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00:04Europe 1, il est 20h.
00:08Europe 1, le journal de 20h.
00:12Frédéric Jean Charest.
00:14Bonsoir, ravi de vous retrouver pour une demi-heure d'information.
00:17320 000 manifestants dans les rues, 200 à 300 émeutiers dans Paris, 422 interpellations dans tout le pays,
00:25dès les cortèges dispersés, des black blocs et des casseurs ont cherché la confrontation dans plusieurs villes.
00:31Le point dès le début de ce journal à Paris, mais aussi à Marseille, Lyon et Bordeaux.
00:36Léger coup de pouce sur le prix du gazole ce week-end.
00:38Le gouvernement a promis une baisse de 12 à 18 centimes dès demain.
00:42Vos réactions dans le journal.
00:45Et puis juste après cette édition, retrouvez les signatures d'Europe 1 matin qui vous réveillent chaque jour.
00:49L'édito politique d'Alexandre Devecchio, l'édito international de Michel Fayad.
00:53Ça nous a énervés avec Laurent Tessier et la signature de Juliette Finesse.
01:02L'acte 3 de la mobilisation sociale a viré une nouvelle fois l'affrontement entre les forces de l'ordre
01:08et des individus venus pour en découdre.
01:10Les samedis se suivent et tristement se ressemblent comme dans la capitale où nous retrouvons en direct Antoine Bienveau.
01:16Bonsoir Antoine.
01:18Bonsoir Frédéric, bonsoir à tous.
01:19On vous a laissé à 19h dans les gaz lacrymogènes. La situation est toujours tendue.
01:25Oui, mais après ces tensions, le calme semble enfin revenir devant moi sur la place d'Omenil où s'étaient
01:31rassemblés les derniers manifestants.
01:33Pendant plus d'une heure ici, on a assisté à un vrai jeu du chat et de la souris avec
01:37des petits groupes souvent vêtus de noir qui tentaient de s'en prendre aux forces de l'ordre.
01:42Une autre tentative aussitôt réprimée par des charges policières nombreuses et des tirs de gaz lacrymogènes.
01:49Devant moi, les derniers camions de CRS sont en train de quitter la place.
01:53Situation a priori donc stabilisée autour du lieu de la manifestation.
01:58Mais les forces de l'ordre restent sur leur garde car des appels à se rassembler illégalement sont lancés en
02:04ce moment sur les réseaux sociaux,
02:05notamment à Châtelet où un couvre-feu sera en vigueur dans la soirée.
02:09Merci beaucoup Antoine Bienveau. Direction à présent le Sud et Marseille où nous rejoignons Frédéric Michel. Bonsoir.
02:17Bonsoir Frédéric, bonsoir à tous.
02:18La cité phocéenne est aussi la proie d'éléments incontrôlables et puis alors on craint cette nuit d'Halloween.
02:24Oui, actuellement on déplore des incidents au niveau du quartier de la Plaine vers la place Jean Jaurès où des
02:29manifestants se sont regroupés.
02:31C'est là qu'un carnaval d'Halloween est organisé, une source d'inquiétude pour les autorités qui ont interdit
02:36tous les rassemblements.
02:37Il y a donc des affrontements avec les forces de l'ordre qui ont procédé à des tirs de gaz
02:42lacrymogènes.
02:43Il y a des policiers, il y a des poubelles qui brûlent.
02:47Vous entendez juste derrière moi quelques manifestants qui sont peut-être un petit peu excités.
02:53Il y a des poubelles qui brûlent, du verre brisé qui jonche le sol.
02:57Mais la situation est sans préfecture.
03:00Un hélicoptère a survolé le secteur à plusieurs reprises.
03:03Actuellement, on l'entend encore dans le ciel de Marien.
03:06En début d'après-midi, une manifestation non déclarée a réuni près de 10 000 personnes dans le calme.
03:11Et c'est vers 16h que les premiers incidents ont éclaté.
03:15Écoutez.
03:23Voilà plusieurs dizaines d'individus masqués ont jeté en direction des forces de l'ordre des pierres,
03:28des barres de fer, des bouteilles.
03:30Policiers et gendarmes ont répondu avec des tirs de gaz lacrymogènes.
03:34Des incidences sporadiques, mais on est loin des images du 17 octobre
03:38où de nombreux magasins avaient été pillés et saccagés.
03:42Merci beaucoup Frédéric Michel, correspondante d'Europe 1 à Marseille.
03:46Nous poursuivons notre tour de France avec la ville de Lyon.
03:4919 000 manifestants défilés dans les rues de la ville.
03:52Bonsoir Nomi Loisel.
03:54Bonsoir Frédéric, bonsoir à tous.
03:56Une manifestation qui s'est bien passée jusqu'à la dispersion du cortège.
