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Ce vendredi 30 octobre, Romain Aumond, macroéconomiste et stratégiste chez Natixis Investment Managers, Julien Leegenhoek, fondateur de Taranis, et Guillaume Law-Yee, analyste et gérant chez Optigestion, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:04BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Etienne Braille.
00:11C'est parti pour Good Morning Market. En première partie d'émission, vous retrouverez Romain Haumont,
00:15accro-économiste et stratégique chez Natix CCM. Pour revenir sur ces statistiques, encore une fois, impressionnantes.
00:21Hier, aux Etats-Unis, rendez-vous compte, la croissance du PIB est ressortie au-delà des 3%,
00:26alors qu'en France, et on en parlera d'ailleurs ce matin sur BFM Business, vous avez une croissance au
00:30troisième trimestre qui est absente,
00:31puisque c'est à moins 0,1% au troisième trimestre, d'après l'INSEE, qui a mis à jour
00:35ces perspectives ce matin.
00:37Nous reviendrons bien sûr sur le contexte de Banque Centrale, alors que Christine Lagarde va guiter la baissée au mois
00:42de février.
00:43Son départ n'était pas une surprise, elle avait indiqué qu'il était son mandat avant la fin qui devait
00:48prendre en 2027.
00:50Fin 2027, finalement, ce sera donc le 7 février qu'elle quittera la Banque Centrale Européenne.
00:55Et puis, les résultats d'entreprises aux Etats-Unis, ces dernières heures, ont été mal arbitrés,
01:00notamment en ce qui concerne le segment technologique.
01:02Moins 12% pour Alphabet, moins 8% hier soir pour Amazon en après-bourse, moins 23% pour Intel.
01:08Ça tombe bien, deux spécialistes de la tech seront sur ce plateau à 9h15.
01:12Guillaume Loewey, analyste et gérant chez OptiGestion, et Julien Léguenouk, fondateur de Taranis.
01:17Voilà quelques-uns des points qui seront évoqués dans la prochaine demi-heure.
01:21En attendant, il est 9h, toute l'information du jour avec Léo Dumas.
01:30C'est du rouge pour la croissance française.
01:33Le PIB de la France recule à nouveau, moins 0,1% au troisième trimestre, nous dit l'UNC ce
01:38matin,
01:38après déjà la stagnation du deuxième trimestre.
01:40Le moins 0,2% sur les trois premiers mois de l'année.
01:43La réaction dans ce contexte du ministre de l'Économie, Roland Lescure, ce matin sur France Info.
01:48La conclusion de tout ça, c'est qu'en 2026, l'économie française est à l'arrêt, sous la conjonction
01:54inédite de chocs externes et de chocs internes.
01:56La canicule, évidemment le choc dans l'étroi d'Hormouz.
01:59Et il faut qu'elle redémarre.
02:01Il faut redonner confiance.
02:03Et pour ça, avoir un budget, c'est essentiel, parce que c'est ce qui permettra de faire baisser le
02:06taux d'intérêt.
02:07Faire baisser le prix à la pompe.
02:09On le fait avec la libération des stocks stratégiques.
02:12Avoir un budget rigoureux, certes, mais qui maintient des marges de croissance,
02:16notamment avec un pacte de stabilité auprès des entreprises, pour qu'elles investissent.
02:19En attendant, les chiffres de ce matin n'annoncent rien de bon, déjà pour l'objectif de cette année.
02:24Le gouvernement qui vise toujours 0,5% de croissance pour 2026.
02:28Et puis pour l'an prochain aussi, nous dit Anthony Morley, la vie d'Ali, économiste chère avec ses codes,
02:33sur BFM Business.
02:34Là, on rentre, je trouve, dans le scénario plutôt batte-fourchette, pour ne pas dire noir, de l'économie française.
02:40C'est, quand on regarde 2026, on a un acquis, c'est-à-dire si le dernier trimestre, on n
02:45'a pas de croissance, on s'arrêtait là,
02:47on aurait une économie qui progresserait de seulement 0,2%.
02:50Honnêtement, c'est très peu, on est très loin du potentiel de l'économie.
02:53Et ça signifie qu'on aura très peu d'élan pour rentrer dans 2027.
02:57Donc même si on commence à reconnaître un petit peu de croissance dans le courant de l'année 2027,
03:01ça va nous donner des chiffres qui vont être honnêtement très bas.
03:04On est vraiment dans le creux de la vague aujourd'hui,
03:06dans une situation où on a des tensions qui sont économiques, sociales et financières.
03:10Dans l'actualité aussi ce matin, cette cyberattaque de grande envergure chez Binance,
03:15la plus grosse plateforme mondiale d'échange de cryptos,
03:18qui est victime depuis cette nuit d'un piratage exceptionnel.
03:216,3 milliards de dollars d'actifs sont concernés.
03:24Tous les dépôts et retraits sont temporairement suspendus
03:27pour éviter les vols massifs.
03:29Binance qui a publié sur X plusieurs messages contradictoires.
03:33En assurant d'abord que tous les fonds déposés par les clients sur son site
03:36étaient totalement à l'abri,
03:38avant d'annoncer un peu plus tard qu'elle couvrirait toutes les pertes.
03:41Binance qui explique que c'est probablement un ordinateur portable
03:44de l'un de ses ingénieurs qui a été compromis.
