produit
31:46de moins en moins
31:47et donc on s'appauvrit
31:48on est d'accord
31:49que vous ne touchez pas
31:49aux produits de première nécessité
31:51non bien sûr
31:52voilà
31:52c'est important de le préciser
31:53merci de me poser la question
31:54par ailleurs
31:54au contraire
31:55si on doit rajouter
31:56un ou deux produits
31:57de première nécessité
31:57dans les taux très réduits
31:58ça ne me pose
31:59aucune difficulté
32:00mais ma vision
32:01à 20 ou 30 ans
32:03c'est d'avoir des gens
32:04qui travaillent
32:05qui ne se posent
32:05aucune question
32:06sur leur vie quotidienne
32:07et c'est retrouver
32:08une nation française
32:09qui produit
32:11des biens agricoles
32:12et des biens industriels
32:13mais pour le coup
32:14vous connaissez par cœur
32:15ces sujets
32:15donc imaginons que demain
32:16vous arrivez au pouvoir
32:17vous augmentez cette TVA
32:19de trois points
32:19donc à partir de quel moment
32:21ça peut se répercuter
32:23sur les salaires
32:24est-ce que ça va vite ?
32:25ça va très vite
32:26ça peut aller vite ?
32:27c'est d'ailleurs
32:27pourquoi est-ce que je retiens
32:29ces propositions
32:30et pourquoi
32:30j'affirme aussi
32:31la nécessité
32:32d'augmenter le SMIC
32:33c'est que les gens
32:35ne peuvent pas attendre
32:36le mot d'ébullition
32:37on en a beaucoup parlé
32:38ça veut dire quoi
32:38ébullition ?
32:39vous n'avez toujours pas répondu
32:40à la question
32:40je me permets de vous dire
32:43clairement
32:43sur le fait
32:45que ce soit
32:46ce que ça dit
32:47du chef de l'État
32:48que lui aujourd'hui
32:48moi je ne suis
32:49ni psychiatre
32:50ni interprète de psychologie
32:52je vous dis simplement
32:53que s'il y a
32:54une ébullition
32:55c'est qu'il y a
32:56des causes profondes
32:57et que l'ébullition
32:58n'étant pas bonne
32:58pour un pays
32:59je reviens à mes premiers propos
33:00apaisés
33:01faire retomber
33:03la température
33:03c'est pas traiter
33:04des problèmes de surface
33:05c'est traiter
33:06des problèmes de fond
33:07et le premier problème
33:09de fond
33:09c'est cette injustice
33:13intolérable
33:15intolérable
33:15de gens qui bossent
33:17et qui s'en sortent pas
33:18donc vous avez dit
33:19augmentation de la TVA
33:203 points
33:21et vous dites
33:21ça se répercute très vite
33:22sur les salaires
33:24revalorisation du SMIC
33:24ce qu'il faut dire
33:25Lisa Hadef
33:25c'est qu'il y a une réflexion
33:27en cours
33:27du côté du gouvernement
33:28pour répondre précisément
33:30à ceux qui étaient dans la rue
33:31encore samedi dernier
33:32pour revaloriser le SMIC
33:34plutôt que prévu
33:34c'est ça
33:35pour que tout le monde
33:36ait le même niveau d'information
33:37surtout chez vous
33:38qui nous regardez
33:39je rappelle que le SMIC
33:40c'est la rémunération minimale
33:42obligatoire en France
33:42et qu'il existe
33:43deux mécanismes de hausse
33:44il y a la revalorisation
33:46annuelle automatique
33:47le 1er janvier
33:48et il y a aussi
33:48une revalorisation
33:49en cours d'année
33:50en cas de forte inflation
33:51par exemple en juin
33:52il avait augmenté
33:53de 2,41%
33:55ce qui a apporté
33:56le montant du SMIC
33:56mensuel net
33:57à 1867,02€
34:00maintenant que tout le monde
34:01a les mêmes outils
34:02de compréhension
34:03voici ce qui a été
34:04exactement dit
34:05par le ministre de l'économie
34:06Roland Lescure
34:07il dit
34:08une hausse anticipée du SMIC
34:09avant la revalorisation
34:11automatique du 1er janvier
34:12et dans un contexte
34:13de fortes revendications
34:14sur le pouvoir d'achat
34:15fait partie des débats
34:17donc ça veut dire
34:18que le SMIC
34:18pourrait être revalorisé
34:20plus tôt que prévu
