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  • il y a 7 minutes
Chaque jour, découvrez la pépite du jour dans la France Bouge avec Elisabeth Assayag.

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00:00Europe 1, la France bouge.
00:02La Pépite.
00:03La Pépite, donc c'est Facente, et c'est vous Edwina Réthore, l'entreprise a trois ans.
00:08Elle a été créée à Lille, vous aussi, on est dans le Nord, ça doit y avoir un truc de
00:14ce côté-là.
00:15Des entrepreneurs.
00:15Beaucoup d'entrepreneurs, on le sait, dans le Nord, dans le textile aussi notamment.
00:19Et puis, on le voit depuis quelques temps, on se parfume autrement.
00:24Vous allez pitcher dans un instant, mais on a l'impression que les notes olfactives,
00:28elles ne sortent pas seulement du flacon, mais ça se combine avec d'autres.
00:33Il y a cet effet, quand on met plusieurs couches de vêtements, on dit que c'est du layering,
00:36mais j'ai l'impression qu'il y a aussi beaucoup de layering,
00:39donc de couches superposées dans les parfums.
00:42Est-ce que c'est le cas ?
00:43C'est le cas, et c'est d'ailleurs nous ce qu'on promet.
00:46Nous, on promet un layering plutôt intuitif, donc les parfums, vous pouvez le porter seul.
00:49Donc j'en mets un, et j'en rajoute d'autres.
00:51Vous pouvez le porter seul, mais vous pouvez aussi faire des combinaisons.
00:54Donc chaque parfum a entre deux, trois, quatre combinaisons possibles avec deux parfums de la collection.
00:59Mais comment ça s'explique, cette histoire de superposition de parfums ?
01:02Avant, on avait un parfum, c'était son parfum.
01:05Comment on l'explique ?
01:06Je pense qu'il y a une recherche d'identité, de singularité, d'aller plus loin.
01:12Là, on voit qu'aujourd'hui, les jeunes générations sont extrêmement à l'aise avec le parfum.
01:17Ils connaissent des notes, les parfumeurs, c'est vraiment une vraie passion.
01:20Et il y a une quête, en fait, de singularité, et vraiment de s'amuser avec le parfum.
01:25Mais ils recherchent quoi, quand on vous dit de singularité ?
01:27Ils veulent être uniques, c'est que dit la nouvelle génération en voulant superposer des parfums ?
01:33Je pense qu'il y a quelques années, il y avait un élan sur tout ce qui était basket.
01:37Je ne sais pas si vous vous rappelez, il y avait une collection.
01:39Et en fait, on sent que tout ça, ça a été transposé maintenant.
01:42Maintenant, c'est le parfum.
01:42Donc, les jeunes générations collectionnent le parfum, en mettent, font du layering, s'amusent.
01:49Sur les réseaux sociaux, il y a des communautés énormes.
01:51Et quelles sont les notes les plus recherchées auprès de la jeune génération ?
01:55Là, c'est vrai qu'on est sur des notes assez intenses, gourmandes.
02:00Il y a beaucoup de parfums.
02:03La vanille est assez populaire, ou des bois assez orientaux, type oud.
02:08Les parfums lactés aussi ont beaucoup la cote, ils sont très recherchés.
02:13Donc, il y a vraiment toute cette nouvelle vague de parfums qui offre aussi un certain réconfort, réassurance,
02:19presque un petit retour en enfance, quand peut-être autour de nous, tout est un petit peu plus instable.
02:23Je pense qu'on recherche dans le parfum un peu de réassurance.
02:28Vous, Edvina, vous avez 33 ans, et vous avez fait énormément de métiers dans cet univers de la parfumerie, de
02:37la cosmétique.
02:38Vous avez travaillé pour la marque Le Labo, à New York.
02:41Vous avez travaillé pour Diptyque.
02:44Je vous laisse nous raconter.
02:45C'est-à-dire, tout ça, font qu'à un moment donné, vous avez dit, mais moi, je vais créer
02:48ma propre marque.
02:49Oui, en fait, moi, je...
02:51Enfin, Fanny, moi, c'est mon associé, on a un point commun, c'est qu'on est passionnés de parfums
02:56et de beauté, en général.
02:57Donc, assez rapidement, on a orienté nos parcours.
02:59On a fait toutes les deux écoles de commerce vers cette industrie.