04:00Oui, au départ de la manufacture des tabacs, des lycéens,
04:03des étudiants, des salariés, des retraités déterminés à faire entendre leurs revendications
04:07et à aussi amplifier le mouvement tout au long du parcours.
04:10La manifestation s'est déroulée dans le calme.
04:12Mais à l'arrivée, plageons massés, des dizaines d'individus masqués
04:15lancent des mortiers d'artifices, des pierres et des bouteilles en verre
04:18en direction des forces de l'ordre.
04:19Les policiers ripostent alors par des tirs de grenades lacrymogènes
04:22et de désencerclements afin de, avant, de charger la foule
04:25pour disperser ces groupes hostiles selon la préfecture.
04:28Mais de nombreux manifestants étaient encore présents sur cette place
04:31dans une ambiance festive. Malgré les appels des organisateurs
04:34à quitter les lieux, au moins deux manifestants ont été blessés
04:36et accompagnés par des secouristes bénévoles.
04:39Plusieurs charges policières ont été menées
04:40afin de disperser ces individus hostiles.
04:43Six personnes ont été interpellées selon la préfecture.
04:45À 18h, les derniers manifestants ont quitté les lieux dans le calme
04:48sous surveillance policière.
04:49Les forces de l'ordre qui resteront mobilisées tout au long de la nuit.
04:53Un couvre-feu est instauré jusqu'à 6h du matin sur une partie de la presqu'île
04:56dans ce secteur où des pièges ont eu lieu le samedi 17 octobre.
05:00Merci Noémie Loisel, correspondante d'Europe 1 à Lyon.
05:04Et nous prenons à présent la température du côté de Bordeaux.
05:0611 000 personnes ont paradé dans un cortège plutôt contenu.
05:10Nous retrouvons sur place Charles Huillier. Bonsoir Charles.
05:12Bonsoir Frédéric, bonsoir à tous.
05:14Un début de soirée qui est rythmé par des tensions.
05:17Oui, et c'est toujours très tendu ici,
05:19même si les centaures ont quitté les lieux sur la place de la Victoire.
05:24En centre-ville, le lieu où je me trouve en ce moment, on ne reconnaît plus rien.
05:27Les arrêts de bus ont été tagués, les poubelles ont été brûlées
05:31car la tension a été maximale.
05:34Une bonne partie de ce début de soirée, les forces de l'ordre ont été prises pour cibles.
05:39Tirs de mortier, jettes pavés.
05:41Et parmi les victimes collatérales, comme on dit, il y a David, commerçant ici.
05:45Il a été blessé, son crâne est bandé.
05:47Et il n'est pas le seul à avoir subi cela parmi ses collègues.
05:52On l'écoute.
05:52Les manifestants ont commencé à tirer des mortiers, des pavés.
05:56Je me suis pris un pavé à la tête.
05:57Là, je ne suis pas encore allé à l'hôpital.
05:59Je me suis fait soigner.
06:01On a eu quatre blessés, dont un qui est à l'hôpital en ce moment même.
06:05Il a reçu un tir de mortier à l'œil aussi, de la part des manifestants.
06:08C'est infernal, invivable.
06:10Et voilà, pourquoi ?
06:11Et beaucoup de colère ici, vous l'avez compris.
06:13Surtout que la soirée n'est pas terminée.
06:15Les manifestants les plus hostiles ont tenté de se rendre à la mairie de Bordeaux.
06:20Ils en ont été empêchés.
06:21Et le couvre-feu pour les mineurs non accompagnés a débuté depuis quelques minutes.
06:25Il sera dans ce contexte.
06:27Vous l'imaginez, très difficile de le faire respecter, ce qui fait craindre le pire ici.
06:32Merci beaucoup Charles Lullier.
06:34Envoyé spécial d'Europe 1 à Bordeaux.
06:36320 000 manifestants ont été recensés dans tout le pays en ce samedi par le ministère de l'Intérieur.
06:41Ils étaient plus nombreux la semaine dernière avec 410 000 personnes.
06:45A Paris, 70 000 manifestants ont paradé selon la préfecture de police contre 110 000 le week-end dernier.
06:51La capitale où les commerçants redoutaient cet acte 3.
06:54Bonsoir Laura Legault.
06:55Bonsoir Frédéric, bonsoir à tous.
06:57Vous êtes dans le quartier de la Bastille où un important dispositif de sécurité a été déployé.
07:03Oui, plusieurs dizaines de camions de police et de CRS encerclent la place de la Bastille.
07:07Un hélicoptère survole le quartier.
07:09La Bravem vient d'arriver en renfort et de nombreux policiers à pied également pour disperser les groupes qui se
07:15forment.
07:15Un dispositif de sécurité qui rassure les commerçants comme Aurélie Opticienne.
07:19mais elles restent inquiètes pour la suite de la soirée.