03:48Et puis en France, il y a Total Energy qui prend les devants
03:51et qui déploie l'opération baisse de prix dès demain.
03:53C'est-à-dire avant le lancement officiel de la libération des stocks stratégiques de gasoil,
03:58le diesel, qui sera désormais plafonné à 2,15 euros dans les stations Total Access,
04:032,25 euros dans les autres.
04:05Le groupe français qui annonce par ailleurs une remise de 20 centimes par litre
04:09sur le gasoil non routier pour les agriculteurs
04:12et sur le gasoil de pêche pour les pêcheurs.
04:15Merci beaucoup Léo Dumas.
04:16Le CAC 40 est parfaitement stable ce matin à l'ouverture,
04:19à la porte des 8 000 points, 7 976 points,
04:22après déjà une très belle séance hier où l'indice avait gagné près de 1%
04:25grâce notamment aux résultats d'entreprises qui surprennent les investisseurs positivement.
04:30C'est le cas notamment ce matin de Sanofi qui gagne plus de 5,8% au-delà des 80
04:34euros
04:35alors que le groupe revoit à la hausse ses prévisions pour la dernière partie de l'année.
04:39Dans le segment technologique, vous avez Capgemini également
04:42qui relève très légèrement son objectif de chiffre d'affaires pour 2026,
04:48tiré notamment par un troisième trimestre supérieur aux attentes
04:51et également par une bonne dynamique, dit le groupe,
04:54notamment en France mais aussi et surtout aux Etats-Unis.
04:57Les autres publications à suivre ce matin,
05:00du mieux du côté de Crédit Agricole
05:03qui annonce un bénéfice net en hausse de 11% au troisième trimestre.
05:08C'est en ligne avec les attentes
05:10et puis hier soir, on avait des bonnes publications également du côté d'AXA
05:13qui confirme ses objectifs pour cette année.
05:17Voilà les grandes publications bien sûr à suivre.
05:19Du côté de l'Europe, des résultats également du côté notamment du segment de la santé
05:25avec des résultats au-delà des attentes pour AstraZeneca
05:29qui publie une hausse de 23% de son bénéfice net au troisième trimestre
05:34quand BP dans le secteur énergétique a vu son bénéfice net quadrupler au troisième trimestre
05:39dans le sillage, souvenez-vous de Total
05:40qui avait annoncé un résultat net plus que multiplié par deux au troisième trimestre
05:46par rapport à l'an dernier.
05:47Très courte pause, on se retrouve dans un instant avec Romain Aumont de Natixis IM
05:51afin d'évoquer les banques centrales mais également l'allocation d'actifs
05:54alors que la tech vit une petite pause ces dernières heures.
05:58Et c'est que le début, au regard des futurs pour cet après-midi.
06:12Dans un instant, on parlera du segment technologique
06:15alors que le Nasdaq 100 sur le futur perd plus de 2%
06:17alors que hier soir, Intel perdait 23% et Amazon 8%
06:20juste avant, un point quand même sur la situation macroéconomique
06:23avec un macroéconomiste et stratégique chez Natixis IM, Romain Aumont.
06:26Bonjour Romain.
06:27Bonjour Etienne.
06:27Merci de nous accompagner ce matin.
06:29On parlera d'ailleurs dans les experts tout à l'heure à 9h30
06:32du PIB au troisième trimestre en France,
06:33moins 0,1%, la France qui prend la route de la récession.
06:36Quand pendant ce temps, aux Etats-Unis, hier, on apprend que la croissance
06:39au troisième trimestre était supérieure à 3%.
06:41On est vraiment sur deux mondes qui sont totalement différents.
06:44On dit souvent que la croissance aux Etats-Unis
06:46est tirée par l'intelligence artificielle, l'économie en cas, etc.
06:49Quand vous regardez en détail cette croissance au troisième trimestre,
06:52quel premier constat vous pouvez faire ?
06:54Alors ce chiffre de 3,4% de croissance trimestrielle en rythme annualisé,
06:58il faut bien le préciser, est porté, il est vrai, par de l'investissement,
07:01toujours massif, qui contribue de l'ordre de plus de 3 points de pourcentage
07:05à la croissance de la valeur ajoutée, tirée par l'investissement dans les CAPEX,
07:09dans les data centers, dans les capacités de calcul.
07:11Néanmoins, quand on détricote un petit peu le chiffre de croissance,
07:14on voit toujours une contribution de la consommation des ménages
07:17qui contribue de l'ordre de 2 points de pourcentage à cette croissance,
07:20une consommation des ménages qui demeure donc robuste.
07:23Et on a finalement une troisième partie de cette demande interne
07:26qui tient également, c'est la dépense gouvernementale.
07:29Donc globalement, quand on regarde ce chiffre,
07:31on a finalement une poussée de la part de la demande interne
07:34qui est finalement contrebalancée par une balance commerciale
07:37qui est nécessairement négative
07:40et qui contribue fortement négativement à cette croissance du PIB.
07:43Mais au total, ce 3,4% est avant tout un signe pour nous
07:47qu'on est face à un cycle macroéconomique,
07:49et on le dit depuis maintenant plusieurs trimestres,
07:51extrêmement fort aux États-Unis
07:52et avec un acquis de croissance finalement,
07:54avec ce chiffre déjà de 2,2% pour l'année 2026,
07:59à mettre en parallèle avec l'acquis de croissance français
08:01de l'ordre de 0,2% cette année.