03:02Moi, j'ai eu la chance de commencer dans la première boutique Le Labo, à New York.
03:07Donc, pendant six mois, en stage, vraiment, à vendre les parfums.
03:11C'était pas l'époque où c'était pas du tout racheté par l'odeur.
03:13Donc, c'était encore la petite marque new-yorkaise, up and coming.
03:19Et en fait, je suis tombée dedans, et ça m'a ouvert les portes de...
03:21À l'époque, il y a une bonne dizaine d'années, c'était ce qu'on appelait vraiment les précurseurs
03:25de la...
03:26C'est ceux qui ont inventé, vraiment, la parfumerie de niche.
03:28Donc, j'ai fait aussi quelques années chez Diptyque.
03:31Après, j'ai voulu voir des groupes un peu plus structurés.
03:33Donc, j'ai travaillé chez Givenchy et Kenzo.
03:36Et ensuite, j'avoue que je me suis un petit peu éloignée.
03:38J'avais envie de voir d'autres choses que le parfum.
03:40Donc, j'étais très, très attirée par d'autres marques qui faisaient des produits très disruptifs.
03:45Donc, j'ai travaillé pour Merci Andy, qui fait des gels hydroalcooliques colorés.
03:49En pleine crise sanitaire, ça devait être bien.
03:51Vous avez dû apprendre.
03:52J'étais en plus pendant le Covid, donc c'était très intéressant.
03:55Et ensuite, nude qui est au Pays-Bas, qui fait des odorants en crème.
03:58Et donc, vous avez eu l'idée avec votre associé d'aller sur ce marché du parfum.
04:04Ils sont très beaux.
04:05Les flacons sont très beaux.
04:06Je le disais, on dirait des galets qu'on a ramassés sur la plage et qu'on est sur le
04:09point juste avant de les peindre.
04:11Je vais vous laisser pitcher.
04:12Facente, c'est quoi ?
04:13Et on se retrouve.
04:14On vous écoute.
04:15Alors, Facente, c'est une entreprise de parfum qu'on a cofondue avec Fanny.
04:20On a ceci en novembre 2023.
04:21Facente, en fait, c'est la fusion entre deux mots qui sont importants pour nous.
04:24C'est le mot facette et scente.
04:26Et en fait, ça vient d'une envie simple.
04:28C'est de faire cohabiter dans un seul produit un prix accessible, une créativité de haut vol et une démarche
04:34éco-responsable.
04:36Fanny et moi, on est passionnés de parfum, mais on trouvait que la parfumerie de niche se regardait un petit
04:39peu trop.
04:40Et que le parfum, à l'image de la vie, c'était beau, bordélique, un peu imprévisible, intense.
04:45Et en fait, on voulait créer une marque qui reflétait vraiment cette énergie.
04:48Facente, en trois points, c'est des parfums pointus après juste.
04:52Donc, on est sur du Made in France.
04:54Les parfums sont parfois très chers et nous, on a fait le choix de ne pas pratiquer des marges démesurées.
04:59On est aussi sur des coups de cœur immédiats.
05:01Donc, c'est des parfums qui ont une certaine réassurance olfactive, mais qui ont toujours un twist un peu inattendu.
05:06Et on propose, comme tu disais Elisabeth, un layering très intuitif.
05:11Et ensuite, c'est des parfums qui sont bien sûr olfactifs, mais aussi très visuels.
05:15Donc, dans un océan de flacons très minimaliste, nous, on a fait le choix, en fait, d'être un petit
05:20électrochoc.
05:20Et de proposer ces capots colorés, qui, je suis assez fière de le dire, après trois ans, sont devenus notre
05:25signature.
05:26Ils sont très beaux.
05:27Franchement, merci pour votre pitch.
05:28Vous en pensez quoi, autour de la table à France Bouge ?
05:30Le regard du patron Christophe Sales, président du groupe Vébel.
05:34Ce que j'en pense, c'est que, voilà, c'est la créativité française, c'est magnifique.
05:38Il y a 6000 parfums qui sortent dans le monde.
05:40Et de voir cette différenciation, ce capot, cette signature, après tout le travail qui a été fait, effectivement, sur la
05:47formulation, c'est absolument magnifique.
05:48Bravo !
05:48C'est fabriqué en France ?
05:50Tout à fait.
05:50Où ?
05:51Dans le nord de la France.
05:52Aussi ?
05:52Oui, aussi.