07:22On est plutôt soulagés que le parcours a été mis ailleurs.
07:25Après, ce n'est pas forcément les manifestants qui impactent, c'est surtout le après.
07:27Là, il y a des rassemblements qui ont été demandés sur Bastille ce soir à partir de 20h pour Halloween.
07:31On a un peu peur mais bon, on va faire en sorte de vider le magasin avant de partir ce
07:35soir.
07:35Ça attirera moins l'œil en tout cas pour les gens s'ils veulent casser.
07:39De nombreuses boutiques sont restées fermées ici.
07:42D'autres se sont barricadées et plusieurs commerçants avec qui j'ai pu échanger m'ont confié avoir décidé de
07:46fermer plus tôt ce soir par précaution.
07:49Merci Laura Legault en direct de Bastille à Paris.
07:52Laurent Nunez s'est félicité à ce stade que les cortèges se sont déroulés dans le calme malgré l'engagement
07:57sans limite, je cite, des casseurs.
07:59Le ministre de l'Intérieur a indiqué que 40 000 contrôles ont été effectués.
08:04422 interpellations ont été menées dans tout le pays.
08:06Une soirée qui sera longue, admet le ministre, en raison d'appels à des rassemblements sauvages, notamment dans Paris.
08:13Et notez que la porte-parole de l'Union étudiante a appelé à bloquer lycées et universités mardi et jeudi.
08:18Sabrine Carbache dénonce la décision du Conseil d'État qui a confirmé l'interdiction du parcours historique Bastille-Nation.
08:26Et demain matin, 1er novembre, le prix du litre de gazole doit baisser.
08:31Grâce au déblocage des 10 millions de barils issus des réserves stratégiques que les distributeurs peuvent acheter à prix réduit,
08:37le gouvernement a annoncé une diminution du tarif à la pompe de 12 à 18 centimes par litre.
08:42Pour beaucoup, cela reste une goutte d'eau.
08:45Le reportage à Lille dans une station-service de Maximilien Carlier.
08:4820 euros de carburant, pas plus pour Sandra.
08:51Cette conductrice attend la baisse du litre de gazole pour faire le plein.
08:55Conséquence du déblocage des barils issus des réserves stratégiques.
08:58Cette mesure est une bouffée d'oxygène, selon elle.
09:01Ça va faire du bien en porte-monnaie, même si ça va être encore élevé.
09:04Ça sera toujours mieux que les prix actuels.
09:06Ça permettra un petit peu plus de courses, un petit peu plus d'autres choses.
09:09Le gouvernement table sur une diminution des tarifs à la pompe de 12 à 18 centimes le litre de diesel.
09:16Clairement insuffisant pour Eric.
09:17C'est pas beaucoup.
09:18On devait leur avoir à 1,80.
09:20Mais c'est les taxes.
09:21Ça ferait mieux.
09:22On subit.
09:23Jusqu'au jour où on ne pourrait plus être travaillé.
09:24Un coup de pouce prévu pour durer trois mois.
09:27Mais si le conflit au Moyen-Orient persiste, alors souligne Stéphane.
09:30La remontée des prix sera brutale.
09:32Rien ne va changer, insiste cet automobiliste.
09:34Tant que le Trump continue de faire ses bêtises à l'autre bout du monde, ce sera pareil.
09:38C'est compliqué pour tous les Français.
09:40Eux, ils vivent d'amour et d'eau fraîche en haut.
09:42Mais pas nous.
09:42Et à la pompe à côté, il y a aussi des conducteurs de véhicules essence, sans plomb 95, 98, qui
09:48se sentent abandonnés car la mesure ne les concerne pas.
09:51À Lille, Maximilien Carlier, Europe 1.
09:54Et notez que le litre de gazole sera à 2,15 euros dans les stations Total Energy.
09:59Et les stations Leclerc annoncent, elles, pour leur part, une baisse de 21 centimes dès demain.
10:04En Espagne, 36 corps ont été identifiés après la catastrophe ferroviaire de mercredi qui a coûté la vie à 69
10:11personnes.
10:12Ils ont été grâce aux empreintes digitales.
10:14Parmi eux se trouve une Française, indiquée le ministère des Affaires étrangères.
10:1827 familles de victimes ont été informées.
10:20Les identifications des défunts se poursuivent.
10:23Par ailleurs, 67 personnes sont toujours portées disparues.
10:26Et parmi elles, il y a encore d'autres sortissants français.
10:30Depuis hier, les bateaux engagés sur la route du Rhum ont commencé à quitter le port de Saint-Malo.
10:35Demain, à 13h02, les 115 concurrents seront tous sur la ligne de départ au large de la cité Malouine,
10:41avec l'objectif de rejoindre le plus rapidement possible en solitaire la Guadeloupe.
10:45La pression monte peu à peu.
