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  • il y a 9 minutes
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:0013h, 14h, Europe 1 Info.
00:02Et on vous retrouve, Kelly Mathias, avec vos deux chroniqueurs du jour,
00:05Sophie Audigé, experte en politique éducative et de protection de l'enfance,
00:08et l'ancien juge d'instruction, Georges Fenech.
00:11David Lissner était hier l'invité d'Europe 1,
00:14candidat Nouvelle Énergie à l'élection présidentielle.
00:16Il plaide pour une primaire à droite, écoutez-le.
00:19Je propose depuis des mois le moins mauvais des systèmes,
00:22c'est-à-dire une grande primaire ouverte,
00:25pour sélectionner les candidats et pour éviter la division qui fait perdre,
00:28mais aussi la compromission, parce que quand vous vous battez pour être président de la République,
00:33moi j'y mets toutes mes tripes, toutes mes convictions, toute mon âme pour mon pays,
00:37pour retrouver cette belle France, cette grande France.
00:39C'est un combat permanent qui engage votre entourage, qui engage tout.
00:43Donc on ne peut pas, moi, me demander de céder, pour de mauvaises raisons,
00:48à une démarche qui ne serait pas la mienne.
00:49En revanche, je veux bien m'incliner si je perds dans une compétition.
00:52Donc pas dans les sondages.
00:53Si vous êtes devant ou derrière dans les sondages, vous vous en fichez.
00:55Mais si on se référait au sondage, ce n'est pas moi qui me retirerais aujourd'hui.
00:59Alors, c'est vrai qu'il n'a pas tout à fait tort.
01:00En ce moment, les sondages lui donnent plutôt raison,
01:040,5 à un point au-dessus de Bruno Retailleau.
01:08Une primaire ouverte, comme il dit, droite et au centre.
01:11Georges Venec, vous y croyez encore ?
01:12Moi, je n'ai que des mauvais souvenirs.
01:14Des primaires que j'ai connues, à laquelle moi-même je me suis soumis.
01:20Les primaires, d'abord, ça me paraît déjà un peu tard.
01:22Déjà, on est à six mois d'élection, dégager un candidat maintenant, c'est déjà un peu tard.
01:27Un candidat unique.
01:28En janvier, ce serait en janvier ?
01:29Oui.
01:30En plus, on sait très bien qu'au lendemain de la primaire,
01:34vous n'allez pas voir Olivier Faure, par exemple,
01:37aller le cœur vaillant soutenir la candidature de M. Glucksmann.
01:42C'est comme ça.
01:42La primaire, le lendemain, c'est très compliqué de se réconcilier.
01:45Après, c'est de taper dessus pendant toute la campagne.
01:50Moi, je pense qu'on aurait tout intérêt à ce qu'il y ait un candidat unique,
01:54de la droite, effectivement, une bloc, droite, centre-droite,
01:58mais qu'il faut qu'il y ait un moyen de s'entendre.
02:00C'est-à-dire, il faut que ce soit décidé entre gens intelligents.
02:03Puis, on voit bien les sondages, ça dessine quand même un profil,
02:06ça dessine une primaire, ce serait, à mon avis, meurtrier.
02:09C'est vrai que ça l'est entre Bruno Retailleau et David Lissnard, ça dessine quoi ?
02:12Écoutez, en tout cas, ils se parlent.
02:14Oui, ils ont déjeuné ensemble.
02:16M. Retailleau a dit qu'il est ouvert à tout.
02:18Donc, il le sent bien, que c'est important d'avoir, effectivement, un seul...
02:22Tout le monde le dit, qu'il faut qu'un seul candidat.
02:24Donc, il y a peut-être d'autres moyens que la primaire.
02:28Moi, je remarque que, par exemple, ceux qui ont gagné l'élection présidentielle,
02:32c'est-à-dire M. Macron, aux deux dernières élections,
02:35ceux qui étaient au deuxième tour sont ceux, les seuls, qui n'ont pas fait de primaire.
02:39Ni Marine Le Pen, ni M. Macron, et ils sont finalistes tous les deux.
02:43Les primaires, moi, je...
02:45Demandez à mon avis personnel, et de mon expérience politique,
02:49je pense que, si on peut éviter une primaire...
02:51Vous savez, la primaire, c'est le premier tour de l'élection présidentielle.
02:54C'est comme ça a été voulu par la Constitution de 1958.
02:57Il ne faut pas priver non plus les Français de voter.
03:01Pourquoi, finalement...
03:02En plus, ce sont des primaires ouvertes.
03:04Ça veut dire quoi, une primaire ouverte ?
03:05Ça veut dire que même vos adversaires viennent se mêler de votre scrutin
03:09et choisir...
03:11Et ne s'en privent pas, d'ailleurs.
03:12Vous voyez, c'est un peu compliqué.
03:14Non, moi, ce que j'espère, c'est que la raison l'emporte,
03:16que la discussion ait lieu autour d'une table,
03:18en fonction de critères objectifs, des sondages,
03:21de ce que représentent les uns les autres.
03:24C'est difficile, j'entends bien, parce que ça suppose des sacrifices.
03:27Mais ça paraîtrait être la meilleure solution.
03:29Et puis, il faut que la primaire, c'est ce que disait Bruno Rotaillot,
03:33c'est que si jamais c'était juste une primaire entre David Disnard et Bruno Rotaillot,
03:36quid d'Edouard Philippe qui, lui, n'en veut pas ?
03:38En plus, vous n'aurez pas tous les candidats, effectivement,
03:42disons, comme l'on dit, du bloc central.