05:53Tout est 100% français.
05:55Allez, on se retrouve dans un instant.
05:56On va faire une petite pause pour écouter le point sur l'info de 21h.
06:00Et on se retrouve pour aller encore plus loin avec François Grouillet qui a vraiment énormément travaillé face à l
06:07'info.
06:07On est sur 10 ou 12 pages.
06:09Allez, à tout de suite sur Europe 1.
06:11Europe 1.
06:12La France Bouge.
06:1320h30, 21h30.
06:15Elisabeth Assayac.
06:16Bienvenue si vous nous rejoignez sur Europe 1.
06:18Nous sommes ensemble jusqu'à 21h30 ce soir.
06:22La beauté, le parfum, les cosmétiques sont au cœur de nos préoccupations.
06:26Je peux vous dire que ça sent très très bon dans le studio.
06:29Parce que nous sommes avec Christophe Salès, le président du groupe Vabelle.
06:33Un groupe industriel français.
06:37Près de 2000 salariés.
06:39Qui fait de la skin care, des crèmes, de la beauté et du parfum.
06:43Qui rachète des marques comme Giacomo, encore Corinne de Farm, Cottage.
06:47Présent dans tous les circuits de la distribution de la beauté.
06:51Ça se passe bien ?
06:51Ça marche bien ?
06:52Parce que là, il n'y a pas un jour où il n'y a pas la naissance d'un
06:54nouveau produit.
06:56Comment on arrive à tenir, Christophe Salès ?
06:59Comment on arrive à tenir ?
07:00Aujourd'hui, oui, ça se passe bien.
07:02Mais il faut savoir que monter une marque cosmétique ou une marque de parfum, c'est un travail énorme.
07:10C'est plusieurs années de recherche et développement.
07:12Plusieurs années de recherche et développement.
07:13Il y a du packaging qu'il faut rechercher.
07:15Il y a des compatibilités de produits entre le produit et le packaging qui doivent être faites.
07:19énormément d'études, des études avec des toxicologues et autres.
07:24Et avant de démarrer, de mettre un parfum sur le marché, voire un cosmétique sur le marché, il faut vraiment
07:31beaucoup d'années.
07:32Donc quand vous dites que ça va bien, c'est-à-dire que vous êtes en croissance ?
07:36On est en croissance, effectivement, parce que la croissance ne fait pas sur la France, tu es sur l'Europe.
07:39Comme je vous le disais, la croissance, c'est plutôt sur l'international.
07:41Ça vous surprend, François, François Grouillet ?
07:44Non, ça ne me surprend pas.
07:45Donc, la France se vend beaucoup mieux à l'étranger que chez nous.
07:51C'est ça qu'on comprend ce soir.
07:53Déjà, elle se vend bien chez nous.
07:54Mais ce que je veux dire, c'est qu'en plus, aujourd'hui, le relais de croissance,
07:57parce qu'il y a cette attractivité du Made in France, qui est bien travaillé par des professionnels,
08:01c'est normal que les gens soient attirés par nos capacités de production et de savoir-faire.
08:07J'ajouterais qu'en France, le marché est assez mature.
08:09Et en Europe, le marché est assez mature aussi.
08:12Et il y a encore du développement énormément sur l'Inde, la Chine et les Etats-Unis,
08:16qui marchent bien aussi.
08:17Le Brésil, le Moyen-Orient.
08:18La start-up de ce soir, c'est Facente avec Edwina Retoré,
08:21donc des parfums aux flacons magnifiques,
08:23avec des mots, des noms aussi de parfums, moi, qui me plaisent beaucoup.
08:27Il y a l'eau d'or, d'or, donc d'apostrophe, or, et d'or, dormir.
08:31Il y a iFigio, à base de fig, salavi, radical soft mess,
08:36milky no way, crème brûlante.
08:38C'est à quelle votre préférée ?
08:41Alors, l'idée avec Facente, c'est qu'on n'a pas qu'un parfum,
08:43mais on en a plusieurs.
08:44C'est le layering, on se superpose, le parfum.
08:47Le layering, mais même dans la semaine,
08:49vous pouvez en mettre un différent, un peu en fonction de votre mood,
08:51comment vous sentez, ce que vous portez, qui vous allez voir.
08:53C'est vraiment l'idée que le parfum, c'est un outil de vie,
08:56et c'est plus un seul parfum que vous mettez pendant plusieurs années.