10:47Anthony Marchand, skipper d'Actuel 4, le maxi trimaran qui a gagné la dernière route du Rhum,
10:52sous le nom de Gitana 17, est en train de passer en mode de course
10:56après avoir profité du village départ qui a ouvert dès la semaine dernière.
11:00Écoutez Anthony Marchand.
11:01On a vraiment beaucoup profité du village la semaine dernière
11:04parce qu'il y avait pas mal de collaborateurs du groupe qui venaient visiter le bateau,
11:07la famille, les amis.
11:09Voilà, il y a quand même un très beau village à Saint-Malo.
11:12C'est vrai qu'aujourd'hui, on commence à rentrer un peu plus dans notre bulle météo.
11:16Ce matin, j'étais heureux à une séance de muscu.
11:18Après, j'étais avec l'équipe routage performance météo pour les premiers jours de la route du Rhum.
11:23Et ça va s'accentuer au fur et à mesure.
11:25Le vrai départ arrive.
11:26Et là, on va se mettre complètement dans notre bulle de cours.
11:28Anthony Marchand interrogé par Axel May.
11:32Et puis notez que les qualifications du Grand Prix de Formule 1 du Mexique ont lieu ce soir à 22h.
11:37Et en rugby, Clermont-Bas, le Racing 37 à 30 en ouverture de la 8e journée de top 14.
11:41Bordeaux-Bègues l'emporte sur Bayonne 19 à 14.
11:44Succès de Lyon sur Vannes 48 à 25.
11:47Du Stade français sur La Rochelle 48 à 24.
11:49Et à 21h, Perpignan défie Toulon et c'est à voir sur Canel+.
11:54Tout de suite, la météo.
11:55La météo avec la caméra extérieure Omiris.
11:57Omiris, alarme et télésurveillance.
12:00Vous êtes entre les meilleures mains.
12:01Un service opéré par EPS à Gréknaps.
12:03Et nous voyons le bulletin de la journée de demain avec vous, Estelle Laffont.
12:06Bonsoir.
12:07Bonsoir Frédéric, bonsoir à tous.
12:09Ce sera un dimanche relativement calme et ensoleillé.
12:12Alors le matin, il faudra toujours compter sur quelques grisailles.
12:15Quasiment aux mêmes endroits qu'on avait ce matin.
12:17C'est-à-dire dans le sud-ouest, autour de la Garonne.
12:20Et même jusque plus bas, près des Pyrénées.
12:22Ça va rester même un petit peu tenace dans l'après-midi au niveau du Tarn, par exemple.
12:26On va retrouver également quelques grisailles du côté du Limousin, sur l'Auvergne, les Préalpes.
12:31Avec même quelques gelées en pleine, comme ce matin.
12:33Toujours sur les plaines d'Alsace aussi, quelques grisailles, mais qui, elles, ne sont pas tenaces du tout.
12:37Elles s'effacent d'ici la fin de matinée.
12:39On peut aussi retrouver le réveil d'un Mistral et d'une Tramontane dans le sud-est, dans leur domaine.
12:44Ça va accentuer cette sensation de fraîcheur, notamment au niveau du couloir rhodanien,
12:48puisque les rafales pourront atteindre jusqu'à 80 km heure dans l'après-midi.
12:52D'ailleurs, côté région PACA et Corse, c'est une journée un petit peu mitigée,
12:56alors que le reste de la carte va rester potentiellement au soleil et au sec.
13:00On a des averses un petit peu plus marquées pour l'île de beauté,
13:03alors que sur la région PACA, elle s'installe progressivement au fil de la matinée.
13:07On a une bise aussi qui s'installe au niveau du centre-ouest.
13:10Alors le matin, ce n'est pas encore très marqué, mais ça se renforce dans l'après-midi.
13:14Donc avec une sensation de fraîcheur qui va s'installer entre le Poitou et la Vendée.
13:18Les températures minimales varient entre moins 1 et 3 degrés sur l'est du pays,
13:233 à 7 sur la moitié ouest, 7 à 12 près de la Méditerranée.
13:27Et puis l'après-midi, compter entre 10 et 15 un petit peu partout,
13:30avec une poignée de degrés supplémentaires près de la Méditerranée.
13:33Merci Estelle Laffont.
13:34Europe 1, 20h14.
13:36Dans un instant, retrouvez les éditoriaux d'Europe 1 Matin.
13:40Europe 1, le journal de 20h.
13:44Europe 1, le journal de 20h.
13:47Frédéric Jean Chret.
13:48Et le journal de 20h se poursuit pendant encore un quart d'heure
13:52en compagnie des éditorialistes d'Europe 1,
13:55au début de cette séquence avec l'édito politique d'Alexandre Devecchio,
13:58qui était aux côtés de Maël Laurent ce matin.
14:04Bonjour Alexandre.