08:03Comment expliquer cela malgré un choc énergétique,
08:07non pas sur le gaz,
08:08puisque les prix du gaz aux États-Unis sont sur des plus bas de deux ans
08:10quand chez nous, en Europe, on est sur des plus hauts de 2022.
08:13Mais les prix à la pompe ont bondi aux États-Unis, bien sûr.
08:17Néanmoins, vous le dites, la consommation, elle tient.
08:19On a des consommateurs qui sont au rendez-vous.
08:22Qu'est-ce qui fait qu'on est un petit peu sur une autre planète, là, aux États-Unis ?
08:25On considère que globalement, les économies mondiales,
08:28et c'est le cas tout particulièrement aux États-Unis,
08:29sont de moins en moins sensibles finalement au choc énergétique.
08:32C'est aussi un petit peu le cas en Europe,
08:34quand on regarde vraiment la croissance européenne prise en agrégé.
08:36On a finalement une dépendance énergétique qui est moindre,
08:40des agents qui savent maintenant finalement travailler avec une incertitude géopolitique
08:45et une incertitude sur les chaînes d'approvisionnement énergétique.
08:51Et finalement, ce que l'on considère, c'est que le consommateur américain,
08:54à l'heure actuelle, bénéficie surtout d'un effet richesse absolument fondamental
08:58qui émane de la sphère equity.
09:00Et globalement, ce n'est plus tant le régime de taux d'intérêt
09:03ou le régime de revenus qui compte dans la consommation des ménages,
09:06mais c'est avant tout la bonne tenue des marchés financiers.
09:09Et finalement, depuis le début de l'année, quand on regarde le S&P 500,
09:12ça reste quand même quelque chose qui gravite autour de plus 13, plus 14 %,
09:17et donc derrière, ça signifie de la consommation des ménages supplémentaires
09:20à travers ce qu'on appelle un effet richesse.
09:22Est-ce que ça ne veut pas dire du coup que cette économie, elle est fragile,
09:24qu'elle repose sur quelques éléments qui sont quand même assez tangibles ?
09:28On peut toujours considérer que finalement, on a une économie dite en cas,
09:31profil en cas où finalement, c'est les ménages les mieux dotés financièrement
09:34qui tirent la croissance, mais c'est quelque chose, encore une fois, qui n'est pas nouveau.
09:38Si on rappelle finalement qui contribue à la croissance de la consommation
09:42aux États-Unis en termes de ménages, il faut bien rappeler que
09:44ce sont les 10 % des ménages les plus dotés financièrement
09:48qui contribuent à plus de 50 % de cette consommation aux États-Unis à l'heure actuelle.
09:52Bon, le problème, c'est l'inflation, encore et toujours, 3,6 % au mois de septembre.
09:57Kevin Walsh est abstenu de tout commentaire mercredi soir.
10:00Ça n'empêche qu'avec des données comme celles que vous venez de commenter,
10:05la Fed, tôt ou tard, elle va devoir remonter ses taux.
10:07Et d'ailleurs, le marché anticipe une hausse de taux en décembre.
10:10Le marché anticipe en effet une hausse de taux en décembre,
10:12encore une peut-être au premier trimestre 2027.
10:15Nous, on considère que la hausse de taux en décembre est tout à fait actée
10:19pour que finalement, la Fed défende sa crédibilité
10:22et d'un retour à moyen terme de l'inflation à sa cible.
10:25Maintenant, on a l'impression, dans la prise de parole de M. Walsh,
10:29qu'il est urgent d'attendre.
10:30Il nous explique qu'on va être dans une période d'intermeeting
10:32avec énormément d'informations et il a tout à fait raison.
10:35Et quand on regarde le chiffre d'inflation d'hier,
10:38finalement, quand on regarde la proportion de composants
10:41qui ont eu une variation négative sur trois mois successives,
10:46eh bien cette proportion augmente.
10:47C'est-à-dire qu'on a des tensions désinflationnistes
10:49au sein même du chiffre d'inflation.
10:51Et donc, vous avez ce choc énergétique qui joue nécessairement sur cette inflation.
10:55Néanmoins, on n'a absolument aucune diffusion de ce choc inflationniste
10:58dans la partie sous-jacente.
10:59Et ça, c'est quelque chose que les banques centrales ont envie de voir
11:02de telle sorte à ne pas, finalement, comme le marché l'anticipe,
11:06devoir continuer à augmenter leur taux en 2027.
11:08Est-ce que vous pouvez faire le même constat pour l'ABCE ?
11:11Pour rappel, l'inflation hors énergie, hors alimentaire,
11:14au mois de septembre en zone euro était de 2,5 %,
11:18c'est-à-dire la même qu'il y a un an.
11:21Christine Lagarde, hier, n'a pas donné de détails,
11:23là aussi, sur des hausses de taux.
11:25Elle est bien consciente que, contrairement aux États-Unis,
11:27la croissance en zone euro est bien plus fragile.
11:31On est à la fin, là, d'un cycle monétaire pour l'ABCE
11:34où, non, malheureusement, il y aura encore d'autres hausses de taux à venir.
11:38Christine Lagarde semblait dire que c'était plutôt un vote
11:40concernant le fait d'augmenter son taux ou non.
11:43C'est-à-dire que, globalement, on est quand même encore
11:44sur un risque asymétrique à la hausse sur les taux d'intérêt directeurs
11:48de la Banque Centrale Européenne.