08:59Donc, moi, j'en mets beaucoup, des différents, un peu différents tous les jours.
09:04Je pense qu'un de mes préférés en ce moment, c'est Red Flag,
09:07le premier que je vous ai fait sentir.
09:09C'est qu'il y a base de ?
09:10D'Iris, de Palo Santo, et avec un petit accord Bétrave.
09:14Donc, vous allez chercher des notes dont on n'a pas l'habitude.
09:19Je n'ai jamais entendu parler de Bétrave dans le parfum.
09:21C'est le twist olfactif dont je vous parlais.
09:23Toujours ces petits côtés inattendus.
09:25Avec des prix accessibles, on est à combien en moyenne ?
09:28Alors là, ce que vous voyez, du coup, c'est des 30 ml qui sont à 55 euros.
09:32Vendus où ?
09:33Quels sont vos circuits de distribution aujourd'hui ?
09:35Trois ans après la création de la marque ?
09:37Trois ans après, on a 400 points de vente dans le monde.
09:41Donc, à peu près une bonne centaine en France.
09:43Donc, en France, vous pouvez nous trouver chez Oh My Cream,
09:46chez Merci, et dans un réseau d'indépendants,
09:50de parfumers indépendants, de concept stores.
09:51Donc, c'est très varié.
09:53Indépendants, donc pas chez Sephora, pas chez les mastodontes ?
09:55Non, non.
09:56C'est un choix ?
09:56Pour l'instant, c'est un choix, oui.
09:58Pour ne pas être noyé dans la masse ?
10:00Pour construire et établir la marque.
10:04Là où je rejoins Christophe, c'est que nous, l'international,
10:06ça a pesé très fort dans notre chiffre d'affaires, assez rapidement.
10:09C'est-à-dire ?
10:09Là, aujourd'hui, la France, c'est à peu près un tiers de notre chiffre d'affaires.
10:13Donc, naturellement, ce que c'est notre marché historique.
10:16Mais tout le reste, en fait, c'est l'étranger.
10:18Et les États-Unis, c'est 15% de notre chiffre d'affaires.
10:21Donc, en trois ans, sans faire grand-chose,
10:23parce qu'on était aussi assez limités en ressources,
10:26on a aussi eu beaucoup, beaucoup de demandes de ce type de marché.
10:30Vous avez donc des revendeurs aux États-Unis ?
10:32Tout à fait.
10:33Revendeurs, distributeurs, agents,
10:35des personnes qui nous représentent aussi dans ces parties du monde,
10:38parce qu'on ne peut pas être partout.
10:39C'est allé vite, non, François, pour Facent ?
10:40J'ai l'impression que c'est fulgurant.
10:42En fait, j'imagine qu'il y a beaucoup de travail derrière.
10:44Oui, on n'est pas en train de dire que c'était facile.
10:47On ne va pas trop simplifier.
10:48Mais en fait, depuis que c'est lancé, oui, c'est fulgurant.
10:50Et je pense que c'est un peu la nouvelle caractéristique du monde du parfum
10:53qui ressemble un peu plus au monde de la beauté,
10:55où justement le rythme s'accélère.
10:58Il y a beaucoup de nouveautés.
11:00C'est un marché qui...
11:01En fait, au début des réseaux sociaux,
11:03il y a 10-15 ans,
11:06les parfumeurs n'étaient pas bien
11:09parce qu'en fait, ils n'arrivaient pas à communiquer le parfum
11:11sur les réseaux sociaux.
11:11Parce qu'un parfum, ça ne se sent pas par un écran.
11:13Par un écran, bien sûr.
11:14Donc en fait, vraiment, pour eux,
11:15c'était les parents pauvres de cette révolution.
11:17Et ça a changé avec TikTok
11:20et avec beaucoup de gens qui sont venus de l'industrie
11:22et qui sont devenus des influenceurs
11:23et qui ont apporté un nouveau vocabulaire
11:25et aussi des nouveaux rituels.
11:27C'est quoi le nouveau vocabulaire du parfum ?
11:28Il y a donc le layering dont on parle.
11:31Il y a le stacking.
11:33C'est quoi ?
11:33Par exemple, moi, je mets un parfum de cheveux.
11:37Donc on peut mettre un parfum de corps
11:39et un parfum de cheveux.
11:41En fait, vous faites déjà du layering
11:42sans vous en rendre compte
11:43parce que tous les produits sont tellement parfumés maintenant.