14:05Bonjour Maël, bonjour Estelle.
14:06Bonjour à tous.
14:06Vous avez choisi ce matin de revenir sur l'attentat de Trappes.
14:09C'était il y a une semaine et une semaine plus tard, que sait-on précisément ?
14:13Le 23 octobre, Kevin T, 39 ans, ouvre le feu à Trappes et à la verrière.
14:19Pengo Bossio Wangui, 26 ans, est tué.
14:21Sept personnes sont blessées, dont une fillette de 12 ans.
14:24Chez lui, les enquêteurs trouvent Mein Kampf et un appartement piégé.
14:28Selon la presse, il aurait reconnu viser des Noirs et des Arabes.
14:32Le parquet national antiterroriste a retenu le caractère raciste du crime.
14:36Il est incontestable.
14:37Oui, mais l'homme souffre en parallèle de troubles psychiatriques.
14:40Oui, il serait suivi pour schizophrénie, même si l'expert n'a relevé aucun délia.
14:45Mais la folie n'efface pas l'idéologie.
14:47Quand un djihadiste déséquilibré tue au nom d'Allah,
14:50les antécédents psychiatriques ne doivent pas éluder la dimension théologico-politique.
14:56La même exigence vaut ici.
14:58C'est un attentat raciste, il faut le nommer comme tel.
15:00Mais où est le problème alors Alexandre ?
15:02Dans l'extension du domaine du racisme et de l'antiracisme,
15:05Une partie de la gauche veut étendre la définition du racisme
15:09à toute critique de l'immigration de masse ou de l'islamisme.
15:12Yannick Jadot veut faire interdire ces news.
15:15Elle est fier rêve d'un nouveau front antifasciste.
15:17Et Jean-Luc Mélenchon promet que chacun doit être confronté à ses responsabilités.
15:22Le maire de Trappes, Ali Rabel, écrit sur X
15:25« Quand on laisse dire sur les antennes que Trappes et Kaboul,
15:28on ne se contente pas de stigmatiser une ville et ses habitants,
15:31on nourrit un imaginaire de croisade. »
15:34Il réclame que la théorie du grand remplacement soit rendue illégale.
15:37C'est une instrumentalisation.
15:39Et peut-être aussi une forme de censure déguisée, Alexandre ?
15:41Oui, à ce compte, il faudrait interdire la communauté.
15:44Le livre de Raphaël Baquet et Ariane Chemin.
15:46Il y a huit ans, les deux plumes du monde,
15:49que nul ne soupçonnera d'extrême droite,
15:51racontaient comment cette ancienne ville ouvrière
15:53avait basculé dans le communautarisme.
15:55Elle décrivait l'emprise salafiste,
15:57la pression sur les femmes,
15:59les dizaines de jeunes partis faire le djihad en Syrie.
16:01C'est un livre de reportage, pas un pamphlet.
16:04Pourrait-elle encore l'écrire aujourd'hui,
16:06sans être mise au banc par toute une partie de la gauche ?
16:09Et faut-il baillonner Didier Lemaire ?
16:10Ce professeur de philosophie a enseigné 20 ans à Trappes.
16:13Après l'assassinat de Samuel Paty,
16:15il a osé alerter sur l'islamisme.
16:17Menacé de mort, il a fini par quitter l'enseignement.
16:20Dans une société française multifracturée,
16:23on peut redouter la contagion mimétique de la violence,
16:26la spirale de la guerre de tous contre tous,
16:28où des individus en rupture passent à leur tour à l'acte.
16:32Mais le meilleur moyen d'éviter ce scénario du pire,
16:35n'est pas de s'aveugler, de censurer ou de baillonner,
16:38c'est de faire enfin les bons constats
16:40et d'apporter enfin les bonnes réponses politiques,
16:42à Trappes et partout ailleurs sur le territoire.
16:45C'était l'édito politique d'Alexandre Devecchio.
16:49Place à présent à l'édito international de Michel Fayad,
16:53aux côtés de Maël Laurent.
16:57Michel en Israël, les législatives de mardi dernier
17:00sont en train de tourner au roman d'espionnage.
17:02Pourquoi ?
17:03Et bien parce que le Shinbeth et le Mossad,
17:05les services de renseignement israélien,
17:07enquêtent sur un possible financement qataris du vote arabe.
17:10Pendant ce temps-là, Doha a crié au ridicule.
17:12Le Qatar a raison sur un point Maël, un seul.
17:15Aucune preuve publique à ce jour.
17:17Les Arabes israéliens ont voté à environ 80%, un record.
17:20Leur parti passe de 10 à 19 sièges à la Knesset,
17:23le Parlement israélien.
17:25Ni Netanyahou, 53 sièges,
17:26ni Gadier Ayssenkot, l'ancien chef d'état-major
17:29qui mène l'opposition, 48 sièges, non la majorité.