11:49On considère, encore une fois, comme aux États-Unis,
11:51qu'il va y avoir sans doute encore une hausse de taux en décembre.
11:54Maintenant, il faut bien prendre en compte que la volatilité
11:56que l'on a observée sur la partie de la dette souveraine
12:01et sur les taux, finalement, contribue
12:03et est un allié objectif des banques centrales.
12:05Et comme le rappelait Christine Lagarde,
12:07avec une hausse depuis le dernier meeting de septembre
12:09des taux longs de l'ordre de 34 points de base
12:11sur l'entièreté de la courbe européenne agrégée,
12:14eh bien, il n'y a sans doute pas besoin
12:16de rentrer dans un cycle de resserrement trop massif
12:19dans la mesure où, finalement, le marché est déjà en train
12:20de filtrer l'information pour la Banque Centrale.
12:23Nous parlerons, bien sûr, de Christine Lagarde
12:24dans les experts, avec notamment
12:26Jean-Charles Simon, Robin Rivaton
12:28et Anthony Morley-Lavidali.
12:30Comment voyez la suite pour la BCE,
12:33sachant que Christine Lagarde va quitter
12:34l'institution en février ?
12:36Ça change quoi, aujourd'hui, le départ de Christine Lagarde
12:39pour la politique monétaire ?
12:41Alors, pour nous, ça ne changera strictement rien
12:43dans la mesure où, finalement, les présidents
12:45de Banque Centrale changent, mais les traités, eux,
12:47restent les mêmes.
12:48Et le traité fondamental qui organise
12:51la Banque Centrale Européenne,
12:52c'est avant tout un mandat de stabilité des prix.
12:54Et globalement, ce n'est pas tant une question
12:57entourant Christine Lagarde qui est intéressante,
12:59mais il faut rappeler également qu'il va falloir remplacer
13:01Madame Schnabel, qu'il va falloir remplacer
13:03Monsieur Lein, et donc, on a finalement
13:04trois postes au sein du directoire
13:06qu'il faut remplacer.
13:07Et bon, classiquement, il va y avoir
13:09un petit jeu politique à l'échelle de la zone euro
13:11pour pouvoir nommer ces nouvelles personnalités.
13:15Dans un instant, nous reviendrons en détail
13:16sur les publications dans le secteur technologique
13:18aux États-Unis.
13:19En termes d'allocations, là,
13:20quels sont les secteurs que vous aimez bien ?
13:22Sachant que sur ce plateau,
13:23vous nous l'avez dit à nombreuses reprises,
13:24vous continuez de surpondérer les États-Unis,
13:26la zone où, aujourd'hui,
13:27il y a le plus de croissance des profits.
13:28On continue à maintenir cette surexposition structurelle,
13:31on va dire, au marché actions américain.
13:33On élargit, finalement, maintenant notre exposition sectorielle,
13:36non pas qu'à la technologie, mais on aime, finalement,
13:38les industriels, notamment aux États-Unis.
13:40On aime toutes les entreprises qui gèrent, finalement,
13:43dans le secteur des matériaux.
13:45On aime, encore une fois,
13:47les secteurs cycliques de croissance.
13:49Et on considère que, finalement,
13:51avec ce cycle de croissance et ce super cycle d'investissement
13:54qui a lieu à l'heure actuelle aux États-Unis,
13:56on va continuer à avoir, finalement,
13:58une croissance bénéficiaire des entreprises.
14:00Et l'Europe, aujourd'hui,
14:01est-ce qu'il est temps de revenir sur certaines sociétés,
14:06certains secteurs ?
14:06L'Europe qui est en retard par rapport aux États-Unis.
14:09Même l'Eurostock 50 gagne 5-6%,
14:10là où les indices américains font deux fois mieux.
14:13L'Europe est en retard,
14:14mais il faut bien regarder que la croissance bénéficiaire
14:16des entreprises du Stock 600, par exemple,
14:18est supérieure en glissement annuel
14:20à celle des entreprises du S&P 500.
14:23Et donc, en Europe,
14:24on aime, finalement, quand même,
14:25regarder encore les financières
14:27qui ont pris un petit reflux ces derniers temps.
14:31Et avec, finalement, notre scénario
14:33d'une hausse de taux un petit peu moindre
14:35de la part de la BCE
14:36et avec, finalement, toujours une courbe des taux longues
14:39qui va sans doute s'ancrer sur des niveaux élevés,
14:41eh bien, finalement,
14:42les bancaires peuvent être une solution.
14:44On aime aussi l'énergie
14:45et toujours, finalement, la technologie.
14:47Merci beaucoup.
14:48Romain Aumont nous a raccompagné ce matin,
14:49macroéconomiste et stratégiste de Natixis IM.
14:52Ça tombe bien, on va continuer à parler
14:53d'allocation de valeurs
14:54avec deux gérants spécialisés sur la technologie.
15:01Guillaume Loé, analyste et gérant
15:03chez OptiGestion,
15:04et Julien Léguenouk, fondateur de Taranis.
15:06Bonjour, messieurs.
15:07Merci de nous accompagner ce matin.
15:08Alors que les derniers résultats
15:10dans le secteur technologique
15:12ont très clairement déçu.
15:13Intel, moins 23% hier soir en après-bourse.
15:16Amazon était à moins 8%
15:17quand Alphabet a perdu 12% hier.