11:45Edvina, que vous mettez vos cheveux,
11:47votre corps, votre crème, etc.
11:49Il y a des parfums de vêtements aussi.
11:50Oui, Christophe Soles.
11:52Donc ça veut dire qu'il y a un nouveau vocabulaire
11:54et donc une nouvelle façon de porter le parfum.
11:56Et ça se communique sur les réseaux.
11:58Et donc ce côté un peu vestiaire,
12:00c'est-à-dire que les gens aujourd'hui vous présentent
12:02sur TikTok, sur YouTube.
12:04Le dressing du parfum.
12:05Le dressing du parfum,
12:06leur garde-robe du parfum.
12:08Et donc ça, c'est vraiment un nouveau phénomène
12:10et que Fashion t'a vraiment accompagné
12:13et en France a été un peu pionnier sur ce sujet.
12:15Aujourd'hui, Edvina,
12:17vous êtes deux plus trois stagiaires pour tout ça.
12:20Deux alternantes, une stagiaire.
12:21Donc c'est compliqué
12:22et je crois que le recrutement,
12:23c'est l'enjeu majeur aujourd'hui.
12:26Oui.
12:27Comme toutes les...
12:29Pour l'instant, les belles histoires.
12:31C'est vrai que là,
12:32donc on a un chiffre d'affaires
12:33qui grossit beaucoup.
12:34Vous êtes rentable ?
12:35Oui, on est rentable depuis le début.
12:38C'est très fort.
12:39Franchement, on est tous un peu bouche bée
12:41autour de la table de la France Bouche.
12:43Et c'est vrai que là,
12:45tout repose beaucoup sur nous.
12:47Moi, je m'occupe de toute la partie commerciale,
12:49opération, finance.
12:50Fanny, mon associée,
12:51s'occupe du marketing,
12:52de la communication
12:54et des nouveaux produits.
12:55Et c'est vrai que tout repose beaucoup sur nous.
12:58Donc trois ans à ce rythme,
12:59c'est aussi intense.
13:02Et c'est vrai que là,
13:03se pose la question
13:04d'on a besoin d'aide,
13:05de structurer.
13:07Donc c'est la question au coach ?
13:08C'est la question au coach.
13:08Si, je vous laisse la poser à François.
13:10C'est ma question à François.
13:11C'est en fait,
13:12comment dans ce contexte de croissance,
13:15structurer Facent,
13:17via le recrutement,
13:19et de façon saine,
13:21parce que c'est vrai qu'on peut
13:21assez vite tomber dans un tourbillon
13:24de beaucoup, beaucoup,
13:25soit trop recruté,
13:27soit trop dépensé en outils, etc.
13:29Donc comment on trouve le bon équilibre
13:31pour son stade et ses projets ?
13:34François Grouillet.
13:35Alors c'est une question passionnante
13:38que beaucoup de start-up
13:39à votre niveau de maturité se posent.
13:43Je pense que la première question
13:44que moi je vais vous poser,
13:46c'est est-ce que vous avez identifié
13:47ce qui vous empêche de grandir ?
13:50Donc de recruter ?
13:51Non, non, ce qui les empêche de grandir,
13:54pas de recruter.
13:55Parce que le recrutement,
13:56souvent, on se dit
13:57il faut que je recrute pour grandir,
13:58mais déjà il faut savoir
14:00qu'est-ce qui vous empêche de grandir.
14:01Est-ce que c'est parce que
14:03vous avez trop de points de vente
14:04et qu'il faut les gérer
14:06et ça vous prend trop de temps ?
14:08En fait, je peux vous poser
14:09une question un peu différente
14:11si c'est plus facile.
14:11Si vous aviez un jour de plus
14:13aujourd'hui dans votre semaine
14:14de libre,
14:15qu'est-ce que vous en feriez ?
14:16Je pense que vous avez assez bien,
14:17enfin j'allais répondre,
14:18ce qui nous empêche de grandir
14:20et encore on grandit assez bien,
14:21mais c'est le temps,
14:22c'est le manque de temps cruel.
14:24Et je pense que là aussi,
14:27c'est aussi le manque parfois
14:28de focus.
14:29On a beaucoup, beaucoup de projets.
14:31En plus, Fanny et moi,
14:32on est très, très dynamique.