34:21mais la conséquence directe
34:22c'est qu'en janvier
34:23au moment de la revalorisation
34:24officielle
34:25si je puis dire
34:26cette hausse anticipée
34:27sera déduite
34:28en clair
34:29si le SMIC
34:29devait augmenter
34:30de 2% en janvier
34:31et qu'il a déjà été
34:32augmenté de 2%
34:33en novembre
34:34la hausse du 1er janvier
34:35sera de 0%
34:37pour donner une aide
34:38plus conséquente
34:40et arrêtez-moi
34:40monsieur le maire
34:41si je me trompe
34:41il faudrait que le gouvernement
34:42octroie un pourcentage
34:43supplémentaire
34:43supérieur à l'inflation
34:45par exemple
34:45plus 1%
34:46en plus
34:47de l'indice
34:48de l'inflation
34:49j'espère que c'est clair
34:49sinon monsieur le maire
34:50saura mieux le résumer
34:51mais surtout
34:52est-ce que c'est pas
34:53tout ce qui ne va pas
34:53je ne peux pas faire mieux
34:54c'est très clair
34:55est-ce que c'est pas
34:55tout ce qui ne va pas
34:56en ce moment
34:57dans la manière
34:58dont ce gouvernement
34:59répond aux revendications
35:00c'est-à-dire qu'il y a
35:01du monde dans la rue
35:02on nous explique
35:03qu'il va y avoir
35:03des réponses à porter
35:04et donc une revalorisation
35:06qui intervient plutôt
35:07du SMIC
35:08mais qui en fait
35:10va annuler
35:10celle qui était prévue
35:12en janvier prochain
35:13donc d'une certaine manière
35:14on se moque un peu de nous
35:15je pense qu'il est préférable
35:17de trancher vite
35:18et de trancher clairement
35:20dans ce genre de situation
35:21les attentes sociales
35:23sont légitimes
35:24donc on doit y répondre
35:26l'augmentation du SMIC
35:27fait partie
35:28des réponses possibles
35:29on doit aussi répondre
35:30aux attentes
35:30des entrepreneurs
35:31qui disent
35:31on ne sorte pas
35:32il y a trop d'arrêts maladie
35:34qui est devenu un sujet
35:35mais partout
35:35vous allez en France
35:36le patron de PME
35:37le patron de l'hôtel
35:38du restaurant
35:39de la petite entreprise
35:40vous dira
35:40j'en peux plus
35:41de tous ces arrêts maladie
35:42qu'on me dépose comme ça
35:43sans que je puisse rien faire
35:44apportons lui aussi
35:45une réponse immédiate
35:46à cette question
35:47des arrêts maladie
35:48comme on apportera
35:49une réponse
35:49avec le SMIC
35:50pour les salaires
35:51les plus modestes
35:52comme une réponse
35:53était attendue
35:54sur les lycéens
35:54elle est venue
35:56tant mieux
35:56elle est un peu tardive
35:57là on voit bien
35:58que ça ne sera pas suffisant
36:00vous
36:00vous feriez quoi
36:01il faut des réponses
36:02concrètes
36:03urgentes
36:04rapides
36:04on fait quoi sur le SMIC
36:05on l'augmente de combien
36:06selon vous
36:07je ne vais pas vous donner
36:07de chiffres précis
36:08j'irai plus loin
36:09que ce qui a été proposé
36:10aujourd'hui par le gouvernement
36:11parce que
36:13le message politique
36:15compte autant que le chiffre
36:16le message politique
36:17c'est
36:18nous avons entendu
36:20votre colère
36:21elle est légitime
36:23et répondre aux colères
36:25quand elles s'expriment
36:26de partout
36:26que ce soit les lycéens
36:28les petits patrons
36:29qui ne s'en sortent pas
36:30avec les arrêts maladie
36:31les salariés
36:32qui ne s'en sortent pas
36:32avec le niveau du SMIC
36:34les différentes revendications
36:36qui toutes sont légitimes
36:39la responsabilité du gouvernement
36:40c'est de les prendre
36:41une à une
36:41et d'apporter des réponses
36:42mais alors
36:43je souligne une contradiction
36:45je suis sûr qu'il allait vous dire
36:46exactement la même chose que moi
36:48vous êtes le premier à dire
36:49attention à la dette
36:50et aux finances publiques
36:50comment on répond
36:51si on n'a plus les finances ?
