00:01Europe 1, Pascal Pro et vous. 17h13 on est avec Géraldine qui est là et Géraldine j'ai une question
00:06à poser au professeur Amarenko.
00:09Je rappelle qu'il est neurologue, je rappelle que c'est la journée mondiale de l'AVC, c'est pour
00:12ça que vous êtes là avec nous.
00:14L'AVC est une histoire de femme, vaincre l'AVC, lorsqu'on dit une femme sur quatre aura un AVC,
00:19évidemment ça peut inquiéter. Géraldine.
00:22Oui, vous parliez d'oméga 3 tout à l'heure concernant l'alimentation et par exemple moi je prends des
00:26compléments alimentaires en oméga 3.
00:28Est-ce que ça fonctionne ou je dois privilégier le poisson deux fois par semaine ?
00:32C'est mieux de privilégier le poisson deux fois par semaine, il y a des médicaments qui ont été essayés
00:39et qui ont été prouvés efficaces,
00:41mais il faut de grandes quantités, 4 grammes par jour, qui n'ont pas encore été approuvés par les autorités
00:48de santé en France malheureusement,
00:51approuvés aux Etats-Unis comme d'habitude, voilà et c'est quand même un traitement qui pourrait réduire de 25
00:59% le risque de récidive, d'AVC ou d'infarctus du myocarde.
01:02Comment je sais si des canaux sont bouchés ? C'est par le scanner ?
01:07Alors, il y a différents moyens de détecter si les artères sont rétrécies par l'athérosclérose,
01:14c'est cette maladie qui bouche les coronaires et qui bouche les artères cérébrales.
01:17C'est ce qu'on appelle les plaques d'athérome.
01:19Voilà, c'est ça, lorsqu'on dit qu'il avait une plaque d'athérome, on entend ça dans le langage
01:23courant, ça, ça se voit où ?
01:25Ça se voit en échographie, Doppler, la carotide, alors c'est très simple, c'est beaucoup plus simple que pour
01:31le cœur,
01:31parce que c'est très facile à voir, donc c'est un examen très simple, qui nécessite un peu d
01:37'expertise,
01:37mais qui est très pratique, qui est très facile à reproduire.
01:41Donc les gens qui nous écoutent, par exemple, ils peuvent demain prendre rendez-vous, pourquoi pas, pour simplement savoir où
01:46ils en sont ?
01:46Oui.
01:47Ou il y a prise de sang, qu'est-ce que vous leur conseillez ?
01:49Moi, ce que je conseille, c'est de faire d'abord un test de dépistage,
01:52celui qu'on a mis en ligne sur vaincrelavc.org, tout attaché sans accent,
01:58il y a un test en 11 questions.
02:01On va aller poser ces questions, je l'ai fait, moi, je viens de le faire.
02:06Sur l'hypertension, le cholestérol, la glycémie, le tabac, le rythme du cœur.
02:14Mais il faut quand même, alors, il faut des précisions, c'est-à-dire qu'il faut être passé, peut
02:18-être,
02:19avoir fait une prise de sang, pour répondre aux 11 questions.
02:21Mais c'est mieux de connaître ces chiffres, comme je vous le disais tout à l'heure,
02:24il est très important, tout au long de sa vie, de connaître ces chiffres de pression artériel, de cholestérol, de
02:29glycémie.
02:31Ça, c'est une campagne de santé publique qu'il faudrait faire,
02:34parce qu'à partir du moment où vous connaissez ces chiffres, et qu'ils sont anormaux,
02:38évidemment, vous allez voir votre médecin généraliste pour corriger.
02:41Et ça, c'est quelque chose que l'on voit aux États-Unis, vous avez les grandes affiches,
02:44« Know your numbers », connaissez vos chiffres.
02:47Eh bien, en France, on devrait avoir exactement la même chose.
02:51Ça, c'est un point très important.
02:52Donc, à partir du moment où on a fait ce dépistage,
02:54et que le dépistage vous dit que vous avez un risque,
02:58le compte-rendu des 11 questions que vous recevez sur votre email
03:03vous indique s'il faut faire une échographie d'oplaire, justement, des carotides.
03:06– Jessica est avec nous, 40 ans, et je crois qu'elle a été soumise,
03:10elle a soumis deux AVC, alors qu'elle est très jeune.
03:13Bonjour, Jessica.
03:14– Bonjour.
03:15– Bonjour, Jessica.
03:16Vous avez peut-être une question, ou peut-être, d'abord, expliquez-nous votre cas.
03:20– Alors, moi, je ne fais pas partie des 80% des victimes d'AVC
03:27concernées par les facteurs de risque qu'a exposé le professeur Amarenko.
03:32Je fais partie des 20% restants de ces 150 000 victimes annuelles.
03:39J'ai effectivement fait une dissection carotidienne,
03:41comme il a été présenté tout à l'heure.
03:44Et moi, ce que je voudrais apporter en plus par rapport à ce qui a été dit,
03:49c'est qu'il ne faut pas oublier ces 20% restants,
03:52que l'AVC, on est effectivement tous concernés,
03:55même si on ne présente pas ces facteurs de risque.
03:57Et c'est pour ça qu'il faudrait effectivement une campagne de santé publique contre l'AVC,
04:01que chacun connaisse les signes que j'aimerais bien qu'on puisse rappeler,
04:05d'ailleurs, à votre antenne.
04:08Il faudrait des campagnes, comme on peut en avoir quand c'est la grippe,
04:12quand c'est la canicule, etc.,
04:14pour que chaque Français puisse connaître les signes et agisse vite.
04:17Et le réflexe d'appeler le 15,
04:19parce que chaque minute compte,
04:21et il y a un AVC toutes les 4 minutes en France.
04:23– Il n'y a pas de séquelles, manifestement ?
04:25Parce que les séquelles, par exemple…
04:28– Alors, si, je prouve, malheureusement…
04:30– Mais il n'y a pas de séquelles, manifestement, dans l'élocution.
04:33– Alors, plus.
04:34Parce que j'avais 31 ans quand j'ai fait mes deux AVC.
04:37Maintenant, j'en ai 40, comme vous l'avez rappelé.
04:40Mais à l'époque, j'avais de grandes difficultés d'élocution.
04:43Je bégayais, je cherchais mes mots, ça m'arrivait encore.
04:47Mais à côté de ça, j'ai également des troubles de l'équilibre,
04:49des troubles de la vue.
04:51Enfin, je ne vais pas vous exposer la liste.
04:53Mais si, j'ai des handicaps invisibles,
04:57même à la radio.
04:59Mais oui, si, si, j'en ai.
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