17:32Faiseur de roi ?
17:33Sur le papier.
17:34Ayssenkot refuse de les faire entrer dans sa coalition.
17:37Le juge Noam Solberg, président de la commission électorale,
17:40saisit le Shinbeth, la sécurité intérieure.
17:42L'information vient du Shinbeth,
17:44pas du parti de Netanyahou.
17:45Le Shinbeth précise qu'il ne vise pas les électeurs pour avoir voté.
17:49Voter n'est pas un crime.
17:50Quand le ministre d'extrême droite, Itamar Ben Gvir,
17:53réclame l'arrestation des chefs des partis arabes,
17:55il offre au Qatar son plus beau rôle, celui de la victime.
17:58Et Doha a donc répondu à la polémique,
18:00mais avec une pointe d'ironie.
18:01Oui, Majed Al-Ansari, porte-parole du Qatar, ironise.
18:04Si l'on en croyait ses accusations,
18:07le Qatar posséderait apparemment tout Israël.
18:10La boutade dit vrai.
18:11Le Qatar s'est rendu indispensable à des camps ennemis.
18:14Dès 2018, des valises de dollars qataris
18:16sont entrées à Gaza avec l'accord d'Israël
18:18pour acheter le calme.
18:19On sait que ce calme est devenu le 7 octobre 2023.
18:23Doha a accueilli les chefs du Hamas
18:24et l'une des plus grandes bases américaines de la région.
18:27C'est en partie par Doha qu'Israël a négocié
18:30le retour de ses otages.
18:31Deux conseillers de Netanyahou sont soupçonnés
18:33d'avoir servi l'image du Qatar,
18:35ce qu'ils contestent.
18:36Nul ne peut servir deux maîtres,
18:38vous connaissez l'adage.
18:39Le Qatar a trouvé mieux,
18:41se rendre utile aux deux.
18:42Si un financement clandestin du scrutin est prouvé,
18:45Israël aura été visé jusque dans ses urnes.
18:47Et alors la France dans tout ça, Michel ?
18:48Le Qatar nous livrera du gaz pendant 27 ans,
18:51a acheté 36 Rafales et possède le PSG.
18:54Influence légale,
18:56l'ingérence, Maël, c'est une puissance étrangère
18:58qui cherche en secret à peser sur nos décisions.
19:01Un rapport de l'Assemblée nationale
19:02range déjà le Qatar parmi les États susceptibles
19:05de s'en mêler.
19:06Et nous votons dans six mois.
19:08Selon Nora Bussini, dans Le Point,
19:10le ministre de l'Enseignement supérieur
19:11a reçu étudiants musulmans de France, EMF,
19:14qu'un rapport de l'État rattache aux frères musulmans.
19:17Le ministre rappelle qu'EMF a été élu
19:19pour représenter les étudiants.
19:21Le rapport de l'État évoque des financements qataris
19:24des frères musulmans,
19:25sans établir qu'EMF en bénéficie.
19:28Monsieur Al-Ansari, rassurez-vous,
19:30le Qatar ne possède ni Israël, ni la France.
19:32Il lui suffit de s'y rendre indispensable.
19:35L'édito international de Michel Fayad.
19:39Merci d'écouter Europe 1.
19:40Poursuivons à présent avec l'édito de Laurent Tessier.
19:43Ça nous a énervés.
19:44Toujours aux côtés de Maëlle Laurent.
19:48Laurent, vous revenez ce matin
19:50sur la haine des médias portée par la France insoumise.
19:53C'est comme ça que vous voyez les choses.
19:54En ce moment, nous subissons aussi à Europe 1
19:56une vague de haine venue de l'extrême gauche.
19:57La France insoumise rêve de voir ses news fermées.
19:59Un député écologiste, Benjamin Lucas,
20:01demande carrément le retrait des accréditations
20:03des journalistes de la chaîne à l'Assemblée nationale.
20:05Et ça passe.
20:06C'est le silence de la grande majorité des confrères.
20:08Mais cette haine des médias a commencé.
20:10C'est il y a plusieurs années.
20:11En octobre 2018, petite piqûre de rappel
20:13aux services publics bien silencieux.
20:15Jean-Luc Mélenchon s'en prenait à France Info.
20:17Pourquoi France Info ment ?
20:18Et de discréditer les journalistes qui s'étoulent.
20:21Relayez, relayez sans arrêt.
20:23Pourrissez-les partout où vous pouvez.
20:24Quelques mois plus tôt, en février 2018,
20:27je vous lis ce qu'écrivait Jean-Luc Mélenchon
20:29sur son site internet.
20:30La haine des médias et de ceux qui les animent
20:32est juste et saine.
20:34Beaucoup d'amis n'ont pas encore compris
20:35que nous n'avons pas d'autre adversaire concret
20:37que le parti médiatique.