36:52mais la dette et les finances publiques
36:53je le redis
36:54c'est deux sujets
36:55c'est pas les salariés
36:57c'est les retraites
36:58mais vous augmentez le SMIC
36:59ça veut dire que pour la fonction publique
37:00ça serait pas suite
37:00vous donnez aux lycéens
37:02c'est un budget à débloquer
37:03mais ça veut dire
37:04faire des choix
37:05que nous n'avons pas eu le courage
37:07de faire suffisamment clairement
37:08c'est repousser l'âge légal
37:10de départ à la retraite
37:11dépenser moins pour les retraites
37:13et plus pour les étudiants
37:16pour les jeunes
37:16pour l'innovation
37:17pour la production en France
37:19c'est ça
37:19le grand choix politique
37:21que nous avons à faire
37:22et qui est très difficile
37:23pour répondre au chaos dans le pays
37:24maintenant
37:25on lance la réforme des retraites
37:26tout de suite
37:27ça va améliorer les choses
37:28je dis
37:30j'ai regretté à plusieurs reprises
37:31qu'on ait débranché
37:33la réforme des retraites
37:34que nous avions fait passer
37:36c'est pas que vous regrettez
37:37c'est que vous dites
37:37que c'est carrément responsable
37:39ce rejet de la réforme des retraites
37:41est-ce qu'il nous met dans
37:43les responsables de la situation
37:44dans laquelle on est
37:45c'est ce qui a provoqué
37:45la situation d'effondrement
37:47sur la dette et sur les finances publiques
37:49que nous connaissons aujourd'hui
37:50on va pas pleurer
37:51sur les dettes renversées
37:51maintenant qu'on en est là
37:53et que nous avons
37:54un moment de refondation
37:55qui s'appelle
37:55l'élection présidentielle
37:56qu'est-ce que nous choisissons
37:58pour l'avenir
37:58est-ce que nous continuons
38:00à garder un modèle
38:00dans lequel on dépense
38:01beaucoup plus
38:02que tous les pays développés
38:04de la planète
38:05pour les retraites
38:06où on change
38:07et beaucoup moins
38:08pour l'éducation
38:09l'innovation
38:10et les lycées
38:11et bien
38:11ma réponse est extraordinairement simple
38:13et c'est ça mon avis
38:14qui peut desserrer
38:14l'étau entre l'FI
38:15et le RN
38:16c'est dire
38:16on va investir plus
38:17sur l'innovation
38:18et l'éducation
38:19sauf que Bruno Le Maire
38:20il reste 6 mois
38:21ici à l'élection présidentielle
38:22il faut passer un budget
38:24un budget pour lequel
38:25évidemment
38:25personne ne va être d'accord
38:26en plus vous avez
38:27les tensions dans la rue
38:28les manifestations
38:30chacun veut défendre
38:31son bout de gras
38:31ou on réclame davantage
38:33comment vous faites passer le budget ?
38:35Est-ce que c'est important ?
38:37C'est décisif ?
38:38Ah oui
38:39J'ai cru que vous alliez nous dire
38:42on laisse tomber le budget
38:43on va jusqu'à la présidentielle
38:46non
38:46J'ai gardé toute ma tête
38:47malgré les budgétions
38:48actuelles
38:49j'essaye de garder
38:50mon sang-froid
38:51je pense que c'est
38:52absolument essentiel
38:53la seule raison
38:54pour laquelle Moody's
38:55n'a pas dégradé
38:56la note française
38:57ils l'ont très clairement
38:59indiqué dans leur note
39:01c'est qu'ils attendent
39:02un budget
39:02s'il n'y a pas de budget
39:03nous serons
39:04dans le toboggan
39:06donc nous devons avoir
39:07un budget
39:07je constate
39:08mais sans aucune surprise
39:09que les parlementaires
39:11ont tous refusé
39:12les propositions d'économie
39:13du gouvernement
39:14à commencer par
39:15la suppression
39:16la réduction
39:17de l'avantage fiscal
39:18sur les retraités
39:20les 10%
39:20non
39:20les 10%
39:21ce qui valide
39:23ce que je vous disais
39:23tout à l'heure
39:24de toute façon
39:24n'attendez rien
39:25des parlementaires
39:25de l'opposition
39:26ils ne proposeront
39:27que des dépenses
39:28et jamais d'économie
39:29je l'ai vu
39:30pendant 7 ans
39:31les mêmes qui pleurent
39:32ensuite
39:32sur les renversés
39:33et sur la dette
39:34donc l'urgence
39:35c'est d'adopter
39:36un budget
39:37donc passage en force
39:38plus les discussions
39:40seront courtes
39:40plus on ira vite
39:41et plus le budget
39:43sera derrière nous