15:20Le Nasdaq a perdu plus de 1,3%
15:22quand le Nasdaq 100 en préouverture
15:24perd un peu plus de 2%.
15:25Qu'est-ce qui cloche, là,
15:26dans ces résultats d'entreprise ?
15:28Guillaume Loé,
15:28on se souvient que Meta,
15:29la semaine dernière,
15:30avait perdu 7% également.
15:32C'est les dépenses qui pêchent
15:33parce que sur la partie business,
15:35sur la partie croissance,
15:35sur le cloud, etc.,
15:37ça a été très bon chez les GAFAM.
15:38Mais la partie investissement
15:40fait très, très peur au marché.
15:42Et on le voit,
15:42si on prend un peu de hauteur,
15:44les GAFAM qui résistent le mieux
15:46sont celles qui ont le moins
15:47de free cash flow négatif.
15:48Bon, Apple ne le fait pas du tout,
15:50enfin, très peu d'investissement
15:51par rapport aux autres hyperscalers.
15:53Et Microsoft reste en cash flow positif
15:56et on voit que c'est elle
15:57qui corrige le moins.
15:58Les cash flows, encore et toujours,
16:00c'est l'indicateur qui est regardé
16:02en ce moment par les marchés.
16:03Hier soir, le flux de trésorerie
16:05a plongé à moins 42 milliards
16:08pour Amazon.
16:09Le consensus ne s'attendait pas
16:12à une telle baisse.
16:13Par contre, il faut être clair,
16:15c'est une surprise pour personne,
16:17ces dépenses, Julien Léguenoux.
16:18Quand Amazon vous dit
16:19on va dépenser 220 milliards cette année,
16:21oui, à un moment ou à un autre,
16:22ça va faire plonger le cash flow.
16:23Tout à fait, ça fait plonger le cash flow
16:25et j'ajouterais pour complémenter,
16:28c'est la partie Internet aussi
16:30qui a été assez négative.
16:31Donc, la recherche chez Google
16:33a quand même plus de la moitié
16:34du chiffre d'affaires.
16:36La partie publicitaire aussi
16:37chez Amazon qui a péjoré.
16:39Le cloud, effectivement,
16:41les dépenses sont là,
16:42mais le retour sur l'investissement,
16:44le ROIC devrait être positif
16:46sur les commentaires
16:47ou je serai assez positif
16:48sur la partie cloud
16:50de ces sociétés,
16:52malgré les chiffres en gerbaisse.
16:54Avec une croissance
16:55qui est toujours très, très forte.
16:57Hier soir, AWS, 39%.
17:00Guillaume Loé, Azure avait également publié
17:03une croissance au-delà des attentes.
17:06Malgré tout, ça ne permet pas
17:07de rassurer le marché
17:08sur la monétisation
17:10de l'intelligence artificielle.
17:11Qu'est-ce qu'il lui faut au marché
17:12pour se dire,
17:13c'est bon, ces boîtes,
17:14elles investissent énormément d'argent,
17:16mais en face, il y a de la croissance.
17:17Ce qui, factuellement, est vrai.
17:18Quand vous regardez Google Cloud,
17:19les ventes ont doublé
17:20par rapport à l'année dernière.
17:21Donc oui, les titres baissent,
17:23mais dans le cloud,
17:23pour l'instant,
17:23la croissance est au rendez-vous.
17:25Non, la croissance, c'était au rendez-vous.
17:26On le voit même sur l'utilisation,
17:27ce qui est le plus important,
17:28le taux d'adoption.
17:29Microsoft nous donnait un chiffre hier,
17:30je crois que sur Copilot,
17:31c'était 50% d'utilisateurs quotidiens en plus,
17:33ce qui est quand même assez important
17:34dans les entreprises.
17:36Le marché est vraiment en train d'acter
17:37les free cash flow négatifs.
17:39Je pense qu'il avait regardé ça
17:41les trimestres précédents
17:42de manière un peu lointaine.
17:43Maintenant qu'on est en plein dedans,
17:45effectivement, sur les résultats,
17:47le marché sanctionne.
17:48Maintenant, la question qu'il faut se poser,
17:50c'est quand est-ce que le marché
17:51va se mettre à re-regarder
17:52les free cash flow positifs
17:53qui vont arriver
17:54et qui sont d'ailleurs impressionnants
17:55parce qu'Amazon prévoit
17:57un trilliard de chiffres d'affaires,
17:58je crois.
17:58C'est des chiffres
17:59qui sont complètement faramineux.
18:00Et dès qu'on va repasser
18:01en free cash flow positif
18:02ou que le marché va se re-regarder
18:04ces free cash flows,
18:05ça devrait être plus intéressant
18:06pour les GAFAM.
18:07Est-ce que ces publications,
18:09elles remettent en cause
18:10les introductions en bourse à venir ?
18:13Anthropique est censée rentrer en bourse
18:15d'après le Wall Street Journal
18:16la semaine du 16 novembre.
18:17Open AI a reporté à l'an prochain.
18:20Là, quand vous avez la tech
18:21qui prend le bouillon
18:21avant une introduction en bourse
18:23d'une telle ampleur,
18:24ça fait un petit peu mauvais jour quand même.
18:26Ça fait un petit peu mauvais jour,
18:27je suis d'accord avec vous.