20:39Fin de citation.
20:40Le mandat avait été lancé.
20:41Vous voyez le résultat aujourd'hui.
20:42La liste des exemples est longue.
20:43Jean-Luc Mélenchon en mars 2025 sur France 3
20:46ou encore la députée LFI,
20:47Sofia Chikirou,
20:48avant les municipales à Paris.
20:49Voilà ce qu'ils sont,
20:50des nazis à petits pieds.
20:51S'il y a un moment,
20:52j'ai envie de leur dire,
20:53mais tais-toi, imbécile.
20:54Laissez-moi le dire.
20:55De quel droit ?
20:56Qui vous êtes ?
20:57Parce que c'est vous qui...
20:57Vous m'accusez ?
20:58Est-ce que vous m'accusez ?
21:00Le taisez-vous est une marque de fabrique.
21:03Jean-Luc Mélenchon s'en était déjà servi
21:05en juillet 2018.
21:06Il était l'invité du grand rendez-vous
21:08sur Europe 1 et CNews.
21:10Il venait encore à ce moment-là.
21:11Il était même recherché par la justice.
21:14Mais ça justifie sa mort ?
21:16Absolument pas.
21:16Alors taisez-vous.
21:17Vous le qualifiez de gentil.
21:18Ah non, vous ne me faites pas de me taire.
21:19Mais Jean-Luc Mélenchon répondra
21:20qu'il n'a aucun problème avec nous,
21:22comme en février,
21:22lorsqu'il avait convoqué en conférence de presse
21:24ce qu'il appelle
21:25les nouveaux médias,
21:26des influenceurs acquis à sa cause.
21:28Je n'ai pas de problème avec les médias.
21:29Ce sont les médias qui ont un problème avec moi.
21:32Et en plus,
21:33aucun n'est visé en tant que tel.
21:35Personne n'est exclu d'avance.
21:37Non, pas du tout, aucun problème.
21:39J'en rappelle ces mots en 2018.
21:41La haine des médias
21:41et de ceux qui les animent
21:43est juste et saine.
21:44Et cette haine se voit aussi
21:45dans le monde culturel
21:46des artistes
21:47qu'ils veulent se faire bien voir,
21:48comme le rappeur Welsan,
21:49qui s'en prend à CNews
21:51pour vendre,
21:52augmenter toutes ses écoutes.
21:53Parce que je voudrais qu'ils s'étouffent.
21:54Je veux pas que les fachos m'écoutent.
21:56Donc on se confère de CNews.
21:58Ils veulent manger du porc
21:59et chanter du sardou.
22:00Je suis le contraire de CNews.
22:02Ils veulent manger du porc
22:03et chanter du sardou.
22:04Ça, pour le rappeur Welsan,
22:06c'est être fachos.
22:06Et tout ça,
22:07alimente le climat de haine.
22:09Je laisserai le mot de la fin
22:10au ministre de la Justice,
22:11Gérald Darmanin,
22:11qui était, il y a quelques jours,
22:12l'invité de Laurence Ferrari
22:14sur CNews Europe 1.
22:15Donc, longue vie à CNews,
22:16à tous ceux qui veulent,
22:18par le débat d'idées,
22:19créer le débat.
22:20Et personne ne doit,
22:21par la violence,
22:22faire taire une voix.
22:24C'était l'édito de Laurent Tessier.
22:26Et ça nous a énervés.
22:27Merci d'être avec nous
22:28en cette soirée.
22:29Je vous propose maintenant
22:30d'écouter la chronique
22:31de Julia Dufines,
22:32que vous retrouvez
22:33tous les samedis
22:34dans Europe 1 matin.
22:35Elle était aujourd'hui
22:35aux côtés de Maëlle Laurent.
22:40Julia, vous vouliez revenir
22:41ce matin sur les propos
22:42de Sébastien Lecornu.
22:44Il a appelé les députés,
22:45les parlementaires
22:46à lutter contre
22:46toutes les formes
22:47de discrimination.
22:48C'était cette semaine
22:49à l'Assemblée.
22:50Oui, parce que
22:50ce que dit Sébastien Lecornu
22:52est évidemment incontestable.
22:54Mais ce n'est pas tellement ça
22:55le problème français.
22:56Notre pays n'a pas abandonné
22:57ou renoncé à ses principes,
22:59heureusement.
22:59Le problème,
23:00c'est qu'on les a dévoyés.
23:02On les a poussés
23:03jusqu'à les retourner
23:04contre eux-mêmes.
23:04À force de vouloir faire le bien,
23:06on a fini par renoncer
23:08à faire ce qui était nécessaire.
23:09À force de vouloir
23:11être moralement irréprochable,
23:12nous sommes devenus
23:13politiquement impuissants.