03:44Edouard Philippe n'en veut pas.
03:45Vous voyez ?
03:46Donc, à quoi bon ?
03:47Sophie Audugé, vous en pensez quoi ?
03:49Oui, je suis assez d'accord avec Georges.
03:51Bon, primaire ouverte, moi, je trouve qu'effectivement,
03:53ça n'a aucun intérêt, nous sommes d'accord.
03:55De toute façon, la situation aujourd'hui en France est quand même assez, presque tranchée.
04:01On a d'un côté une surdomination du Rassemblement national,
04:05une gauche qui est dirige aujourd'hui par l'extrême gauche.
04:08Donc, la question pour la droite est éminemment stratégique.
04:13Et en même temps, est-ce qu'un Edouard Philippe à sa place,
04:16plus qu'un Reconquête, aux côtés d'un Rotaillot et d'un Lysnard,
04:20ce n'est pas si indiqué que cela.
04:23Moi, je vois plus de liens entre un Lysnard et une Sarah Knafo
04:26qu'entre un Rotaillot et un Edouard Philippe aujourd'hui.
04:29Donc, la question, c'est que si jamais ils ne s'organisent pas,
04:32en tous les cas, pour se rassembler avec un projet commun
04:36sur lequel ils seront d'accord, sur des éléments qui sont différenciants
04:39des deux grands autres mouvements aujourd'hui, des extrêmes,
04:43je pense qu'ils n'existeront pas du tout dans la campagne
04:46où ils vont être assez rapidement invisibilisés,
04:49comme c'est le cas d'ailleurs de Glucksmann, socialiste, etc.
04:53Il monte un peu dans les sondages.
04:54Mais David Lysnard, lui, n'a pas parlé de Reconquête,
04:56il a parlé d'Éric Ciotti, il a appelé même Éric Ciotti à le rejoindre
04:59et à se séparer du RN.
05:01Oui, Georges Fenech ?
05:01Je pense que c'est un vœu un peu irréaliste aujourd'hui.
05:05Éric Ciotti est totalement engagé aux côtés du Rassemblement National,
05:09il a franchi ce pas, il a osé effectivement cette alliance,
05:13qui manifestement lui a profité,
05:15puisqu'il a emporté la mairie de Nice et qu'il a son groupe politique aujourd'hui
05:21à l'Assemblée Nationale, mais également en alliance avec le RN au Sénat.
05:25On ne comprendrait pas qu'il y ait un retour en arrière
05:30et qu'Éric Ciotti se désolidarise de Marine Le Pen.
05:34Donc ça c'est...
05:35Alors je pense qu'il s'adresse aux électeurs,
05:37plus qu'à Éric Ciotti, aux électeurs d'Éric Ciotti.
05:39Ce que dit David Lysnard, c'est que,
05:42notamment sur la réforme des retraites sur l'économie, on va dire,
05:45et la réforme des retraites prônée par Marine Le Pen,
05:47elle ne correspond pas aux idées défendues par Éric Ciotti.
05:51Et donc David Lysnard dit...
05:52Oui, il n'a pas tort.
05:53Il n'a pas tort, mais Éric Ciotti, lui,
05:56entend bien peser justement dans le projet et dans la campagne
06:01et il estime avoir déjà remporté quelques succès
06:04pour convaincre un système, disons, un peu plus libéral
06:07que celui qui est prôné essentiellement par Marine Le Pen.
06:12Donc je pense qu'il y a une logique aujourd'hui chez Éric Ciotti,
06:17on peut le critiquer,
06:18vous savez, je suis un ancien LR, je peux le critiquer, effectivement,
06:22encore j'ai beaucoup d'amitié pour Éric Ciotti,
06:24mais la logique politique veut qu'à un certain moment,
06:27vous faites un choix, vous ne variez plus.
06:29On ne voit pas bien comment il pourrait retrouver sa famille
06:32qu'il a finalement abandonnée après un examen politique qu'il a fait,
06:36d'une situation qui amenait, si on voulait, la victoire à ce rassemblement,
06:41il ne va pas se déjuger, ce n'est pas possible.
06:43Se déjuger, vous êtes d'accord ?
06:44Oui, d'autant plus qu'il est plus proche de la victoire
06:46en étant là où il est qu'en faisant marche arrière
06:49et en revenant de là où il vient.
06:52Non, moi je pense qu'effectivement, ça va être compliqué
06:54par ce micmac de droite à la fois centriste
07:00et un peu plus libéral, je pense qu'il risque de faire des scores pas très hauts,
07:07il les divise en n'y allant pas ensemble, ça c'est une évidence.
07:11Mais attends, c'est la politique, ce n'est pas que de l'arithmétique,
07:14ce n'est pas de l'arithmétique.
07:16Il y a un moment où il se passe, comme on dit,
07:19c'est la rencontre d'un homme ou d'une femme avec le peuple.
07:21Après, il y a un moment où il se passe quelque chose d'assez mystérieux.
07:26Je suis d'accord avec toi, mais c'est vrai que ça ne pourra se passer
07:28que si à un moment, il s'associe un peu,
07:30parce que là, il divise, il divise les voies.
07:31Bien sûr, bien sûr.
07:33Jean-Jean Fenec et Sophie Eudiget, dans le débat d'Europe 1 Info,
07:35on va parler de l'attaque de Trappes qui enflamme les débats
07:38à l'Assemblée nationale, je ne sais pas si vous avez vu
07:40les images et les séquences hier.
07:42Il est 13h49, Europe 1 Info, c'est avec Lélie Mathias sur Europe 1.
07:4713h, 14h, Europe 1 Info.
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