14:33On aime bien être partout,
14:34faire beaucoup de choses
14:35et je trouve que parfois,
14:37il faut un petit peu
14:37se reconcentrer sur les sujets.
14:41Donc je dirais que c'est ça.
14:43On est un petit peu partout,
14:44plus éparpillé.
14:45François Grouillet.
14:47Pour moi, ça veut dire
14:47qu'il vaut mieux d'abord
14:49se poser les bonnes questions
14:50avant de se lancer
14:51dans un recrutement.
14:52Parce qu'un recrutement,
14:53ça coûte cher
14:54et en France, ça oblige.
14:56Donc c'est difficile
14:57de revenir en arrière ensuite,
14:58ça coûte cher.
14:59Et puis, c'est pas sympa
15:00pour la personne.
15:02Donc le mieux,
15:03c'est vraiment de se...
15:04Moi, mon conseil,
15:05ce serait de se poser la question
15:06de qu'est-ce qu'on fait
15:07qui est essentiel,
15:09qu'est-ce qu'on fait
15:09qui est, on va dire,
15:11périphérique.
15:12Comment est-ce qu'on peut
15:13se concentrer un peu plus,
15:14peut-être,
15:15sur les facteurs clés de succès
15:17de cette entreprise
15:19à ce moment-là.
15:21Et ensuite, comment on peut...
15:22Je déploierai d'abord
15:24toutes les stratégies
15:25pour ne pas embaucher d'abord.
15:27C'est-à-dire,
15:27qu'est-ce qu'on peut faire faire
15:28avec de l'intelligence artificielle
15:29aujourd'hui ?
15:30Il y a quand même
15:30beaucoup de solutions
15:31et on n'est plus
15:32dans des entreprises.
15:33En fait, l'entreprise
15:33aujourd'hui préférée
15:34des investisseurs,
15:36c'est celle qui grandit
15:38en impact,
15:39en valeur de marché,
15:41mais sans trop grandir
15:43proportionnellement
15:43en termes de nombre d'employés.
15:45Ça, c'est pas...
15:46Ça ne se donne pas
15:46beaucoup d'espoir
15:47pour ceux qui cherchent du travail.
15:49C'est pas une question...
15:49Entre guillemets,
15:50il vaut mieux avoir
15:50des gens qui viennent
15:51et qui sont très bons,
15:53qui ont vraiment une mission,
15:55un rôle,
15:55et voilà,
15:56avec des fonds de roulement
15:57pour les payer,
15:58plutôt que d'embaucher trop vite
16:00et ensuite se retrouver
16:00et se dire,
16:01voilà, je ne suis pas préparé.
16:04Christophe Salès,
16:05avec vos 2000 collaborateurs,
16:06vous, vous en pensez quoi ?
16:08Je partage seulement
16:09ce que dit François
16:10dans le cadre de la start-up.
16:12Il faut mieux,
16:13avant d'embaucher
16:14des collaborateurs,
16:15ce qui est quand même
16:16très contraignant
16:16dans le droit français,
16:20chercher des partenariats.
16:22quand on voyage dans le monde
16:24comme le fait François
16:25avec nos amis chinois,
16:26quand ils s'installent
16:27quelque part
16:27ou quand ils veulent
16:28démarrer un marché,
16:30ils cherchent des partenaires
16:30partout.
16:31Ils ne cherchent pas forcément
16:32à embaucher des personnes
16:33ou ils cherchent des partenaires
16:34pour créer des petits contrats,
16:35pour avoir des conseils.
16:37C'est le conseil
16:37que je pourrais donner
16:39effectivement à Facente,
16:40c'est de ne pas recruter
16:41tout de suite
16:42parce que c'est lourd,
16:43c'est compliqué,
16:43c'est contraignant
16:44et de chercher d'abord
16:45des partenaires qui vont bien
16:46pour aider à cette croissance.
16:47Et ensuite,
16:48donc je rajouterai,
16:49François,
16:49il faut quand même recruter
16:50un moment,
16:51on va parler de toute la vie.
16:53Donc ce que je veux dire,
16:53c'est que c'est la première question
16:54à se poser,
16:55c'est celle-là,
16:55c'est de,
16:57est-ce que ça vous aidera
16:57aussi à mieux recruter ?
16:59Et d'ailleurs,
16:59de se dire,
17:00est-ce que je recrute quelqu'un
17:01qui va s'occuper plutôt
17:03de la partie de distribution
17:05qui est importante pour vous ?