18:28Maintenant, on en discutait tout à l'heure,
18:30les chiffres qu'on voit
18:32d'entreprise,
18:33Open AI, etc.,
18:34sont stratosphériques
18:35et c'est des sociétés
18:37qui méritent d'être introduites
18:38en bourse.
18:38Il n'y a aucune raison
18:39que le marché n'ait pas accès
18:41à ces sociétés-là.
18:42Surtout qu'elles ont besoin
18:43de se financer.
18:43À raison, c'est des croissances
18:45qui vont être très très fortes
18:46et donc elles ont leur place en bourse.
18:47Quand vous regardez
18:49rétrospectivement
18:49ces quatre publications,
18:50donc Meta la semaine dernière,
18:52cette semaine Alphabet
18:54et donc Amazon
18:56et également Microsoft,
18:57est-ce que vous dites,
18:58Julien Leguenou,
18:58que le marché a été dur ?
19:00Moins 12 donc pour
19:02la publication d'Alphabet,
19:04moins 8 en après-bourse
19:05hier soir pour Amazon
19:06quand Microsoft a très largement
19:07dépassé les attentes
19:08et le titre a fini quasi flat.
19:10Le marché, effectivement,
19:12est en train de se poser
19:13beaucoup de questions.
19:14Vous parliez d'Enthropic,
19:15je pense que c'est important
19:15aussi de souligner
19:16qu'il y a deux disrupteurs
19:17en train d'arriver,
19:18Enthropic et SpaceX,
19:19qui arrivent
19:19et qui sont très actifs
19:21eux aussi sur le cloud.
19:22En lisant le prospectus
19:23d'Enthropic,
19:24je découvre qu'ils veulent
19:25directement concurrencer
19:27les GAFAM
19:28en allant voir les NeoCloud,
19:30donc utiliser moins le cloud
19:31de Microsoft,
19:32d'Amazon
19:33ou de Google.
19:34Enthropic le dit,
19:35ils veulent parler
19:36directement au NeoCloud.
19:37Ils veulent parler aussi
19:38directement à Nvidia
19:39et aux trois autres
19:41prestataires de puces
19:42pour aussi contourner
19:45les NeoCloud eux-mêmes.
19:46Donc, ils sont en train
19:46de mettre en concurrence
19:47tout le monde
19:47et à devenir eux-mêmes
19:48des opérateurs
19:49de data center.
19:50Alors, on n'a pas encore
19:50les chiffres exacts
19:51de combien c'est
19:52parce que c'est un prospectus
19:53préliminaire.
19:55Donc, le gros fromage
19:56du cloud, en réalité,
19:57est attaqué par SpaceX,
19:58par Anthropic,
19:59par tout le monde.
20:00Et ces baisses, je pense,
20:01reflètent aussi ces craintes
20:02avec notamment Alphabet
20:04qui a eu des marges
20:05inférieures aux attentes
20:05sur le cloud.
20:06Et en termes d'allocations,
20:07comment aujourd'hui
20:08vous vous positionnez
20:09sur ces valeurs
20:10qui sont incontournables
20:11dans les indices,
20:12dans les benchmarks ?
20:13Donc, en tant que gérant,
20:15comment on arrive
20:16à se différencier
20:17ou en tout cas
20:17à faire de la performance
20:18sur des valeurs
20:19qui, depuis 12-18 mois,
20:21ont des parcours
20:21totalement différents ?
20:23On en parlait.
20:24Effectivement,
20:25on reste long
20:26sur ces sociétés-là
20:27parce qu'elles sont incontournables.
20:28Les valorisations sont
20:29quand même beaucoup plus basses.
20:30À part Microsoft
20:31qui a très bien performé
20:32depuis trois mois.
20:33Ça, c'est quand même
20:33pas mal compris
20:34en termes de multiples.
20:35Donc, on les a.
20:37On ne surpondère pas tellement.
20:40Par contre,
20:40on va complémenter
20:41avec notamment
20:42des équipes entières
20:43de semi-conducteurs
20:43à SML,
20:44à Plain Materials,
20:45des sociétés comme ça
20:46qui, je pense,
20:46sont très attractives aujourd'hui.
20:48Et nous,
20:49on va aussi sur le spatial,
20:50notamment en Europe
20:51avec des sociétés
20:52comme Créotech ou OHB.
20:54Microsoft, en effet,
20:54qui a repris 50%
20:56depuis ses résultats trimestriels.
20:58C'était à la fin
20:59du mois de juillet.
21:00Le secteur des semi-conducteurs
21:02qui a vécu également
21:02ces dernières heures
21:03des mauvais moments.
21:07Intel est quand même
21:08à moins 23
21:08hier soir
21:09en après-bourse.
21:11ce matin,
21:11un gros décrochage
21:12de SKINX,
21:13de Samsung
21:13qui ont pourtant
21:14publié des résultats
21:16extraordinaires
21:16en début de semaine.
21:18Un secteur qui est cyclique
21:19mais des acteurs
21:20qui vous disent
21:21tout va bien.
21:22On a encore de la musique.
21:23Quand vous regardez SKINX,
21:25ils vous disent
21:25on aura encore un déficit
21:26jusqu'à 2030 au moins.
21:28Alors,
21:28tout dépend
21:29du point de départ,
21:31disons,
21:32pour les mauvaises nouvelles
21:32parce que ces sociétés
21:33dont on parle,
21:34les SKINX,
21:35les Micron
21:35sont quand même
21:35à 100%
21:36depuis le début de l'année.