39:43mieux nous nous porterons
39:45moi j'apporte un soutien
39:46total au premier ministre
39:47et au gouvernement
39:48pour faire passer ce budget
39:49il ne sera pas parfait
39:50tout le monde le sait
39:50tout le monde sait
39:51que dans 6 mois
39:52ils ont les choses
39:53Bruno Le Maire
39:54ça peut être le 49-3
39:55ça peut être l'ordonnance
39:56il y a plusieurs options
39:57que vous voulez supprimer
39:58donc vous ne voulez plus
39:59que vous voulez supprimer
40:00Bruno Le Maire
40:00on ne comprend plus là
40:01mais pour l'instant
40:03il n'y a pas encore
40:03de réforme constitutionnelle
40:04vous supprimez le 49-3
40:06le jour
40:07non
40:07vous supprimez le 49-3
40:08le jour
40:09où vous ne pouvez plus
40:10renverser un gouvernement
40:11sans avoir de gouvernement alternatif
40:13c'est deux
40:14transformations constitutionnelles
40:15qui vont ensemble
40:16mais là
40:17on doit gérer l'urgence
40:18et la responsabilité
40:19du gouvernement
40:20c'est d'éviter
40:20que les taux
40:21qui sont déjà
40:22à près de 5%
40:23n'arrivent à 6
40:24ou davantage
40:25ce qui voudra dire
40:27que vous ne pourrez plus
40:27vous loger
40:28vous ne pourrez plus
40:29emprunter chez le banquier
40:30pour acheter un appartement
40:31ou une maison individuelle
40:32et les entreprises
40:34ne pourront plus emprunter
40:34pour investir
40:35donc on doit
40:36stopper
40:37net
40:37l'hémorragie
40:38et la seule façon
40:39de stopper
40:39net l'hémorragie
40:40c'est le budget
40:41et une hémorragie
40:42chacun sait
40:42que c'est une urgence
40:44donc il faut les vivre
40:45donc l'idée c'est
40:45de limiter la casse
40:47d'ici la présidentielle
40:49c'est exactement ça
40:49limiter la casse
40:49est-ce que ce qui a été annoncé
40:51aujourd'hui
40:51pour les lycéens
40:52Bruno Le Maire
40:53je ne sais pas si ça suffira
40:53mais ce sera déjà
40:54un bon signal
40:55plan de rénovation
40:56des lycées
40:56et des universités
40:57d'un montant
40:58de 5 milliards d'euros
40:59au total
40:59il va y avoir
41:00une vraie refonte
41:01de parcours sup
41:02avant un remplacement
41:05plus de classes
41:07avec moins d'élèves
41:08aussi
41:08est-ce que vous trouvez
41:09que ce qui a été annoncé
41:10est à la hauteur
41:11ce soir
41:11alors que
41:12les organisations lycéennes
41:14qui ont quand même
41:14obtenu des réponses
41:15on en reparlera
41:17continue à se mobiliser
41:18je trouve que tout ça
41:20va dans la bonne direction
41:22mais
41:23c'est dommage
41:24d'avoir attendu
41:24trois semaines
41:26pour entendre
41:26des revendications
41:28peut-être parce que
41:29j'ai deux fils
41:30qui sont lycéens
41:30encore
41:31et qui manifestent
41:32non ils ne manifestent pas
41:34parce que je leur ai dit
41:35que je préférais
41:35qu'ils restent travailler
41:36mais très franchement
41:37vous ne pouvez pas dire
41:38à des gosses
41:39vous ne pouvez pas dire
41:41à des gosses
41:42vous devez travailler
41:44chaque jour
41:44parce que chaque note
41:45va compter
41:46pour parcours sup
41:46mais si vous loupez
41:47parcours sup
41:47vous allez louper votre vie
41:48et puis de l'autre
41:49leur dire
41:50tu ne sais pas quoi
41:50ton prof de français
41:51va être absent
41:51pendant trois mois
41:52là il y a vraiment
41:53un truc qui ne va pas
41:54donc toutes ces attentes
41:56des lycéens
41:56elles étaient parfaitement
41:57légitimes et fondées
41:58le gouvernement aurait dû
41:59y répondre plus tôt
42:00ma deuxième remarque
42:02c'est que
42:03faire de la transparence
42:04au parcours sup
42:04et c'est très bien
42:05la question clé
42:06n'est pas résolue
42:07c'est celle de
42:07l'orientation
42:08de nos enfants
42:09et il faut de la sélection
42:10il faut une meilleure orientation
42:12ah vous ne m'avez pas répondu
42:14sélection
42:14oui ou non
42:15et on part au pub
42:16orientation
42:16pour que les jeunes
42:18aillent vers les emplois
42:18qui existent
42:19qui sont les mieux rémunérés
42:20et qui correspondront
42:21à leurs attentes
42:22merci beaucoup Bruno Le Maire
42:23d'avoir été avec nous