17:07Est-ce que c'est plutôt
17:08quelqu'un qui va s'occuper
17:09de la partie créative,
17:12de nouveaux projets ?
17:13Est-ce que c'est quelqu'un
17:13qui va plutôt s'occuper
17:14de la partie client,
17:16recrutement,
17:17communication ?
17:17Donc en fait,
17:17elle va acheter de l'expertise
17:19avant de recruter ?
17:20Moi,
17:20je pense qu'on peut acheter
17:21beaucoup d'expertise aujourd'hui
17:22sur des projets,
17:25utiliser l'intelligence artificielle aussi,
17:27créer cette combinaison,
17:28et ensuite,
17:29une fois qu'on a bien compris
17:30où étaient les besoins,
17:31là,
17:32vraiment prendre quelqu'un
17:32et être prêt à déléguer.
17:34Parce qu'aussi,
17:34parfois,
17:34on prend des gens,
17:35mais on n'est pas forcément
17:36prêt à déléguer,
17:36donc il faut aussi embaucher
17:37la personne sur un poste
17:38où vous vous dites,
17:39je suis prêt à laisser
17:40cette personne agir
17:41sans que je sois tout le temps
17:43en contrôle et en boule
17:47Elle crée son propre poste
17:48En tout cas,
17:49elle vient avec des responsabilités
17:51claires et un mandat clair
17:52et elle ne devient pas une autre
17:54parce que souvent,
17:55on embauche des gens
17:55qui deviennent en fait aussi
17:57des charges dans votre emploi
17:58du temps à vous.
17:59Donc l'idée,
18:00c'est vraiment de vous décharger.
18:00Quelqu'un d'indépendant ?
18:02Peut-être que pour vous,
18:03par exemple,
18:03c'est la production
18:04et de se dire,
18:04j'ai besoin de quelqu'un
18:05qui s'occupe de l'approvisionnement,
18:07de la production,
18:08donc plutôt quelqu'un,
18:09un opérationnel.
18:11Et comme ça,
18:11vous pouvez vous concentrer
18:12sur la relation à la clientèle
18:15et le développement
18:16de nouveaux produits.
18:17C'est clair pour vous, Dina ?
18:18Vous avez pris des notes,
18:19j'ai vu.
18:19Oui, c'est très clair.
18:20C'est vrai que je rebondis juste,
18:22mais on est même
18:23un petit pas au-dessus,
18:24c'est que nous,
18:25on a fait tout ça,
18:26donc on a des agences,
18:28des freelances, etc.,
18:29qui travaillent avec nous,
18:30donc des experts.
18:30Donc on est allé assez vite
18:31chercher aussi d'autres compétences.
18:34Mais c'est vrai que plus
18:35on travaille avec quelqu'un d'autre,
18:37ça demande aussi du travail,
18:38en fait, en plus,
18:38parce qu'il faut suivre cette personne,
18:40il faut la briefer,
18:40il faut s'assurer que les projets
18:42soient conduits, etc.
18:43Donc c'est mieux d'avoir
18:43une personne en interne
18:44qui sait tout ça.
18:45Là, nous, on arrive à un plafond
18:46et je le vois,
18:47en fait, qu'on a aussi
18:48beaucoup trop de personnes
18:49autour de nous
18:50et on doit un petit peu,
18:51voilà, aussi restructurer tout ça.
18:53Et là, il faut recruter vraiment
18:54avec la culture en tête.
18:55Parce qu'en fait,
18:56il faut se rendre compte
18:57que quand on passe de 2 à 3,
18:58on passe d'un segment à un triangle.
19:00Donc en fait,
19:00l'autre personne change le point,
19:02le centre de gravité
19:03immédiatement à 3.
19:04Quand on est 500
19:04et qu'on recrute
19:05à 501ème personne,
19:07l'impact est mineur.
19:08Mais à 3,
19:09il faut vraiment quelqu'un
19:10avec qui vous avez
19:11une culture commune,
19:12qui comprenne bien,
19:13qui sente la marque
19:14et qui presque la vive
19:17et la porte.
19:18Oui, le projet.
19:19C'est passionnant, François.
19:21Non mais vraiment,
19:22on est dedans,
19:22on a compris
19:23et moi, je suis sûre
19:25qu'Advina,
19:25il voit beaucoup plus clair.

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