21:37C'est-à-dire que le malheur
21:38des CAPEX pour les GAFAM
21:39font le bonheur
21:40des équipementiers
21:41et dépêlent les pioches
21:42de l'IA.
21:43À noter que sur la...
21:44Parce que là,
21:45du coup,
21:45on parlait de la mémoire.
21:46Nous,
21:46on préfère effectivement
21:47aussi les ASML,
21:48Nvidia et compagnie
21:49parce que la mémoire
21:51a vu ses marges augmenter.
21:54Là où ça s'est fait
21:55par les volumes
21:55sur les ASML,
21:56Nvidia,
21:57donc c'est quand même
21:57un peu plus sûr
21:58comme croissance.
22:00Du coup,
22:00ça donne des titres
22:01un peu moins volatiles.
22:05Les dépenses
22:06des GAFAM
22:07partent quelque part,
22:08ça part dans les pioches
22:09de l'IA.
22:10Les résultats
22:11sont très bons.
22:12Effectivement,
22:13la mémoire est un peu
22:14chahutée en ce moment.
22:16On pense que les niveaux
22:17de valo quand même
22:17restent en ce moment
22:18assez attractifs,
22:19donc c'est aussi
22:19le moment d'y aller.
22:20Le secteur des semi-conducteurs
22:21qui a un PER,
22:22donc un ratio court
22:23sur bénéfice
22:24relativement faible
22:25par rapport aux
22:27hyperscalers,
22:27par rapport aux GAFAM.
22:29Est-ce que pour vous,
22:30aujourd'hui,
22:31ça mérite de s'y attarder
22:33ou non,
22:33le secteur des semi-conducteurs
22:34est entre guillemets
22:35pas cher
22:36et il restera pas cher
22:37parce qu'il y aura
22:37toujours un doute
22:38sur la soutenabilité
22:39de cette croissance ?
22:40Ah non,
22:40moi je pense que
22:41j'ai une incompréhension
22:42par exemple sur le PER
22:44de Nvidia.
22:45Je pense que Nvidia
22:45est vraiment pas cher,
22:46qu'on est sur des bons
22:48points d'entrée
22:48et elle a une belle capacité
22:51à s'auto-disrupter
22:52Nvidia,
22:53si vous voulez,
22:53tous les deux,
22:54trois ans,
22:54elle nous sort un nouveau produit,
22:56ce qui n'est pas le cas
22:56des SKNX,
22:57Micron et compagnie
22:59et du coup,
22:59ça lui assure
23:00une certaine croissance
23:02et au début,
23:03elle nous vendait des puces,
23:04maintenant,
23:04elle nous vend
23:05un espèce d'écosystème
23:06avec un soft
23:07donc c'est plutôt intéressant
23:08de ce côté-là.
23:10Du côté de Nvidia,
23:11on attendra les résultats
23:13qui interviendront
23:14après cette saison
23:15comme d'habitude
23:17chez Taranis.
23:18Le secteur des semi-conducteurs,
23:20vous l'aimez bien ?
23:20Alors c'est vrai
23:20qu'il faut différencier Nvidia
23:22qui, c'est vrai,
23:24est aujourd'hui
23:24l'une des valeurs préférées
23:25versus les acteurs
23:27des mémoires RAM,
23:28les Micron,
23:29les Samsung
23:29ou encore
23:30les SKNX.
23:32On différencie les deux,
23:33on apprécie la plupart
23:34des goulets d'étranglement
23:35de l'intelligence artificielle,
23:37effectivement Nvidia,
23:39Broadcom,
23:40également la mémoire,
23:42même si,
23:42comme nous l'a montré
23:43Intel,
23:43le marché du PC,
23:45c'est un désastre
23:46avec une guidance
23:4820% inférieure aux attentes
23:50pour le prochain quarter,
23:51donc on se méfie
23:52un petit peu
23:53de la partie mémoire,
23:54mais on s'intéresse aussi
23:56à la photonics
23:57avec des sociétés
23:58comme Lumentum,
23:59par exemple,
24:00ou les transmissions
24:03au cuivre
24:04comme Credo Technology,
24:06ainsi que les MLCC,
24:08Multi-Layer Ceramic Capacitor,
24:10comme Murata au Japon
24:11ou Samsung Electromechanics,
24:13qui sont les plus gros
24:14postes de dépense
24:15des data centers,
24:16ce sont ces secteurs-là.
24:17Donc,
24:18l'heure des mémoires RAM
24:20est un petit peu passée.
24:21Vous nous dites,
24:21il faut regarder d'autres valeurs,
24:23il faut passer un petit peu
24:23à autre chose,
24:24c'est ça en clair le message ?
24:25La mémoire,
24:26le prix augmenté,
24:27que ce soit pour le NAND
24:28ou pour le DRAM,
24:29entre 300 et 500%
24:30depuis un an,
24:31et puis c'était déjà le cas aussi,
24:33ça avait fortement augmenté
24:34l'année précédente,
24:35donc c'est sûr
24:35que ça se reporte
24:36sur la demande de consommation
24:38des PC
24:38qui est en chute libre.
24:40On verra Apple
24:41et les smartphones
24:42lundi prochain.
24:44Effectivement,
24:44la hausse des prix
24:45commence à impacter
24:46fortement le consommateur
24:47tout est pris
24:48par les datacenters.