23:15Nos bonnes intentions morales
23:16ont fini par se retourner,
23:18si vous voulez,
23:19contre notre intérêt national.
23:21Regardez ce qu'il s'est passé
23:22depuis des décennies.
23:23Pour ne pas paraître autoritaire,
23:25on a renoncé à exercer l'autorité.
23:27Résultat,
23:28plus de respect aucun.
23:29Pour ne pas paraître élitiste,
23:31on a renoncé à sélectionner.
23:33Résultat,
23:34nivellement par le bas,
23:35affaiblissement des exigences
23:36et dévalorisation de l'effort.
23:37Pour ne pas paraître raciste,
23:39on a refusé
23:40d'aborder frontalement
23:41le sujet de l'immigration.
23:42Résultat,
23:43une immigration sans contrôle.
23:44Et pour ne pas paraître oppressif,
23:46on a refusé
23:47d'être répressif.
23:49Résultat,
23:49un sentiment d'impunité
23:50et de laxisme grandissant.
23:52A chaque fois,
23:53si vous voulez,
23:54c'est le même mécanisme.
23:55C'est la même chose en France.
23:56On confond une exigence légitime
23:59avec sa possible dérive.
24:00L'autorité
24:01avec l'autoritarisme.
24:03La sélection
24:04avec l'élitisme.
24:06Le patriotisme
24:07avec le racisme.
24:08Le répressif
24:09avec l'oppressif.
24:11Et sous prétexte
24:12d'éviter les dérives possibles,
24:14on finit par renoncer
24:15aux principes eux-mêmes.
24:16Mais Julia,
24:17pourquoi une telle abdication
24:18et comment en sommes-nous
24:19arrivés là ?
24:20Parce que le bénéfice
24:21de ce mécanisme
24:22est double.
24:23D'abord,
24:23il est facile.
24:24Il est toujours plus facile
24:25de renoncer à un principe
24:26que d'assumer
24:27les difficultés
24:28de son application.
24:29Éviter la sélection
24:30de peur d'être injuste
24:31est bien plus simple
24:32que d'assumer
24:33les inégalités
24:34inévitables d'une sélection.
24:36Éviter le sujet
24:36de l'immigration
24:37par peur
24:38de paraître raciste
24:39est bien plus facile
24:40que de chercher
24:41à maîtriser nos frontières.
24:43Dans chaque cas,
24:44par facilité donc,
24:45on échappe
24:46à la difficulté
24:47de l'action.
24:47Et deuxièmement,
24:48je crois qu'on en retire aussi
24:49un grand bénéfice narcissique.
24:51Parce que celui
24:52qui refuse la sélection
24:53peut se flatter
24:54de ne pas être injuste.
24:56Celui qui condamne
24:57la répression
24:58peut s'enorgueillir
24:59d'être tolérant.
25:00Celui qui réprouve
25:01le contrôle de l'immigration
25:02peut se prévaloir
25:04de son antiracisme.
25:05On devient facilement
25:06quelqu'un de bien,
25:07de moralement honorable
25:08avec cette logique.
25:09Et c'est ainsi
25:10que le souci
25:11d'être moralement estimable
25:12a fini par l'emporter
25:14sur le courage de dire
25:15et le courage d'agir.
25:17Nous nous sommes laissés
25:18prendre au piège
25:19de l'irréprochabilité morale.
25:21Mais pour vous Julia,
25:22ce piège n'a rien
25:22d'une fatalité.
25:23Bien sûr que non,
25:24mais pour en sortir,
25:25encore faudrait-il
25:26accepter de comprendre
25:27que le bien
25:28ne se mesure jamais
25:29à la pureté des intentions,
25:30mais aux effets
25:31de nos actions.
25:32Chaque action
25:33a sa part de risque,
25:34bien sûr.
25:35Exercer l'autorité,
25:36c'est risquer d'être autoritaire.
25:38Sélectionner,
25:39c'est risquer d'être injuste.
25:41Faire respecter l'ordre,
25:42c'est risquer d'être excessif.
25:43Mais ce n'est pas parce
25:44qu'une action comporte
25:45un risque,
25:46une dérive possible,
25:47qu'il faut renoncer
25:48à la monnaie.
25:49C'est cela que devrait
25:50nous dire le Premier ministre.
25:51Car à force de vouloir
25:52éviter de mal faire,
25:53on finit par ne plus rien faire
25:55et c'est ainsi
25:56que les meilleures intentions
25:58produisent
25:58les pires renoncements.
26:01La signature de Julia De Funès
26:03près de Maëlle Laurent.
26:05Dans un instant,
26:06le journal permanent
26:07suivi de la semaine politique
26:08d'Alexis De La Fontaine.
26:13Sous-titrage Société Radio-Canada
26:14Sous-titrage Société Radio-Canada
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