24:49La question,
24:50c'est est-ce que
24:50la hausse de la demande
24:51des datacenters
24:52va compenser
24:54la baisse
24:54sur le secteur consumer ?
24:56On va dire
24:57qu'on a tellement
24:58plus de visibilité
24:59sur les autres segments
25:01qu'on préfère être plus surprené
25:02les autres segments
25:03que j'ai cités.
25:05Intel,
25:05donc moins 23
25:06en après-bourse.
25:07Là aussi,
25:07il ne faut pas oublier
25:08que le titre a plus que doublé
25:09depuis le début de l'année.
25:11On est quand même
25:12sur des réactions
25:13qui sont très fortes,
25:14Guillaume Loé.
25:15Alors comme à chaque fois,
25:16c'est sûr
25:16que ces résultats
25:17d'entreprises
25:17amènent leur lot
25:18de volatilité.
25:19Est-ce que vous n'avez pas
25:20quand même l'impression
25:20que là,
25:21on est monté d'un cran
25:22et qu'il y a un stress
25:23supplémentaire
25:23qui s'est mis
25:25sur le marché,
25:26notamment sur les valeurs
25:27technologiques ?
25:28Je ne sais pas.
25:29Je sais que, par exemple,
25:30sur la mémoire,
25:31sur SKINX,
25:32il y avait beaucoup d'ETF
25:33en Corée avec effet de levier,
25:34aux États-Unis aussi.
25:35Tout ça a été supprimé,
25:36enfin,
25:36est en train d'être régulé,
25:37supprimé.
25:39Donc,
25:39il y a eu quelques effets
25:40comme ça.
25:41On l'avait vu un peu
25:42sur l'or aussi,
25:43le moment où l'or
25:44s'était complètement envolé.
25:45Il y avait que des ETF
25:46à effet de levier
25:47qui étaient sortis.
25:48Donc oui,
25:49dès qu'un secteur
25:49a le vent en poupe,
25:51il y a des flux
25:51qui arrivent dessus,
25:52ils peuvent repartir
25:53de manière aussi violente.
25:55Ce qu'on voit globalement,
25:56c'est qu'effectivement,
25:57il y a plus de volatilité,
25:58mais le marché achète
25:59quand même la croissance
26:00de ces secteurs
26:01puisque les titres,
26:02si on regarde des TRA
26:03sur 3-5 ans,
26:04ont des TRA
26:05qui sont remarquables.
26:07Les TRA,
26:08on traduit pour nos novices.
26:09Total return annualisé,
26:10pardon.
26:12Il manquera donc
26:13Apple,
26:13Nvidia.
26:14Aujourd'hui,
26:16est-ce qu'après cette saison
26:17de résultats,
26:17vous avez envie
26:18de rebalancer un petit peu
26:19les positions
26:19dans les portefeuilles
26:20ou non ?
26:21Ça ne fait que confirmer
26:22votre stratégie
26:24et vos convictions.
26:25pour l'instant
26:25chez OptiGestion,
26:26Guillaume Lowy ?
26:26Chez OptiGestion,
26:27ce qu'on suit
26:28avec beaucoup d'attention,
26:29c'est les CAPEX
26:30pour les pioches de l'IA.
26:32Pour le moment,
26:32on voit qu'Amazon
26:33nous explique qu'en 2027,
26:34ça devrait être largement supérieur
26:36par rapport à cette année.
26:38Microsoft,
26:38il y a eu un tout petit ralentissement
26:40sur les CAPEX,
26:41sur les trimestriels,
26:42mais c'est à cause
26:42de problèmes de supply.
26:44Ils n'ont pas pu livrer
26:46tous les data centers
26:47qu'ils souhaitaient.
26:48Donc pour le moment,
26:48non,
26:49ce n'est pas remis en cause.
26:52je pense que NVIDIA,
26:54Broadcom n'ont aucun souci
26:55à se faire.
26:56Ce qui peut venir changer
26:57un petit peu,
26:57impacter le marché,
26:59c'est la disruption technologique.
27:01Est-ce qu'on va avoir besoin
27:02d'autant de mémoire
27:03pour faire fonctionner
27:04les GPU à l'avenir ?
27:06Ça,
27:06c'est moins sûr pour le coup.
27:07Merci à tous les deux
27:08de nous avoir accompagnés ce matin.
27:10Guillaume Loué,
27:10analyste et gérant
27:11chez OptiGestion
27:12et Julien Léguenouk,
27:13fondateur de Taranis.
27:15Très courte pause,
27:16on se retrouve dans un instant
27:17pour les experts.
27:18Le CAC 40 est donc
27:19en très légère progression
27:19de 0,1%.
27:21ST Microelectronics
27:22qui a publié ses résultats
27:23ces dernières heures
27:24vers 3,8%.
27:25Le secteur de la tech ce matin
27:27en Europe
27:27qui sous-performe très clairement
27:29avec donc un NASDAQ 100
27:31qui perd plus de 2%
27:32sur les contrats futurs
27:34alors que hier soir,
27:35les publications
27:35ont été mal arbitrées
27:37en ce qui concerne
27:38Intel ou encore Amazon.
27:409h30, 10h30
27:41donc les experts.
27:42Jean-Charles Simon,
27:42Robin Rivaton,
27:43Anthony Morley,
27:44la Vidali.
27:44A tout de suite.
27:47Good Morning Market
27:48sur BFM Business.